J'ai enseigné longtemps. Avec plaisir. Passion même dans les premières années. Les dix ou vingt premières années. Enseigner c'est séduire. Et pourtant, jamais je n'ai flanché et jamais je n'ai eu d'aventures avec un étudiant. Jamais, non, et j'en étais bien fière et puis il est entré dans ma classe. On s'est vus, il est venu me porter ses documents tout près de moi, sans sourire et avec ce regard pénétrant et troublant qu'il avait. Il n'a pas dit un mot, moi non plus, mais le mal était fait. Le trouble s'est glissé en moi, insidieux et prenant. Désagréable même. Je voulais enseigner, moi, tranquillement, comme avant. Et voilà qu'il était là, trop là. Il venait me voir aux pauses, il me regardait du coin de l'oeil, il me déshabillait du coin de l'oeil, attentif, il me possédait déjà et parfois un sourire de satisfaction se glissait dans son regard.
Je l'ai fait changer de classe. J'ai prétexté qu'il était trop avancé pour ma classe, ce qui n'était pas faux. Pas tout à fait faux. Mais il venait rôder encore et sa présence m'envahissait même quand il n'était pas là. Il venait me voir à toutes les pauses et après la classe aussi et à l'heure du dîner et il blaguait, en français s'il-vous-plaît, avec son délicieux accent british. Je craquais mais je résistais, évidemment que je résistais. Non seulement il était un élève de mon cofi mais en plus, j'étais en couple, moi, et heureuse en couple et fidèle, absolument fidèle.
Nos cours duraient sept mois et on arrivait au terme du stage. Il avait fait beaucoup de progrès et me demandait souvent de pouvoir me voir en privé pour pratiquer son français. Je refusais mais parfois je restais un peu plus longtemps après l'école pour lui expliquer une règle de grammaire. J'étais alors assise à mon bureau et lui debout, penché sur moi et je sentais son souffle dans mon cou. Doux moments.
La fête de fin de cours approchait. Je l'organisais et des élèves de plusieurs classes étaient mandatés pour m'aider. Il en faisait partie. Jamais je n'ai autant aimé décorer la salle que lorsque je devais lui remettre les décorations à accrocher en main propre et que nous nous frôlions, accidentellement bien sûr. Il restait une semaine de cours. Une semaine lègère pleine de sorties avec les étudiants et je me surprenais à regretter de ne pas avoir planifié de sorties communes avec la prof de la classe de mon beau Trinidadien.
C'est cette fin de semaine-là que mon chum revenait de vacances. Or, il était rentré mais j'appris le dimanche soir qu'il était avec une autre. La stupeur passée, j'ai eu envie de rire. Tout tombait pile. Que la vie était donc bonne avec moi!
jeudi 4 septembre 2008
Les vacances de l'ex
J'ai vécu en couple pendant dix-sept ans, je vous l'ai déjà raconté. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c'est que ces dix-sept ans avaient été entrecoupés par une séparation d'une année. Mon chum étant un pauvre monoparental aux études avec deux jeunes enfants, il ne pouvait se payer des vacances. N'écoutant que mon bon coeur et mon insouciance et ma confiance en lui et en la vie, je lui avais dégoté une place dans un camp familial. Deux semaines sur le bord d'un lac dans un petit chalet avec son petit garçon et sa petite fille pour une bouchée de pain. J'étais plus excitée que lui de ses vacances! Évidemment, je n'avais pas le droit de l'accompagner et puis de toutes façons, je travaillais ces semaines-là.
Il revenait un vendredi. Je m'étais ennuyée et j'avais hâte de le voir. Sans nouvelles, j'appelle chez lui le soir. Pas de réponse. Je rappelle le lendemain matin et toujours rien. Il finit par me rappeler le dimanche soir! Dans ces camps familiaux, mes amis, qui sont les personnes qui dirigent les familles monoparentales? Des hommes, vous croyez? Nenni! Ces familles sont dirigées par des femmes, beaucoup de femmes dans ces camps donc, des jeunes, des vieilles, des belles, des laides, des grandes, des petites, des gros seins, des petits, des beaux sourires ou des dentiers, mais du choix, monsieur, du choix. Le chum n'a pas eu à choisir, il était littéralement pourchassé. Beau bonhomme, il était le SEUL homme de la place. Il a fini par céder à une petite brune qui lui a fait une fellation alors qu'ils étaient en corvée de vaisselle. La petite brune ne l'a plus lâché et c'est chez elle qu'il avait passé la fin de semaine de retour du camp.
Trois semaines plus tard, ils emménageaient ensemble dans un grand appartement du Plateau avec leurs quatre enfants.
Il revenait un vendredi. Je m'étais ennuyée et j'avais hâte de le voir. Sans nouvelles, j'appelle chez lui le soir. Pas de réponse. Je rappelle le lendemain matin et toujours rien. Il finit par me rappeler le dimanche soir! Dans ces camps familiaux, mes amis, qui sont les personnes qui dirigent les familles monoparentales? Des hommes, vous croyez? Nenni! Ces familles sont dirigées par des femmes, beaucoup de femmes dans ces camps donc, des jeunes, des vieilles, des belles, des laides, des grandes, des petites, des gros seins, des petits, des beaux sourires ou des dentiers, mais du choix, monsieur, du choix. Le chum n'a pas eu à choisir, il était littéralement pourchassé. Beau bonhomme, il était le SEUL homme de la place. Il a fini par céder à une petite brune qui lui a fait une fellation alors qu'ils étaient en corvée de vaisselle. La petite brune ne l'a plus lâché et c'est chez elle qu'il avait passé la fin de semaine de retour du camp.
Trois semaines plus tard, ils emménageaient ensemble dans un grand appartement du Plateau avec leurs quatre enfants.
mercredi 3 septembre 2008
L'école
J'ai gardé Quatorze ans à la maison aujourd'hui. Le mercredi, ils finissent l'école à midi. Elle est dans un programme spécial axé sur l'emploi. Concrètement, ça veut dire pas de devoirs, pas d'examens et peu de matériel académique. On y travaille avec du concret. Le mercredi, ils sont initiés aux tâches de la cafétéria. J'ai bien de la misère avec ça. Catégoriser des enfants si jeunes et décider déjà qu'ils ne le feront jamais leur secondaire ni même leur primaire et qu'on ne travaille plus là-dessus alors que ces enfants ont tous des problèmes d'apprentissage graves mais sont aussi tous intelligents, car c'est un critère d'admission pour cette école spécialisée d'être d'intelligence normale.
J'ai parlé de mon désarroi à la directrice l'an passé. J'ai été mal reçue. Les autres parents insatisfaits du programme ont retiré leurs enfants de l'école pour les inscrire dans des classes spéciales au public, moi, je l'ai laissée là après consultation auprès de l'enfant elle-même (le plus important!) mais aussi du pédiatre et de la psychologue. Cette école est un milieu connu, les enfants ont des problèmes d'apprentissage mais pas de problèmes de comportement, les classes sont petites, le milieu protégé (ce qui est à la fois un avantage mais aussi un inconvénient, je l'admets). Alors, on la laisse là mais on pallie aux déficiences académiques. Fillette a donc une tutrice en anglais, un tuteur en mathématiques et puis moi, je fais le français. Et c'est là que le bât blesse. Se faire enseigner par sa mère, ce n'est vraiment pas évident. On n'avait pas prévu d'avance qu'elle resterait ici ce matin, mais comme elle avait mal au ventre et qu'elle a proposé de rester pour travailler avec moi, je me suis dit que ce serait bien d'essayer.
Pas facile, pas facile! On s'y est mises tôt ce matin, après le déjeuner. Un peu de Taptouche pour apprendre le doigté et puis on a travaillé les participes passés. Les premières quinze minutes se passent bien et puis, elle s'écrase, littéralement, affalée sur le bureau.
Elle veut travailler, je vous raconte la suite plus tard, souhaitez-moi bonne chance.
J'ai parlé de mon désarroi à la directrice l'an passé. J'ai été mal reçue. Les autres parents insatisfaits du programme ont retiré leurs enfants de l'école pour les inscrire dans des classes spéciales au public, moi, je l'ai laissée là après consultation auprès de l'enfant elle-même (le plus important!) mais aussi du pédiatre et de la psychologue. Cette école est un milieu connu, les enfants ont des problèmes d'apprentissage mais pas de problèmes de comportement, les classes sont petites, le milieu protégé (ce qui est à la fois un avantage mais aussi un inconvénient, je l'admets). Alors, on la laisse là mais on pallie aux déficiences académiques. Fillette a donc une tutrice en anglais, un tuteur en mathématiques et puis moi, je fais le français. Et c'est là que le bât blesse. Se faire enseigner par sa mère, ce n'est vraiment pas évident. On n'avait pas prévu d'avance qu'elle resterait ici ce matin, mais comme elle avait mal au ventre et qu'elle a proposé de rester pour travailler avec moi, je me suis dit que ce serait bien d'essayer.
Pas facile, pas facile! On s'y est mises tôt ce matin, après le déjeuner. Un peu de Taptouche pour apprendre le doigté et puis on a travaillé les participes passés. Les premières quinze minutes se passent bien et puis, elle s'écrase, littéralement, affalée sur le bureau.
Elle veut travailler, je vous raconte la suite plus tard, souhaitez-moi bonne chance.
mardi 2 septembre 2008
Mauvaise journée
Pas la plus belle journée de ma vie aujourd'hui et pourtant il fait super beau. Fini avec Beaubrun . Il n'a pas répondu à mon courriel. Affaire classée pour lui. La madame plus vieille ose se plaindre des services rendus, il y en a d'autres madames qui seront plus reconnaissantes. Je pourrais dire la même chose des jeunes hommes, mais bon... un break sera bienvenu. Ce fût une relation-éclair avec Beaubrun. Quatre visites et puis s'en va. Quand même, voyons les avantages. Mes jours sans hommes dans mon lit repartent à zéro.
Et puis, la passion de vie que je cherche, je ne l'ai pas trouvée. Je m'attends à ce qu'elle me tombe dessus, je serais même prête à recycler vos vieilles passions, à les astiquer, à les faire neuves et miennes. Bien que du vrai neuf ne ferait pas de tort, alors, je retire mon offre, gardez vos vieux trucs chez vous.
Mon occupation actuelle, dictée par ma bonne amie A qui ne veut que mon bien et qui a décidé de me prendre en charge car elle est organisée elle et semblerait que je ne le suis pas et en fait je ne le suis vraiment pas elle a eu raison de le conclure car je ne cesse de gémir et de me plaindre à ce sujet de la maison à vendre du moins car pour les autres sujets il y a mon blogue, mon occupation prescrite actuelle donc c'est de remettre ma maison en ordre pour la vendre. J'HAÏS ÇA!
Et puis, la passion de vie que je cherche, je ne l'ai pas trouvée. Je m'attends à ce qu'elle me tombe dessus, je serais même prête à recycler vos vieilles passions, à les astiquer, à les faire neuves et miennes. Bien que du vrai neuf ne ferait pas de tort, alors, je retire mon offre, gardez vos vieux trucs chez vous.
Mon occupation actuelle, dictée par ma bonne amie A qui ne veut que mon bien et qui a décidé de me prendre en charge car elle est organisée elle et semblerait que je ne le suis pas et en fait je ne le suis vraiment pas elle a eu raison de le conclure car je ne cesse de gémir et de me plaindre à ce sujet de la maison à vendre du moins car pour les autres sujets il y a mon blogue, mon occupation prescrite actuelle donc c'est de remettre ma maison en ordre pour la vendre. J'HAÏS ÇA!
lundi 1 septembre 2008
Censure encore
Je me censure aussi un peu quand je parle de mes filles et que c'est défavorable. J'ai peur d'alimenter le racisme. Voyez-vous quelqu'un d'éduqué et que je considérais comme une amie m'a déjà dit il n'y a pas si longtemps et je cite: "Tu aurais dû adopter des petites Chinoises au lieu d'enfants haïtiens, tu aurais bien moins de trouble."
Mes filles ont des personnalités riches, complexes. Quoi qu'elles fassent, disent, pensent, ce sont des personnes fantastiques. C'est mon opinion de base à leur sujet. Point. Les virgules n'y changent rien.
Mes filles ont des personnalités riches, complexes. Quoi qu'elles fassent, disent, pensent, ce sont des personnes fantastiques. C'est mon opinion de base à leur sujet. Point. Les virgules n'y changent rien.
dimanche 31 août 2008
Censure
Je me censure dans ce blogue. C'est à cause de Petite Fadette. Elle me prend pour une héroïne du yoga, j'en suis flattée et j'aimerais bien répondre à ses attentes. Alors, surtout, surtout ne lui dites pas ce qui suit, ni à Solange non plus, qui voudrait tant que j'enseigne le yoga: j'ai abandonné mon cours de professeure de yoga. Ça fait déjà un moment. J'ai également et par le fait même abandonné aussi l'idée de devenir professeure de yoga. Avec soulagement. Ce cours de prof m'a tellement écoeurée du yoga que je n'en fais plus. J'y reviendrai tout probablement dans un autre contexte. En fait, j'y reviens bientôt car je m'inscris à l'école de yoga Iyengar en septembre.
Je ne serai pas professeure de yoga. Je ne veux pas être à la retraite non plus (bon, dans les faits, je le suis, mais je ne l'accepte pas). Alors, il faut me trouver une autre passion. Simple et facile? Non.
Je ne serai pas professeure de yoga. Je ne veux pas être à la retraite non plus (bon, dans les faits, je le suis, mais je ne l'accepte pas). Alors, il faut me trouver une autre passion. Simple et facile? Non.
Visite
Il y a Dix-neuf ans qui s'en vient faire les cheveux de sa petite soeur. Je suis tout énervée. Je ne l'ai pas vue depuis trois mois. Dans quel état vais-je la retrouver? Elle viendra en taxi, en taxi!!! alors qu'elle fait une demande de bien-être. Je le sais parce qu'on me demande une contribution parentale. Non, mes amis, la responsabilité parentale ne finit pas à dix-huit ans. Mais je proteste et j'ai écrit une lettre de refus de contribuer. On verra bien ce qu'il en adviendra. Je ne sais toujours pas où ma fille habite. Elle ne veut pas que j'aille la chercher pour ne pas que je l'apprenne. Pas d'interrogation ce matin sinon elle va fuir.
vendredi 29 août 2008
Volte-face
Il n'aura pas à aller vers d'autres horizons. C'est moi qui le ferai. Décevante cette soirée. Il ne parle que de lui, ne sait absolument rien de moi, a fini par me demander ce que je ferais de ma fin de semaine une fois au métro, alors que je rentrais. Moi, je sais tout de la sienne, dans les moindres détails. Je sais tout de sa semaine passée et de ses problèmes de bureau. J'endure parce que je pense que ce sera le nirvana sexuel. Mais à chaque rencontre, il y a un peu moins de sexe, c'est moins long, plus direct et puis il se rhabille. Signe que je dois partir. Non, vraiment, fini pour moi. Il est gentil pourtant, pas méchant pour deux sous. Je ne sais pas, je ne sais plus. Il avait faim et avait hâte que je parte pour aller s'acheter à manger. L'idée de manger avec moi, de partager autre chose que le lit ou un verre de vin au lit ne l'a jamais effleuré. Il a bien dû sentir que quelque chose n'allait pas, je ne souriais plus et je n'ai pas dit un seul mot pendant le trajet en voiture jusqu'au métro. Mais peut-être ne s'est-il rendu compte de rien du tout finalement. Bien sûr, il aurait fallu que je m'exprime. On est deux là-dedans. Si je ne dis pas ce que je veux, aucune chance de l'avoir.
Confiance
Je trouve Beaubrun charmant, spontané, adorable et bon amant. En fait, il n'a pas vraiment à être bon amant, il n'a qu'à être naturel et il l'est. Je me demande bien ce qu'il pourrait faire pour me déplaire et je ne trouve pas. La violence, peut-être, mais je dis clairement en préambule et loin d'un lieu de baise, que je n'accepte rien du genre. C'est un doux alors la phrase précédente ne s'applique pas.
Je n'ai cependant aucune confiance en la durée de ce type de relation essentiellement sexuelle où les partenaires ont une grande différence d'âge. Convaincue, même si ça n'a pas été dit clairement cette fois, que Beaubrun se cherche une fille de son âge. Et puis moi aussi, je me chercherais bien un homme de mon âge s'il y en avait de disponibles, bien que je sois de moins en moins certaine de ça. En fait, quand Beaubrun s'en ira vers de jeunes horizons, bien possible que je cherche un nouveau jeune homme. On n'en est pas là mais on y est peut-être déjà, aucune nouvelle et on devait se voir en fin de semaine. Il restait à préciser le moment de la rencontre. On est vendredi. Déçue? Pas tant que ça, non.
Je n'ai cependant aucune confiance en la durée de ce type de relation essentiellement sexuelle où les partenaires ont une grande différence d'âge. Convaincue, même si ça n'a pas été dit clairement cette fois, que Beaubrun se cherche une fille de son âge. Et puis moi aussi, je me chercherais bien un homme de mon âge s'il y en avait de disponibles, bien que je sois de moins en moins certaine de ça. En fait, quand Beaubrun s'en ira vers de jeunes horizons, bien possible que je cherche un nouveau jeune homme. On n'en est pas là mais on y est peut-être déjà, aucune nouvelle et on devait se voir en fin de semaine. Il restait à préciser le moment de la rencontre. On est vendredi. Déçue? Pas tant que ça, non.
jeudi 28 août 2008
Enfance
Quand elles étaient petites, je les ai couvées, entourées, maternées, stimulées. Elles étaient inscrites à plein de cours et d'activités, toujours partantes pour mordre dans l'action, et moi j'étais dans les estrades, le coeur plein de fierté, je criais, je les encourageais, je les adorais. Je me rappelle des petites robes matelot du dimanche, toutes pareilles, de leurs tresses travaillées avec tellement d'amour et de patience, des chapeaux de paille et puis des petits bas de fantaisie dans les souliers vernis. Le soir, après le bain, je les transportais une par une dans mon lit et je les y lançais dans leurs éclats de rire et puis venait la session de crémage, le gros tube de crème hypoallergène à la main et elles se détendaient et se laissaient faire, ricaneuses. Après le pyjama, on se mettait toutes sous mes draps et c'était l'histoire, sans fin car elles en voulaient toujours une autre. Une fois au lit, j'aimerais dire qu'elles s'endormaient comme des anges mais ça n'arrivait jamais. Les cauchemars de leurs premières années venaient alors les envahir. La plus vieille a pleuré et crié pendant deux heures tous les soirs pendant .... presque deux ans. Oui, on consultait en psychiatrie, oui, je faisais tous les rituels, oui, j'ai essayé plein de techniques, en vain. À la fin, je couchais les autres dans mon lit, je fermais les portes et j'allais les reporter dans la chambre quand les cris étaient finis.
mercredi 27 août 2008
Confidence honteuse
Je suis tannée d'être mère. Bien tannée. J'ai hâte qu'ils soient tous partis, casés, heureux ,chez eux. Quelle grosse job que la parentalité, quelle longue job. Je veux en voir la fin. Respirer.
mardi 26 août 2008
Conversation msn
Il est une heure du matin, on s'est branchés vers 23 heures, Beaubrun et moi pour se dire bonne nuit et on est encore là à se raconter nos vies, surtout nos vies sexuelles, il faut dire. Il est avocat et travaille tôt le lendemain et on se dit bonne nuit à toutes les quinze minutes pour repartir de plus belle sur notre sujet favori. Je me sens détendue et amusée. C'est un jeune homme si adorable, qui a l'air si straight en apparence et qui est si flyé en réalité. Et puis, il me lance ça:
Beaubrun: J'aimerais qu'on aille passer des tests, qu'on ait une relation stable et monogame et qu'on laisse tomber le condom.
Moi (qui m'étouffe presque avec ma gorgée de vin): Quoi??? Une relation STABLE? Ai-je bien lu?
Beaubrun: Euh... oui. Une relation sexuelle stable. Je ne veux pas qu'on se marie là mais je voudrais qu'on se voit souvent et qu'on soit exclusif l'un à l'autre et qu'on explore notre sexualité ensemble. Pourquoi tu es si surprise? Tu ne trouves pas que c'est super ce que l'on vit?
Moi: Super, absolument super, oui, euh.... je vois..... évidemment... Bon, écoute, on va se coucher là-dessus et on en reparle demain. Qu'en dis-tu?
Beaubrun: J'aimerais qu'on aille passer des tests, qu'on ait une relation stable et monogame et qu'on laisse tomber le condom.
Moi (qui m'étouffe presque avec ma gorgée de vin): Quoi??? Une relation STABLE? Ai-je bien lu?
Beaubrun: Euh... oui. Une relation sexuelle stable. Je ne veux pas qu'on se marie là mais je voudrais qu'on se voit souvent et qu'on soit exclusif l'un à l'autre et qu'on explore notre sexualité ensemble. Pourquoi tu es si surprise? Tu ne trouves pas que c'est super ce que l'on vit?
Moi: Super, absolument super, oui, euh.... je vois..... évidemment... Bon, écoute, on va se coucher là-dessus et on en reparle demain. Qu'en dis-tu?
lundi 25 août 2008
Appel à tous
Mais comment on fait donc pour vendre une maison et s'acheter un condo ou un loft? On commence par quoi? Allez, amigos, donnez-moi des conseils et je ferai probablement tout le contraire. La décision est prise et fermement prise. Finie la nostalgie et le vague à l'âme. Les vieux meubles ne me parlent plus du tout. Je veux du neuf et ça presse. Je procède comment? Help! Et puis, paraîtrait qu'il faut la maquiller la maison à vendre et même engager des experts pour ça. Je suis prête et à go je pars mais je ne sais vraiment pas dans quelle direction.
dimanche 24 août 2008
Débordement
Je ne suis pas reposante. Bien de la misère à décrocher, moi. Je m'en fais, je m'inquiète, je m'interroge. Et je m'inquiète de m'inquiéter. Me semble qu'avant, je ne m'inquiétais pas autant, me semble que j'avais plus de facilité avec le plaisir et la détente. C'est pour ça que j'aime tant les hommes, je pense. Le seul moment où je décroche vraiment, où je ne pense à rien, où je suis tout entière dans le présent, comblée et parfaitement détendue, c'est quand je fais l'amour.
Revenue de la croisière ce soir. En taxi. Le bac de récupération débordait de bouteilles de bière. Et j'ai pensé que ma locataire déménageait tellement son balcon débordait de cochonneries. Ouvert la porte. Dix-sept ans était là avec deux amis. L'évier débordait de vaisselle. Elle faisait cuire du steak. Un des jeunes pitonnait à l'ordi avec une bière. L'autre attendait son steak. J'ai eu une folle envie, une grande envie, une pressante envie de remettre les valises dans un nouveau taxi et de partir tout de suite, là, loin, n'importe où. Mais je suis restée, Dix-sept ans a fini par partir avec sa gang et je suis là à vous écrire que je suis rentrée. Pas pour longtemps.
Revenue de la croisière ce soir. En taxi. Le bac de récupération débordait de bouteilles de bière. Et j'ai pensé que ma locataire déménageait tellement son balcon débordait de cochonneries. Ouvert la porte. Dix-sept ans était là avec deux amis. L'évier débordait de vaisselle. Elle faisait cuire du steak. Un des jeunes pitonnait à l'ordi avec une bière. L'autre attendait son steak. J'ai eu une folle envie, une grande envie, une pressante envie de remettre les valises dans un nouveau taxi et de partir tout de suite, là, loin, n'importe où. Mais je suis restée, Dix-sept ans a fini par partir avec sa gang et je suis là à vous écrire que je suis rentrée. Pas pour longtemps.
jeudi 14 août 2008
mardi 12 août 2008
Sploutch
Je suis du genre à me laisser porter par la vague. À avoir envie de voir un spectacle maintenant pour réaliser que les billets sont tous vendus depuis longtemps. À décider le 3 septembre de m'inscrire à un cours qui commence le soir même. Des fois ça marche malgré tout, des fois, souvent, non. Trop tard. Mais là, cette année, je suis déjà inscrite à mes cours de mise en forme de l'automne! Première journée d'inscription et j'y étais. Je ne suis pas peu fière. C'est que j'ai tellement d'énergie qu'il faut que je l'emploie. Et ne reculant devant rien j'ai pris pas un pas deux pas trois mais bien quatre cours de mise en forme aquatique, deux aquaforme, un aquajogging et un aquacourse (ce n'est pas tout à fait la même chose). Un automne aquatique donc.
lundi 11 août 2008
Fille aînée
Des nouvelles sur msn à cinq heures du matin. J'en sais plus, beaucoup plus, merci à mon insomnie. Son horaire n'a pas changé. Elle vit la nuit et dort le jour. Elle s'était pris un appartement à Montréal-Nord et elle va le quitter sans l'avoir habité pour s'installer chez le type qui la dépannait temporairement. J'ai osé lui suggérer de chercher du travail. Réponse vague, très vague. Elle n'est pas dans la rue et elle a même accès à l'internet ce qui n'était pas le cas dans son domicile précédent. Je ne sais toujours pas où elle habite mais je suis beaucoup moins inquiète.
dimanche 10 août 2008
Beau Brun
Je viens de passer la soirée avec lui. Essentiellement dans son lit. C'est le jeune homme le plus normal qui doive exister. Tellement pas compliqué. Il me dit que c'est bien connu que les hommes de trente ans sont faits pour aller avec les femmes de cinquante. Biologie totale. Génitalité compatible. Entente parfaite. On rit. Parce que c'est vrai.
samedi 9 août 2008
Complicatologie
Il y a cet homme de 58 ans qui me cruise avec fidélité sur réseaucontact. C'est déjà suspect en partant car je n'y affiche pas ma photo et les hommes de cet âge étant très recherchés ne prennent pas même la peine de consulter les fiches féminines sans photo. Mais celui-ci est persévérant et c'est louche. Je finis par la lui envoyer ma photo dans le but de m'en débarrasser car, voyez-vous, ma tactique est d'envoyer une mauvaise photo, où j'ai l'air madame et avec un sourire nunuche, si la photo ne les décourage pas, alors soit l'intérêt est réel pour ma brillante personnalité, soit c'est un amateur de madames au sourire nunuche, soit il me trouve jolie malgré l'air madame et nunuche et évidemment la troisième explication sera la mienne!
La photo ne le décourage pas et il m'envoie la sienne. Il continue donc à me fréquenter réseaucontacquement tout en ayant bien pris soin de préciser qu'il ne veut pas d'engagement. Je lui dis des petits bonjour de temps en temps mais j'ai en fait l'impression qu'il doit en cruiser en masse des femmes sur le réseau alors je n'ai pas de réel intérêt.
Et puis arrive jeudi après-midi, la veille du retour de Quatorze ans de son deuxième camp de vacances, donc ma dernière journée de liberté et puis, incroyable, pendant un moment, il fait vraiment beau, un soleil éblouissant à travers toute cette pluie et je dois sortir, je veux et je dois et ça presse! Allons escalader le Mont-Royal. Spontanée, j'appelle quelques amies, qui sont sérieuses elles et qui n'ont pas que l'escalade en tête. Bon, d'accord. Et puis, je vais sur Réseaucontact et j'invite Cinquante-huit ans, surprise! Il dit oui. J'adore la spontanéité. On se retrouve quarante-cinq minutes plus tard.
Il a un beau sourire et est fort sympathique. Je ne suis pas physiquement attirée au premier abord mais les premières impressions sont parfois trompeuses et puis on est là pour faire de l'exercice et je suis contente d'être accompagnée. J'y serais allée de toutes façons mais c'est mieux à deux. Alors on monte et on discute en même temps. Un peu de pluie de temps en temps qui ne nous dérange pas vraiment et puis il a un parapluie quand l'ondée se fait trop forte. Il n'a jamais vécu en couple mais a eu des blondes à long terme, pas d'enfants, travaille dans un cegep, aime voyager, joue au golf, lit. On lui a découvert un diabète il y a six mois et il ne semble pas s'en inquiéter. Pauvre lui! Moi qui connais si bien cette affreuse maladie et qui la redoute tant, je pense que j'ai réussi à l'inquiéter un peu...
Il me colle de temps en temps, me dit que je suis belle, je me pousse alors un peu plus loin. Mais notre randonnée se passe très bien, j'adore bouger et je me sens en pleine forme quand nous redescendons et j'aime sa compagnie, légère et sympathique. On décide d'aller manger des moules, en chemin vers le restau, on passe devant le bureau de mon ostéopathe. Je lui raconte alors comment elle m'a réglé un mal de dos en deux visites et en ne me touchant légèrement que dans le cou et dans le haut du dos. Je lui démontre la douceur de son toucher et je le vois alors fermer les yeux sous mes doigts. Cet abandon passager me touche vraiment.
On va manger des moules. Le repas se passe super bien et je deviens de plus en plus à l'aise et intéressée. J'aime ce qu'il me raconte. On entre dans une librairie ensuite, il regarde des livres de son bord et moi du mien, je vais le voir de temps en temps mais il n'est pas très volubile. Normal, il veut bouquiner tranquille. Au sortir de la librairie, froideur extrême, palpable, un mur de glace entre nous. Je ne comprends pas. Que s'est-il donc passé dans cette librairie? Nous nous quittons sans une bise, un simple au revoir frisquet. Je me sens mal. Je voudrais bien ne rien ressentir du tout car il faut rester sans attentes lors de ces rencontres et ça je le sais, mais là, je me demande ce qui a bien pu se passer dans cette librairie qui l'a refroidi à ce point-là. Je décide de communiquer avec lui dès mon retour à la maison, trop intriguée pour laisser les choses là. Je reçois la réponse classique de rejet, qu'il a bien aimé la soirée, que c'était agréable, que je suis une femme formidable mais "je ne désire pas poursuivre" et le bonne chance d'usage. Je ne l'avais pas vue venir celle-là, mais pas du tout, aucunement.
J'avais aussi un message de Beaubrun qui est en vacances, il m'écrivait des choses gentilles et me demandait si c'était possible qu'on se revoit dès son retour. Décidément, les plus jeunes sont bien plus simples.
La photo ne le décourage pas et il m'envoie la sienne. Il continue donc à me fréquenter réseaucontacquement tout en ayant bien pris soin de préciser qu'il ne veut pas d'engagement. Je lui dis des petits bonjour de temps en temps mais j'ai en fait l'impression qu'il doit en cruiser en masse des femmes sur le réseau alors je n'ai pas de réel intérêt.
Et puis arrive jeudi après-midi, la veille du retour de Quatorze ans de son deuxième camp de vacances, donc ma dernière journée de liberté et puis, incroyable, pendant un moment, il fait vraiment beau, un soleil éblouissant à travers toute cette pluie et je dois sortir, je veux et je dois et ça presse! Allons escalader le Mont-Royal. Spontanée, j'appelle quelques amies, qui sont sérieuses elles et qui n'ont pas que l'escalade en tête. Bon, d'accord. Et puis, je vais sur Réseaucontact et j'invite Cinquante-huit ans, surprise! Il dit oui. J'adore la spontanéité. On se retrouve quarante-cinq minutes plus tard.
Il a un beau sourire et est fort sympathique. Je ne suis pas physiquement attirée au premier abord mais les premières impressions sont parfois trompeuses et puis on est là pour faire de l'exercice et je suis contente d'être accompagnée. J'y serais allée de toutes façons mais c'est mieux à deux. Alors on monte et on discute en même temps. Un peu de pluie de temps en temps qui ne nous dérange pas vraiment et puis il a un parapluie quand l'ondée se fait trop forte. Il n'a jamais vécu en couple mais a eu des blondes à long terme, pas d'enfants, travaille dans un cegep, aime voyager, joue au golf, lit. On lui a découvert un diabète il y a six mois et il ne semble pas s'en inquiéter. Pauvre lui! Moi qui connais si bien cette affreuse maladie et qui la redoute tant, je pense que j'ai réussi à l'inquiéter un peu...
Il me colle de temps en temps, me dit que je suis belle, je me pousse alors un peu plus loin. Mais notre randonnée se passe très bien, j'adore bouger et je me sens en pleine forme quand nous redescendons et j'aime sa compagnie, légère et sympathique. On décide d'aller manger des moules, en chemin vers le restau, on passe devant le bureau de mon ostéopathe. Je lui raconte alors comment elle m'a réglé un mal de dos en deux visites et en ne me touchant légèrement que dans le cou et dans le haut du dos. Je lui démontre la douceur de son toucher et je le vois alors fermer les yeux sous mes doigts. Cet abandon passager me touche vraiment.
On va manger des moules. Le repas se passe super bien et je deviens de plus en plus à l'aise et intéressée. J'aime ce qu'il me raconte. On entre dans une librairie ensuite, il regarde des livres de son bord et moi du mien, je vais le voir de temps en temps mais il n'est pas très volubile. Normal, il veut bouquiner tranquille. Au sortir de la librairie, froideur extrême, palpable, un mur de glace entre nous. Je ne comprends pas. Que s'est-il donc passé dans cette librairie? Nous nous quittons sans une bise, un simple au revoir frisquet. Je me sens mal. Je voudrais bien ne rien ressentir du tout car il faut rester sans attentes lors de ces rencontres et ça je le sais, mais là, je me demande ce qui a bien pu se passer dans cette librairie qui l'a refroidi à ce point-là. Je décide de communiquer avec lui dès mon retour à la maison, trop intriguée pour laisser les choses là. Je reçois la réponse classique de rejet, qu'il a bien aimé la soirée, que c'était agréable, que je suis une femme formidable mais "je ne désire pas poursuivre" et le bonne chance d'usage. Je ne l'avais pas vue venir celle-là, mais pas du tout, aucunement.
J'avais aussi un message de Beaubrun qui est en vacances, il m'écrivait des choses gentilles et me demandait si c'était possible qu'on se revoit dès son retour. Décidément, les plus jeunes sont bien plus simples.
jeudi 7 août 2008
Best-seller
Comme tant d'autres, je lis "Mange, prie, aime", d'Élisabeth Gilbert. L'histoire d'une New-Yorkaise qui abandonne sa belle vie américaine pour partir à la recherche d'elle-même. La partie sur le yoga et la méditation dans un ashram en Inde est passionnante pour moi. Me semble que je vis un peu ça ici à Montréal! Excellent bouquin, vraiment. Je le recommande.
mercredi 6 août 2008
Curiosité
Il y a cet autre jeune homme qui correspond avec moi depuis un certain temps. On se téléphone même et c'est agréable. On a échangé nos photos, il est resté bien silencieux en recevant la mienne et n'en a en fait jamais parlé. Le silence est éloquent. Il a continué à communiquer avec moi mais nos rapports sont bien plus culturels qu'intimes. Il me parle films et spectacles, gastronomie et travail. Il est fort intéressant car il a une culture générale étendue et une façon relax de parler de la vie.
Et voilà que je lui raconte ma rencontre avec Beaubrun et qu'il semble intrigué. Il doit l'être car il insiste pour avoir des détails, encore et encore. Hier, il m'a écrit, tard dans la nuit, qu'il pensait à moi et qu'il aurait aimé me parler. Ce matin, un autre petit message d'un ton légèrement affectueux. Il veut savoir si je vais revoir Beaubrun. Il m'écrit que ce serait bien qu'on puisse discuter en personne. Je trouve cet intérêt soudain curieux. Pas vous?
Et voilà que je lui raconte ma rencontre avec Beaubrun et qu'il semble intrigué. Il doit l'être car il insiste pour avoir des détails, encore et encore. Hier, il m'a écrit, tard dans la nuit, qu'il pensait à moi et qu'il aurait aimé me parler. Ce matin, un autre petit message d'un ton légèrement affectueux. Il veut savoir si je vais revoir Beaubrun. Il m'écrit que ce serait bien qu'on puisse discuter en personne. Je trouve cet intérêt soudain curieux. Pas vous?
lundi 4 août 2008
Dimanche après-midi et texte à parenthèses
On s'est rencontrés à seize heures au café Cherrier. Chers amis, non, Une femme libre ne pense pas qu'au sexe, tut tut tut, quelle idée farfelue avez-vous là! Non, ce monsieur de cinquante ans je le rencontrais dans un but amical. Voilâ. Bien sûr, j'ai une grande ouverture d'esprit et je ne m'encarcane pas dans des schémas pré-établis, mais au départ, je le rencontrais pour le rencontrer à la suite de passionnantes conversations téléphoniques où je le faisais rire aux éclats. Alors, pour lui, je suis une femme rigolotte et ça me fait du bien d'être perçue comme ça et pour répondre à cette image de moi qu'il s'était faite, des mots d'esprit me venaient tout naturellement et abondamment et il riait et je riais de son rire. "Tu me fais tellement de bien" me disait-il au téléphone. Avais-je hâte de le rencontrer? You bet! Quelle femme ne désire pas faire du bien à un homme, beaucoup de bien. Ha!
Il ressemblait à sa photo, en plus maigre. Ce qu'il pouvait être maigre, putain! (ouais, putain, est-ce un juron sexiste et phallocrate? depuis que je sais que Paul Laurendeau me lit, je me remets en question). Entre maigre et gros, s'il faut absolument aller dans les extrêmes. je préfère nettement gros. Le côté platonique de cette rencontre se précisait, d'autant plus que monsieur avait une cigarette au bec, ouache! (ici, c'est Accent Grave que je vais vexer, ah! malheur, ça devient de plus en plus difficile de plaire à tout le monde), étant assis à la terrasse.(les terrasses que j'aimais tant, je suis portée à les fuir, car on s'y fait copieusement enfumer)
Une petite heure en sa compagnie et je quitte, voilà!
Mais ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Parce qu'il était charmant le mec, charmant et sincère. On a abondamment parlé de sexe mais je n'ai jamais senti qu'il me crusait (c'est un sujet qui me passionne alors je n'avais plus envie de m'en aller). À un moment donné, c'était très excitant notre conversation et je le lui ai dit et c'était la même chose pour lui, son corps réagissait. On a parlé comme si on était de vieux potes qui se retrouvaient après une longue absence. Je l'ai adoré cet homme. Il n'essayait pas de se vendre, il me disait que j'étais drôle et qu'il se sentait bien avec moi. On a fini par aller s'assoir devant la fontaine du parc en face du café Cherrier (c'est quoi le nom de ce parc déjà?) et puis il était tard et puis on avait faim. On est allés manger de l'indien. Il adorait et moi j'adore aussi (ce gars-là et moi on a tellement de points communs, c'est inouï). Je lui ai dit :" Je t'invite!" Je pensais qu'il allait protester mais pas du tout !
-Femme libre, tu sais, les hommes ne se font jamais inviter, il y a comme un sous-entendu qu'ils doivent payer ou bien au moins partager la facture, mais là, quand un homme se fait inviter vraiment, ça le touche, je suis touché et j'accepte avec plaisir.
Ben coudons, surprenant ce mec je vous ai dit et là, (dans ce restaurant indien dans lequel la serveuse portait le voile il pensait qu'elle était thaïlandaise, je ne croyais pas, finalement il lui a demandé avec tact -il est adorable- elle était bengladeshi) il s'est mis à me raconter ses techniques de massage qui font jouir encore et encore les femmes. Et, en fait, ce qu'il expliquait avec ferveur m'aurait bien fait jouir, alors je l'ai quand même trouvé pas mal doué en paroles du moins. On a bu de la bière indienne et on a mangé super bien, c'était absolument délicieux et on s'est quittés ravis.
Il ressemblait à sa photo, en plus maigre. Ce qu'il pouvait être maigre, putain! (ouais, putain, est-ce un juron sexiste et phallocrate? depuis que je sais que Paul Laurendeau me lit, je me remets en question). Entre maigre et gros, s'il faut absolument aller dans les extrêmes. je préfère nettement gros. Le côté platonique de cette rencontre se précisait, d'autant plus que monsieur avait une cigarette au bec, ouache! (ici, c'est Accent Grave que je vais vexer, ah! malheur, ça devient de plus en plus difficile de plaire à tout le monde), étant assis à la terrasse.(les terrasses que j'aimais tant, je suis portée à les fuir, car on s'y fait copieusement enfumer)
Une petite heure en sa compagnie et je quitte, voilà!
Mais ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Parce qu'il était charmant le mec, charmant et sincère. On a abondamment parlé de sexe mais je n'ai jamais senti qu'il me crusait (c'est un sujet qui me passionne alors je n'avais plus envie de m'en aller). À un moment donné, c'était très excitant notre conversation et je le lui ai dit et c'était la même chose pour lui, son corps réagissait. On a parlé comme si on était de vieux potes qui se retrouvaient après une longue absence. Je l'ai adoré cet homme. Il n'essayait pas de se vendre, il me disait que j'étais drôle et qu'il se sentait bien avec moi. On a fini par aller s'assoir devant la fontaine du parc en face du café Cherrier (c'est quoi le nom de ce parc déjà?) et puis il était tard et puis on avait faim. On est allés manger de l'indien. Il adorait et moi j'adore aussi (ce gars-là et moi on a tellement de points communs, c'est inouï). Je lui ai dit :" Je t'invite!" Je pensais qu'il allait protester mais pas du tout !
-Femme libre, tu sais, les hommes ne se font jamais inviter, il y a comme un sous-entendu qu'ils doivent payer ou bien au moins partager la facture, mais là, quand un homme se fait inviter vraiment, ça le touche, je suis touché et j'accepte avec plaisir.
Ben coudons, surprenant ce mec je vous ai dit et là, (dans ce restaurant indien dans lequel la serveuse portait le voile il pensait qu'elle était thaïlandaise, je ne croyais pas, finalement il lui a demandé avec tact -il est adorable- elle était bengladeshi) il s'est mis à me raconter ses techniques de massage qui font jouir encore et encore les femmes. Et, en fait, ce qu'il expliquait avec ferveur m'aurait bien fait jouir, alors je l'ai quand même trouvé pas mal doué en paroles du moins. On a bu de la bière indienne et on a mangé super bien, c'était absolument délicieux et on s'est quittés ravis.
dimanche 3 août 2008
L'abondance
Quand un homme entre dans ma vie et que je me sens de nouveau désirable, car le désir passe par le regard de l'autre, alors j'irradie et plein d'autres possibilités s'ouvrent à moi. Je dois rencontrer un monsieur de mon âge (presque!) cet après-midi et il y a cet autre homme que j'ai rencontré.... dans le métro! J'ai ses coordonnées. Vais-je l'appeler?
samedi 2 août 2008
Foglia
J'aime le lire. J'aime ses chats, sa bicyclette, sa Fiancée, St-Armand, ses propos radicaux et pas bcbg, son côté iconoclaste Capitaine Haddock. Il fait partie de ces hommes qui ne deviendront jamais vieux. Je l'imagine sensible et sensuel dans sa vie privée. Bourru et très charmant avec les femmes.
Paternité
Beau Brun, 39 ans, tout rond, tout doux, très viril, de beaux yeux noirs et un sourire charmeur. Je sais qu'il n'a pas d'enfants et je lui demande:
Moi-Tu n'as jamais voulu d'enfants?
Lui-Non, pas vraiment, mais si j'avais eu une compagne qui en avait voulu, j'en aurais eu.
Moi-C'est une affaire de femmes de vouloir des enfants?
Lui-Absolument!
Moi- Ben voyons! Il y a tout de même des hommes qui en désirent, qui ont envie de devenir père.
Lui- Pas tant que ça. Ceux que je connais pour qui c'est important n'en avaient pas eu de père ou bien avaient été mal paternés alors ils avaient quelque chose à régler avec ça. Moi, j'ai eu une enfance heureuse, alors j'aurais eu des enfants pour faire plaisir à ma femme,mais là, c'est fini à mon âge.
Moi-Fini? Et tu n'as aucun regret.
Lui-(tout sourire) Absolument aucun. Je suis un homme heureux, je te l'ai dit et tu le vois bien.
Moi-Tu n'as jamais voulu d'enfants?
Lui-Non, pas vraiment, mais si j'avais eu une compagne qui en avait voulu, j'en aurais eu.
Moi-C'est une affaire de femmes de vouloir des enfants?
Lui-Absolument!
Moi- Ben voyons! Il y a tout de même des hommes qui en désirent, qui ont envie de devenir père.
Lui- Pas tant que ça. Ceux que je connais pour qui c'est important n'en avaient pas eu de père ou bien avaient été mal paternés alors ils avaient quelque chose à régler avec ça. Moi, j'ai eu une enfance heureuse, alors j'aurais eu des enfants pour faire plaisir à ma femme,mais là, c'est fini à mon âge.
Moi-Fini? Et tu n'as aucun regret.
Lui-(tout sourire) Absolument aucun. Je suis un homme heureux, je te l'ai dit et tu le vois bien.
vendredi 1 août 2008
Baiser
C'est simple, si bon, si fort, si bienvenu que ça fait rire, sourire, soupirer, se regarder dans les yeux et rire encore. C'est si bon quand ça fait si longtemps qu'on rit mais qu'on aurait aussi envie de pleurer. On bénirait son corps, son âme, sa queue, sa merveilleuse queue. Ne vous offusquez surtout pas, quand on passe cinquante ans, on devient un peu libidineuse, ça doit être la ménopause qui fait ça, ou la soif de vivre, ou les deux.
jeudi 31 juillet 2008
Les yogis sont propres
Je veux apprendre tous les krias, les bandhas, les mudras du yoga. Toutes ces pratiques ancestrales de nettoyage, de purification, les sceaux, les rétentions, les respirations (prayanama). Je veux tout savoir et je n'aurai pas trop d'une vie pour ça.
Hier, on a fait le Jala Dhauti ou la purification de l'estomac par l'eau. Il fallait être à jeun depuis la veille mais c'est toujours le cas quand on va au cours de professeure de yoga car on fait le hatha yoga en entrant. On a fait bouillir de l'eau et puis on l'a laissé refroidir avec du sel de mer. Une fois l'eau tiède, on se mettait deux à la fois devant le grand seau d'eau et on remplissait nos grands verres respectifs avec l'eau salée. Il fallait boire sept grand verres sans vomir. Ensuite on régurgitait le liquide dans une bassine individuelle. Sept grands verres d'eau salée, c'est beaucoup et c'est mauvais au goût. Et puis les autres élèves observaient "l'expérience" en silence car la purification est un rituel sacré. Assez intense merci.
Quand on a toutes fini d'y passer, on a fait un grand repos en relaxation profonde. Une expérience que je suis contente d'avoir vécue.
Hier, on a fait le Jala Dhauti ou la purification de l'estomac par l'eau. Il fallait être à jeun depuis la veille mais c'est toujours le cas quand on va au cours de professeure de yoga car on fait le hatha yoga en entrant. On a fait bouillir de l'eau et puis on l'a laissé refroidir avec du sel de mer. Une fois l'eau tiède, on se mettait deux à la fois devant le grand seau d'eau et on remplissait nos grands verres respectifs avec l'eau salée. Il fallait boire sept grand verres sans vomir. Ensuite on régurgitait le liquide dans une bassine individuelle. Sept grands verres d'eau salée, c'est beaucoup et c'est mauvais au goût. Et puis les autres élèves observaient "l'expérience" en silence car la purification est un rituel sacré. Assez intense merci.
Quand on a toutes fini d'y passer, on a fait un grand repos en relaxation profonde. Une expérience que je suis contente d'avoir vécue.
lundi 28 juillet 2008
Le monde m'appartient
Je viens de réaliser que si je vends, je peux aller vivre où je veux. N'importe où. Quatorze ans suivra. Pas le choix pauvre poulette de mon coeur. Dix-sept ans fera bien ce qu'elle voudra. Tant que je paie pour elle, elle sera bien. Je pense à partir loin et là c'est l'image de ma mère qui me vient. Pourtant je la vois rarement. Elle est trop occupée. Mais si elle avait besoin de moi, je suis là. Et pourquoi donc j'irais loin dans un autre pays? Absolument aucune idée. Mais juste de savoir que je peux le faire me donne un grand sentiment de puissance et de liberté, comme si le monde m'appartenait. Oui, c'est ça, le monde m'appartient.
Lundi matin
Moment de la semaine idéal pour bien la commencer la semaine! Vous le saviez bien que je ne resterais pas dans mon trou bien longtemps et je le savais bien aussi. Alors on repart en grande. Pas séduisante, moi? On va y voir et d'aplomb. Maigrir, éternel but de ma vie semble-t-il, j'ai déjà réussi, je vais réussir encore. Et puis, je n'ai pas une tonne de livres à perdre quand même. Dix, quinze si je suis ambitieuse. Je peux certainement y arriver. Je vais y arriver. J'y arrive. J'aurai dix livres de moins pour ma croisière le 16 août. C'est dans vingt jours. Peut-être que j'exagère un peu. Et puis non. J'ai besoin de donner un grand coup. Let's go!
Ensuite coiffeuse, esthéticienne (j'ai dû en voir une il y a... au moins dix ans), pédicure et manucure (là aussi, ça fait moultes années, en fait, un pédicure, j'en ai eu une seule fois dans ma vie). En revenant du camp de vacances de Quatorze ans (tout s'est bien passé, elle y avait déjà des amies et y va depuis des années à celui-là) j'écoutais un auteur français d'un livre sur le fétichisme des pieds féminins, très intéressant son bouquin, je le prendrai à la bibliothèque.
Passons au problème numéro deux ou un, dépendant des jours: le cours de professeure de yoga qui me fait capoter comme l'a remarqué le judicieux Dépoussiéré, dont nous célébrons avec joie le retour dans la blogosphère. Je le termine. Il me reste douze jours de huit heures le matin à six heures le soir, plus plein d'études (j'en saurai des choses, c'est bien, archi-bien) et du temps de pratique (je m'y remets). C'est archi-dur, archi-confrontant, dur pour mon moral, mon égo, mon image de moi, dur, dur, dur. Je reste. Je ne quitte pas. Je serai là demain matin. Bravo à moi.
Ma fille aînée dont je n'ai plus de nouvelles. Je n'y peux rien. Absolument rien. Faut vivre avec. Ou sans. Me torturer et me monter des scénarios catastrophiques me fait du tort et ne rend service à personne. Je laisse des messages sur son adresse internet, des messages sur son téléphone quand la boîte vocale n'est pas pleine (rare). Je ne sais pas où elle habite ni avec qui, je ne sais même pas si elle est encore au Québec. Ça fait partie des choses avec lesquelles je dois vivre et sur lesquelles je n'ai pas prise. Je l'imagine heureuse et bien entourée, mieux pour mon moral.
La maison. Pierre F, toujours de bon conseil, me suggère d'engager un étudiant pour les travaux d'entretien. Excellente idée mais je pense surtout vendre, bien que les deux ne soient pas incompatibles, la vente n'étant pas nécessairement immédiate et puis je ne sais pas où je m'en vais non plus. La solution à ce problème est remise à ... lundi prochain! ;o)
Grande Dame, non, ça ne va pas s'arranger en vieillissant, j'en suis la preuve. Haha!
Bon, je vous souhaite une excellente journée, la mienne le sera (excellente!) et je m'en vais de ce pas à mon cours d'aquaforme à neuf heures. Olé!
Ensuite coiffeuse, esthéticienne (j'ai dû en voir une il y a... au moins dix ans), pédicure et manucure (là aussi, ça fait moultes années, en fait, un pédicure, j'en ai eu une seule fois dans ma vie). En revenant du camp de vacances de Quatorze ans (tout s'est bien passé, elle y avait déjà des amies et y va depuis des années à celui-là) j'écoutais un auteur français d'un livre sur le fétichisme des pieds féminins, très intéressant son bouquin, je le prendrai à la bibliothèque.
Passons au problème numéro deux ou un, dépendant des jours: le cours de professeure de yoga qui me fait capoter comme l'a remarqué le judicieux Dépoussiéré, dont nous célébrons avec joie le retour dans la blogosphère. Je le termine. Il me reste douze jours de huit heures le matin à six heures le soir, plus plein d'études (j'en saurai des choses, c'est bien, archi-bien) et du temps de pratique (je m'y remets). C'est archi-dur, archi-confrontant, dur pour mon moral, mon égo, mon image de moi, dur, dur, dur. Je reste. Je ne quitte pas. Je serai là demain matin. Bravo à moi.
Ma fille aînée dont je n'ai plus de nouvelles. Je n'y peux rien. Absolument rien. Faut vivre avec. Ou sans. Me torturer et me monter des scénarios catastrophiques me fait du tort et ne rend service à personne. Je laisse des messages sur son adresse internet, des messages sur son téléphone quand la boîte vocale n'est pas pleine (rare). Je ne sais pas où elle habite ni avec qui, je ne sais même pas si elle est encore au Québec. Ça fait partie des choses avec lesquelles je dois vivre et sur lesquelles je n'ai pas prise. Je l'imagine heureuse et bien entourée, mieux pour mon moral.
La maison. Pierre F, toujours de bon conseil, me suggère d'engager un étudiant pour les travaux d'entretien. Excellente idée mais je pense surtout vendre, bien que les deux ne soient pas incompatibles, la vente n'étant pas nécessairement immédiate et puis je ne sais pas où je m'en vais non plus. La solution à ce problème est remise à ... lundi prochain! ;o)
Grande Dame, non, ça ne va pas s'arranger en vieillissant, j'en suis la preuve. Haha!
Bon, je vous souhaite une excellente journée, la mienne le sera (excellente!) et je m'en vais de ce pas à mon cours d'aquaforme à neuf heures. Olé!
dimanche 27 juillet 2008
Le petit robot
Bof! Je dois être vraiment déprimée, je n'ai pas aimé. Ces obèses du futur qui ne savent plus marcher, un peu trop réaliste. Mais Quatorze ans a adoré et moi j'adore Quatorze ans.
Corto
Il a raison. Je me complais étrangement dans l'apitoiement. Il y a là un certain plaisir macabre et malsain qui ressemble un peu à se gratter le bobo pour faire tomber la gale.
samedi 26 juillet 2008
Vie plate
Travail à l'extérieur. Ma mère avec laquelle je brunchais hier m'a fait la leçon. Elle était passée devant chez moi en voiture avec son chum le jour d'avant et tentait de me faire honte de la longueur de mon gazon et de ma haie. Elle avait raison et honte j'ai eu. Je pensais pourtant avoir résolu le problème de ne plus avoir envie de m'occuper de mon grand terrain: je ne le regardais plus!
L'agent d'immeuble vient jeudi matin. Première étape: évaluation de la propriété.
Quatorze ans part dans un autre camp demain.
J'ai mis "sexualité" dans les buts recherchés chez réseaucontact et là je suis très extrêmement sollicitée. Je recule et j'ai enlevé le mot incriminant. Je vais d'ailleurs enlever ma fiche aussi. Déprimée, moi? Oui, un peu, légèrement.
Encore les cours de prof de yoga cette semaine. Encore l'envie d'abandonner. Forte. Ma vie serait plus belle, me semble-t-il. Mélangée, encore mélangée, éternellement et perpétuellement mélangée. J'irais bien voir ma psychologue mais elle est en vacances. Aucune nouvelle de fille Aînée.
Ma vie est plate, tellement plate et c'est ma faute. Bon, c'est assez, je ne vais pas me culpabiliser par-dessus le marché. On va aller au ciné ce soir Quatorze ans et moi voir le film sur le petit robot. Et puis je vais aller courir. Non, je ne fais pas de yoga, plus du tout, mon cours de prof m'y rend allergique. C'est bébé de réagir comme ça, je le sais mais je le fais pareil. Et puis, j'ai toute la maison à mettre à l'ordre, les vitres à laver et tout et tout pour la visite de l'agent d'immeuble. Heureusement que je n'ai pas de conjoint en plus, au moins je peux déprimer tranquille et rire de moi moi-même.
L'agent d'immeuble vient jeudi matin. Première étape: évaluation de la propriété.
Quatorze ans part dans un autre camp demain.
J'ai mis "sexualité" dans les buts recherchés chez réseaucontact et là je suis très extrêmement sollicitée. Je recule et j'ai enlevé le mot incriminant. Je vais d'ailleurs enlever ma fiche aussi. Déprimée, moi? Oui, un peu, légèrement.
Encore les cours de prof de yoga cette semaine. Encore l'envie d'abandonner. Forte. Ma vie serait plus belle, me semble-t-il. Mélangée, encore mélangée, éternellement et perpétuellement mélangée. J'irais bien voir ma psychologue mais elle est en vacances. Aucune nouvelle de fille Aînée.
Ma vie est plate, tellement plate et c'est ma faute. Bon, c'est assez, je ne vais pas me culpabiliser par-dessus le marché. On va aller au ciné ce soir Quatorze ans et moi voir le film sur le petit robot. Et puis je vais aller courir. Non, je ne fais pas de yoga, plus du tout, mon cours de prof m'y rend allergique. C'est bébé de réagir comme ça, je le sais mais je le fais pareil. Et puis, j'ai toute la maison à mettre à l'ordre, les vitres à laver et tout et tout pour la visite de l'agent d'immeuble. Heureusement que je n'ai pas de conjoint en plus, au moins je peux déprimer tranquille et rire de moi moi-même.
mercredi 23 juillet 2008
Le vibrateur
Hier, Fille-de-mon-ex-qui-est-aussi-ma-locataire est venue faire un tour. On parlait de tout et de rien. En fait, sa visite avait un but précis, elle est amoureuse et m'annonçait que d'ici quelques mois, le nouvel Amoureux et elle déménageraient ensemble. Elle quittera donc le logement. Comme elle a un loyer de faveur, ce serait loin de la catastrophe pour moi financièrement.
Et puis Dix-sept ans lui jase ça. Lui raconte qu'elle a organisé un gros party pour les dix-huit ans de sa meilleure amie (que j'adore), que ça a duré toute une fin de semaine et qu'ils lui ont acheté comme cadeau.... un vibrateur. Fille-de-mon-ex a l'air de trouver ça tout à fait normal et courant comme cadeau et s'ensuit une discussion animée sur le type d'objet, sur la supériorité de ceux qui ont un stimulateur à clitoris, sur le silicone ou bien les nouveaux matériaux qui ont l'air tellement plus vrais au toucher, sur la grosseur de la chose, sur l'importance ou pas que ça rentre à l'intérieur, sur la durée des piles, sur l'avantage des plus silencieux. La conversation n'en finit plus. Dix-sept ans, non seulement est théoriquement bien informée, mais en possède et plus d'un.
Je suis surprise et je me sens hors-jeu avec mes petites boules chinoises et un espèce de dinosaure de petit vibrateur que le père de Fille-de-mon-ex m'avait acheté il y a bien longtemps et qui ne marche plus depuis bien longtemps en plus. N'ayant plus de partenaire sexuel depuis plusieurs mois maintenant et n'ayant pas le courage d'en chercher non plus, je me dis qu'une petite visite dans un sex-shop pourrait probablement aider ma cause et me rendre la vie plus belle. Si je cherche une compagne et une experte pour m'accompagner et me conseiller, semblerait que Dix-sept ans serait tout indiquée! Héhé! C'était une blague. Il y a des choses qui doivent rester discrètes entre une mère et une fille et leur sexualité réciproque en fait partie. De toutes façons, à dix-sept ans, on est persuadée que sa mère n'en a plus de sexualité!
Et puis Dix-sept ans lui jase ça. Lui raconte qu'elle a organisé un gros party pour les dix-huit ans de sa meilleure amie (que j'adore), que ça a duré toute une fin de semaine et qu'ils lui ont acheté comme cadeau.... un vibrateur. Fille-de-mon-ex a l'air de trouver ça tout à fait normal et courant comme cadeau et s'ensuit une discussion animée sur le type d'objet, sur la supériorité de ceux qui ont un stimulateur à clitoris, sur le silicone ou bien les nouveaux matériaux qui ont l'air tellement plus vrais au toucher, sur la grosseur de la chose, sur l'importance ou pas que ça rentre à l'intérieur, sur la durée des piles, sur l'avantage des plus silencieux. La conversation n'en finit plus. Dix-sept ans, non seulement est théoriquement bien informée, mais en possède et plus d'un.
Je suis surprise et je me sens hors-jeu avec mes petites boules chinoises et un espèce de dinosaure de petit vibrateur que le père de Fille-de-mon-ex m'avait acheté il y a bien longtemps et qui ne marche plus depuis bien longtemps en plus. N'ayant plus de partenaire sexuel depuis plusieurs mois maintenant et n'ayant pas le courage d'en chercher non plus, je me dis qu'une petite visite dans un sex-shop pourrait probablement aider ma cause et me rendre la vie plus belle. Si je cherche une compagne et une experte pour m'accompagner et me conseiller, semblerait que Dix-sept ans serait tout indiquée! Héhé! C'était une blague. Il y a des choses qui doivent rester discrètes entre une mère et une fille et leur sexualité réciproque en fait partie. De toutes façons, à dix-sept ans, on est persuadée que sa mère n'en a plus de sexualité!
mardi 22 juillet 2008
Retour
Je vais chercher Quatorze ans à la gare ce matin. J'ai très hâte de la revoir. C'est une fantastique jeune personne, je vous l'ai dit?
lundi 21 juillet 2008
Victoire
Quand mon réveil a sonné à six heures, je me sentais aussi malade que la veille. Rendormie la fille. Quand je me suis de nouveau réveillée, il était près de dix heures. J'ai déjeuné, j'ai lu vos commentaires et j'ai réalisé que si je n'y allais pas aujourd'hui, tout de suite à mon cours de professeure, si je ne vainquais pas ma peur, j'abandonnerais. Avais-je envie de vous écrire que mes instestins avaient dicté mes choix de vie? Non. Alors, vous avez définitivement et absolument quelque chose à voir, chers lecteurs, avec le grand coup de pied au cul que je me suis donné pour partir en voiture (pas le courage de prendre le métro, choisissons nos batailles) au cours malgré ma faiblesse générale, malgré une certaine peur qui me tenaillait. Accueillie en héroïne, j'ai survécu à la journée comme je survivrai au reste du cours, car je ne lâche pas. Comble de chance, à l'heure où je suis arrivée, l'examen était déjà fini. Ce sera pour la prochaine fois donc. Je suis très fière de moi.
dimanche 20 juillet 2008
Le corps
Le corps est plus fort que l'esprit. Parfois. Il décide. Il réagit. Il fait c____. Car c'est vraiment ça qui m'est arrivé. J'allais donc à mon cours de professeure de yoga. Un peu de reculons, c'est vrai, mais bien motivée dans ma tête. Et en plus j'avais étudié pour l'examen même s'il me semblait en oublier des bouts en révisant dans la voiture. Tout allait très bien se passer, je suis la maîtresse de la situation, je décide de ma vie et puis là, je vais passer à travers et l'obtenir ce foutu diplôme. C'est ça.
Je rentre, nous rentrons toutes en même temps en fait. Je me précipite à la toilette, une petite urgence. Je ne me sens pas si bien en fait mais je vais quand même sur le tapis. On commence la salutation au soleil, après la deuxième, je dois me reprécipiter à la salle de bains. Il me faut admettre que ça ne va pas fort. Je prends bien mon temps, reviens au tapis, me couche sans faire les asanas avec les autres. Et là, je me sens tellement malade que je n'ai plus qu'une idée, partir me soigner chez moi à la maison. Je prends mes cliques et mes claques et me relève, la swami sur les talons. Je lui explique brièvement que je me sens mal et que je vais à la maison.
Là. je ne sais plus trop quoi faire. J'y retourne demain je suppose. Je me sens comme une grande névrosée tout d'un coup et je n'aime pas ça du tout.
Je rentre, nous rentrons toutes en même temps en fait. Je me précipite à la toilette, une petite urgence. Je ne me sens pas si bien en fait mais je vais quand même sur le tapis. On commence la salutation au soleil, après la deuxième, je dois me reprécipiter à la salle de bains. Il me faut admettre que ça ne va pas fort. Je prends bien mon temps, reviens au tapis, me couche sans faire les asanas avec les autres. Et là, je me sens tellement malade que je n'ai plus qu'une idée, partir me soigner chez moi à la maison. Je prends mes cliques et mes claques et me relève, la swami sur les talons. Je lui explique brièvement que je me sens mal et que je vais à la maison.
Là. je ne sais plus trop quoi faire. J'y retourne demain je suppose. Je me sens comme une grande névrosée tout d'un coup et je n'aime pas ça du tout.
samedi 19 juillet 2008
Le Lowney's
Je suis allée voir c'était vraiment où ces condos nouveau genre si près de tout. Près de tout mais dans un coin perdu quand même. Pas joli joli l'environnement immédiat, bien sûr, en marchant un peu, on finit par se retrouver en plein centre-ville ou bien dans le Vieux-Montréal. En rentrant chez moi, je trouvais mon jardin bien joli tout d'un coup. L'agent d'immeuble vient évaluer ma maison à la fin du mois.
Je dois étudier, j'ai un examen de yoga demain.
Très dur cette absence d'hommes dans ma vie. Un amant occasionnel serait juste parfait. Avant, il y avait Voisin qui remplissait ce rôle. Fini ça. Avancer, passer à autre chose. Étudions.
Je dois étudier, j'ai un examen de yoga demain.
Très dur cette absence d'hommes dans ma vie. Un amant occasionnel serait juste parfait. Avant, il y avait Voisin qui remplissait ce rôle. Fini ça. Avancer, passer à autre chose. Étudions.
vendredi 18 juillet 2008
L'infidélité
Mes frères ont tous les deux trompé leurs femmes. Dans leur milieu de travail. Dans un cas, c'en était ridicule. Tout le monde le savait bien que la porte du bureau fermée, il était formellement interdit de déranger mon frère, qui était le grand patron, et sa secrétaire. Ça jasait beaucoup. Et puis ce frère a divorcé et s'est remarié avec une autre collègue de travail, qui, elle, ne prend aucune chance et travaille toujours avec lui et est présente toujours tout le temps. Déplacement pour affaires? Elle y va aussi. Et ça va de soi. Ils sont ensemble depuis onze ans et elle est tellement vigilante que ça me surprendrait fort qu'il ait réussi à la tromper. Il boit. On ne peut pas être parfait et ça, fille d'alcoolique, elle accepte et comprend.
Mon autre frère, lui, a rencontré sa femme quand il avait seize ans et elle quinze. Premières amours. Et voilà que lui aussi succombe vingt ans plus tard avec une compagne de travail. Ma belle-soeur l'apprend et, très blessée, exige qu'il quitte la maison, ce qu'il fait. Il s'achètera une demeure tout près et très vite, veut renouer avec sa femme. Elle exige la thérapie de couple. Ils continuent à demeurer chacun chez eux et travaillent fort, très fort. La jeune maîtresse est mutée dans leurs bureaux de Québec avec une forte compensation financière. Mon frère jure qu'il ne se passe plus rien avec elle, ma belle-soeur le croît plus ou moins, sa confiance est ébranlée mais se rebâtit tranquillement, très tranquillement. Ils se visitent, se courtisent, partent en voyage d'amoureux dans le temps des Fêtes, se rapprochent peu à peu. La thérapeute conseille de ne rien brusquer. Ils garderont des domiciles séparés pendant un an et puis mon frère soulagé réintégrera la maison familiale et mettra la sienne en vente. Sa maison ne se vend pas alors que le marché immobilier va très bien, elle a un sort, c'est la maison du péché, dira longtemps en riant ma belle-soeur. Car elle a recommencé à rire et a repris confiance en elle et en leur couple. Ils sont ensemble depuis trente ans maintenant, plus forts que jamais.
Mon autre frère, lui, a rencontré sa femme quand il avait seize ans et elle quinze. Premières amours. Et voilà que lui aussi succombe vingt ans plus tard avec une compagne de travail. Ma belle-soeur l'apprend et, très blessée, exige qu'il quitte la maison, ce qu'il fait. Il s'achètera une demeure tout près et très vite, veut renouer avec sa femme. Elle exige la thérapie de couple. Ils continuent à demeurer chacun chez eux et travaillent fort, très fort. La jeune maîtresse est mutée dans leurs bureaux de Québec avec une forte compensation financière. Mon frère jure qu'il ne se passe plus rien avec elle, ma belle-soeur le croît plus ou moins, sa confiance est ébranlée mais se rebâtit tranquillement, très tranquillement. Ils se visitent, se courtisent, partent en voyage d'amoureux dans le temps des Fêtes, se rapprochent peu à peu. La thérapeute conseille de ne rien brusquer. Ils garderont des domiciles séparés pendant un an et puis mon frère soulagé réintégrera la maison familiale et mettra la sienne en vente. Sa maison ne se vend pas alors que le marché immobilier va très bien, elle a un sort, c'est la maison du péché, dira longtemps en riant ma belle-soeur. Car elle a recommencé à rire et a repris confiance en elle et en leur couple. Ils sont ensemble depuis trente ans maintenant, plus forts que jamais.
Up and down
Maintenant que je suis en partie rassurée concernant ma grande fille, maintenant que je suis allée voir mon super doc et que je sais que je n'ai pas comme je le craignais le diabète, maintenant que j'ai assisté à tous les festivals en ville, maintenant que j'ai passé plusieurs courtes nuits de quatre ou cinq heures de sommeil, maintenant que je sais que je continue mon cours de professeure de yoga et que je ne me laisserai plus reculer, maintenant que je fais un terrible régime pour maigrir et que je meurs de faim, maintenant que j'ai accepté de ne pas avoir d'homme dans ma vie sans l'accepter vraiment, maintenant que j'ai décidé que je ne voulais plus de locataires, maintenant que je suis seule sans enfants ou presque pour encore quelques jours, pourquoi donc ai-je perdu ce rush d'adrénaline qui me tenait en action et suis-je si terriblement et soudainement fatiguée?
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