jeudi 26 mars 2009

Rêves

On se met nus dans son lit et ce n'est pas pour baiser. On se colle et on se raconte nos rêves. Cette relation est vraiment du neuf dans ma vie. Ressourçante, rafraichissante et si brûlante. Cette impression d'être hors du temps, la gorge nouée, en état élevé d'émotivité, proche de l'extase. Ai-je déjà vécu ça? Si c'était le cas, je n'aurais pas pu l'oublier.

mercredi 25 mars 2009

Les boîtes

Mais, nom d'une pipe, z'allez pas me faire croire qu'écolo comme je suis, je vais me résoudre à ACHETER des boîtes de déménagement! Ridicule. Lors de mon dernier déménagement (il y a 25 ans, chut!), je m'en étais procuré facilement dans les commerces. Là, les épiceries (ma fille travaille au IGA) les déchiquettent et s'en débarrassent dès la réception des denrées, les magasins n'en donnent pas, seule la société des alcools m'a donné ses boîtes (petites mais parfaites pour les livres dont je n'ai pas encore accepté de me débarrasser - j'y arriverai peut-être avant le jour D) de bon coeur.

mardi 24 mars 2009

Cuisine

"Occupe-toi au max, ça devrait être facile avec le déménagement, arrête de focuser sur la fin possible de ce couple qui débute, tu vas la causer cette fin avec cette fixation."

C'est mon amie A, celle qui a mon âge mais qui est une mère pour moi, qui me donnait ces judicieux conseils. À elle, je raconte tout, même ma vie sexuelle. C'est une belle femme épanouie et sage en même temps, qui a une belle maison bien décorée, toujours propre, une femme qui reçoit avec des mets recherchés servis dans la vaisselle appropriée, sur une table impeccablement montée. C'est fou ce que j'admire ce sens des détails chez les autres. Je suis tellement loin de ça. Mais je pourrais changer, je le vois bien que je peux changer du tout au tout. Apprendre. Je cuisine bien, c'est toujours savoureux et j'y vais au pif! comme en sexualité. J'ai un instinct sûr en ces domaines et quand je me laisse aller et que je m'écoute, je me trompe rarement. Un peu plus de fleur de sel, une petite morsure, là, juste à l'orée du sexe offert, alors qu'il ne s'y attend pas, du curcuma que j'ai appris à aimer, revenu dans l'ail, le poivre noir frais moulu, on mélange, alors qu'il va jouir, arrêter tout, retenir sa jouissance, elle sera tellement meilleure, contrôler la température, faire cuire juste à point. Je suis douée en cuisine et j'en retire une grande satisfaction. Mes convives sont ravis, même si mes mets succulents sont servis dans de la vaisselle dépareillée. Personne ne s'en est jamais plaint. Et on en redemande.

dimanche 22 mars 2009

Insécurité

Dans mes couples passés, ceux qui ont duré, je n'étais pas l'insécure du couple. Au contraire. Sept ans avec le père de mon fils. Un "couple open". C'était la mode à cette époque. Je l'aimais lui, mais je ne me suis jamais empêchée de goûter à d'autres corps à l'occasion. Notre entente était qu'on pouvait et qu'on n'avait surtout pas à se le raconter. J'étais jeune, on a été ensemble de 20 à 27 ans, on était très amoureux et qu'il ait profité ou non de notre liberté sexuelle ne m'importait pas du tout. Je me sentais absolument sécure dans la relation.

Ensuite, mon long couple qui a duré dix-sept ans. Fidélité. Facile. Je me sentais aimée. Pas de doutes. J'ai eu un choc quand il a choisi la bouteille quand je lui ai donné l'ultimatum "Tu arrêtes de boire ou bien je te quitte."

Et puis, les sept dernières années. Des hommes à profusion. Consommation. Plaisir. Changement. Et puis quelques-uns qui détonnent et marquent. Un homme amoureux qui ne bande pas. Il se révélera un grand fucké. J'ai relu notre correspondance. Je n'avais rien vu. Rupture désirée.

Mon amant du dimanche m'a marquée aussi. Cette relation me convenait à cause de mes nombreuses responsabilités familiales. On est demeurés amis.

Celui qui m'a fragilisée émotivement, c'est un homme d'affaires directif qui m'avait pris en charge l'espace d'un été. Il me voyait très régulièrement, venait me chercher, planifiait plein d'activités intéressantes, m'amenait dans des restaus de luxe, payait toujours tout pour moi et pas moyen de contester, prenait soin de moi, me cuisinait des plats raffinés servis dans une vaisselle d'apparat, me donnait des cadeaux, me faisait sentir comme une princesse. Jamais personne n'avait pris soin de moi comme ça. J'ai résisté et puis je me suis laissée aller, j'ai alors ressenti un grand bien-être, une confiance en lui et en nous. C'est exactement ce moment là qu'il a choisi pour s'en aller à Québec et ne plus jamais me donner aucune nouvelle. Pas vrai, il m'a donné des nouvelles dix-huit mois après sa disparition! Pour que je sache qu'il n'avait pas eu d'accident, mais qu'il avait préféré couper les ponts pour ne pas souffrir parce qu'il était tombé en amour avec moi. Mon oeil!

Je ne sais pas si c'est à cause de cette expérience relativement récente mais j'ai bien de la misère à me sentir sécure avec monsieur Relation. Il a dit qu'il était mon chum, il a même rencontré ma famille aujourd'hui, mais il en faudra plus, beaucoup plus pour que je relaxe.

samedi 21 mars 2009

Le chum

Hier, je parle du chum de Quatorze ans au téléphone avec monsieur Relation.

Lui: Comme ça, vous parlez de vos chums,ta fille et toi?

Moi: J'en ai un chum, moi?

Lui: Qu'est-ce que t'en penses?

Moi: Je sais pas.

Lui: ....

Moi: .....

Lui: T'en as un.

Moi: .....

Lui: Je ne le démontre pas assez, hein?

Moi: Non.

Lui: Je prends note.

Quand je raccroche la ligne, j'ai cette envie (que je ne réalise pas) de sauter partout en criant "J'ai un chum". Je me sens tellement bébé depuis que j'ai rencontré monsieur Relation, c'est fou!

vendredi 20 mars 2009

Bouton de panique

"Enlève-le ton bouton de panique." C'est monsieur Relation qui m'a dit ça dans une longue conversation téléphonique que nous venons d'avoir. On va au cinéma demain. On va prendre ça mollo, apprendre à se connaître. C'est dur de bâtir une relation avec notre expérience de vie. Beaucoup d'échecs amoureux nous accompagnent de part et d'autre. Pas facile mais si on n'essaie pas, on sera seuls et ni lui ni moi ne voulons plus être seuls. Alors nous essayons. Encore.

Voisin

Juliette me demande ce qu'il advient de Voisin. Il boude. Encore, direz-vous? Eh oui, c'est reparti. Cette fois, c'est parce qu'il voulait acheter ma maison. Il a décidé ça la veille de la pose de la pancarte "à vendre". S'il y avait pensé avant, je n'aurais pas engagé d'agent immobilier et le prix aurait été plus bas.

Il a fait venir mon agent pour évaluer sa propriété à lui et est arrivé tout fier pour me dire qu'il achetait. Je venais tout juste d'accepter une offre d'achats et à un prix qu'il n'aurait jamais payé, s'est-il exclamé. Depuis lors, aucune nouvelle. J'attends pour le recontacter. Je sais que ses bouderies sont longues.

Branler dans le manche

J'aime cette expression un peu grivoise.

Je ne sais plus si ça va marcher avec monsieur Relation.

Pour aucune raison précise.

Parce que je doute au moindre recul ou à ce que je perçois comme du recul de sa part.

Parce que si ça a à finir, aussi bien finir ça tout de suite, sinon, ça va faire mal, très très mal.

Parce que je m'attache bien trop vite et que je ne suis pas capable de m'en empêcher.

Parce que j'ai vécu ça déjà, au moins une fois, plus même, avec un autre, tout va bien, trop bien et je me laisse aller et hop! il est disparu.

Parce que je ne suis pas très douée pour les relations amoureuses. Ça s'apprend, je le sais.

Parce que de m'inquiéter comme ça est malsain. Plus d'amour, fini l'inquiétude. Simple. Plate, drastique mais simple.

jeudi 19 mars 2009

Victoire!

Une mine d'or ce petit condo avec sa situation géographique stratégique. C'est ce que m'a dit l'inspecteur d'immeubles, un super gars très gentil et professionnel. C'est un excellent investissement, avec une valeur de revente assurée, même en temps de crise économique. Je l'aurais embrassé (et en plus, il est du style plutôt embrassable). Ravie? Heureuse! Que oui, que oui. Je devrais donc me faire confiance plus souvent.

mercredi 18 mars 2009

Texte à parenthèses

Je suis stressée. Je dors mal. Je maigris (mais non, de ça, vous savez bien que je ne me plains pas!). J'ai fait une offre d'achats (qui sera tout probablement acceptée) sur un condo qui n'a pas de garanties légales car c'est une succession. J'ai payé cher (c'est quoi cher? tellement pas simple). Ce n'est pas neuf et je voulais du neuf au départ. C'est situé à cinq minutes de marche du métro Place-des-Arts (situation idéale, c'est ce que je voulais et je suis sur une superbe rue en plus) et j'ai une place de stationnement dans la cour comprise dans le prix (ça vaut cher au centre-ville).

J'ai fait l'offre tellement vite que je n'ai pas tout vu. Heureusement, je fais inspecter demain si l'offre est acceptée (elle le sera). C'est petit (c'est un condo centre-ville), une des chambres est carrément minuscule, un lit double y entre en touchant les murs, un queen n'entre pas. Pas de garde-robe non plus dans cette chambre. Culpabilité. Ma Quatorze ans a une immense chambre ici. Logiquement, c'est moi qui prends la grande chambre, je suis la mère. Mais il y a une telle disproportion entre les deux espaces(je fais quoi, je fais quoi?)

Je suis contente mais stressée (oui, je l'ai déjà dit que j'étais stressée!) Tellement de changements en si peu de temps. Ce soir, je vais souper avec monsieur Relation et si l'offre d'achats est acceptée, je lui annoncerai que nous serons voisins (mais non, voyons, je ne lui annoncerai pas comme ça, que pensiez-vous? Je ne veux pas que le pauvre homme panique, bien que ce ne soit pas le genre paniqué.)

mardi 17 mars 2009

Similitudes

J'écoutais parler Rose-Marie Charest, la présidente de l'ordre des psychologues, à la radio. Elle a écrit un livre sur les relations amoureuses. Je n'ai pas lu le livre car ce que j'avais retenu de son discours oral me disait exactement ce que je voulais savoir. Les couples qui marchent sont formés de personnes qui se ressemblent. Plus on est pareil, plus la vie est facile, moins il y a de chicanes, plus on se comprend. Logique. Pourquoi n'y avais-je pas songé avant?

C'est donc sur ces bases nouvelles que je me suis inscrite à Réseaucontact. J'ai fait une description le plus juste possible de ma personne et j'ai recherché uniquement des hommes qui s'en approchaient: même goûts, même attitude devant la vie, même scolarité, même ville, ayant déjà vécu en couple, ayant eu des enfants, un caractère qui ressemblait au mien. Je n'ai pas regardé l'âge ni l'apparence. J'y suis allée méthodiquement et c'est moi qui ai contacté les hommes compatibles. J'en ai rencontré trois et monsieur Relation était le troisième. Et j'ai enlevé ma fiche de Réseau contact. Et je pense que ça va marcher.

Hier, il m'appelle pour me parler d'un condo dans son coin qu'il avait vu à vendre. "Ça te plairait. En tout cas, ça me plaît à moi. " "Ça me plaît en effet", et je lui donne l'adresse. Il est ébahi. Je vais le visiter cet après-midi à une heure. On a plein de chassé-croisé comme ça, il commence une idée et je la termine. Notre communion est vraiment surprenante.

lundi 16 mars 2009

Condos

Je cours les condos. Des beaux, des neufs, des vieux, des laids qui semblaient si supers sur les fiches. Je sais de plus en plus ce que je veux. On apprend beaucoup sur soi dans cette recherche de logis. Et l'adrénaline se met de la partie. Je suis super pressée car je dois avoir quitté avant mai mais en même temps, je ne veux pas n'importe quoi. Stimulant. Excitant.

dimanche 15 mars 2009

À la rue!

Pas si simple de se loger convenablement dans des délais si courts. J'ai vu de véritables taudis à mille piastres par mois. Mais je ne panique pas (pas encore! rires). Monsieur Relation est extra. C'est le printemps. Je me sens toute emplie de Monsieur Relation en fait. Fantastique. Tellement longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Il m'a demandé "C'est correct que tu laisses encore ta fille seule pour qu'on aille au cinéma demain après-midi?" Présenté comme ça, je me suis sentie mauvaise mère. Je ne sais pas trop ce que je fais finalement. Il va m'appeler bientôt. S'est ennuyé de moi pendant son voyage en ski. Mêlée la fille. Agréablement mêlée, autant que faire se peut. Ma fille aussi est importante. Bof! Je ferai pour le mieux.

J'ai jamais aimé ça moi, les parents qui négligent leurs enfants (ou leurs amis) quand enfin ils ont un chum. Je ne veux pas tomber là-dedans. Il y a sûrement moyen de moyenner pour que tout le monde soit content.

samedi 14 mars 2009

Samedi

Journée merveilleuse entre toutes, bénie sois-tu!

Je dois et je vais:

1) Chercher et trouver un logement.

2)Me magasiner une quêpière dans laquelle je serai belle et bien. Il y en a des confortables, j'en suis persuadée.

3)Aller souper au restaurant avec Monsieur Relation qui sera revenu de son voyage de ski. J'ai déjà réservé. Lui parler, le sentir, le toucher. Bonheur!

4) Lui laisser entrevoir ma guêpière.

J'ai plus de plaisir dans la vie que quand j'avais 20, 30 ou 40 ans, c'est pas magnifique ça?

vendredi 13 mars 2009

Un job

Cette année, je reçois mes prestations de retraite pour vrai. Et c'est évidemment cette année que je vais me chercher et me trouver un job. Esprit de contradiction oblige et changement de vie!

jeudi 12 mars 2009

Démotivée

Quatorze ans l'est. Tous ces efforts, tous ces tourments, tout ce temps et si peu de résultats. Elle approche de ses quinze ans, est intelligente et le voit et le sait qu'elle progresse peu académiquement, qu'elle sait à peine écrire à cause de sa dyslexie, qu'elle ne comprend pas ou peu ce qu'elle lit, qu'elle ne sait pas compter non plus. Un tourbillon de découragement l'envahit. Et puis, cette petite classe spéciale dans l'école spéciale, cette petite classe où elle passera tout son secondaire, qui n'en est pas un vrai secondaire, avec les deux même profs et les mêmes élèves. Pas de changements. La routine. Démotivée. Elle est triste et je suis triste avec elle. Des solutions, je n'en ai pas.

mercredi 11 mars 2009

Lueur d'espoir

On s'est parlé au téléphone hier. J'ai laissé paraître mes hésitations. Ça l'a inquiété. Il voulait reporter son voyage de ski afin qu'on se voie et qu'on se parle en personne. J'ai refusé. Je veux réfléchir toute seule. On se verra donc samedi soir à son retour comme prévu. Notre relation n'est pas que sexuelle, on a tellement de points communs, ce serait bête de tout laisser tomber. Là-dessus, je suis d'accord.

J'avais plein de préjugés sur les hommes de plus de soixante ans. Celui-là vient de les faire tomber d'aplomb! Il a deux jobs, plein d'amis, est très actif, il s'intéresse à tout et surtout il s'intéresse à moi.

On va donc parler de tout ça samedi. J'arrête de paniquer pour rien. Car il n'est rien arrivé de désagréable jusqu'ici. Et il n'arrivera rien qui me déplairait ou lui déplairait. On va mettre cartes sur table. C'est d'ailleurs ce qu'il fait depuis le début. Il est lui-même, très ouvert.

Je faisais mon aquaforme en pensant à lui. Il envahit pas mal mes pensées. Trop? Qu'est-ce qui est trop ou pas assez, correct ou pas correct?

Chose certaine, ma vie n'est pas plate ces temps-ci.

mardi 10 mars 2009

Entre-deux

L'acheteuse est venue dimanche avec son inspecteur, un ami-qui-connaît-ça-les-maisons et son agente d'immeubles. Ils ont inspecté pendant trois heures et pris des photos de tous les recoins. Sachant l'expérience malheureuse d'une blogueuse que je remercie chaleureusement de ses mises en garde, je me suis empressée de divulguer le moindre secret que pouvait receler ma demeure. Il paraît que le rapport de l'expert peut, dans certains cas, entraîner une demande de baisse de prix et même une annulation de l'offre. Je ne m'inquiète pas trop pour la deuxième éventualité, en général, les commentaires que j'entendais étaient favorables et mon acheteuse est vraiment en amour avec la maison. Ce matin, c'est l'évaluateur de la banque de l'acheteuse qui est venu inspecter. Visite rapide cette fois.

Je ne cherche pas un autre logis avant que tout ne soit finalisé. Et là, ce devra être rapide. Je dois avoir quitté avant le premier mai. En fait, mon acheteuse aimerait bien que ce soit fait pour le 15 avril, mais je ne me suis pas engagée pour cette date.

J'ai acheté une super-poussette-siège-d'auto pour le futur bébé de Dix-huit ans. On a fait ça ensemble. Elle m'en avait déjà parlé. Je vais lui porter ça aujourd'hui. Elle est super contente. Finalement, le jeune couple ne déménage pas et je suis très contente de la façon dont j'ai abordé ce "dossier". Pas une seule fois je n'ai mentionné à Dix-huit ans qu'ils n'avaient peut-être pas les moyens d'acheter un condo en ce moment, avec leurs petits salaires et aucune économie. Pas une seule fois. Je suis allée en visiter tout plein de condos avec elle, en partageant son enthousiasme. Et, chaque fois, rendue au calcul, elle déclarait qu'il était trop cher celui-là. Et puis, on allait en voir un autre. Dimanche, elle me dit, sans amertume, qu'ils ont décidé de rester où ils sont une autre année. Ils vont réaménager pour le bébé. Elle travaille toujours, même si elle accouche dans trois mois et son travail est exigeant physiquement. Ses heures ont été coupées mais elle a mal au dos et est épuisée quand elle rentre à la maison. Mercredi, elle ira voir son médecin pour demander une date ferme de retrait préventif. C'est une fille courageuse, énergique et pleine de vie. J'ai de l'admiration pour elle.

lundi 9 mars 2009

Complexité

J'aimerais tellement écrire que tout va pour le mieux entre monsieur Relation et moi, que nous nous découvrons dans la joie et le bonheur. Mais... non. C'est pas tout à fait ça. Ce n'est pas tout à fait pas ça non plus. Complexe au cube. Pas facile du tout.

Il y a bien cette envie de tout lâcher qui me turlupine. Je sais que j'en serais profondément (bon pas si profondément que ça peut-être) malheureuse. Une relation tuée dans l'oeuf, sans vraiment avoir eu l'occasion d'éclore. Non, faut pas abandonner avant d'avoir vraiment essayé.

Il y a cette espèce de fierté d'avoir un chum. Après sept ans sans! Un chum qui veut me voir régulièrement et qui me voit régulièrement. Un chum qui est venu passer toute une nuit chez moi. Wow! Je ne sais plus comment dormir avec un homme, donc je n'ai pas dormi de la nuit. Et ce n'était pas à cause de nos flamboyants ébats sexuels. En fait, de la sexualité, il n'y en a à peu près pas, à peu près plus.

Les hommes aiment les femmes qui n'ont jamais l'ombre de ce qui pourrait ressembler à une critique sexuelle, les femmes qui jouissent facilement, de la façon qui convient à l'homme, celles qui leur disent,pâmée, qu'il a le plus beau sexe qu'elle ait jamais vu. Oui, le plus gros aussi, chéri.

La sexualité n'est qu'une partie de la vie d'un couple, soit, je l'admets et je veux vivre les autres parties. Je suis même enthousiaste. Mais quand la sexualité ne marche pas ou mal, on fait quoi? On fait sans? On se masturbe tranquillement chez soi après la sortie? On en parle? Oui, évidemment, on communique!!! La communication dans le couple, c'est la clé, n'est-ce-pas? Et quand on a communiqué, il nous dit que c'est pas grave, que ce n'est pas si important le sexe après tout. Il veut de la tendresse, il veut partager le quotidien. Et il ne nous touche plus.

jeudi 5 mars 2009

Monsieur Relation

Sexuellement, je ne me sens pas à la hauteur avec lui. Il a beaucoup d'expérience et s'occupe beaucoup de moi et j'ai comme l'impression de ne pas faire grand chose et de ne pas savoir quoi faire non plus. Ça m'achale vraiment. Ce soir, je le lui dis au téléphone. Ça le fait rire. Je suis vexée. Il cesse de rire et me dit "Relaxe donc, la sexualité, ce n'est qu'une petite partie d'une relation. Le plus important pour moi, c'est l'affectif et ça, ce n'est pas instantané. Il faut prendre son temps, apprendre à se connaître. On fait quoi samedi?"

J'ai proposé les activités. Il a accepté sans modifications. J'en ai été surprise car il est assez directif. Probablement qu'il n'avait pas encore eu le temps de décider et que je l'ai pris de court. Non, répond-il, les suggestions lui plaisent pour vrai, sinon, il se serait bien organisé pour modifier les plans. Un directif honnête, monsieur Relation! On va escalader la montagne et ensuite, on ira manger des moules et après, on ira chez lui. J'y coucherai peut-être. Il aimerait beaucoup passer une nuit avec moi. Moi? Je ne suis pas certaine. Encore plus intime que baiser que de dormir ensemble. Je n'ai pas fait ça depuis des années. Mais je pense que j'aimerais. Pas trop hâte de partir quand je le visite. Et il ne me bouscule jamais. Je lui jouerais bien dans les cheveux (il a une superbe tête de cheveux) toute une nuit. Bien doucement.

Changements

Hier, mon super agent d'immeubles italien qui est pas mal bel homme pour couronner le tout a enfoncé une belle affiche rutilante sur mon terrain. Une demi-heure après, sa secrétaire m'appelait pour une visite. Déjà? Venez tout de suite parce que je quitte à quatre heures (je voyais super monsieur Relation, moi et il y a des priorités dans la vie n'est-ce-pas?). Une agente donc, avec sa cliente. Comme l'agente ne connaissait pas ma maison, c'est moi qui l'ai fait visiter. La cliente, une jeune professeure avec enfants, m'a paru fort sympathique. Elle m'a bien aimée aussi. Placote, montre ci, montre ça, une visite pas stressante du tout. Un peu comme recevoir une amie. Elles quittent à quatre heures comme convenu pour que je ne manque pas ma sortie. Mais l'agente revient sonner "Serez-vous là ce soir pour une offre d'achat?" Je pense qu'il s'agit d'une blague et je réponds que non, ça devra aller à demain. Ce matin, la secrétaire de mon super agent qui est pas mal bel homme appelle tôt pour prendre rendez-vous . Offre d'achats il y eût, bon prix, offre acceptée. Ma maison est vendue! Non, mais c'est incroyable. Je suis sur le high de l'adrénaline. Je dois avoir quitté pour le premier mai. Excitation totale. Ma vie est chamboulée ces temps-ci et c'est moi qui l'ai décidé. Magnifique.

mardi 3 mars 2009

On fonce!

Il a enlevé sa fiche de Réseaucontact! On va au restaurant demain. On choisira lequel ensemble. Il a eu de la misère à être concentré au travail lundi matin. À cause de moi. J'ai l'estomac noué.

lundi 2 mars 2009

Doutes, gros doutes

Mes amis, merci de m'avoir donné tant de suggestions toutes plus intéressantes les unes que les autres, variées, originales, pratiques et accessibles. Et pourtant, je ne me vois en faire aucune avec nouveau Monsieur Relation. En fait, si je m'écoutais, je finirais ça drette là cette histoire de relation. Je pense que je suis pas mal plus fuckée que je ne le croyais au niveau des histoires amoureuses. Un cas de psychothérapie. Ça m'attriste beaucoup et j'ai bien envie de pleurer sur mon sort et je le ferais si j'étais seule. C'est la semaine de relâche et Quatorze ans est là avec une amie dysphasique qui pompe l'air. La jeune est avec nous depuis vendredi. Sa mère a eu un diagnostic récent de sclérose en plaques et ça va faire du bien au couple de se retrouver un peu. Je cherche des qualités à cette ado qui a un rire hystérique sans fin et qui entre dans la salle de bain quand on y est, c'est un job à plein temps de lui trouver des qualités. Non, je blague, on peut arriver à l'aimer et des fois, j'y arrive. De plus en plus même. Mais c'est une jeune qui demande beaucoup d'énergie de la part de l'adulte.

Mon monsieur Relation donc. Je ne me sens pas à la hauteur. Pas assez disponible. Pas assez expérimentée. Je ne sais pas comment on fait pour bâtir ça une vraie relation. J'ai peur que ça ne marche pas et aussi bien finir ça tout de suite. En même temps, je trouve mon raisonnement absolument ridicule.

L'hôpital psychiatrique cherche ma fille. Elle n'est allée à aucun rendez-vous de suivi et elle n'a plus de médication. Elle ne me répond pas, ni au téléphone, ni par internet. Aucune nouvelle depuis sa sortie de l'hôpital.

L'autre, ma Dix-huit ans, vient de me dire qu'elle n'a pas l'argent pour acheter sa passe de métro du mois. Voix légèrement chevrotante au téléphone. "Mais tu viens de sortir cinq cents dollars de ton compte de placements!" "Tu oublies qu'il faut que je paye mon loyer."

Relation

"Je suis fasciné par la facilité avec laquelle notre relation s'est installée." , m'écrit-il ce matin.

Bon, ça y est, je suis "en relation" avec un homme qui me plaît et qui a envie de faire plein de choses avec moi. On se revoit mercredi. Et il y a neuf jours, on ne se connaissait pas! Je suis charmée. Et heureuse. Je ne m'y connais pas du tout là-dedans. Il m'a demandé "On fait quoi mercredi?"

Et je lui ai répondu "'Mais je vais chez toi et on baise encore." Mais non, mais non , chers lecteurs, je n'ai pas dit ça. Bien que c'est une activité qui ne me déplairait pas du tout. Bon, bon, bon, faisons différent. Sauf que je ne m'y connais pas trop, moi. Je suis assez poche en vraie relation amoureuse, avec tous les tralalas. Mais j'apprends vite. Conseillez-moi. On fait quoi à la cinquième rencontre, quand on a, dans l'ordre des rencontres:

1) pris un café

2)visité un musée

3)vu un film

4) mangé chez lui et fait l'amour

Le numéro cinq, ça pourrait être quoi?

vendredi 27 février 2009

Moi

J'écris dans mon blogue et je suis donc celle qui donne à mes lecteurs l'image de qui je suis. Or, Sophie, une gentille commentatrice a l'impression que je pourrais vendre ma maison toute seule. C'est donc que je parais plus hardie que je ne le suis. En amour, je suis plutôt poche, la plupart l'ont compris. Enthousiaste, enflammée, passionnée mais assez poche.

En affaires, je me débrouille assez bien et j'étais encore mieux avant, quand je m'en occupais plus sérieusement. J'ai un certain sens des transactions à faire et de celles à éviter. Je fonctionne par intuition et mon intuition est souvent juste.

Mais, ma vie privée est très privée et, même si je l'aime ma maison, même si je la connais, je ne saurais la vendre toute seule. Par pudeur. Par horreur un peu d'être envahie par des inconnus qui voudraient raser ma cour et mettre du béton sur mes fleurs. Les acheteurs inconnus ne se pressent pas aux portes, entendons-nous, le marché est déjà à la baisse et si j'avais vendu ma maison l'an passé, j'en aurais obtenu un prix supérieur à celui que j'aurai cette année. Donc, désolée Sophie de vous décevoir, votre idée est brillante et j'y ai réfléchi mais je n'ose pas. Trop pour moi.

J'ai donc signé avec un autre agent d'immeubles hier après-midi. Un Italien qui l'aime ma maison et qui trippe sur mon grand jardin et mes boiseries. Une personne qui en a compris tout le potentiel, un homme qui s'adressait avec une grande gentillesse à Quatorze ans en journée pédagogique, un sensible qui a dit que ma maison respirait l'amour et qu'il trouverait des acheteurs qui la rempliraient d'enfants! Et je ne l'ai pas trouvé cucul du tout.

Il me dit de ne plus dépenser un sou, je ne récupérerais pas les investissements. Son évaluation était réaliste. C'est une partenaire d'aquajogging qui me l'avait chaudement recommandé. Elle avait bien raison. On trouve de tout à l'Aquadôme, même un agent d'immeubles.

jeudi 26 février 2009

S'expliquer

Il m'a téléphoné à la suite de mon courriel. Je l'idéalise trop, dit-il. Oui, il a été en couple avec une sexologue, oui, il a été massothérapeute, oui, il a de l'expérience de vie, mais à son âge... "Quoi, tu ne bandes plus?" Je deviens plus hardie, plus directe. Je n'en connais pas, moi, des hommes de soixante-quatre ans. On se parle. On s'explique. C'est bien. Il me désire, dit-il. C'est tout ce qui compte. Je suis rassurée.

Intimidée

Je suis gênée avec cet homme. Pas excessivement. Mais je n'ose pas grand chose. Et ma hardiesse fait partie de mon charme. Il faut accepter d'être différente. Pas le choix. Il me fait vraiment trop d'effet. J'en suis littéralement submergée.

J'analyse trop. Son processus de séduction est rapide,efficace, transparent. Première rencontre, deux sorties culturelles dans la même semaine et puis le souper chez lui dimanche. Si je veux. Mais je sentais qu'il était mieux que je veuille. J'ai voulu. Souper chez lui dimanche donc. On fera l'amour. Si je le veux, a-t-il précisé. Il sait trop bien que je le veux. Et à partir de là, la relation va s'éteindre aussi vite qu'elle est née. Je suis beaucoup trop défaitiste? Non, réaliste, je pense.

Laisser tout tomber maintenant? Bien sûr que non.

Mais l'extase, l'élan et le bonheur total ont diminué. Je suis une excessive, moi. J'aime l'émotion pure, l'excès, le coeur qui bat, le tout est possible, la peur au ventre, l'excitation jusque dans les cheveux. Je carbure à cette adrénaline de la folie des rencontres, des phéromones qui explosent dans ma tête et mon corps. Je ne vieillirai jamais.

La réalité peut être belle, heureusement. Il vaut mieux vivre sa vie les yeux ouverts. Et en tirer le meilleur. Lucidement.

mardi 24 février 2009

L'agent d'immeubles

Il est arrivé avec un peu de retard mais, homme de parole, il avait appelé pour m'en aviser et ça faisait bien mon affaire. Est-on jamais vraiment prête quand il s'agit de subir une inspection de notre lieu de vie?

On a d'abord visité mon logement libre du haut. Il a émis quelques commentaires (judicieux!) et on s'est retrouvés en bas chez moi. J'ai pris son paletot et je l'ai rangé dans la garde-robe. Il a demandé si j'avais des pantoufles, en phentex, ça serait très bien, a-t-il dit. Il avait froid aux pieds. J'ai cherché mais je n'en avais pas. En fait, je savais très bien que je n'en avais pas mais j'ai cherché quand même. Je me sentais soudainement inadéquate parce que je n'avais pas de pantoufles en phentex pour les visiteurs. Des chaussettes chaudes? Oui, mais pas pour les grands pieds d'un homme. Il a finalement accepté d'avoir froid aux pieds! J'ai monté le chauffage.

Je voulais lui faire revisiter la maison mais non, il voulait d'abord et avant tout signer le contrat, the contract, le papier qui officialiserait notre relation. Mais il a au préalable voulu me faire un long discours sur le marché de l'immobilier et sur la crise économique. Or, j'ai lu sur le sujet, j'ai écouté des émissions sur le sujet et j'en ai juste ras-le-bol du sujet. Non, ce n'est pas un bon temps pour vendre mais je vends. Un agent qui essaie de me convaincre de ne pas vendre, c'est le bout du bout ou le boutte du boutte, selon votre niveau de classe. Car de la classe, il n'en avait pas. Des sti tonitruants ponctuaient son analyse du marché. Pas de classe et pas d'écoute non plus. Quand l'interlocutrice soupire, bâille, lève les yeux au plafond, regarde ailleurs, fouille dans ses papiers, il me semble que c'est évident qu'elle n'est pas intéressée. Il émit un "stie" de trop. Avant, plus jeune, je n'aurais rien dit, j'aurais ravalé, peut-être même que je l'aurais signé son contrat. Là, non, ça ne passait plus. Je lui ai dit fermement "Arrêtez!" ce qui eut l'effet escompté de le faire taire.

Je lui ai calmement expliqué que je ne le signerais pas son contrat, parce que je ne puisse imaginer être associée à un homme qui profère des jurons à la pelle. Il s'est immédiatement excusé, a dit ne pas s'en rendre compte. N'a pas insisté pour le contrat et a remballé ses papiers. "Autre chose que vous me reprochez?" "Votre manque d'écoute." On s'est expliqué calmement. Comme des amis, en fait, sans aucune animosité. Il a demandé ma discrétion et m'a remerciée. "C'est la première fois que quelqu'un me le dit pourquoi il ne veut pas signer avec moi. Le plus souvent, je reste dans le vide."

Je lui ai rendu son paletot et on a échangé une poignée de mains. Pas d'amertume. Je lui ai dit qu'il était un bon monsieur et que je n'avais rien contre lui en tant que personne. Un peu plus, et on s'embrassait, il y avait comme une espèce de drôle d'émotion dans l'air. Celle de la vérité?

Avec tout ça, elle n'est pas vendue ma maison. Et l'état du marché est mauvais et dégringole de jour en jour, on vient de me l'expliquer longuement de nouveau!

dimanche 22 février 2009

Activité culturelle

On va voir l'exposition Van Dongen au musée des Beaux-Arts cet après-midi, le mystérieux étranger et moi.

samedi 21 février 2009

Trouble

Une rencontre tellement chargée sexuellement des deux bords que j'ai envie de fuir. Trop c'est comme pas assez. Surtout que je m'étais dit que je partais cette fois sur la base d'affinités réelles, comme la présidente de l'ordre des psychologues, Marie-Rose Charest le recommande dans son dernier livre sur les relations amoureuses. Plus on se ressemble, plus il y a des chances de succès. Dans ce cas-ci, je ne le sais pas si on se ressemble. L'attirance brute est si forte que tout le reste est mis dans l'ombre. C'est réciproque, non seulement je l'ai viscéralement senti comme un coup de poing ou de poignard, comme une emprise impitoyable et sans merci, mais il l'a verbalisé tout comme j'ai verbalisé mon trouble. "On fait quoi? a-t-il demandé. Je ne le sais pas. Ça fait tellement longtemps que ça ne m'est pas arrivé. Je ne songeais qu'à rentrer chez moi, comme si j'étais en danger. Je ne me sens pas du tout en contrôle. Ça me fait peur et je fuis. J'ai couru jusqu'à la maison et j'ai refermé la porte, soulagée. En sécurité.

mardi 17 février 2009

Attente

Une journée passée à attendre. Je voulais bien m'occuper à autre chose mais j'en étais tout à fait incapable. Ma fille sortait de l'hôpital aujourd'hui et j'étais la chauffeure désignée. J'avais hâte de la voir ma fille. On ne répondait pas à son pavillon à l'hôpital. J'ai appelé le chum, il lui est maintement interdit par Dix-neuf ans de me parler, elle le trouve trop bavard, mais là, je voulais savoir ce qui se passait. "Je lui ai parlé et elle va vous rappeler pour aller la chercher."

J'ai donc attendu. Finalement, elle était là, toute prête quand elle m'a finalement contactée. Belle, ce qu'elle ne croyait pas car elle n'était pas maquillée. Avec ses traits parfaits, elle est bien plus jolie sans maquillage mais de ça, je ne la convaincrai jamais. Elle était calme et tenait ses médicaments dans un petit sac blanc. J'ai écrit le nom des pilules en arrivant devant sa porte. Ce sont bien des médicaments pour traiter le trouble bipolaire, ai-je pu lire en faisant une recherche.

Maintenant qu'elle est chez elle en sécurité, je pourrais devenir productive, mais je me sens étrangement épuisée. Et pourtant, je n'ai rien fait de la journée. Je vais aller courir un peu, pour me réveiller...

Tiens, ma Quatorze ans qui rentre. Vais-je la convaincre de venir courir avec moi?

lundi 16 février 2009

Vulgarité

Les spectateurs au spectacle de Céline sont exécrables. Ils parlent, crient, filment, photographient, se lèvent pendant le spectacle. S'adressent directement à la star pendant qu'elle chante, d'ailleurs, il y a des chansons qu'elle a bien de la misère à chanter à cause des hurlements d'enthousiasme. Ceux d'en avant montent sur leur banc et cachent ceux d'en arrière, mais on s'en fout des autres, hein, ses fans hystériques ont payé deux cent dollars et se croient seuls dans leur salon avec leur idole. Ces grossiers personnages se mettraient à péter et à roter qu'on n'en serait pas surpris. Ils sont à l'aise, ils sont chez eux. Aucune classe.

À travers le chahut, l'artiste reste bien calme et souriante, tout à fait parfaite la Céline. On vient lui porter des cadeaux directement sur la scène, des fleurs, des toutous laids, des dessins d'enfants et elle trouve le moyen de prendre les offrandes et de remercier tout en continuant à chanter, simple et gracieuse.

Véronic Dicaire en première partie. Surprenante de justesse dans ses imitations. Vraiment excellente.

J'ai aimé le spectacle, je n'ai pas aimé le public.

dimanche 15 février 2009

Dating

Je viens de m'inscrire à réseaucontact et j'ai déjà eu un rendez-vous le lendemain, soit vendredi! Un homme très bien sous tous rapports. Une rencontre agréable, un bon film et un bon café. Je n'en demande pas plus.

Je me concentre cette fois sur les hommes de mon âge ou plus vieux que moi. Plus vieux que moi, je n'ai aucune expérience. Je dois appeler un homme qui a dix ans de plus que moi cet après-midi. Ils ont l'air bien au-dessus de leurs affaires passé soixante ans, ayant un immense bassin potentiel de femmes désespérées et prêtes à tous les compromis, à leur disposition. J'ai bien l'impression que je vais rapidement revenir aux plus jeunes...

On s'en va au brunch familial aujourd'hui. Dix-huit ans sera là et mon fils et sa blonde peut-être bien et ma mère, évidemment et ma Quatorze ans. Cette dernière est allée à un souper de la Saint-Valentin chez son "chum" hier. Ils sont tellement gênés en personne ces deux-là qu'ils en font pitié. Au point où la mère du jeune a demandé à ma fille si vraiment elle voulait rester quand je suis allée la reconduire. Holà! Bien sûr qu'elle va rester, ai-je proclamé en me sauvant à toutes jambes. Finalement, elle a bien aimé sa soirée.

J'ai parlé à Dix-neuf ans hier qui a retrouvé toute sa tête et dit finalement que c'est une bonne idée cette semaine supplémentaire à l'hôpital pour la stabiliser. Elle m'appellera lors de sa sortie pour que je la reconduise chez elle.

J'ai des amis qui voudraient peut-être acheter la maison. Ils sont venus en grande pompe prendre des photos et ont amené les beaux-parents. J'attends des nouvelles. Ce serait idéal. Sans la commission de l'agent d'immeubles, le prix serait plus bas et puis on pourrait s'arranger pour la date d'occupation. Si ça ne marche pas, j'appelle l'agent d'immeubles. Le premier, le stable, celui qui ne m'a jamais laissé tomber et qui m'appelle chaque année depuis dix ans! La persévérance paie. Dans tous les domaines d'ailleurs. En amour aussi.

On a gagné des billets pour Céline Dion! On y va ce soir, ma mère, ma nièce, Quatorze ans et moi! Chanceuses, nous? You bet!

samedi 14 février 2009

Presque végétarienne

Je ne mange à peu près pas de viande mais je ne suis pas pour autant une vraie végétarienne. Je mange encore pas mal de produits animaux : poissons, fruits de mer, oeufs, lait et fromage. Bien que le fromage soit devenu très extrêmement rare depuis que je fais le régime Weight Watchers. C'est qu'il y a tout plein de calories dans du bon fromage et que le fromage sans gras, yak, je n'aime pas. J'ai essayé le fromage végétarien à base de soya et j'aime, pas à la folie, mais je gratine avec et c'est très bien.

Cuisiner végétarien est simplissime, facile, accessible. J'adore ce choix que j'ai fait. Je prépare un repas rapidement. La base? Des légumes que je fais revenir dans du Pam à l'huile d'olive (WW oblige!), le plus souvent des légumes congelés provenant du Québec. J'évite les dépenses reliées au transport des aliments et j'encourage nos producteurs. Alors on fait revenir les beaux légumes et il y en a une grande variété, j'ajoute ail et oignons et puis les protéines: tofu ou poisson, ou crevettes ou pétoncles, ou crabe ou légumineuses ou noix. Une petite sauce sans gras (souvent du tamari ou bien du vinaigre balsamique ou bien du cari ou le fameux curcuma que j'ai appris à aimer). Et hop! on verse le mélange sur du riz brun ou des pâtes de blé entier ou du quinoa ou une autre céréale (en petite quantité les féculents, en très petite quantité, une demi-tasse), un verre de vin rouge et le repas est prêt!

Je me sens vraiment bien depuis que j'ai adopté cette alimentation.

jeudi 12 février 2009

Bonheur

On a le devoir d'être heureux et c'est le plus grand service que l'on puisse se rendre à nous ainsi qu'aux affligés ou malades qui nous entourent. Notre bonheur risque de rejaillir sur eux. La vie continue. Je me suis inscrite à Réseau-contact hier. Encore? Oui. Et ça me fait du bien.

Les tractations et hésitations vont bon train pour ce qui est de la maison à vendre et du condo à acheter. De plus en plus de tractations et de moins en moins d'hésitations. On va s'en sortir! Je sens que les lecteurs de mon blogue qui suivent cette saga qui s'éternise depuis des années maintenant (plus d'une année en tout cas!) vont m'applaudir virtuellement quand j'en aurai enfin fini avec ce sujet! héhé!

Je m'en vais à WW. Un bon côté de mes inquiétudes maternelles est que je suis à peu près certaine d'avoir maigri. Allons vérifier! J'ai une amie très chère qui vient dîner avec moi. La vie est belle car j'en ai ainsi décidé.

lundi 9 février 2009

Les bas

L'agente d'immeuble prévue pour une heure aujourd'hui avait oublié notre rendez-vous. Heureusement, je l'ai su d'avance au moment où je tentais de le reporter d'une petite demi-heure, ce fameux rendez-vous oublié, histoire de finir le ménage qui semble sans fin. La peinture a été terminée hier soir et elle a causé le grand dérangement, celui qui ressemble à tous les cossins pêle-mêle dans une pièce, question de libérer celles à peindre. Couleurs très jolies, neutres sans ennui. J'aime. Maison claire, propre, bien plaisant. Pourquoi donc n'ai-je pas pensé à me payer ça avant, une maison fraîche peinte, avant de vouloir quitter ladite maison, je veux dire? Là, j'admire mes murs, le sourire aux lèvres.

Car je souris, oui. Je devrais pourtant être morte d'inquiétude, ma fille passe en cour contre l'hôpital demain. Une petite poulette de cent dix livres, pleine d'énergie et de désir de sortir faire sa vie avec tous les risques de sa périlleuse vie contre deux éminents psychiatres de ce grand hôpital. Deux contre une. Et toute seule la jeune femme, pas de chum, pas de mère, personne. Voyez-vous, si j'y vais, ce serait pour dire au juge que je considère que ce serait une bonne chose de soigner ma fille même contre sa volonté. Je me sens incapable de faire ça car ma fille me demande exactement le contraire, soit de témoigner de sa bonne santé mentale revenue et de sa capacité de se prendre en charge sans danger pour elle et pour les autres. C'est vrai que la psychose semble finie et qu'elle a un raisonnement logique, mais pour combien de temps? Alors, je n'y vais pas. Demain, elle sortira avec des gardes? Dans un fourgon d'hôpital? Je n'en sais rien. Mais elle aura son tout petit manteau de printemps et pas de bas dans ses pieds. Elle se promène comme ça l'hiver, ma fille. Je lui ai bien acheté des vêtements pour l'hôpital mais je n'ai pas pensé à lui acheter des chaussettes. Je croyais qu'elle en avait dans ses pieds et d'autres dans sa petite minuscule valise. Ça ne prend pas de place une paire de chaussettes et puis, je les ai élevées comme ça mes filles, on apporte des petites culottes et puis une paire de bas quand on va coucher ailleurs. Mais Dix-neuf ans ne met pas de bas dans ses souliers même en plein hiver. Ce sont curieusement des petites choses comme ça qui me font de la peine.

Le bonheur est dans l'action selon Encre qui l'a écrit sur le blogue de Pierre. Étant professeure de philosophie, Encre sait de quoi elle parle, alors je m'affaire. On fête l'anniversaire de P ce soir, plus d'une semaine en retard. C'est elle qui donne des cours d'anglais à Quatorze ans. Elle a eu cinquante-sept ans. Toujours belle. Hésite à sortir parce qu'elle n'aime pas laisser son chien seul? Elle va peut-être l'amener. Je ne porte plus de jugement sur des comportements que je ne comprends pas. Je les accepte. C'est plus simple. La vie m'aura au moins appris ça. Et ça vaut pour ma fille aussi. Mon cercle d'acceptation s'élargit tout le temps, on dirait.

mardi 3 février 2009

Ma petite fille

Je viens de la reconduire à l'hôpital psychiatrique. Elle va y passer la nuit. Elle ne dort plus, ne mange plus depuis plusieurs jours. S'est fait des engelures elle ne sait plus trop comment. Dit que ça s'est infecté. Voit des "ombres" et en a peur. C'est tellement tellement positif qu'elle ait décidé de se faire soigner. Je suis soulagée.

vendredi 30 janvier 2009

Silence, on vaccine!

Les vaccins ne sont pas sans danger. Leurs victimes sont rares, très rares, mais réelles. Lina B. Moreco les a rencontrées. Un autre très bon documentaire de cette jeune cinéaste (bof! un bon cinq ans de moins que moi, la jeunesse totale quoi!) talentueuse, qui a le don de s'attaquer à des sujets difficiles: mort, acharnement médical et là, vaccination. Sujet tabou s'il en est. Quand un parent relie la maladie de son enfant à la vaccination, on ne l'écoute pas et on essaie de le faire taire. Il y a des produits toxiques dans les vaccins et certains individus y seraient plus sensibles et développeraient des maladies graves à la suite d'une vaccination. Un film qui fait réfléchir. Une problématique complexe.

jeudi 29 janvier 2009

Lecture défendue

Je tenais déjà un journal quand j'avais dix ans. Je l'ai gardé. Quand on l'ouvre, il y a une tête de mort de dessinée sur la première page avec écrit en rouge au crayon gras "Maman, si tu lis ce journal privé, je n'aimerais pas être à ta place car je te lance un sort et mes sorts marchent." J'écrivais sans fautes déjà à cet âge-là. C'est que je lisais énormément beaucoup et je savais lire depuis l'âge de quatre ans à cause de mon adorable grand-père qui me l'avait appris sur ses genoux le dimanche après-midi. Je me cachais pour lire car ma mère était persuadée que ça nuisait à mes yeux. J'avais déjà des lunettes épaisses et c'était sûrement à cause de toute cette lecture, pensait-elle. Alors, l'été, les livres étaient interdits et je devais obligatoirement aller jouer dehors. J'avais prévu le coup et j'avais heureusement des cachettes. J'en extirpais mes livres comme un fruit défendu et je me trouvais un petit coin d'où je pouvais lire tout en épiant les possibles dénonciateurs qu'étaient mes frères. Parfois, j'entendais crier "Maman, Libre lit un livre!" Merde! Maman se pointait immédiatement, m'arrachait l'objet du délit des mains et m'ordonnait de sauter à la corde ou bien, il y aurait du ménage à faire. La menace ultime et terrible, celle que j'utilise encore avec Quatorze ans quand elle ne veut pas faire ses devoirs. Mon petit frère, lui, téteux, la suivait en lui assurant que lui, il ne lirait jamais. Et il a tenu parole!

mardi 27 janvier 2009

La madame

Pour les enfants qui souffrent de troubles de l'attachement sévères, la famille n'est pas nécessairement le milieu de vie le plus adéquat. Les demandes affectives d'une famille aimante confrontent directement ces enfants dans leurs manques, non seulement cet amour qu'on leur offre, ils ne peuvent pas le rendre, mais il les agresse et les fait réagir. Les familles s'épuisent et l'enfant est déménagé de milieu, parfois à répétition.

Quand j'étais famille d'accueil, dans les cas où toutes les ressources avaient échoué, il y avait la madame. Une femme célibataire dans la quarantaine, qui avait ses méthodes et imposait sa loi. Les intervenants ne discutaient pas sa façon de faire, parce qu'avec elle, c'était à prendre ou à laisser.

Je l'avais connue lors de nos rencontres de famille d'accueil. Une maîtresse femme, corpulente et excentrique à souhaits, souvent habillée en rouge et avec... son petit caniche dans les bras et un gros trousseau de clé à la main. Elle barrait tout, absolument tout quand elle sortait, y compris le frigo et les armoires! Chez elle, il y avait neuf jeunes entre douze et dix-sept ans, deux par chambres. Impeccables les chambres car dans cette maison régnait une discipline de fer et pourtant, les jeunes voulaient habiter là et étaient prêts à de grands efforts pour y rester!

Elle habitait une grande maison avec une piscine. Quand un jeune débarquait chez elle, elle mettait cartes sur table. Je ne t'aime pas parce que je ne te connais pas mais je te respecte. Je suis famille d'accueil parce que c'est mon travail. Ici, tout le monde travaille et c'est moi qui dirige. On est pas une démocratie (tu ne sais pas c'est quoi une démocratie?, ok, je te l'expliquerai après), je suis le boss et vous devez suivre mes règles. Sinon, tu t'en vas, bonhomme et moi j'accueillerai un autre jeune.

Il y avait des corvées, des récompenses méritées, une vie quand même réglée mais le vendredi soir, c'était le party. Danse, friandises, musique au boutte, on s'amusait ferme et toute la nuit si on voulait. Pas d'alcool et pas de drogue mais le party. Et elle participait la madame.

La semaine, tout était réglé au quart de tour. La madame ne faisait ni l'épicerie, ni le lavage, ni la cuisine, ni le ménage. Mon but, nous expliquait-elle dans les réunions de famille d'accueil, c'est de rendre ces jeunes-là autonomes. Ne rien faire à leur place. Les entraîner à la vie en appartement. Quand ils vont sortir de chez moi, ils vont savoir tout faire. Alors, on fonctionnait en équipes de travail et ça allait rondement.

Un jeune qui ne se pliait pas partait. Immédiatement. Les autres, voyant que la madame ne faisait pas de grands discours mais agissait, la respectaient. Il fallait étudier ou travailler si on avait plus de seize ans pour habiter chez elle, mais elle ne se mêlait pas de trop près de la vie scolaire. Si on lui demandait de l'aide, elle en donnait, sinon, elle gérait au plus pressé.

Des jeunes qui n'avaient jamais pu s'intégrer nulle part, elle en a récupéré. Je me rappelle de ses clés, de sa grosse voix, de son petit caniche mais surtout, surtout, de son rire, un grand rire communicatif, un rire de party. Ses fêtes du vendredi soir devaient valoir la peine!

samedi 24 janvier 2009

La faim

Ça ne va pas si bien avec ma perte de poids. Le programme Weight Watchers marche quand on le suit, pas seulement quand on paie et qu'on lit sur le sujet ou qu'on en parle. Il faut faire des efforts, l'animatrice a raison. Je la paie pour qu'elle me dise de faire des efforts. J'ai faim. Au moment où j'écris ces lignes en ce beau samedi soir, j'ai faim. Il ne reste plus de points. Même les points supplémentaires sont sérieusement entamés et on n'est que samedi et la pesée est jeudi. J'ai faim donc. Je pourrais manger la soupe 0 points ou la salade sans vinaigrette mais je n'en ai vraiment aucune envie. Se changer les idées. Penser à autre chose. Se tenir occupée. Si j'avais un partenaire consentant, je ferais l'amour et je suis certaine que cette foutue faim passerait. J'en ai pas alors faut compenser autrement. Un verre de vin? Mais non, là aussi, il y a des points (les points, pour les néophytes Weight Watchers, ce sont des calories). Courir autour du bloc, autre bonne idée mais il fait vraiment vraiment trop froid. Alors je vais lire ma Presse avec de la tisane bien chaude et me tenir à ça. Je suis capable, bazouelle. Pensons à tous ceux qui ont arrêté de fumer. Eux aussi, ils souffrent. Encore mieux, pensons à ceux qui souffrent de la vraie faim, celle dont on peut mourir, celle qui dure depuis des jours. Bon, là ,c'est bien, je me fais honte. On est une société d'enfants gâtés, de privilégiés, de ventres pleins. Je ne vais quand même pas me laisser aller. Non. Je tiens bon. Un peu de yoga peut-être si j'ai le courage. Non, je n'ai pas le courage. Faut pas m'en demander trop quand même sinon je vais craquer. La Presse, la tisane, ça va aller.