Le yoga nous rappelle que dans la vie la constance entraîne le progrès. Je n'avais pas fait de sessions complètes depuis mon arrêt du cours de prof de yoga et je décide courageusement de m'y remettre pour réaliser que j'en ai considérablement perdu au niveau de la souplesse. Et ça, c'est quelque chose dont j'étais extrêmement fière, de pouvoir me plier dans tous les sens. Alors, je rajoute le yoga, peu à la fois, mais régulièrement, à mon réveil matinal. Les bienfaits sont trop grands pour s'en passer! Le yoga Iyengar, qui développe tellement la force au niveau deux, n'est pas suffisant en en faisant une seule fois par semaine pour développer la souplesse autant qu'une douzaine de salutations au soleil quotidiennes. Bon pour le corps, bon pour le moral, bon pour la respiration si j'ajoute un peu de prayanama. Et pas si long que ça si je veux. Et pour moi qui veux tellement rester jeune, le yoga est un incontournable.
Pas trop de nouvelles de Dix-sept ans. Je lui parle tous les jours brièvement mais elle habite chez son chum. Pas de questionnement surtout. Pour le moment, il faut attendre. Je me suis fait à l'idée. C'est sa vie, c'est son corps et avec son caractère de cochon, je sais bien que je ne peux pas l'influencer. Tout tournera pour le mieux, c'est ce que je pense.
dimanche 19 octobre 2008
vendredi 17 octobre 2008
Cent choses sur moi
1-J'ai déjà été promeneuse de chiens. À pourboire mais même sans pourboire, je le faisais gratos.
2-Je mets du rouge à lèvres et parfois du noir sur mes yeux. Rien d'autre.
3-J'ai travaillé pour la Croix-Rouge l'été de mes seize et dix-sept ans. Je prenais soin des donneurs de sang. On partait en région et on couchait à l'hôtel. Il fallait porter l'uniforme de la Croix-rouge.
4-Je vais encore border Quatorze ans. Mais ne le dites pas, elle ne veut pas que ça se sache.
5-Je me brosse les dents les yeux fermés en faisant mes exercices de Kegel en même temps.
6-Je suis une maniaque des dictionnaires. Je ne peux me faire un plus beau cadeau qu'en m'en achetant un autre.
7-Je lisais un livre par jour avant. Maintenant, je lis surtout sur l'ordi. N'importe quoi.
8-J'ai enseigné le français langue seconde à des immigrants pendant 25 ans.
9- Je veux peinturer ma cuisine depuis cinq ans. La peinture est achetée depuis tout ce temps et m'attend à la cave. Est-elle encore bonne?
10- J'aime aller au cinéma. Beaucoup. Je n'y vais que très rarement. Pourquoi?
11- J'ai un vieux téléviseur enneigé et pas le cable. Je ne regarde jamais la télé sauf pour mon soap et pour Enquête.
12- Je ne loue jamais de films.
13- Je fais de l'aquaforme et de l'aquajogging.
14- J'ai essayé le yoga Iyengar, le yoga intégral, le hatha-yoga sivananda et le yoga ashtanga.
15-Selon moi, la meilleure école de yoga est l'école de yoga Iyengar sur l'avenue du Mont-Royal.
16- Je me suis inscrite à deux cours de professeur de yoga, le premier à Lyne St-Roch et le deuxième à l'Institut de yoga intégral. Dans les deux cas, j'ai abandonné, pour des raisons très différentes, avant la fin.
17-J'aime les hommes.
18-J'ai déjà pris des cours de Pilates. Excellente discipline.
19-Je suis végétarienne souple. Si on m'invite et qu'il y a de la viande au menu, je vais en manger.
20- Mon idée d'une belle journée est de grimper le Mont-Royal et d'aller manger des moules et une salade sur la rue St-Denis pour aller ensuite voir un film au Ex-centris et faire l'amour toute la nuit (la dernière partie du projet est optionnelle!).
21- Je suis allée quatre fois à Acapulco. Je demandais "Quelle est votre destination la moins chère au soleil pour une semaine?" et j'avais toujours Acapulco comme réponse!
22-Je passais mes étés au complet dans notre chalet de campagne pendant toute ma jeunesse. On partait à la fin des classes pour revenir la veille du premier jour d'école. C'était au bord du lac Champlain à la baie Missiquoi.
23-J'ai fait l'amour pour la première fois à seize ans avec un homme beaucoup plus vieux que moi dont j'étais amoureuse.
24-J'ai deux frères plus jeunes que moi.
25-J'ai accouché de mon fils à 27 ans.
26-Je n'ai jamais acheté de cigarettes. J'en ai déjà emprunté quelques-unes, mais rarement.
27-J'ai pris de la mescaline, du hash, du lsd, du speed et même de l'héroïne une fois mais sans l'injecter. Dans l'adolescence et au début de la vingtaine.
28- J'ai visité l'Amérique du Sud pendant six mois avec le père de mon fils. On avait mis nos meubles en storage.
29- Je me perds quand je conduis.
30. Je ne conduis plus quand il fait noir parce que j'ai des effets de halo.
31- J'ai déjà été conseillère pédagogique.
32-Ma maison est souvent en désordre.
33-Je reçois rarement. Voir numéro 32.
34- J'ai dormi sur un futon au sol jusqu'à l'âge de cinquante ans. C'est ma mère, complètement découragée de moi, qui m'a fait livrer un superbe lit capitaine pour mon cinquantième anniversaire! J'adore mon lit.
35-J'ai habillé mon fils au complet jusqu'à l'âge de cinq ans.
36- J'ai peu de vêtements. Je peux entrer mon garde-robe au complet dans une valise.
37- J'ai un grand immense plaisir à bouquiner, dans une bibliothèque ou une librairie.
38- Je lis très vite. Parfois, je vais au Costco et je lis un livre en entier sur place.
39-J'aime me promener quand les gens travaillent. Je ressens alors un grand sentiment de liberté. Quand je travaillais, je m'arrangeais pour avoir un horaire atypique et donc être libre pendant les heures des travaillants.
40- J'aime faire l'amour l'après-midi.
41-Je ne mâche de la gomme que quand je suis seule.
41-J'adore voir et entendre un homme jouir.
42- J'aime me faire gratter le dos.
43-Je choisis mes autos par internet et je ne me rends chez le concessionnaire que pour finaliser l'achat.
44-J'ai déjà eu des pékinois, un chow-chow, un dalmatien et un danois. Un à la fois!
45- Mon voisin a longtemps été mon amant.
46- J'ai vécu sept ans avec le père de mon fils.
47-Ma mère n'aimait pas faire la cuisine.
48-Je n'ai jamais eu d'avortement.
49- Je parle couramment l'anglais et l'espagnol.
50- J'ai trois certificats en plus de mon bac.
51- J'ai commencé une maîtrise mais je ne l'ai jamais terminée.
52-J'aime marcher dans la nature.
53-J'ai passé mes plus belles vacances avec mon chum, mon fils, sa fille et son fils. On partait chaque année et on planifiait les vacances suivantes pendant un an.
54-Je suis allée en croisière pour la première fois cette année. J'ai beaucoup aimé et je compte renouveler.
55-J'aime boire du vin.
56- Mon ordi a six ans et fait à sa tête. Je vais le garder jusqu'à sa mort, écologie oblige.
57-Je suis dépendante de l'ordi.
58-J'aime le bon café bien fort.
59-Quand j'entends mes locataires me marcher sur la tête, je pense à déménager.
60-J'ai été famille d'accueil pendant plusieurs années.
61- Je viens de jeter mon arbre de Noël artificiel.
62-J'adore bercer un bébé en lui chantant des chansons.
63- Je chante à tue-tête quand je suis seule dans mon auto.
64- J'écoute la radio de Radio-Canada.
65-Je vis très bien dans le silence.
66-J'aime l'eau.
67- Je ris facilement.
68-J'ai généralement confiance en moi.
69- Un autre prof m'a fait réaliser que j'avais omis de composer un numéro 69. L'inconscient a parlé?
70- Je ne veux pas vieillir.
71-J'ai des amis de tous les âges.
72-J'ai déjà été passionnée par le jardinage.
73-J'ai allaité mon fils treize mois tout en travaillant à temps plein.
74-Je ne me suis jamais mariée.
75-Mon père est mort du cancer du pancréas à l'âge de soixante-douze ans.
76-J'ai déjà perdu connaissance dans le métro. J'avais vingt ans et je venais de me faire poser le stérilet Dalkon-Shield, un contraceptif que j'ai gardé je ne me rappelle plus combien de temps, quelques mois je pense. Ce stérilet a été retiré du marché, ayant causé des inflammations pelviennes à plusieurs femmes qui ont poursuivi le fabricant. Dans mon cas, j'avais des saignements épouvantablement importants.
77- Je suis à l'aise avec mon corps et ma féminité. Des règles absolument pas douloureuses ni abondantes, une grossesse immédiate quand j'en ai voulu une, un accouchement qui aurait eu bien de l'allure si l'idiot de médecin n'avait pas tout gâché, un allaitement merveilleux, une ménopause qui ne me cause aucun problème.
78- Je n'ai été hospitalisée qu'une seule fois, pour accoucher, et avoir su, j'aurais accouché à la maison.
79-Je garde mes amies très longtemps. J'ai encore mes amies d'enfance.
80-J'aime faire de l'équitation.
81-J'aime rencontrer un homme dans un café.
82-J'aime écrire.
83-J'ai de la vaisselle dépareillée.
84-J'ai peur de monter sur mon toit mais je l'ai déjà fait quand même.
85-Je suis souple, physiquement et mentalement.
86-Je mange rarement au restaurant.
87-Je peux marcher très longtemps, des heures et des heures, sans me fatiguer. En fait, mes compagnons ou compagnes de marche sont toujours fatigués avant moi.
88-J'ai une tondeuse à gazon manuelle.
89-Je dois y penser pour boire de l'eau. J'ai rarement soif.
90-Mes couleurs préférées sont le rouge dans plusisurs tons, le rouge orangé surtout et le bleu et le pêche et un vert pomme délicieux aussi.
91-Il peut m'arriver de boire une bouteille de vin à moi toute seule. C'est rare.
92-J'ai fumé mon dernier joint il y a trois ans avec Voisin.
93-J'ai toujours voté depuis que j'ai le droit de vote et je pense que c'est important.
94-J'ai déjà milité pour l'indépendance du Québec. Je n'y crois plus.
95-René Lévesque, le seul, le vrai, l'unique, m'a déjà embrassée sur la joue. Il était au café La Galoche sur St-Denis et c'est moi qui lui avais demandé un baiser. Je ne me suis pas lavé le visage pendant une semaine!
96-J'ai sauté des années à l'école. Je n'ai pas fait de maternelle et puis, j'ai sauté ma troisième année et puis ma septième et puis mon secondaire cinq. C'est pour ça que j'ai fini mon bac à vingt ans.
97-J'ai eu les cheveux aux fesses jusqu'à trente ans.
98-Voilà une révélation dont j'ai vraiment honte: dans la vingtaine, il m'est arrivé de fermer les bars et de prendre ma voiture saôule pour rentrer à la maison.
99-J'ai mis une garderie sur pied avec des amis. Elle fonctionne toujours et a même pris de l'expansion.
100-Quand je me sens vaguement dépressive, je prends du millepertuis et ça marche, avec de l'exercice, pour me remonter le moral.
2-Je mets du rouge à lèvres et parfois du noir sur mes yeux. Rien d'autre.
3-J'ai travaillé pour la Croix-Rouge l'été de mes seize et dix-sept ans. Je prenais soin des donneurs de sang. On partait en région et on couchait à l'hôtel. Il fallait porter l'uniforme de la Croix-rouge.
4-Je vais encore border Quatorze ans. Mais ne le dites pas, elle ne veut pas que ça se sache.
5-Je me brosse les dents les yeux fermés en faisant mes exercices de Kegel en même temps.
6-Je suis une maniaque des dictionnaires. Je ne peux me faire un plus beau cadeau qu'en m'en achetant un autre.
7-Je lisais un livre par jour avant. Maintenant, je lis surtout sur l'ordi. N'importe quoi.
8-J'ai enseigné le français langue seconde à des immigrants pendant 25 ans.
9- Je veux peinturer ma cuisine depuis cinq ans. La peinture est achetée depuis tout ce temps et m'attend à la cave. Est-elle encore bonne?
10- J'aime aller au cinéma. Beaucoup. Je n'y vais que très rarement. Pourquoi?
11- J'ai un vieux téléviseur enneigé et pas le cable. Je ne regarde jamais la télé sauf pour mon soap et pour Enquête.
12- Je ne loue jamais de films.
13- Je fais de l'aquaforme et de l'aquajogging.
14- J'ai essayé le yoga Iyengar, le yoga intégral, le hatha-yoga sivananda et le yoga ashtanga.
15-Selon moi, la meilleure école de yoga est l'école de yoga Iyengar sur l'avenue du Mont-Royal.
16- Je me suis inscrite à deux cours de professeur de yoga, le premier à Lyne St-Roch et le deuxième à l'Institut de yoga intégral. Dans les deux cas, j'ai abandonné, pour des raisons très différentes, avant la fin.
17-J'aime les hommes.
18-J'ai déjà pris des cours de Pilates. Excellente discipline.
19-Je suis végétarienne souple. Si on m'invite et qu'il y a de la viande au menu, je vais en manger.
20- Mon idée d'une belle journée est de grimper le Mont-Royal et d'aller manger des moules et une salade sur la rue St-Denis pour aller ensuite voir un film au Ex-centris et faire l'amour toute la nuit (la dernière partie du projet est optionnelle!).
21- Je suis allée quatre fois à Acapulco. Je demandais "Quelle est votre destination la moins chère au soleil pour une semaine?" et j'avais toujours Acapulco comme réponse!
22-Je passais mes étés au complet dans notre chalet de campagne pendant toute ma jeunesse. On partait à la fin des classes pour revenir la veille du premier jour d'école. C'était au bord du lac Champlain à la baie Missiquoi.
23-J'ai fait l'amour pour la première fois à seize ans avec un homme beaucoup plus vieux que moi dont j'étais amoureuse.
24-J'ai deux frères plus jeunes que moi.
25-J'ai accouché de mon fils à 27 ans.
26-Je n'ai jamais acheté de cigarettes. J'en ai déjà emprunté quelques-unes, mais rarement.
27-J'ai pris de la mescaline, du hash, du lsd, du speed et même de l'héroïne une fois mais sans l'injecter. Dans l'adolescence et au début de la vingtaine.
28- J'ai visité l'Amérique du Sud pendant six mois avec le père de mon fils. On avait mis nos meubles en storage.
29- Je me perds quand je conduis.
30. Je ne conduis plus quand il fait noir parce que j'ai des effets de halo.
31- J'ai déjà été conseillère pédagogique.
32-Ma maison est souvent en désordre.
33-Je reçois rarement. Voir numéro 32.
34- J'ai dormi sur un futon au sol jusqu'à l'âge de cinquante ans. C'est ma mère, complètement découragée de moi, qui m'a fait livrer un superbe lit capitaine pour mon cinquantième anniversaire! J'adore mon lit.
35-J'ai habillé mon fils au complet jusqu'à l'âge de cinq ans.
36- J'ai peu de vêtements. Je peux entrer mon garde-robe au complet dans une valise.
37- J'ai un grand immense plaisir à bouquiner, dans une bibliothèque ou une librairie.
38- Je lis très vite. Parfois, je vais au Costco et je lis un livre en entier sur place.
39-J'aime me promener quand les gens travaillent. Je ressens alors un grand sentiment de liberté. Quand je travaillais, je m'arrangeais pour avoir un horaire atypique et donc être libre pendant les heures des travaillants.
40- J'aime faire l'amour l'après-midi.
41-Je ne mâche de la gomme que quand je suis seule.
41-J'adore voir et entendre un homme jouir.
42- J'aime me faire gratter le dos.
43-Je choisis mes autos par internet et je ne me rends chez le concessionnaire que pour finaliser l'achat.
44-J'ai déjà eu des pékinois, un chow-chow, un dalmatien et un danois. Un à la fois!
45- Mon voisin a longtemps été mon amant.
46- J'ai vécu sept ans avec le père de mon fils.
47-Ma mère n'aimait pas faire la cuisine.
48-Je n'ai jamais eu d'avortement.
49- Je parle couramment l'anglais et l'espagnol.
50- J'ai trois certificats en plus de mon bac.
51- J'ai commencé une maîtrise mais je ne l'ai jamais terminée.
52-J'aime marcher dans la nature.
53-J'ai passé mes plus belles vacances avec mon chum, mon fils, sa fille et son fils. On partait chaque année et on planifiait les vacances suivantes pendant un an.
54-Je suis allée en croisière pour la première fois cette année. J'ai beaucoup aimé et je compte renouveler.
55-J'aime boire du vin.
56- Mon ordi a six ans et fait à sa tête. Je vais le garder jusqu'à sa mort, écologie oblige.
57-Je suis dépendante de l'ordi.
58-J'aime le bon café bien fort.
59-Quand j'entends mes locataires me marcher sur la tête, je pense à déménager.
60-J'ai été famille d'accueil pendant plusieurs années.
61- Je viens de jeter mon arbre de Noël artificiel.
62-J'adore bercer un bébé en lui chantant des chansons.
63- Je chante à tue-tête quand je suis seule dans mon auto.
64- J'écoute la radio de Radio-Canada.
65-Je vis très bien dans le silence.
66-J'aime l'eau.
67- Je ris facilement.
68-J'ai généralement confiance en moi.
69- Un autre prof m'a fait réaliser que j'avais omis de composer un numéro 69. L'inconscient a parlé?
70- Je ne veux pas vieillir.
71-J'ai des amis de tous les âges.
72-J'ai déjà été passionnée par le jardinage.
73-J'ai allaité mon fils treize mois tout en travaillant à temps plein.
74-Je ne me suis jamais mariée.
75-Mon père est mort du cancer du pancréas à l'âge de soixante-douze ans.
76-J'ai déjà perdu connaissance dans le métro. J'avais vingt ans et je venais de me faire poser le stérilet Dalkon-Shield, un contraceptif que j'ai gardé je ne me rappelle plus combien de temps, quelques mois je pense. Ce stérilet a été retiré du marché, ayant causé des inflammations pelviennes à plusieurs femmes qui ont poursuivi le fabricant. Dans mon cas, j'avais des saignements épouvantablement importants.
77- Je suis à l'aise avec mon corps et ma féminité. Des règles absolument pas douloureuses ni abondantes, une grossesse immédiate quand j'en ai voulu une, un accouchement qui aurait eu bien de l'allure si l'idiot de médecin n'avait pas tout gâché, un allaitement merveilleux, une ménopause qui ne me cause aucun problème.
78- Je n'ai été hospitalisée qu'une seule fois, pour accoucher, et avoir su, j'aurais accouché à la maison.
79-Je garde mes amies très longtemps. J'ai encore mes amies d'enfance.
80-J'aime faire de l'équitation.
81-J'aime rencontrer un homme dans un café.
82-J'aime écrire.
83-J'ai de la vaisselle dépareillée.
84-J'ai peur de monter sur mon toit mais je l'ai déjà fait quand même.
85-Je suis souple, physiquement et mentalement.
86-Je mange rarement au restaurant.
87-Je peux marcher très longtemps, des heures et des heures, sans me fatiguer. En fait, mes compagnons ou compagnes de marche sont toujours fatigués avant moi.
88-J'ai une tondeuse à gazon manuelle.
89-Je dois y penser pour boire de l'eau. J'ai rarement soif.
90-Mes couleurs préférées sont le rouge dans plusisurs tons, le rouge orangé surtout et le bleu et le pêche et un vert pomme délicieux aussi.
91-Il peut m'arriver de boire une bouteille de vin à moi toute seule. C'est rare.
92-J'ai fumé mon dernier joint il y a trois ans avec Voisin.
93-J'ai toujours voté depuis que j'ai le droit de vote et je pense que c'est important.
94-J'ai déjà milité pour l'indépendance du Québec. Je n'y crois plus.
95-René Lévesque, le seul, le vrai, l'unique, m'a déjà embrassée sur la joue. Il était au café La Galoche sur St-Denis et c'est moi qui lui avais demandé un baiser. Je ne me suis pas lavé le visage pendant une semaine!
96-J'ai sauté des années à l'école. Je n'ai pas fait de maternelle et puis, j'ai sauté ma troisième année et puis ma septième et puis mon secondaire cinq. C'est pour ça que j'ai fini mon bac à vingt ans.
97-J'ai eu les cheveux aux fesses jusqu'à trente ans.
98-Voilà une révélation dont j'ai vraiment honte: dans la vingtaine, il m'est arrivé de fermer les bars et de prendre ma voiture saôule pour rentrer à la maison.
99-J'ai mis une garderie sur pied avec des amis. Elle fonctionne toujours et a même pris de l'expansion.
100-Quand je me sens vaguement dépressive, je prends du millepertuis et ça marche, avec de l'exercice, pour me remonter le moral.
jeudi 16 octobre 2008
Calculs
-Merveilleux amoureux, ça ne fait tout de même que trois mois que tu le connais, Dix-sept ans.
Elle n'est jamais démontée par rien du tout, Dix-sept ans et a toujours réponse à tout. Même toute petite, dès qu'elle a su parler, et elle a parlé jeune, elle a su répliquer et vite à part ça.
-C'est vrai, mais si tu considères le nombre d'heures qu'on a passé ensemble depuis le début, c'est comme si ça faisait beaucoup plus longtemps.
Elle n'est jamais démontée par rien du tout, Dix-sept ans et a toujours réponse à tout. Même toute petite, dès qu'elle a su parler, et elle a parlé jeune, elle a su répliquer et vite à part ça.
-C'est vrai, mais si tu considères le nombre d'heures qu'on a passé ensemble depuis le début, c'est comme si ça faisait beaucoup plus longtemps.
Le soap opera
On était dans la voiture. On revenait de son rendez-vous chez le dentiste, elle avait la bouche gelée et on s'en allait chercher Quatorze ans à son cours de piano.
"J'ai quelque chose à te dire. " Le ton était solennel et elle ne disait rien.
Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça, me dire qu'elle allait me dire quelque chose pour finalement ne rien me dire.
"Mais allez, parle, on arrive chez matante T là. C'est quoi?"
Mutisme.
"T'es malade?"
"Non?"
"T'es enceinte?"
"Oui."
Depuis des années, on regarde un soap américain en famille. Un seul et on l'aime. Ma mère, ma tante, mes filles et moi, on le regarde. Ça se passe dans le milieu de la mode et c'est meilleur que Le coeur a ses raisons qui s'en est inspiré. On voit les beaux acteurs au corps parfait, aux vêtements parfaits et aux cheveux parfaits dans les studios de mode, ou bien dans leurs riches maisons sur le bord de la mer avec les palmiers, ou à l'hôpital, accidents obligent, ils se retrouvent souvent à l'hôpital et quelquefois en voiture avec le paysage de carton-pâte qui défile à leurs côtés. Ce sont toujours les mêmes personnages depuis des décennies, ma mère regardait cette émission dans sa jeunesse. Ils ne vieillissent pas ou fort peu. Ils meurent avant de vieillir en fait. Et ils vivent dans le drame. Tout le temps.
Un fort sens moral dans ce roman-savon, de la vertu à la pelletée, mais des passions irrésistibles, prenantes, une montée dramatique et une musique caractéristique quand la vedette du soap se retrouve dans les bras d'un homme défendu et lui cède langoureusement. Pas de contraception ici, non, il n'en est jamais question et pas d'avortement non plus, ça n'existe pas. Ils ont un fort sens moral, je vous l'ai dit et la femme se retrouve toujours enceinte de ses ébats illégitimes et le drame s'inscrit dans cette grossesse qui vient bouleverser tous les personnages, comme quand l'héroïne, la belle Brooke Logan, est tombée enceinte du mari de sa fille!
J'entendais ma fille me dire qu'elle était enceinte à dix-sept ans et je me sentais partie prenante de ce soap, il ne manquait que les palmiers sur la route, il ne manquait qu'un peu de luxe à ma Matrix et ça y était. Hier, ma fille et moi, on a joué notre propre soap.
"J'ai quelque chose à te dire. " Le ton était solennel et elle ne disait rien.
Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça, me dire qu'elle allait me dire quelque chose pour finalement ne rien me dire.
"Mais allez, parle, on arrive chez matante T là. C'est quoi?"
Mutisme.
"T'es malade?"
"Non?"
"T'es enceinte?"
"Oui."
Depuis des années, on regarde un soap américain en famille. Un seul et on l'aime. Ma mère, ma tante, mes filles et moi, on le regarde. Ça se passe dans le milieu de la mode et c'est meilleur que Le coeur a ses raisons qui s'en est inspiré. On voit les beaux acteurs au corps parfait, aux vêtements parfaits et aux cheveux parfaits dans les studios de mode, ou bien dans leurs riches maisons sur le bord de la mer avec les palmiers, ou à l'hôpital, accidents obligent, ils se retrouvent souvent à l'hôpital et quelquefois en voiture avec le paysage de carton-pâte qui défile à leurs côtés. Ce sont toujours les mêmes personnages depuis des décennies, ma mère regardait cette émission dans sa jeunesse. Ils ne vieillissent pas ou fort peu. Ils meurent avant de vieillir en fait. Et ils vivent dans le drame. Tout le temps.
Un fort sens moral dans ce roman-savon, de la vertu à la pelletée, mais des passions irrésistibles, prenantes, une montée dramatique et une musique caractéristique quand la vedette du soap se retrouve dans les bras d'un homme défendu et lui cède langoureusement. Pas de contraception ici, non, il n'en est jamais question et pas d'avortement non plus, ça n'existe pas. Ils ont un fort sens moral, je vous l'ai dit et la femme se retrouve toujours enceinte de ses ébats illégitimes et le drame s'inscrit dans cette grossesse qui vient bouleverser tous les personnages, comme quand l'héroïne, la belle Brooke Logan, est tombée enceinte du mari de sa fille!
J'entendais ma fille me dire qu'elle était enceinte à dix-sept ans et je me sentais partie prenante de ce soap, il ne manquait que les palmiers sur la route, il ne manquait qu'un peu de luxe à ma Matrix et ça y était. Hier, ma fille et moi, on a joué notre propre soap.
mercredi 15 octobre 2008
Déception
J'ai perdu mes élections. J'ai eu espoir jusqu'au dernier moment. Ce n'est pas une dictature, le peuple a parlé. Sommes-nous devenus un pays si conservateur et rétrograde? Ne pas porter de jugements. S'incliner gracieusement. Mais garder l'oeil ouvert par exemple. Je ne peux plus ne pas m'impliquer et faire confiance parce que je n'ai pas confiance.
mardi 14 octobre 2008
Le poids, l'image corporelle, les régimes ou leur absence
Je suis de ces femmes (mais n'est-ce pas le cas de TOUTES les femmes) préoccupée par son poids. Même ado je voulais maigrir. Pesée, régimes, faire attention, se priver et se peser avec joie ou déception. Et pourtant, je n'étais pas grosse. Mais je voulais être mince, ce qui est autre chose. Sur les photos de jeunesse, j'ai quelques nus, le père de mon fils aimait bien me photographier nue, il a gardé la plupart des clichés, mais j'en ai quelques-uns quand même, sur les photos, dans la vingtaine, j'ai un corps de vingt ans quoi! Avec une belle poitrine, que j'ai toujours et tout le reste à l'avenant. Pas mince mannequin, des courbes, mais mince, aucun doute là-dessus. Après la naissance de mon fils, encore plus évident. C'est la période de minceur absolue, l'allaitement aidant et le stress de la séparation et de la réorganisation aussi. Je faisais déjà des régimes pourtant dans la vingtaine.
Ensuite, jusque vers quarante ans, les choses se sont plus ou moins maintenues. Début quarantaine, j'adopte trois filles coup sur coup, en plus de mon fils, en plus des enfants d'accueil que j'avais déjà et de ceux, occasionnels, qui s'ajoutaient selon les périodes, en plus d'un job à temps plein, en plus des repas et de l'entretien de la maison (mais j'avais une femme de ménage) pour tout ce monde. On me voit alors épanouie dans tous les sens du mot sur les photos. J'ai un sourire béat et je me rappelle avoir été profondément heureuse pendant cette période. Heureuse, comblée, béate, gratifiée, occupée au max, avec un sentiment d'efficacité et d'utilité totale qui me gonflait le coeur et l'égo. Plus de temps pour les régimes. Je suis grosse sur les photos, un peu négligée aussi, pas le temps d'aller chez le coiffeur, des vêtements de grosse mais un sourire épanoui et les yeux brillants. À cette époque, je vais chercher les filles à la garderie et à l'école après mon travail et il arrive souvent qu'on fasse un arrêt au McDonalds, pas de souper à faire et je les regarde jouer dans les structures du Mcdo, je suis si fière d'elles et de nous et je lis un peu le journal aussi et elles sont contentes et je peux souffler. J'ai un chum en plus, le même que j'ai gardé dix-sept ans et on se voit les fins de semaine et on est bien ensemble.
Mon père meurt. Diabétique depuis longtemps. L'hôpital fait une étude sur les enfants de diabétiques, je décide de participer. Le choc: je suis prédiabétique (intolérante au glucose), taux de cholestérol et tout le bataclan à l'avenant. Je ne suis plus une fille en santé! Panique! Angoisse. Réaction très forte. Je m'inscris immédiatement à un groupe de marche rapide et de musculation en plein air, moi qui n'ai jamais fait d'exercices. Et je fais attention à mon alimentation. Avec aide ou sans aide. Je réussis finalement, après bien des efforts, des immenses efforts, de terribles et constants efforts, à atteindre le haut de mon poids santé, j'en ressens une immense fierté. Cinq ans après le début de l'étude sur les pré-diabétiques, je ne le suis plus pré-diabétique et ma santé est fleurissante!
Tout est bien qui finit bien? Pas vraiment car là au moment où je vous écris, j'ai 20 livres de plus que mon poids santé. La seule chose dont je suis certaine et absolument certaine, c'est que je vais les perdre. Cependant, avec mon historique et mon âge aussi, si j'écoutais tout simplement ma faim et si je mangeais tout ce dont j'ai envie quand j'en ai envie comme préconisé dans des approches à la mode actuelles, je grossirais et j'en suis certaine, parce que c'est exactement ça que je fais depuis quelque temps, je fais beaucoup d'exercices et je mange quand j'ai faim ce que j'ai envie de manger et je prends régulièrement du poids. L'âge est-il un facteur? Ou la ménopause? Possible, possible, mais on ne le saura jamais parce que je commence à calculer et à manger ce qui est bon pour moi vraiment et ce n'est pas nécessairement ce que j'ai le goût le manger. Des fois, oui, évidemment, mais des fois mon vrai goût serait pour du chocolat. Avec Weight Watchers, si vraiment j'en veux du chocolat, je peux tout en maigrissant, il n'y a pas d'aliments interdits avec le système de points si c'est celui que je choisis, mais si je prends du chocolat, c'est beaucoup de points, c'est à moi de voir. En fait, quand j'ai fait WW déjà, je maigrissais régulièrement d'une ou deux livres par semaine tout en buvant mon verre de vin du soir et parfois deux, c'était mon choix, je préférais garder le vin et couper sur d'autres choses.
Minçavi ou WW, c'est pas mal la même chose, Francine la pas fine. Je préférerais faire Minçavi pour encourager une entreprise québécoise mais il y a un WW tout près de chez moi et je peux marcher pour y aller ce qui me fait faire de l'exercice! Je me suis pesée ce matin et là j'essaie par moi-même de compter les points et d'avoir une bonne alimentation mais si je constate que je n'ai rien perdu dans une semaine, là, j'irai m'inscrire et me faire peser. C'est une grosse motivation, le groupe et la pesée. On ne se sent pas seule à perdre du poids et ça vaut l'argent dépensé.
Quand je me sens grosse, je ne me sens pas séduisante, c'est donc quelque chose à régler au plus tôt. Patience, je sais, patience mais efficacité aussi!
Ensuite, jusque vers quarante ans, les choses se sont plus ou moins maintenues. Début quarantaine, j'adopte trois filles coup sur coup, en plus de mon fils, en plus des enfants d'accueil que j'avais déjà et de ceux, occasionnels, qui s'ajoutaient selon les périodes, en plus d'un job à temps plein, en plus des repas et de l'entretien de la maison (mais j'avais une femme de ménage) pour tout ce monde. On me voit alors épanouie dans tous les sens du mot sur les photos. J'ai un sourire béat et je me rappelle avoir été profondément heureuse pendant cette période. Heureuse, comblée, béate, gratifiée, occupée au max, avec un sentiment d'efficacité et d'utilité totale qui me gonflait le coeur et l'égo. Plus de temps pour les régimes. Je suis grosse sur les photos, un peu négligée aussi, pas le temps d'aller chez le coiffeur, des vêtements de grosse mais un sourire épanoui et les yeux brillants. À cette époque, je vais chercher les filles à la garderie et à l'école après mon travail et il arrive souvent qu'on fasse un arrêt au McDonalds, pas de souper à faire et je les regarde jouer dans les structures du Mcdo, je suis si fière d'elles et de nous et je lis un peu le journal aussi et elles sont contentes et je peux souffler. J'ai un chum en plus, le même que j'ai gardé dix-sept ans et on se voit les fins de semaine et on est bien ensemble.
Mon père meurt. Diabétique depuis longtemps. L'hôpital fait une étude sur les enfants de diabétiques, je décide de participer. Le choc: je suis prédiabétique (intolérante au glucose), taux de cholestérol et tout le bataclan à l'avenant. Je ne suis plus une fille en santé! Panique! Angoisse. Réaction très forte. Je m'inscris immédiatement à un groupe de marche rapide et de musculation en plein air, moi qui n'ai jamais fait d'exercices. Et je fais attention à mon alimentation. Avec aide ou sans aide. Je réussis finalement, après bien des efforts, des immenses efforts, de terribles et constants efforts, à atteindre le haut de mon poids santé, j'en ressens une immense fierté. Cinq ans après le début de l'étude sur les pré-diabétiques, je ne le suis plus pré-diabétique et ma santé est fleurissante!
Tout est bien qui finit bien? Pas vraiment car là au moment où je vous écris, j'ai 20 livres de plus que mon poids santé. La seule chose dont je suis certaine et absolument certaine, c'est que je vais les perdre. Cependant, avec mon historique et mon âge aussi, si j'écoutais tout simplement ma faim et si je mangeais tout ce dont j'ai envie quand j'en ai envie comme préconisé dans des approches à la mode actuelles, je grossirais et j'en suis certaine, parce que c'est exactement ça que je fais depuis quelque temps, je fais beaucoup d'exercices et je mange quand j'ai faim ce que j'ai envie de manger et je prends régulièrement du poids. L'âge est-il un facteur? Ou la ménopause? Possible, possible, mais on ne le saura jamais parce que je commence à calculer et à manger ce qui est bon pour moi vraiment et ce n'est pas nécessairement ce que j'ai le goût le manger. Des fois, oui, évidemment, mais des fois mon vrai goût serait pour du chocolat. Avec Weight Watchers, si vraiment j'en veux du chocolat, je peux tout en maigrissant, il n'y a pas d'aliments interdits avec le système de points si c'est celui que je choisis, mais si je prends du chocolat, c'est beaucoup de points, c'est à moi de voir. En fait, quand j'ai fait WW déjà, je maigrissais régulièrement d'une ou deux livres par semaine tout en buvant mon verre de vin du soir et parfois deux, c'était mon choix, je préférais garder le vin et couper sur d'autres choses.
Minçavi ou WW, c'est pas mal la même chose, Francine la pas fine. Je préférerais faire Minçavi pour encourager une entreprise québécoise mais il y a un WW tout près de chez moi et je peux marcher pour y aller ce qui me fait faire de l'exercice! Je me suis pesée ce matin et là j'essaie par moi-même de compter les points et d'avoir une bonne alimentation mais si je constate que je n'ai rien perdu dans une semaine, là, j'irai m'inscrire et me faire peser. C'est une grosse motivation, le groupe et la pesée. On ne se sent pas seule à perdre du poids et ça vaut l'argent dépensé.
Quand je me sens grosse, je ne me sens pas séduisante, c'est donc quelque chose à régler au plus tôt. Patience, je sais, patience mais efficacité aussi!
dimanche 12 octobre 2008
Small bites
Mais non, ce n'est pas un blogue cochon, obsédés lecteurs que vous êtes! Plutôt un blogue très bien fait en anglais sur l'alimentation par un étudiant qui fait sa maîtrise sur le sujet. Ce jeune homme écrit des articles fort intéressants, il analyse des produits, donne des conseils pertinents, répond aux questions de ses lecteurs, donne même des recettes de son cru. Il ne croit pas du tout à la nouvelle vague qui laisse croire qu'on maigrit un peu par osmose quand on écoute son corps, non, il est plus terre à terre que ça. Maigrir, c'est consommer moins de calories qu'on en dépense. Il trouve l'approche Weight Watchers très bonne, efficace et santé pour ceux qui ne peuvent y arriver seuls. Écouter son appétit, c'est très bien pour les déjà minces mais pour les autres, dont je suis, ça ne marche pas du tout. Non seulement je ne maigris pas mais je grossis malgré que je fasse intensivement de l'exercice. Alors, je vais revenir à un contrôle alimentaire qui me permet de maigrir et de me sentir bien et plus légère. Avec de l'aide vu que j'en ai besoin. C'est du travail, beaucoup de travail, des privations aussi mais on n'a rien sans effort.
La psychologue
C'est moi. Lors d'une de nos nombreuses consultations en psychiatrie pendant l'enfance ou l'adolescence de Dix-neuf ans, le début de l'adolescence je crois, alors que je pleurais abondamment dans son bureau en disant entre mes sanglots à la docte psychiatre que je devais me trouver une psychologue pour moi, la spécialiste m'avait dit très sérieusement : "Non madame, vous êtes intelligente, vous êtes lucide, vous n'avez pas besoin de gaspiller de l'argent pour ça, écoutez-vous, parlez-vous, analysez-vous, vous pouvez très bien être votre propre psychologue." Ça m'avait marquée et ça ne doit pas être la première fois que j'en parle sur mon blogue. Ma psychologue, donc, c'est moi. Et elle en découvre des choses!
Mon ex-amant du dimanche s'étonne que ça semble si pénible et ardu de vendre ma maison et d'en acheter une autre. C'est qu'il n'a rien compris à l'aspect hautement psychologique et affectif de la chose! Ma maison, je m'y cache depuis tant d'années, la quitter, c'est m'obliger à affronter le monde toute nue, c'est épeurant et c'est à cause de cette crainte que je ne confierais qu'à ma psychologue que je tangiverse et que je laisse tout en plan et que je visite une fois pour ne plus jamais retourner et que je donne des choses pour mieux les reprendre et que ma cave en entier traîne dans mon salon et que je fais de l'ordi au lieu de faire de l'ordre, bien moins compromettant, je continue à me cacher, à me terrer et plus que jamais en fait, aucune rencontre, aucun homme pour me sortir de cette torpeur, psychologue, aidez-moi donc un peu!
Hier dans un gros party avec mes amis philippins, j'ai pourtant constaté cette facilité que j'ai toujours eue et que j'ai encore à devenir amie avec des gens tellement différents de moi et pourtant tellement semblables, on est tous partie d'une même humanité et ce grand restau et cette famille élargie et les amis de Toronto et tout le monde qui parle anglais et moi aussi tant qu'à faire et mon anglais est excellent I can't believe that you are French, qu'il me dit le monsieur philippin de Toronto, celui qui parle tout le temps, entouré de sa femme et de sa fille si silencieuses qui vont se resservir des assiettes de fruits, encore et encore des fruits et moi qui mange du gâteau d'anniversaire, je devrais prendre exemple, les fruits c'est mieux et bon pour la santé et personne ne boit d'alcool, contre leur religion je pense et ma fille si souriante si heureuse un bonheur ambulant et je déborde d'amour et de fierté pour elle si belle et fière et vivante. Elle a sa valise et va rester à coucher chez eux et je rentre, seule chez moi, je peux sortir, tout est possible tant de films que je veux voir mais non, je reste là et je lis ma Presse.
Mon ex-amant du dimanche s'étonne que ça semble si pénible et ardu de vendre ma maison et d'en acheter une autre. C'est qu'il n'a rien compris à l'aspect hautement psychologique et affectif de la chose! Ma maison, je m'y cache depuis tant d'années, la quitter, c'est m'obliger à affronter le monde toute nue, c'est épeurant et c'est à cause de cette crainte que je ne confierais qu'à ma psychologue que je tangiverse et que je laisse tout en plan et que je visite une fois pour ne plus jamais retourner et que je donne des choses pour mieux les reprendre et que ma cave en entier traîne dans mon salon et que je fais de l'ordi au lieu de faire de l'ordre, bien moins compromettant, je continue à me cacher, à me terrer et plus que jamais en fait, aucune rencontre, aucun homme pour me sortir de cette torpeur, psychologue, aidez-moi donc un peu!
Hier dans un gros party avec mes amis philippins, j'ai pourtant constaté cette facilité que j'ai toujours eue et que j'ai encore à devenir amie avec des gens tellement différents de moi et pourtant tellement semblables, on est tous partie d'une même humanité et ce grand restau et cette famille élargie et les amis de Toronto et tout le monde qui parle anglais et moi aussi tant qu'à faire et mon anglais est excellent I can't believe that you are French, qu'il me dit le monsieur philippin de Toronto, celui qui parle tout le temps, entouré de sa femme et de sa fille si silencieuses qui vont se resservir des assiettes de fruits, encore et encore des fruits et moi qui mange du gâteau d'anniversaire, je devrais prendre exemple, les fruits c'est mieux et bon pour la santé et personne ne boit d'alcool, contre leur religion je pense et ma fille si souriante si heureuse un bonheur ambulant et je déborde d'amour et de fierté pour elle si belle et fière et vivante. Elle a sa valise et va rester à coucher chez eux et je rentre, seule chez moi, je peux sortir, tout est possible tant de films que je veux voir mais non, je reste là et je lis ma Presse.
samedi 11 octobre 2008
La maîtresse d'école
Chers amis blogueurs,
Avoir tort, ça ne s'écrit pas avec un d, jamais, on n'a pas tord, on a tort. Compris?
Prendre une pause de son blogue, ça s'écrit pAUse. Prendre la pose, c'est ce que vous feriez si vous posiez comme modèle nu chez Solange, ou Encre ou Cricri (Cricri ne le sait pas encore que je veux qu'elle fasse des nus, vous l'en informerez en lui proposant vos services).
Merci!
Avoir tort, ça ne s'écrit pas avec un d, jamais, on n'a pas tord, on a tort. Compris?
Prendre une pause de son blogue, ça s'écrit pAUse. Prendre la pose, c'est ce que vous feriez si vous posiez comme modèle nu chez Solange, ou Encre ou Cricri (Cricri ne le sait pas encore que je veux qu'elle fasse des nus, vous l'en informerez en lui proposant vos services).
Merci!
vendredi 10 octobre 2008
Questions indiscrètes
Moi : Toi là, est-ce que ça te manque des fois de ne pas avoir de femme dans ton lit?
Voisin : Ouep!
On faisait notre marche athlétique au parc Angrignon, Voisin, son chien et moi. Maintenant que la distance sexuelle est totale entre nous, je me sentais à l'aise de lui poser la question.
Moi: Ouep dans le sens que ça te manque?
Voisin: Oui, dans ce sens-là.
Moi: Mais tu n'en parles pas et tu ne fais rien pour remédier à ce manque?
Voisin: C'est ça.
Et il accéléra le pas, maintenant je devais trottiner pour le suivre, il est tellement grand.
Moi: Et Dulcinée, tu as des nouvelles?
Cette fois, il se mit à marcher tellement vite et à grandes enjambées, qu'à bout de souffle, je n'eus d'autre choix que de me taire.
Voisin : Ouep!
On faisait notre marche athlétique au parc Angrignon, Voisin, son chien et moi. Maintenant que la distance sexuelle est totale entre nous, je me sentais à l'aise de lui poser la question.
Moi: Ouep dans le sens que ça te manque?
Voisin: Oui, dans ce sens-là.
Moi: Mais tu n'en parles pas et tu ne fais rien pour remédier à ce manque?
Voisin: C'est ça.
Et il accéléra le pas, maintenant je devais trottiner pour le suivre, il est tellement grand.
Moi: Et Dulcinée, tu as des nouvelles?
Cette fois, il se mit à marcher tellement vite et à grandes enjambées, qu'à bout de souffle, je n'eus d'autre choix que de me taire.
jeudi 9 octobre 2008
Sublimation
Il faut en faire de l'exercice et énormément beaucoup pour sublimer le goût d'un homme dans sa vie et avouons-le crûment, dans son lit. J'ai appelé Voisin pour aller marcher et je sais que ce ne sera pas assez, je marcherai encore un peu vigoureusement quand il rentrera et puis demain heureusement, il y a l'aquajogging.
L'argent
Ceux et celles qui ont des placements ont dû remarquer que la crise monétaire actuelle ne concerne pas que les États-Unis et l'Europe. On est directement touchés et tous un peu plus pauvres aujourd'hui qu'hier. Ces bouleversements financiers nous rappellent concrètement que les vraies valeurs ne se trouvent pas dans nos avoirs; la sécurité non plus. Pas un bon temps pour vendre, me dit mon financier de frère. L'inquiétude est mauvaise conseillère, l'insouciance aussi.
mercredi 8 octobre 2008
Tourner en rond
Mon amie qui revient d'un long voyage en Espagne avec son chum me faisait remarquer qu'elle est entourée de femmes de son âge, qui est aussi le mien, célibataires depuis longtemps et qu'on n'imagine plus du tout avec un homme. Finito. Elles sont passées à autre chose. Je lui disais que je trouvais ça bien triste et bien jeune pour renoncer à l'amour quand j'ai comme réalisé tout à coup en lui parlant que moi non plus, je n'étais pas en couple, pas si grave ça, mais ce qui est nouveau, c'est que moi non plus, je ne cherche pas, il n'y en a plus de rencontres, je ne suis plus fichée nulle part et c'est d'une partie excitante de ma vie dont je me suis moi-même amputée. Ce n'est qu'en attendant, me dis-je, mais en attendant quoi?
Et puis, je me suis amusée à lire mon blogue (l'autre) il y a exactement un an. Je parlais alors de vendre la maison, et bien, elle n'est toujours pas vendue! Et puis, je commençais mon cours de professeure de yoga, pleine d'enthousiasme. Projet avorté. Je voulais maigrir aussi. Bon, je préfère ne pas commenter la phrase précédente. J'ai comme une douloureuse impression de tourner en rond.
Ma mission actuelle, c'est ma fille de quatorze ans. Courir d'un bord et de l 'autre pour qu'elle soit scolarisée, étant donné que l'école a abandonné cette tâche. Là, elle est à son cours de piano, j'irai ensuite la chercher pour l'amener à son cours d'anglais. Demain, cours de math privé. Et ça recommence.
Je fais de l'exercice quatre fois par semaine, aquajogging, aquaforme, yoga Iyengar. Ma maison est bordélique, à moitié vidée et dans un grand bardas permanent. Sens dessus dessous. Comme ma vie.
Et puis, je me suis amusée à lire mon blogue (l'autre) il y a exactement un an. Je parlais alors de vendre la maison, et bien, elle n'est toujours pas vendue! Et puis, je commençais mon cours de professeure de yoga, pleine d'enthousiasme. Projet avorté. Je voulais maigrir aussi. Bon, je préfère ne pas commenter la phrase précédente. J'ai comme une douloureuse impression de tourner en rond.
Ma mission actuelle, c'est ma fille de quatorze ans. Courir d'un bord et de l 'autre pour qu'elle soit scolarisée, étant donné que l'école a abandonné cette tâche. Là, elle est à son cours de piano, j'irai ensuite la chercher pour l'amener à son cours d'anglais. Demain, cours de math privé. Et ça recommence.
Je fais de l'exercice quatre fois par semaine, aquajogging, aquaforme, yoga Iyengar. Ma maison est bordélique, à moitié vidée et dans un grand bardas permanent. Sens dessus dessous. Comme ma vie.
mardi 7 octobre 2008
Le pain
Quand on veut maigrir, il ne faut jamais acheter du pain chaud, surtout quand c'est le fameux carré de blé directement sorti du four de la boulangerie Première Moisson.
dimanche 5 octobre 2008
Se tenir droit
Chez nous, on se tenait droit. C'était important. Ma mère nous redressait et refusait les fauteuils douillets qui ne favorisent pas une bonne posture. J'ai gardé cette habitude, bien ancrée dans mon conscient et mon inconscient et j'ai essayé de la transmettre à mes enfants. Avec un certain succès, je dois dire. L'attitude physique détermine l'attitude mentale. Droit, on pense mieux, on a plus de courage, on continue, on persiste même si c'est difficile. Droit, on regarde la vie en face et on sait que c'est à nous de faire notre bonheur. Droit, on est plus grand, on respire mieux aussi et on voit notre avenir, droit devant et il ressemble à ce que nous en ferons. Droits, nous sommes des vainqueurs.
samedi 4 octobre 2008
Condos
Visite de condos à moitié construits. Pas possible d'entrer dedans, me dit le vendeur, pas d'accès encore. On va s'en faire un accès monsieur, il y a du bois là-bas. Mais madame, je suis seul là, je ne peux pas transporter ça jusqu'à l'entrée. Seul vous n'êtes pas, monsieur, nous sommes deux. Mais madame, c'est bien trop lourd pour vous, voyons! On s'essaie?
Une fois l'échafaudage fait, là, c'est moi qui avais peur de monter à cause de la hauteur.Gentil vendeur m'a tenu la main. Le choc! Mais c'est bien petit minuscule ces condos-là! Alors que ça a l'air vraiment plus grand sur les plans. Et la vue était laide, archi laide. Mais bien situé, exactement où je veux vivre. Et les voisins déjà installés tout à fait charmants. Je suis arrivée d'avance, on a jasé et c'est le genre de personnes que j'aimerais avoir comme voisins.
Une fois l'échafaudage fait, là, c'est moi qui avais peur de monter à cause de la hauteur.Gentil vendeur m'a tenu la main. Le choc! Mais c'est bien petit minuscule ces condos-là! Alors que ça a l'air vraiment plus grand sur les plans. Et la vue était laide, archi laide. Mais bien situé, exactement où je veux vivre. Et les voisins déjà installés tout à fait charmants. Je suis arrivée d'avance, on a jasé et c'est le genre de personnes que j'aimerais avoir comme voisins.
De la liberté
Je pense que les pouvoirs et l'influence des parents ont des limites. Je pense qu'on ne réussit pas ses enfants, on fait son possible et parfois même pas, et curieusement, les même pas n'ont pas des enfants qui tournent si mal que ça la plupart du temps et les consciencieux, aimants et dévoués se retrouvent souvent avec de mauvaises surprises. Boîte à surprises, l'élevage des enfants, parfois on a le numéro gagnant et même celui-là, le supposé gagnant, il va se retrouver en thérapie parce que sa vie a été trop simple et couvée et ce sera la faute à qui, vous croyez? la faute des parents évidemment, c'est déjà un progrès de culpabiliser les deux parents, car anciennement et pas un anciennement si ancien que ça, c'était toujours La Mère qui était responsable de tout, trop bonne, trop sainte, trop pute, trop là ou trop absente et puis l'avait-elle vraiment désiré malgré les apparences, ce foetus qui s'était implanté dans son ventre, l'avait-elle réellement désiré, car les foetus le sentent ce désir-là et même si ils sont délivrés par césarienne, ils vont se suicider pour ça, du moins c'est ce que dit l'autre-là qui écrit sur le blogue de Dolce Vita et qui revient tout le temps là-dessus. Parfois on a le numéro gagnant, celui qui réussit à l'école, a plein d'amis et sait jouer du piano, parfois, on a la numéro perdant, celui qui nous fait du trouble, et honte aussi, celui pour lequel on consulte dans la déconfiture, car il est sous-entendu que si l'enfant va mal, c'est notre faute mais on ne va pas nous le dire ouvertement, on va seulement poser des questions cruelles, des questions qui font mal. Et puis, gagnant ou perdant, arrivent ses dix-huit ans et il peut encore se retourner complètement de bord, le petiot, à moins que ce ne soit arrivé avant, fort souvent, ça arrive avant, car il est libre et nous aussi on est libres tout à coup. C'est parfois un grand soulagement.
Message vide
Écrire pour ne rien dire. Pourquoi pas? Z'ai le droit, comme dirait Bébé chez Mère indigne, un blogue que j'adore.
jeudi 2 octobre 2008
De la relativité des valeurs
ou pourquoi il ne faut jamais dire jamais
Quand il s'agit de nos enfants, on est prêt à en faire en masse des concessions pour leur bonheur. La meilleure amie de Quatorze ans était malheureuse dans leur école, très malheureuse. On ne savait pas très clairement pourquoi, question de mutisme non-acccepté, de petites filles qui la mettaient de côté et probablement d'autres raisons dont elle n'a jamais parlé et d'autres qu'elle ignorait elle-même. Malheureuse au point de faire une fugue jusqu'à Toronto la veille de la rentrée scolaire. Là, les parents, morts d'inquiétude mais fous de joie de la retrouver, ont réagi. Ils sont allés rencontrer la direction de l'école et lui ont demandé de réserver la place de la jeune fille pendant deux ou trois semaines, le temps de voir où tournait le vent. Et puis, ils ont cherché une autre école.
Pas évident trouver une autre école quand l'année scolaire est commencée. Et puis, pas du tout évident quand en plus la jeune a des problèmes d'apprentissage, qu'elle est timide et qu'elle a toujours étudié dans une petite école. Ils sont tout de même allés l'inscrire en liste d'attente dans des polyvalentes qui avaient des classes spéciales pour troubles graves d'apprentissage. Sans enthousiasme. Et puis, il n'y en avait pas de place. Près de chez eux, il y avait une petite école avec des enfants en uniforme de tout âge, de très petits à très grands. Le papa cherche sur l'internet. Deux cent élèves en tout. Une grande famille. Beaucoup de discipline et de petites classes. Entièrement privée et non-subventionnée mais reconnue par le ministère de l'éducation.Le hic: Une école Adventiste. Ouverte a tous mais avec les prières et l'enseignement religieux obligatoires pour tous les élèves. Pas tout à fait ce qu'il recherche mais il téléphone à tout hasard. Un bel accueil. Ils n'ont pas de service particulier pour les enfants en trouble d'apprentissage mais l'élève est leur priorité, avec ses forces et ses faiblesses, comme Dieu le veut. Le ton très religieux est donné sans ambiguïté. Malgré tout, le père, tanné de voir sa grande jeune fille désoeuvrée à la maison ,prend rendez-vous. Une visite n'engage à rien. Il lui explique les règles très sévères, pas de bijoux, pas de maquillage, pas même de vernis à ongles, la prière tous les matins, les conférences religieuses une fois par semaine, la nourriture végétarienne obligatoire. Elle veut aller voir quand même. Et c'est le coup de foudre. On lui fait visiter la classe de secondaire deux où on va la placer (elle aura seize ans la semaine prochaine), il y a vingt élèves, elle se sent bien tout de suite. C'est là que je veux aller, papa. Elle est venue nous visiter hier soir, après l'école, épanouie, heureuse comme je l'avais rarement vue.
Quand il s'agit de nos enfants, on est prêt à en faire en masse des concessions pour leur bonheur. La meilleure amie de Quatorze ans était malheureuse dans leur école, très malheureuse. On ne savait pas très clairement pourquoi, question de mutisme non-acccepté, de petites filles qui la mettaient de côté et probablement d'autres raisons dont elle n'a jamais parlé et d'autres qu'elle ignorait elle-même. Malheureuse au point de faire une fugue jusqu'à Toronto la veille de la rentrée scolaire. Là, les parents, morts d'inquiétude mais fous de joie de la retrouver, ont réagi. Ils sont allés rencontrer la direction de l'école et lui ont demandé de réserver la place de la jeune fille pendant deux ou trois semaines, le temps de voir où tournait le vent. Et puis, ils ont cherché une autre école.
Pas évident trouver une autre école quand l'année scolaire est commencée. Et puis, pas du tout évident quand en plus la jeune a des problèmes d'apprentissage, qu'elle est timide et qu'elle a toujours étudié dans une petite école. Ils sont tout de même allés l'inscrire en liste d'attente dans des polyvalentes qui avaient des classes spéciales pour troubles graves d'apprentissage. Sans enthousiasme. Et puis, il n'y en avait pas de place. Près de chez eux, il y avait une petite école avec des enfants en uniforme de tout âge, de très petits à très grands. Le papa cherche sur l'internet. Deux cent élèves en tout. Une grande famille. Beaucoup de discipline et de petites classes. Entièrement privée et non-subventionnée mais reconnue par le ministère de l'éducation.Le hic: Une école Adventiste. Ouverte a tous mais avec les prières et l'enseignement religieux obligatoires pour tous les élèves. Pas tout à fait ce qu'il recherche mais il téléphone à tout hasard. Un bel accueil. Ils n'ont pas de service particulier pour les enfants en trouble d'apprentissage mais l'élève est leur priorité, avec ses forces et ses faiblesses, comme Dieu le veut. Le ton très religieux est donné sans ambiguïté. Malgré tout, le père, tanné de voir sa grande jeune fille désoeuvrée à la maison ,prend rendez-vous. Une visite n'engage à rien. Il lui explique les règles très sévères, pas de bijoux, pas de maquillage, pas même de vernis à ongles, la prière tous les matins, les conférences religieuses une fois par semaine, la nourriture végétarienne obligatoire. Elle veut aller voir quand même. Et c'est le coup de foudre. On lui fait visiter la classe de secondaire deux où on va la placer (elle aura seize ans la semaine prochaine), il y a vingt élèves, elle se sent bien tout de suite. C'est là que je veux aller, papa. Elle est venue nous visiter hier soir, après l'école, épanouie, heureuse comme je l'avais rarement vue.
mardi 30 septembre 2008
dimanche 28 septembre 2008
Politique votation et environnement
Je vais voter Stéphane Dion, parce que je crois à la sincérité et à l'honnêteté de l'homme, parce qu'il faut contrer la droite de Harper, parce qu'un vote pour le Bloc est un vote perdu, parce que l'engagement de Dion pour l'environnement est réaliste et que je pense qu'une fois au pouvoir, on réalisera que ce petit bonhomme tranquille à la tête dure va savoir s'imposer et imposer ses idées qui sont les mêmes depuis toujours. Il a toujours défendu l'environnement, Stéphane Dion et il devient essentiel d'agir dans ce sens, d'arrêter d'en parler et de mettre en place des politiques concrètes pour freiner la dégradation de la planète.
Mission
Je me cherche tellement une mission que j'ai eu un bref instant, un très bref instant, l'idée d'adopter un de ces chiens misérables rescapés par la SPCA du chenil de Rawdon. Pitoyable la fille!
samedi 27 septembre 2008
Bouger
Lundi et mercredi, aquaforme. Vendredi, aquajogging. Je me donne à fond. Mal aux muscles et contente d'avoir mal aux muscles. Mardi, yoga Iyengar, niveau deux. Tellement, tellement difficile que mardi je n'y suis pas allée. Je reprends le cours aujourd'hui. Courage. Si je maigris? Pas du tout, je prends du poids. Je mange comme une ogresse après ces entraînements. Va falloir équilibrer le tout. Trouver un moyen. Encore. Pas d'homme dans ma vie. J'ai dit que ça ne me dérangeait pas. Pas vrai, ça me dérange. Je n'en cherche pas, je ne me sens tellement pas séduisante. Et puis cette maudite maison à réparer pour la vendre. Pour aller où? Quatorze ans, dans une crise d'autonomie, a fait des biscuits. Il faut encourager toute initiative de sa part. J'en ai donc mangé, pour l'encourager. Misère, ils étaient bons. Contente de moi? Non.
jeudi 25 septembre 2008
Changements prévus
Quand sa vie est tellement plate qu'il n'y a rien à raconter, c'est un signe clair qu'il faut la changer. Un blogue a cet avantage de nous mettre face à notre réalité. Tout est possible quand on le veut vraiment, je n'arrête pas de le répéter à mes filles, ça s'applique aussi à moi.
mardi 23 septembre 2008
Vie amoureuse
Étant donné qu'une quatrième personne me demande par courriel ce qui se passe dans mes amours, je constate que ce sujet semble le préféré de certains de mes lecteurs et je les comprends. Mais... chers lecteurs assidus de mes aventures avec les hommes, soyez déçus. Il ne se passe rien du tout. Néant. Glauque, comme dirait le jeune dans Ramdam. Et je n'en souffre même pas tant que ça sinon je tenterais de remédier à la situation. Je suis même plutôt de bonne humeur. Ben coudons! Plus ça va, moins c'est pareil!
Quatorze ans
C'est fantastique d'être le témoin privilégié de la vie d'une jeune de cet âge. Une vie tout en ébullition et en nouveauté. Samedi donc, Quatorze ans a joué dans un film. Je l'accompagnais. Au début, angoisse. Elle n'aime pas son costume. Les jeunes sortent de leur cabine l'un et l'une après l'autre et le temps s'éternise. Quatorze ans, elle, n'en sort pas. En tant que mère, on a plus ou moins sa place dans ces productions, alors je me fais discrète, mais finalement, le temps passant, je la rejoins dans sa cabine. Elle est découragée, ne sait pas si elle doit porter la cravate, ne sait pas dans quel ordre mettre ses vêtements sur les cintres numérotés fournis, panique, les bas qu'on lui a donnés son trop laids, elle ne veut pas les mettre non plus, bref, on se chicane, et une habilleuse nous entend et me dit "Je vais m'en occuper." Merci, madame, merci!
Ensuite, on attend dans un grand gymnase et c'est une nouvelle angoisse. "Pourquoi moi j'ai cet uniforme bourgogne et les autres sont en gris? Qu'est-ce qu'ils vont me faire faire? Pourquoi on attend? On attend quoi? Non, ne va pas à la salle de bain, reste avec moi!" Et moi, qui n'ai jamais vécu cette situation non plus, je n'ai pas de réponse. Pénible. On finit par appeler ceux qui ont déjà leur costume. "Va avec le groupe, Quatorze ans." Très insécure, elle veut que je l'accompagne. Je le fais mais à un moment donné, il faut bien que je la quitte, je ne fais pas partie du film, moi. Je me sauve. Un peu plus tard, je retourne la voir, des larmes coulent sur ses joues. Je la trouve vraiment handicapée à ce moment-là, car je le connais son problème, elle a peur de ne pas comprendre les instructions à cause de sa dysphasie. Sa peur crée de l'anxiété et l'anxiété, ça paralyse. Mais mon rôle, c'est de la pousser. La vie va être plus dure pour elle, c'est un fait, mais il faut qu'elle la vive sa vie, malgré tout. "Suis ton groupe, ça va aller." lui dis-je fermement. C'est alors qu'un ange s'est présenté, sous les traits d'une jeune fille noire de son âge qui lui a dit doucement, la voyant pleurer: "Moi aussi, c'est mon premier tournage." Fiou! À partir de là, tout s'est mis à bien aller. Alléluia!
Le reste de la journée, je ne sais plus trop ce qu'ils ont fait. Je les ai perdus de vue, j'ai jasé avec d'autres parents, on est allées se promener sur le bord de l'eau (le tournage était à Lachine, petite ville magnifique) et la journée a passé comme un éclair malgré les treize heures de tournage. Le soir, elle aurait voulu revenir le lendemain tellement elle avait aimé et puis, sa plus grande fierté, c'était d'avoir travaillé, d'avoir gagné des sous. Bref, une magnifique expérience et pour fillette et pour moi. J'ai beaucoup apprécié de voir de l'intérieur la réalisation d'un film. Quelle organisation réglée au quart de tour et des gens gentils, charmants, souriants, flyés et qui aiment les jeunes. Je n'ai que des bons mots pour cette équipe qui tournait "Le Trotsky", un film de Kevin Tierney (Bon cop, bad cop), avec un budget de 6.4 millions et dans lequel jouent Geneviève Bujold (pas là samedi) et Anne-Marie Cadieux (belle femme toujours souriante et patiente qui refait les scènes encore et encore avec humour, une vraie professionnelle). Le film sortira à l'été 2009.
Et puis, dimanche, Quatorze ans recevait un garçon à la maison, une première! Un garçon de sa classe qui est amoureux d'elle, lui téléphone tous les soirs, chatte avec elle tous les soirs aussi et lui a demandé de sortir avec lui. Elle a refusé mais il était invité à passer le dimanche après-midi chez nous. On est allés le chercher au train. Un très gentil garçon, visiblement très intéressé par ma fille mais sans être fatigant. Le pauvre, elle ne lui parlait pas. Pas du tout je veux dire. Ils se sont mis à leurs devoirs, chacun de son côté, sans se dire un mot. Je trouvais ça triste un peu. Je leur ai proposé d'aller s'acheter de la crème glacée. Ma fille ne voulait pas, je les ai envoyés un peu de force. Et puis, promenade accompagnée dans le parc Angrignon et puis retour au train pour le pauvre garçon. Je lui ai dit qu'il devait être bien déçu de sa visite. Pas du tout, m'a dit le charmant jeune homme, normal qu'on ne se parle pas, on ne se connaît pas, on est gênés et puis c'est la première fois que je viens chez vous. Quel dommage que ma fille ne soit pas amoureuse elle aussi d'un si gentil garçon! Amour non partagé. Soupir.
Ensuite, on attend dans un grand gymnase et c'est une nouvelle angoisse. "Pourquoi moi j'ai cet uniforme bourgogne et les autres sont en gris? Qu'est-ce qu'ils vont me faire faire? Pourquoi on attend? On attend quoi? Non, ne va pas à la salle de bain, reste avec moi!" Et moi, qui n'ai jamais vécu cette situation non plus, je n'ai pas de réponse. Pénible. On finit par appeler ceux qui ont déjà leur costume. "Va avec le groupe, Quatorze ans." Très insécure, elle veut que je l'accompagne. Je le fais mais à un moment donné, il faut bien que je la quitte, je ne fais pas partie du film, moi. Je me sauve. Un peu plus tard, je retourne la voir, des larmes coulent sur ses joues. Je la trouve vraiment handicapée à ce moment-là, car je le connais son problème, elle a peur de ne pas comprendre les instructions à cause de sa dysphasie. Sa peur crée de l'anxiété et l'anxiété, ça paralyse. Mais mon rôle, c'est de la pousser. La vie va être plus dure pour elle, c'est un fait, mais il faut qu'elle la vive sa vie, malgré tout. "Suis ton groupe, ça va aller." lui dis-je fermement. C'est alors qu'un ange s'est présenté, sous les traits d'une jeune fille noire de son âge qui lui a dit doucement, la voyant pleurer: "Moi aussi, c'est mon premier tournage." Fiou! À partir de là, tout s'est mis à bien aller. Alléluia!
Le reste de la journée, je ne sais plus trop ce qu'ils ont fait. Je les ai perdus de vue, j'ai jasé avec d'autres parents, on est allées se promener sur le bord de l'eau (le tournage était à Lachine, petite ville magnifique) et la journée a passé comme un éclair malgré les treize heures de tournage. Le soir, elle aurait voulu revenir le lendemain tellement elle avait aimé et puis, sa plus grande fierté, c'était d'avoir travaillé, d'avoir gagné des sous. Bref, une magnifique expérience et pour fillette et pour moi. J'ai beaucoup apprécié de voir de l'intérieur la réalisation d'un film. Quelle organisation réglée au quart de tour et des gens gentils, charmants, souriants, flyés et qui aiment les jeunes. Je n'ai que des bons mots pour cette équipe qui tournait "Le Trotsky", un film de Kevin Tierney (Bon cop, bad cop), avec un budget de 6.4 millions et dans lequel jouent Geneviève Bujold (pas là samedi) et Anne-Marie Cadieux (belle femme toujours souriante et patiente qui refait les scènes encore et encore avec humour, une vraie professionnelle). Le film sortira à l'été 2009.
Et puis, dimanche, Quatorze ans recevait un garçon à la maison, une première! Un garçon de sa classe qui est amoureux d'elle, lui téléphone tous les soirs, chatte avec elle tous les soirs aussi et lui a demandé de sortir avec lui. Elle a refusé mais il était invité à passer le dimanche après-midi chez nous. On est allés le chercher au train. Un très gentil garçon, visiblement très intéressé par ma fille mais sans être fatigant. Le pauvre, elle ne lui parlait pas. Pas du tout je veux dire. Ils se sont mis à leurs devoirs, chacun de son côté, sans se dire un mot. Je trouvais ça triste un peu. Je leur ai proposé d'aller s'acheter de la crème glacée. Ma fille ne voulait pas, je les ai envoyés un peu de force. Et puis, promenade accompagnée dans le parc Angrignon et puis retour au train pour le pauvre garçon. Je lui ai dit qu'il devait être bien déçu de sa visite. Pas du tout, m'a dit le charmant jeune homme, normal qu'on ne se parle pas, on ne se connaît pas, on est gênés et puis c'est la première fois que je viens chez vous. Quel dommage que ma fille ne soit pas amoureuse elle aussi d'un si gentil garçon! Amour non partagé. Soupir.
vendredi 19 septembre 2008
Cinéma
Quatorze ans est figurante dans le film Trostky demain. Il faut y être à six heures. Bonne nuit!
jeudi 18 septembre 2008
Perte de temps?
Plus le temps de rien faire et pourtant quelle job plate je me tape là. La solution serait de déléguer mais je ne peux pas vraiment déléguer à un ou une autre de faire le tri de mes souvenirs, papiers, jouets, vêtements, boîtes de cossins sérieux ou dépassés que je gardais au cas où sans même me rappeler que je les avais. Le pire, c'est que j'ai dit à tous et toutes que j'en viendrais à bout en une seule petite journée de mes maigres possessions. Irréaliste moi! Je possède, je possède bien trop. C'est d'un ridicule! Sauf qu'il y a bien des choses que j'aime, qui sont belles, qui ont de la valeur autre que sentimentale. Je ne veux pas les vendre, je veux avoir le plaisir de les donner à la bonne personne, celle qui va apprécier, pas celle qui va faire comme moi et les foutre dans la cave pendant des décennies. Et puis, je me dis que c'est une forme de contrôle, cette façon de fonctionner. Donner c'est donner. Advienne que pourra! Le bazar du sous-sol de l'église accueillera donc mes trésors. J'hésite. Je suis pour la laïcité, contradictoire d'encourager une église, non? Allez, l'Armée du Salut alors. Zut, eux aussi, ils baignent dans la religion. C'est une église chrétienne qui a pour mission d'annoncer l'évangile de Jésus-Christ, peut-on lire dans leur site. C'est vraiment compliqué de faire des dons éthiques et qui répondent à nos valeurs!
mercredi 17 septembre 2008
Solitude
J'aimerais ça que mes filles aient un père là tout de suite, en cette fin d'avant-midi. Un père qui s'en occupe, je veux dire. Je pourrais l'appeler et lui demander conseil, pas lui demander conseil, je rectifie, décider avec lui de ce qui est mieux pour Quatorze ans. Avec lui et avec elle, elle a voix au chapitre. Elle manque encore l'école. Angoissée elle n'a presque pas dormi de la nuit. Quand on (on étant je en fait) ne pousse pas, elle stagne, mais il faut soigneusement doser la poussée, sinon ça devient trop, elle devient anxieuse et plus rien ne marche. Quand est-ce qu'assez devient trop? La ligne est mince. Très mince. Elle dort, je reviens de l'aquaforme et j'ai décidé de ne pas la réveiller. Épuisée la poulette. Et moi aussi, émotivement. Parce que je ne sais pas quoi faire encore avec elle, avec l'école, avec les nombreux cours privés, avec mes espoirs qui sont peut-être trop grands et qui viennent à lui peser. Et en plus, c'est une adolescente avec tout ce que ça implique de difficultés intrinsèques à cet âge délicat.
mardi 16 septembre 2008
Les bananes et les fraises
En revenant du cours de yoga Iyengar, il y a le quêteux habituel au coin de Viger et St-Denis. Je ne lui donne jamais rien d'autre que mon sourire et il me le rend toujours. Cette fois cependant, je m'étais arrêtée à la fruiterie et je lui offre des bananes. Il me demande .... si j'ai des fraises! Le chanceux, j'en avais dans mon sac, de bonnes fraises du Québec que j'avais hâte de goûter. Je pense que je vais aller m'en racheter d'autres.
Les poupées
Je donne nos poupées. Je dis "nos" même si ce sont les poupées de mes filles parce que c'est ce que j'ai le plus de misère à donner. Et ça me prend un temps fou. Je les lave au complet, je peigne leurs cheveux, parfois je leur fais des tresses et puis je les habille, avec des vêtements frais lavés évidemment, avec soin. Je veux qu'elles soient belles. Ensuite, je place la grande noire dans le carosse rose et le petit brun, lui, dans la chaise haute. C'est une poupée sexuée, le petit brun, on payait une fortune pour ce genre de jouet. Là, il est tout installé, avec son éternel sourire et il attend de partir en voiture vers ce voyage qui le mènera vers une petite fille qui lui donnera une nouvelle vie, après ces quelques années passées dans la cave, pleine d'amour, j'espère!
La plupart des poupées sont noires, j'avais beaucoup lu avant d'adopter des enfants noires, sur les problèmes possible d'identification, alors les poupées, les docteurs, les gardiennes et tous les professionnels qui s'occupaient de mes enfants, j'essayais de les trouver d'origine haïtienne, pour que mes poulettes aient des modèles. N'empêche, le résultat est curieux. Dix-neuf ans a presque toujours eu des chums noirs et elle dit des choses comme "nous les Noirs", donc elle s'identifie à la communauté noire. Dix-sept ans critique constamment les Noirs, ils sont comme ci et comme ça, parfois je lui dis qu'elle est raciste, elle dit ouvertement qu'elle ne sortirait jamais avec un Noir et ça n'a jamais été le cas non plus. Quatorze ans, elle, est curieuse et ouverte aux deux communautés et elle aime les garçons, peu importe leur couleur!
Toutes les poupées sont maintenant prêtes et me regardent. Allez, on y va, une nouvelle vie commence!
La plupart des poupées sont noires, j'avais beaucoup lu avant d'adopter des enfants noires, sur les problèmes possible d'identification, alors les poupées, les docteurs, les gardiennes et tous les professionnels qui s'occupaient de mes enfants, j'essayais de les trouver d'origine haïtienne, pour que mes poulettes aient des modèles. N'empêche, le résultat est curieux. Dix-neuf ans a presque toujours eu des chums noirs et elle dit des choses comme "nous les Noirs", donc elle s'identifie à la communauté noire. Dix-sept ans critique constamment les Noirs, ils sont comme ci et comme ça, parfois je lui dis qu'elle est raciste, elle dit ouvertement qu'elle ne sortirait jamais avec un Noir et ça n'a jamais été le cas non plus. Quatorze ans, elle, est curieuse et ouverte aux deux communautés et elle aime les garçons, peu importe leur couleur!
Toutes les poupées sont maintenant prêtes et me regardent. Allez, on y va, une nouvelle vie commence!
dimanche 14 septembre 2008
La graine et le mulet
La graine, c'est le couscous et le mulet, c'est un poisson. Il faut absolument aller voir ce film. Vous aimerez ce papa fatigué et travaillant qui ne sourit jamais, déjà vieux et usé à 61 ans, vous l'aimerez comme ses enfants l'aiment, comme sa fille par choix, l'aime, cette fille aux yeux de braise qui n'a ni la langue ni le corps dans sa poche. Vous souhaiterez qu'il ne lui arrive jamais aucun mal. Vous aimerez les femmes chaleureuses, gouailleuses, natures, ces femmes qui mangent avec leurs doigts avec tant de plaisir, ces femmes qui lèchent la sauce de façon érotique, leurs yeux francs, leurs décolletés, leurs cris, leurs rires, leurs larmes. Vous les aimerez et c'est avec peine que vous quitterez ces gens attachants que vous aurez l'impression de connaître.
jeudi 11 septembre 2008
mercredi 10 septembre 2008
Démenti
Ma grande a fini par appeler pour son chèque. Elle dément qu'elle habite avec un dealer de drogues. Je crois qui? Elle bien sûr! Premièrement, je préfère sa version à elle et secundo, elle n'est pas si menteuse que ça. Cachotière, oui, mais pas menteuse. Je n'ai pas posé d'autres questions.
Mise à jour sur les enfants.
Vingt-huit ans est casé. Il a un travail qui le passionne à Ottawa, habite Hull parce que c'est moins cher, revient toutes les fins de semaine à Montréal où il a ses amis, habite alors avec une copine. On le voit peu et il va bien.
Dix-neuf ans? Je l'ai vue dernièrement quand elle est venue faire les cheveux de sa soeur. Elle avait un chèque qui traînait chez l'ex, j'ai contacté l'ex avec lequel je suis en bon terme, il est venu me porter le chèque, a demandé des nouvelles de Dix-neuf ans, s'est fait un plaisir de m'informer qu'elle habitait avec un dealer de drogues (pourquoi tu me demandes des nouvelles si tu en sais plus que moi?). Le moins j'en sais, le mieux pour ma santé mentale. Je l'appelle pour qu'elle vienne chercher son chèque, elle ne retourne pas mes appels. Je vais le déposer dans son compte et penser à autre chose.
Les amis de mes filles m'aiment. Il y a ce grand Noir baraqué qui est venu sonner cette semaine. Je lui dis que les filles ne sont pas là. Pas grave, qu'il me dit, je peux entrer? Et le jeune de me raconter ses troubles financiers, familiaux et amoureux et moi de lui offrir... un jus! Il est reparti rasséréné en me promettant de revenir me donner des nouvelles!
Dix-sept ans a abandonné ses études ou plutôt ses études l'ont abandonnée. Son cegep l'a mise à la porte pour un an car elle n'a pas respecté son plan de réussite. Elle aurait pu aller de soir à l'éducation des adultes mais elle préfère remettre ses études en janvier et travailler à son IGA. Elle habite ici officiellement mais est toujours chez son nouveau chum qui est plongeur dans un restaurant.
Quatorze ans travaille fort, terriblement fort. Cours privés d'anglais les lundi et jeudi soir, cours privés de math le mardi, cours de piano le mercredi après-midi, et j'essaie avec un succès mitigé de lui donner des cours de français par-dessus tout ça. Et .... oh..... elle va aussi à l'école! Elle est toujours aussi coquette et peut même l'être pour aller à l'école car son uniforme a été enrichi de vêtements vraiment seyants cette année dans leur nouvelle collection.
Je voulais nous payer un abonnement au théâtre mais je m'y suis vraiment prise trop tard. Il reste bien des places mais ce sont celles vraiment en arrière de la salle. Projet remis à l'an prochain.
Aquaforme ce matin et ça me tente. Je continue les marches le soir avec Voisin et son chien dont il est toujours aussi gaga. Plus je bouge, plus j'ai envie de bouger et plus le moral remonte. Projet actuel: remettre la maison en ordre pour la vendre. Peinture du patio que Voisin a renippé. Grand ménage de la cave qu'il faut vider. Une étape à la fois et je vais y arriver. Je retrouve mon énergie.
Dix-neuf ans? Je l'ai vue dernièrement quand elle est venue faire les cheveux de sa soeur. Elle avait un chèque qui traînait chez l'ex, j'ai contacté l'ex avec lequel je suis en bon terme, il est venu me porter le chèque, a demandé des nouvelles de Dix-neuf ans, s'est fait un plaisir de m'informer qu'elle habitait avec un dealer de drogues (pourquoi tu me demandes des nouvelles si tu en sais plus que moi?). Le moins j'en sais, le mieux pour ma santé mentale. Je l'appelle pour qu'elle vienne chercher son chèque, elle ne retourne pas mes appels. Je vais le déposer dans son compte et penser à autre chose.
Les amis de mes filles m'aiment. Il y a ce grand Noir baraqué qui est venu sonner cette semaine. Je lui dis que les filles ne sont pas là. Pas grave, qu'il me dit, je peux entrer? Et le jeune de me raconter ses troubles financiers, familiaux et amoureux et moi de lui offrir... un jus! Il est reparti rasséréné en me promettant de revenir me donner des nouvelles!
Dix-sept ans a abandonné ses études ou plutôt ses études l'ont abandonnée. Son cegep l'a mise à la porte pour un an car elle n'a pas respecté son plan de réussite. Elle aurait pu aller de soir à l'éducation des adultes mais elle préfère remettre ses études en janvier et travailler à son IGA. Elle habite ici officiellement mais est toujours chez son nouveau chum qui est plongeur dans un restaurant.
Quatorze ans travaille fort, terriblement fort. Cours privés d'anglais les lundi et jeudi soir, cours privés de math le mardi, cours de piano le mercredi après-midi, et j'essaie avec un succès mitigé de lui donner des cours de français par-dessus tout ça. Et .... oh..... elle va aussi à l'école! Elle est toujours aussi coquette et peut même l'être pour aller à l'école car son uniforme a été enrichi de vêtements vraiment seyants cette année dans leur nouvelle collection.
Je voulais nous payer un abonnement au théâtre mais je m'y suis vraiment prise trop tard. Il reste bien des places mais ce sont celles vraiment en arrière de la salle. Projet remis à l'an prochain.
Aquaforme ce matin et ça me tente. Je continue les marches le soir avec Voisin et son chien dont il est toujours aussi gaga. Plus je bouge, plus j'ai envie de bouger et plus le moral remonte. Projet actuel: remettre la maison en ordre pour la vendre. Peinture du patio que Voisin a renippé. Grand ménage de la cave qu'il faut vider. Une étape à la fois et je vais y arriver. Je retrouve mon énergie.
mardi 9 septembre 2008
Yoga
Yoga Iyengar ce matin. Il était temps que je m'y remette. Je ne fais plus du tout de yoga depuis mon abandon du cours de professeur de yoga intégral. Iyengar est le plus difficile de tous les yogas, le plus rigoureux et voilà que je change de niveau en plus. J'ai hâte et j'ai peur. Demain, ce sera l'aquaforme et vendredi l'aquacourse. Il faut que le corps exulte. Pour ce qui est du poids, rien ne va plus. Pas la débandade mais je suis toujours un peu au-dessus de mon poids santé et ça ne bouge pas. Je songe aux Weight Watchers tout en trouvant idiot de devoir payer pour maigrir.
dimanche 7 septembre 2008
Réalité
Voisin est là encore. Il me refait une partie de mon patio. Hier, on a soupé ensemble, On a fait une grande marche marathonienne (il veut se remettre en forme) autour du lac, aujourd'hui, je lui sers des cafés et puis on dînera ensemble aussi. On s'endure. Mais le désir est mort et bien mort. Curieux. J'arrive à peine à me rappeler qu'on a déjà fait des gestes sexuels ensemble, que son membre viril m'a déjà pénétrée, que je (.......) et pourtant, ça s'est passé il y peu de temps. Étrange, non, ces fluctuations du désir, ces changements dans les relations, l'absence totale de fantasme à son égard. Et en plus, c'est tout à fait partagé.
Il y a eu des jeunes hommes cette année. Découverte. Trois. J'ai fait le tour. Déjà? Oui. Je pense. Pas très fermement, mais je pense. Évidemment, je pourrais me taper tous les jeunes hommes qui me contactent sur réseau-contact, une fois chacun et ma vie sexuelle serait assez remplie. Mais non. Je ne ferai pas ça. Pas pour la morale, pas parce que ce n'est pas comme ça qu'on doit aborder une relation, pas parce que je ne me respecte pas ( quelle idée! et pourtant oui, oui, on m'a dit ça dans les commentaires!), non, parce que j'en retirerais peu de plaisir, je crois. Des jeunes hommes qui s'intéressent à une femme plus âgée parce qu'elle se connaît sexuellement, jouit facilement et ne leur fait aucune demande d'aucune sorte ou bien parce que c'est un de leurs fantasmes, la femme plus âgée, j'ai vu, j'ai connu, j'ai profité de, la nouveauté s'estompe. Passons à autre chose.
Et c'est ici que ça se corse. Autre chose, mais quoi, mais qui je veux dire? Des hommes de mon âge libres, c'est extrêmement rare. Rare? Inexistant. Même pour une baise, il n'y en pas, car si c'est ce qu'ils recherchent, ils se tournent vers des femmes de trente ans, au corps plus frais et qui ne dédaignent pas l'expertise d'un amant plus âgé. Alors quoi? Des hommes mariés. Il y a des hommes mariés disponibles. C'est l'âge où les hommes sont tannés de leur couple et cherchent avidement un peu de variété. En suis-je rendue là? Pas encore, pas encore...
Il y a eu des jeunes hommes cette année. Découverte. Trois. J'ai fait le tour. Déjà? Oui. Je pense. Pas très fermement, mais je pense. Évidemment, je pourrais me taper tous les jeunes hommes qui me contactent sur réseau-contact, une fois chacun et ma vie sexuelle serait assez remplie. Mais non. Je ne ferai pas ça. Pas pour la morale, pas parce que ce n'est pas comme ça qu'on doit aborder une relation, pas parce que je ne me respecte pas ( quelle idée! et pourtant oui, oui, on m'a dit ça dans les commentaires!), non, parce que j'en retirerais peu de plaisir, je crois. Des jeunes hommes qui s'intéressent à une femme plus âgée parce qu'elle se connaît sexuellement, jouit facilement et ne leur fait aucune demande d'aucune sorte ou bien parce que c'est un de leurs fantasmes, la femme plus âgée, j'ai vu, j'ai connu, j'ai profité de, la nouveauté s'estompe. Passons à autre chose.
Et c'est ici que ça se corse. Autre chose, mais quoi, mais qui je veux dire? Des hommes de mon âge libres, c'est extrêmement rare. Rare? Inexistant. Même pour une baise, il n'y en pas, car si c'est ce qu'ils recherchent, ils se tournent vers des femmes de trente ans, au corps plus frais et qui ne dédaignent pas l'expertise d'un amant plus âgé. Alors quoi? Des hommes mariés. Il y a des hommes mariés disponibles. C'est l'âge où les hommes sont tannés de leur couple et cherchent avidement un peu de variété. En suis-je rendue là? Pas encore, pas encore...
samedi 6 septembre 2008
Les mains de Voisin.
Hier soir, je suis allée faire provision de millepertuis et de trucs pour la ménopause. Je suis en plein dedans je pense. Période de changements. Je suis en plein dedans aussi, dans les changements. Voisin, qui me doit de l'argent, est ici (là, il est parti dîner) pour me rembourser en faisant des travaux divers. Très habile de ses mains, Voisin. Homme à tout faire vraiment. L'escalier qui mène à mon balcon, qui grince depuis des années, est maintenant silencieux comme un homme en couple(quoi, ma comparaison n'est pas bonne? Mais si, pourtant, les hommes qui veulent séduire, eux, quel que soit leur âge, parlent d'abondance, trop même, il devraient écouter davantage -conseil de séduction 101 à l'égard des hommes- mais une fois en couple établi, le silence s'installe) et puis mon détecteur électrique de fumée, qui part pour un oui ou un non, est maintenant débranché et on va le remplacer par un à piles. Cet après-midi, les planches pourries du patio seront changées. Des mains de fée, d'artiste et de bricoleur qu'il a Voisin.
vendredi 5 septembre 2008
La maîtresse
J'ai légèrement exagéré quand j'ai laissé croire que j'ai vécu la nouvelle relation de mon chum avec joie, soulagement et permission de me laisser aller à mon tour avec mon ex-étudiant désiré. Non , pas tout à fait vrai, ça m'a fait quelque chose tout de même. Mais mon égo était énorme dans ce temps-là. Le temps et surtout l'âge ont fini par le réduire, mais quand j'étais jeune, je ne pouvais croire que mon conjoint ne m'aime plus. Pas du tout même. En fait, j'étais certaine qu'une fois le trip avec la petite brune fini, il reviendrait tout joyeux vers celle qui était une maîtresse incomparable, une amie sincère et une compagne de vacances irremplaçable. J'ai donc été vaguement déboussolée lorsqu'ils sont déménagés ensemble. Le délai de retour serait plus long que prévu. Je me trompais!
Un mois après la fin de semaine fatidique de son retour de vacances, une semaine après leur emménagement au Plateau donc, il me téléphone un matin. J'avais un horaire d'après-midi au cofi à cette époque, j'entrais en classe à quatorze heures et j'en sortais à dix-huit heures. Mon chum était aux études, il était retourné faire son génie mécanique à trente-cinq ans, quel homme courageux n'est-ce-pas? et quel heureux hasard, la plupart de ses cours étaient en après-midi et en soirée.
-Je m'ennuie de toi, qu'il me dit d'un ton piteux.
-Viens me voir.
Ce qu'il fît. On se tomba évidemment dans les bras et on fit l'amour avec la passion renouvelée de l'ennui du corps de l'autre, de la peur de perdre l'autre et puis on avait pas besoin de la renouveler tant que ça notre passion, notre vie sexuelle était notre force et ça avait toujours bien fonctionné pour nous deux.
On se retrouva donc amants car il habitait toujours avec l'autre. Je ne posais pas de question sur leur vie ensemble. J'en posais sur ses enfants cependant car je les aimais et les connaissais bien. Pour sa fille, c'était parfait. Son garçon, lui, ne s'adaptait pas.
On s'est vus plusieurs fois par semaine en cachette pendant un an. Et puis, il l'a quittée. Orageux départ. Et on a vécu dix autres belles années ensemble, chacun dans notre logement mais avec beaucoup d'amour et des projets communs de vacances chaque année et des fins de semaine collés collés avec La presse et des croissants pour déjeuner.
Et mon ex-élève? Décevant. Il refusa de mettre le condom et fît semblant d'accepter pour ensuite chercher à l'enlever à mon insu comme un enfant. Une fois a suffi pour me faire débander. Je ne joue pas avec ma sécurité, moi.
Un mois après la fin de semaine fatidique de son retour de vacances, une semaine après leur emménagement au Plateau donc, il me téléphone un matin. J'avais un horaire d'après-midi au cofi à cette époque, j'entrais en classe à quatorze heures et j'en sortais à dix-huit heures. Mon chum était aux études, il était retourné faire son génie mécanique à trente-cinq ans, quel homme courageux n'est-ce-pas? et quel heureux hasard, la plupart de ses cours étaient en après-midi et en soirée.
-Je m'ennuie de toi, qu'il me dit d'un ton piteux.
-Viens me voir.
Ce qu'il fît. On se tomba évidemment dans les bras et on fit l'amour avec la passion renouvelée de l'ennui du corps de l'autre, de la peur de perdre l'autre et puis on avait pas besoin de la renouveler tant que ça notre passion, notre vie sexuelle était notre force et ça avait toujours bien fonctionné pour nous deux.
On se retrouva donc amants car il habitait toujours avec l'autre. Je ne posais pas de question sur leur vie ensemble. J'en posais sur ses enfants cependant car je les aimais et les connaissais bien. Pour sa fille, c'était parfait. Son garçon, lui, ne s'adaptait pas.
On s'est vus plusieurs fois par semaine en cachette pendant un an. Et puis, il l'a quittée. Orageux départ. Et on a vécu dix autres belles années ensemble, chacun dans notre logement mais avec beaucoup d'amour et des projets communs de vacances chaque année et des fins de semaine collés collés avec La presse et des croissants pour déjeuner.
Et mon ex-élève? Décevant. Il refusa de mettre le condom et fît semblant d'accepter pour ensuite chercher à l'enlever à mon insu comme un enfant. Une fois a suffi pour me faire débander. Je ne joue pas avec ma sécurité, moi.
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