vendredi 15 février 2008

Humour français

Faites-moi plaisir. Allez chez Dolce vita, le blogue de Fabien, un charmant quadragénaire français qui écrit bien, regardez le clip "Technique de drague" du 14 février et donnez-moi votre opinion.

jeudi 14 février 2008

La carte

Il m'a envoyé une carte de la Saint-Valentin. C'est super quétaine et ça me fait super plaisir! Moi, j'aurais jamais osé.

Les spaghettis à la bolognaise

Nouvelle tradition qui date de l'année passée chez moi, le jour de la Saint-Valentin est décrété jour des spaghettis à la bolognaise. Le secret est dans la sauce. La vraie version de la sauce, celle qui origine d'Italie, dans un petit village que j'imagine ensoleillé et où les mammas toutes vêtues de noir laissent mijoter leur sauce toute la journée. C'est d'ailleurs ce que je vais faire, je la commence donc ce matin ma sauce à la bolognaise, riche, corsée, au vin et à la viande. Quand Treize ans rentrera de l'école avec ses amies (elle reçoit!), la maison embaumera. Les amies remarqueront sûrement les décorations faites avec amour par Treize ans hier soir. Elle leur a aussi confectionné un petit cadeau. Ma Treize ans est une personne fantastique, je vous l'ai déjà dit? Et la jeunesse envahira notre maison en ce jour de la Saint-Valentin. Pour mon plus grand bonheur!

Et je ne suis pas tout à fait fantaisiste en imaginant que ma sauce à la bolognaise origine d'un petit village perdu plutôt que de la grande ville aux toits rouges de Bologne. La recette porte curieusement le nom de cette ville mais n'existe pourtant pas dans la cuisine bolognaise en tant que telle tout en provenant de la région d'Émilie-Romagne dont Bologne fait partie.

mercredi 13 février 2008

Doutes

Je ne sais pas si je vais poursuivre ma formation de professeure de yoga. Je suis en fait très intéressée par la formation de professeure offerte par l'institut de yoga intégral de l'avenue du Parc. Si l'un d'entre vous était intéressé, c'est le temps de s'y inscrire. Il y aura une réunion d'information le premier lundi de mars.

Mes cours actuels sont très techniques, physiques, athlétiques même. Je suis toujours aux limites de mes capacités, même en pratiquant à tous les jours. L'aspect spirituel du yoga n'y est pas intégré. On a quelques rares cours à part sur la philosophie yoguique.

Le yoga intégral, lui, intègre tous les aspects du yoga, son nom le dit. La méditation, les chants, les énergies, le yoga nidra et les asanas évidemment. Mais les asanas ne sont pas le but, ils font partie d'un processue énergétique et spirituel plus global. Une personne malade, faible, âgée pourrait suivre le cours de professeur qui est vraiment ouvert à tous et le réussir. Les pouvoirs de l'esprit comptent autant que ceux du corps.

En même temps, j'aime aussi le dépassement de soi entraîné par des cours physiquement très ardus. J'aime être poussée. Mais parfois je me demande si je progresse, si je ne m'en demande pas trop, si je ne nie pas un peu mon âge. La vérité, c'est que je réussis à suivre, mais que ça ne devient pas plus facile. Il faut me donner encore un an avant de voir de réels changements, m'a dit la prof. Un an, c'est long. En attendant, je vais à certains cours intermédiaires et à mes cours de professeure avec plus de courage et de détermination que de plaisir.

lundi 11 février 2008

Bilan yoga de la semaine

Lundi: Yoga intégral avec ma Treize ans et Amie chez notre swami de l'avenue du Parc. Les cours durent un minimum de deux heures. Pas si intenses physiquement mais je suis certaine qu'on travaille fort malgré la douceur ressentie. La swami nous explique dans le détail les effets de chaque asana, de chaque prayanama, nous fait chanter en sanskrit. C'est le cours duquel je ressors la plus détendue, certainement.

Mardi:yoga intermédiaire au studio Lyne St-Roch, avec madame St-Roch comme professeure. Intense physiquement, ardu même. Elle nous pousse. On a pratiqué la position sur les mains tête en bas (adho mukha vrksasana). C'était la première fois pour moi. Elle m'a bien encouragée. L'impression que j'ai, c'est encore que mes bras sont trop faibles. La prof me dit que non, que c'est plus global que ça, que c'est une question d'énergie et de temps. Il faut continuer à pratiquer. J'arrive à me tenir brièvement dans la pose avec les pieds en appui au mur. On a tellement travaillé physiquement qu'il n'y avait plus de temps pour shavasana (la pose de relaxation finale). Les cours de madame St-Roch ressemblent beaucoup à des cours de gymnastique .C'est d'ailleurs sa formation première.

Mercredi: Comme Treize ans à ma grande surprise voulait encore faire du yoga, on est allées ensemble au studio Lyne St-Roch, à la classe de débutants de quatre heures et demi. Pas si facile cette classe. Ni pour moi ni pour Treize ans qui en a bavé, pauvre Louloute! Elle ne distingue pas bien sa droite de sa gauche à cause de ses problèmes d'apprentissage, alors elle se retrouvait souvent en sens inverse de la classe. Beaucoup d'élèves dans cette classe d'après-midi. Surprenant!

Jeudi: Cours de prof de yoga. Les torsions. La chandelle avec couvertures. Je fais la chandelle (ardha sarvangasansa) depuis quatre ans sans couverture et ça m'embête beaucoup de devoir en utiliser. Je me sens inconfortable. Mais si jamais je voulais enseigner, je dois savoir ce que ça fait de faire la pose avec couvertures aussi et puis c'est plus sécuritaire. À pratiquer donc!

Vendredi: Cours de yoga Iyengar sur l'avenue Mont-Royal. Toujours aussi sérieux et rigoureux. Le meilleur cours en ville. Alignement, alignement, alignement....

Samedi: Rien du tout

Dimanche: Yoga Iyengar à cinq heures. Une prof que je ne connaissais pas. Rigoureuse (elles le sont toutes!). Pas jeune. Impossible de parvenir au titre de professeur de yoga Iyengar jeune, étant donné le nombre considérable d'années de pratique et de formation avant de recevoir le diplôme de professeur Iyengar. Énergique cette prof. Beaucoup de corrections physiques. J'aime qu'on me corrige physiquement. C'est comme ça que j'apprends le mieux.

dimanche 10 février 2008

Cinéma, cinéma

Juno, allez-le voir. Enfin, une histoire de jeune fille enceinte qui n'est pas traitée en mode mélodramatique. Une jeune fille saine de seize ans donc, un peu marginale, très attachante, qui décide sur un coup de tête de faire l'amour sans protection avec son petit ami avec pour résultat de se retrouver enceinte! Elle va au centre d'avortement et en ressort illico quand elle voit les femmes paumées dans la salle d'attente et la secrétaire un peu débile et puis la jeune pro-vie sur le trottoir qui lui dit que son bébé a des ongles. Elle décide donc de porter ce bébé mais pas de le garder. Clair pour elle dès le début. Elle met ses parents dans le coup. Enfin, des parents ordinaires, pas parfaits, pas riches, pas héroïques ni exceptionnels non plus. Des parents qui vont l'accompagner dans sa recherche de parents pour le bébé à naître, des parents qui vont lui rappeler de boire son verre de lait pour le bébé, des parents qui ne vont pas prendre de décisions à sa place. Elle en trouve donc un couple idéal pour adopter son bébé et... ce film est plein de surprises et de délicatesse et de sourires et cette ado, on aimerait qu'elle soit notre ado et elle pourrait l'être aussi, tellement sincère, nature et pleine de vie. Vous irez le voir? Choisissez la version originale anglaise si vous comprenez l'anglais, la traduction française n'est pas extra.

Persépolis, c'est bon, c'est dur, c'est triste, comme la vie des femmes en Iran. Fait à partir de la bande dessinée d'une jeune femme talentueuse. En noir et blanc.

Les cerfs-volants de Kaboul. J'y suis allée avec Treize ans hier soir, on a choisi la représentation en anglais, je veux qu'elle pratique son anglais. Erreur! Les dialogues sont en farsi avec sous-titres anglais. Pas évident pour elle. Le film est bon mais si vous pouvez, lisez-le livre, bien meilleur. Un grand livre, dur et beau et dense.

vendredi 8 février 2008

Quand il part

Quand il part, je demeure un peu en mode zombie, les jambes pantelantes, le coeur qui bat encore trop vite. Je regarde mes murs quotidiens et je ne les reconnais plus. Il adore mon chez moi. Ne comprend pas du tout que je veuille déménager. Me fait redécouvrir mes vieilles boiseries en chêne, il y passe un doigt de connaisseur dessus, émerveillé. "Jamais tu ne vas retrouver des boiseries comme ça." me dit-il songeur entre deux chevauchées fantastiques. Il a une énergie incroyable. Et moi aussi. Contagieuse l'énergie. Contagieux le plaisir. Quand il part, il a un élan de culpabilité, vague, cette fois-ci je l'ai bien senti. "Il fait beau. Tu iras marcher." J'ai souri. J'ai une liste, une longue liste de choses à faire et je n'arrive pas à tout faire. Infinie cette liste. Et pourtant, il m'imagine, vide de lui, vide de toute action à faire, hypnotisée. Et en ce moment même où j'écris, il a un peu raison, je ne suis pas vide du tout, je suis bien pleine au contraire, mon corps exulte, mais mon cerveau, ma volonté sont au neutre. Stone de lui que je suis. Il était temps qu'il parte. Mais ça je ne le lui ai pas dit. Et pour la première fois, j'ai demandé "On va se revoir?" Il a pris mon menton dans sa grande main, il m'a embrassée tout doucement, puis violemment un peu, il m'entourait de son long corps, long et mince, un corps de jeune homme et il m'a regardée droit dans les yeux. "Mais bien sûr qu'on va se revoir." Je n'ai pas souri. J'ai fermé la porte et je suis allée à l'ordi, droguée de lui encore, chancelante. Et j'ai eu cette impression nouvelle qu'il m'avait menti. Et qu'il s'était menti à lui-même.

jeudi 7 février 2008

Mes enfants

J'en ai quatre. Un grand fils de vingt-sept ans en appartement qui a une maîtrise en sciences politiques et qui travaillait jusqu'ici comme professeur de boxe. Un tombeur de femmes. Il nous ramène toujours des jeunes femmes particulièrement ravissantes et particulièrement intelligentes aussi. Il change souvent. Toujours lui qui rompt. Et voilà que Grand Fils (six pieds deux) a accepté un poste de conseiller politique au gouvernement fédéral. Il sera spécialiste des relations fédérales/provinciales. Il déménage donc à Ottawa en mai.

Une ravissante fille de dix-huit ans pleine de qualités plus extraordinaires les unes que les autres. Une douée, une talentueuse, une fille qui lit et de tout. Mais la plus poquée de mes enfants, celle qui a de la misère à vivre. Habite avec son chum. Ne travaille pas. N'étudie pas. Survit. On lui a fait faire toutes sortes de thérapies plus jeune. Parfois, les résultats positifs apparaissent plus tard. On m'avait prédit un destin bien pire pour ma grande fille. Ne se drogue pas, ne boit pas vraiment, pas de prostitution, peu de troubles avec la justice. Soyons positive! Avec elle, j'ai appris à aimer tout en lâchant prise.

Et puis ma fille de dix-sept ans au tempérament de feu. Va au cégep, travaille dans un IGA, a un chum, prend des cours de conduite, a beaucoup d'amies toutes très bien, sort beaucoup. On vit des chicanes mémorables, elle et moi mais je sais qu'en cas de problèmes, nous nous aiderons. Elle fera son chemin celle-là.

Et ma petite de treize ans dont je vous ai déjà beaucoup parlé. Une soie.

Chacun d'eux m'a fait grandir, même si ça a donc l'air cliché d'écrire ça, c'est vrai pareil.

mercredi 6 février 2008

Le lendemain

Je n'effacerai pas mon dernier billet de tard hier soir comme je comptais le faire ce matin vu qu'il y a déjà de gentils commentaires et que l'avis de mes lecteurs compte pour moi. Mais je ne suis plus du tout dans le même état d'esprit. C'est quoi ça vouloir autre chose que ce qu'on a alors que ce qu'on a est déjà beaucoup tel quel? Beaucoup et satisfaisant. Plein de femmes de mon âge se retrouvent seules et s'en plaignent. Moi, j'ai plein d'amis, des enfants, du yoga, une maison dont je suis tannée mais une maison quand même, la santé et en plus, un jeune homme charmant qui me visite régulìèrement et qui fait du temps supplémentaire au travail pour ça? Tant qu'il sera là, j'en profiterai et quand il n'y sera plus, il sera bien temps de me remettre sur le marché et de soupirer sur mon blogue que je ne pogne plus! En attendant, je suis dans une forme resplendissante et je m'en vais chez le dentiste avec Treize ans qui est en journée pédagogique.

mardi 5 février 2008

Les tiroirs

C'est une relation tout à fait compartimentée. Il a un tiroir travail, un tiroir enfant (il a un fils de sept ans en garde partagée), un tiroir activités familiales avec la fameuse Caroline et sa petite fille de l'âge de son garçon (en fin de semaine, ils sont allés glisser tous les quatre dans le nord) et un tiroir sexualité (c'est moi), un tiroir sorties aussi, avec Caroline ou des chums de gars, un tiroir famille, quand il va voir sa mère. L'assemblage de ses tiroirs lui fait une vie assez équilibrée. En fait, il me dit que j'ai équilibré sa vie, je suis le tiroir qui lui manquait, de la tendresse et de la sexualité à profusion. Il en est heureux. Tant que je reste dans mon tiroir, tout va bien.

Ça me convient aussi pour le moment. Pour le moment mais pas pour longtemps. La dernière fois que l'on s'est vus, c'était magnifique mais j'ai cru que c'était la dernière fois justement et je n'en étais pas malheureuse. Et voilà qu'on a encore rendez-vous ce vendredi et que j'en suis contente mais pas autant que les autres fois. Je ne me comprends pas si bien moi-même en fait. Je pense que j'aimerais être amoureuse. Probablement. Mais ce n'est pas envisageable avec lui. Voilà. Et pourtant je me trouve bien chanceuse d'avoir un si beau et gentil jeune homme, libre en plus, dans mon lit. Et moi aussi je compartimente, puisqu'il le faut. Je n'aime pas trop ce billet confus que je viens d'écrire là. J'aime la clarté et la luminosité. Pas la confusion et le clair-obscur.

samedi 2 février 2008

La larme à l'oeil

Je ne suis pas enceinte comme Grande Dame et pourtant, j'ai pleuré en regardant Gang de rues en soupant avec Treize ans. Hon! Une famille qui mange devant la télé! Oui, ça arrive. Et les jeunes de l'émission qui s'occupaient des jeunes trisomiques m'ont touchée ou bien ce sont les jeunes trisomiques eux-mêmes qui m'ont touchée avec leur candeur, leur persévérance et leur joie de vivre. Et on ose se plaindre pour des niaiseries après ça. Des gens comme ça, ça ramène aux vraies valeurs.

Treize ans a fait le souper toute seule et c'était délicieux. Je suis bien fière d'elle.

Deuxième journée de ma deuxième fin de semaine sur l'anatomie. Parfois je me demande ce que je fais là. D'autres fois, je le sais. J'aime beaucoup les filles qui suivent le cours avec moi. De belles personnes chaleureuses et intéressées. Mais c'était long aujourd'hui. Beaucoup de matière, peu de mouvement, Je me sens ankylosée. Le remède? Le yoga bien sûr. Mais pas tout de suite . Fatigant un peu de ne pas pouvoir faire de yoga le ventre plein. Et puis j'ai bu du vin et si je m'écoutais, j'en boirais encore. Et j'ai encore faim. Mais si je mange à ma faim, je grossis.

vendredi 1 février 2008

Les flexions arrières

C'est ce que nous pratiquions hier dans mon cours de professeure de yoga pour culminer avec l'asana de la photo, Urdhva Dhanurasana, la Roue, The Wheel, La Rueda. Alors, bonnes gens, pensez-vous que votre fidèle blogueuse, en grande forme mais tout de même âgée de cinquante-quatre ans et qui avait fait la fameuse roue la dernière fois alors qu'elle en avait huit et demi, a réussi cet exploit? Nenni! Mais, car il y a un heureux mais, la très compétente professeure avait plus d'un tour dans son sac. Elle nous a mis à trois, l'élève qui faisait la pose tenait les chevilles d'une acolyte qui se tenait derrière sa tête, une autre aidante se tenant aux pieds de la belle (c'est moi ça!) avec une courroie passant sous ses hanches. Celle dont je tenais les chevilles tenait aussi une courroie sous mon dos. Tout le monde tirait, moi je poussais et hop! j'ai eu le grand plaisir de m'élever complètement dans la grande roue. Et plaisir il y a! La respiration change, on ressent un grand étirement et beaucoup de légèreté, on a huit ans à nouveau. Une pose joyeuse, la roue, anti-déprime comme toutes les flexions arrières qui ouvrent le coeur. J'ai adoré. Vraiment adoré. J'ai évidemment essayé toute seule aujourd'hui. Heu... ça viendra! Merci professeure et merci compagnes de yoga. J'adore ce groupe de jeunes femmes et la grande camaraderie qui s'est créée entre nous.

Ce soir, cours d'anatomie. Les muscles. Bien hâte. Le yoga travaille les muscles différemment de la musculation avec poids. Il ne les fait pas grossir mais les tonifie et les allonge.

Sur la photo, les pieds de la dame ne sont pas vraiment parallèles ce qui est une erreur qu'un bon professeur aurait corrigée. Un désalignement des pieds entraîne un désalignement des hanches. Très important l'alignement en yoga. C'est pour ça que je recommande à tout débutant de commencer par des cours de Iyengar basés sur l'alignement et la pureté de la forme.

Le tout-inclus

Cette fois, c'est moi qui l'ai offert. Les hommes sont tellement faciles à satisfaire. Une bonne baise, un bon repas, un bon vin et on remet ça. Et les derniers dessous achetés, dont je n'étais pas peu fière, l'ont littéralement ravi. Et puis, il m'avait écrit vouloir faire l'amour dans toutes les pièces de la maison, un autre de ses fantasmes facile à réaliser,c'était donc prévu. Le plaisir de donner est bien plus grand que celui de recevoir et celui d'aimer est plus grand aussi que celui d'être aimé. Ce qui précède ne signifie nullement que je n'aie pas reçu beaucoup ni que je ne me sois sentie aimée pendant ces délicieux moments passés ensemble. Il y avait beaucoup de tendresse dans l'air. Et pourtant, cette visite sera peut-être la dernière. Du non-dit. Une impression. Le fait qu'il n'y ait pas eu d' "À bientôt" ou "À la prochaine" et qu'aucun autre rendez-vous n'ait été fixé. Une certaine intensité dans les adieux qui n'était pas présente les autres fois. Et puis ce temps long et lent où il me caressait les cheveux en silence. Et vous savez quoi? Je me sens bien, parfaitement bien. Comblée, zen, détendue, heureuse. Je me sens bien.

jeudi 31 janvier 2008

Fillette

Treize ans vieillit. Elle aura quatorze ans au mois de mai. Elle s'autonomise de plus en plus. C'est d'ailleurs le mandat de son école et surtout de sa classe spéciale dans une école spéciale de travailler l'autonomie et l'estime de soi. Alors qu'on tente énergiquement d'amener les élèves des autres classes à compléter un secondaire trois malgré leurs problèmes d'apprentissage graves, on a regroupé les élèves les plus faibles académiquement dans la classe de Treize ans et on ne vise pas cet objectif jugé inatteignable pour des enfants de plus de treize ans qui n'ont toujours pas atteint la réussite du premier cycle du primaire.

Les enfants de la classe de Treize ans sont tous intelligents. Son école qui a de longues listes d'attente et qui est privée, peut se permettre de sélectionner ses élèves. Un test d'intelligence en bonne et due forme fait partie du dossier d'entrée au secondaire. Ces enfants étant donc intelligents, ils sont conscients qu'ils forment un groupe à part et ils voient bien qu'ils ne poursuivent pas les mêmes objectifs que les autres. Dix-sept ans parle d'aller en appartement. Treize ans soupirait "Avec qui je vais y aller moi en appartement?" Je lui parle alors de sa grande amie, qui va dans la même école qu'elle et qui aimerait venir habiter chez nous. "Quand vous serez adultes, vous aurez un bon travail et vous pourrez vous payer un appartement."
Treize ans soupire "Peut-être que K aura un bon travail, elle a des problèmes d'apprentissage moins graves que les miens. Moi, je suis un cas lourd!" Oups, de qui ça lui venait, ce vocabulaire? "Qui t'a dit ça, Treize ans?" "Mais personne, je suis bien capable de m'en rendre compte moi-même. Peux-tu me dire que je ne suis pas un cas lourd?" Gloups! Je n'avais plus affaire à une petite fille tout à coup, j'avais affaire à une adolescente réfléchie qui s'interroge sur son avenir.

On a discuté. Il est difficile pour moi de la rassurer entièrement car je suis aussi inquiète de son avenir dans une société où la vie est plus difficile pour les gens peu scolarisés. Elle voudrait devenir massothérapeute. On a cherché sur le web, on demande un secondaire cinq pour faire le cours. Ma coiffeuse, elle, me disait qu'il y a moyen d'entrer dans une école privée de massothérapie sans diplôme. C'est à voir. "Si je ne suis pas massothérapeute, je n'ai pas de plan B", me dit-elle, en finissant de nettoyer la cuisine. Je paie parfois Treize ans pour faire le ménage, parce qu'elle est la meilleure pour tenir la maison propre, c'est toujours bien fait. "Écoute, Treize ans, tu pourrais toujours faire des ménages. Quand les gens vont voir comme tu travailles bien, tu auras une grosse clientèle. La femme de ménage que j'avais avant, elle vivait très bien et elle a envoyé tous ses enfants à l'école privée." Elle a accepté l'idée comme plan B et ça a semblé la rassurer d'en avoir un plan B!

Au niveau autonomie, elle se déplace avec facilité en métro, refuse de faire la cuisine à la maison mais la fait à l'école, les enfants de son groupe (surtout les plus vieux) tiennent la cafétéria de l'école, sait faire le lavage, tenir la maison propre, est allée s'acheter une pizza hier avec son argent de poche car elle n'aimait pas mon souper, s'habille avec coquetterie et a un goût très sûr. Bon, tout ce qui concerne l'argent et sa valeur est encore un gros problème à cause de sa dyscalculie sévère et c'est un problème urgent à régler. Hier, pour acheter sa pizza, elle m'a demandé si elle avait assez d'argent avec un vingt dollars pour une pizza de grandeur moyenne et au retour, elle était bien contente qu'il lui soit revenu quelque chose, il y a du travail à faire! Ma tante adorée l'a vue hier mais quand je suis allée la chercher, elles étaient au piano. J'ai demandé timidement "Vous ne faites plus de mathématiques?" Ce à quoi elle a répondu évasivement "La musique, les mathématiques, c'est la même chose." !? Bon.... Mais Treize ans était ravie et elle serrait contre elle la feuille de musique à pratiquer. Et un sourire de cette enfant-là, ça réchauffe le coeur.

mercredi 30 janvier 2008

Les dessous de mon aventure avec Jeune Homme

Depuis que j'ai Jeune Homme dans ma vie, je lorgne du côté de la lingerie. Il est amateur. Enthousiaste amateur. Et j'aime encourager l'enthousiasme de la jeunesse. Je me retrouve donc assez souvent, ridiculement souvent dans ces endroits pleins de petits riens soyeux, libidineux, doux, brillants, transparents, séduisants et je me laisse prendre au jeu et je trippe fort. Petits plaisirs dispendieux mais qui n'ont pas de prix.

mardi 29 janvier 2008

L'acharnement

Je me pousse, je me pousse. Je ne sais pas très bien pourquoi je fais ça et en même temps je sais que je dois le faire. Pour la résistance et la force qui ne s'acquièrent qu'à coups d'efforts parfois extrêmes. On perd du muscle et donc de la force en vieillissant si on ne fait rien pour contrer ce phénomène. En travaillant fort je combats la perte musculaire et la fragilisation osseuse. Je suis crevée, tellement que j'ai envie de pleurer, mais fière de moi aussi. Et j'y retourne demain. Et jeudi. Vendredi, j'ai le choix entre Jeune Homme et le cours de yoga intermédiaire du matin. Il est possible que je choisisse le cours de yoga. Folie? Je veux mettre une petite distance entre Jeune Homme et moi. Tellement intense. Un besoin de protection peut-être. Je lui répondrai plus tard. Prenons notre temps pour décider.

lundi 28 janvier 2008

Ma salade

J'ai peur de devenir comme une témoin de Jéhovah, toujours en train de prêcher pour ma paroisse. J'étudie tellement intensivement et quotidiennement le yoga et j'en apprends tellement plus chaque jour sur ses vertus, son histoire et ses propriétés que je suis portée à voir cette discipline comme la solution à tous les maux de la terre. Je ne veux pas devenir une Ayatollah ou une extrémiste. Mais mausus que c'est un sujet riche et nourrissant et guérissant et calmant et passionnant.

samedi 26 janvier 2008

Rien que du sexe

Elle tournait la petite cuillère dans sa tasse qui refroidissait en me regardant, j'étais souriante, joyeuse, "épanouie" m'avait-elle dit quand elle m'avait rencontrée dans ce coquet petit café, et tout à coup, elle me lança sans avertissement:"Oui, évidemment, ça a l'air très bien ton histoire avec Jeune Homme, mais quand même, faut pas que tu te fasses trop d'idées, parce que dans le fond, c'est rien que du sexe."

Rien que du sexe. Cet élan irrésistible entre deux personnes. Rien que du sexe. Cet instinct de vie qui peut la créer la vie. Rien que du sexe. Cette formidable impulsion qui mène le monde. Rien que du sexe. Cette inspiration pour des oeuvres magistrales, des passions grandioses, des suicides collectifs. Rien que du sexe. Cet emboîtement magique de deux sexes faits sur mesure pour aller l'un dans l'autre. Rien que du sexe. Cette soif du corps de l'autre, de l'haleine de l'autre, de la peau de l'autre, ce besoin de toucher, manger, caresser, respirer. Rien que du sexe. Cette jouissance magnifique et cette détente profonde, entière et partagée dans l'harmonie la plus totale. Rien que du sexe. Le souffle coupé, les jambes qui se dérobent, le coeur qui bat à se rompre, la sueur qui rafraîchit les corps brûlants, brûlés, incendiés, incandescents. Rien que du sexe. Le regard de l'un perdu dans le regard de l'autre, son plaisir qui se répand dans le nôtre. Rien que du sexe. Les membres enchevêtrés, les souffles mélangés, les âmes emmêlées, les pensées précipitées, l'intensité exacerbée, les muscles contractés, le sang qui bouillonne à l'unisson. Rien que du sexe.

"Mais oui, rien que du sexe!" lui répondis-je avec un grand sourire. Et j'ai changé de sujet. Radicalement.

jeudi 24 janvier 2008

La tante

La plus vieille de mes tantes. Quatre-vingt-cinq ans. Minuscule. Vive. Voix forte. Santé de fer. Elle donne toujours des cours de musique. Sept jours par semaine. Une femme qui a étudié toute sa vie. C'est à elle que ma mère a songé lorsqu'elle a réalisé que je n'exagérais pas du tout et que Treize ans en était toujours au niveau de la première année primaire en mathématiques à cause de sa dyscalculie. Elle peut se faire voler, exploiter, elle ne connaît pas la valeur de l'argent. Maman m'appelle donc pour me dire que Tante T prendra Treize ans le mercredi après-midi entre deux élèves de musique. Une heure. Treize ans adore tante T. On y est donc allées hier. J'expliquais les troubles d'apprentissage à ma tante . Dyslexie, dysorthographie, dyscal...."Tut! Tut! Tut! Va-t-en donc, ma belle, je vais m'occuper de Treize ans tranquille, je n'ai pas besoin de savoir toutes ces affaires-là."me coupa-t-elle. Elles ont donc passé une heure ensemble. Au retour, Treize ans avait un grand sourire. Et Tante T m'a dit que tout allait très bien, qu'elle savait quoi faire. Elles se sont embrassées, la grand-tante et la petite fille et nous sommes rentrées à la maison, pleines d'espoir.

mercredi 23 janvier 2008

La discipline

Le but, c'est encore une pratique personnelle assidue tous les matins dans mon salon. Je n'y arrive toujours pas. J'ai décidé de l'accepter et au dernier cours de prof de yoga en décembre, ce que la prof nous suggérait, c'était d'assister à des cours tous les jours où on ne faisait pas de pratique personnelle. Je suis donc une classe quotidienne. Je m'y tiens et je suis fière de moi. Le lundi soir, je vais au yoga intégral et ce lundi, Treize ans m'a accompagnée et elle a aimé. Accessible à tous le yoga intégral. J'ai donc une nouvelle compagne de yoga le lundi! J'en suis bien contente. Excellent pour ma fille et puis super de faire une activité commune.

Le mardi et le mercredi, je prends le cours intermédiaire au Studio Lyne St-Roch. Le jeudi aussi si je ne prends pas le cours de prof de yoga du soir. Le vendredi, c'est mon cours Iyengar. Le samedi, je vais peut-être prendre un cours de débutants avec Treize ans, je suis en train de la convaincre. Sinon, j'irai au viniyasa. Le dimanche? Je ne sais pas encore! Je vais probablement la faire ma pratique personnelle sur mon tapis dans le salon ce jour-là. Faudrait bien! S'ajoutent les fins de semaine de formation de professeure de yoga, d'anatomie et les ateliers divers. Et puis, les lectures, les travaux et les devoirs. Et puis faut faire l'épicerie et le lavage de temps en temps!

Avant, je prenais mes cours près de chez moi et j'y étais en huit minutes en voiture. Maintenant, je prends le métro car il y a peu de stationnement au centre-ville et pour des raisons écologiques aussi. Mais ça me prend beaucoup de temps en transport. Le niveau de cours est différent et je veux progresser, tandis qu'à ma petite école, qui est cependant très bien, c'est ouvert à tous et donc éternellement débutant, me semble-t-il. J'ai aussi abandonné les cours au sous-sol de l'église. Je veux constater des progrès et c'est déjà le cas.

Rassurer

Il me demande souvent si j'ai hâte de le voir, si je pense à lui, si j'aime son corps. Hier soir, tard dans la nuit, les écrits ne suffisaient plus, il voulait l'entendre. Je l'ai appelé. Je ne sais pas comment interpréter. C'est un homme plutôt équilibré, qui a été aimé dans sa jeunesse, qui vient d'un bon milieu. Mais ce besoin d'être rassuré est bien présent, rassuré, flatté, adulé. Il en raffole et s'en régale.

mardi 22 janvier 2008

L'anatomie

J'aime l'anatomie. Mais mon vrai sujet et le vrai objet de mes pensées ces jours-ci, c'est Jeune Homme. Il voulait me voir demain mais je ne suis pas libre et là, il m'écrit qu'il va faire des heures supplémentaires au travail pour me voir toute la journée vendredi et il me décrit avec enthousiasme tout ce que nous ferons et je souris en le lisant et je le trouve si charmant que je suis émue. Son enthousiasme est partagé et nous sommes vraiment sur la même longueur d'ondes facilement et sans peur. Probablement qu'il n'hésite pas à s'impliquer à fond parce qu'il ne me craint pas et qu'il n'a pas peur que je lui fasse des demandes compromettantes. Je suis lourde de tous les compliments dont il me couvre et j'aime ça. Il me dit que ça ne lui est jamais arrivé dans sa vie de faire l'amour toute une journée et pourtant il a été marié dix ans et pourtant il a quarante ans. Il semble tellement assoiffé que c'est délicieux. Et je souris quand je pense à lui.

samedi 19 janvier 2008

La résolution

C'était quoi déjà? Ah oui, faire moins d'ordi. Or, je n'ai jamais été autant à l'ordi de ma vie il me semble. Heureusement que je n'ai pas pris comme résolution de maigrir, j'aurais bien pris dix livres. Juliette me l'avait bien dit pourtant que je ne les tenais pas mes résolutions et Ex-amant-du-dimanche aussi .....

La réalité

C'est qu'il cherche une femme plus jeune à aimer et qu'il a trouvé une femme plus vieille à baiser et que ce sont deux choses différentes. Caroline avait huit ans de moins que lui et la dernière femme qu'il a courtisée chastement pendant des mois et qui vient de le revirer de bord en avait vingt-huit. Il me raconte ses amours car je suis aussi sa confidente. Il faut dire qu'il a une bonne écoute aussi, qu'il est venu voir mon futur-ex-condo sur les plans, qu'il semble s'intéresser, qu'il est doux, calin mais aussi vigoureux et sexuel, c'est un jeune mâle, dans toute sa beauté. Alors la réalité, c'est que je peux bien profiter du moment présent, le convertir en énergie mais que je dois garder ma tête froide, pas pendant l'action, c'est tellement une occasion magnifique de la perdre la tête, mais entre. Vivre le moment présent n'a jamais été une maxime aussi appropriée. Je le sens cependant de plus en plus à l'aise avec moi, de plus en plus intime, de plus en plus confiant, et ça pourrait me faire chavirer. La réalité, c'est que lui ne chavirera pas. Je nage entre l'extase et la réalité et aujourd'hui, il habite encore mon corps. Hier soir, au cours d'anatomie, j'avais des flashs extatiques de nos ébats du jour. Allez, au boulot, Femme Libre, le cours d'anatomie du yoga m'attend aujourd'hui encore.

vendredi 18 janvier 2008

Le dernier

Un concept emprunté à Dolce Vita.

Dernier livre lu: "Le zen des petits riens", Gary Thorp

Dernier livre relu: C'est quelque chose que je fais peu de relire les livres lus. Mais j'ai en permanence dans mon sac "The places that scare you, a quide to fearlessness in difficult times" de la moine boudhiste Pema Chodron, et il m'arrive d'en relire des bouts dans le métro!

Livre en cours: "Les cerfs-volants de Kaboul", de Khaled Hosseini

Dernière BD: J'ai emprunté tout plein de Philémon à la bibliothèque dans le but de les faire découvrir à ma fille. Que de beaux souvenirs là-dedans!

Dernier café: Je l'ai à la main! Un expresso brûlant. J'adore le café.

Dernier thé: Hier après-midi. Un thé vert.

Premier baiser: J'avais quatorze ans.

Dernier baiser: Il y a une heure.

Dernière jouissance: Il y a une heure

Dernier coït: Il y a une heure.... et demi?

Meilleur coït: Le dernier

Pire coït: Aucun souvenir

Dernier film vu au cinéma: Hairspray

Dernier film vu à la télé: Aucun souvenir. Très rare que je regarde un film à la télé.

Dernière chanson écoutée: Hello, goodbye, des Beatles

Dernier gros achat: Un loft! Achat avorté. Un Ipod touch pour Treize ans mais on l'a retourné car il était défectueux et puis il semble qu'elle va garder l'argent à la place!

Dernière phrase prononcée: Passe une belle journée!

Dernières vacances: Trois jours à New-York en famille fin octobre 2007

Prochaines vacances: À planifier

Dernier rêve: aucun souvenir de mes rêves ces temps-ci. Mauvais signe il paraîtrait. Faudrait que je travaille ça.

Dernier homme caressé: Jeune Homme

Dernière femme caressée: Une amie de mon amoureux quand j'avais dix-huit ans pour lui faire plaisir (à lui!). Une expérience que je n'ai pas eu envie de renouveler.

Dernier fantasme: Un jeune homme

Plus grand émoi amoureux: Multiples émois amoureux dans ma vie. Difficile de nommer le plus grand. Je m'émeus beaucoup et souvent en amour.

Pire déception amoureuse: Pas vraiment de déception. La vie suit son cours. Peut-être ma séparation du père de mon fils alors que j'étais enceinte, un drame en fait. Mais il en est survenu beaucoup de bien.

Dernier post lu: Chez Dolce Vita

Pire connerie faite: J'ai très très honte de révéler ça, vraiment beaucoup. Impardonnable. Dans la vingtaine, j'ai déjà conduit mon véhicule saôule pour rentrer à la maison à la fermeture d'un bar. Rien n'est arrivé heureusement.

Dernière BA: Dans les jours de grand vent que nous avons connus, reconduire une frêle personne âgée qui était littéralement accrochée à un poteau pour ne pas s'envoler, jusque chez elle.

Prochaine BA: Envoyer mon chèque annuel aux Frères des écoles chrétiennes en Haïti.

Voeu que j'aimerais voir se réaliser: Voir mes quatre enfants heureux.

Dernier je t'aime: À Treize ans, à son départ pour l'école ce matin.

Dernier courriel envoyé: À Jeune Homme pour lui écrire comme j'avais apprécié notre rencontre.

Dernier courriel reçu: D'un homme de réseaucontact qui désire me rencontrer.

Une femme posée

Posée, reposée et en pause. Chaque pas, chaque excitation, chaque espoir et chaque larme, chaque homme aussi est une preuve que je suis bien en vie. Vibrante donc. Hier, ex-amant du dimanche ne me conseille rien tout en me conseillant tout à fait de prendre mon temps. Le timing n'est pas bon. Mais j'ai découvert ce que j'aime, ce qui me plaît, ce qui me branche dans un futur habitat. C'est beaucoup et c'est utile. Acheter un loft à deux chambres minuscules alors que j'ai deux filles qui habitent encore avec moi, c'est subtilement dire à l'une d'elle qu'elle est de trop, malgré mes paroles qui contrediraient mes actes. Voir le lit de sa mère dans le salon lui donnerait un rôle d'usupatrice. Vivre dans une mezzanine qui n'en est pas une et qui n'a pas de garde-fou ni la hauteur nécessaire pour s'y tenir debout n'aurait pas d'allure non plus. Ce loft conviendra quand je n'aurai plus qu'une enfant à domicile. Je ne vais pas jeter un poussin hors du nid contre sa volonté, surtout une poussine qui n'a que dix-sept ans. Le temps viendra de prendre son envol. Ne rien précipiter. Et je suis en paix avec ma décision. Surtout que je serais en paix avec le monde entier après la visite de Jeune Homme qui vient de quitter à l'instant. Une belle personne, Jeune Homme, mais je vous l'ai déjà dit.

Fin de semaine de professeure de yoga, consacrée entièrement à l'anatomie. La vie continue. Et je n'ai pas l'impression de reculer mais bien d'avancer, un jour à la fois.

mercredi 16 janvier 2008

Une femme déprimée

C'est aussi moi. Seule avec ma décision. On plutôt mon indécision. Mal dans ma peau. Et le yoga n'y pourra rien. Trop angoissée pour en faire du yoga.

Une femme gâtée

C'est moi ça. Je ne fais rien ce matin, parce que je l'ai décidé. Déjà, de pouvoir se permettre ça, c'est être extrêmement gâtée. Et puis, je lis des blogues et je vois la vie difficile des autres, de l'un qui lutte contre l'alcoolisme, de l'autre qui essaie courageusement de se remettre d'une enfance difficile (et c'est parfois le même qui lutte contre l'alcoolisme), de l'autre encore qui a de la misère à arriver financièrement, de celui qui est malheureux en ménage, celui ou celle qui enseigne durement et courageusement à des enfants défavorisés, celui qui est malade et doit vivre avec sa maladie, celui et celle qui font face à des deuils douloureux. Et puis moi, qui ai eu une enfance heureuse, qui suis en parfaite santé, moi qui peux rester en pyjama aujourd'hui avec un café alors que c'est déjà l'heure du dîner, moi qui ai comme préoccupation futile l'achat ou non d'un loft ou bien l'amour ou pas avec Jeune Homme, moi qui vais dîner avec mon ami ex-amant du dimanche demain et qui en suis bien heureuse, moi qui vais voir un beau Jeune Homme fougueux et intelligent vendredi, il faut l'admettre, je suis une femme gâtée et du coup, il faut que j'en fasse plus pour la société. Il faut remettre. C'est ce que je disais aux évaluateurs quand je voulais devenir famille d'accueil, que j'en avais beaucoup à donner parce que j'avais énormément reçu.

La visite

Pour accéder à mon loft, le visiteur se rendra à une porte principale, il parlera dans un intercom, je lui ouvrirai la porte, il marchera dans de longs couloirs, prendra l'ascenseur, marchera encore dans un long couloir et se retrouvera devant ma porte.

Je fais l'épicerie et je mets le tout dans ma Matrix. J'aime faire l'épicerie. Je ne peux me stationner nulle part autour de l'édifice du loft. Je me stationne donc plusieurs rues plus loin, je prends un sac (en tissu, je suis écologique), je me rends à la grille du parc des lofts, je dépose le sac et j'ouvre la grille avec ma clé genre carte magnétique ultra-moderne, impossible à reproduire, ensuite, j'arrive à la porte de l'édifice, je dépose le sac, j'ouvre encore, je reprends le sac puis je marche dans le long couloir, j'appelle l'ascenseur, je monte au bon étage, je marche jusqu'à ma porte de loft, je dépose le sac, j'ouvre la porte, je dépose le sac à l'intérieur et je retourne chercher un autre sac et ainsi de suite.

Ou bien je me paie le stationnement intérieur, dix-huit mille dollars plus taxes pour acheter un espace de stationnement et je ne sais pas trop comment ça marche.

Ou bien je me débarrasse de ma voiture, ce qui serait évidemment très bien et écologique, mais je n'en suis pas encore tout à fait là.

Ou bien je ne fais plus de grosse épicerie et je vais tout le temps acheter à l'européenne, au jour le jour. Pas fou du tout. Bonne idée même. Je trouve des solutions à mesure que j'écris. Merci blogue!

Pour accéder à ma maison actuelle, le visiteur sonne et je vais lui ouvrir. Simple, non? Jeune Homme, avec lequel je suis réconciliée (sans avoir été vraiment fâchée), me visitera d'ailleurs de cette façon si commode et pratique vendredi.

Moi, moi, moi!

Mais moi, à l'exclusion de l'avis de toute autre personne et influence, moi, qui ai une Treize ans à charge et une Dix-sept ans à charge aussi et pas d'hommes pour poser les pentures et les luminaires, moi, qui ai une voiture mais qui ne conduis pas le soir, qu'est-ce-que moi je veux? En dehors de l'excitation, de l'émerveillement et de la joie de faire visiter un beau loft bien haut, bien clair et bien situé dans un quartier en développement, lire un quartier où on a peur de se promener le soir, un quartier où j'irais systématiquement chercher mes filles au métro le soleil couché, vu le coin noir et sans habitations où elles devraient passer pour se rendre à notre superbe, merveilleux et fashion loft. Est-ce que vraiment j'ai envie de trouver une échelle de treize pieds (pas fournie avec le loft) et d'y monter à chaque fois que j'ai besoin de quelque chose, parce que notre espace de rangement, il est là ,tout en haut, sur une plate-forme. C'est spectaculaire, très New-Yorkais, mais ai-je vraiment envie de monter tout le temps dans une échelle, sans compter le risque d'en tomber, une échelle, c'est bien joli, mais ce n'est pas un escalier sécuritaire. Et puis, il y a les luminaires, ça a l'air de rien comme ça, mais des luminaires de loft, étant donné la hauteur considérable, ça doit être imposant et ça ajoute beaucoup à la décoration, ça fait la décoration en fait. On parle ici d'engager un designer, de payer un prix de fou pour lesdits luminaires et tant qu'à l'engager la designer, on va lui faire faire la déco du loft, n'est-ce pas? Exit votre table, madame, trop ancienne, on va vous trouver quelque chose de contemporain, style loft. Vous n'êtes plus n'importe qui, avec des meubles disparates qui vous plaisent à vous, il faut changer, s'affiner, vivre selon votre nouvel habitat. Combien ça va coûter? Quelle importance? Laissez-vous aller. Vous habitez un loft, ma chère.

Et pourtant, moi, tout ce que je souhaite, c'est alléger ma vie et vivre avec moins.

mardi 15 janvier 2008

La swami

La professeure du yoga intégral est une swami, un titre honorifique démontrant la maîtrise du yoga. C'est pourtant une femme simple et humble, bien loin des honneurs! J'ai fini par savoir par des élèves qu'elle a 67 ans. Elle ne fait pas la plupart des asanas avec nous, les explique, les dirige, mais ne les fait pas. Et pourtant, on comprend très bien ses explications. Et elle voit tout, prend soin de tous, dans la bonne humeur. Elle a un rire cristallin et agréable.

Je suis entrée dans le cours survoltée, presque à bout de nerfs. Amie aussi. Dans son cas, ce sont les rénovations de sa maison qui sont en train de la tuer. Dans le mien, ce sont les gros changements de vie que je prépare qui me rendent anxieuse. Dès que je parle à des amis du loft, la première réaction est toujours "Mais, tu ne vas quand même pas vendre ta grande maison, avec ton immense cour, tout à côté du métro?" Amie n'y a pas échappé hier et me disant: "Réalises-tu qu'une maison comme ça en pleine ville, tu ne pourras jamais en trouver une autre?" Ma mère, elle, est catastrophée parce que je quitte, selon elle, un "bon" quartier pour un quartier pauvre. La seule personne qui m'encourage et elle m'a toujours encouragée dans tout, y compris dans mes adoptions en célibataire, c'est Belle-Soeur.

Malgré tous ces commentaires, je persiste dans mon projet. Mais une certaine angoisse s'était installée, hier du moins. Voyez vous, je peux encore changer d'idée. Une fois les choses vraiment finalisées, une autre dynamique s'installera.

Je suis donc entrée au cours de yoga intégral survoltée pour en ressortir calme et rassérénée. Merci Swami!

samedi 12 janvier 2008

La raison ou le coeur

J'ai donné un acompte de deux mille dollars et j'ai réservé mon loft! Il est à moi pour une semaine, pendant laquelle je peux encore changer d'idée et être remboursée. J'en ai cependant vu un autre (la structure d'un autre, ils ne sont pas construits encore) où je me suis sentie chez moi tout de suite. Une espèce de coup de coeur irraisonné, viscéral. J'avais acheté la maison que j'habite à la suite d'un tel attrait instinctif, alors qu'elle était en fort mauvais état, semblait-il à l'oeil, moi je l'avais acheté à l'odeur et au feeling et je ne l'ai jamais regretté. Vingt-quatre ans plus tard, je suis plus raisonnable et j'ai signé pour le loft dont j'avais étudié les plans au préalable. Mais mon coup de coeur pour le deuxième loft qui donne sur l'autoroute et le centre-ville demeure, un loft encore plus éclairé que l'autre bien que légèrement plus petit. Belle-soeur a regardé les plans sur l'internet et elle me dit que ce ne serait pas un mauvais achat. Demain, j'ai un cours de prof de yoga toute la journée mais si lundi, le loft du coeur est toujours libre, je ferai le changement. Sinon, c'est bien correct aussi. Les deux ont des attraits indéniables. Le premier attrait étant un changement de vie, un renouveau. Treize ans est enchantée, c'est très près de son école (voulu!), Dix-sept ans mûrit l'idée de la mezzanine mais rien n'est organisé encore au niveau de l'espace. On a le temps. Le loft ne sera terminé qu'en août. En attendant, il faut vendre la maison! Je suis excitée, je vous l'ai dit?

vendredi 11 janvier 2008

Le loft

J'ai toujours rêvé d'en habiter un. Et voilà que ça peut se réaliser. Un haut plafond en ciment, des poutres apparentes, du neuf, de la lumière, d'immenses fenêtres, mais pas l'immensité des lots d'autrefois. Les lofts modernes sont petits car l'espace a un coût élevé et ils sont vendus au pied carré. J'ai envie de l'acheter. Très excitant. Une espèce de mezzanine non aménagée constitue l'espace de rangement. Il faudra y grimper avec une échelle. Un genre de grenier moderne. Ça se vend comme des petits pains chauds. Je suis retournée rôder autour avec les filles ce soir, le bureau était fermé mais je leur ai montré les fenêtres de "notre loft".

Un seul hic mais de taille. Il n'y a que deux chambres. Des lofts urbains de trois chambres, ça n'existe pas, peut-être dans les lofts de luxe à un million mais ce ne sont pas ceux que je visite. On est trois. Dix-Sept ans me dit qu'elle va partir. Ce n'était pas mon but. Je veux qu'on s'arrange toutes les trois et qu'on déménage ensemble. Devrais-je attendre qu'elle ait quitté la maison? J'ai envie d'acheter tout de suite et que ce soit notre projet commun. Excitant déménager. Si on s'y met, on va trouver une solution qui va nous convenir à toutes les trois. Demain, j'y retourne et je réserverai probablement le loft convoité, celui qui fait le coin et qui sera inondé de lumière en permanence. La nuit porte conseil. Demain, en allant conduire Dix-sept ans à son travail, je tâterai encore le terrain. Si je l'achète sur plan, notre loft sera terminé cet été.

De Jeune Homme, du yoga et des choix de la vie

Je me lasse de Jeune Homme. En fait, ce matin, j'avais le choix entre le voir ou aller au yoga. J'ai choisi le yoga. Sans trop d'hésitation. Et puis il y a ce loft revisité avec ma belle-soeur hier, celle qui a la technique dans le sang et qui m'a fait voir le concret de cet espace à habiter, genre, qu'il y a des lumières, des fixtures, des vues chez les voisins ou sur le ciel, des entrées d'eau et des grandeurs à respecter. Moi , je m'imprègne de l'esprit des lieux sans m'embarrasser des technicalités. Belle-Soeur est un ange. Merci d'être là pour moi.

Jeune homme donc. Alors qu'il m'écrivait des messages nombreux, touchants, profonds, accrocheurs et brillants avant que nous ne nous soyons rencontrés, voilà que les seuls messages que je reçois actuellement sont du type "Je suis libre demain matin, je peux aller te voir?"

Il parle bien parfois d'aller au ciné ou prendre un verre, mais les seuls rendez-vous qui se concrétisent sont les rendez-vous galants. Tant que j'en retirais un plaisir vivifiant, ça allait, bien sûr. Mais là, non. Mon fantasme Jeune Homme n'a jamais été très fort. Si je me suis tournée vers la jeunesse, c'est que les hommes de mon âge ne s'intéressent pas à moi, tout simplement. Et j'aime la personnalité de Jeune Homme, pas seulement son corps. Bien que.... je décroche de sa personnalité aussi, parce que de sa personnalité, il ne me révèle plus que sa libido.

C'est sans aucun regret que je choisis le yoga ce matin. Et je me sens tout à fait bien.

mercredi 9 janvier 2008

Avis scientifique demandé

Je voudrais avoir l'opinion d'un docteur en sciences sain d'esprit ou non ou même celui d'un simple mortel comme moi. Je lis plein de recommandations contradictoires ou imprécises sur l'internet en réponse à la question suivante:

Quels sont les risques d'attraper le sida en faisant une fellation sans éjaculation dans la bouche? Le risque est-il le même pour celui ou celle qui fait la fellation et pour celui qui la reçoit?

Merci!

Le yoga intégral

Solange me demande ce qu'est le yoga intégral. Il y a des textes sur l'internet qui décrivent cette forme de yoga. Je ne les ai pas lus et je les lirai certainement mais je veux répondre d'abord en néophyte, en décrivant ce que moi j'ai vécu dans cette classe lundi soir. Je vous en parle comme si vous ne connaissiez absolument rien au yoga. Vous aurez tous les détails!

La classe se tenait à l'institut de yoga intégral, sur l'avenue du Parc, à Montréal. On est arrivées juste à l'heure, Amie et moi. Personne. La porte pas barrée. On enlève nos bottes. Il faut toujours se déchausser dans une école de yoga, les cours se donnent pieds nus. Dans certaines écoles, le tapis est fourni (Iyengar, Sivananda), dans d'autres on peut le louer (pour un dollar généralement), partout on peut apporter le sien. Plus hygiénique d'apporter le sien, mais si on veut seulement essayer , pas nécessaire d'en acheter un évidemment! Nous, cette fois, on avait oublié le nôtre. Pas vraiment oublié, mais comme on s'était promenées en transport en commun toute la journée, on avait pas nécessairement envie de le traîner avec nous.

Il y a un grand silence à l'institut donc. Une fois les bottes et les bas enlevés, on marche sans bruit dans le couloir. Il y a une petite salle dans le fond avec une dizaine de personnes en position de méditation et en silence complet. On trouve le vestiaire. Pas de tapis en vue. Comme on a l'air perdues, une dame se lève, c'est une élève comme nous. Elle nous dit de prendre une serviette dans une étagère, un coussin et une couverture si on le désire. On s'installe comme on peut, en travers de la salle car il n'y a plus vraiment de place et on essaie de méditer, ce qui est difficile pour moi quand je suis dans un lieu inconnu. Le silence est total et le temps passe. Pas de professeure!

Après un temps qui m'apparût très long (pas de montre ni bijoux quand on fait du yoga), on entend la porte d'entrée s'ouvrir. La voilà! Une belle dame aux cheveux tout blancs et longs, au beau visage doux. Elle nous raconte d'une voix animée qui contraste avec l'atmosphère de recueillement total dans laquelle nous sommes baignés qu'elle était prise derrière le camion de vidanges!! Pas très yoguique tout ça. J'ai envie de rire. Mais dès qu'elle commence la classe, cette envie s'envole. Elle sait ce qu'elle fait et ce qu'elle dit la dame. Surprenante femme, habillée de rose, avec une petite veste de style tailleur qui ne fait pas yoga du tout! D'ailleurs, aucune personne autour de moi ne s'habille chez Lululemon (vêtements de yoga chics et chers) et la simplicité semble la norme au yoga intégral. L'intériorité aussi. On travaille les yeux fermés et la professeure me demande d'emblée d'enlever mes lunettes!

On les travaille d'ailleurs les yeux en yoga intégral, avec une série d'exercices spécifiques fort intéressants et qui pourraient contrer la dégénérescence maculaire si exécutés régulièrement, nous dit la prof. Elle s'y connaît en anatomie, décrit les bienfaits de chaque posture, parle beaucoup d'énergie, de prana, nous guide de la voix, avec peu de démonstration et quelques rares corrections. Sa voix est douce et ferme à la fois, agréable. Elle a une absence d'ego remarquable. Nous nous centrons sur notre expérience intérieure. La lumière est feutrée. Le temps passe vite. Il y aura des poses inversées, chandelle et charrue, mais pas la position sur la tête. On les tiendra longuement, tout comme la pince et le poisson. Elle insiste beaucoup sur les positions de base, les fondations. Longue relaxation où une femme ronfle! Et puis, les exercices de pranayama (respirations yoguiques), plusieurs types de respirations avec une explication détaillée des bienfaits de chacune. Des chants aussi. Elle a une voix ravissante. Elle chante en sanskrit et nous répétons, une espèce de chansons à répondre yoguiques! Heureusement, elle a la brillante idée de traduire ce que nous chantons. Je me sens mal à l'aise quand à l'école Sivananda par exemple, je répéte bêtement des chants sans avoir aucune idée de ce que je dis! Quelqus "om" et nous voilà partis avec des voeux de bonne année. Quand je veux lui donner mon dix dollars, elle refuse. C'est gratuit la première fois, me dit-elle.

J'ai beaucoup aimé et j'ai l'intention de retourner.

lundi 7 janvier 2008

Nouvelles en vrac

Épicerie. SOS beauté. On a acheté le livre, amie qui a du poids à perdre et moi, et on a commencé les menus ensemble ce matin. Pas si délicieux que ça mais c'est un guide. En épiçant davantage et en remplaçant les repas de viande par des légumineuses ou du poisson, ça devrait aller. Jeune homme toujours dans le décor. Il projette de me rendre visite un matin quand je n'aurai pas de yoga! Il organise son horaire de chercheur comme il le veut. En attendant, on s'écrit (brièvement, résolutions obligent!). Cours de yoga avec Marie-Pierre ce matin (Véronique connaît sûrement). Cours de débutants et j'ai trouvé ça dur tellement je suis rouillée. Et ce soir, j'essaie le yoga intégral dont j'ai beaucoup entendu parler dans une autre école sur l'avenue du Parc. Avec une amie. Hier, visite d'un loft qui m'a bien plu (sur plans!). Et je tiens mes résolutions, (pour l'instant!), Juliette, peu de temps à l'ordi. Tchao!

samedi 5 janvier 2008

La vraie vie

La vraie vie, ce n'est pas l'internet. Limiter le temps passé ici, voilà ma résolution. Très difficile. Ou bien rencontrer pour vrai les internautes que je lis, faire en sorte qu'ils deviennent une partie réelle de ma vie. M'ancrer dans la réalité, donc. Réseaucontact achève. Je ne renouvellerai pas. Le yoga reprend lundi, plus intensif que jamais, parce que je le veux, parce que je désire aller au bout de cette expérience, de cet enseignement. Déménager. Risquer. Rencontrer. Vivre. Intensément. Foncer.

jeudi 3 janvier 2008

Dix-sept ans

C'est l'âge où je commence à souhaiter sérieusement que mes enfants quittent la maison. Pas de Tanguy chez nous! Et ils m'ont toujours facilité le processus en devenant de plus en plus difficiles à vivre à cet âge. Dix-sept ans ne fera pas exception. Un caractère de chien, la petite. Comme je lui faisais remarquer qu'elle perdrait ses amis si elle les traitait comme elle nous traite, elle me répond spontanément qu'elle ne ferait jamais ça, que la famille, c'était pas pareil! Hum!

Elle refuse de partager nos repas et ça sonne dans l'après-midi hier. Un livreur apportait le repas de mademoiselle. Ce genre de comportement me rend furieuse. Madame s'enferme dans sa chambre avec son plat et mange dans son lit en regardant la télé et en pitonnant sur son ordi. Comme elle travaille beaucoup et que tout cet argent ne sert qu'à ses besoins personnels, elle a les moyens de faire la grosse vie, sorties, restaurants, vêtements, taxis. Et puis tant mieux en fait. C'est bien qu'elle ait une belle jeunesse et elle est mûre pour prendre de plus en plus de responsabilités. Mais la corde s'étire et chez nous n'est plus qu'un pied-à-terre où elle laisse traîner en vitesse vêtements, livres et achats pour mieux repartir vers d'autres aventures.

Quand elle aura son appart, je sais que nos relations s'assainiront et que nous aurons du plaisir à nous visiter en adultes. En attendant, il y a bien des affrontements ou du lâcher-prise un peu frustré de ma part. Il y a aussi des moments tendres encore mais ils sont bien rares dans le tourbillon de sa vie.

mercredi 2 janvier 2008

La santé

Je vous la souhaite évidemment. L'énergie et la joie de vivre pour profiter à plein de la vie. La santé, pour moi, aujourd'hui, c'était déneiger vigoureusement ma voiture enfouie pour aller retrouver Jeune Homme qui m'avait invitée à déjeuner chez lui. Tangerine avait raison, pourquoi me priver de voir quelqu'un qui a envie de me voir et que j'ai envie de voir aussi?

J'avais des réticences. Parce que je le trouve trop en santé ce Jeune Homme justement. Santé mentale. Un grand respect pour les autres, une joie de vivre naturelle, une simplicité de vie et une complexité dans les idées et les concepts, un gars brillant, doctorat en sciences, doctorat en relations humaines aussi que je lui décernerais. Je lui demande ce qui distingue l'amour avec une femme quinze ans plus jeune et une quinze ans plus vieille que lui (il vient de vivre les deux expériences) et il réussit à me répondre en n'égratignant personne et en valorisant ces deux femmes qu'il a eues dernièrement dans sa vie. Sans effort. Sans patiner. Parce qu'il a un grand respect naturel pour l'autre, pour la femme, parce que c'est un doux, un vrai doux, pas un sans couleur et sans saveur, non, un doux assumé, chaleureux, rieur, avec les yeux brillants.

Bref! Je ne voulais pas revoir Jeune Homme parce que je le trouve trop extraordinaire et qu'il m'est bien difficile de le cantonner dans un rôle d'amant point. Il a une personnalité trop riche pour l'encarcaner dans un moule, Doux Jeune Homme Souriant. On a parlé de ses relations amoureuses. Je vais tellement bien le conseiller que ça va marcher avec la jeune femme qui l'intéresse. Et je serai contente pour lui.

Et là, je me sens pleine d'énergie pour ma sortie de ce soir chez..... Voisin! Sortie du temps des Fêtes, j'y vais avec Treize ans et son fils sera là. On va écouter de la musique, bien manger (Voisin est Français et il répond à plusieurs des clichés sur les habitants de ce pays, dont celui de cuisiner comme un Dieu! et d'aimer manger longuement, si longuement, des heures et des heures, j'adore!), jaser en masse et ça va être agréable. On va ensuite rentrer tard le soir,en enjambant en riant les bancs de neige, Treize ans et moi, encore en vacances. La vie est douce et je suis la plus chanceuse des femmes.