samedi 5 avril 2008
L'optimisme
C'est le contraire du pessimisme. C'est le verre à moitié plein. C'est la croyance que les choses vont s'améliorer avec le temps. C'est le sourire gratuit. C'est se taire parce que se plaindre alimenterait le négativisme. C'est courir en pensant que son coeur en bénéficie. C'est continuer jour après jour. C'est imaginer ses enfants heureux. C'est manger un gâteau en étant persuadée qu'on ne va pas grossir. C'est écrire ses mémoires en se croyant éternelle. C'est avoir le coeur qui bat en rencontrant un homme. C'est acheter un rouge à lèvres. C'est écrire ce billet pour Encre qui s'inquiéte. C'est s'imaginer que la peinture va se faire toute seule à force de la visualiser sur les murs. Bon, d'accord, ça, c'est plus du rêve et de la paresse que de l'optimisme, j'avoue!
Le grand frère
Treize ans est sortie au cinéma avec son grand frère de vingt-sept ans. Elle était toute prête à huit heures ce matin! Il est son héros. Je suis bien contente que mon fils entretienne une si belle relation avec ses soeurs. Un grand frère aimant, c'est précieux et encore plus pour des fillettes qui n'ont pas de père.
La psychanalyse
J'ai déjà vu une psychologue. Deux psychologues en fait. La première, c'est celle qui s'occupait de l'aide aux employés de mon ministère. J'enseignais depuis vingt ans, j'avais l'impression d'avoir fait le tour et c'est pour une aide à la réorientation que je l'avais consultée. Mon employeur nous octroyait cinq séances gratuites et confidentielles. Finalement, je ne me suis pas réorientée mais j'ai adopté trois enfants l'une après l'autre. Elle avait trouvé que mon souhait de maternité était légitime et que j'étais saine d'esprit et apte à le réaliser. Elle m'a donc aidée à me mettre en action. Merci psy!
La deuxième a été consultée à grands frais alors qu'une de mes filles adoptées avait des difficultés majeures. J'avais dû la placer en centre d'accueil pour sa sécurité. Elle avait douze ans. La psychologue consultée était spécialisée en troubles de l'attachement et je me suis sentie profondément comprise, enfin! Tout ce que je lui racontais sur ma fille, elle le savait déjà. Elle pouvait terminer mes phrases, elle pouvait prédire la prochaine action de ma fille. J'ai reçu son appui inconditionnel et dévoué pour m'opposer à certaines décisions des centres jeunesse. Elle a même offert de venir aux réunions avec moi. Ça n'a pas été nécessaire. Son soutien m'a tellement renforcée et déculpabilisée que j'ai pu tenir tête à des travailleuses sociales qui s'étaient mises à plusieurs pour m'imposer leur vision. J'ai pu soutenir leur mépris alors que je refusais le retour de ma fille dans sa famille, certaine que je faisais ce qui était pour son bien et le nôtre. Merci et encore merci psy!
Actuellement, ce qui me serait utile, ce serait probablement un orienteur. Parce que je ne sais plus trop vers quoi me tourner. Pas que je manque de choix et de posssibilités, au contraire, il y en a trop.
Notre dernière idée à Treize ans et moi: un voyage en Égypte cet été, trois semaines avec le Club Aventure. On cogite et je calcule. Et puis il y a Dix-sept ans évidemment. Vais-je la laisser si longtemps? Et puis la maison et les locataires et le grand terrain. C'est pour ça que je voulais vendre, pour ne plus être l'esclave de la maison. Un psy orienteur m'aiderait probablement à démêler tout ça.
J'ai comme l'impression que ce projet va demeurer un projet jamais réalisé. Et je m'en veux pour ça. Je me sens mauvaise mère. Les amies de ma fille voyagent toutes, selon elle. Suis-je en train de me faire manipuler? Je suis facilement manipulable quand ça vient de Treize ans. Je trouve déjà sa vie si difficile à cause de ses problèmes d'apprentissage, j'admire son courage et sa ténacité et j'aimerais adoucir les difficultés. C'est celle de mes enfants qui apprécie le plus les voyages et l'Égypte particulièrement l'a toujours passionnée.
La deuxième a été consultée à grands frais alors qu'une de mes filles adoptées avait des difficultés majeures. J'avais dû la placer en centre d'accueil pour sa sécurité. Elle avait douze ans. La psychologue consultée était spécialisée en troubles de l'attachement et je me suis sentie profondément comprise, enfin! Tout ce que je lui racontais sur ma fille, elle le savait déjà. Elle pouvait terminer mes phrases, elle pouvait prédire la prochaine action de ma fille. J'ai reçu son appui inconditionnel et dévoué pour m'opposer à certaines décisions des centres jeunesse. Elle a même offert de venir aux réunions avec moi. Ça n'a pas été nécessaire. Son soutien m'a tellement renforcée et déculpabilisée que j'ai pu tenir tête à des travailleuses sociales qui s'étaient mises à plusieurs pour m'imposer leur vision. J'ai pu soutenir leur mépris alors que je refusais le retour de ma fille dans sa famille, certaine que je faisais ce qui était pour son bien et le nôtre. Merci et encore merci psy!
Actuellement, ce qui me serait utile, ce serait probablement un orienteur. Parce que je ne sais plus trop vers quoi me tourner. Pas que je manque de choix et de posssibilités, au contraire, il y en a trop.
Notre dernière idée à Treize ans et moi: un voyage en Égypte cet été, trois semaines avec le Club Aventure. On cogite et je calcule. Et puis il y a Dix-sept ans évidemment. Vais-je la laisser si longtemps? Et puis la maison et les locataires et le grand terrain. C'est pour ça que je voulais vendre, pour ne plus être l'esclave de la maison. Un psy orienteur m'aiderait probablement à démêler tout ça.
J'ai comme l'impression que ce projet va demeurer un projet jamais réalisé. Et je m'en veux pour ça. Je me sens mauvaise mère. Les amies de ma fille voyagent toutes, selon elle. Suis-je en train de me faire manipuler? Je suis facilement manipulable quand ça vient de Treize ans. Je trouve déjà sa vie si difficile à cause de ses problèmes d'apprentissage, j'admire son courage et sa ténacité et j'aimerais adoucir les difficultés. C'est celle de mes enfants qui apprécie le plus les voyages et l'Égypte particulièrement l'a toujours passionnée.
vendredi 4 avril 2008
Le grand intellectuel mélomane
Réseaucontact. J'ai cinquante ans. Il y a ce type qui écrit sur le courrier du coeur. Intéressant le courrier du coeur de réseaucontact. Vous devriez jeter un oeil. J'ai rencontré pas mal d'hommes qui y écrivent. Alors l'écrivain en question était bref mais très présent. Et ses conseils étaient souvent adéquats. Humoristiques. Surprenants. J'aime les gens non-conventionnels. J'allais voir sa fiche. Très brève aussi. Un grand type bref donc. Je communique.
Il me répond qu'il est un homme fucké qui n'a pas le tour avec les femmes et que ce serait tout simplement une erreur de le rencontrer. J'ai été intriguée et rencontre il y eût, rapidement. Je suis alors persuadée que tout se passe bien, que je lui plais et qu'il me plaît. La conversation est fluide et agréable. Je le trouve fort intéressant.
Quand je lui écris que j'aimerais le revoir, il me répond que ce n'est pas le cas pour lui, que je ne suis pas son genre de femmes. Bon, une autre aurait décroché tout de suite, mais je devais avoir une confiance en moi béton, car je ne le crois pas!!! Je lui écris exactement ça, que je ne le crois pas et je lui demande pourquoi il croit (à tort!) que je ne suis pas son genre de femme. J'étais habillée en noir, qu'il me répond. On se rencontre à nouveau, à mon initiative vous l'aurez deviné. Cette fois, je suis habillée en rouge feu. Et débute une histoire follement romantique. Monsieur veut me voir tout le temps. Il m'écrit des poèmes, m'emmène au concert et plutôt aux concerts, car la musique est sa passion. On se tient chastement la main. On va ensuite marcher longuement au jardin botanique ou au parc Lafontaine, je deviens une madone sur l'herbe et mon amoureux pose sa tête sur ma jupe. Cliché. Images. Folie. Été. Il m'appelle, veut me voir encore et encore, me raconte sa vie, son enfance dans tous les détails, et il y en a long à raconter, il a cinquante-cinq ans. Je viens à brûler pour lui, pour son corps, je veux dire. La madone, ça fait un temps avec moi. Mais monsieur n'est pas pressé de toute évidence. Je vais suivre son rythme pour une fois. Et il est si romantique, si prévenant, si ... intéressé.
Quand il part en vacances... seul, nous n'avons échangé que des baisers. J'attends son retour avec une certaine impatience.
Il m'a donné rendez-vous au restaurant. Je lui donne rendez-vous chez lui et j'insiste. J'apporterai le repas, monsieur n'étant pas féru en cuisine. C'est ce soir que ça se passe, mon chéri mélomane. On cuisine ensemble, enfin plus ou moins ensemble, je cuisine et il aide un peu. J'ai apporté du vin mais il n'en boit pas. Non, pas un ex-alcoolique, seulement quelqu'un qui n'aime pas le vin. Il n'aime pas manger non plus. J'aurais dû voir certains signes. Bon, alors on mange mon délicieux repas ou plutôt, je mange mon délicieux repas et il le picore un peu, il le trouve trop épicé. Les épices non plus, il n'aime pas. Peu importe, cette fois, il ne m'échappera pas. On parle (il parle!) musique, littérature, politique! Je tente de ramener la conversation vers des sujets plus intimes, personnels, avec un petit succès. Les femmes l'ont toujours déçu. Toujours. Toutes sauf une, et encore... Il a été dépucelé à ... 33 ans! J'écoute tout ça et au lieu de me sauver à toutes jambes, je suis attirée encore. Il y a des mois qu'on se voit, qu'on se courtise, qu'il me tient la main, qu'il me dit m'adorer, qu'il recherche ma présence, me trouve tellement différente. Il est vrai qu'on a peu en commun, il aime sa musique, ses lectures, moi aussi je lis mais on ne lit vraiment pas la même chose, il n'a pas d'amis, parle beaucoup de sa mère décédée, en fait, sa maison est décorée avec des photos de sa mère. C'est curieux mais les gens curieux ne me rebutent pas.
Après le repas auquel il a à peine goûté, après deux verres de vin que j'ai bus toute seule, on passe au salon. Il parle alors de faire une promenade. Pas question! Je l'embrasse, le caresse et entreprends de le déshabiller. Il se laisse faire passivement. On se retrouvera dans son lit, à mon initiative. Je suis folle de passion. Ma passion peut bien aller se rhabiller. De son côté... rien!
Il faut être patiente, voilà tout. S'ensuivront de nombreuses séances de patience. Il est toujours partant pour me voir et aller au concert avec moi. Il me trouve merveilleuse et ne passe pas une journée sans m'écrire, m'appeler ou vouloir me voir. Mais nos sessions intimes sont toujours à mon initiative. Évidemment, je veux en parler. Il tente d'éviter le sujet mais je deviens de plus en plus obsédée par la chose. Je n'en reviens tout simplement pas. Il finit pas m'avouer que ça ne marchait pas plus avec les autres, que pour lui ce n'est pas vraiment important, que l'affection et la tendresse lui suffisent. Je lui parle Viagra et thérapie chez un sexologue et on a notre première dispute.
Nos échanges épistolaires passent alors d'amoureux et romantiques à acerbes. Il me traite d'obsédée sexuelle, je lui recommande de se faire soigner. La fin viendra rapidement, vous vous en doutez.
Il me répond qu'il est un homme fucké qui n'a pas le tour avec les femmes et que ce serait tout simplement une erreur de le rencontrer. J'ai été intriguée et rencontre il y eût, rapidement. Je suis alors persuadée que tout se passe bien, que je lui plais et qu'il me plaît. La conversation est fluide et agréable. Je le trouve fort intéressant.
Quand je lui écris que j'aimerais le revoir, il me répond que ce n'est pas le cas pour lui, que je ne suis pas son genre de femmes. Bon, une autre aurait décroché tout de suite, mais je devais avoir une confiance en moi béton, car je ne le crois pas!!! Je lui écris exactement ça, que je ne le crois pas et je lui demande pourquoi il croit (à tort!) que je ne suis pas son genre de femme. J'étais habillée en noir, qu'il me répond. On se rencontre à nouveau, à mon initiative vous l'aurez deviné. Cette fois, je suis habillée en rouge feu. Et débute une histoire follement romantique. Monsieur veut me voir tout le temps. Il m'écrit des poèmes, m'emmène au concert et plutôt aux concerts, car la musique est sa passion. On se tient chastement la main. On va ensuite marcher longuement au jardin botanique ou au parc Lafontaine, je deviens une madone sur l'herbe et mon amoureux pose sa tête sur ma jupe. Cliché. Images. Folie. Été. Il m'appelle, veut me voir encore et encore, me raconte sa vie, son enfance dans tous les détails, et il y en a long à raconter, il a cinquante-cinq ans. Je viens à brûler pour lui, pour son corps, je veux dire. La madone, ça fait un temps avec moi. Mais monsieur n'est pas pressé de toute évidence. Je vais suivre son rythme pour une fois. Et il est si romantique, si prévenant, si ... intéressé.
Quand il part en vacances... seul, nous n'avons échangé que des baisers. J'attends son retour avec une certaine impatience.
Il m'a donné rendez-vous au restaurant. Je lui donne rendez-vous chez lui et j'insiste. J'apporterai le repas, monsieur n'étant pas féru en cuisine. C'est ce soir que ça se passe, mon chéri mélomane. On cuisine ensemble, enfin plus ou moins ensemble, je cuisine et il aide un peu. J'ai apporté du vin mais il n'en boit pas. Non, pas un ex-alcoolique, seulement quelqu'un qui n'aime pas le vin. Il n'aime pas manger non plus. J'aurais dû voir certains signes. Bon, alors on mange mon délicieux repas ou plutôt, je mange mon délicieux repas et il le picore un peu, il le trouve trop épicé. Les épices non plus, il n'aime pas. Peu importe, cette fois, il ne m'échappera pas. On parle (il parle!) musique, littérature, politique! Je tente de ramener la conversation vers des sujets plus intimes, personnels, avec un petit succès. Les femmes l'ont toujours déçu. Toujours. Toutes sauf une, et encore... Il a été dépucelé à ... 33 ans! J'écoute tout ça et au lieu de me sauver à toutes jambes, je suis attirée encore. Il y a des mois qu'on se voit, qu'on se courtise, qu'il me tient la main, qu'il me dit m'adorer, qu'il recherche ma présence, me trouve tellement différente. Il est vrai qu'on a peu en commun, il aime sa musique, ses lectures, moi aussi je lis mais on ne lit vraiment pas la même chose, il n'a pas d'amis, parle beaucoup de sa mère décédée, en fait, sa maison est décorée avec des photos de sa mère. C'est curieux mais les gens curieux ne me rebutent pas.
Après le repas auquel il a à peine goûté, après deux verres de vin que j'ai bus toute seule, on passe au salon. Il parle alors de faire une promenade. Pas question! Je l'embrasse, le caresse et entreprends de le déshabiller. Il se laisse faire passivement. On se retrouvera dans son lit, à mon initiative. Je suis folle de passion. Ma passion peut bien aller se rhabiller. De son côté... rien!
Il faut être patiente, voilà tout. S'ensuivront de nombreuses séances de patience. Il est toujours partant pour me voir et aller au concert avec moi. Il me trouve merveilleuse et ne passe pas une journée sans m'écrire, m'appeler ou vouloir me voir. Mais nos sessions intimes sont toujours à mon initiative. Évidemment, je veux en parler. Il tente d'éviter le sujet mais je deviens de plus en plus obsédée par la chose. Je n'en reviens tout simplement pas. Il finit pas m'avouer que ça ne marchait pas plus avec les autres, que pour lui ce n'est pas vraiment important, que l'affection et la tendresse lui suffisent. Je lui parle Viagra et thérapie chez un sexologue et on a notre première dispute.
Nos échanges épistolaires passent alors d'amoureux et romantiques à acerbes. Il me traite d'obsédée sexuelle, je lui recommande de se faire soigner. La fin viendra rapidement, vous vous en doutez.
jeudi 3 avril 2008
Bof!
Je crois que ma déprime d'aujourd'hui d'origine inconnue en a une origine connue. Il y a bien sûr ma grande fille qui a sonné à ma porte tard un soir, ruisselante de larmes. Ma grande fille qui ne pleure jamais qui me sanglotait dans les bras. Je l'ai repoussée pour l'observer. Rien de cassé en apparence du moins. Et puis je l'ai reprise dans mes bras. Tellement rare qu'elle se laisse faire. Son corps est tellement frêle. "Manges-tu?" "Oui", qu'elle me répond à travers son torrent de larmes. Et c'est un bébé, une toute petite fille qui se laisse bercer. Histoire d'argent. Tout son argent. Celui qui était placé pour son avenir, pour ses études. Celui qu'elle a retiré une fois majeure. Elle pouvait, c'était à elle. Flambé le douze mille dollars. Par le chum. Mais le chum la fait vivre depuis longtemps et comme ils ont la philosophie " ce qui est à toi est à moi"... Ils voulaient s'ouvrir un restaurant. Elle s'accrochait à ce rêve. Elle veut que je lui prête de l'argent.
Je suis moins affectée qu'avant par les difficultés de la vie de ma fille aînée. J'ai appris à m'en protéger. Pour ne pas sombrer avec elle. En fait, elle va mal mais tellement mieux que ce que les spécialistes prédisaient. Drogue, prostitution et suicide. Rien de tout cela n'est arrivé.
Il y a aussi l'échec de mes projets de professeure de yoga. J'ai quitté un cours de professeure pour m'inscrire à un autre. Or, le deuxième cours devient de plus en plus hypothétique. Pas assez d'inscriptions. Et puis c'est broche-à-foin, je m'en rendais pourtant compte, mais je mettais le manque d'organisation sur le côté ésotérique de l'école. Je me retrouve le bec à l'eau un peu. C'était mon projet de vie principal. Je tourne en rond, fais du yoga le matin ce qui est très bien mais je ne retrouve plus l'intensité de la pratique de l'école, l'adrénaline et le sentiment extatique d'être vivante et de poursuivre un but.
Et puis aujourd'hui, en accompagnant Voisin à l'hôpital, j'ai vu des travailleuses tellement extraordinaires, efficaces, charmantes, pleines d'humour malgré la difficulté de la tâche. Et je me suis sentie vide et inutile en comparaison. Bon, je sais, il n'en tient qu'à moi. Il n'en tient qu'à moi.
Peut-être les hormones aussi? Commodes les hormones pour les femmes. On peut leur mettre bien des choses sur le dos. Facile.
Je vais aller marcher et courir un peu. Je ne peux pas faire de yoga tout de suite, je viens de manger. Bouger, c'est toujours approprié quand ça ne va pas et quand ça va aussi. Ce qu'il y a de magnifique, ce sont ces journées qui allongent. Il fait même encore soleil.
Je suis moins affectée qu'avant par les difficultés de la vie de ma fille aînée. J'ai appris à m'en protéger. Pour ne pas sombrer avec elle. En fait, elle va mal mais tellement mieux que ce que les spécialistes prédisaient. Drogue, prostitution et suicide. Rien de tout cela n'est arrivé.
Il y a aussi l'échec de mes projets de professeure de yoga. J'ai quitté un cours de professeure pour m'inscrire à un autre. Or, le deuxième cours devient de plus en plus hypothétique. Pas assez d'inscriptions. Et puis c'est broche-à-foin, je m'en rendais pourtant compte, mais je mettais le manque d'organisation sur le côté ésotérique de l'école. Je me retrouve le bec à l'eau un peu. C'était mon projet de vie principal. Je tourne en rond, fais du yoga le matin ce qui est très bien mais je ne retrouve plus l'intensité de la pratique de l'école, l'adrénaline et le sentiment extatique d'être vivante et de poursuivre un but.
Et puis aujourd'hui, en accompagnant Voisin à l'hôpital, j'ai vu des travailleuses tellement extraordinaires, efficaces, charmantes, pleines d'humour malgré la difficulté de la tâche. Et je me suis sentie vide et inutile en comparaison. Bon, je sais, il n'en tient qu'à moi. Il n'en tient qu'à moi.
Peut-être les hormones aussi? Commodes les hormones pour les femmes. On peut leur mettre bien des choses sur le dos. Facile.
Je vais aller marcher et courir un peu. Je ne peux pas faire de yoga tout de suite, je viens de manger. Bouger, c'est toujours approprié quand ça ne va pas et quand ça va aussi. Ce qu'il y a de magnifique, ce sont ces journées qui allongent. Il fait même encore soleil.
L'hôpital
Je déteste parler de maladie. Ma mère m'a toujours dit que c'était le sujet le plus ennuyant du monde, celui à éviter et qu'à la question "Comment ça va?" il ne devait jamais y avoir aucune autre réponse que "Bien, merci." Or, je vais à l'hôpital ce matin. Mais non, je ne suis pas malade! C'est pour Voisin. Un test d'intestin et il doit être accompagné. Du coup, je me tâte. Il est plus jeune que moi, un peu. Il va bien y avoir quelque chose qui va lâcher chez moi aussi éventuellement. Une vague angoisse m'envahit. L'hôpital, je le savais, ce n'est pas bon pour la santé.
lundi 31 mars 2008
Treize ans
Hier, on a passé un super après-midi ensemble Treize ans et moi à nous balader sur l'avenue Mont-Royal, à entrer dans toutes les boutiques, à profiter du soleil radieux et même à jaser joyeusement! Elle a tellement apprécié que lorsque l'heure de mon cours de yoga est arrivée et que j'ai voulu l'accompagner au métro pour qu'elle rentre à la maison, elle m'a demandé de continuer à se promener un peu. Pourquoi pas? Il faisait tellement beau. D'accord, tu te promènes jusqu'à dix-sept heures trente et tu rentres Treize ans. Marché conclu!
Je suis donc allée au yoga Iyengar, j'ai eu un superbe cours et c'est bien énergisée et joyeuse que je suis revenue chez moi. Il était sept heures et demi. Pas de fille au domicile! Un message sur le répondeur. Treize ans s'était rendue toute seule chez une de ses amies qui habite loin. Métro, autobus, elle avait trouvé le chemin toute seule! Ne pas oublier qu'on a affaire à une grande dyslexique, pour qui lire un plan de métro est toute une entreprise. J'étais à la fois très fière de cette grande preuve d'autonomie et fâchée qu'elle n'ait pas suivi mes directives. Finalement, les parents de l'amie l'ont reconduite à la maison. Et je l'ai donc d'abord félicitée pour la chicaner (pas beaucoup) ensuite. J'étais pas mal plus contente que fâchée. Elle va s'en tirer ma poulette!
Je suis donc allée au yoga Iyengar, j'ai eu un superbe cours et c'est bien énergisée et joyeuse que je suis revenue chez moi. Il était sept heures et demi. Pas de fille au domicile! Un message sur le répondeur. Treize ans s'était rendue toute seule chez une de ses amies qui habite loin. Métro, autobus, elle avait trouvé le chemin toute seule! Ne pas oublier qu'on a affaire à une grande dyslexique, pour qui lire un plan de métro est toute une entreprise. J'étais à la fois très fière de cette grande preuve d'autonomie et fâchée qu'elle n'ait pas suivi mes directives. Finalement, les parents de l'amie l'ont reconduite à la maison. Et je l'ai donc d'abord félicitée pour la chicaner (pas beaucoup) ensuite. J'étais pas mal plus contente que fâchée. Elle va s'en tirer ma poulette!
La modération
Je modère les commentaires de mon blogue parce que je reçois des commentaires anonymes agressifs. Jamais arrivé avant. Les attaques ont rapport à mon âge. On me traite de vieille adolescente attardée et de bien d'autres choses que je ne répéterai pas. C'est vrai qu'une femme de cinquante ans devrait faire du sucre à la crème et tricoter des pantoufles en fentex en se berçant au clair de lune. Or, le clair de lune m'inspire autre chose encore. Dérangeant pour certaines personnes. C'est leur problème mais je ne vais tout de même pas leur faire le plaisir de publier leurs insultes.
samedi 29 mars 2008
Une journée
Une journée frustrante centrée sur les autres une journée où je n'ai pas eu la sagesse de me faire plaisir une journée trop vite passée dans laquelle je n'ai pas vu les petits bonheurs qui s'y cachaient sans doute trop concentrée sur la tâche sur l'action sur en finir pour passer à autre chose autre chose qui n'est jamais venue et me voilà le soir et il n'y a plus de temps et j'ai cette impression de gâchis léger plate bête.
vendredi 28 mars 2008
Voisin et son fils
J'ai appris à me taire quand Voisin parle de son fils. C'est fort souvent pour se plaindre. Il ne le voit qu'une fin de semaine sur deux et un mois l'été par ordre de cour. Il aurait préféré la garde partagée. Le gamin habite à une heure de route donc n'a pas d'amis chez papa. Il y a deux semaines, il pestait parce que le petit avait un test de classement pour sa future équipe de soccer et qu'il devait donc l'y conduire et handicaper leur fin de semaine ensemble, déjà qu'il le voit si peu souvent. Pas toujours capable de me taire, j'ai simplement dit qu'ils seraient ensemble pour ce test et qu'il aurait le plaisir de le voir jouer. Les yeux qu'il m'a faits! Incapable de parler à la mère après huit années de séparation, Voisin! Et là, hier, à la piscine, il se plaignait encore que la mère voulait changer les fins de semaine, pour sa fête à elle et qu'il en avait marre de toujours céder. Cette fois, j'ai su me taire et j'ai plongé. Bien profond.
samedi 22 mars 2008
La salade
Je suis dans la salade. Pour vingt-cinq personnes. Dans les soupers familiaux communautaires, on me met toujours à la salade. On fête ma maman ce soir. Un surprise party pour ses 82 ans! Elle pense qu'elle va souper seulement avec mon frère et sa femme. Mais nous serons tous là.
jeudi 20 mars 2008
La coach
Mardi midi, j'avais rendez-vous avec mon amie P, celle avec laquelle je faisais du yoga à l'automne. Dîner dans un petit café mais avec papier et crayon. Toutes les deux, nous avons besoin de faire des changements dans nos vies. Nous avons donc décidé de devenir la coach de vie l'une de l'autre. Tellement facile de dire à quelqu'un d'autre quoi faire! Les problèmes et leurs solutions apparaissent plus clairement quand il ne s'agit pas de soi.
On a d'abord jasé abondamment informellement. Ça vient tout seul. La partie facile, quoi! On a le même âge et certains problèmes de l'une sont les problèmes de l'autre.
Dans mon cas à moi, elle m'a donné un devoir que je n'aime pas du tout. Mais que je vais faire. On se rencontre pour ça, se pousser un peu, rendre des comptes, sortir de nos habitudes! D'ailleurs. les devoirs que moi je lui ai donnés. elle ne les aime pas non plus parce qu'ils la bousculent.
Étant donné que je me plains constamment que je veux déménager mais pas vraiment non plus et pour aller où et qu'à bien y penser un grand loft dans un immense immeuble anonyme, ce n'est pas ça non plus et blablabla, étant donné que je suis fatigante donc avec ce sujet du domicile, elle a décidé que mon devoir de la semaine porterait là-dessus! Ouais... Elle veut que je décore ma maison, laissée à l'abandon depuis longtemps. Je lui disais aimer l'art et visiter des galeries, ce qui est nouveau et stimulant pour moi, je lui disais avoir voulu acheter une oeuvre pour la première fois. Elle veut donc que j'investisse mon appartement actuel, que je l'investisse sans me dire constamment comme je le fais que c'est du temps perdu vu que je vais déménager et que j'y suis depuis trop longtemps. D'accord, vendu, je vais le faire le devoir. Et je fais le tour du propriétaire depuis lors, et c'est moi la propriétaire en plus et il faudra ressortir la peinture et changer ci et ça et ça ne me tente toujours pas, mais je vais le faire l'effort, parce que je l'ai promis. Et puis, même si je décide de vendre, une maison fraîche peinte et pimpante, c'est plus vendeur qu'une maison fatiguée et négligée. Même chose pour les femmes d'ailleurs! Et les hommes aussi.
Pour ce qui est des nombreuses décisions face à mon futur, Amie Coach y travaille avec moi. Tranquillement. On ne peut pas tout faire dans une semaine. Heureusement qu'elle était là. J'ai tendance à vouloir tout faire tout de suite et à m'emmêler dans mes accomplissements ou leur absence. Un oeil extérieur et bienveillant est vraiment bienvenu.
Le yoga? Hum... pas fort fort. J'en fais un peu au réveil ce qui est déjà une performance. Systématiquement. J'ouvre un oeil et je me retrouve sur le tapis déjà déroulé qui m'attend. Quelques asanas et je vais déjeuner. Déjà ça de pris. Je voudrais que cette habitude s'imprime dans mon cerveau. Ça s'en vient.
On a d'abord jasé abondamment informellement. Ça vient tout seul. La partie facile, quoi! On a le même âge et certains problèmes de l'une sont les problèmes de l'autre.
Dans mon cas à moi, elle m'a donné un devoir que je n'aime pas du tout. Mais que je vais faire. On se rencontre pour ça, se pousser un peu, rendre des comptes, sortir de nos habitudes! D'ailleurs. les devoirs que moi je lui ai donnés. elle ne les aime pas non plus parce qu'ils la bousculent.
Étant donné que je me plains constamment que je veux déménager mais pas vraiment non plus et pour aller où et qu'à bien y penser un grand loft dans un immense immeuble anonyme, ce n'est pas ça non plus et blablabla, étant donné que je suis fatigante donc avec ce sujet du domicile, elle a décidé que mon devoir de la semaine porterait là-dessus! Ouais... Elle veut que je décore ma maison, laissée à l'abandon depuis longtemps. Je lui disais aimer l'art et visiter des galeries, ce qui est nouveau et stimulant pour moi, je lui disais avoir voulu acheter une oeuvre pour la première fois. Elle veut donc que j'investisse mon appartement actuel, que je l'investisse sans me dire constamment comme je le fais que c'est du temps perdu vu que je vais déménager et que j'y suis depuis trop longtemps. D'accord, vendu, je vais le faire le devoir. Et je fais le tour du propriétaire depuis lors, et c'est moi la propriétaire en plus et il faudra ressortir la peinture et changer ci et ça et ça ne me tente toujours pas, mais je vais le faire l'effort, parce que je l'ai promis. Et puis, même si je décide de vendre, une maison fraîche peinte et pimpante, c'est plus vendeur qu'une maison fatiguée et négligée. Même chose pour les femmes d'ailleurs! Et les hommes aussi.
Pour ce qui est des nombreuses décisions face à mon futur, Amie Coach y travaille avec moi. Tranquillement. On ne peut pas tout faire dans une semaine. Heureusement qu'elle était là. J'ai tendance à vouloir tout faire tout de suite et à m'emmêler dans mes accomplissements ou leur absence. Un oeil extérieur et bienveillant est vraiment bienvenu.
Le yoga? Hum... pas fort fort. J'en fais un peu au réveil ce qui est déjà une performance. Systématiquement. J'ouvre un oeil et je me retrouve sur le tapis déjà déroulé qui m'attend. Quelques asanas et je vais déjeuner. Déjà ça de pris. Je voudrais que cette habitude s'imprime dans mon cerveau. Ça s'en vient.
mercredi 19 mars 2008
Fausse alerte
Ce n'était pas Dulcinée qui était en visite chez Voisin mais bien une Française qui y a passé quelques jours. Je la connais d'ailleurs. Une femme qui avait fait le tour du monde en bicyclette avec son mari et son enfant. Ils avaient donné une conférence à notre Maison de la Culture et Voisin les avait invités à séjourner chez lui. Depuis lors, ils ont divorcé mais Voisin est resté ami avec la dame qui loge chez lui quand elle vient à Montréal. Quelle est la nature de leurs rapports? me demandez-vous. Que vous êtes curieux! Moi, cette question, je ne me la pose pas.
mardi 18 mars 2008
L'insécurité
Hier soir, j'ai téléphoné à Voisin. Il n'avait pas sa voix habituelle et m'a dit tout bas qu'il avait de la visite spéciale. J'ai immédiatement dit qu'on se rappellerait une autre fois et il n'a pas protesté. On a raccroché. Je pense que Dulcinée était là. Les choses se concrétiseraient donc pour Voisin. Et pour moi aussi. Tant que rien de concret ne se passe entre eux, tant que ce n'est que du flirt, j'ai ma place dans sa vie. Une place occasionnelle mais réelle. Mais là...
samedi 15 mars 2008
Domesticité
Je fais dans le familial et le domestique ces jours-ci. Me convainquant que Treize ans a encore besoin de moi et que je suis toujours utile. Je sais bien que je me leurre d'aplomb depuis sa visible déception que je ne sois pas partie au cours de prof de yoga ce matin. Elle en pleurait presque quand je lui ai dit que j'avais abandonné. Voulant donner le change, j'ai insisté pour que l'on fasse quelque chose ensemble étant donné ma disponibilité qui ne durerait pas. Elle s'en serait bien passé de ma disponibilité. Après une terrible et interminable procrastination de sa part, nous nous sommes retrouvées à l'expo manger Santé au Palais des congrès. C'était mon idée en plus. Je ne sais pas trop ce à quoi je m'attendais. En fait, pour dix dollars par personne, on se retrouve dans un vaste magasin d'aliments naturels peuplé d'une foule bigarrée et surtout très nombreuse.
Treize ans s'est plaint tout de suite qu'il y avait trop de monde et que c'était plate. Comme elle avait parfaitement raison, je ne lui répondais rien. Elle me tirait par la manche, me poussait, se plaignait et j'avais de plus en plus envie de l'étriper. J'ai décidé qu'on se séparait et qu'on se retrouverait près de la sortie à quatre heures. Elle m'a retrouvée bien avant ça, réclamant de partir, ce que je lui ai accordé. Elle avait sa carte de métro, sa clé et son cell. Bye Treize ans! On se revoit plus tard. J'ai pu parler un peu avec des végétariens qui tenaient des stands et écouter une conférence. Au bout d'une heure, voilà ma Treize ans qui se pointe. "T'es pas partie, toi?" Elle ne chiâlait plus tout d'un coup. Ma jeune consommatrice voulait acheter du fromage, et du lait bio au chocolat et du chocolat équitable aussi et du pain au levain et du beurre d'arachides frais. Accordé! De mon côté, j'avais trouvé des imitations impeccables de pépites de poulet végétariennes et de galettes à hamburger. J'ai fait goûter à Treize ans qui a approuvé. Un peu de pâté végétal avec ça et on est rentrées. Là, elle pratique son piano. Ma tante a recommencé à lui donner des cours.
Je voudrais un chum tout de suite là en ce moment même. Il y a comme un manque là. Immédiat. Tangible. J'en emprunterais un et ça ferait aussi bien. Jusqu'à demain matin.
Treize ans s'est plaint tout de suite qu'il y avait trop de monde et que c'était plate. Comme elle avait parfaitement raison, je ne lui répondais rien. Elle me tirait par la manche, me poussait, se plaignait et j'avais de plus en plus envie de l'étriper. J'ai décidé qu'on se séparait et qu'on se retrouverait près de la sortie à quatre heures. Elle m'a retrouvée bien avant ça, réclamant de partir, ce que je lui ai accordé. Elle avait sa carte de métro, sa clé et son cell. Bye Treize ans! On se revoit plus tard. J'ai pu parler un peu avec des végétariens qui tenaient des stands et écouter une conférence. Au bout d'une heure, voilà ma Treize ans qui se pointe. "T'es pas partie, toi?" Elle ne chiâlait plus tout d'un coup. Ma jeune consommatrice voulait acheter du fromage, et du lait bio au chocolat et du chocolat équitable aussi et du pain au levain et du beurre d'arachides frais. Accordé! De mon côté, j'avais trouvé des imitations impeccables de pépites de poulet végétariennes et de galettes à hamburger. J'ai fait goûter à Treize ans qui a approuvé. Un peu de pâté végétal avec ça et on est rentrées. Là, elle pratique son piano. Ma tante a recommencé à lui donner des cours.
Je voudrais un chum tout de suite là en ce moment même. Il y a comme un manque là. Immédiat. Tangible. J'en emprunterais un et ça ferait aussi bien. Jusqu'à demain matin.
vendredi 14 mars 2008
Le yoga et les enfants
Ce billet se veut une réponse à petite Fadette qui se plaint de ne pas pouvoir faire de yoga avec deux jeunes enfants de dix-huit mois et de quatre ans qui lui sautent dessus. J'ai une bonne nouvelle pour elle, elle peut!!! Différemment que si elle était seule, mais le yoga et les jeunes enfants, ça va très bien ensemble. La plupart des asanas ont des noms d'animaux, parfait pour les enfants en partant! Les enfants adorent les animaux. Alors on fait la tortue ensemble, le chien, le chat, le serpent. Ça devrait les faire rire. Et le lion qui rugit, là, c'est la rigolade assurée. Le yoga dans la bonne humeur, voilà comment l'aborder avec des enfants. Ambaa yoga donne des formations pour enseigner le yoga aux enfants. J'ai suivi la formation pour les cinq à huit ans. Mais je vais m'inscrire aux autres. Parce que c'est intéressant. Et parce que j'aurai le temps VU QUE J'AI DÉCIDÉ D'ABANDONNER MON COURS DE PROFESSEURE DE YOGA ACTUEL C'est fait, la vraie décision est prise, mes amis.
Ce que j'ai retenu de la formation de yoga pour les enfants, c'est qu'il ne faut pas corriger l'enfant, il fait les asanas comme il veut, il faut que ce soit un jeu, on peut chanter pour présenter les asanas, pas question de silence avec les enfants. On s'amuse. Présenté comme ça, les enfants adorent et ça nous permet de faire du yoga plus souvent et de faire bénéficier les enfants de ses vertus en prime.
J'ai l'intention de m'inscrire au cours de professeure de yoga du yoga intégral. La swami est super et je serai dans mon élément. C'est comme ça que je veux enseigner. J'aimerais que la formation soit intensive cet été. Ne vous fiez pas aux dates sur le site, il n'a pas été mis à jour depuis longtemps mais il y a toujours des formations qui débutent. Téléphonez et on vous dira tout. Dès qu'elle aura suffisamment d'élèves, la formation débutera.
Ce que j'ai retenu de la formation de yoga pour les enfants, c'est qu'il ne faut pas corriger l'enfant, il fait les asanas comme il veut, il faut que ce soit un jeu, on peut chanter pour présenter les asanas, pas question de silence avec les enfants. On s'amuse. Présenté comme ça, les enfants adorent et ça nous permet de faire du yoga plus souvent et de faire bénéficier les enfants de ses vertus en prime.
J'ai l'intention de m'inscrire au cours de professeure de yoga du yoga intégral. La swami est super et je serai dans mon élément. C'est comme ça que je veux enseigner. J'aimerais que la formation soit intensive cet été. Ne vous fiez pas aux dates sur le site, il n'a pas été mis à jour depuis longtemps mais il y a toujours des formations qui débutent. Téléphonez et on vous dira tout. Dès qu'elle aura suffisamment d'élèves, la formation débutera.
Faiblesse, imperfection, humilité, tête basse, jurons
S'il-vous-plaît, ne commentez plus le billet précédent. Vos compliment immérités me mettent mal à l'aise. Je ne suis pas allée au yoga hier soir. Je ne sais pas si j'y vais ce soir. Le cinq pour cent d'hésitation est devenu cinquante ou soixante-dix pour cent. Vais-je me faire c.... pendant encore un an et demi pour être fière de moi, diantre? Coudons, tonnerre de Brest, il y a plein de gens qui sont fiers d'eux sans se lancer dans des entreprises qui leur demandent tout leur petit change à chaque fois. Plus que le simple cours de professeure de yoga, c'est la gestion de toute ma vie que je remets en question. Il y a déjà plus de la moitié de ma vie qui est derrière moi. Me semble qu'il faut rentabiliser le temps qui reste. Avoir du plaisir, sacrebleu! Faut-il se tuer à la tâche pour rester jeune et vigoureuse? La réponse est pourtant oui, bordel, je le sais bien. On ne s'en sort pas, saperlipopette.
jeudi 13 mars 2008
La décision
Vous vous souviendrez, dévoués lecteurs, que je songeais à abandonner mon cours actuel de professeure de yoga pour le remplacer par un cours de prof de yoga intégral? J'avais déjà manqué toute une fin de semaine de formation et j'étais allée à une réunion sur la formation de yoga intégral. Vous vous situez?
Depuis lors, je naviguais dans l'indécision la plus totale. Et je mangeais de tout, même de la viande et je ne m'occupais plus trop de mon corps qui dépérissait un peu plus chaque jour. Je songeais à ma vie, à mon avenir, à mon utilité sur cette terre, je rescapais des jeunes filles aux grandes dents, je me chicanais avec Treize ans, je payais un loyer à Dix-sept ans dans d'autres murs, je lisais plein de livres de yoga, j'ai maintenant une bibliothèque de livres de yoga impressionnante, je lisais des blogues, trop de blogues, je suis accro aux blogues, je pelletais un peu ou beaucoup de neige pour vous accompagner dans cette activité gratifiante, je ne faisais pas de ménage, je suis allergique à cette occupation, je baisais allégrement avec Voisin pour oublier Jeune Homme, c'est fait d'ailleurs, oublié Jeune Homme! et je n'avais rien décidé, rien de rien, ce qui me rendait mal à l'aise, troublée et mal dans ma peau.
Et voilà que la décision est prise à 95%. Je devrais reprendre le cours de prof là où je l'ai laissé. Avec autant d'intensité qu'avant. Ce soir, je vais aller au cours de prof du jeudi soir et demain commence la fin de semaine de formation. J'en suis là. Il reste bien un petit cinq pour cent d'indécision, qui disparaîtra après le cours de ce soir. Ce sera difficile, je sais que ce sera difficile, je sais dans quoi je m'embarque cette fois, mais je choisis la difficulté, l'effort, l'engagement et la fierté.
Depuis lors, je naviguais dans l'indécision la plus totale. Et je mangeais de tout, même de la viande et je ne m'occupais plus trop de mon corps qui dépérissait un peu plus chaque jour. Je songeais à ma vie, à mon avenir, à mon utilité sur cette terre, je rescapais des jeunes filles aux grandes dents, je me chicanais avec Treize ans, je payais un loyer à Dix-sept ans dans d'autres murs, je lisais plein de livres de yoga, j'ai maintenant une bibliothèque de livres de yoga impressionnante, je lisais des blogues, trop de blogues, je suis accro aux blogues, je pelletais un peu ou beaucoup de neige pour vous accompagner dans cette activité gratifiante, je ne faisais pas de ménage, je suis allergique à cette occupation, je baisais allégrement avec Voisin pour oublier Jeune Homme, c'est fait d'ailleurs, oublié Jeune Homme! et je n'avais rien décidé, rien de rien, ce qui me rendait mal à l'aise, troublée et mal dans ma peau.
Et voilà que la décision est prise à 95%. Je devrais reprendre le cours de prof là où je l'ai laissé. Avec autant d'intensité qu'avant. Ce soir, je vais aller au cours de prof du jeudi soir et demain commence la fin de semaine de formation. J'en suis là. Il reste bien un petit cinq pour cent d'indécision, qui disparaîtra après le cours de ce soir. Ce sera difficile, je sais que ce sera difficile, je sais dans quoi je m'embarque cette fois, mais je choisis la difficulté, l'effort, l'engagement et la fierté.
mercredi 12 mars 2008
C'est dit!
J'avais écrit à la mère de l'Amie de Treize ans pour lui demander une conversation téléphonique privée à l'abri des oreilles de sa fille. Elle eût lieu ce soir.
-Tu voulais me parler?
et moi de plonger :
-Je voulais savoir si tu avais l'intention de consulter pour les dents de A.
-Oui, absolument, j'ai même une évaluation.
-Vraiment?
-Oui, c'est cher mais là on essaie de faire passer ça pour un trouble psychologique et c'est un trouble psychologique pour vrai, elle se fait traiter de Dracula à l'école et la police est dans le dossier parce qu'elle a eu des menaces de mort, je t'en avais parlé. Là, avec une évaluation psychologique qui dit que ça nuit à son équilibre psychologique, les assurances de son père devraient payer à 80%. On travaille là-dessus.
Moi (soulagée) - Je suis tellement contente d'entendre ça. J'avais peur que ça te fâche que je t'en parle. Ça va changer sa vie à ta fille, ses dents arrangées. C'est une belle fille que vous avez là.
-Ça me touche vraiment que tu t'intéresses à elle comme ça. Alors, ne t'inquiète pas, on s'en occupe.
-Tu voulais me parler?
et moi de plonger :
-Je voulais savoir si tu avais l'intention de consulter pour les dents de A.
-Oui, absolument, j'ai même une évaluation.
-Vraiment?
-Oui, c'est cher mais là on essaie de faire passer ça pour un trouble psychologique et c'est un trouble psychologique pour vrai, elle se fait traiter de Dracula à l'école et la police est dans le dossier parce qu'elle a eu des menaces de mort, je t'en avais parlé. Là, avec une évaluation psychologique qui dit que ça nuit à son équilibre psychologique, les assurances de son père devraient payer à 80%. On travaille là-dessus.
Moi (soulagée) - Je suis tellement contente d'entendre ça. J'avais peur que ça te fâche que je t'en parle. Ça va changer sa vie à ta fille, ses dents arrangées. C'est une belle fille que vous avez là.
-Ça me touche vraiment que tu t'intéresses à elle comme ça. Alors, ne t'inquiète pas, on s'en occupe.
L'homme
Il a été mon compagnon amoureux mais non quotidien pendant dix-sept ans. Un homme confortable que j'étais toujours heureuse de voir arriver. On a passé de superbes vacances ensemble année après année. On en parlait toute l'année de nos vacances. On se délectait des cartes, des itinéraires, du matériel de camping, des petits musées ou jardins ou attractions à visiter en chemin, de la mer, de la détente. C'était une vraie de vraie détente pour moi d'ailleurs, Homme adorait camper et cuisiner en camping et il ne fallait surtout par toucher à son équipement, au risque de tout mélanger. Sacrilège de vouloir aider. Il faisait un feu avec les garçons, aussi heureux qu'eux d'allumer la construction magique. Je n'avais qu'à admirer le tout et à me coller sur lui en le sachant si parfaitement satisfait. On attendait ensuite patiemment que les enfants finissent par s'endormir pour aller se caresser dans la tente. J'adorais son corps, sa chaleur, sa tendresse, sa simplicité. Il y a certainement eu de moins bons jours, mais c'est curieux, je ne me rappelle que des jours heureux.
Je croyais que nous vieillirions ensemble. Et même quand on s'est séparés, il m'a fallu beaucoup de temps, le temps de le voir avec une autre et même pas encore tout à fait, le temps de le voir détérioré, vieilli, malade, autre, pour décrocher vraiment. Je suis essentiellement une femme fidèle.
Je croyais que nous vieillirions ensemble. Et même quand on s'est séparés, il m'a fallu beaucoup de temps, le temps de le voir avec une autre et même pas encore tout à fait, le temps de le voir détérioré, vieilli, malade, autre, pour décrocher vraiment. Je suis essentiellement une femme fidèle.
lundi 10 mars 2008
Frustration
Treize ans est revenue. L'école est fermée. Abusif. En pleine ville. Une école accessible en métro. Finie la tempête là. Et après une semaine de relâche en plus. Je n'ai pas l'air trop contente de la voir revenir? Exact. Elle sait si peu de choses académiquement. Il me semble qu'elle n'en a pas de temps à perdre. Et là, c'est la bataille. Je veux qu'elle lise. Interdiction d'ouvrir la télé. Elle parle au téléphone depuis une heure. Des fois, je me sens tellement incompétente.
dimanche 9 mars 2008
Comment j'ai rencontré Voisin
J'ai sûrement déjà raconté cette histoire dans des écrits passés. Sahée qui me lit depuis longtemps la connaît par coeur. Mais je récidive!
J'étais inscrite à Réseaucontact. Il y avait ces photos d'hommes qui s'affichaient quand on ouvrait le site. J'en vois une qui me fait rire et je clique dessus. Le gars avait une rose entre les dents. Drôle. Il est dehors sur le coin d'une rue. Le panneau de la rue est d'ailleurs derrière lui. Et c'est ... une rue de mon quartier! Eh ben! Un voisin.
Je lis sa fiche plus attentivement. Un fumeur. Je les évite et je n'aurais donc jamais communiqué avec lui n'eût été de cette photo accrochante. Je lui écris que nous sommes voisins. On se rencontre au parc près de chez nous. Le reste est de l'histoire ancienne. Bientôt cinq ans qu'on se connaît!
J'étais inscrite à Réseaucontact. Il y avait ces photos d'hommes qui s'affichaient quand on ouvrait le site. J'en vois une qui me fait rire et je clique dessus. Le gars avait une rose entre les dents. Drôle. Il est dehors sur le coin d'une rue. Le panneau de la rue est d'ailleurs derrière lui. Et c'est ... une rue de mon quartier! Eh ben! Un voisin.
Je lis sa fiche plus attentivement. Un fumeur. Je les évite et je n'aurais donc jamais communiqué avec lui n'eût été de cette photo accrochante. Je lui écris que nous sommes voisins. On se rencontre au parc près de chez nous. Le reste est de l'histoire ancienne. Bientôt cinq ans qu'on se connaît!
samedi 8 mars 2008
Parler ou se taire
Je n'ai rien dit. Pas encore. Quand je suis allée la reconduire à la maison, sa mère était encore au travail. Je suis rentrée chez moi, enfin seule avec Treize ans, contente de la retrouver sans intermédiaire. Elle était crevée après toutes ces nuits chez des amies ou avec des amies. La mode est aux nuits blanches. On est rentrées et on s'est fait un bon souper à son goût à elle, lire pas trop santé. J'avais envie de lui faire plaisir. Je sais, le mieux, c'est de ne pas céder, pour son bien à elle et pour mon bien à moi. Mais ce n'est pas ce que j'ai fait. Et pour accompagner ce souper dont les seuls légumes étaient la tomate de mon hamburger et le ketchup du hamburger de Treize ans, je me suis ouvert un Merlot. Que j'ai bu au complet. Ensuite, j'ai écrit le billet d'hier, qui vous a induits en erreur et fait croire que j'avais parlé aux parents et qu'ils m'avaient retournée de bord.
Je réfléchissais alors à ce droit immense des parents sur un être humain qui leur appartient selon la loi et à la profonde injustice d'appartenir à une famille nantie ou à une famille démunie. On ne naît tellement pas égaux. Et puis, j'ai écrit cette énormité qui s'apparente beaucoup à un jugement au sujet des habitudes de tabagisme extrêmes de cette famille. Il y a aussi cette autre habitude de faire venir la nourriture presque tous les jours. Je le sais parce que Treize ans les fréquente et qu'elle aimerait bien que je fasse la même chose. Chers les pizzas et les souvlakis livrés à la porte. Mais de quoi je me mêle?
J'ai fini par appeler Voisin. "Viens me chercher."
"Mais voyons, Femme libre, tu ne peux pas venir à pied? Ma voiture est prise dans un banc de neige depuis trois jours."
"Viens me chercher à pied toi, j'ai bu une bouteille de vin, je suis saôule, je ne veux pas me promener seule comme ça et puis tu en profiteras pour me faire tout ce que tu veux, je suis vraiment sans défenses."
Il est venu me chercher avec ses deux chiens. On a passé une super de belle soirée. Je souris encore quand j'y repense.
Merci pour vos commentaires. Je retiens particulièrement celui d'Édouard qui me déculpabiliserait de ne pas parler aux parents. J'aimerais bien vous voir sans broches mon cher Édouard. Le résultat de tant de travail doit être époustouflant. Vous étiez déjà très bien avant, alors là..
Je réfléchissais alors à ce droit immense des parents sur un être humain qui leur appartient selon la loi et à la profonde injustice d'appartenir à une famille nantie ou à une famille démunie. On ne naît tellement pas égaux. Et puis, j'ai écrit cette énormité qui s'apparente beaucoup à un jugement au sujet des habitudes de tabagisme extrêmes de cette famille. Il y a aussi cette autre habitude de faire venir la nourriture presque tous les jours. Je le sais parce que Treize ans les fréquente et qu'elle aimerait bien que je fasse la même chose. Chers les pizzas et les souvlakis livrés à la porte. Mais de quoi je me mêle?
J'ai fini par appeler Voisin. "Viens me chercher."
"Mais voyons, Femme libre, tu ne peux pas venir à pied? Ma voiture est prise dans un banc de neige depuis trois jours."
"Viens me chercher à pied toi, j'ai bu une bouteille de vin, je suis saôule, je ne veux pas me promener seule comme ça et puis tu en profiteras pour me faire tout ce que tu veux, je suis vraiment sans défenses."
Il est venu me chercher avec ses deux chiens. On a passé une super de belle soirée. Je souris encore quand j'y repense.
Merci pour vos commentaires. Je retiens particulièrement celui d'Édouard qui me déculpabiliserait de ne pas parler aux parents. J'aimerais bien vous voir sans broches mon cher Édouard. Le résultat de tant de travail doit être époustouflant. Vous étiez déjà très bien avant, alors là..
vendredi 7 mars 2008
À qui appartiennent les enfants?
On peut s'acheter un char, une maison, on peut faire des enfants gratuitement, tout nous appartient au même titre. On a le droit de donner un coup de pied à notre char, c'est de nos affaires, on est un peu fou de l'endommager mais ça nous regarde, on peut donner un coup de pied à notre enfant, hors des yeux de témoins, ça va passer, ça va passer encore plus si l'enfant est trop petit pour se plaindre, s'il ne sait pas parler, si on vit loin des voisins, tout est parfait, un coup de pied au char, deux coups de pieds à l'enfant, ça défoule quand même plus, l'enfant lui, réagit, pleure, hurle, on le fait taire, on le contrôle. Si on a des voisins, là, faut faire plus attention, mais pas trop. La plupart des voisins vont considérer que ce n'est pas de leurs affaires. Faut se mêler de ses affaires, première règle tacite. Ce qu'on ne sait pas ne fait pas mal, on s'arrange pour ne pas savoir, on met la musique plus forte, on sort. On a assez de ses affaires à s'occuper, non?
On peut les élever comme on veut, nos enfants, ils nous appartiennent. On peut choisir de fumer plus d'un paquet de cigarettes par jour, ce qui fait trois mille dollars par année, et notre conjoint aussi a droit à son paquet, c'est sa liberté, un autre trois mille dollars, ce qui en fera bien six mille si on sait compter, absolument le montant qu'il faudrait pour l'orthodontie de notre fille qu a tellement les dents croches qu'elle a de la misère à manger et à parler, tellement que les autres ados l'appellent le vampire, tellement méchants les enfants. Mais ce qu'on fait de notre argent, ça nous regarde, hein, et nos cigarettes on en a besoin, il y a tellement de stress dans la vie comme d'aller à tout bout de champ à l'hôpital pour les crises d'asthme de la plus jeune, ben fatigante la plus jeune.
Mais que personne surtout ne se mêle de nous dire comment les élever. Ce sont nos enfants et on sait quoi faire avec.
On peut les élever comme on veut, nos enfants, ils nous appartiennent. On peut choisir de fumer plus d'un paquet de cigarettes par jour, ce qui fait trois mille dollars par année, et notre conjoint aussi a droit à son paquet, c'est sa liberté, un autre trois mille dollars, ce qui en fera bien six mille si on sait compter, absolument le montant qu'il faudrait pour l'orthodontie de notre fille qu a tellement les dents croches qu'elle a de la misère à manger et à parler, tellement que les autres ados l'appellent le vampire, tellement méchants les enfants. Mais ce qu'on fait de notre argent, ça nous regarde, hein, et nos cigarettes on en a besoin, il y a tellement de stress dans la vie comme d'aller à tout bout de champ à l'hôpital pour les crises d'asthme de la plus jeune, ben fatigante la plus jeune.
Mais que personne surtout ne se mêle de nous dire comment les élever. Ce sont nos enfants et on sait quoi faire avec.
mercredi 5 mars 2008
Les dents
Treize ans est ici avec une amie que j'aime beaucoup. J'aime toute sa famille aussi. Des gens peu scolarisés qui font leur gros possible pour s'en sortir et qui ont un coeur gros comme la main. Deux petites soeurs attachantes que je côtoie depuis plusieurs années malgré leurs déménagements fréquents. La petite qui aura bientôt quatorze ans a une horrible dentition, vraiment horrible et plus le temps passe, plus les dents sont croches et chevauchées. Elle est pourtant jolie la bouche fermée. Il y a longtemps que j'ai envie d'en parler à la mère mais ce ne sont pas mes affaires et c'est trop délicat. Et voilà que la petite vit du harcèlement à l'école. La mère, qui est une bonne personne, s'en occupe activement. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'une dentition si monstrueuse, sans être la raison première du harcèlement, n'aide sûrement pas la cause de la jeune fille. Elle aura quatorze ans dans un mois. J'ai envie d'offrir de prêter un peu d'argent à la mère pour au moins consulter pour savoir ce qu'il en coûterait de faire arranger ses dents. Qu'en pensez-vous? Je me tais ou je propose?
mardi 4 mars 2008
Le jeûne, jour quatre
C'est aujourd'hui que ça finit. Et la fin est déjà commencée par un kiwi. Ce jeûne m'a permis de goûter vraiment un kiwi, de le déguster lentement en le humant, le léchant, titillant lentement mes papilles gustatives. Renouer avec le plaisir total du goût d'un simple fruit. Ne serait-ce que pour cette redécouverte des plaisirs de la nourriture simple, ça aurait valu la peine. Je m'imagine si j'avais jeûné quinze jours! C'est d'ailleurs là qu'il pourrait y avoir un écueil selon mes lectures. Quand le jeûne a été long, les organes digestifs et les intestins ne fonctionnent plus et c'est avec beaucoup de lenteur et de délicatesse qu'il faut les remettre en marche.
Après un petit jeûne de trois jours, c'est moins compliqué mais je veux faire les choses dans les règles. Alors, des fruits seulement aujourd'hui. Demain, je vais introduire une soupe de légumes et jeudi des repas normaux mais légers. Ce matin, je me sentais bien mais au ralenti. J'aurais pu continuer le jeûne mais je ne l'aurais pas fait sans supervision. C'est ma première expérience et elle a été positive.
Ma rencontre pour le cours de professeure de yoga m'a plus mélangée qu'autre chose. Je suis dans l'indécision la plus totale. Désagréable. J'ai toujours détesté le stress de prendre une décision. Le branlement. Le pour et le contre. La peur de prendre la mauvaise décision. Décider, c'est être une adulte et prendre sa vie en mains. Pourquoi ça ne devient pas plus facile et évident avec le temps?
Après un petit jeûne de trois jours, c'est moins compliqué mais je veux faire les choses dans les règles. Alors, des fruits seulement aujourd'hui. Demain, je vais introduire une soupe de légumes et jeudi des repas normaux mais légers. Ce matin, je me sentais bien mais au ralenti. J'aurais pu continuer le jeûne mais je ne l'aurais pas fait sans supervision. C'est ma première expérience et elle a été positive.
Ma rencontre pour le cours de professeure de yoga m'a plus mélangée qu'autre chose. Je suis dans l'indécision la plus totale. Désagréable. J'ai toujours détesté le stress de prendre une décision. Le branlement. Le pour et le contre. La peur de prendre la mauvaise décision. Décider, c'est être une adulte et prendre sa vie en mains. Pourquoi ça ne devient pas plus facile et évident avec le temps?
lundi 3 mars 2008
Le jeûne, jour trois
Ce qui est vraiment surprenant, c'est que je ne ressens pas vraiment la faim. Aujourd'hui se terminera mon jeûne, à mon grand regret. Si on jeûne trois jours, il faut prendre trois jours aussi pour reprendre graduellement une alimentation normale et y aller bien doucement pour réintroduire les aliments. Si Treize ans ne revenait pas demain, je continuerais. Je ne suis vraiment pas allée au bout des bienfaits de ce jeûne et je sens que mon corps et mon esprit apprécieraient de continuer encore. Mais je ne me vois pas cuisiner pour Treize ans et son amie qui vient en visite et jeûner en même temps. Ce qui rend mon jeûne facile, c'est beaucoup que je ne suis en contact avec aucune nourriture, je n'y pense donc tout simplement pas.
J'ai eu certaines craintes en allant au cours de yoga hier. C'est exigeant le yoga Iyengar. J'ai eu peur de me sentir faible ou étourdie, alors j'avais même apporté du jus et du fromage dans mon sac à dos. Ça n'a vraiment pas été nécessaire. J'étais comme d'habitude, concentrée sur la rectitude des asanas, forte et énergique même. Surprenant non? Pour moi en tout cas qui n'ai jamais jeûné. On n'a donc pas besoin de nourriture tous les jours pour fonctionner. C'est une découverte pour moi.
J'ai envie de marcher aujourd'hui. Longtemps. Je vais aussi aller voir Voisin si ça me chante. Il m'a invitée. Il est en vacances pour la semaine. J'apprécie énormément de ne pas avoir d'enfants à m'occuper, de pouvoir me centrer sur moi. Quel luxe!
Hier soir après le yoga, je suis allée voir Borderline. Bon film. Pas un chef-d'oeuvre mais un film intéressant, très beau jeu des comédiens. Musique super.
Ce soir, yoga intégral suivi de la réunion sur le cours de professeur de yoga intégral. J'ai l'intention de m'y inscrire.
J'apprécie tellement mon jeûne que je compte aller en cure pour jeûner supervisée une semaine ou deux pendant que Treize ans sera en camp de vacances. Je m'informe.
Je vais tranquillement introduire des jus de fruits dilués aujourd'hui en plus de l'eau citronnée ou pas et du thé vert.
Le sommeil de ma deuxième nuit de jeûne, calme et profond, s'est cependant interrompu à quatre heures du matin, mais je n'avais aucune chaleur, j'étais simplement éveillée.
J'ai eu certaines craintes en allant au cours de yoga hier. C'est exigeant le yoga Iyengar. J'ai eu peur de me sentir faible ou étourdie, alors j'avais même apporté du jus et du fromage dans mon sac à dos. Ça n'a vraiment pas été nécessaire. J'étais comme d'habitude, concentrée sur la rectitude des asanas, forte et énergique même. Surprenant non? Pour moi en tout cas qui n'ai jamais jeûné. On n'a donc pas besoin de nourriture tous les jours pour fonctionner. C'est une découverte pour moi.
J'ai envie de marcher aujourd'hui. Longtemps. Je vais aussi aller voir Voisin si ça me chante. Il m'a invitée. Il est en vacances pour la semaine. J'apprécie énormément de ne pas avoir d'enfants à m'occuper, de pouvoir me centrer sur moi. Quel luxe!
Hier soir après le yoga, je suis allée voir Borderline. Bon film. Pas un chef-d'oeuvre mais un film intéressant, très beau jeu des comédiens. Musique super.
Ce soir, yoga intégral suivi de la réunion sur le cours de professeur de yoga intégral. J'ai l'intention de m'y inscrire.
J'apprécie tellement mon jeûne que je compte aller en cure pour jeûner supervisée une semaine ou deux pendant que Treize ans sera en camp de vacances. Je m'informe.
Je vais tranquillement introduire des jus de fruits dilués aujourd'hui en plus de l'eau citronnée ou pas et du thé vert.
Le sommeil de ma deuxième nuit de jeûne, calme et profond, s'est cependant interrompu à quatre heures du matin, mais je n'avais aucune chaleur, j'étais simplement éveillée.
dimanche 2 mars 2008
Le jeûne, jour deux
J'ai tellement bien dormi, interrompue seulement par Dix-Sept ans, piteuse, qui sentait le vomi et avait oublié ses clefs. Elle avait bu de la vodka-jus d'orange, traîtres ces boissons sucrées. Je ne lui ai pas fait la morale, elle était déjà assez punie comme ça.
J'ai donc dormi comme un bébé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je m'endors facilement mais me réveille vers trois heures du matin, la ménopause, je suppose. Commun ce phénomène. Mais là, j'ai dormi d'une traite jusqu'à dix heures ce matin et je me sens en forme après mon dejeuner d'eau chaude additionnée de citrons. Tant qu'à faire, je coupe aussi le café. Je suis calme, zen, légèrement au ralenti. Il y a un superbe soleil. J'ai prêté ma voiture. Changements, je vous dis, changements!
Je m'étais inscrite à reseaucontact hier uniquement pour trouver un compagnon cinéma pour la soirée. Finalement, j'ai été contactée par deux hommes. L'un deux était extrêmement mais vraiment extrêmement disgracié par la nature. J'aurais pu passer par dessus ça. Après tout, quelle importance pour aller voir un film? Mais il était aussi sous-scolarisé et son message était difficile à comprendre. J'ai hésité. Beaucoup. Et c'est en me sentant coupable que je lui ai écrit un mensonge, soit que j'avais déjà trouvé quelqu'un pour m'accompagner.
L'autre prétendant me parlait déjà avec appétit de l'après-cinéma auquel il s'attendait. Éliminé! Tout comme ma fiche qui n'aura vécu que l'espace d'une soirée.
Je me sens donc bien en ce deuxième jour de jeûne, calme, reposée. Je vais aller marcher un peu et puis j'ai mon yoga ce soir. Je vis l'expérience un jour à la fois. Ce qui est magnifique, c'est de ne plus se soucier des repas ni de faire la cuisine. Treize ans n'est pas là et Dix-sept ans est autonome à ce niveau.
Mise à jour à midi trente: Mal de tête. Effet normal du jeûne selon mes lectures. Mais quand même, je me suis fait un café et ça va mieux.
J'ai donc dormi comme un bébé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je m'endors facilement mais me réveille vers trois heures du matin, la ménopause, je suppose. Commun ce phénomène. Mais là, j'ai dormi d'une traite jusqu'à dix heures ce matin et je me sens en forme après mon dejeuner d'eau chaude additionnée de citrons. Tant qu'à faire, je coupe aussi le café. Je suis calme, zen, légèrement au ralenti. Il y a un superbe soleil. J'ai prêté ma voiture. Changements, je vous dis, changements!
Je m'étais inscrite à reseaucontact hier uniquement pour trouver un compagnon cinéma pour la soirée. Finalement, j'ai été contactée par deux hommes. L'un deux était extrêmement mais vraiment extrêmement disgracié par la nature. J'aurais pu passer par dessus ça. Après tout, quelle importance pour aller voir un film? Mais il était aussi sous-scolarisé et son message était difficile à comprendre. J'ai hésité. Beaucoup. Et c'est en me sentant coupable que je lui ai écrit un mensonge, soit que j'avais déjà trouvé quelqu'un pour m'accompagner.
L'autre prétendant me parlait déjà avec appétit de l'après-cinéma auquel il s'attendait. Éliminé! Tout comme ma fiche qui n'aura vécu que l'espace d'une soirée.
Je me sens donc bien en ce deuxième jour de jeûne, calme, reposée. Je vais aller marcher un peu et puis j'ai mon yoga ce soir. Je vis l'expérience un jour à la fois. Ce qui est magnifique, c'est de ne plus se soucier des repas ni de faire la cuisine. Treize ans n'est pas là et Dix-sept ans est autonome à ce niveau.
Mise à jour à midi trente: Mal de tête. Effet normal du jeûne selon mes lectures. Mais quand même, je me suis fait un café et ça va mieux.
samedi 1 mars 2008
Le jeûne
Pas d'enfants chez moi. Je suis totalement seule. J'ai décidé de jeûner depuis ce matin. Pendant combien de temps? Pas très longtemps, trois ou quatre jours. Treize ans revient mardi midi. À ce moment-là, il faudra bien que je me remette à la cuisine. Mon frigo est complètement vide et je trouve ça jouissif de le constater à chaque fois que je l'ouvre pour me servir de l'eau minérale. J'ai bu du thé vert cet après-midi. Ce soir, de l'eau chaude avec du citron et de l'eau minérale froide. Je n'ai pas vraiment faim. Je voulais aller à la Nuit Blanche mais je me sens étrangement introspective. Je vais rester ici, faire du yoga bien doucement et lire ma Presse. Je me sens bien. J'apprécie cette nouvelle expérience dans le silence.
Entre
Je suis entre-deux. Entre deux styles de yoga, entre deux logements, entre deux hommes, entre la forme et la paresse, entre la jeunesse et la vieillesse, entre le bien-être et le mal-être, entre des petits enfants dépendants et des enfants adultes autonomes, entre manger et jeûner, entre sourire et pleurer, entre écrire et me taire, entre sortir et me cacher dans ma tanière, entre boire du vin ou du café, entre hiver et été, entre l'accomplissement et la procrastination, entre le mouvement et l'inertie.
Lundi, il y aura une réunion pour la formation de professeurs en yoga intégral. Je compte m'y inscrire. Pas certaine encore, ça dépendra de l'offre. J'ai plus ou moins, plus que moins abandonné le cours de prof que je suivais déjà. J'aurais pu attendre, me direz-vous avec raison. En attendant, je travaille à la maison, ou plutôt, la plupart du temps, je culpabilise parce que je ne travaille pas à la maison, j'y pense constamment, je l'ai bien fait quelques fois mais pas assez comparé à ce que je faisais avant avec mes classes. Corollaire de ne plus aller aux classes, je peux arranger mon horaire de yoga à ma guise donc manger trois repas normaux en famille. Ça semble un beau programme? Non. Je grossis. Ce qui fait vieillir les femmes, c'est beaucoup cette silhouette qui s'alourdit avec l'âge. Je grossis et je ramollis et je ne me sens pas en forme du tout. Rapidement comme ça. Le moral accompagne évidemment cette réalité désastreuse. Quand le corps ne va pas, la déprime suit. Et puis, travaillant moins intensivement, je dois produire moins d'endorphines. Je me sens comme une loque humaine. J'ai un fort sens de l'exagération et si vous me voyiez, vous ne remarqueriez pas grand chose, ce qui fût le cas de mes amies quand je me plaignais de ma déconvenue, mais moi je me sens comme ça.
Pour ce qui est des hommes cependant, là, ça ne va pas trop mal. Voisin est très présent dans ma vie ces temps-ci alors l'absence de Jeune Homme se remarque à peine. Voisin m'appelle ou me voit tous les jours pour me parler de sa dulcinée ou bien pour baiser avec moi ou souvent les deux. Sa relation amoureuse avec la dame demeure hautement chargée de désir et d'émotivité mais tout est en demi-teintes et rien ne se concrétise vraiment. Il est cependant chargé d'électricité en permanence et c'est moi qui en bénéficie.
Lundi, il y aura une réunion pour la formation de professeurs en yoga intégral. Je compte m'y inscrire. Pas certaine encore, ça dépendra de l'offre. J'ai plus ou moins, plus que moins abandonné le cours de prof que je suivais déjà. J'aurais pu attendre, me direz-vous avec raison. En attendant, je travaille à la maison, ou plutôt, la plupart du temps, je culpabilise parce que je ne travaille pas à la maison, j'y pense constamment, je l'ai bien fait quelques fois mais pas assez comparé à ce que je faisais avant avec mes classes. Corollaire de ne plus aller aux classes, je peux arranger mon horaire de yoga à ma guise donc manger trois repas normaux en famille. Ça semble un beau programme? Non. Je grossis. Ce qui fait vieillir les femmes, c'est beaucoup cette silhouette qui s'alourdit avec l'âge. Je grossis et je ramollis et je ne me sens pas en forme du tout. Rapidement comme ça. Le moral accompagne évidemment cette réalité désastreuse. Quand le corps ne va pas, la déprime suit. Et puis, travaillant moins intensivement, je dois produire moins d'endorphines. Je me sens comme une loque humaine. J'ai un fort sens de l'exagération et si vous me voyiez, vous ne remarqueriez pas grand chose, ce qui fût le cas de mes amies quand je me plaignais de ma déconvenue, mais moi je me sens comme ça.
Pour ce qui est des hommes cependant, là, ça ne va pas trop mal. Voisin est très présent dans ma vie ces temps-ci alors l'absence de Jeune Homme se remarque à peine. Voisin m'appelle ou me voit tous les jours pour me parler de sa dulcinée ou bien pour baiser avec moi ou souvent les deux. Sa relation amoureuse avec la dame demeure hautement chargée de désir et d'émotivité mais tout est en demi-teintes et rien ne se concrétise vraiment. Il est cependant chargé d'électricité en permanence et c'est moi qui en bénéficie.
vendredi 29 février 2008
Dix-sept ans
Encore elle! Ma rebelle ado fonceuse qui se débrouille si bien dans la vie et qui la vit à cent mille à l'heure sa vie. Voilà qu'elle me réclamait, tenez-vous bien, le paiement de la moitié du loyer de son chum qui ne serait pas son chum selon elle, mais bien un coloc. Je proteste! Fille, tu as une maison ici, une chambre ici, un salon-bureau privés ici, des repas tout prêts ici, tu étudies un peu loin, je te l'accorde, une heure et demi de métro et d'autobus en dehors des heures de pointe, bon j'avoue, c'est du transport ça ma belle mais quand même ça se fait, c'est possible. Alors, pourquoi je paierais pour le loyer de ton chum ou coloc appelle-le comme tu veux alors que j'ai mis mon projet de loft sur la glace afin que tu conserves ta place chez nous?
Furieuse, boudeuse, qu'elle était la petite. Des fois, je trouve tellement qu'elle agit en enfant gâtée et pourtant, chers amis, non, je ne les ai pas gâtées mes filles, je le jure, bon, la petite dernière, peut-être un peu, la plus grande, pas le temps de la gâter, prises dans les problèmes dès son arrivée comme nous l'étions, le fils, oui, lui, je l'ai probablement gâté un peu et son père aussi, le fils unique en garde partagée, situation idéale pour se faire un petit couple mère-enfant ou bien père-enfant et en donner plus qu'il n'en demande et vouloir inconsciemment compenser pour cette famille désunie, mais elle, ma dix-sept ans, non, je ne l'ai pas gâtée.
Je ne l'ai donc pas gâtée en fait. Elle était prise en sandwich entre une enfant qui présentait de graves problèmes de comportement, des troubles de l'attachement et pour laquelle nous étions constamment sur le qui-vive et une petite qui avait de lourds problèmes d'apprentissage et des thérapies chez l'ergothérapeute, l'orthophoniste et plein de spécialistes qui s'ajoutaient au fil des diagnostics qui s'allongeaient au cours des ans. Je travaillais à temps plein, j'avais un chum, je tenais la maison toute seule ou presque, j'ai bien eu une femme de ménage certaines années, mais quand même, on peut dire que j'étais occupée. J'ai même eu des enfants d'accueil qui s'ajoutaient à la grande famille. La seule qui allait bien dans l'enfance, celle qui fonctionnait toute seule, c'est Dix-sept ans. Elle ne faisait pas de trouble, réussissait à l'école, avait des amis, était super autonome. Bref, dans le tourbillon des soins demandés par les autres, elle a été un peu oubliée parce qu'elle allait bien.
Elle va encore bien alors je ne vais pas me taper sur la tête. En tant que parent, j'ai fait mon possible, je n'ai jamais prétendu à la perfection. Mais voilà qu'elle habite officieusement chez son chum ou coloc pendant la semaine. C'est plus près de son cegep. Les parents du jeune habitent la campagne et lui paient un appart à Montréal pour ses études. Mais ils en ont marre de payer pour deux. Légitime. Alors j'ai parlé au jeune homme au téléphone, en privé. Il aime que ma fille soit là, il déteste habiter seul et s'en va d'ailleurs en résidence à l'automne. Il apprécie que ma fille soit là quand il rentre du cegep, ils cuisinent ensemble et il est bien content. Ce sont ses parents qui se plaignent. Il quittera son logement en juin. Il reste donc trois mois. Je ferai un chèque pour la moitié des trois mois de loyer à ses parents. C'est la meilleure solution je pense. Pour l'instant. J'accepte donc officiellement que Dix-Sept habite ailleurs la semaine ce qui est de toutes façons un état de fait. Dans trois mois, on verra ce qui se passe.
Furieuse, boudeuse, qu'elle était la petite. Des fois, je trouve tellement qu'elle agit en enfant gâtée et pourtant, chers amis, non, je ne les ai pas gâtées mes filles, je le jure, bon, la petite dernière, peut-être un peu, la plus grande, pas le temps de la gâter, prises dans les problèmes dès son arrivée comme nous l'étions, le fils, oui, lui, je l'ai probablement gâté un peu et son père aussi, le fils unique en garde partagée, situation idéale pour se faire un petit couple mère-enfant ou bien père-enfant et en donner plus qu'il n'en demande et vouloir inconsciemment compenser pour cette famille désunie, mais elle, ma dix-sept ans, non, je ne l'ai pas gâtée.
Je ne l'ai donc pas gâtée en fait. Elle était prise en sandwich entre une enfant qui présentait de graves problèmes de comportement, des troubles de l'attachement et pour laquelle nous étions constamment sur le qui-vive et une petite qui avait de lourds problèmes d'apprentissage et des thérapies chez l'ergothérapeute, l'orthophoniste et plein de spécialistes qui s'ajoutaient au fil des diagnostics qui s'allongeaient au cours des ans. Je travaillais à temps plein, j'avais un chum, je tenais la maison toute seule ou presque, j'ai bien eu une femme de ménage certaines années, mais quand même, on peut dire que j'étais occupée. J'ai même eu des enfants d'accueil qui s'ajoutaient à la grande famille. La seule qui allait bien dans l'enfance, celle qui fonctionnait toute seule, c'est Dix-sept ans. Elle ne faisait pas de trouble, réussissait à l'école, avait des amis, était super autonome. Bref, dans le tourbillon des soins demandés par les autres, elle a été un peu oubliée parce qu'elle allait bien.
Elle va encore bien alors je ne vais pas me taper sur la tête. En tant que parent, j'ai fait mon possible, je n'ai jamais prétendu à la perfection. Mais voilà qu'elle habite officieusement chez son chum ou coloc pendant la semaine. C'est plus près de son cegep. Les parents du jeune habitent la campagne et lui paient un appart à Montréal pour ses études. Mais ils en ont marre de payer pour deux. Légitime. Alors j'ai parlé au jeune homme au téléphone, en privé. Il aime que ma fille soit là, il déteste habiter seul et s'en va d'ailleurs en résidence à l'automne. Il apprécie que ma fille soit là quand il rentre du cegep, ils cuisinent ensemble et il est bien content. Ce sont ses parents qui se plaignent. Il quittera son logement en juin. Il reste donc trois mois. Je ferai un chèque pour la moitié des trois mois de loyer à ses parents. C'est la meilleure solution je pense. Pour l'instant. J'accepte donc officiellement que Dix-Sept habite ailleurs la semaine ce qui est de toutes façons un état de fait. Dans trois mois, on verra ce qui se passe.
jeudi 28 février 2008
Constatation
Si ma vie est plate, je n'ai qu'à m'en prendre à moi. Voilà! Une évidence, n'est-ce pas? Je remédie à la situation dès aujourd'hui, dès tout de suite, dès cet instant même. Salut! Je vais vivre moi. Et intensément en plus.
mercredi 27 février 2008
Platitude de ma vie
J'avais écrit un long billet hier. Quand je l'ai relu, je l'ai trouvé tellement ennuyant que j'ai bâillé et que je l'ai effacé.
lundi 25 février 2008
Nouvelles en vrac
Voisin veut se procurer un nouveau chien. Il l'avait à l'essai en fin de semaine. On est allés marcher avec son fils et les deux terriers de race, my dear, dans les chics quartiers de Westmount. Tellement tranquilles les jolies rues aux maisons somptueuses et puis le joli parc Wetmount qui est cependant bien plus enchanteur l'été avec ses somptueuses plate-bandes.
J'ai inscrit Treize ans à un camp de vacances en Gaspésie. Elle voyagera en train avec les moniteurs. Elle a hâte de voir la mer. Pas de chiâlage cette fois. Je la sens s'autonomiser davantage chaque jour. Elle a couché chez une amie d'école samedi soir. Tout était planifié. Elle a un bon sens de l'organisation. Je l'ai félicitée. Elle passe des heures à essayer des vêtements et des coiffures devant son miroir en dansant sur sa musique. Sa nouvelle idole? Hannah Montana. Elle n'a pas trop le sens de l'argent mais elle sait très bien utiliser sa carte de guichet. Ma mère a donné aux enfants cinq cents dollars à Noël. Treize ans dépense avec un plaisir évident. Il ne doit plus lui rester grand chose. On ira vérifier.
Nouvelle dispute avec Dix-sept ans. Sous le coup de la colère, elle dit des méchancetés terribles. Je me demande parfois comment son chum fait pour l'endurer. Elle est toujours aussi fonceuse dans la vie et j'ai peu d'inquiétudes pour elle, j'en ai plus pour ceux qui la côtoient!
Je cultive mes amitiés féminines. Vu l'une samedi et je m'en vais dîner avec une autre ce midi et je verrai aussi L ce soir au yoga intégral.
J'ai inscrit Treize ans à un camp de vacances en Gaspésie. Elle voyagera en train avec les moniteurs. Elle a hâte de voir la mer. Pas de chiâlage cette fois. Je la sens s'autonomiser davantage chaque jour. Elle a couché chez une amie d'école samedi soir. Tout était planifié. Elle a un bon sens de l'organisation. Je l'ai félicitée. Elle passe des heures à essayer des vêtements et des coiffures devant son miroir en dansant sur sa musique. Sa nouvelle idole? Hannah Montana. Elle n'a pas trop le sens de l'argent mais elle sait très bien utiliser sa carte de guichet. Ma mère a donné aux enfants cinq cents dollars à Noël. Treize ans dépense avec un plaisir évident. Il ne doit plus lui rester grand chose. On ira vérifier.
Nouvelle dispute avec Dix-sept ans. Sous le coup de la colère, elle dit des méchancetés terribles. Je me demande parfois comment son chum fait pour l'endurer. Elle est toujours aussi fonceuse dans la vie et j'ai peu d'inquiétudes pour elle, j'en ai plus pour ceux qui la côtoient!
Je cultive mes amitiés féminines. Vu l'une samedi et je m'en vais dîner avec une autre ce midi et je verrai aussi L ce soir au yoga intégral.
dimanche 24 février 2008
La faim
Je me réveille toujours affamée. Je suis la règle du déjeuner de roi, du dîner de prince et du souper de pauvre. Montrez-moi une femme de plus de cinquante ans qui peut encore manger un gros repas du soir sans grossir et je vous dirai qu'elle est une exception de la nature. Alors, j'ai faim le matin mais le matin est aussi le moment idéal pour faire une pratique de yoga personnelle. Pour faire du yoga, il faut avoir le ventre vide. Le tapis ou l'assiette? Aujourd'hui, l'assiette a encore gagné.
vendredi 22 février 2008
Lumbago
Je n'ai pas fait de yoga depuis dix jours. Pas vrai, j'ai fait du yoga intégral lundi, mais rien d'autre à part ça. J'en faisais une heure et demie tous les jours auparavant. Je me suis réveillée avec un mal de dos ce matin. Moi qui n'ai jamais mal nulle part. Rien de vraiment débilitant mais une petite douleur sourde et fatigante. Mon corps parle. Le yoga, je ne peux plus le lâcher. Heureusement, j'ai un cours de Iyengar ce soir.
jeudi 21 février 2008
Jeune homme aussi est amoureux
Je viens de recevoir un courriel de Jeune Homme. Il annule notre rencontre de demain matin. Il a rencontré hier soir une jeune femme qui lui est vraiment tombée dans l'oeil. Ce serait réciproque. Il m'écrit qu'il a envie d'explorer cette relation. Et comme Jeune Homme est un homme tout ce qu'il y a de plus correct et pas fucké dans sa tête pour deux cennes, pas question qu'il explore avec une tout en fréquentant une autre femme.
Bon, il me reste le yoga. Mais j'en étais tannée justement....
Il me reste le rire, un grand éclat de rire.
Bon, il me reste le yoga. Mais j'en étais tannée justement....
Il me reste le rire, un grand éclat de rire.
mardi 19 février 2008
Vacuité
Ma vie, comme mon blogue, tourne en rond. Yoga, enfants, Voisin, Jeune homme, assaisonné périodiquement d'un vague désir de déménager qui ne se concrétise que par quelques visites de lofts dont je fais grand cas. Or, je veux changer le monde, moi. Encore? vous exclamerez-vous.
Oui! Changer le monde une personne à la fois, un geste à la fois, un sourire à la fois, un effort à la fois. La première personne à changer, c'est moi, ça, je l'avais quand même compris. Le yoga comme voie de transformation personnelle, c'est ce que j'avais retenu. Un chemin valable mais qui ne m'apporte pas ce que je recherche de la façon dont je le vis actuellement. Il va falloir recadrer, modifier. Et peut-être bien me centrer plus sur les autres que sur moi. Aider les autres c'est tellement s'aider soi-même.
Oui! Changer le monde une personne à la fois, un geste à la fois, un sourire à la fois, un effort à la fois. La première personne à changer, c'est moi, ça, je l'avais quand même compris. Le yoga comme voie de transformation personnelle, c'est ce que j'avais retenu. Un chemin valable mais qui ne m'apporte pas ce que je recherche de la façon dont je le vis actuellement. Il va falloir recadrer, modifier. Et peut-être bien me centrer plus sur les autres que sur moi. Aider les autres c'est tellement s'aider soi-même.
J'ai cette désagréable impression de ne mener aucun projet à terme. De stagner là. Désagréable. Très désagréable. Et ça érode l'estime de soi en plus.
Et le temps passe. Et je n'en ai pas à perdre.
dimanche 17 février 2008
Voisin est amoureux
Aujourd'hui, je suis allée marcher au Mont-Royal avec Voisin. Il y avait foule. De gens et de chiens. Voisin avait emmené sa petite chienne qui est devenue bien gentille en vieillissant. Tout était anormal avec Voisin aujourd'hui. D'abord, son empressement à aller marcher à la montagne, lui qui d'ordinaire déteste tout exercice autre que la baise. Et puis, même le chien il n'en parlait pas tant que ça, un peu quand même, mais il était bien moins gaga que d'habitude. Et puis, il ne parlait pas de maladie non plus. Mais de quoi parlait-il donc? De la job! Avec enthousiasme, grand sourire et tout, passion même. J'étais désorientée. Depuis que je connais Voisin, il ne parle du travail que pour s'en plaindre amèrement. Vraiment, je ne le reconnaissais plus.
"Voisin, tu es amoureux, toi!"
"Mais qui te l'a dit?"
Héhé, j'ai parlé d'intuition féminine, je ne lui ai surtout pas dit que j'avais dit ça au hasard. Alors, oui, Voisin est amoureux .... de sa nouvelle patronne! Ils en sont au flirt, au désir, à l'émoi. L'interdit rend la chose plus attirante encore. Il était ravi de m'en parler. Et il m'a dit qu'il avait envie d'être en santé et en forme, "je ne vais pas mourir juste au moment où je veux vivre!" Il ponctuait ses récits des exploits de la femme aimée, ( un exploit consistant à paraître, à s'assoir ou à lui dire bonjour!) de "Tu es certaine que ça ne te dérange pas que je te raconte ça?" et reprenait ses confidences, ravi, quand je lui disais non. Il me parlait de son extraordinaire beauté. "Je te montrerai sa photo quand on sera chez moi."
J'étais super contente de le voir comme ça, transformé. On est rentrés chez lui, il m'a montré la photo de la belle. Bof! Il la voit vraiment avec les yeux de l'amour et j'ai trouvé ça encore plus charmant que si elle avait une beauté plastique. On a bu notre traditionnelle tisane. Il m'a invitée dans sa chambre. On a fait l'amour, comme ça nous était si souvent arrivé. En toute amitié. Ensuite, on est allés faire des courses et on est rentrés chacun chez nous.
"Voisin, tu es amoureux, toi!"
"Mais qui te l'a dit?"
Héhé, j'ai parlé d'intuition féminine, je ne lui ai surtout pas dit que j'avais dit ça au hasard. Alors, oui, Voisin est amoureux .... de sa nouvelle patronne! Ils en sont au flirt, au désir, à l'émoi. L'interdit rend la chose plus attirante encore. Il était ravi de m'en parler. Et il m'a dit qu'il avait envie d'être en santé et en forme, "je ne vais pas mourir juste au moment où je veux vivre!" Il ponctuait ses récits des exploits de la femme aimée, ( un exploit consistant à paraître, à s'assoir ou à lui dire bonjour!) de "Tu es certaine que ça ne te dérange pas que je te raconte ça?" et reprenait ses confidences, ravi, quand je lui disais non. Il me parlait de son extraordinaire beauté. "Je te montrerai sa photo quand on sera chez moi."
J'étais super contente de le voir comme ça, transformé. On est rentrés chez lui, il m'a montré la photo de la belle. Bof! Il la voit vraiment avec les yeux de l'amour et j'ai trouvé ça encore plus charmant que si elle avait une beauté plastique. On a bu notre traditionnelle tisane. Il m'a invitée dans sa chambre. On a fait l'amour, comme ça nous était si souvent arrivé. En toute amitié. Ensuite, on est allés faire des courses et on est rentrés chacun chez nous.
vendredi 15 février 2008
Ma sauce bolognaise (pour Accent grave)
Je suis une cuisinière à l'à peu près, ne me demandez donc pas de mesures exactes, ce n'est pas dans ma nature. Alors, il faut vous faire confiance et vous dire qu'avec toutes les bonnes choses que vous aurez mises dans cette sauce, elle ne pourra qu'être excellente, voire délectable. Le mienne le fût hier soir! Et l'avantage de l'à peu près, c'est que votre sauce sera lègèrement différente à chaque fois!
Alors.....
Vous commencez par de la viande de la première qualité, hachée. La quantité dépend de vos goûts, la sorte aussi. Hier, j'ai mis du boeuf haché et du veau aussi, un peu. Vous pouvez le prendre gras si vous voulez, car une fois cuit, nous allons l'égoutter bien proprement. Je ne mange plus de viande, mais dans la bolognaise, de la fausse ne ferait pas, nous faisons donc exception.
Alors, on fait cuire bien doucement cette viande et on l'égoutte soigneusement dans une passoire. Elle nous attendra sagement.
Ensuite, les légumes. Vous mettez bien ce que vous voulez. Hier, c'était un poivron rouge, un jaune, toute une boîte de champignons frais, quatre beaux oignons rouges, des gousses d'ail, je ne sais plus trop combien, entre quatre et six et une branche de céleri. Faites revenir amoureusement dans l'huile d'olive pour ramollir vos légumes que vous aviez pris soin de hacher assez finement.
Remettez la viande cuite avec vos légumes. Et là déglacez au vin! C'est là que ça se corse et que votre sauce va commencer sa métamorphose stupéfiante de simple sauce à spaghetti ordinaire à sauce bolognaise extraordinaire. On peut déglacer au vin rouge. Hier, j'ai pris du blanc. On garde le feu haut et on attend que le vin s'évapore en brassant diligemment notre sauce qui commence déjà à dégager son fumet. Soyons généreux(se) de notre temps et de notre vin. Préparer une sauce bolognaise est une activité qui demande de la patience, de la passion et du temps.
Une fois le vin évaporé, on en rajoute un tout petit peu encore en même temps que les tomates, qui peuvent être fraîches si on le désire en été quand elles goûtent si bon mais hier, j'ai mis une grosse boîte de tomates en dés. On ajoutera aussi quelques cuillerées de pâte de tomates, pas trop, deux ou trois maximum! du thym, du basilic, des feuilles de laurier, sel, poivre. Bien mélanger.
Vous pouvez maintenant baisser le feu au minimum ou presque (vérifiez que ça cuit tout doucement) et aller lire votre journal. De temps en temps, venez vérifier et brasser un peu votre sauce pour la forme, car en réalité, elle se débrouillera fort bien sans vous. Si elle devenait trop épaisse (ça sera le cas éventuellement), vous y ajouterez alors au choix, un peu de bouillon de boeuf ou du vin rouge. Hier, j'ai mis les deux. Bientôt, votre maison sera parfumée par les arômes de votre souper qui mijote.
Vous laissez mijoter toute la journée si vous pouvez mais au moins trois heures si vous ne pouvez pas. À la fin de la cuisson, on peut ajouter un peu de crème. Hier, je ne l'ai pas fait. Ma sauce a été un franc succès! On la sert le plus souvent sur des spaghettis mais tout autre pâte ferait très bien. Un bon vin italien de qualité avec ça, du pain croustillant, une petite salade verte et bon appétit!
Mon amour de la bolognaise m'a été inspiré par une célèbre blogueuse qui avait écrit un billet sur les hommes et la bolognaise le 14 février l'année passée. Il s'agit de Chroniques blondes et je vous invite à lire son billet savoureux, tout aussi savoureux que sa sauce et que la mienne!
Alors.....
Vous commencez par de la viande de la première qualité, hachée. La quantité dépend de vos goûts, la sorte aussi. Hier, j'ai mis du boeuf haché et du veau aussi, un peu. Vous pouvez le prendre gras si vous voulez, car une fois cuit, nous allons l'égoutter bien proprement. Je ne mange plus de viande, mais dans la bolognaise, de la fausse ne ferait pas, nous faisons donc exception.
Alors, on fait cuire bien doucement cette viande et on l'égoutte soigneusement dans une passoire. Elle nous attendra sagement.
Ensuite, les légumes. Vous mettez bien ce que vous voulez. Hier, c'était un poivron rouge, un jaune, toute une boîte de champignons frais, quatre beaux oignons rouges, des gousses d'ail, je ne sais plus trop combien, entre quatre et six et une branche de céleri. Faites revenir amoureusement dans l'huile d'olive pour ramollir vos légumes que vous aviez pris soin de hacher assez finement.
Remettez la viande cuite avec vos légumes. Et là déglacez au vin! C'est là que ça se corse et que votre sauce va commencer sa métamorphose stupéfiante de simple sauce à spaghetti ordinaire à sauce bolognaise extraordinaire. On peut déglacer au vin rouge. Hier, j'ai pris du blanc. On garde le feu haut et on attend que le vin s'évapore en brassant diligemment notre sauce qui commence déjà à dégager son fumet. Soyons généreux(se) de notre temps et de notre vin. Préparer une sauce bolognaise est une activité qui demande de la patience, de la passion et du temps.
Une fois le vin évaporé, on en rajoute un tout petit peu encore en même temps que les tomates, qui peuvent être fraîches si on le désire en été quand elles goûtent si bon mais hier, j'ai mis une grosse boîte de tomates en dés. On ajoutera aussi quelques cuillerées de pâte de tomates, pas trop, deux ou trois maximum! du thym, du basilic, des feuilles de laurier, sel, poivre. Bien mélanger.
Vous pouvez maintenant baisser le feu au minimum ou presque (vérifiez que ça cuit tout doucement) et aller lire votre journal. De temps en temps, venez vérifier et brasser un peu votre sauce pour la forme, car en réalité, elle se débrouillera fort bien sans vous. Si elle devenait trop épaisse (ça sera le cas éventuellement), vous y ajouterez alors au choix, un peu de bouillon de boeuf ou du vin rouge. Hier, j'ai mis les deux. Bientôt, votre maison sera parfumée par les arômes de votre souper qui mijote.
Vous laissez mijoter toute la journée si vous pouvez mais au moins trois heures si vous ne pouvez pas. À la fin de la cuisson, on peut ajouter un peu de crème. Hier, je ne l'ai pas fait. Ma sauce a été un franc succès! On la sert le plus souvent sur des spaghettis mais tout autre pâte ferait très bien. Un bon vin italien de qualité avec ça, du pain croustillant, une petite salade verte et bon appétit!
Mon amour de la bolognaise m'a été inspiré par une célèbre blogueuse qui avait écrit un billet sur les hommes et la bolognaise le 14 février l'année passée. Il s'agit de Chroniques blondes et je vous invite à lire son billet savoureux, tout aussi savoureux que sa sauce et que la mienne!
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