vendredi 18 juillet 2008
Été
Je sors beaucoup. J'aime la ville, j'aime l'action, j'aime les festivals, les terrasses, le soleil, la chaleur, marcher longuement et sans but précis. Et pourtant, l'inquiétude et l'angoisse viennent par bouffée chasser ce bien-être. Ma Dix-Neuf ans a quitté son chum, voyez-vous, et je ne l'ai appris que dernièrement. En fait, je ne sais pas où elle est. Elle ne travaille pas et n'a plus un sou, je le sais parce que j'ai ouvert son relevé bancaire,qui est encore livré chez moi, en quête d'information. Elle m'a enlevée de son msn et ne répond pas à son téléphone cellulaire. Hier, au yoga, je n'y ai pas pensé du tout, merci yoga. Mais plus tard, au spectacle de nuit d'Afrique, l'inquiétude faisait régulièrement surface. Et là l'esprit s'emballe, je l'imaginais victime de gangs de rue, en train de se prostituer contre son gré, en proie à des violences. J'ai pensé appeler la police. Ça fait trois semaines qu'on est sans nouvelles. J'ai appelé l'ex-chum, il ne sait pas où elle est, elle lui a dit avoir un appartement mais ne quittait pas, il y a eu une chicane violente et il a appelé la police, dit-il et là elle serait partie. Est-ce vrai? Je n'ai pas la version de ma fille. Mais voilà que ce matin Dix-Sept ans à qui je confiais mes inquiétudes, me dit qu'elle l'a appelée hier soir et qu'elle ne semblait aucunement en détresse car elle voulait lui demander un truc sur un jeu à l'ordi. Elle a refusé de lui dire où elle était et quand Dix-Sept ans lui a demandé de m'appeler pour donner des nouvelles, elle aurait dit "Tu diras à maman que j'ai besoin d'argent." Je suis rassurée, elle est toujours en vie. Je vais passer une meilleure journée aujourd'hui.
jeudi 17 juillet 2008
Toro
Spectacle-parade-happening hier soir. Départ à 21h43 précises au coin de Maisonneuve et Sanguinet . On marche pendant une heure et demie.La corrida sensuelle. Des comédiens souriants, fiers, toréadors et danseuses de flamenco. Parfois on voit, parfois on ne voit pas, ne pas s'en faire et suivre. La foule fait partie du spectacle tout en simplicité et en joie. J'adore ces événements de rue. Ils remettent ça ce soir même heure, même poste. Soyez-y! C'est magique.
mercredi 16 juillet 2008
Sublimation
L'avantage de recevoir des gens chez soi, c'est cette obligation morale de faire le ménage. Incroyable le niveau d'efficacité quand le temps est compté, quand on veut éviter la honte, au moins minimalement. Un rush, un sprint et des résultats. Et cette fois, la cour aussi devait être en ordre, gazon fraîchement coupé, plate-bandes désherbées.
Une belle rencontre. Du yoga parmi les fleurs. Beaucoup de compliments pour ce grand jardin que mes plantations de vivaces établies un peu plus chaque année pendant vingt ans me permettent de laisser aller sans trop de soins maintenant, allez et multipliez-vous! Et encore le "Mais tu ne vas pas vendre cette maison avec un jardin de campagne juste à côté d'un métro!"
On a donc fait du yoga, s'improvisant professeures à tour de rôle. Pas si facile d'enseigner. J'en ai beaucoup à apprendre. Le faire est une chose, l'expliquer clairement et succinctement en est une autre. On peut être une excellente yogi dans sa pratique personnelle et ne pas savoir transmettre ses savoirs. Ce cours de professeure de yoga vient me chercher beaucoup, il écrase pas mal mon égo, m'enseigne l'humilité. Je vais en apprendre beaucoup et pas nécessairement ce que je voulais apprendre au départ!
Accepter la difficulté au lieu de la combattre. Ne pas fuir. Rester. Comme en méditation. Just sit and stay, comme écrit la moine boudhiste Pema Chodron pour décrire la méditation. Simplissime.
Ma quête d'hommes est sur la glace. Accepter qu'il n'y en ait pas actuellement. Calmement. Je pense que je deviens un pur esprit (rires).
Une belle rencontre. Du yoga parmi les fleurs. Beaucoup de compliments pour ce grand jardin que mes plantations de vivaces établies un peu plus chaque année pendant vingt ans me permettent de laisser aller sans trop de soins maintenant, allez et multipliez-vous! Et encore le "Mais tu ne vas pas vendre cette maison avec un jardin de campagne juste à côté d'un métro!"
On a donc fait du yoga, s'improvisant professeures à tour de rôle. Pas si facile d'enseigner. J'en ai beaucoup à apprendre. Le faire est une chose, l'expliquer clairement et succinctement en est une autre. On peut être une excellente yogi dans sa pratique personnelle et ne pas savoir transmettre ses savoirs. Ce cours de professeure de yoga vient me chercher beaucoup, il écrase pas mal mon égo, m'enseigne l'humilité. Je vais en apprendre beaucoup et pas nécessairement ce que je voulais apprendre au départ!
Accepter la difficulté au lieu de la combattre. Ne pas fuir. Rester. Comme en méditation. Just sit and stay, comme écrit la moine boudhiste Pema Chodron pour décrire la méditation. Simplissime.
Ma quête d'hommes est sur la glace. Accepter qu'il n'y en ait pas actuellement. Calmement. Je pense que je deviens un pur esprit (rires).
lundi 14 juillet 2008
dimanche 13 juillet 2008
Soixante-cinq ans
C'est tout de même dix ans de plus que moi. Il a l'air juvénile. Des cheveux tout blancs mais le visage et la silhouette d'un jeune homme. Il fallait le voir gambader avec son jeune fils en route vers la voiture que nous avions dû stationner loin, centre-ville oblige. Aucune maladie m'a-t-il dit, un cholestérol parfait, beaucoup d'énergie (ça, c'était évident!)
Une jeune femme de quarante-deux ans, toute jolie et menue.
J'ai évidemment voulu savoir son secret. L'alimentation en premier lieu. Végétarien. Un seul repas par jour. En fait, plus je lis et je me renseigne, un repas, ou six repas, manger le soir ou le matin, bof! pas vraiment important. La totalité des calories ingérées dans la journée est tout ce qui compte. Dans son cas, par exemple, il ne mange que le soir, un repas longuement cuisiné avec un verre de vin. Son corps est habitué à ce régime et il dit ne pas sentir la faim pendant le jour.
Donc, une alimentation végétarienne délicieuse et pas trop copieuse (je suppose, il y a tout de même une limite à la quantité de nourriture que l'on peut ingérer dans un seul repas). Il mange du poisson mais s'informe de sa provenance. Hier, il a pris la brochette de pétoncles, mangé toute l'immense salade, a laissé les patates et a mangé la moitié du riz. Pas de pain. Le vin, il en a bu pas mal. Il faut dire que les assiettes sont immenses à ce restaurant.
L'exercice? Rien de formel. Pas de gym. Il se déplace à bicyclette ou à pieds. Il va nager une fois ou deux par semaine.
Il voyage beaucoup et a des amis partout. Quatre enfants. Et cette jeune femme qui est la sienne depuis vingt ans!
Une excellente soirée que nous avons passée tous ensemble. Un grand plaisir de le revoir.
Une jeune femme de quarante-deux ans, toute jolie et menue.
J'ai évidemment voulu savoir son secret. L'alimentation en premier lieu. Végétarien. Un seul repas par jour. En fait, plus je lis et je me renseigne, un repas, ou six repas, manger le soir ou le matin, bof! pas vraiment important. La totalité des calories ingérées dans la journée est tout ce qui compte. Dans son cas, par exemple, il ne mange que le soir, un repas longuement cuisiné avec un verre de vin. Son corps est habitué à ce régime et il dit ne pas sentir la faim pendant le jour.
Donc, une alimentation végétarienne délicieuse et pas trop copieuse (je suppose, il y a tout de même une limite à la quantité de nourriture que l'on peut ingérer dans un seul repas). Il mange du poisson mais s'informe de sa provenance. Hier, il a pris la brochette de pétoncles, mangé toute l'immense salade, a laissé les patates et a mangé la moitié du riz. Pas de pain. Le vin, il en a bu pas mal. Il faut dire que les assiettes sont immenses à ce restaurant.
L'exercice? Rien de formel. Pas de gym. Il se déplace à bicyclette ou à pieds. Il va nager une fois ou deux par semaine.
Il voyage beaucoup et a des amis partout. Quatre enfants. Et cette jeune femme qui est la sienne depuis vingt ans!
Une excellente soirée que nous avons passée tous ensemble. Un grand plaisir de le revoir.
samedi 12 juillet 2008
L'ancien amant, maigrir, le yoga, le souper
Quand j'avais dix-sept ans, j'ai fait un voyage de géographie avec le cegep. Oui, vous avez bien lu, on faisait un voyage jusqu'à Vancouver en autobus avec deux professeurs, on avait bien du plaisir, on parlait bien un peu de géographie je suppose, mais ça je n'en ai aucun souvenir, on faisait un petit travail au retour et bingo! Trois beaux crédits dans notre bulletin de cegep. Je suis une baby boomer moi et je ne nie pas qu'on l'ait parfois eu facile.
On couchait dans des auberges de jeunesse. Et voilà qu'à Winnipeg, j'avais remarqué le directeur de l'auberge et il m'avait remarquée aussi. Une relation amoureuse s'est développée. On a ensuite correspondu et en octobre, lors de la grève de l'université, je suis allée le rejoindre à Winnipeg. Un Afghan. Plein de souvenirs qui me reviennent en bouffée.
Je l'ai revu dix ans plus tard. Il était en visite à Montréal avec son jeune fils de trois ans, j'avais un bébé. On s'était vus en toute amitié et il avait séjourné une nuit chez moi. Comme il venait souvent à Montréal et qu'il semblait avoir trouvé un gîte chez moi et que j'avais peur à l'envahissement, j'ai mis fin aux contacts sans le faire officiellement. Pas de réponses à ses appels ou bien une réponse plusieurs jours plus tard alors qu'il avait déjà terminé sa visite. Il demeurait alors chez une de nos amies communes. Je ne l'ai donc pas revu depuis vingt-huit ans. Il s'est marié trois fois et a eu des enfants à chaque fois, il a d'ailleurs un enfant de cinq ans avec sa femme actuelle, alors qu'il en a soixante-cinq. Il a une brillante carrière de professeur d'université et donne des conférences un peu partout. Semblerait qu'il ait peu changé physiquement si ce n'est de ses cheveux blancs.
Je pourrai vérifier tout ça ce soir car je le revois aujourd'hui. Un souper au Jardin de Panos. Ce restaurant aussi me rappelle le passé. J'y allais dans la vingtaine. Je suis un peu anxieuse de le revoir après tout ce temps. J'ai changé beaucoup je trouve. Et je n'aime pas ça. Le visage, j'accepte et puis ce n'est pas si pire que ça. Pas vraiment de rides encore. Mais le corps, merde, je suis tellement plus grosse qu'à vingt ans. Et ça, je ne l'accepte pas vraiment car j'y suis quand même pour quelque chose. Je regarde les gens de mon entourage qui ont mon âge. Tellement de variété dans les corps. Le père de mon fils porte les mêmes jeans qu'à vingt ans. Voisin, dont j'ai vu les photos de grand élancé de sa jeunesse, est maintenant vraiment gros. Mon amie P, mince à cinquante-six ans. Mon amie T aussi mais à coups d'efforts tellement héroïques. Mon amie L a pris un bon trente livres à la ménopause. Et je les passe tous et toutes en revue comme ça. Et puis je me regarde et puis j'ai cinquante-cinq ans depuis dix jours(non, je n'en reviens pas encore!) et je ne vais pas devenir une grosse vieille, pas question! Cette histoire de poids m'achale vraiment et m'empêche de me trouver séduisante. Je dois donc et je vais donc y remédier. Plan d'action efficace.
Le yoga? Je vais rencontrer la professeure. Pas certaine que je serai entendue. Mais je parlerai. Calmement. C'est ma dernière idée. Je n'en fais pas de yoga ces temps-ci trop obnubilée par cette histoire de cours de prof qui me mine. Et pourtant, j'adore et c'est tellement bon et j'y crois et je sais les bénéfices. Ça devrait être tout le contraire. Un bon cours de professeure devrait m'inciter et me donner le goût de faire du yoga tous les jours. Il y a vraiment quelque chose qui cloche.
Alors ce soir gros souper de groupe, tout plein de monde et puis cet ancien amoureux et même Voisin est invité. On verra si ce grand asocial viendra! Je n'ai pas à parler, j'ai aussi une certaine tendance à m'isoler. Mais ce soir je sors.
On couchait dans des auberges de jeunesse. Et voilà qu'à Winnipeg, j'avais remarqué le directeur de l'auberge et il m'avait remarquée aussi. Une relation amoureuse s'est développée. On a ensuite correspondu et en octobre, lors de la grève de l'université, je suis allée le rejoindre à Winnipeg. Un Afghan. Plein de souvenirs qui me reviennent en bouffée.
Je l'ai revu dix ans plus tard. Il était en visite à Montréal avec son jeune fils de trois ans, j'avais un bébé. On s'était vus en toute amitié et il avait séjourné une nuit chez moi. Comme il venait souvent à Montréal et qu'il semblait avoir trouvé un gîte chez moi et que j'avais peur à l'envahissement, j'ai mis fin aux contacts sans le faire officiellement. Pas de réponses à ses appels ou bien une réponse plusieurs jours plus tard alors qu'il avait déjà terminé sa visite. Il demeurait alors chez une de nos amies communes. Je ne l'ai donc pas revu depuis vingt-huit ans. Il s'est marié trois fois et a eu des enfants à chaque fois, il a d'ailleurs un enfant de cinq ans avec sa femme actuelle, alors qu'il en a soixante-cinq. Il a une brillante carrière de professeur d'université et donne des conférences un peu partout. Semblerait qu'il ait peu changé physiquement si ce n'est de ses cheveux blancs.
Je pourrai vérifier tout ça ce soir car je le revois aujourd'hui. Un souper au Jardin de Panos. Ce restaurant aussi me rappelle le passé. J'y allais dans la vingtaine. Je suis un peu anxieuse de le revoir après tout ce temps. J'ai changé beaucoup je trouve. Et je n'aime pas ça. Le visage, j'accepte et puis ce n'est pas si pire que ça. Pas vraiment de rides encore. Mais le corps, merde, je suis tellement plus grosse qu'à vingt ans. Et ça, je ne l'accepte pas vraiment car j'y suis quand même pour quelque chose. Je regarde les gens de mon entourage qui ont mon âge. Tellement de variété dans les corps. Le père de mon fils porte les mêmes jeans qu'à vingt ans. Voisin, dont j'ai vu les photos de grand élancé de sa jeunesse, est maintenant vraiment gros. Mon amie P, mince à cinquante-six ans. Mon amie T aussi mais à coups d'efforts tellement héroïques. Mon amie L a pris un bon trente livres à la ménopause. Et je les passe tous et toutes en revue comme ça. Et puis je me regarde et puis j'ai cinquante-cinq ans depuis dix jours(non, je n'en reviens pas encore!) et je ne vais pas devenir une grosse vieille, pas question! Cette histoire de poids m'achale vraiment et m'empêche de me trouver séduisante. Je dois donc et je vais donc y remédier. Plan d'action efficace.
Le yoga? Je vais rencontrer la professeure. Pas certaine que je serai entendue. Mais je parlerai. Calmement. C'est ma dernière idée. Je n'en fais pas de yoga ces temps-ci trop obnubilée par cette histoire de cours de prof qui me mine. Et pourtant, j'adore et c'est tellement bon et j'y crois et je sais les bénéfices. Ça devrait être tout le contraire. Un bon cours de professeure devrait m'inciter et me donner le goût de faire du yoga tous les jours. Il y a vraiment quelque chose qui cloche.
Alors ce soir gros souper de groupe, tout plein de monde et puis cet ancien amoureux et même Voisin est invité. On verra si ce grand asocial viendra! Je n'ai pas à parler, j'ai aussi une certaine tendance à m'isoler. Mais ce soir je sors.
vendredi 11 juillet 2008
Cinquante-cinq ans
J'ai eu un vrai choc à ce dernier anniversaire. Je ne le sens pas mon âge, voyez-vous mais on dirait que dernièrement tout me le rappelle. Premièrement, ça a bien l'air que je suis à peu près officiellement ménopausée, aucune règle depuis janvier alors ça doit bien être ça. Sans symptômes autre que cet arrêt des règles, je sais, je suis chanceuse!
Comme j'avais manqué mon cours de yoga Iyengar pour aller conduire Quatorze ans à la gare, je l'ai repris hier avec une professeure que je ne connaissais pas (excellente, elles le sont toutes à cette école). On fait une position d'équilibre Ardha Chandrasana et la prof envoie deux autres élèves et moi la faire au mur. Caractérisque commune des deux autres: des femmes plus âgées. J'ai été comme choquée de faire partie du lot, j'ai été surprise aussi qu'elle ne me fasse pas d'abord essayer la pose avant de m'envoyer du support. Mais ces profs sont extraordinaires et elles sont prudentes tout simplement. Comme elle a l'oeil de lynx, elle a bien vu que je pouvais faire l'asana sans problème et probable que si j'ai un autre cours avec elle, elle ne m'y enverra pas de nouveau au mur.
Et finalement, il y a le poids, ça a toujours été un défi pour moi, mais là, j'avais perdu cinq livres de peine et de misère, avec efforts et longueur de temps et voilà que deux soupers au restaurant plus tard, je les ai reprises avec une livre en prime! Il va en falloir de la persévérance mais je ne suis pas découragée et je vais gagner. Je vais trouver une solution.
Et puis, les hommes, ma relation avec les hommes change. Mais est-ce que ça change vraiment? C'est plus mon rapport à la séduction qui change. Le problème, si problème il y a, réside en moi. La solution aussi.
Comme j'avais manqué mon cours de yoga Iyengar pour aller conduire Quatorze ans à la gare, je l'ai repris hier avec une professeure que je ne connaissais pas (excellente, elles le sont toutes à cette école). On fait une position d'équilibre Ardha Chandrasana et la prof envoie deux autres élèves et moi la faire au mur. Caractérisque commune des deux autres: des femmes plus âgées. J'ai été comme choquée de faire partie du lot, j'ai été surprise aussi qu'elle ne me fasse pas d'abord essayer la pose avant de m'envoyer du support. Mais ces profs sont extraordinaires et elles sont prudentes tout simplement. Comme elle a l'oeil de lynx, elle a bien vu que je pouvais faire l'asana sans problème et probable que si j'ai un autre cours avec elle, elle ne m'y enverra pas de nouveau au mur.
Et finalement, il y a le poids, ça a toujours été un défi pour moi, mais là, j'avais perdu cinq livres de peine et de misère, avec efforts et longueur de temps et voilà que deux soupers au restaurant plus tard, je les ai reprises avec une livre en prime! Il va en falloir de la persévérance mais je ne suis pas découragée et je vais gagner. Je vais trouver une solution.
Et puis, les hommes, ma relation avec les hommes change. Mais est-ce que ça change vraiment? C'est plus mon rapport à la séduction qui change. Le problème, si problème il y a, réside en moi. La solution aussi.
jeudi 10 juillet 2008
Changements
Aujourd'hui, je devais rappeler un homme très gentil de réseaucontact avec lequel j'avais eu une longue conversation téléphonique très facile et agréable afin de fixer un rendez-vous. Et je ne l'ai pas fait. Je lui ai plutôt écrit un long courriel expliquant que j'avais changé d'idée et m'en excusant évidemment. Bien que je ne sois aucunement inquiète pour lui, les hommes dans la cinquantaine ou plus ayant le moindrement d'allure ayant un nombre impressionnant de candidates à rencontrer. La vraie raison de cette annulation: me faire rejeter à ce moment-ci de ma vie serait catastrophique. Je sais, je sais, il ne m'aurait peut-être pas rejetée et c'est peut-être moi qui l'aurait rejeté ou bien ça aurait même pu marcher, qui sait? Je ne le saurai pas parce que je ne le rencontrerai pas et je me sens bien et soulagée avec ça.
mercredi 9 juillet 2008
Départ
Le coeur à l'envers. Quatorze ans part aujourd'hui en train pour son camp en Gaspésie. Panique. Elle ne veut plus y aller. C'était le cas hier soir tard dans la nuit du moins. Angoisse. Peur de l'inconnu. Ils vont faire du camping sauvage dans le parc de la Gaspésie et dans le magnifique estraordinaire parc Forillon. Elle en a déjà fait un peu du camping petite avec nous mais elle ne s'en rappelle pas. Je sais que je dois l'envoyer qu'elle le veuille ou non. Mais c'est dur. Je déteste la voir souffrir comme ça et je la sais tellement plus vulnérable que mes autres enfants.
mardi 8 juillet 2008
Aimer
Il y a des femmes qui se passent allégrement des hommes. J'en connais. Il y a des femmes qui aiment bien avoir un mari dans leur vie mais qui se passeraient allégrement de coucher avec lui. J'en connais aussi. Au moins une. Mais il doit bien y en avoir d'autres! Et il y a des femmes qui aiment la compagnie des hommes, le corps des hommes, leurs défauts (nombreux!) et leurs qualités (nombreuses aussi!). J'en suis, mes lecteurs le savent bien.
lundi 7 juillet 2008
Apitoiement
Je suis pitoyable. Vraiment. Une honte. Une loque presque. Bon, ne croyez pas que cet accès de pleurage sur mon sort soit dû au fait que je ne pogne pas sur reseaucontact. Qu'allez-vous penser là? Meu non, meu non, dit-elle. Ben, je pogne pu et là j'ai eu envie de mettre un gros juron mais je n'en suis tout de même pas là. Pas encore. Mais pas loin. Alors mon âge canonique me fait entrer dans la catégorie de celles qu'on ne cruse plus. Pas grave! Je cruse moi-même et vive l'autonomie. Mais dès que j'envoie ma petite photo de New-York ,niet, nada, finito. Mon estime de moi est au plus bas. Il suffirait pourtant de si peu pour que ça remonte en flèche. Vais-je attendre jusque là? Le temps joue définitivement contre moi.
Efficacité
Je me suis inscrite à Réseaucontact hier, sans photo, en partie pour la curiosité de voir la fiche de deux de mes amis hommes qui m'avaient dit s'y être inscrits. Trouvés sans difficulté. Dans un cas, belle photo et beau texte mais ça ne pogne pas, dans l'autre, pas de photo, un texte archi-court et il reçoit plein de messages! Trouvez l'erreur. L'un est dans la trentaine, l'autre dans la cinquantaine. Le domaine de la séduction finit toujours par avantager les hommes avec le temps, il suffit d'attendre!
Tant qu'à être là, j'ai évidemment zieuté les fiches et un texte m'a accrochée. J'envoie un message préfabriqué. Monsieur me répond, je peux donc lui écrire de ma main. Je lui donne mon adresse courriel pour qu'on puisse correspondre plus à l'aise (je ne suis pas membre payant) et il me demande évidemment ma photo. Je lui en envoie une vieille d'octobre 2007 lors de mon voyage à New-York et on décide de se rencontrer, là, sur-le-champ! Un petit café au plateau, au premier coup d'oeil, je sais et lui aussi probablement mais je ne suis pas dans sa tête, que ça ne marchera pas. On est des gens civilisés alors on prend tout de même notre expresso tranquillement. Il rencontre beaucoup énormément. Normal, il est dans la cinquantaine et sait écrire. On se quitte avec un baiser sur la joue en se souhaitant bonne chance. Une affaire de réglée! Héhé!
Ça m'a mise de bonne humeur. Et puis je suis rentrée assez tôt pour aller prendre ma marche avec Voisin, son fils et son chien, une marche jusqu'à la crèmerie. Cher Voisin, il me disait qu'il voulait maigrir tout en dégustant son deuxième cornet. Je l'aime bien mon grand ami Voisin.
Ce matin, pas de marche rapide car j'ai mon cours d'aquaforme estival.
Tant qu'à être là, j'ai évidemment zieuté les fiches et un texte m'a accrochée. J'envoie un message préfabriqué. Monsieur me répond, je peux donc lui écrire de ma main. Je lui donne mon adresse courriel pour qu'on puisse correspondre plus à l'aise (je ne suis pas membre payant) et il me demande évidemment ma photo. Je lui en envoie une vieille d'octobre 2007 lors de mon voyage à New-York et on décide de se rencontrer, là, sur-le-champ! Un petit café au plateau, au premier coup d'oeil, je sais et lui aussi probablement mais je ne suis pas dans sa tête, que ça ne marchera pas. On est des gens civilisés alors on prend tout de même notre expresso tranquillement. Il rencontre beaucoup énormément. Normal, il est dans la cinquantaine et sait écrire. On se quitte avec un baiser sur la joue en se souhaitant bonne chance. Une affaire de réglée! Héhé!
Ça m'a mise de bonne humeur. Et puis je suis rentrée assez tôt pour aller prendre ma marche avec Voisin, son fils et son chien, une marche jusqu'à la crèmerie. Cher Voisin, il me disait qu'il voulait maigrir tout en dégustant son deuxième cornet. Je l'aime bien mon grand ami Voisin.
Ce matin, pas de marche rapide car j'ai mon cours d'aquaforme estival.
dimanche 6 juillet 2008
Constantes
Je me trouve souvent extraordinaire (eh! oui, mes parents m'ont instillé une grande estime de moi-même avant que ce soit à la mode) mais je suis plutôt prévisible finalement. Je déprime quand je ne fais pas d'exercice, quand je n'ai pas d'homme sous la main, quand je mange mal, quand j'ai une décision à prendre. C'est la recette parfaite. Les problèmes avec les enfants, j'y suis presque immunisée. Presque, je dis. Suffisamment pour ne pas tomber dans la déprime totale.
Je vais mieux ce matin. On va régler ça une chose à la fois. L'exercice, ça va être la marche rapide, celle qui ressemble à la course a pied. Je prends un café et j'y vais, Pierre m'ayant convaincue que c'est mieux de s'y mettre à jeun. Je ne me forcerai pas pour le yoga auquel je suis devenue allergique à cause de cette décision qui me pend au bout du nez.
Je vais m'inscrire à Réseaucontact, ce qui est tout de même un pas concret vers des rencontres potentielles. Quand j'aurai une photo.
Je suis tout à fait seule, Dix-Sept ans ayant couché ailleurs (oui, je sais où, en théorie du moins, je ne suis pas allée vérifier) et puis j'aime donc ça. Cette paix, ce silence et mon grand jardin (à bien y penser, le beau grand jardin, j'aime moins, car je vois le gazon qui m'attend et les plate-bandes aussi qui m'appellent).
Le bon côté de ne plus être l'amante de Voisin, c'est que je peux me laisser aller à être tout à fait moi-même, comme lui l'a toujours fait d'ailleurs. Je suis allée marcher avec mes vieux jeans hier, sans même vérifier mon apparence, sans rouge à lèvres. Je me suis tout de même forcée pour sourire et converser parce que son jeune fils était là et que les enfants n'ont pas à souffrir les humeurs des adultes. Et puis, je l'aime beaucoup son fils, un petit garçon gracile et vigoureux, qui prend du ritalin pour l'école, mais ça doit être pour le déficit d'attention seulement, parce que vraiment je le trouve actif mais pas hyperactif. La veille, pour sa fête, Voisin l'avait emmené à la Ronde, ce qui est extrêmement surprenant de la part de Voisin, un acte d'amour incommensurable en fait. Ils avaient fait tous les manèges et m'en parlaient avec animation, le cabot mal élevé se prenant dans nos jambes à chaque pas. Et là Voisin me prend à part et me dit "Ça va pas, toi?" Il s'en était aperçu! Ça m'a touchée.
Dulcinée est en France. Il a hâte à son retour.
Le problème avec l'été, c'est qu'il y a trop de choix et les personnes comme moi qui ont de la difficulté à prendre des décisions vont me comprendre, les autres vont rire de moi et c'est correct. J'accepte. Alors, il y a tant de choses possible à faire et à force de peser le pour et le contre de chaque possibilité, il est trop tard.
Je vous laisse, je m'en vais marcher-courir.
Je vais mieux ce matin. On va régler ça une chose à la fois. L'exercice, ça va être la marche rapide, celle qui ressemble à la course a pied. Je prends un café et j'y vais, Pierre m'ayant convaincue que c'est mieux de s'y mettre à jeun. Je ne me forcerai pas pour le yoga auquel je suis devenue allergique à cause de cette décision qui me pend au bout du nez.
Je vais m'inscrire à Réseaucontact, ce qui est tout de même un pas concret vers des rencontres potentielles. Quand j'aurai une photo.
Je suis tout à fait seule, Dix-Sept ans ayant couché ailleurs (oui, je sais où, en théorie du moins, je ne suis pas allée vérifier) et puis j'aime donc ça. Cette paix, ce silence et mon grand jardin (à bien y penser, le beau grand jardin, j'aime moins, car je vois le gazon qui m'attend et les plate-bandes aussi qui m'appellent).
Le bon côté de ne plus être l'amante de Voisin, c'est que je peux me laisser aller à être tout à fait moi-même, comme lui l'a toujours fait d'ailleurs. Je suis allée marcher avec mes vieux jeans hier, sans même vérifier mon apparence, sans rouge à lèvres. Je me suis tout de même forcée pour sourire et converser parce que son jeune fils était là et que les enfants n'ont pas à souffrir les humeurs des adultes. Et puis, je l'aime beaucoup son fils, un petit garçon gracile et vigoureux, qui prend du ritalin pour l'école, mais ça doit être pour le déficit d'attention seulement, parce que vraiment je le trouve actif mais pas hyperactif. La veille, pour sa fête, Voisin l'avait emmené à la Ronde, ce qui est extrêmement surprenant de la part de Voisin, un acte d'amour incommensurable en fait. Ils avaient fait tous les manèges et m'en parlaient avec animation, le cabot mal élevé se prenant dans nos jambes à chaque pas. Et là Voisin me prend à part et me dit "Ça va pas, toi?" Il s'en était aperçu! Ça m'a touchée.
Dulcinée est en France. Il a hâte à son retour.
Le problème avec l'été, c'est qu'il y a trop de choix et les personnes comme moi qui ont de la difficulté à prendre des décisions vont me comprendre, les autres vont rire de moi et c'est correct. J'accepte. Alors, il y a tant de choses possible à faire et à force de peser le pour et le contre de chaque possibilité, il est trop tard.
Je vous laisse, je m'en vais marcher-courir.
samedi 5 juillet 2008
Soleil et terrasse et verre de vin en solo
Je suis davantage portée à écrire quand il m'arrive des choses, que ça avance, que je suis stimulée, vivante que lorsque je fais du sur-place. Mol été que je passe. Par ma faute. Culpabilisation en prime.
Je ne fais pas grand chose pour changer la donne. Je baiserais bien avec Voisin tellement je suis en manque. Je n'ai rien décidé pour le cours de prof de yoga. Sur la glace le yoga. La psychologue me recommande le statu quo avec Dix-Sept ans qui m'a volée et me persécute dès que je l'affronte. Ses dix-huit ans sont dans cinq mois et là on passera à l'action. En attendant, ça ne se passe pas si mal finalement. Je la laisse faire ce qu'elle veut. Je suis allée conduire Quatorze ans chez une amie pour quelques jours. Je pourrais donc faire tout ce que je veux et je suis là à faire la vaisselle. C'est fou, non? Je suis pourtant excellente pour donner des conseils aux autres. Efficace et imaginative.
J'ai recommencé le millepertuis. Et puis je me suis fait un délicieux petit souper, comme si je recevais. Et ce soir, j'irai promener le chien avec Voisin et son fils. Je serais en couple et ce ne serait pas nécessairement mieux. Probablement pire, en couple, on se sent obligé de performer. Au moins, je m'évite ça.
Je ne fais pas grand chose pour changer la donne. Je baiserais bien avec Voisin tellement je suis en manque. Je n'ai rien décidé pour le cours de prof de yoga. Sur la glace le yoga. La psychologue me recommande le statu quo avec Dix-Sept ans qui m'a volée et me persécute dès que je l'affronte. Ses dix-huit ans sont dans cinq mois et là on passera à l'action. En attendant, ça ne se passe pas si mal finalement. Je la laisse faire ce qu'elle veut. Je suis allée conduire Quatorze ans chez une amie pour quelques jours. Je pourrais donc faire tout ce que je veux et je suis là à faire la vaisselle. C'est fou, non? Je suis pourtant excellente pour donner des conseils aux autres. Efficace et imaginative.
J'ai recommencé le millepertuis. Et puis je me suis fait un délicieux petit souper, comme si je recevais. Et ce soir, j'irai promener le chien avec Voisin et son fils. Je serais en couple et ce ne serait pas nécessairement mieux. Probablement pire, en couple, on se sent obligé de performer. Au moins, je m'évite ça.
vendredi 4 juillet 2008
Plus tard
J'ai parfois cette tendance à remettre ma vie à plus tard. Plus tard, quand j'aurai maigri à mon goût, quand j'aurai vendu ma maison, quand mes enfants seront élevés ou du moins quand Dix-Sept ans sera élevée, plus tard, quand je voyagerai, quand j'enseignerai le yoga, quand j'aurai un jeune homme dans ma vie qui me baisera tous les jours, plusieurs fois par jour, quand je me baignerai dans la piscine sur le toit de mon futur immeuble, quand j'apprendrai une langue étrangère, je ne sais pas encore laquelle, quand je rajeunirai un peu chaque jour, quand je connaîtrai enfin la musique et quand j'en écouterai sans peur de déranger dans mon super appart tellement bien insonorisé, quand rien ne traînera nulle part, que tout sera vide et zen, j'aurai alors enfin le temps de lire tous ces livres qui me passionnent, surtout les livres de yoga qui s'accumulent à mon grand plaisir.
jeudi 3 juillet 2008
Velours
Vous vous souvenez du jeune homme avec lequel je passais des vendredis passionnés au début de l'année? Il avait trouvé une femme de son âge par réseaucontact et ça avait mis fin à notre relation. Je n'avais plus de nouvelles. Et voilà qu'il m'envoie un courriel ce matin. Ça va bien avec sa compagne qui est "douce, gentille et affectueuse" il ajoute que "sexuellement, c'est ok, mais pas assez à mon goût".
Son problème, c'est qu'il continue à "tripper" sur les femmes plus âgées et que c'est même devenu une obsession. " J'ai tendance à les regarder dans les autobus ou ailleurs et aussitôt, je fantasme et je pense à nos activités coquines. Est-ce normal? Des fois, je me trouve super bizarre, j'ai tout pour être heureux mais parfois j'ai de la difficulté à contrôler mes montées de désir pour les femmes matures."
Je ne sais pas trop quoi lui répondre. Le sexologue? Une autre femme mature? Se contenter de son sort? Pauvre petit! Chose certaine, je ne lui proposerai certainement pas de le rencontrer pour en discuter! héhé!
Ce simple petit courriel m'a mise de bonne humeur.
Son problème, c'est qu'il continue à "tripper" sur les femmes plus âgées et que c'est même devenu une obsession. " J'ai tendance à les regarder dans les autobus ou ailleurs et aussitôt, je fantasme et je pense à nos activités coquines. Est-ce normal? Des fois, je me trouve super bizarre, j'ai tout pour être heureux mais parfois j'ai de la difficulté à contrôler mes montées de désir pour les femmes matures."
Je ne sais pas trop quoi lui répondre. Le sexologue? Une autre femme mature? Se contenter de son sort? Pauvre petit! Chose certaine, je ne lui proposerai certainement pas de le rencontrer pour en discuter! héhé!
Ce simple petit courriel m'a mise de bonne humeur.
lundi 30 juin 2008
Embûches
Je le sais en bonne partie ce qui me fait me sentir si moche. Le cours de professeure de yoga. Si je n'en avais pas abandonné un, j'abandonnerais sans me poser de question. Je me sentirais soulagée, libre, conséquente avec ce que je ressens et je m'inscrirais à un autre cours meilleur selon moi et je passerais un bel été insouciant. Mais j'ai déjà abandonné un cours qui ne me satisfaisait pas totalement et qui était trop long selon mes critères à moi. Et je le savais bien que celui-ci n'était pas parfait, la perfection n'existe pas en ce monde mais là, je déteste carrément y aller, j'angoisse à l'idée de la prochaine journée interminable qui s'en vient. Ça me gâche la vie et en plus, j'en suis rendue à détester faire du yoga.
La vie est difficile, il faut pervévérer, on n'a rien pour rien, le courage fait l'individu fort, quand on veut on peut, c'est un dur moment à passer mais il aura une fin, tu seras contente de l'avoir fait, pourquoi ces messages que je me donne ne me convainquent-ils pas du tout? Quand je pense à appeler pour annuler tout ou bien à ne pas appeler et à ne pas me présenter tout simplement au prochain cours, je ressens une espèce d'extase, un soulagement total et un grand sourire s'étampe dans ma face. Or, je sais bien que ce sourire ne sera pas éternel, que je me sentirai éventuellement nulle d'avoir lâché. En fait, je me sens nulle de continuer aussi, de perdre du temps précieux à écouter un discours ésotérique, flyé, intransigeant avec lequel je ne suis pas d'accord, à m'écraser les fesses sur une chaise en regardant l'heure s'égrener si absolument désespérément lentement, à me dire que je passe une épreuve et que je vaincrai et à sortir de là à six heures en courant, comme un cheval fou enfin libéré.
La vie est difficile, il faut pervévérer, on n'a rien pour rien, le courage fait l'individu fort, quand on veut on peut, c'est un dur moment à passer mais il aura une fin, tu seras contente de l'avoir fait, pourquoi ces messages que je me donne ne me convainquent-ils pas du tout? Quand je pense à appeler pour annuler tout ou bien à ne pas appeler et à ne pas me présenter tout simplement au prochain cours, je ressens une espèce d'extase, un soulagement total et un grand sourire s'étampe dans ma face. Or, je sais bien que ce sourire ne sera pas éternel, que je me sentirai éventuellement nulle d'avoir lâché. En fait, je me sens nulle de continuer aussi, de perdre du temps précieux à écouter un discours ésotérique, flyé, intransigeant avec lequel je ne suis pas d'accord, à m'écraser les fesses sur une chaise en regardant l'heure s'égrener si absolument désespérément lentement, à me dire que je passe une épreuve et que je vaincrai et à sortir de là à six heures en courant, comme un cheval fou enfin libéré.
samedi 28 juin 2008
Questionnement
Je suis une femme gâtée. Pas de problème de santé, pas de problème d'argent, une belle enfance pleine d'amour, plein de possibilités et de liberté si je veux. Pourquoi alors que je veux si peu? Pourquoi je la rends plate des fois ma vie? Pourquoi je passe tant de temps à des occupations futiles ou difficiles voire pénibles que je m'impose,qui me prennent tout mon temps et qui me grugent ma vie? Des instants de plaisir comme ce souper hier avec mes amies ou cette soirée au festival de jazz, je m'en accorde tellement peu.
Démotivation
Je suis démotivée pour le yoga. Pour mon cours de prof de yoga. Pour les pratiques aussi. En fait, le cours de yoga qui me satisfait encore, c'est Iyengar, un style fort différent de celui que j'étudie. Mais... on compte sur moi. Ma grande amie suit le cours de prof avec moi et y tient. Et puis, il y a d'autres élèves qui viendront chez moi cette semaine et les semaines suivantes pour des pratiques, des filles charmantes et enthousiastes. Je me sens comme une imposteure. Je laisserais tout tomber tout de suite. Mais je ne le ferai pas, je ne le ferai pas, je ne le ferai pas.
jeudi 26 juin 2008
Dédramatiser
Ce n'est quand même pas si pire que ça avec Dix-sept ans. Mon billet précédent est un peu dramatique. Or, la meilleure façon de réagir, c'est le plus souvent avec humour. Un jour à la fois. Elle finira bien par devenir adulte comme les autres et puis ces peccadilles de chicane ne seront plus qu'un lointain souvenir sans grande importance. Elle a toujours eu un caractère fort et colérique. Ça lui nuira mais ça lui servira aussi. Alors, je laisse aller et je vais au festival de jazz ce soir avec Quatorze ans qui prend des cours d'anglais et puis avec sa prof d'anglais aussi! Bonne soirée.
Dix-sept ans
Je suis pleine de sentiments pas du tout maternels à son égard. Je me sens bafouée, exploitée, vilipendée, volée (plus qu'une impression, ça s'est passé pour vrai). On se chicane comme deux enragées et elle ne cède pas d'un poil. Moi non plus. Bon, je suis l'adulte, je sais et je dois me comporter comme telle. Déjà que je ne la frappe pas avec toutes les insanités qu'elle me déblatère est un immense contrôle de soi. Je vois la psy demain. Il est temps.
Mon temps
Inspirée par mon livre "L'examen de vie" je remplis tous les soirs un tableau avec mes activités de la journée. Histoire de savoir ce que je fais et combien de temps je prends pour le faire. Il y a une constante: l'ordi prend plusieurs heures de mon temps tous les jours. Le jardin aussi. Le ménage, je n'en fais à peu près pas et ça paraît. Yoga et promenades au parc, on a d'autres heures de passées, surtout quand je dois me déplacer loin pour le cours de yoga. Lundi, par exemple, j'ai pris une heure trente-cinq pour mon cours d'aquaforme et quatre heures trente pour le cours de yoga du soir! Je compte les déplacements évidemment et le cours du lundi soir dure deux heures et demi, de six heures trente à neuf heures. J'en suis encore à l'observation, pas au remède. Mais ce petit exercice tout simple va entraîner des changements, c'est certain. Je continue de prendre des notes.
mercredi 25 juin 2008
Quatre minutes
Un film allemand à l'Ex-centris. Excellent! Dans une prison. De la musique. Une prof de piano de quatre-vingt ans. Une élève douée mais violente. Une histoire dure et belle, pas édulcorée. Pas un film facile. J'ai aimé.
mardi 24 juin 2008
Franchise
On fait notre marche avec le chien et nous voilà dans le petit sous-bois. J'ai perdu cinq livres et je m'arrête pour réajuster mes jeans devenus trop grands.
"Je suis déçu. Je croyais que tu voulais me montrer tes fesses," dit-il.
"Bof! Pas la peine. Tu n'es plus vraiment intéressé."
Voisin rit. "J'aurais imaginé que c'était les fesses de Dulcinée."
"Hon!"
Il se sauve, je lui cours après et on rit comme des fous.
"Je suis déçu. Je croyais que tu voulais me montrer tes fesses," dit-il.
"Bof! Pas la peine. Tu n'es plus vraiment intéressé."
Voisin rit. "J'aurais imaginé que c'était les fesses de Dulcinée."
"Hon!"
Il se sauve, je lui cours après et on rit comme des fous.
lundi 23 juin 2008
Au neutre
Il y a des périodes comme ça. On ne se sent pas au zénith mais pas au dixième sous-sol non plus. On fait ce qu'on a à faire, ce qu'on pense qu'on a à faire, on ne pense pas trop, pas vrai, les pensées se bousculent sans qu'on les cherche, c'est même tout un art et un entraînement rigoureux que de les arrêter les pensées pour se plonger dans le moment présent et observer ce plongeon, non, pas l'observer, en faire partie, être dedans, avec ou sans son corps. Ça s'appelle vivre vraiment, consciemment ou méditer et en fait c'est la même chose. Le grand tourbillon me rattrappera assez vite. C'est même déjà fait, il m'aspire et je dois vous quitter, chers lecteurs, emportée par le flot.
jeudi 19 juin 2008
Le syndrôme du lit vide
On lit souvent des blogues désespérés de célibataires désespérés se plaignant de leur incommensurable solitude. Je me suis juré de ne jamais faire partie du lot. Et pourtant, il y a maintenant quatre-vingt-sept jours que je n'ai pas eu d'hommes dans mon lit. Je sais, ce n'est pas un constat romantique. Oui, j'ai compté les jours, je fais des bilans ces temps-ci, c'en est un.
Quatre-vingt-sept jours qui ont passé vite cependant. Mais quatre-vingt-sept jours, c'est beaucoup, bien que tout soit relatif. Ai-je envie ou besoin de changer la situation? On verra, là, j'en suis aux inventaires, les actions suivront si tel est mon désir.
Quatre-vingt-sept jours qui ont passé vite cependant. Mais quatre-vingt-sept jours, c'est beaucoup, bien que tout soit relatif. Ai-je envie ou besoin de changer la situation? On verra, là, j'en suis aux inventaires, les actions suivront si tel est mon désir.
mercredi 18 juin 2008
Le combat
Le combattant et la combattante ne vieillit pas, trop occupé(e) à projeter son énergie contre l'ennemi. Certains se résignent et misent sur l'acceptation de l'inéluctable. Grand bien leur fasse. Quand je m'arrête, la déprime me tombe dessus, sans préavis, comme l'orage dans un ciel bleu. Mon salut est dans l'action.
lundi 16 juin 2008
Une journée
Une journée passée avec Quatorze ans, en sortie avec elle. Quatorze ans, l'âge où tout ce qui intéresse sa mère, tout ce qu'elle trouve beau est immédiatement condamné et ostracisé. Quatorze ans, l'âge où il faut compter deux heures de préparation et d'essais de vêtements avant de pouvoir enfin sortir. Je voulais aller au festival Eurêka, elle voulait voir un film. On fera les deux. Foule au Vieux Port. Gros soleil. On se réfugie dans les tentes. Encore un ramassis de choses écologiques à vendre. Heureusement, l'exposition était gratuite. Quatorze ans chiâle tout le long ( et le long a été bien court) que c'est plate et c'était un peu plate en effet. Mais elle en met épais et je suis tannée et on part pour la maison cette fois, il fait chaud, je vais aller tondre mon gazon tranquille dans ma cour ombragée.
Et puis elle me rappelle que j'avais promis un film. Exact. Nous marchons donc jusqu'au ciné. On achète les billets d'avance. Je la laisse pitonner sur l'écran. L'autonomiser. Faire en sorte qu'elle ait une vie indépendante. On a du temps et on va manger au Commensal. On discute de tout et de rien. Un moment de bonne entente. Je lui explique comment calculer le pourboire à partir de la facture. Pas certaine qu'elle ait bien compris. On recommencera. Il y a une calculatrice sur son cellulaire. Bien pratique. Personne ne saura qu'elle a besoin d'une calculatrice pour le plus petit calcul.
Le film est excellent. On rit. Kung Fu panda. Au retour, elle marche un peu devant moi. Les hommes se retournent. Ma fille est belle.
Et puis elle me rappelle que j'avais promis un film. Exact. Nous marchons donc jusqu'au ciné. On achète les billets d'avance. Je la laisse pitonner sur l'écran. L'autonomiser. Faire en sorte qu'elle ait une vie indépendante. On a du temps et on va manger au Commensal. On discute de tout et de rien. Un moment de bonne entente. Je lui explique comment calculer le pourboire à partir de la facture. Pas certaine qu'elle ait bien compris. On recommencera. Il y a une calculatrice sur son cellulaire. Bien pratique. Personne ne saura qu'elle a besoin d'une calculatrice pour le plus petit calcul.
Le film est excellent. On rit. Kung Fu panda. Au retour, elle marche un peu devant moi. Les hommes se retournent. Ma fille est belle.
dimanche 15 juin 2008
Vancouver
Appel de ma fille de dix-neuf ans dans la nuit. Elle est à Vancouver. Avec qui? Comment? Pourquoi? Nébuleux. "Je suis dans la merde" qu'elle me dit. Sa carte de guichet ne marche plus. Chicane avec la personne ou les personnes qui étaient avec elle. Seule dans la ville. Ne parle pas bien anglais. Elle est en sécurité pour l'instant dans un hôtel qu'elle doit quitter à onze heures ce matin. Il lui reste dix dollars en poche. Je vais aller dans un bureau Western Union et lui envoyer de l'argent. Vendredi, j'ai appelé une psy, la même que j'avais consultée il y a quelques années pour cette enfant-là justement. Je voulais lui parler des vols de Dix-Sept ans, l'enfant qui allait si bien croyais-je avant que je ne découvre son délit! Là, je vais aller la voir pour avoir du support pour agir le plus correctement possible avec toutes mes filles. Trop aider parfois c'est nuire. J'ai besoin d'un oeil externe et d'une expertise aussi. Curieusement, je ne suis pas bouleversée. En fait, je me demande sérieusement si je fais bien de lui envoyer de l'argent. J'ai besoin de la psychologue pour établir une politique ferme, dans laquelle je me sentirai bien et non-coupable de ne pas avoir assisté une personne en danger. Parce que si elle sait que je vais toujours être là pour couvrir ses bêtises, possible qu'elle en fasse de plus en plus des bêtises sans avoir à vivre les conséquences.
jeudi 12 juin 2008
L'examen de vie
Hier, en faisant mon épicerie santé ( j'ai des périodes tellement absolument terriblement carrément diamétralement santé que mon panier d'épicerie pourrait gagner un prix de rectitude diététique) au Loblaws, un livre m'est tombé dans l'oeil comme une évidence. Il s'intitule L'examen de vie Reprenez contrôle de votre vie maintenant! et a été écrit par une certaine Caroline Righton. J'ai décidé de faire confiance à Caroline et je l'ai acheté.
mercredi 11 juin 2008
La main dans le sac
Depuis quelques temps, je suis toujours à court d'argent. Je vais en rechercher au guichet mais il disparaît aussi vite et j'ai beau ne pas tenir mes comptes serrés, je commençais à m'en inquiéter. J'ai donc décidé de tenir par écrit le résumé de mes dépenses et de toujours savoir combien d'argent j'avais dans mon sac. C'est tout récent car je n'ai commencé ce système qu'hier matin en allant chercher trois cents dollars au guichet.
Ce matin, Quatorze ans part pour l'école et je prends ma douche pour aller conduire Dix-Sept ans à son travail. Et puis, là, dans la douche, j'ai des soupçons. Sans trop réfléchir, je laisse couler l'eau et je sors délicatement de la douche et ouvre la porte de la salle de bain sans bruit. Ma porte de chambre est juste en face, et sur mon lit, Dix-Sept ans est bien occupée à fouiller dans mon portefeuille, dans mon sac, par terre, à la tête du lit. Quand elle m'entend, elle laisse échapper les billets partout et prétend qu'elle n'était venue que faire une sieste dans mon lit. Nier l'évidence! Elle continuera de nier et de crier en s'en allant dans sa chambre. Je la poursuis.
Je veux savoir si ça fait longtemps que ça dure. Je souhaite des remords, des excuses, je suis bouleversée. Je n'aurai droit à rien de ça. Accusée, elle accuse plus fort, c'est son système de défense. Dans la voiture, elle ne prend pas de chance et me dit que je ne l'aime pas, que je ne m'occupe que des autres, qu'elle n'en a pas de famille, elle. Elle aura dix-huit ans bientôt et elle partira et je n'entendrai plus jamais parler d'elle et je serai bien contente, dit-elle, car je pourrai m'occuper des autres, mes préférées. Écoeurée et pas parfaite, je crie plus fort qu'elle quand je peux, que rien n'excuse son geste, que je vais la faire soigner malgré elle et je finis par la laisser à son travail, dans la colère, la peine, le désarroi.
Ce matin, Quatorze ans part pour l'école et je prends ma douche pour aller conduire Dix-Sept ans à son travail. Et puis, là, dans la douche, j'ai des soupçons. Sans trop réfléchir, je laisse couler l'eau et je sors délicatement de la douche et ouvre la porte de la salle de bain sans bruit. Ma porte de chambre est juste en face, et sur mon lit, Dix-Sept ans est bien occupée à fouiller dans mon portefeuille, dans mon sac, par terre, à la tête du lit. Quand elle m'entend, elle laisse échapper les billets partout et prétend qu'elle n'était venue que faire une sieste dans mon lit. Nier l'évidence! Elle continuera de nier et de crier en s'en allant dans sa chambre. Je la poursuis.
Je veux savoir si ça fait longtemps que ça dure. Je souhaite des remords, des excuses, je suis bouleversée. Je n'aurai droit à rien de ça. Accusée, elle accuse plus fort, c'est son système de défense. Dans la voiture, elle ne prend pas de chance et me dit que je ne l'aime pas, que je ne m'occupe que des autres, qu'elle n'en a pas de famille, elle. Elle aura dix-huit ans bientôt et elle partira et je n'entendrai plus jamais parler d'elle et je serai bien contente, dit-elle, car je pourrai m'occuper des autres, mes préférées. Écoeurée et pas parfaite, je crie plus fort qu'elle quand je peux, que rien n'excuse son geste, que je vais la faire soigner malgré elle et je finis par la laisser à son travail, dans la colère, la peine, le désarroi.
lundi 9 juin 2008
Yoga
Un lecteur inquiet se demande si j'ai abandonné mon cours de professeure de yoga. Mais non! J'en ai envie un peu mais je ne vais pas abandonner tout ce que j'entreprends. Pas parfait donc ce cours mais je vais persister. Les autres élèves sont super intéressantes, c'est le côté le plus positif. Finalement, on ne va finir qu'en octobre. Pas très physique, très absolument ésotérique et religieux. Il y a une dimension spirituelle dans le yoga, facilement escamotée dans le yoga pratiqué en occident. J'en connaîtrai beaucoup sur le sujet et je saurai également enseigner aux débutants et adapter les postures pour les gens de toute condition physique. Mais le ton donné est très doctoral et sans appel et ça m'énerve. Je travaille sur moi. Patience et tolérance et silence.
samedi 7 juin 2008
La mama
Je me sens comme une mama italienne, généreuse et entourée de sa marmaille. On s'en va tous ensemble, mes quatre enfants, les chums des deux plus vieilles et moi deux jours à la campagne, dans une auberge. J'ai invité tout ce monde. Ils dorment encore. On va se baigner et faire des activités nautiques, manger un bon souper gastronomique, boire du vin. La nouveauté, c'est que cette fois, ce ne sont plus des enfants que j'emmène, il n'y a que quatorze ans qui est encore un peu petite mais qui se sépare un peu plus chaque jour. Dix-Sept ans se considère comme une adulte et elle est parfois incroyablement responsable, son enfance dans une famille dysfonctionnelle l'ayant poussée jeune vers l'autonomie. Car, oui, malgré mon amour et mes qualités parentales, la vie auprès d'une soeur souffrant de maladie mentale rend la famille dysfonctionnelle. Mes espoirs de lui rendre la santé étaient grands et il m'en a fallu du temps pour enfin protéger le reste de ma famille et est-ce vraiment fait? On n'abandonne pas l'enfant malade, alors le stress de ses agissements et les inquiétudes pour sa sécurité perdurent, même quand l'enfant est adulte, même quand elle habite un autre toit. Mais, pour le bien de tous, il faut apprendre à se détacher et à se protéger aussi. Que tous sombrent avec elle ne l'aidera aucunement. J'ai parlé à son chum hier et il me dit qu'ils vont venir nous rejoindre. Je sais cependant que rien n'est jamais certain avec Fille Aînée, alors je m'attends à les voir et aussi à ne pas les voir. Je vous souhaite une belle fin de semaine, amis lecteurs!
vendredi 6 juin 2008
Fantasme
Mon fantasme actuel, c'est un homme qui m'attend dans une chambre d'hôtel anonyme. J'entre. Il est nu sur le lit et a un bandeau sur les yeux. Je ne dirai pas un mot, il n'aura aucun moyen de m'identifier et je le ferai jouir comme il n'a jamais joui. Encore et encore. Il pourra me toucher mais jamais me voir. Et je partirai comme je suis venue, incognito.
Les romantiques
Les vrais romantiques existent. Ce sont le plus souvent des hommes. Les femmes sont plus pratiques et désirent l'incarnation de leur amour, sa réalité, ses traces. La femme amoureuse désire l'enfant de l'homme aimé, son imprégnation, sa présence réelle, palpable, matérielle, solide.
Les grand poètes romantiques étaient et sont des hommes. Ainsi Voisin et Jeune homme. Un nouveau Jeune homme, apparu dans le temps de Pâques, un jeune homme qui lisait mon blogue et désirait me rencontrer. Ses écrits m'ayant charmée, j'ai accepté. Une rencontre délicieuse, un sourire un peu gêné, j'adore les hommes timides, vous le savez. Mais celui-là se dégêna vite et on se retrouva comme de vieux amis, à l'aise et juste heureux d'être ensemble, avec le temps qui file et qu'on ne voit pas filer. Il passa quelques jours à Montréal et on se vit tous les jours et puis il rentra dans son lointain pays et on s'écrit. Il lit donc ces mots. Je ne pense pas qu'il sera fâché que je parle de lui, il y a un certain recul et puis il est protégé, loin et près en même temps. Un adorable jeune homme vraiment. Un grand romantique.
Car lui aussi est amoureux et sa flamme ne le sait pas. Leurs rencontres sont tout en délicatesse et il les relate avec des accents courtois qui me touchent. Sa seule présence, la couleur de ses vêtements, sa beauté, son odeur, tout le rend heureux. Et même quand elle part, il se la rappelle encore. " Je me suis stationné sous un lilas et les pétales vieux rose ont plu sur la voiture. C'était assez poétique et me la rappelait." Je trouve cet amour ravissant et si vous connaissiez le jeune homme, vous seriez plus ravi encore.
Voisin aussi est d'un romantisme fou avec Dulcinée. Il ne faisait que parler d'elle lors de notre promenade au parc. Elle lui avait touché! Une brève caresse dans le dos alors qu'il quittait son bureau. Et puis, ils s'écrivent des courriels à toute heure du jour mais surtout de la nuit et voilà qu'elle met un x en finale. Il en est tout retourné. Du coup, son moral était revenu et il avait les yeux brillants. Il a même eu l'idée de rappeler son fils parce qu'il s'est rendu compte lui-même qu'il avait été culpabilisant lors du dernier appel. L'amour rend meilleur.
Les grand poètes romantiques étaient et sont des hommes. Ainsi Voisin et Jeune homme. Un nouveau Jeune homme, apparu dans le temps de Pâques, un jeune homme qui lisait mon blogue et désirait me rencontrer. Ses écrits m'ayant charmée, j'ai accepté. Une rencontre délicieuse, un sourire un peu gêné, j'adore les hommes timides, vous le savez. Mais celui-là se dégêna vite et on se retrouva comme de vieux amis, à l'aise et juste heureux d'être ensemble, avec le temps qui file et qu'on ne voit pas filer. Il passa quelques jours à Montréal et on se vit tous les jours et puis il rentra dans son lointain pays et on s'écrit. Il lit donc ces mots. Je ne pense pas qu'il sera fâché que je parle de lui, il y a un certain recul et puis il est protégé, loin et près en même temps. Un adorable jeune homme vraiment. Un grand romantique.
Car lui aussi est amoureux et sa flamme ne le sait pas. Leurs rencontres sont tout en délicatesse et il les relate avec des accents courtois qui me touchent. Sa seule présence, la couleur de ses vêtements, sa beauté, son odeur, tout le rend heureux. Et même quand elle part, il se la rappelle encore. " Je me suis stationné sous un lilas et les pétales vieux rose ont plu sur la voiture. C'était assez poétique et me la rappelait." Je trouve cet amour ravissant et si vous connaissiez le jeune homme, vous seriez plus ravi encore.
Voisin aussi est d'un romantisme fou avec Dulcinée. Il ne faisait que parler d'elle lors de notre promenade au parc. Elle lui avait touché! Une brève caresse dans le dos alors qu'il quittait son bureau. Et puis, ils s'écrivent des courriels à toute heure du jour mais surtout de la nuit et voilà qu'elle met un x en finale. Il en est tout retourné. Du coup, son moral était revenu et il avait les yeux brillants. Il a même eu l'idée de rappeler son fils parce qu'il s'est rendu compte lui-même qu'il avait été culpabilisant lors du dernier appel. L'amour rend meilleur.
jeudi 5 juin 2008
Le fils de Voisin
Voisin a un fils de dix ans qu'il a eu dans la quarantaine et qui est le grand amour de sa vie. Son désespoir a été de ne pas obtenir sa garde ni même la garde partagée et de ne le voir qu'une fin de semaine sur deux et un mois l'été. Mais voilà que depuis le printemps, la situation est encore pire car le gamin joue au soccer et annule fin de semaine sur fin de semaine avec son père. Comme les parents ne se parlent plus, c'est le pauvre enfant qui a l'odieux d'appeler pour annoncer la chose à son papa. Cruel. D'autant plus qu'hier, Voisin l'a vraiment culpabilisé (du moins je l'imagine) en ne cachant pas sa désolation et en concluant l'appel par un "Tu m'appelleras si tu veux me voir un jour." C'est un Voisin pâle et dévasté que j'ai retrouvé au parc à chiens hier. On est allés faire une grande marche. L'exercice, ça fait toujours du bien. Je n'ai pas trop abordé le sujet du fils, trop sensible je sais bien. Je lui ai mentionné sans plus qu'il serait bien qu'il appelle la mère pour rattrapper à l'automne les fins de semaines perdues ce printemps. Je pense cependant que c'est trop lui demander que de communiquer directement avec la mère de son fils. Toute cette rancune qui ne finit pas. On est rentrés chacun chez nous évidemment. Heureusement qu'il a son chien, le troisième amour de sa vie. Le deuxième étant encore sa patronne dont il parle si tendrement. Il lui avait dit aimer les tartes aux abricots et elle lui a fait la surprise de lui en confectionner une. Mais, ça ne marchera jamais entre nous, qu'il me disait hier, je suis trop moche pour elle, elle est trop jolie. Voisin est déprimé.
mercredi 4 juin 2008
Conférence sur la dyslexie
Ce billet est dédié à Un autre prof, une amie virtuelle qui a quitté son blogue depuis qu'elle a aménagé avec un autre blogueur dont elle est follement amoureuse. Bon, elle n'a pas écrit ça littéralement, mais comme je la sais passionnée et que je sais lire entre les lignes... et j'ai comme l'impression qu'elle nous reviendra prochainement dans un blogue de maman, pas besoin de beaucoup de clairvoyance pour deviner ça!
La conférence se tenait à la polyvalente Pierre-Dupuy, dans l'est de Montréal, samedi dernier, jour de pluie. On attendait une cinquantaine de parents, il y avait plus de deux cents personnes. Des parents mais aussi des intervenants scolaires. C'est la présidente de l'association des orthopédagogues du Québec, la très compétente, claire et accessible Lise Bibaud qui donnait la conférence, accompagnée de Guy Audet, un professeur du secondaire. Comme prise de contact, on nous a projeté un texte tel que perçu par un élève dyslexique avec plein d'obstacles à la lecture. Guy Audet nous faisait lire à haute voix et les pauvres parents-élèves peinaient, butaient sur les mots, se trompaient et là le professeur leur disait "Concentre-toi, prends ton temps, regarde bien ton texte, fais une pause à la fin de la phrase. " et nous, les élèves, qui peinions tellement, faisions des efforts grandioses et avions mal à la tête, on avait envie de l'étrangler ce prof avec ses remarques idiotes. Or, ces remarques "aidantes", je les avais déjà faites à ma fille et tous les parents s'y reconnaissaient!!! Fabuleuse entrée en matière que de nous faire vivre ce à quoi nos enfants se butaient quotidiennement! Brillant!
Après trois paragraphes ardus, le professeur Audet nous dit: Bravo! Bel effort! et s'adressant à un parent après lui avoir demandé son prénom: "Martine, peux-tu nous expliquer de quoi parle ce texte?" Héhé! autre écueil, aucun d'entre nous n'aurait pu le dire, l'effort de déchiffrage ayant été trop grand, on n'avait aucune idée du contenu du texte. Seulement pour avoir vécu cette expérience qui a modifié dramatiquement et pour toujours mon interraction avec ma fille et ma compréhension de son handicap, l'assistance à cette conférence aurait valu la peine. "Et alors, aimez-vous ça lire et avez-vous envie de recommencer? Allez, un petit effort!", nous relança le professeur Audet. Assez! Pitié! on avait compris.
On était donc fatigués. Le dyslexique est fatigué, épuisé, à bout. Chaque lecture lui demande un effort intense. Il peine à se repérer dans le temps, dans l'espace, il a très souvent un trouble d'attention associé. En fait, les fonctions touchées par ce handicap sont multiples: attention, mémoire, notions d'espace, de temps, capacité de logique, de séquentialisation, d'abstraction.
Et le dyslexique le sait qu'il est dans le trouble car il est intelligent ou très intelligent. La dyslexie ne touche que les personnes d'intelligence normale ou supérieure. Un enfant déficient peut avoir de la difficulté à lire mais il ne souffrira pas de dyslexie.
Le cerveau de la personne dyslexique est différent et on peut maintenant le voir à la résonnance magnétique. La facteur génétique et héréditaire est important. Donc, Un autre prof, si votre èlève est dyslexique, les chances que son ou ses parents le soient aussi sont grandes et vos communications écrites sont possiblement mal interprétées. Il faut aussi travailler différemment avec les parents de ces enfants-là.
La conférence a passé trop vite et le temps a été dépassé et des parents faisaient la queue pour parler ensuite à l'excellente communicatrice qu'est madame Bibeau. Cette rencontre a été organisée par l'Association québécoise des troubles d'apprentissage et par l'Association des orthopédagogues du Québec, une belle collaboration qu'ils projettent de poursuivre.
La conférence se tenait à la polyvalente Pierre-Dupuy, dans l'est de Montréal, samedi dernier, jour de pluie. On attendait une cinquantaine de parents, il y avait plus de deux cents personnes. Des parents mais aussi des intervenants scolaires. C'est la présidente de l'association des orthopédagogues du Québec, la très compétente, claire et accessible Lise Bibaud qui donnait la conférence, accompagnée de Guy Audet, un professeur du secondaire. Comme prise de contact, on nous a projeté un texte tel que perçu par un élève dyslexique avec plein d'obstacles à la lecture. Guy Audet nous faisait lire à haute voix et les pauvres parents-élèves peinaient, butaient sur les mots, se trompaient et là le professeur leur disait "Concentre-toi, prends ton temps, regarde bien ton texte, fais une pause à la fin de la phrase. " et nous, les élèves, qui peinions tellement, faisions des efforts grandioses et avions mal à la tête, on avait envie de l'étrangler ce prof avec ses remarques idiotes. Or, ces remarques "aidantes", je les avais déjà faites à ma fille et tous les parents s'y reconnaissaient!!! Fabuleuse entrée en matière que de nous faire vivre ce à quoi nos enfants se butaient quotidiennement! Brillant!
Après trois paragraphes ardus, le professeur Audet nous dit: Bravo! Bel effort! et s'adressant à un parent après lui avoir demandé son prénom: "Martine, peux-tu nous expliquer de quoi parle ce texte?" Héhé! autre écueil, aucun d'entre nous n'aurait pu le dire, l'effort de déchiffrage ayant été trop grand, on n'avait aucune idée du contenu du texte. Seulement pour avoir vécu cette expérience qui a modifié dramatiquement et pour toujours mon interraction avec ma fille et ma compréhension de son handicap, l'assistance à cette conférence aurait valu la peine. "Et alors, aimez-vous ça lire et avez-vous envie de recommencer? Allez, un petit effort!", nous relança le professeur Audet. Assez! Pitié! on avait compris.
On était donc fatigués. Le dyslexique est fatigué, épuisé, à bout. Chaque lecture lui demande un effort intense. Il peine à se repérer dans le temps, dans l'espace, il a très souvent un trouble d'attention associé. En fait, les fonctions touchées par ce handicap sont multiples: attention, mémoire, notions d'espace, de temps, capacité de logique, de séquentialisation, d'abstraction.
Et le dyslexique le sait qu'il est dans le trouble car il est intelligent ou très intelligent. La dyslexie ne touche que les personnes d'intelligence normale ou supérieure. Un enfant déficient peut avoir de la difficulté à lire mais il ne souffrira pas de dyslexie.
Le cerveau de la personne dyslexique est différent et on peut maintenant le voir à la résonnance magnétique. La facteur génétique et héréditaire est important. Donc, Un autre prof, si votre èlève est dyslexique, les chances que son ou ses parents le soient aussi sont grandes et vos communications écrites sont possiblement mal interprétées. Il faut aussi travailler différemment avec les parents de ces enfants-là.
La conférence a passé trop vite et le temps a été dépassé et des parents faisaient la queue pour parler ensuite à l'excellente communicatrice qu'est madame Bibeau. Cette rencontre a été organisée par l'Association québécoise des troubles d'apprentissage et par l'Association des orthopédagogues du Québec, une belle collaboration qu'ils projettent de poursuivre.
mardi 3 juin 2008
Rupture
Les hommes ne sont les initiateurs que de 25% des ruptures de couples. Sont-ils donc plus tolérants? Je lisais le dernier billet de Les plaisirs et les nuits qui écrit si bien et je reconnaissais le couple décrit, car il y en a des tonnes de copies. Cet homme quittera-t-il cette femme qu'il n'aime plus? Probablement pas. Les hommes s'accommodent, restent là mais cherchent ailleurs en même temps. La femme pour la sécurité, la maîtresse pour l'amour et la vie est belle. Vraiment très écoeurés et à bout et sans maîtresse, même là ils restent mais s'arrangent pour être quittés en devenant tout à fait odieux. L'imputabilité de la rupture ne leur est donc pas attribuée. Il y a tout de même 25% de courageux qui partent la tête haute. Vraiment? Les statistiques ne disent pas s'ils quittent pour en rejoindre une autre. Ma connaissance de la vie m'enseigne que c'est souvent le cas. Les hommes tolèrent mal la solitude et dans leur cas, il vaut mieux être mal accompagné que pas accompagné du tout.
vendredi 30 mai 2008
Le printemps
Le printemps, ce sont les regards allumés, les touchers d'allure accidentelle et les allusions courtoises et un peu grivoises qui reprennent subrepticement entre Voisin et moi. Le désir renaît et on s'en amuse. Le printemps, c'est toute cette énergie qui m'habite, ces levers de plus en plus tôt, cette croisière dans les Antilles maintenant vraiment organisée, ces questionnements sur l'école de ma fille en problèmes d'apprentissage, cette session d'information sur la dyslexie à laquelle j'assiste demain, cette bonne humeur inébranlable, les cerises au déjeuner, les meubles que je déménage, la cave que je vide, la vente de la maison qui s'en vient dans ma tête et qui viendra pour vrai dans ma vie, le printemps, c'est le changement.
mardi 27 mai 2008
Le niaisage
Je me fais niaiser. Le nouveau truc de ma fille qui me cause des inquiétudes ne m'aidera pas à moins m'inquiéter. Elle prend la voiture de son chum et elle part à l'aventure dans la nuit, il ne sait pas où ni avec qui. Or, ma fille n'a pas de permis de conduire. Comment je sais tout ça? Le chum découragé m'a appelée.
Et voilà que je viens de recevoir un appel à l'instant. Ma fille qui est en compagnie de sa soeur Dix-Sept ans veut que j'aille les chercher toutes les deux pour les emmener... chez le coiffeur! Elle refuse de sortir pour voir un doc mais le coiffeur, pour ça, on sort. Je vais aller les chercher de toutes façons. Le coiffeur, c'est tout de même bon pour le moral.
Et voilà que je viens de recevoir un appel à l'instant. Ma fille qui est en compagnie de sa soeur Dix-Sept ans veut que j'aille les chercher toutes les deux pour les emmener... chez le coiffeur! Elle refuse de sortir pour voir un doc mais le coiffeur, pour ça, on sort. Je vais aller les chercher de toutes façons. Le coiffeur, c'est tout de même bon pour le moral.
L'adaptation
La qualité principale d'un bon professeur, après aimer ses élèves, c'est la faculté d'adapter son enseignement à son groupe et à chacun des élèves de son groupe. Un bon professeur fuit la rigidité, il est flexible, ouvert, tolérant et créatif. Notre jeune professeur de natation est un bon professeur.
Constatant qu'on lui avait confié un groupe de dames d'âge mûr qui avaient courageusement décidé d'apprendre à nager avec ouverture et bonne volonté, notant que ces mêmes dames étaient plutôt joyeuses et ricaneuses et qu'elles s'entendaient bien entre elles, toutes langues et nationalités confondues, se doutant bien que si elles ne savaient pas encore nager passé quarante ans, c'était probablement parce qu'elles n'avaient pas beaucoup joué dans l'eau ou eu l'accès à une piscine lors de leur jeunesse, voyant que les cours très techniques les décourageaient et étaient en train de leur faire perdre leur enthousiasme initial, riche de toutes ces constatations, notre jeune professeur doué a décidé de changer son fusil d'épaule.
Il a décidé que pour apprendre à nager, il fallait aimer l'eau, il a décrété que pour aimer l'eau, il fallait y jouer. Nos cours sont devenus très ludiques. On retourne en enfance et on fait des jeux. "Quand j'étais petit, mon plaisir était d'aller nager au fond de la piscine entre les jambes des adultes et voilà comment il faut nager pour se maintenir dans le fond", nous dira-t-il. Et on se met à nager entre les jambes l'une de l'autre et on a un plaisir fou et même celle qui a peur de l'eau le fait sans y penser une seconde qu'elle a peur de l'eau. "Quand j'étais petit... " et une autre partie de ses étés d'enfant passés dans la piscine est dévoilée et on imite et on joue et le cours devient tellement plaisant qu'on a super hâte d'y retourner et mine de rien on apprend beaucoup, facilement, comme un enfant le ferait car ce super prof nous fait retrouver l'enfant en nous. La dernière fois, il a fait ouvrir la grande glissade de l'Aquadome juste pour nous et on y a glissé. C'était la première fois pour moi comme pour toutes les dames, j'ai tellement crié et j'ai tellement eu de plaisir! Nous y sommes toutes passées, encouragées par les cris des autres, cette fois, il a exigé et usé d'autorité confiante et ça a marché. Quelle fierté et pour nous et pour lui! Aujourd'hui, c'est le dernier cours. On va s'en ennuyer de notre super prof!
Constatant qu'on lui avait confié un groupe de dames d'âge mûr qui avaient courageusement décidé d'apprendre à nager avec ouverture et bonne volonté, notant que ces mêmes dames étaient plutôt joyeuses et ricaneuses et qu'elles s'entendaient bien entre elles, toutes langues et nationalités confondues, se doutant bien que si elles ne savaient pas encore nager passé quarante ans, c'était probablement parce qu'elles n'avaient pas beaucoup joué dans l'eau ou eu l'accès à une piscine lors de leur jeunesse, voyant que les cours très techniques les décourageaient et étaient en train de leur faire perdre leur enthousiasme initial, riche de toutes ces constatations, notre jeune professeur doué a décidé de changer son fusil d'épaule.
Il a décidé que pour apprendre à nager, il fallait aimer l'eau, il a décrété que pour aimer l'eau, il fallait y jouer. Nos cours sont devenus très ludiques. On retourne en enfance et on fait des jeux. "Quand j'étais petit, mon plaisir était d'aller nager au fond de la piscine entre les jambes des adultes et voilà comment il faut nager pour se maintenir dans le fond", nous dira-t-il. Et on se met à nager entre les jambes l'une de l'autre et on a un plaisir fou et même celle qui a peur de l'eau le fait sans y penser une seconde qu'elle a peur de l'eau. "Quand j'étais petit... " et une autre partie de ses étés d'enfant passés dans la piscine est dévoilée et on imite et on joue et le cours devient tellement plaisant qu'on a super hâte d'y retourner et mine de rien on apprend beaucoup, facilement, comme un enfant le ferait car ce super prof nous fait retrouver l'enfant en nous. La dernière fois, il a fait ouvrir la grande glissade de l'Aquadome juste pour nous et on y a glissé. C'était la première fois pour moi comme pour toutes les dames, j'ai tellement crié et j'ai tellement eu de plaisir! Nous y sommes toutes passées, encouragées par les cris des autres, cette fois, il a exigé et usé d'autorité confiante et ça a marché. Quelle fierté et pour nous et pour lui! Aujourd'hui, c'est le dernier cours. On va s'en ennuyer de notre super prof!
S'abonner à :
Messages (Atom)