C'est comme ça que je me sens. Écartelée entre ma mère et mes enfants qui ont tous plus de problèmes les uns que les autres. Je me protège du mieux que je peux pour ne pas craquer. Ainsi, une amie m'invite au restaurant avec ses filles. Elle a de graves problèmes avec une de ses filles. Je n'ai pas envie de voir ça ce soir. Ça ne va pas me détendre. Il faut me refaire de l'énergie. Je vois maman demain. Petit-fils est passé ici avec sa mère qui avait bien envie de le laisser ici, c'était assez évident, et de sortir. Sa stratégie? Laisser le petit demander s'il peut rester chez moi. Chantage émotif. Lâche. Et elle venait de faire une autre crise à ma plus jeune qui n'allait pas coucher chez elle. Coucher chez elle égalait probablement garder le petit neveu. Des fois celle-là (la mère du petit), on dirait que c'est une bonne fessée qui lui manque tellement elle peut être exécrable. Non, je ne les ai pas élevées comme ça et je suis contre tout châtiment corporel mais misère... ce qu'elle peut être chiante celle-là.
Elle a également tout plein de belles qualités mais je n'ai pas envie d'y penser en ce moment. J'ose espérer qu'une fois seule avec son enfant, elle ne lui fasse pas payer ses déboires et qu'elle change d'humeur.
samedi 9 mars 2013
vendredi 8 mars 2013
Spermatozoïdes
Petit-fils a trois ans. Je vais lui chercher plein de livres à la bibliothèque en même temps que je prends des livres pour mon bénévolat. Des livres de son âge. Et je prends entre autres, un joli livre sur les bébés. En première page, on voit dessiné un gros bébé qui nage dans le ventre de sa maman. Un livre coloré, attrayant et fait pour le préscolaire.
Je lui raconte le livre comme tous les autres. Une jolie histoire stylisée. Il y a bien une page avec une course de spermatozoïdes, qui sont représentés comme de joyeux gaillards turbulents. Plutôt drôle et amusant. Le mot spermatozoïde fait rire petit-fils, "un drôle de mot, grand-maman". Je le lui fais répéter jusqu'à ce qu'il arrive à le dire. Il est bien fier de lui et le répète en rigolant.
Ce charmant événement a failli faire un drame. N'a pas failli, a causé réellement un drame. Une chicane carabinée et sans fin entre l'ex de ma fille et ma fille. Selon l'interprétation du papa du bambin, j'ai fait l'éducation sexuelle de petit-fils, je lui ai tout dit, ce n'est pas de son âge, j'ai volé au père ce moment précieux quand l'enfant plus grand aurait besoin de lui pour lui expliquer les mystères de la vie. Je les ai étalés au grand jour les mystères. Là, le petit sait tout sur la pénétration, le sperme et tout et tout et tout... c'est dégoûtant, inapproprié et je suis une sorcière.
La sorcière, j'ai inventé. Mais ce qui résulte de la lecture d'un livre bien innocent (à mes yeux) est une chicane parentale majeure. Et j'en serais la cause! Wow!
Bon, les parents ne s'entendent pas trop. Ils sont séparés depuis deux ans, le père habite chez sa mère et il s'accroche encore à ma fille et lui fait des crises de jalousie. Mais quand même...
J'ai dit à ma fille que j'appellerais le père. Elle a dit non.
Finalement, je l'ai appelé quand même. Je lui ai décrit le livre et assuré que c'était bien un livre stylisé pour jeune enfant et que ce n'est pas parce que le petit a appris le mot spermatozoïde qu'il sait maintenant tout sur la sexualité. Il sait que les bébés viennent du ventre de la maman et que la maman nourrit le bébé avec son lait mais ses connaissances s'arrêtent pas mal là. Je ne veux d'aucune façon prendre la place des parents.
Mais le problème est plus profond. Il résulte de cette relation malsaine entre les deux parents. Combien de fois ai-je vu ma fille pleurer à cause d'une chicane avec le père. Il la harcèle sur son cellulaire, veut toujours savoir ce qu'elle fait, avec qui elle est. Comme il est le père de l'enfant et qu'il s'en occupe la moitié du temps, impossible pour ma fille de couper tout contact. Pas simple du tout.
Je lui raconte le livre comme tous les autres. Une jolie histoire stylisée. Il y a bien une page avec une course de spermatozoïdes, qui sont représentés comme de joyeux gaillards turbulents. Plutôt drôle et amusant. Le mot spermatozoïde fait rire petit-fils, "un drôle de mot, grand-maman". Je le lui fais répéter jusqu'à ce qu'il arrive à le dire. Il est bien fier de lui et le répète en rigolant.
Ce charmant événement a failli faire un drame. N'a pas failli, a causé réellement un drame. Une chicane carabinée et sans fin entre l'ex de ma fille et ma fille. Selon l'interprétation du papa du bambin, j'ai fait l'éducation sexuelle de petit-fils, je lui ai tout dit, ce n'est pas de son âge, j'ai volé au père ce moment précieux quand l'enfant plus grand aurait besoin de lui pour lui expliquer les mystères de la vie. Je les ai étalés au grand jour les mystères. Là, le petit sait tout sur la pénétration, le sperme et tout et tout et tout... c'est dégoûtant, inapproprié et je suis une sorcière.
La sorcière, j'ai inventé. Mais ce qui résulte de la lecture d'un livre bien innocent (à mes yeux) est une chicane parentale majeure. Et j'en serais la cause! Wow!
Bon, les parents ne s'entendent pas trop. Ils sont séparés depuis deux ans, le père habite chez sa mère et il s'accroche encore à ma fille et lui fait des crises de jalousie. Mais quand même...
J'ai dit à ma fille que j'appellerais le père. Elle a dit non.
Finalement, je l'ai appelé quand même. Je lui ai décrit le livre et assuré que c'était bien un livre stylisé pour jeune enfant et que ce n'est pas parce que le petit a appris le mot spermatozoïde qu'il sait maintenant tout sur la sexualité. Il sait que les bébés viennent du ventre de la maman et que la maman nourrit le bébé avec son lait mais ses connaissances s'arrêtent pas mal là. Je ne veux d'aucune façon prendre la place des parents.
Mais le problème est plus profond. Il résulte de cette relation malsaine entre les deux parents. Combien de fois ai-je vu ma fille pleurer à cause d'une chicane avec le père. Il la harcèle sur son cellulaire, veut toujours savoir ce qu'elle fait, avec qui elle est. Comme il est le père de l'enfant et qu'il s'en occupe la moitié du temps, impossible pour ma fille de couper tout contact. Pas simple du tout.
jeudi 7 mars 2013
Bénévolat
Hier, je me présente à mon bénévolat le même jour et à la même heure que d'habitude : 14h45. Ça prend du temps avant que la porte ne s'ouvre et la maman a l'air bien surprise de me voir là. C'est la relâche scolaire et elle avait pensé que je ne viendrais pas. J'avais pourtant bien dit "À la semaine prochaine!" quand j'ai quitté le mercredi précédent.
Elle me laisse entrer en s'excusant du désordre et en ramassant en vitesse. J'enlève mes chaussures. Tous les souliers sont dans l'entrée dans cette maison et les habitants s'y promènent pieds nus. C'est une bonne idée je trouve. Dans le salon, petit garçon est en train de jouer avec des legos, il fait des constructions intéressantes et il est ... en pyjama. Sa mère aussi d'ailleurs. Je vois toujours cet enfant en pyjama de toutes façons car les autres mercredis aussi, il met son pyj en arrivant de l'école.
J'apprendrai qu'il était pourtant allé avec maman faire une belle sortie ... au Mcdonald. Pas une grosse marche, ils habitent tout à côté. Je le regarde. Il grossit un peu plus à chaque fois que je le vois. Immense visage, les yeux deviennent bridés tellement la face est pleine, triple menton et bedaine proéminente. Il a neuf ans.
Et je ne peux rien faire là-dessus. Ce n'est pas mon mandat. Je suis là pour lui faire aimer la lecture, je suis là parce qu'il a des problèmes d'apprentissage.
Je me demande cependant si je ne devrais pas aborder le sujet. Parce que ça commence à s'appeler refus d'aide à un enfant en danger.
Il est aimé (très), propre, sa mère est charmante et de bonne volonté, son père, je l'ai rarement vu, mais c'est un gros travaillant. La mère aussi. Elle travaille dans une garderie 4 jours par semaine, sans parler le français et en baragouinant l'anglais. Attention aux garderies, parents! Vous êtes responsables de vous assurer de la qualité. Une très grosse responsabilité que le gouvernement remet ainsi aux parents. Comment s'assurer de la qualité d'une garderie alors que tu es absent et au travail pendant que ton enfant se fait garder. Les enfants confiés à cette éducatrice vont recevoir de bons soins affectifs, elle est certainement gentille et affectueuse, mais ils vont apprendre à parler quelle langue au juste? Si c'est le bengali, ça va, c'est la langue maternelle de la dame, mais sinon, un genre de franglais bâtard?
C'est la troisième année que je vais dans cette famille. Je les aime beaucoup. Ce sera la dernière cependant. Et je me demande si je fais une différence. Il aime les livres, oui, certainement, ça c'est un succès. Et je m'ouvre à la littérature jeunesse scientifique, parce que c'est son sujet préféré. Brillant, le petit gars. Il sait à peine lire (dyslexique selon moi) mais il apprend tout très rapidement, comprend vite, a une mémoire phénoménale et puis est plein d'idées, de vie, de spontanéité. Un petit garçon attachant.
Elle me laisse entrer en s'excusant du désordre et en ramassant en vitesse. J'enlève mes chaussures. Tous les souliers sont dans l'entrée dans cette maison et les habitants s'y promènent pieds nus. C'est une bonne idée je trouve. Dans le salon, petit garçon est en train de jouer avec des legos, il fait des constructions intéressantes et il est ... en pyjama. Sa mère aussi d'ailleurs. Je vois toujours cet enfant en pyjama de toutes façons car les autres mercredis aussi, il met son pyj en arrivant de l'école.
J'apprendrai qu'il était pourtant allé avec maman faire une belle sortie ... au Mcdonald. Pas une grosse marche, ils habitent tout à côté. Je le regarde. Il grossit un peu plus à chaque fois que je le vois. Immense visage, les yeux deviennent bridés tellement la face est pleine, triple menton et bedaine proéminente. Il a neuf ans.
Et je ne peux rien faire là-dessus. Ce n'est pas mon mandat. Je suis là pour lui faire aimer la lecture, je suis là parce qu'il a des problèmes d'apprentissage.
Je me demande cependant si je ne devrais pas aborder le sujet. Parce que ça commence à s'appeler refus d'aide à un enfant en danger.
Il est aimé (très), propre, sa mère est charmante et de bonne volonté, son père, je l'ai rarement vu, mais c'est un gros travaillant. La mère aussi. Elle travaille dans une garderie 4 jours par semaine, sans parler le français et en baragouinant l'anglais. Attention aux garderies, parents! Vous êtes responsables de vous assurer de la qualité. Une très grosse responsabilité que le gouvernement remet ainsi aux parents. Comment s'assurer de la qualité d'une garderie alors que tu es absent et au travail pendant que ton enfant se fait garder. Les enfants confiés à cette éducatrice vont recevoir de bons soins affectifs, elle est certainement gentille et affectueuse, mais ils vont apprendre à parler quelle langue au juste? Si c'est le bengali, ça va, c'est la langue maternelle de la dame, mais sinon, un genre de franglais bâtard?
C'est la troisième année que je vais dans cette famille. Je les aime beaucoup. Ce sera la dernière cependant. Et je me demande si je fais une différence. Il aime les livres, oui, certainement, ça c'est un succès. Et je m'ouvre à la littérature jeunesse scientifique, parce que c'est son sujet préféré. Brillant, le petit gars. Il sait à peine lire (dyslexique selon moi) mais il apprend tout très rapidement, comprend vite, a une mémoire phénoménale et puis est plein d'idées, de vie, de spontanéité. Un petit garçon attachant.
mercredi 6 mars 2013
Se sentir bien
C'est fou ce qu'une bonne nuit de sommeil dans son propre lit peut requinquer la madame! La vie est belle aujourd'hui, je suis prête à tout et je m'en vais chez l'entraîneur en plus. Il est maintenant mon ami depuis le temps qu'on se voit et ça me fera du bien non seulement de suer en sa compagnie mais également de lui parler de ma vie qu'il connaît si bien. Je connais bien la sienne également et j'ai sa vision masculine de la vie de conjoint et de père. C'est super intéressant. J'apprécie davantage toutes ces facettes de ma vie depuis que j'en ai été privée.
Vie, vie, vie, vie quatre fois dans mon court texte! Je laisse comme ça et j'en rajoute parce que je me sens en vie et que ma vie n'est pas finie! (ni la vie de ma mère d'ailleurs!).
Vie, vie, vie, vie quatre fois dans mon court texte! Je laisse comme ça et j'en rajoute parce que je me sens en vie et que ma vie n'est pas finie! (ni la vie de ma mère d'ailleurs!).
mardi 5 mars 2013
Culpabilité
Quatre nuits à coucher chez ma mère, cinq jours à vivre là tout en faisant des escapades d'après-midi bienvenues chez moi certains jours (dont aujourd'hui, merci, merci!) et je suis déjà épuisée. De voir ma mère vieillir me fait vieillir aussi. Et cette télé assourdissante (sourde maman) en musique de fond. Hier soir, c'était trop, je lui ai demandé si c'était possible de la baisser (gentiment, je suis encore gentille mais ma patience s'en va), elle a dit oui et s'est collée sur le téléviseur pour essayer de comprendre ce qui s'y disait. Elle refuse de mettre ses appareils auditifs et je ne comprends pas trop pourquoi, dès que j'en parle, la tension devient palpable. Alors, elle était donc tout près de la télé sur une chaise droite et moi dans le beau divan et la culpabilité de la mauvaise fille s'est mise de la partie. À ce moment-là, les émotions étaient bien mélangées. Coupable, oui, mais passive agressive également et puis il y avait Réal Bossé qui étranglait sa mère au même moment dans l'émission 19-2. Je me suis levée et j'ai monté le son (la manette ne marche plus), elle s'est assise de nouveau à mes côtés. J'avais viscéralement envie d'être ailleurs. Culpabilité. Encore.
lundi 4 mars 2013
Le poids
Plus tellement essentiel cette histoire de perte de poids depuis que mon univers est chamboulé avec la maladie de ma mère.
Je suis bel et bien dans un plateau. Je pèse encore et toujours depuis quelques semaines maintenant, 166 livres. Ça ne bouge pas du tout.
Et je me suis rappelé qu'il y a 5 ans, du temps de Monsieur Relation, j'avais réussi à atteindre ce poids-là, et peut-être même 164 une seule journée mais je n'avais jamais réussi à descendre plus bas, quels que soient mes efforts. Et puis le poids avait regrimpé. Faut pas refaire les mêmes patterns, non.
Mettons que la perte de poids n'est plus l'élément principal de ma vie mais ce n'est certainement pas une raison pour reprendre du poids. Je ne vais pas alourdir ma vie qui n'est pas si facile déjà.
Pas de plan déterminé. Il n'y a même pas de pèse-personne chez maman alors l'habitude de me peser tous les jours est tombée d'elle-même. Je continue à faire de l'exercice comme je peux. Du yoga à la maison et de la marche rapide quand je peux aussi.
Avec le temps, ma mère devrait récupérer et je retrouverai du temps libre. Hier, je suis allée faire provision de fruits et légumes pour chez elle. Pas une grosse mangeuse de légumes ma mère. J'ai fait une grosse salade (ma plus jeune est venue souper avec nous) et ma mère et ma fille ont mis du jambon dedans et moi des légumineuses. Tout le monde était content.
Je suis bel et bien dans un plateau. Je pèse encore et toujours depuis quelques semaines maintenant, 166 livres. Ça ne bouge pas du tout.
Et je me suis rappelé qu'il y a 5 ans, du temps de Monsieur Relation, j'avais réussi à atteindre ce poids-là, et peut-être même 164 une seule journée mais je n'avais jamais réussi à descendre plus bas, quels que soient mes efforts. Et puis le poids avait regrimpé. Faut pas refaire les mêmes patterns, non.
Mettons que la perte de poids n'est plus l'élément principal de ma vie mais ce n'est certainement pas une raison pour reprendre du poids. Je ne vais pas alourdir ma vie qui n'est pas si facile déjà.
Pas de plan déterminé. Il n'y a même pas de pèse-personne chez maman alors l'habitude de me peser tous les jours est tombée d'elle-même. Je continue à faire de l'exercice comme je peux. Du yoga à la maison et de la marche rapide quand je peux aussi.
Avec le temps, ma mère devrait récupérer et je retrouverai du temps libre. Hier, je suis allée faire provision de fruits et légumes pour chez elle. Pas une grosse mangeuse de légumes ma mère. J'ai fait une grosse salade (ma plus jeune est venue souper avec nous) et ma mère et ma fille ont mis du jambon dedans et moi des légumineuses. Tout le monde était content.
Message en passant
Je passe chez moi entre deux présences auprès de ma mère. Elle va mieux dernièrement et ça a un rapport direct avec mon initiative de couper des médicaments. Les pas essentiels, ceux qui contrôlent la douleur et que je soupçonnais de la rendre zombi et impotente. Je ne voyais plus de lumière dans ses yeux. Cette nouvelle femme absente, je ne la connaissais pas.
Depuis hier matin, avec les gros médocs contenant de la codéine coupés, elle semble mieux cognitivement. On peut de nouveau avoir des conversations, pas facilement car elle est presque sourde, mais la communication est rétablie.
Alors je couche là-bas, ma plus jeune va me remplacer mercredi soir car j'ai un cours sur les vins avec ma-fille-qui-a-un-enfant. On ne va pas manquer ça. youppi! La vie continue et elle peut être belle, c'est ce que je me répète. On va faire du mieux qu'on peut avec maman. Ne pas tout prendre à ma charge non plus. Déléguer. Ne pas m'épuiser. Bref, suivre tous les conseils d'usage que je donnerais à une personne dans ma nouvelle situation d'aide-soignante.
Et conserver le plus possible l'autonomie de ma mère, le plus longtemps. Dès qu'on pourra se retirer, on se retirera, dès que sa sécurité ne sera plus compromise. Agir selon ses souhaits, être à l'écoute.
Elle a des fils, ma mère, mais ils travaillent. Je ne suis pas seule là-dedans cependant. Faut partager. Je ne m'entends pas bien du tout avec un de mes frères mais je l'ai appelé pour lui parler de maman. Il n'a pas la même vision que moi de la situation. Il m'énerve encore. Laisser passer. Respirer. Un jour à la fois.
Non, Nanou la Terre, elle est revenue de Floride ma mère et je peux aller chez elle en autobus. Ma fille-qui-a-un-enfant a mon auto. Elle en a besoin pour son travail.
Depuis hier matin, avec les gros médocs contenant de la codéine coupés, elle semble mieux cognitivement. On peut de nouveau avoir des conversations, pas facilement car elle est presque sourde, mais la communication est rétablie.
Alors je couche là-bas, ma plus jeune va me remplacer mercredi soir car j'ai un cours sur les vins avec ma-fille-qui-a-un-enfant. On ne va pas manquer ça. youppi! La vie continue et elle peut être belle, c'est ce que je me répète. On va faire du mieux qu'on peut avec maman. Ne pas tout prendre à ma charge non plus. Déléguer. Ne pas m'épuiser. Bref, suivre tous les conseils d'usage que je donnerais à une personne dans ma nouvelle situation d'aide-soignante.
Et conserver le plus possible l'autonomie de ma mère, le plus longtemps. Dès qu'on pourra se retirer, on se retirera, dès que sa sécurité ne sera plus compromise. Agir selon ses souhaits, être à l'écoute.
Elle a des fils, ma mère, mais ils travaillent. Je ne suis pas seule là-dedans cependant. Faut partager. Je ne m'entends pas bien du tout avec un de mes frères mais je l'ai appelé pour lui parler de maman. Il n'a pas la même vision que moi de la situation. Il m'énerve encore. Laisser passer. Respirer. Un jour à la fois.
Non, Nanou la Terre, elle est revenue de Floride ma mère et je peux aller chez elle en autobus. Ma fille-qui-a-un-enfant a mon auto. Elle en a besoin pour son travail.
vendredi 1 mars 2013
Mère malade
Ne peut pas rester seule. Je pars chez elle avec valise. Ne sais pas pour combien de temps. Pas d'ordi là-bas.
Les bons pères de famille
Ma plus vieille travaille dans un salon de massage. Érotique le salon. Ouvert 24 heures. J'en apprends beaucoup sur la vie, sur les hommes, sur l'inquiétude, sur se calmer le pompom aussi et évidemment sur ne pas porter de jugements, pas porter de jugements pas porter de jugements. J'en porte pourtant. J'ai des accès de mépris. Pas envers les filles qui travaillent là. Non, évidemment. Des filles très jeunes. Ma fille qui va avoir 24 ans est déjà vieille pour le métier. Les clients veulent des 18 ans. Aux gros seins et au petit corps. Bon, mais qui sont-ils donc ces clients? Et ouvert 24 heures, il doit bien y avoir des heures creuses, non? Et ça doit marcher plus fort la fin de semaine?
Mais non, la mère, j'avais tout faux. Les heures fastes sont la semaine, avant le travail et après. De cinq à sept, les soirs de semaine, les filles ne fournissent pas et il faut appeler du renfort. Facile de dire à madame qu'on a eu un client et qu'on va rentrer un peu plus tard. Ni vu ni connu. Et ceux qui y vont... avant d'aller travailler, le matin, hein, vraiment? Oui, mom, il y en a plein à cette heure-là. À l'heure du dîner aussi. Et des très vieux là, des très vieux bedonnants qui viennent se faire faire des hand-jobs par des jeunesses au corps parfait qui pourraient être leur petite-fille. Le coeur me lève. Va falloir que je pratique beaucoup le "ne pas porter de jugements".
Mais non, la mère, j'avais tout faux. Les heures fastes sont la semaine, avant le travail et après. De cinq à sept, les soirs de semaine, les filles ne fournissent pas et il faut appeler du renfort. Facile de dire à madame qu'on a eu un client et qu'on va rentrer un peu plus tard. Ni vu ni connu. Et ceux qui y vont... avant d'aller travailler, le matin, hein, vraiment? Oui, mom, il y en a plein à cette heure-là. À l'heure du dîner aussi. Et des très vieux là, des très vieux bedonnants qui viennent se faire faire des hand-jobs par des jeunesses au corps parfait qui pourraient être leur petite-fille. Le coeur me lève. Va falloir que je pratique beaucoup le "ne pas porter de jugements".
jeudi 28 février 2013
La faim
Bon, je me pèse tous les jours, pas parce que c'est la bonne chose à faire, juste parce que je ne peux m'en empêcher. Ça me permet quand même de réaliser qu'on est déjà jeudi et que je n'ai rien perdu encore. Pas pris non plus. Je maintiens.
Je veux pas maintenir, bazouelle, je veux maigrir!
Je mange bien, je fais de l'exercice, j'ai même monté la montagne mardi et je récidive aujourd'hui. Je me sens bien, je me sentirais bien si je maigrissais plutôt, car là, non, je ne me sens pas bien dans ma tête vu que je suis frustrée.
Bien manger, faire de l'exercice et manger à sa faim, voilà la clé du maintien du poids. J'ai découvert la clé du maintien, faut que je m'en rappelle. Pour plus tard. Pas maintenant!
Maintenant, c'est l'heure de la faim et des privations. Maigrir en douceur, sans s'en rendre compte, ça ne marche pas. C'est un choc pour l'organisme que de le délester de son poids. Le corps y tient à son poids en trop, il s'y accroche. C'est violent, maigrir. Pas naturel du tout. Faut un instinct de combattante et une détermination à toute épreuve. J'ai tout ça. Faut m'en servir. Now!
Je veux pas maintenir, bazouelle, je veux maigrir!
Je mange bien, je fais de l'exercice, j'ai même monté la montagne mardi et je récidive aujourd'hui. Je me sens bien, je me sentirais bien si je maigrissais plutôt, car là, non, je ne me sens pas bien dans ma tête vu que je suis frustrée.
Bien manger, faire de l'exercice et manger à sa faim, voilà la clé du maintien du poids. J'ai découvert la clé du maintien, faut que je m'en rappelle. Pour plus tard. Pas maintenant!
Maintenant, c'est l'heure de la faim et des privations. Maigrir en douceur, sans s'en rendre compte, ça ne marche pas. C'est un choc pour l'organisme que de le délester de son poids. Le corps y tient à son poids en trop, il s'y accroche. C'est violent, maigrir. Pas naturel du tout. Faut un instinct de combattante et une détermination à toute épreuve. J'ai tout ça. Faut m'en servir. Now!
mercredi 27 février 2013
Fragilité et lâcher prise
Je suis assez forte en général. Fonceuse, pas trop nuancée, grande gueule. Mais il y a une chose qui peut me faire sentir toute petite et sur le bord des larmes: ce qui arrive à ma mère ou à mes enfants. Ainsi, ma mère de 87 ans est tombée en Floride. Elle revient ce soir. Nez amoché, oeil au beurre noir, côtes fêlées. L'inquiétude me ronge. Je la verrai demain matin. Elle ne l'a pas demandé. Pas demandante ma mère. Et puis, je me parle, je me calme, je ne peux rien faire sauf lâcher prise. C'est ce que je ferai. Je serai chez elle demain matin et j'évaluerai ses besoins. Sans aller au-delà. Préserver l'autonomie, c'est important. Ma mère est une femme fière.
mardi 26 février 2013
Personnalité
On maigrit selon notre personnalité. L'idéal, selon les diététistes, c'est d'abord et avant tout de bien manger en respectant scrupuleusement le guide alimentaire canadien et donc les quatre groupes alimentaires. Si on abaisse un tantinet notre apport de calories (sans jamais parler de calories, un mot tabou), alors on devrait tranquillement, bien tranquillement, très tranquillement, avec une lenteur extrême, voir son poids baisser. La perte de poids, même minime, se situe sur des mois et des années. Les diététistes travaillent sur la satiété. Le fameux moment où on sait intuitivement qu'on a assez mangé et là, on s'arrête naturellement, sans effort. Les gens qui ont toujours été minces ont ce réflexe. Les enfants également mais on le leur bousille souvent ce réflexe. Allez, bébé, une bouchée pour papa, et pour tante Gertrude, et voilà l'avion qui s'en vient, ouvre la bouche, vrrrrroum! dans l'aéroport!
Ce que les diététistes avec leurs belles théories ne comprennent pas, c'est que les gens qui sont gros n'ont plus ce réflexe de manger juste assez et de s'arrêter. S'ils l'avaient, ils ne seraient pas gros, me semble que c'est une évidence.
Maigrir lentement, je suis d'accord... pour les autres!
Ça ne marche pas avec moi. Je ne fais pas les choses lentement dans la vie, faut que ça bouge, faut des résultats. Sinon, je décroche. Je ne veux pas décrocher, je veux avancer, je veux réussir. Je vais tout faire pour. Si, malgré mes efforts intenses, ça ne marche pas (mais dans ma tête, je me dis "Ça marchera!Ça marchera!"), alors, je ferai preuve d'humilité et je réévaluerai mes positions et mes méthodes.
Évidemment, ne faites pas comme moi. Je ne suis pas un exemple. Le mieux, c'est la raisonnabilité. Je ne suis pas dans le mieux, je suis dans l'action et faut que ça bouge. Mais ça, c'est moi et ma personnalité. On maigrit selon sa personnalité, voilà ma théorie. Ce qui fonctionne super bien pour une personne sera un flop pour une autre. S'adapter à qui on est, voilà. Me semble.
Ce que les diététistes avec leurs belles théories ne comprennent pas, c'est que les gens qui sont gros n'ont plus ce réflexe de manger juste assez et de s'arrêter. S'ils l'avaient, ils ne seraient pas gros, me semble que c'est une évidence.
Maigrir lentement, je suis d'accord... pour les autres!
Ça ne marche pas avec moi. Je ne fais pas les choses lentement dans la vie, faut que ça bouge, faut des résultats. Sinon, je décroche. Je ne veux pas décrocher, je veux avancer, je veux réussir. Je vais tout faire pour. Si, malgré mes efforts intenses, ça ne marche pas (mais dans ma tête, je me dis "Ça marchera!Ça marchera!"), alors, je ferai preuve d'humilité et je réévaluerai mes positions et mes méthodes.
Évidemment, ne faites pas comme moi. Je ne suis pas un exemple. Le mieux, c'est la raisonnabilité. Je ne suis pas dans le mieux, je suis dans l'action et faut que ça bouge. Mais ça, c'est moi et ma personnalité. On maigrit selon sa personnalité, voilà ma théorie. Ce qui fonctionne super bien pour une personne sera un flop pour une autre. S'adapter à qui on est, voilà. Me semble.
lundi 25 février 2013
Quelques chiffres
25 février: 166.4
18 février: 166.2
11 février: 166.6
4 février: 168.6
28 janvier: 169.2
21 janvier: 173.2
14 janvier: 174.4
7 janvier: 172.2
31 décembre:174.8
24 décembre:176
17 décembre:178.6
10 décembre:180
Constatations: la perte de poids était bien partie mais stagne depuis deux semaines. Or, j'ai un objectif précis à atteindre. Je vise un minimum de deux livres perdues cette semaine. Ajouter du cardio et soustraire des calories devrait me permettre d'y arriver.
Aucun repas au restaurant.
18 février: 166.2
11 février: 166.6
4 février: 168.6
28 janvier: 169.2
21 janvier: 173.2
14 janvier: 174.4
7 janvier: 172.2
31 décembre:174.8
24 décembre:176
17 décembre:178.6
10 décembre:180
Constatations: la perte de poids était bien partie mais stagne depuis deux semaines. Or, j'ai un objectif précis à atteindre. Je vise un minimum de deux livres perdues cette semaine. Ajouter du cardio et soustraire des calories devrait me permettre d'y arriver.
Aucun repas au restaurant.
Pas maigri
Pas une once, pas un gramme. Bon, je me pèse tous les jours, donc j'avais bel et bien perdu un peu. Tout repris. Je le savais. Relâche un peu. Mais pas débandade quand même. J'en suis donc à ... 8 livres de mon poids santé et 16 livres du but que je me suis fixé.
Pas découragée du tout. Hier, j'ai bien failli m'acheter le fameux carré aux dattes qui était devenu une obsession et je l'aurais fait s'il avait été frais du jour. Comme ce n'était pas le cas, je me suis acheté des dattes. Pas trop bon pour la glycémie mais au moins, un sucre tout à fait naturel.
Et puis, j'ai moins bougé cette semaine. Trois cours de yoga, un de Pilates et ma session avec l'entraîneur, rien d'autre.
Alors, je le savais bien que je ne verrais pas de perte aujourd'hui.
C'est demain que je commence le cardio-montagne. J'ai une belle énergie et je m'en vais au yoga.
On continue.
Pas découragée du tout. Hier, j'ai bien failli m'acheter le fameux carré aux dattes qui était devenu une obsession et je l'aurais fait s'il avait été frais du jour. Comme ce n'était pas le cas, je me suis acheté des dattes. Pas trop bon pour la glycémie mais au moins, un sucre tout à fait naturel.
Et puis, j'ai moins bougé cette semaine. Trois cours de yoga, un de Pilates et ma session avec l'entraîneur, rien d'autre.
Alors, je le savais bien que je ne verrais pas de perte aujourd'hui.
C'est demain que je commence le cardio-montagne. J'ai une belle énergie et je m'en vais au yoga.
On continue.
dimanche 24 février 2013
Résister
Tout ce qui monte trop haut finit par redescendre. Motivation à zéro aujourd'hui. Et pourtant, je ne craquerai pas. J'ai des fantasmes de sucre à la crème ce qui est curieux car c'est quelque chose que je ne mangeais jamais. Ou bien un carré aux dattes, un seul, ça oui, j'en mangeais! Des bons.
Je suis comme celui qui tente de se sevrer de la cigarette. Il ne fume plus depuis un mois et là, il a tellement envie d'en griller une qu'il le fait et tous ses efforts sont anéantis. Impossible de ne pas en fumer une deuxième un peu plus tard.
Je me sens comme ça. La fatigue joue un grand rôle. Dormi dans le même lit avec petit-fils qui est venu me rejoindre parce qu'il avait mouillé son pyjama. Il bouge la nuit, petit-fils, bouge et parle aussi. Hier soir, on est allés voir Montréal en Lumières et on a lu plein de livres ensuite, collés l'un sur l'autre, en réchauffant nos pieds frigorifiés qui avaient gelé dans nos bottes qui ne valent pas de la marde. L'année prochaine, je nous achète des Sorel, et à lui et à moi. Fini les pieds mouillés!
Je suis comme celui qui tente de se sevrer de la cigarette. Il ne fume plus depuis un mois et là, il a tellement envie d'en griller une qu'il le fait et tous ses efforts sont anéantis. Impossible de ne pas en fumer une deuxième un peu plus tard.
Je me sens comme ça. La fatigue joue un grand rôle. Dormi dans le même lit avec petit-fils qui est venu me rejoindre parce qu'il avait mouillé son pyjama. Il bouge la nuit, petit-fils, bouge et parle aussi. Hier soir, on est allés voir Montréal en Lumières et on a lu plein de livres ensuite, collés l'un sur l'autre, en réchauffant nos pieds frigorifiés qui avaient gelé dans nos bottes qui ne valent pas de la marde. L'année prochaine, je nous achète des Sorel, et à lui et à moi. Fini les pieds mouillés!
samedi 23 février 2013
Kilo motivé
Le livre de Guy Bourgeois. Lu une page à la librairie. Celle où il parle du plaisir de dire non par rapport au plaisir de manger. La satisfaction de manger peu, manger bien, dire poliment non quand on nous offre une autre assiette, le plaisir de se sentir mince et en contrôle et bien dans sa peau, qui vaut mille fois le plaisir gustatif de quelques ou plusieurs bouchées de trop.
Je n'ai pas besoin du livre. Je sais déjà tout ça et je vais le prouver en perdant ce qui me reste à perdre. Quand on perd trente livres et plus, on devient une nouvelle personne, il dit ça aussi dans une autre page. J'aurai perdu trente livres avant l'été. Je visualise. Là, j'en suis à quinze de perdues depuis le 10 décembre 2012. La moitié du chemin de fait. La dernière partie sera la plus difficile selon mon entraîneur qui s'y connaît. Le corps résiste. Il faut l'amadouer, le corps est mon ami, il verra comme nous serons mieux et plus en forme avec moins de poids à porter.
Alors la base de la perte de poids, c'est la motivation et la mienne est forte. Ce qui pourrait me démotiver? L'absence de résultats. Il m'en faut des résultats. Bon, une livre par semaine, c'est un résultat que j'accepte mais à moins de ça, non. Si c'est le cas, je vais réévaluer rapidement pour obtenir des résultats qui vont maintenir ma motivation.
Je n'ai pas besoin du livre. Je sais déjà tout ça et je vais le prouver en perdant ce qui me reste à perdre. Quand on perd trente livres et plus, on devient une nouvelle personne, il dit ça aussi dans une autre page. J'aurai perdu trente livres avant l'été. Je visualise. Là, j'en suis à quinze de perdues depuis le 10 décembre 2012. La moitié du chemin de fait. La dernière partie sera la plus difficile selon mon entraîneur qui s'y connaît. Le corps résiste. Il faut l'amadouer, le corps est mon ami, il verra comme nous serons mieux et plus en forme avec moins de poids à porter.
Alors la base de la perte de poids, c'est la motivation et la mienne est forte. Ce qui pourrait me démotiver? L'absence de résultats. Il m'en faut des résultats. Bon, une livre par semaine, c'est un résultat que j'accepte mais à moins de ça, non. Si c'est le cas, je vais réévaluer rapidement pour obtenir des résultats qui vont maintenir ma motivation.
vendredi 22 février 2013
Cardio
Cardio il y aura. À l'extérieur, pour profiter de la vitamine D et du paysage et me vider la tête. La montagne donc. Ma magnifique montagne qui n'attend que moi. J'ai souvent parlé de monter la montagne et je l'ai déjà escaladée, oui. Mais un peu, quelques jours et puis je lâchais. Parce que le défi était trop grand. Je voulais y aller tous les jours. Trop. Là, mon défi sera de monter ma belle montagne jusqu'au belvédère trois fois par semaine. C'est réaliste car je ne veux abandonner aucune de mes autres activités de yoga, musculation et pilates. J'inscrirai les jours de montée à l'agenda et je m'y tiendrai. Je pense que c'est un super plan.
J'avais maigri ce matin. Normal, je fais tout pour.
Vu "La pista Tango" hier. Beau spectacle mais je m'attendais à plus de tango alors que c'est d'abord et avant tout un excellent spectacle de cirque argentin. Une fois réajustée à la réalité, j'ai apprécié tous ces beaux corps souples et puissants et leur performance. Musiciens fantastiques avec merveilleuse musique de tango. J'adore le tango.
J'avais maigri ce matin. Normal, je fais tout pour.
Vu "La pista Tango" hier. Beau spectacle mais je m'attendais à plus de tango alors que c'est d'abord et avant tout un excellent spectacle de cirque argentin. Une fois réajustée à la réalité, j'ai apprécié tous ces beaux corps souples et puissants et leur performance. Musiciens fantastiques avec merveilleuse musique de tango. J'adore le tango.
jeudi 21 février 2013
Hungry for change
L'athlétique Kä me recommande le documentaire "Hungry for change". Pas tout vu mais assez pour saisir le message. Ils sont anti-régimes. Et je les comprends et les approuve, oui, oui. Si par diète, on fait l'équation peu de calories et plus d'exercices pour arriver à un déficit qui nous fait perdre du poids et qu'ensuite, une fois le poids perdu, on revient à une alimentation toute croche incluant des colas et des sucreries, bingo! c'est la recette idéale pour la reprise des kilos avec un poids plus élevé qu'avant le régime et un chemin idéal vers la maladie également.
Mais je ne me sens pas concernée. Parce que je suis aussi anti-sucre que la vidéo ne l'est, parce que je ne mange que biologique, parce que ce n'est pas tant la qualité de mon alimentation qui explique mon excès de poids mais bien la quantité. Pas tout à fait vrai. Du sucre, j'en ai déjà mangé et en excès. La fameuse modération dont les diététistes parlent tant n'existe pas si on considère que le sucre est une drogue nocive et addictive qui nous empoisonne. La vidéo a cette vision que je partage.
Donner des sucreries à nos enfants, c'est les empoisonner. Je suis excessive? Oui. Les mamans Kinders qui se font payer pour chanter les louanges de produits nocifs pour les enfants sont immorales. Ou inconscientes. Ignorantes. Je préfère penser ignorantes qu'avides et aveuglées par l'appât du gain.
La qualité de l'alimentation, je trouve donc ça primordial, capital, essentiel et incontournable.
Je respecte évidemment la liberté de choix de chacun et chacune. Je n'achale personne avec mes idées et ce n'est que dans mon blogue que je les expose de façon aussi abrupte.
Je déteste tout autant la cigarette et il m'est arrivé d'aimer des fumeurs. Je ne suis pas une ayatollah de la bonne santé (peut-être un peu quand même héhé! mais discrètement).
Dans ce que j'ai vu de la vidéo, on déclare également que les régimes sont nuls vu que la majorité des gens reprend tout le poids perdu et plus encore. C'est vrai que plusieurs reprennent. Mais c'est comme pour les mariages dont un sur deux finit par un divorce. Je préfère me dire qu'un mariage sur deux dure. Je serai de celles dont le poids sera maintenu. Il n'en dépend que de moi.
En pitonnant sur youtube pour trouver "Hungry for change", vu la vidéo du dr Jay Wortman, un médecin canadien atteint de diabète de type2 qui se serait guéri avec une diète sans aucun carb, ni pain, ni pâte, ni riz, jamais. Maintient un bon niveau de sucre et un poids santé depuis 8 ans avec ce régime. J'ai déjà lu un livre dernièrement qui parlait de la même recette et blâmait les directives actuelles aux diabétiques leur recommandant de manger des carbs. Pas pris le titre en notes malheureusement.
Mais je ne me sens pas concernée. Parce que je suis aussi anti-sucre que la vidéo ne l'est, parce que je ne mange que biologique, parce que ce n'est pas tant la qualité de mon alimentation qui explique mon excès de poids mais bien la quantité. Pas tout à fait vrai. Du sucre, j'en ai déjà mangé et en excès. La fameuse modération dont les diététistes parlent tant n'existe pas si on considère que le sucre est une drogue nocive et addictive qui nous empoisonne. La vidéo a cette vision que je partage.
Donner des sucreries à nos enfants, c'est les empoisonner. Je suis excessive? Oui. Les mamans Kinders qui se font payer pour chanter les louanges de produits nocifs pour les enfants sont immorales. Ou inconscientes. Ignorantes. Je préfère penser ignorantes qu'avides et aveuglées par l'appât du gain.
La qualité de l'alimentation, je trouve donc ça primordial, capital, essentiel et incontournable.
Je respecte évidemment la liberté de choix de chacun et chacune. Je n'achale personne avec mes idées et ce n'est que dans mon blogue que je les expose de façon aussi abrupte.
Je déteste tout autant la cigarette et il m'est arrivé d'aimer des fumeurs. Je ne suis pas une ayatollah de la bonne santé (peut-être un peu quand même héhé! mais discrètement).
Dans ce que j'ai vu de la vidéo, on déclare également que les régimes sont nuls vu que la majorité des gens reprend tout le poids perdu et plus encore. C'est vrai que plusieurs reprennent. Mais c'est comme pour les mariages dont un sur deux finit par un divorce. Je préfère me dire qu'un mariage sur deux dure. Je serai de celles dont le poids sera maintenu. Il n'en dépend que de moi.
En pitonnant sur youtube pour trouver "Hungry for change", vu la vidéo du dr Jay Wortman, un médecin canadien atteint de diabète de type2 qui se serait guéri avec une diète sans aucun carb, ni pain, ni pâte, ni riz, jamais. Maintient un bon niveau de sucre et un poids santé depuis 8 ans avec ce régime. J'ai déjà lu un livre dernièrement qui parlait de la même recette et blâmait les directives actuelles aux diabétiques leur recommandant de manger des carbs. Pas pris le titre en notes malheureusement.
mercredi 20 février 2013
La motivation
Il y a une charmante (je l'ai rencontrée!) Nathalie de Québec qui me lit depuis longtemps et que je lisais également du temps où elle tenait un blogue, qui m'écrit des choses intéressantes en privé. Quand elle me lit, elle croit percevoir tant de souffrances et d'efforts dans ma démarche de perte de poids qu'elle se demande si ça en vaut la peine et si je ne devrais pas mettre un peu de douceur dans ma vie au lieu de m'acharner pour quelques kilos qui possiblement, font partie de moi. Peut-être ne suis-je pas faite pour être mince?
En même temps, il y a Caméléon, alias "Musclée" dans mon blogroll, qui a parti un groupe de soutien basé sur le livre de Guy Bourgeois, "Kilo motivé". Je n'ai pas lu le livre mais il ne s'agirait pas d'un livre de perte de poids traditionnel qui parle de calories et d'exercices, mais bien de la volonté et de la motivation de maigrir.
Cette motivation, cette année, en 2013, je l'ai pour vrai! Oui, j'ai toujours parlé de perte de poids et d'exercice dans mon blogue, année après année et non, je n'ai jamais atteint mon poids santé. Exact. Qu'est-ce qui a donc changé pour que je sois si certaine de moi cette fois?
Il y a mon doc qui veut absolument que je prenne des statines pour mon cholestérol. Je suis anti-médicaments, vraiment. Je prends bien des synthroids pour ma glande thyroïde, mais là, on parle de vie ou de mort et je veux vivre! Me semble que si j'arrive avec trente livres de moins à mon prochain rendez-vous médical, mon cholestérol ne pourra qu'être amélioré.
Deuxième motivation: j'aurai 60 ans en 2013. Je veux vivre le reste de ma vie mince et en santé. J'y tiens. Plus de temps à perdre.
Troisième motivation: combattre le diabète qui me menace. Le poids et l'exercice sont les enjeux sur lesquels j'ai prise.
En quoi ces motivations sont-elles différentes et plus solides que celles que j'avais avant?
J'ai des photos de moi à quarante ans, souriante et épanouie, avec plein d'enfants autour de moi, des enfants adoptés, des enfants d'accueil, les enfants de mon chum. Job à temps plein, grande maison à tenir, thérapies pour certains enfants, sorties familiales, formations diverses, implication dans un groupe de parents adoptants. J'ai le sourire fendu jusqu'aux oreilles et je dois bien peser pas loin de 190 livres si je me fie aux photos. Aucune importance. Je ne prends pas soin de moi, je prends soin des autres. Aucun effort pour maigrir ici. Pas le temps de me regarder dans le miroir de toutes façons.
Et puis mon père meurt des complications du diabète. J'ai 48 ans. On m'offre de faire partie d'un protocole de recherches pour les enfants de diabétiques intolérants au glucose. Je passe le test pour réaliser que oui, je suis bel et bien intolérante au glucose. Le diabète me quette. Paniquée, je décide de faire de l'exercice pour la première fois de ma vie, je m'inscris à un groupe de marche au parc Angrignon "Cardio plein air". De très pénible la première année, je deviens par la suite accro à l'exercice et je le suis encore aujoud'hui. Une magnifique découverte.
Les années qui suivent, je perds et gagne mais je surveille toujours assez étroitement pour ne plus atteindre de sommets astronomiques. Mais mon poids santé, non, je ne l'atteins jamais même s'il m'est arrivé de le frôler.
Cette fois, je l'aurai. Parce que je le veux et parce que c'est moi qui décide.
Aucun effort ne me semble trop grand. Je ne privilégie aucune méthode sauf celle qui marche. Je me fous des théories. Ma façon de faire sera la bonne car c'est celle qui me mènera au succès. Cette fois, mon coach, c'est moi.
Je suis faite pour être mince et en santé. Je me sens déjà tellement mieux que le 10 décembre 2012, alors que je pesais quatorze livres de plus et je me sentirai encore mieux le .. ...., quand j'aurai perdu les huit livres qui me manquent pour atteindre mon poids santé et encore mieux le .. ..., quand j'aurai atteint 150 livres, objectif de poids final que je conserverai pour toujours.
J'avais des dates précises en tête pour mes objectifs et il semble que ce soit une bonne idée d'en avoir, mais, étant donné le ralentissement de la perte de poids, va falloir réviser le tout ou trouver une façon de repartir en grand la perte. J'y travaille.
En attendant, bénévolat avec mon petit garçon obèse qui a des troubles d'apprentissage. Le poids, le poids, je ne m'en sors pas même en bénévolant! N'empêche, c'est cruel de faire ça à un enfant. Quand un enfant de 9 ans est gros, ce sont ses parents les responsables. Je rêve de la journée où sa mère va remarquer que je maigris et me demander comment et ouvrir un peu cette question surpoids du petit qui n'est tellement pas petit pour son âge.
En même temps, il y a Caméléon, alias "Musclée" dans mon blogroll, qui a parti un groupe de soutien basé sur le livre de Guy Bourgeois, "Kilo motivé". Je n'ai pas lu le livre mais il ne s'agirait pas d'un livre de perte de poids traditionnel qui parle de calories et d'exercices, mais bien de la volonté et de la motivation de maigrir.
Cette motivation, cette année, en 2013, je l'ai pour vrai! Oui, j'ai toujours parlé de perte de poids et d'exercice dans mon blogue, année après année et non, je n'ai jamais atteint mon poids santé. Exact. Qu'est-ce qui a donc changé pour que je sois si certaine de moi cette fois?
Il y a mon doc qui veut absolument que je prenne des statines pour mon cholestérol. Je suis anti-médicaments, vraiment. Je prends bien des synthroids pour ma glande thyroïde, mais là, on parle de vie ou de mort et je veux vivre! Me semble que si j'arrive avec trente livres de moins à mon prochain rendez-vous médical, mon cholestérol ne pourra qu'être amélioré.
Deuxième motivation: j'aurai 60 ans en 2013. Je veux vivre le reste de ma vie mince et en santé. J'y tiens. Plus de temps à perdre.
Troisième motivation: combattre le diabète qui me menace. Le poids et l'exercice sont les enjeux sur lesquels j'ai prise.
En quoi ces motivations sont-elles différentes et plus solides que celles que j'avais avant?
J'ai des photos de moi à quarante ans, souriante et épanouie, avec plein d'enfants autour de moi, des enfants adoptés, des enfants d'accueil, les enfants de mon chum. Job à temps plein, grande maison à tenir, thérapies pour certains enfants, sorties familiales, formations diverses, implication dans un groupe de parents adoptants. J'ai le sourire fendu jusqu'aux oreilles et je dois bien peser pas loin de 190 livres si je me fie aux photos. Aucune importance. Je ne prends pas soin de moi, je prends soin des autres. Aucun effort pour maigrir ici. Pas le temps de me regarder dans le miroir de toutes façons.
Et puis mon père meurt des complications du diabète. J'ai 48 ans. On m'offre de faire partie d'un protocole de recherches pour les enfants de diabétiques intolérants au glucose. Je passe le test pour réaliser que oui, je suis bel et bien intolérante au glucose. Le diabète me quette. Paniquée, je décide de faire de l'exercice pour la première fois de ma vie, je m'inscris à un groupe de marche au parc Angrignon "Cardio plein air". De très pénible la première année, je deviens par la suite accro à l'exercice et je le suis encore aujoud'hui. Une magnifique découverte.
Les années qui suivent, je perds et gagne mais je surveille toujours assez étroitement pour ne plus atteindre de sommets astronomiques. Mais mon poids santé, non, je ne l'atteins jamais même s'il m'est arrivé de le frôler.
Cette fois, je l'aurai. Parce que je le veux et parce que c'est moi qui décide.
Aucun effort ne me semble trop grand. Je ne privilégie aucune méthode sauf celle qui marche. Je me fous des théories. Ma façon de faire sera la bonne car c'est celle qui me mènera au succès. Cette fois, mon coach, c'est moi.
Je suis faite pour être mince et en santé. Je me sens déjà tellement mieux que le 10 décembre 2012, alors que je pesais quatorze livres de plus et je me sentirai encore mieux le .. ...., quand j'aurai perdu les huit livres qui me manquent pour atteindre mon poids santé et encore mieux le .. ..., quand j'aurai atteint 150 livres, objectif de poids final que je conserverai pour toujours.
J'avais des dates précises en tête pour mes objectifs et il semble que ce soit une bonne idée d'en avoir, mais, étant donné le ralentissement de la perte de poids, va falloir réviser le tout ou trouver une façon de repartir en grand la perte. J'y travaille.
En attendant, bénévolat avec mon petit garçon obèse qui a des troubles d'apprentissage. Le poids, le poids, je ne m'en sors pas même en bénévolant! N'empêche, c'est cruel de faire ça à un enfant. Quand un enfant de 9 ans est gros, ce sont ses parents les responsables. Je rêve de la journée où sa mère va remarquer que je maigris et me demander comment et ouvrir un peu cette question surpoids du petit qui n'est tellement pas petit pour son âge.
lundi 18 février 2013
Pesée du lundi
Perdu une demi-livre. C'est trop peu. Va falloir changer quelque chose. Introduire le cardio intensif? C'était ma bouée de secours. Pourtant, je ne me sens pas prête à en faire une règle, un défi et une obligation. Pas encore. Bientôt. Cette semaine, on continue comme on est partie. Encore plus de légumes et je reprends mon souper poisson/salade un jour sur deux. Bon pour le coeur et les omega3. Mais le cardio s'en vient. Et comme je ne fais pas les choses à moitié...
En attendant, départ pour mon heure et demie de yoga au gym. Bonne semaine à tous!
En attendant, départ pour mon heure et demie de yoga au gym. Bonne semaine à tous!
samedi 16 février 2013
Conversation
L'amie de Radio-Canada vit en couple. Sa question:"On dirait que tu ne t'ennuies pas du tout de ta vie d'avant, quand on ne parlait que des hommes et de tes rencontres. J'ai la bonne interprétation?"
On venait de parler pendant plus d'une heure dans l'ordre: de nos enfants, nos voyages, ceux que nous ferons et ceux que nous ne ferons pas, le maudit cegep de sa fille qui veut encore se mettre en grève et elle en a plus qu'assez des enfants gâtés, le régime, le poids, les ww et là, elle me faisait réaliser que d'habitude, on ne parle que d'hommes. Surtout moi. Mes rencontres. Et elle aimait ça, je le sais, elle m'aiguillait toujours là-dessus quand je déraillais du sujet chaud qui l'émoustillait visiblement. Et puis, là, plus rien.
Peut-être qu'elle ne voudra plus dîner avec moi? Je suis devenue plate un peu. Pas tant que ça quand même parce qu'elle m'a invitée en croisière avec une gang de ses amies de filles. Dans un an! Pas habituée à planifier tellement d'avance moi. J'ai dit oui.
On venait de parler pendant plus d'une heure dans l'ordre: de nos enfants, nos voyages, ceux que nous ferons et ceux que nous ne ferons pas, le maudit cegep de sa fille qui veut encore se mettre en grève et elle en a plus qu'assez des enfants gâtés, le régime, le poids, les ww et là, elle me faisait réaliser que d'habitude, on ne parle que d'hommes. Surtout moi. Mes rencontres. Et elle aimait ça, je le sais, elle m'aiguillait toujours là-dessus quand je déraillais du sujet chaud qui l'émoustillait visiblement. Et puis, là, plus rien.
Peut-être qu'elle ne voudra plus dîner avec moi? Je suis devenue plate un peu. Pas tant que ça quand même parce qu'elle m'a invitée en croisière avec une gang de ses amies de filles. Dans un an! Pas habituée à planifier tellement d'avance moi. J'ai dit oui.
vendredi 15 février 2013
Je parle (un peu) de mes enfants
Je m'en vais dîner au restaurant avec une amie qui travaille à Radio-Canada. Sans danger. Elle est toujours au régime et fait maniaquement attention à son poids. Alors on va manger au restaurant de Radio-Canada qui est très correct. Facile d'avoir un repas poisson/légumes. Sécurité donc.
Bien qu'hier, la journée a été comme ci, comme ça. J'avais pris une demi-livre ce matin. Fiou! Je m'attendais à pire.
Ma fille ainée chérie de 23 ans a reçu un collier en or, des fleurs et est sortie voir Don Jovi hier. "Il est trop sweet" son chum actuel, celui qui a 65 ans. C'est ce qu'elle vient de m'écrire sur mon cell. Alors, je respecte ses choix de vie. Rien d'immoral à sortir avec quelqu'un qui n'est pas de notre âge. Je pourrais bien avoir un jeune chum de vingt ans et ce serait de mes affaires. Respect, ouverture, compréhension, droiture, franchise. Ce sont des valeurs qui sont basiques chez moi et qui font que je me sens bien dans ma peau.
Hier, j'ai pris un café avec une maman adoptive qui a adopté deux filles d'origine chinoise. La plus jeune a 19 ans et elle a des problèmes d'apprentissage comme ma Dix-huit ans. Elles sont d'ailleurs allées à Vanguard ensemble. À la fin de son cours, elle a été engagée par l'entreprise de restauration qui l'avait prise en stage, mais on ne lui donnait que 15 ou 20 heures de travail par semaine. Elle a quitté et passe ses journées à regarder la télévision et à promener son chien. La mère, qui travaille à temps plein, tolère la situation. Je lui ai envoyé plein de ressources par internet, celles qui ont servi à ma fille à moi pour au moins se trouver un stage payé. Pas de réponse. Je devine que la fin de mon courriel "Nos filles, handicapées ou pas, n'ont pas besoin de notre pitié. Elles doivent se faire une place dans le monde." n'a probablement pas aidé. Elle a dû se sentir jugée. Mais peut-être pas non plus. Je vais vérifier. Rien de plus dangereux que d'interpréter le comportement d'une autre personne.
Bien qu'hier, la journée a été comme ci, comme ça. J'avais pris une demi-livre ce matin. Fiou! Je m'attendais à pire.
Ma fille ainée chérie de 23 ans a reçu un collier en or, des fleurs et est sortie voir Don Jovi hier. "Il est trop sweet" son chum actuel, celui qui a 65 ans. C'est ce qu'elle vient de m'écrire sur mon cell. Alors, je respecte ses choix de vie. Rien d'immoral à sortir avec quelqu'un qui n'est pas de notre âge. Je pourrais bien avoir un jeune chum de vingt ans et ce serait de mes affaires. Respect, ouverture, compréhension, droiture, franchise. Ce sont des valeurs qui sont basiques chez moi et qui font que je me sens bien dans ma peau.
Hier, j'ai pris un café avec une maman adoptive qui a adopté deux filles d'origine chinoise. La plus jeune a 19 ans et elle a des problèmes d'apprentissage comme ma Dix-huit ans. Elles sont d'ailleurs allées à Vanguard ensemble. À la fin de son cours, elle a été engagée par l'entreprise de restauration qui l'avait prise en stage, mais on ne lui donnait que 15 ou 20 heures de travail par semaine. Elle a quitté et passe ses journées à regarder la télévision et à promener son chien. La mère, qui travaille à temps plein, tolère la situation. Je lui ai envoyé plein de ressources par internet, celles qui ont servi à ma fille à moi pour au moins se trouver un stage payé. Pas de réponse. Je devine que la fin de mon courriel "Nos filles, handicapées ou pas, n'ont pas besoin de notre pitié. Elles doivent se faire une place dans le monde." n'a probablement pas aidé. Elle a dû se sentir jugée. Mais peut-être pas non plus. Je vais vérifier. Rien de plus dangereux que d'interpréter le comportement d'une autre personne.
jeudi 14 février 2013
À ne pas faire
Essayer de passer une grosse touffe de chou frisé dans mon merveilleux shake du matin (recette dans le billet précédent shake, shake, shake) en m'imaginant que ça n'en changera pas le goût tout en ajoutant plein de vitamines à mon régime alimentaire. En grosse quantité, ça change définitivement le goût et le plaisir gustatif en est totalement altéré. Je le mange parce que le gaspillage est incompatible avec moi, mais c'est le dernier essai du genre!
mercredi 13 février 2013
mardi 12 février 2013
Maigrir ou voyager?
Maigrir! Mes compagnons de voyage avec lesquels je suis allée plusieurs fois en Asie vont cette fois en Italie et m'invitent. L'Italie? C'est cher et mes amis aiment boire et manger et moi aussi. L'Italie quand on veut perdre du poids? Non. Une chose à la fois.
lundi 11 février 2013
Pesée du lundi
Deux livres de perdues pendant la semaine. Quatorze livres de perdues depuis le 10 décembre 2012. À huit livres de mon poids santé. Cette fois, c'est la bonne!
dimanche 10 février 2013
Alligators et punaises
Je me "sens" maigrir. Oui, littéralement. Comme si le gras me coulait sur le corps, entrait dans le caniveau pour s'en aller nourrir les alligators. Les alligators des égoûts. On ne peut plus en acheter des alligators. Mais dans ma jeunesse, oui. De petits alligators tout mignons que les gens gardaient dans des aquariums. Le problème, c'est que ça grossit ces petites bêtes et ça ne reste pas mignon très longtemps. Et puis les acheteurs se rendaient compte que c'est plate un peu. Tu rentres du travail, tu parles à ton alligator et puis il ne répond jamais. Arrrive le jour où il te mord le doigt. Tu en as marre de ton adolescent d'alligator rebelle. Tu en fais quoi? Tu flushes la toilette après l'avoir jeté dedans, en te dépêchant pendant qu'il peut encore y entrer dans ta toilette, ton alligator grossissant. Il survit évidemment et se nourrit de rats et de toutes sortes de déchets appétissants depuis tellement d'années qu'il est gros, ton alligator jeté. Il a rencontré une dame alligator et ils ont fait de jolis bébés qui batifolent dans les tréfonds montréalais. Ce sont donc ces alligators-là qui se régalent de mon gras. Du moins, c'est le genre de rêve éveillé que je fais. Car je dors peu, chers amis, tout occupée que je suis à me demander si des punaises de lit ne sont pas en train de me dévorer. Je n'en ai pas vu mais je les sens, je les pressens, je les redoute tout en étant persuadée que je les vaincrai si elles existent. Pour l'instant, elles n'existent que dans ma tête, mais je suis vigilante, oui, je vigile, je n'en dors plus, je capote un peu, un capotage tout doux et demain matin, j'irai au yoga avec une amie toujours en retard qui veut venir avec moi. Dilemne? Je la laisse là si elle est en retard ou bien je l'attends et je suis également en retard? Mausus, pourquoi donc l'ai-je invitée. Il y a mon lavage qui sonne, Prêt, me dit-il. Je lave tout à l'eau chaude, encore là, peur des punaises de lit. Pas peur, prévention et vigilance. Mais je maigris, du moins j'en suis persuadée. Me semble que demain je monterai triomphalement sur mon pèse-personne. Ma plus vieille, dont je ne dois pas parler, a 23 ans et un chum de 65 ans avec lequel elle habite. Elle est magnifique mais la semaine prochaine, elle se fait refaire les seins. Monsieur qui paie tout paiera et la soignera.
samedi 9 février 2013
Obsédée
Je le suis. Avant, c'était par les hommes et le sexe, j'ai changé ça par une obsession pour la perte de poids. Bien que cette obsession ait toujours été là avant aussi. J'ai toujours écrit là-dessus et ça a toujours fait partie de mon parcours. Ce qui a changé, c'est que là, il ne me reste que dix livres à perdre pour y arriver à mon poids santé et 18 pour atteindre le poids que je me suis fixé et qui sera mon poids équilibre pour le reste de ma vie. Cette fois sera la bonne. Rien pour me distraire. Mes enfants, je les mets de côté, je n'en parle même pas, bien fière de ça. J'ai vu l'Homme-qui-veut-se-marier cette semaine, il est venu manger chez moi, ce n'était pas ce qui était prévu, il venait me chercher, je l'ai invité à entrer, on s'est mis à parler, ça n'en finissait plus et puis je lui ai proposé de manger chez moi et il a répondu oui comme si c'était tout à fait ce qu'il avait prévu dès le début! Il est économe le monsieur, alors qu'il a une pension très confortable. Se cherche des voyages archi-cheap. Le plus drôle, c'est que je vais peut-être aller en Turquie avec lui. Petit voyage pas cher et puis j'ai toujours voulu aller en Turquie. Chacun dans notre chambre évidemment. Deux semaines. Un voyage de vieux. Il ne veut pas trop marcher mais on marche toujours de toutes façons dans un voyage de groupe. Deux semaines pas cher dans une destination qui m'enchante et avec une personne que je connais déjà? Pas grand chose à perdre, je suis prête à faire des compromis.
Je progresse beaucoup en yoga. Par rapport à moi, toujours, c'est la beauté du yoga, rien de compétitif à moins qu'on ne soit une nature compétitive qui zieute le tapis du voisin. J'ai déjà été comme ça, je connais. Fini. Et ma prof préférée que je suis religieusement, nous fait méditer, essaie de nous faire méditer. C'est immensément difficile de chasser les pensées et de vivre ici maintenant dans le moment présent. Je connais tous les bienfaits de la méditation pour avoir lu là-dessus, pour l'instant, c'est plutôt de la torture. Les bienfaits viendront plus tard.
Une heureuse, merveilleuse réalisation: finie la dépression automnale, je suis pleine d'énergie, j'irradie même et ce n'est pas parce que ma vie est facile (oui, quand même, la mienne l'est) ni parce que mes enfants vont bien (est-ce qu'un jour les quatre iront bien?) Le bonheur part de l'intérieur.
Je progresse beaucoup en yoga. Par rapport à moi, toujours, c'est la beauté du yoga, rien de compétitif à moins qu'on ne soit une nature compétitive qui zieute le tapis du voisin. J'ai déjà été comme ça, je connais. Fini. Et ma prof préférée que je suis religieusement, nous fait méditer, essaie de nous faire méditer. C'est immensément difficile de chasser les pensées et de vivre ici maintenant dans le moment présent. Je connais tous les bienfaits de la méditation pour avoir lu là-dessus, pour l'instant, c'est plutôt de la torture. Les bienfaits viendront plus tard.
Une heureuse, merveilleuse réalisation: finie la dépression automnale, je suis pleine d'énergie, j'irradie même et ce n'est pas parce que ma vie est facile (oui, quand même, la mienne l'est) ni parce que mes enfants vont bien (est-ce qu'un jour les quatre iront bien?) Le bonheur part de l'intérieur.
vendredi 8 février 2013
Ménage
Connaissez-vous Flylady, chers lecteurs et lectrices? C'est la belle Sahée qui me l'a fait découvrir. Elle est anglophone, pas mince du tout (on ne peut pas avoir toutes les qualités) mais sa maison est spotless, my friends. Et elle peut vous entraîner pour que la vôtre le soit aussi. Elle va bien essayer de vous vendre des gugusses de ménage en passant, c'est de bonne guerre, mais on peut suivre ses sages conseils sans rien acheter et je lui en suis reconnaissante. Depuis son défi de janvier, je ne peux tout simplement plus me coucher le soir sans vérifier mon évier de cuisine. "Did you shine your sink?" nous demandait-elle sans cesse. L'habitude a fini par rentrer. Ce mois-ci, on fait de l'espace, "declutttering your home" est le défi du mois. Moins intéressant pour moi. J'avais pas mal fait le vide avant d'entrer dans mon petit condo. Plus si petit que ça mon condo en fait, maintenant qu'on en vend de 400 pieds carrés et que c'est même un marché lucratif.
jeudi 7 février 2013
Décompte
9h15
1 tasse de gruau 157 et une banane 110 et 1c table beurre d'amandes 100 lait du café 28
total: 395
13h45
3 tasses de salade de chou rouge, vert, carottes et poivron rouge 125 et un délice des dieux, soit 1 boîte de foie de morue islandais tousain à 489 calories
total: 605 calories
Il me reste donc 400 calories pour mon souper. Ça devrait aller très bien. De toutes façons, préférable de manger moins le soir.
15h30
soupe wonton aux crevettes 90 et un demi-pamplemousse 30
total 120
19h
haricots verts 20
ragoût bourguignon végé du Commensal 270 cal
total 290 calories
Total de la journée: 1410 calories
1 tasse de gruau 157 et une banane 110 et 1c table beurre d'amandes 100 lait du café 28
total: 395
13h45
3 tasses de salade de chou rouge, vert, carottes et poivron rouge 125 et un délice des dieux, soit 1 boîte de foie de morue islandais tousain à 489 calories
total: 605 calories
Il me reste donc 400 calories pour mon souper. Ça devrait aller très bien. De toutes façons, préférable de manger moins le soir.
15h30
soupe wonton aux crevettes 90 et un demi-pamplemousse 30
total 120
19h
haricots verts 20
ragoût bourguignon végé du Commensal 270 cal
total 290 calories
Total de la journée: 1410 calories
mercredi 6 février 2013
Calories, calories, calories
Je commence le comptage de calories demain. Mille quatre cents calories par jour. Ça me fait peur. Je l'ai pourtant déjà fait et assez souvent même. Mais en privé, sans en parler dans mon blogue. Et je le faisais, le lâchais, je trichais, j'y revenais, je laissais tomber le tout, j'essayais un régime, je grossissais, maigrissais, recomptais, ne comptais plus quand je voyais bien que je dépassais de beaucoup l'objectif et surtout, je ne maigrissais pas vraiment et je n'étais généralement pas très fière de moi.
Alors, je ne suis pas certaine que ça marche pour moi le comptage de calories. Je vais pourtant réessayer. Différemment. En me guidant sur mes goûts et envies, pas nécessairement sur ce que devrait être un régime équilibré. On élimine tout sucre, ça c'est certain. Mais à part le sucre que je m'interdis, je vais me permettre tout ce qui me passe par la tête, en autant que je reste dans mon nombre de calories allouées. Si j'ai envie de manger des frites, let's go! Il ne me restera plus rien à manger? Ce sont les règles du jeu.
Je veux m'amuser. Pas certaine que de se restreindre à 1400 calories soit la voie de l'amusement total, mais tout peut être amusant si on le veut.
Et je vais essayer de ne pas me peser tous les jours. Le pourrai-je? Non, je ne le pourrai pas, alors je ne le ferai pas.
Mon blogue s'en vient un vrai blogue de régime. Plus d'homme, pas de job et mes enfants dont je ne veux plus parler. C'est le temps ou jamais de maigrir et je me centre là-dessus avec enthousiasme, folie et grandiosité. La grandiosité de la perte de poids? Oui. J'en suis là.
Alors, je ne suis pas certaine que ça marche pour moi le comptage de calories. Je vais pourtant réessayer. Différemment. En me guidant sur mes goûts et envies, pas nécessairement sur ce que devrait être un régime équilibré. On élimine tout sucre, ça c'est certain. Mais à part le sucre que je m'interdis, je vais me permettre tout ce qui me passe par la tête, en autant que je reste dans mon nombre de calories allouées. Si j'ai envie de manger des frites, let's go! Il ne me restera plus rien à manger? Ce sont les règles du jeu.
Je veux m'amuser. Pas certaine que de se restreindre à 1400 calories soit la voie de l'amusement total, mais tout peut être amusant si on le veut.
Et je vais essayer de ne pas me peser tous les jours. Le pourrai-je? Non, je ne le pourrai pas, alors je ne le ferai pas.
Mon blogue s'en vient un vrai blogue de régime. Plus d'homme, pas de job et mes enfants dont je ne veux plus parler. C'est le temps ou jamais de maigrir et je me centre là-dessus avec enthousiasme, folie et grandiosité. La grandiosité de la perte de poids? Oui. J'en suis là.
mardi 5 février 2013
Tout ou rien
C'est ce qui marche avec moi. Je ne suis pas nuancée. Quand je décroche, je décroche trop, trop vite et je reviens à mes mauvaises habitudes.
J'aime le sucré. C'est une drogue. Et quand j'y regoûte, j'en ai immédiatement encore envie.
Hier matin, je pesais 168 livres. Deux livres envolées encore. Bonheur. Satisfaction. Et relâchement. Et puis mon régime Digest diet est fini. On va passer à autre chose. Mais j'étais entre-deux. Dangereux. Très dangereux.
Je me regardais dans les glaces, dans les vitrines des magasins aussi. Même mon manteau d'hiver me fait mieux en étant légèrement trop grand. Alors, en après-midi, en achetant mes aliments santé, je suis passée devant les carrés aux dattes. Ceux du Métro de mon quartier sont faits sur place, je connais même la fille qui les fait, fille d'une de mes amies. J'ai regardé la date. Frais du jour. Presque chauds encore. Ils sont enveloppés individuellement. J'ai quand même pris le plus petit. Mais même le plus petit était énorme.
Dégusté tranquillement après avoir passé la gâterie au micro-ondes, juste un peu, pour qu'elle fonde vraiment dans la bouche. Avec un petit verre de lait écrémé. Lentement, ne pas perdre une miette de ce plaisir. S'en rappeler longtemps. Jusque là, tout allait bien. Une seule entorse à mon régime sans sucre après deux semaines sans aucun dérapage, c'est rien du tout. Aussi bien en profiter pleinement sans culpabilité. Ce que je fis.
Le soir, j'avais petit-fils avec moi. J'allais le chercher à la garderie et il couchait chez moi. Bon souper, saumon, brocoli, salade et riz brun. Tout bio. Parfait.
Le riz, pour bien faire, une seule cuillerée à table. Je ne prends pas de carbs le soir d'habitude. Un verre de vin de 4 on., oui, tous les soirs. Ça fait même partie de mon régime Digest Diet. Le vin, en petite quantité, favoriserait la santé et même la perte de poids, études à l'appui. Alors, je blague avec petit-fils, on rigole, il est si adorable. Je me sens détendue et je me ressers du riz et tant qu'à faire, un deuxième verre de vin. Je me sens si bien et on passe une magnifique soirée, petit-fils de trois ans et trois quart et moi!
Ce matin, je pesais 170.2 livres. Bon, bon, bon. Les régimes, ceux qui sont restrictifs, marchent, qu'on pense à Dukan par exemple. Mon amie Enidan a perdu 14 livres en 24 jours avec ça. Le problème, c'est qu'on reprend tout beaucoup plus vite encore. Il faut faire énormément attention. Méthodiquement attention. Maniaquement attention.
Ce matin, en rentrant après avoir laissé petit-fils à la garderie, mon autobus me laisse juste devant un café. J'y entre. Automatisme. Je commande un café latte au lait écrémé. Automatisme. Avec un gâteau aux graines de pavot avec un glaçage blanc écoeurant que j'adore. Automatisme. Je vois ce que je fais. Je sais ce que je fais. Et je bois et je mange en lisant ma Presse.
La gestion du poids est une lutte continuelle pour ceux et celles qui ont des problèmes à devenir et à rester minces. C'est beaucoup dans la tête que ça se passe.
Non, je ne vais pas continuer sur cette mauvaise pente. Oui, je vais me reprendre en mains.
Mais mon combat à moi ressemble à celui d'une alcoolique. Le sucre, je ne dois pas y toucher du tout. Il provoque une perte de contrôle dans mon cerveau. Il me drogue et m'enlève de la volonté. En manger raisonnablement comme les gens minces et normaux? Impossible! C'est le diable, c'est l'enfer, c'est ma perte, c'est le diabète, c'est le poids qui s'accumule, la dépression qui me guette. Le sucre? Non, pitié, non. Loin de moi cette engeance. Pour toujours.
J'aime le sucré. C'est une drogue. Et quand j'y regoûte, j'en ai immédiatement encore envie.
Hier matin, je pesais 168 livres. Deux livres envolées encore. Bonheur. Satisfaction. Et relâchement. Et puis mon régime Digest diet est fini. On va passer à autre chose. Mais j'étais entre-deux. Dangereux. Très dangereux.
Je me regardais dans les glaces, dans les vitrines des magasins aussi. Même mon manteau d'hiver me fait mieux en étant légèrement trop grand. Alors, en après-midi, en achetant mes aliments santé, je suis passée devant les carrés aux dattes. Ceux du Métro de mon quartier sont faits sur place, je connais même la fille qui les fait, fille d'une de mes amies. J'ai regardé la date. Frais du jour. Presque chauds encore. Ils sont enveloppés individuellement. J'ai quand même pris le plus petit. Mais même le plus petit était énorme.
Dégusté tranquillement après avoir passé la gâterie au micro-ondes, juste un peu, pour qu'elle fonde vraiment dans la bouche. Avec un petit verre de lait écrémé. Lentement, ne pas perdre une miette de ce plaisir. S'en rappeler longtemps. Jusque là, tout allait bien. Une seule entorse à mon régime sans sucre après deux semaines sans aucun dérapage, c'est rien du tout. Aussi bien en profiter pleinement sans culpabilité. Ce que je fis.
Le soir, j'avais petit-fils avec moi. J'allais le chercher à la garderie et il couchait chez moi. Bon souper, saumon, brocoli, salade et riz brun. Tout bio. Parfait.
Le riz, pour bien faire, une seule cuillerée à table. Je ne prends pas de carbs le soir d'habitude. Un verre de vin de 4 on., oui, tous les soirs. Ça fait même partie de mon régime Digest Diet. Le vin, en petite quantité, favoriserait la santé et même la perte de poids, études à l'appui. Alors, je blague avec petit-fils, on rigole, il est si adorable. Je me sens détendue et je me ressers du riz et tant qu'à faire, un deuxième verre de vin. Je me sens si bien et on passe une magnifique soirée, petit-fils de trois ans et trois quart et moi!
Ce matin, je pesais 170.2 livres. Bon, bon, bon. Les régimes, ceux qui sont restrictifs, marchent, qu'on pense à Dukan par exemple. Mon amie Enidan a perdu 14 livres en 24 jours avec ça. Le problème, c'est qu'on reprend tout beaucoup plus vite encore. Il faut faire énormément attention. Méthodiquement attention. Maniaquement attention.
Ce matin, en rentrant après avoir laissé petit-fils à la garderie, mon autobus me laisse juste devant un café. J'y entre. Automatisme. Je commande un café latte au lait écrémé. Automatisme. Avec un gâteau aux graines de pavot avec un glaçage blanc écoeurant que j'adore. Automatisme. Je vois ce que je fais. Je sais ce que je fais. Et je bois et je mange en lisant ma Presse.
La gestion du poids est une lutte continuelle pour ceux et celles qui ont des problèmes à devenir et à rester minces. C'est beaucoup dans la tête que ça se passe.
Non, je ne vais pas continuer sur cette mauvaise pente. Oui, je vais me reprendre en mains.
Mais mon combat à moi ressemble à celui d'une alcoolique. Le sucre, je ne dois pas y toucher du tout. Il provoque une perte de contrôle dans mon cerveau. Il me drogue et m'enlève de la volonté. En manger raisonnablement comme les gens minces et normaux? Impossible! C'est le diable, c'est l'enfer, c'est ma perte, c'est le diabète, c'est le poids qui s'accumule, la dépression qui me guette. Le sucre? Non, pitié, non. Loin de moi cette engeance. Pour toujours.
vendredi 1 février 2013
Coup de pied
Celui que je dois me donner pour aller au gym faire ma musculation. Depuis ce matin que je tangiverse et hésite et procrastine. Je sais pourtant que je me sentirai si bien et si fière de moi après. Go!
Plus tard: C'est fait! Courte visite, 25 minutes en tout. Cinq minutes d'échauffement sur bicyclette, pectoraux avec poids de 15 livres (je vise 20 lbs prochainement) 15x3 entrecoupé par des dips sur banc pour les triceps. Machine pour l'intérieur des cuisses (3x15) et les hanches (2X15). Rendue là, j'étais déjà crevée, alors deux répétitions sur la machine à abdos au maximum de mes capacités et je me suis sauvée! Quand mon entraîneur est là, c'est certain que j'en fais davantage, il me pousse, me motive et ne me lâche pas. C'est pour ça que je le paie. Mais quand même, je suis fière d'aller faire de la muscu par moi-même. J'y retourne dimanche. Demain matin, yoga.
Plus tard: C'est fait! Courte visite, 25 minutes en tout. Cinq minutes d'échauffement sur bicyclette, pectoraux avec poids de 15 livres (je vise 20 lbs prochainement) 15x3 entrecoupé par des dips sur banc pour les triceps. Machine pour l'intérieur des cuisses (3x15) et les hanches (2X15). Rendue là, j'étais déjà crevée, alors deux répétitions sur la machine à abdos au maximum de mes capacités et je me suis sauvée! Quand mon entraîneur est là, c'est certain que j'en fais davantage, il me pousse, me motive et ne me lâche pas. C'est pour ça que je le paie. Mais quand même, je suis fière d'aller faire de la muscu par moi-même. J'y retourne dimanche. Demain matin, yoga.
jeudi 31 janvier 2013
Recette de déjeuner
Quinoa crémeux
La recette est encore tirée de mon livre du "Digest diet" mais je l'ai interprétée à ma manière, elle devient donc mienne!
Une tasse de quinoa ou de gruau avec du son de blé si on veut ou bien le mélange des trois
Une tasse et demie d'eau
On laisse cuire doucement à couvert une dizaine de minutes. Surveiller pour ne pas que ça colle
On rajoute une tasse de lait de notre choix écrémé et sans sucre évidemment (lait de vache, de soya, de riz, d'amandes etc. tout est bon bon bon!)
On laisse mijoter 5 à 10 minutes et on rajoute une c. à table de graines de lin moulues.
Ajouter de l'extrait de vanille ou d'amandes à la toute fin.
Ensuite, on divise le mélange dans quatre beaux petits bols à déjeuner (je prends mes jolis bols à desserts) et voilà quatre déjeuners santé de prêts. Yé!
Avant de déguster, on écale quelques belles noix et on en parsème le dessus de notre magnifique bol (2 c. à thé par bol). Si c'est trop chaud, hop! un peu de lait. Enjoy!
286 calories et plein de vitamines, fibres, calcium,etc. du bonbon pour votre santé
La recette est encore tirée de mon livre du "Digest diet" mais je l'ai interprétée à ma manière, elle devient donc mienne!
Une tasse de quinoa ou de gruau avec du son de blé si on veut ou bien le mélange des trois
Une tasse et demie d'eau
On laisse cuire doucement à couvert une dizaine de minutes. Surveiller pour ne pas que ça colle
On rajoute une tasse de lait de notre choix écrémé et sans sucre évidemment (lait de vache, de soya, de riz, d'amandes etc. tout est bon bon bon!)
On laisse mijoter 5 à 10 minutes et on rajoute une c. à table de graines de lin moulues.
Ajouter de l'extrait de vanille ou d'amandes à la toute fin.
Ensuite, on divise le mélange dans quatre beaux petits bols à déjeuner (je prends mes jolis bols à desserts) et voilà quatre déjeuners santé de prêts. Yé!
Avant de déguster, on écale quelques belles noix et on en parsème le dessus de notre magnifique bol (2 c. à thé par bol). Si c'est trop chaud, hop! un peu de lait. Enjoy!
286 calories et plein de vitamines, fibres, calcium,etc. du bonbon pour votre santé
Mes enfants
Je me suis dit: cette fois, je ne vais pas parler de mes enfants dans mon blogue. Et c'est ce que je fais. Mais misère, c'est difficile. Parce qu'il y en a une qui me trouble énormément. Alors, je vais parler de moi face à ce trouble. Quand on souffre d'un trouble envahissant, qui nous réveille la nuit, quand des images dérangeantes se forment dans notre café, quand on n'arrive pas à penser à autre chose, on fait quoi?
Soyons clairs également, je n'ai aucune prise pour changer ce qui me trouble tant. Alors je suis troublée négativement par quelque chose que je ne peux changer et que je dois donc accepter. Accepter l'inacceptable.
Des pistes auxquelles je songe en écrivant: me tenir loin de toute nouvelle concernant cette personne. Plus j'en sais, plus je souffre et n'oublions pas que je suis impuissante. Et puis, ce n'est pas elle qui communique avec moi non plus. Alors, coupons les informations à la source.
Je me rappelle quand le père de mon enfant m'avait laissée pour une grande blonde, j'aimais creuser le bobo, faire sortir le pus et agrandir la plaie. Je demandais toujours à tout le monde s'ils les avaient vus, s'il lui tenait la main, comment elle était habillée. Je me torturais sciemment et j'y prenais probablement plaisir. J'avais 27 ans. C'est fini tout ça. La vie est trop courte pour faire exprès de se la gâcher.
Donc, me tenir loin des nouvelles destructrices.
Ensuite, l'action? Ça m'a toujours servie. Occupée à des activités que j'aime ou bien à me faire suer à quelque chose de difficile, je ne pense plus à rien. Bon.
Rire, m'amuser? Très énormément plus difficile ça. En fait, je n'y arrive pas. Pas du tout.
Soyons clairs également, je n'ai aucune prise pour changer ce qui me trouble tant. Alors je suis troublée négativement par quelque chose que je ne peux changer et que je dois donc accepter. Accepter l'inacceptable.
Des pistes auxquelles je songe en écrivant: me tenir loin de toute nouvelle concernant cette personne. Plus j'en sais, plus je souffre et n'oublions pas que je suis impuissante. Et puis, ce n'est pas elle qui communique avec moi non plus. Alors, coupons les informations à la source.
Je me rappelle quand le père de mon enfant m'avait laissée pour une grande blonde, j'aimais creuser le bobo, faire sortir le pus et agrandir la plaie. Je demandais toujours à tout le monde s'ils les avaient vus, s'il lui tenait la main, comment elle était habillée. Je me torturais sciemment et j'y prenais probablement plaisir. J'avais 27 ans. C'est fini tout ça. La vie est trop courte pour faire exprès de se la gâcher.
Donc, me tenir loin des nouvelles destructrices.
Ensuite, l'action? Ça m'a toujours servie. Occupée à des activités que j'aime ou bien à me faire suer à quelque chose de difficile, je ne pense plus à rien. Bon.
Rire, m'amuser? Très énormément plus difficile ça. En fait, je n'y arrive pas. Pas du tout.
mercredi 30 janvier 2013
Vaniteuse
J'ai un gros égo. Persuadée que j'étais que le mec-aux-jouets allait faire une dépression si je n'étais plus dans sa vie. Il a fini par appeler hier. Quand je lui ai dit qu'on n'allait plus se revoir, il n'a pas semblé si surpris que ça, a précisé qu'il faudrait bien en parler. Oui, une autre fois, fût ma réponse. Aucune protestation de sa part. Et on a raccroché. Simple, non?
mardi 29 janvier 2013
Shake, shake, shake!
Une recette dans mon blogue? Oui!
Elle est tirée du livre de mon nouveau régime "The digest Diet" de Liz Vaccariello et comme c'est un livre de biblio que je dois évidemment rendre, je l'écris pour vous mais aussi pour moi!
Les 4 premiers jours, on boit ce mélange (délicieux, croyez-moi et santé!) deux fois par jour et on mange un grand bol de soupe de style repas-complet (2 tasses) pour le troisième repas ce qui nous fait un total calorique de 1200 calories. C'est bien peu, nous dit le livre, alors quatre jours c'est assez à ce nombre de calories mais ça permet de partir en lion, ce qui est encourageant pour la suite. J'ai perdu une livre par jour sans difficulté et sans avoir trop faim pendant ces quatre jours.
6 onces de yogurt sans gras
2 onces de lait de coco allégé ou de lait d'amandes sans sucre ou bien lait écrémé ordinaire
3 c. à table de poudre de lait écrémé
un fruit (banane ou pomme ou 8 fraises ou 4on. petits fruits congelés ou tangerine ou petite orange)
1c. à table de graines de lin moulues
Gras santé: on choisit un demi-avocat (mon choix à moi, j'adore et ça donne une texture onctueuse au shake!) ou 1c. à table de beurre d'arachides ou d'amandes ou tahini ou de beurre de graines de tournesol
Si on veut (je voulais!), on ajoute de la vanille (oui!), de la poudre de cacao non sucrée (j'en ai pas mis), de la cannelle (j'en mettais beaucoup,la cannelle combat le diabète).
Passez le tout au mélangeur et dégustez!
395 calories
18g de gras
9.5g de fibres
40mg de vitamine C
430mg de calcium
50g carbohydrate
210mg sodium
Elle est tirée du livre de mon nouveau régime "The digest Diet" de Liz Vaccariello et comme c'est un livre de biblio que je dois évidemment rendre, je l'écris pour vous mais aussi pour moi!
Les 4 premiers jours, on boit ce mélange (délicieux, croyez-moi et santé!) deux fois par jour et on mange un grand bol de soupe de style repas-complet (2 tasses) pour le troisième repas ce qui nous fait un total calorique de 1200 calories. C'est bien peu, nous dit le livre, alors quatre jours c'est assez à ce nombre de calories mais ça permet de partir en lion, ce qui est encourageant pour la suite. J'ai perdu une livre par jour sans difficulté et sans avoir trop faim pendant ces quatre jours.
6 onces de yogurt sans gras
2 onces de lait de coco allégé ou de lait d'amandes sans sucre ou bien lait écrémé ordinaire
3 c. à table de poudre de lait écrémé
un fruit (banane ou pomme ou 8 fraises ou 4on. petits fruits congelés ou tangerine ou petite orange)
1c. à table de graines de lin moulues
Gras santé: on choisit un demi-avocat (mon choix à moi, j'adore et ça donne une texture onctueuse au shake!) ou 1c. à table de beurre d'arachides ou d'amandes ou tahini ou de beurre de graines de tournesol
Si on veut (je voulais!), on ajoute de la vanille (oui!), de la poudre de cacao non sucrée (j'en ai pas mis), de la cannelle (j'en mettais beaucoup,la cannelle combat le diabète).
Passez le tout au mélangeur et dégustez!
395 calories
18g de gras
9.5g de fibres
40mg de vitamine C
430mg de calcium
50g carbohydrate
210mg sodium
Changeons de sujet
Mes anciens lecteurs et lectrices le savent, je suis assez prévisible et je finis toujours par parler des mêmes choses, soit: mes enfants, la forme et la perte de poids ou bien les hommes. L'ordre de ces sujets varie grandement. J'ai décidé de ne plus parler de mes enfants, pas qu'ils soient devenus absents de ma vie, que non, que non, mais misère! Je veux passer à autre chose. Les hommes, vu qu'il n'y en a plus, pas grand chose à dire non plus.
Alors la forme, mes amies et amis (je peux à peine mettre un s, parce qu'il n'y a qu'Isengrymus et Pierre qui me lisent comme hommes, peut-être Tony aussi mais je n'en suis pas certaine), voilà mon sujet du jour.
Je lis des blogues super intéressants de femmes qui travaillent à maigrir et à être en santé et je les trouve motivants ces blogues et positives, ces femmes qui ne lâchent pas.
Maigrir, c'est le projet d'une vie, à un moment donné, il faut bien l'admettre. Ce n'est plus, je maigris et je passe à autre chose. Non, je travaille à maigrir tous les jours et à être en forme également, ça va ensemble. Pour le reste de ma vie? Oui.
Des chiffres d'aujourd'hui. Grandeur: 5pi.7 po. poids: exactement 170 livres.
Poids santé: entre 119 et 159 livres. Incroyable qu'il y ait une si grande différence entre le plus bas chiffre du poids santé et le plus haut, non?
Je ne suis donc pas dans mon poids santé et c'est le cas depuis moultes années, probablement dix ans. J'ai déjà drôlement frôlé d'y arriver il y a cinq ans, à trois ou quatre livres du chiffre convoité sur le pèse-personne mais j'ai dû avoir peur car mon poids a remonté!
Y arriverai-je un jour? Je voudrais écrire que oui, évidemment et c'est cette année que ça se passe, mais je n'ose pas, car il me semble que j'ai déjà écrit ça une autre année et je n'y étais pas arrivée. Pas de promesse, non, mais..... vous ne devinerez jamais.... : un régime!
Oui, un autre. Le régime du Readers's Digest. Que je suis à la lettre. Et puis, mon défi de 29 jours en ligne au gym que je suis également, ce qui m'a permis de découvrir le cours de Pilates qui s'y donne. Dur, dur, le Pilates mais efficace. J'en suis donc à trois cours de yoga, deux sessions de musculation, une avec entraîneur, une seule avec mes poids et un cours de Pilates. Je me sens bien.
Alors la forme, mes amies et amis (je peux à peine mettre un s, parce qu'il n'y a qu'Isengrymus et Pierre qui me lisent comme hommes, peut-être Tony aussi mais je n'en suis pas certaine), voilà mon sujet du jour.
Je lis des blogues super intéressants de femmes qui travaillent à maigrir et à être en santé et je les trouve motivants ces blogues et positives, ces femmes qui ne lâchent pas.
Maigrir, c'est le projet d'une vie, à un moment donné, il faut bien l'admettre. Ce n'est plus, je maigris et je passe à autre chose. Non, je travaille à maigrir tous les jours et à être en forme également, ça va ensemble. Pour le reste de ma vie? Oui.
Des chiffres d'aujourd'hui. Grandeur: 5pi.7 po. poids: exactement 170 livres.
Poids santé: entre 119 et 159 livres. Incroyable qu'il y ait une si grande différence entre le plus bas chiffre du poids santé et le plus haut, non?
Je ne suis donc pas dans mon poids santé et c'est le cas depuis moultes années, probablement dix ans. J'ai déjà drôlement frôlé d'y arriver il y a cinq ans, à trois ou quatre livres du chiffre convoité sur le pèse-personne mais j'ai dû avoir peur car mon poids a remonté!
Y arriverai-je un jour? Je voudrais écrire que oui, évidemment et c'est cette année que ça se passe, mais je n'ose pas, car il me semble que j'ai déjà écrit ça une autre année et je n'y étais pas arrivée. Pas de promesse, non, mais..... vous ne devinerez jamais.... : un régime!
Oui, un autre. Le régime du Readers's Digest. Que je suis à la lettre. Et puis, mon défi de 29 jours en ligne au gym que je suis également, ce qui m'a permis de découvrir le cours de Pilates qui s'y donne. Dur, dur, le Pilates mais efficace. J'en suis donc à trois cours de yoga, deux sessions de musculation, une avec entraîneur, une seule avec mes poids et un cours de Pilates. Je me sens bien.
vendredi 25 janvier 2013
Rompre
Je ne m'en ennuie pas. J'ai fini par répondre à ses appels répétés d'aujourd'hui. Il était à l'hôpital. Quelqu'un lui a égratigné l'oeil la semaine passée et, comme il est diabétique, il est à risque d'infections qui ne guérissent pas. Il s'inquiète. Je le comprends là-dessus et il a toute mon écoute et ma sympathie. Je connais ça les problèmes d'yeux, j'en ai vécu l'année passée et c'est super angoissant.
C'était long cependant comme appels et au deuxième, il me parlait en marchant ou dans l'autobus, je ne sais pas trop, plein de bruits ambiants. Je l'ai interrompu en lui disant que ma fille venait d'arriver et qu'on allait manger ensemble, salut! Pas trop fière de moi, j'en suis rendue à lui mentir pour cesser de lui parler. Je ne lui ai pas dit non plus que je ne compte plus le revoir, j'attends qu'il demande un prochain rendez-vous. Corvée magistrale. Il ne comprendra pas du tout, je le sais, protestera. Pas hâte. J'aime mieux me sauver, disparaître de sa vie. Ça ne se fait pas, ou plutôt ça se fait trop couramment. Je ne compte plus le nombre d'hommes qui choississent l'option de la disparition pour rompre. Ne faisons pas comme eux. Pas joli joli. Un peu de courage, Une femme Libre.
C'était long cependant comme appels et au deuxième, il me parlait en marchant ou dans l'autobus, je ne sais pas trop, plein de bruits ambiants. Je l'ai interrompu en lui disant que ma fille venait d'arriver et qu'on allait manger ensemble, salut! Pas trop fière de moi, j'en suis rendue à lui mentir pour cesser de lui parler. Je ne lui ai pas dit non plus que je ne compte plus le revoir, j'attends qu'il demande un prochain rendez-vous. Corvée magistrale. Il ne comprendra pas du tout, je le sais, protestera. Pas hâte. J'aime mieux me sauver, disparaître de sa vie. Ça ne se fait pas, ou plutôt ça se fait trop couramment. Je ne compte plus le nombre d'hommes qui choississent l'option de la disparition pour rompre. Ne faisons pas comme eux. Pas joli joli. Un peu de courage, Une femme Libre.
mardi 22 janvier 2013
Nuances
Je ne suis pas masochiste, mes expériences en bdsm n'ont fait que le confirmer! Je veux de la joie, de l'amour, du bonheur, du plaisir, de la jouissance. J'aime manger, j'aime baiser et caresser et rire aussi.
J'aime tous les compliments qu'il me fait et qu'il semble si heureux avec moi. Il veut toujours me voir, est enchanté quand je l'invite, parle fort, rit de bon coeur, prend la vie facilement. Il a ses angoisses, bien sûr, se retrouve souvent chez le doc, ses maladies et la peur d'en avoir d'autres le rendant paranoiaque. Il a mal au cou, au dos, à l'épaule, a peur qu'on lui accroche l'oeil, ne se promène jamais pieds nus et il a bien raison, c'est dangereux pour un diabétique. Mais je n'ai pas à m'occuper de tout ça, heureusement.
Il m'appelle chaque jour et me laisse de longs messages quand je ne réponds pas. Des fois, je lui dis de passer quelques jours sans appeler, il le fait et je m'ennuie de ses appels. Je ne suis pas simple moi non plus.
Il n'est pas méchant. Plutôt bon enfant.
Alors, c'est fini, oui, mais, bêtement, je vais m'en ennuyer dans quelques jours. Parce que tout ne se passe pas toujours dans la tête, parce qu'être seule sans amoureux, c'est dur. Mais pas SI dur que ça non plus. Coudons, je viens de passer des années sans homme dans ma vie et non seulement je n'en suis pas morte, mais ça allait plutôt bien. Un voyage! Voilà ce qu'il me faut. Je vais le remplacer par un voyage cet homme aux jouets.
Addendum du 23 janvier: Je n'étais pas une victime dans cette histoire. Pas du tout. En fait, je voulais découvrir un nouvel univers, les êtres humains sont riches dans leur diversité. Cet homme si peu attaché à l'argent, qui en gagne juste assez pour vivre et vivre chichement mais il ne s'en plaint pas. Et sa sexualité si différente de la mienne, je ne m'en moque pas. J'ai voulu découvrir le plaisir de cet univers, ça n'a pas marché pour moi. Ça aurait pu. Sa copine précédente trippait jouets, ils en achetaient ensemble et elle jouissait facilement avec les machins trucs. D'ailleurs, je le sais bien que plein de femmes jouissent plus facilement avec des appareils vibrants et infatigables qu'avec un homme en chair et en os. Mais moi, non. J'ai essayé et je suis contente de l'avoir fait. Je pense cependant que nos sexualités divergentes auraient pu s'arrimer un tant soit peu s'il avait mis de l'eau dans son vin. Mais son fétichisme des jouets était trop fort, trop puissant et trop établi pour qu'il puisse envisager une autre source de plaisir. Ceci est dommage un peu parce que l'homme me plaisait physiquement et je lui plaisais physiquement aussi, ce qui est d'habitude un excellent point de départ pour avoir du plaisir ensemble.
Il y a du positif dans tout et le fait de plaire encore m'a certainement fait du bien. J'avais pas mal mis une croix là-dessus après Monsieur Relation et l'Homme qui voulait se marier. Ridicule. Et ce n'est pas parce que les derniers hommes rencontrés avaient une sexualité weird que tous les hommes de plus de cinquante ans sont bizarres sexuellement. Voyons donc! Et puis cette histoire d'hommes qui parlent tout le temps et ne m'écoutent jamais, c'est à moi à y voir. Prendre ma place davantage. Faire remarquer à l'autre qu'il ne m'écoute pas. Je vais le faire fuir? Indeed. Je ne veux pas me retrouver de nouveau avec une personne qui va me décevoir. Est-ce le début d'une nouvelle quête amoureuse? Euh... pas certaine encore. On verra! ;o)
J'aime tous les compliments qu'il me fait et qu'il semble si heureux avec moi. Il veut toujours me voir, est enchanté quand je l'invite, parle fort, rit de bon coeur, prend la vie facilement. Il a ses angoisses, bien sûr, se retrouve souvent chez le doc, ses maladies et la peur d'en avoir d'autres le rendant paranoiaque. Il a mal au cou, au dos, à l'épaule, a peur qu'on lui accroche l'oeil, ne se promène jamais pieds nus et il a bien raison, c'est dangereux pour un diabétique. Mais je n'ai pas à m'occuper de tout ça, heureusement.
Il m'appelle chaque jour et me laisse de longs messages quand je ne réponds pas. Des fois, je lui dis de passer quelques jours sans appeler, il le fait et je m'ennuie de ses appels. Je ne suis pas simple moi non plus.
Il n'est pas méchant. Plutôt bon enfant.
Alors, c'est fini, oui, mais, bêtement, je vais m'en ennuyer dans quelques jours. Parce que tout ne se passe pas toujours dans la tête, parce qu'être seule sans amoureux, c'est dur. Mais pas SI dur que ça non plus. Coudons, je viens de passer des années sans homme dans ma vie et non seulement je n'en suis pas morte, mais ça allait plutôt bien. Un voyage! Voilà ce qu'il me faut. Je vais le remplacer par un voyage cet homme aux jouets.
Addendum du 23 janvier: Je n'étais pas une victime dans cette histoire. Pas du tout. En fait, je voulais découvrir un nouvel univers, les êtres humains sont riches dans leur diversité. Cet homme si peu attaché à l'argent, qui en gagne juste assez pour vivre et vivre chichement mais il ne s'en plaint pas. Et sa sexualité si différente de la mienne, je ne m'en moque pas. J'ai voulu découvrir le plaisir de cet univers, ça n'a pas marché pour moi. Ça aurait pu. Sa copine précédente trippait jouets, ils en achetaient ensemble et elle jouissait facilement avec les machins trucs. D'ailleurs, je le sais bien que plein de femmes jouissent plus facilement avec des appareils vibrants et infatigables qu'avec un homme en chair et en os. Mais moi, non. J'ai essayé et je suis contente de l'avoir fait. Je pense cependant que nos sexualités divergentes auraient pu s'arrimer un tant soit peu s'il avait mis de l'eau dans son vin. Mais son fétichisme des jouets était trop fort, trop puissant et trop établi pour qu'il puisse envisager une autre source de plaisir. Ceci est dommage un peu parce que l'homme me plaisait physiquement et je lui plaisais physiquement aussi, ce qui est d'habitude un excellent point de départ pour avoir du plaisir ensemble.
Il y a du positif dans tout et le fait de plaire encore m'a certainement fait du bien. J'avais pas mal mis une croix là-dessus après Monsieur Relation et l'Homme qui voulait se marier. Ridicule. Et ce n'est pas parce que les derniers hommes rencontrés avaient une sexualité weird que tous les hommes de plus de cinquante ans sont bizarres sexuellement. Voyons donc! Et puis cette histoire d'hommes qui parlent tout le temps et ne m'écoutent jamais, c'est à moi à y voir. Prendre ma place davantage. Faire remarquer à l'autre qu'il ne m'écoute pas. Je vais le faire fuir? Indeed. Je ne veux pas me retrouver de nouveau avec une personne qui va me décevoir. Est-ce le début d'une nouvelle quête amoureuse? Euh... pas certaine encore. On verra! ;o)
Mettre fin
Il ne faut plus le revoir, voilà ce que ma tête me dit. Il n'est pas vraiment toxique, trop transparent pour l'être. Mais je retire quoi de ces rencontres? Hier, malgré mes avertissements, il est encore arrivé avec une valise. Non, non, pas des jouets, fût mon exclamation avant même de le saluer. Et lui de me dire qu'il y a sa brosse à dents là-dedans et ses produits pour le bain. Parce que monsieur vient faire trempette chez moi. J'ai l'impression d'accueillir un itinérant. Il n'a jamais voulu me faire entrer chez lui, même si je suis déjà allée l'y cueillir, l'été dernier. Un genre de maison de chambres ou de très petits appartements. Il n'a pas de baignoire et il adore prendre des bains. Soit. Alors, on soupe et il va prendre son bain. Moi, je me remets à l'ordi ou je lis ou je fais la vaisselle! Aucune excitation de ma part, aucune expectative, rien du tout. Quand il sort de son bain et qu'il m'appelle (oui, oui, il m'appelle de la chambre!), c'est avec lenteur et en finissant avant ce que je suis en train de faire, que je vais le rejoindre.
Il me parle encore un peu, alors qu'il n'a pas cessé de me parler du souper. Je ne peux pas placer un mot. Je sais que j'ai souvent écrit ça dans mon blogue, que je rencontrais systématiquement des hommes qui parlent tout le temps et ne m'écoutent pas. Pourquoi donc? Je suis pourtant une femme qui s'affirme. Bon, je réfléchirai à cette épineuse question, chicotante comme mes relations amoureuses, dans un autre billet. Poursuivons avec cette déplorable soirée qui sonne bel et bien la fin de cette relation qui n'aura été qu'une non-relation pour moi et une relation qui comblait tous ses besoins pour lui.
Il m'embrasse et là, alors que je commence à me détendre, il fait quoi? Héhé! Comme d'habitude! Il se lève et va chercher un jouet qui n'est pas bien loin dans sa fameuse valise à brosse à dents! Si au moins ça prenait une minute, mais non, mes amis! Il doit chercher ses piles et comme il a plus d'un jouet dans son sac, les piles sont mélangées! Alors il fafouine, farfouille, essaie, tâtonne, le tout en marmonnant et en se demandant à haute voix comment il se fait donc que cette damn thing is not there. Il regarde sous le lit, branche ceci ou cela (pas hier, mais d'habitude, il me demandait une rallonge ce qui m'obligeait à me lever et me refroidissait totalement et entièrement pour le reste de la soirée). Cet épisode pour arranger les jouets est toujours long et pénible. Je me recroqueville sous les couvertures et suis à la veille de m'endormir.
Mais voilà que c'est prêt et qu'il me beurre de gels divers, un pour les jouets et un autre extraordinaire qu'il vient juste d'acheter au sex-shop, tout neuf et que je dois l'aider à ouvrir, les ongles féminins sont bien plus efficaces, un truc qui va me faire jouir à coup sûr, il en est certain cette fois. Il insère, je crie, mais finalement ça va, c'est même agréable. Je pourrais effectivement passer la soirée comme ça, après un moment, je pourrais même dormir avec le truc bourdonnant, il ne me fait plus rien. Mais mon ami, lui, est hautement excité et se masturbe intensivement pour me jouir dessus, repu et ravi. Il me demande alors si j'ai joui moi aussi. Misère!
J'en ai assez et je n'ai qu'une envie, qu'il parte (et dans ma tête, c'est "qu'il parte pour toujours! trop, c'est trop!") et je le lui dis. Mais ce n'est pas possible ça non plus. Monsieur est cardiaque et il a besoin de repos après un orgasme. Repos, il y eût. Deux heures plus tard, il m'a demandé.... de la soupe! Oui, de la soupe du souper qui était juste trop bonne.
Il est minuit, je lui sers sa soupe et dans ma tête, ça fait gnia gnia gnia, c'est ta dernière soupe, c'est ta dernière baise avec moi, last call. Je pourrais le lui dire mais non, je n'ai pas le courage de me chicaner. Et puis, lui, il ne comprendrait pas, il ne comprendra pas quand je lui dirai que je ne veux plus le voir. Pour lui, tout va bien.
Mais pourquoi me suis-je donc entêtée si longtemps à le voir de temps en temps? Il y aura une suite à ce billet où j'essaierai de répondre à cette épineuse question.
Il me parle encore un peu, alors qu'il n'a pas cessé de me parler du souper. Je ne peux pas placer un mot. Je sais que j'ai souvent écrit ça dans mon blogue, que je rencontrais systématiquement des hommes qui parlent tout le temps et ne m'écoutent pas. Pourquoi donc? Je suis pourtant une femme qui s'affirme. Bon, je réfléchirai à cette épineuse question, chicotante comme mes relations amoureuses, dans un autre billet. Poursuivons avec cette déplorable soirée qui sonne bel et bien la fin de cette relation qui n'aura été qu'une non-relation pour moi et une relation qui comblait tous ses besoins pour lui.
Il m'embrasse et là, alors que je commence à me détendre, il fait quoi? Héhé! Comme d'habitude! Il se lève et va chercher un jouet qui n'est pas bien loin dans sa fameuse valise à brosse à dents! Si au moins ça prenait une minute, mais non, mes amis! Il doit chercher ses piles et comme il a plus d'un jouet dans son sac, les piles sont mélangées! Alors il fafouine, farfouille, essaie, tâtonne, le tout en marmonnant et en se demandant à haute voix comment il se fait donc que cette damn thing is not there. Il regarde sous le lit, branche ceci ou cela (pas hier, mais d'habitude, il me demandait une rallonge ce qui m'obligeait à me lever et me refroidissait totalement et entièrement pour le reste de la soirée). Cet épisode pour arranger les jouets est toujours long et pénible. Je me recroqueville sous les couvertures et suis à la veille de m'endormir.
Mais voilà que c'est prêt et qu'il me beurre de gels divers, un pour les jouets et un autre extraordinaire qu'il vient juste d'acheter au sex-shop, tout neuf et que je dois l'aider à ouvrir, les ongles féminins sont bien plus efficaces, un truc qui va me faire jouir à coup sûr, il en est certain cette fois. Il insère, je crie, mais finalement ça va, c'est même agréable. Je pourrais effectivement passer la soirée comme ça, après un moment, je pourrais même dormir avec le truc bourdonnant, il ne me fait plus rien. Mais mon ami, lui, est hautement excité et se masturbe intensivement pour me jouir dessus, repu et ravi. Il me demande alors si j'ai joui moi aussi. Misère!
J'en ai assez et je n'ai qu'une envie, qu'il parte (et dans ma tête, c'est "qu'il parte pour toujours! trop, c'est trop!") et je le lui dis. Mais ce n'est pas possible ça non plus. Monsieur est cardiaque et il a besoin de repos après un orgasme. Repos, il y eût. Deux heures plus tard, il m'a demandé.... de la soupe! Oui, de la soupe du souper qui était juste trop bonne.
Il est minuit, je lui sers sa soupe et dans ma tête, ça fait gnia gnia gnia, c'est ta dernière soupe, c'est ta dernière baise avec moi, last call. Je pourrais le lui dire mais non, je n'ai pas le courage de me chicaner. Et puis, lui, il ne comprendrait pas, il ne comprendra pas quand je lui dirai que je ne veux plus le voir. Pour lui, tout va bien.
Mais pourquoi me suis-je donc entêtée si longtemps à le voir de temps en temps? Il y aura une suite à ce billet où j'essaierai de répondre à cette épineuse question.
jeudi 17 janvier 2013
Un appel
Je finis toujours par m'en ennuyer. J'ai envie de le voir, de l'entendre rire, de l'embrasser aussi, j'aime l'embrasser, quand ça vient de moi, pas quand il me saute dessus. Mais faire l'amour? Ça pourrait me tenter aussi, à ma manière. Pas à la sienne, plus à la sienne.
Alors, je lui téléphone. Il est ravi, il a une belle voix bien virile, il me demande rapidement si je veux le voir. Oui, mais sans faire l'amour. En fait, je voudrais probablement faire l'amour, mais je teste, je veux le décider moi-même, pas sentir qu'il vient chez moi uniquement pour baiser.
-Mais tu sais bien que je te désire, que je te trouve belle et magnifique et que c'est certain que je voudrai faire l'amour avec toi! (en anglais, je traduis, on a des conversations soit tout en anglais, soit je parle français et il répond en anglais, je voudrais qu'on ait également des conversations en français mais depuis qu'il sait que je parle anglais, ce qu'il ne savait pas au début, il me parle toujours en anglais et ça m'énerve! Oui, oui, je le lui ai dit.)
-Bon, alors, on se verra la semaine prochaine.
Il proteste "Mais darling..... et bla bla bla "
Je n'écoute plus. Dialogue de sourds. On finit par parler cinéma. Je mets fin à la conversation. Bye, je te laisse, je m'en vais au yoga. Ce que je fis.
Alors, je lui téléphone. Il est ravi, il a une belle voix bien virile, il me demande rapidement si je veux le voir. Oui, mais sans faire l'amour. En fait, je voudrais probablement faire l'amour, mais je teste, je veux le décider moi-même, pas sentir qu'il vient chez moi uniquement pour baiser.
-Mais tu sais bien que je te désire, que je te trouve belle et magnifique et que c'est certain que je voudrai faire l'amour avec toi! (en anglais, je traduis, on a des conversations soit tout en anglais, soit je parle français et il répond en anglais, je voudrais qu'on ait également des conversations en français mais depuis qu'il sait que je parle anglais, ce qu'il ne savait pas au début, il me parle toujours en anglais et ça m'énerve! Oui, oui, je le lui ai dit.)
-Bon, alors, on se verra la semaine prochaine.
Il proteste "Mais darling..... et bla bla bla "
Je n'écoute plus. Dialogue de sourds. On finit par parler cinéma. Je mets fin à la conversation. Bye, je te laisse, je m'en vais au yoga. Ce que je fis.
samedi 12 janvier 2013
Hommes et sexualité
La sexualité des hommes vieillissants sera le sujet de ce billet. Maintenant que je tiens un blogue privé, je me sens plus à l'aise de raconter toutes ces choses délicates qui me chicotent. Je parlerai donc des hommes que je connais ou que j'ai connus, pas des autres. Du concret.
Dans ma jeunesse, les rapports sexuels étaient simples. Les hommes voulaient pénétrer et être sucés. On ne se creusait pas la tête. Fatiguée, il y avait même moyen de faire la planche et ils étaient contents pareils. En autant qu'ils jouissaient, tout était beau.
Mais là, depuis que j'ai cinquante ans, je ne sais plus trop ce qui se passe. Soit je tombe vraiment sur des weirdos, soit la sexualité masculine se complexifie quand les hommes attrappent la cinquantaine ou plus. Le fait qu'ils aient plus de difficulté à bander peut expliquer en partie le phénomène mais même la sexualité de ceux qui n'ont pas trop de problèmes avec la bandaison devient bizarre.
Parlons seulement des deux derniers et un peu du Monsieur-qui-voulait-se-marier, tant qu'à faire. Le dernier, qui date de quatre ans déjà, un certain Monsieur Relation, faisait dans le sado-masochisme. Pour embarquer, j'ai embarqué! Mais c'est drôle, depuis qu'on s'est quittés, aucune pensée bdsm ne m'a assaillie, jamais. C'était clairement son fantasme, pas le mien. Il n'est probablement pas un cas d'espèce, car bien des jeunes aiment ce genre de sexualité. Mais pour être fucké, il était fucké. On n'en parle plus. Rayé de la carte, celui-là. Et le pire, c'est que j'étais follement amoureuse. Depuis lors, je me méfie de mon peu de jugement amoureux.
Le monsieur qui veut se marier, lui, me faisait la cour mais sans jamais de conclusion, prétextant vouloir se marier et éviter tout ce qui ne concordait pas avec ce but. On a pourtant vécu des épisodes de masturbation mtuelle et de contacts oraux assez intimes merci. Des égarements de sa part? Je ne sais trop. Toujours est-il qu'il est toujours à la recherche d'une dulcinée à épouser. Il en avait trouvé une l'année passée, qui avait 50 ans alors qu'il en a 66, mais elle travaillait tout le temps et n'était donc pas assez disponible à son goût. Rupture. Choisis-en donc une de ton âge, qui sera à la retraite comme toi, Chose! Ah! Les femme de 60 ans sont trop vieilles? Hon! Pauvre petit! Sèche alors!
Et mon monsieur actuel qui m'aime à la folie celui-là. Ça fait du bien. Il arrive chez moi avec une valise de jouets érotiques. Pas de jouets, pas de plaisir pour lui. Des fois, me semble que je pourrais partir et le laisser tout seul avec ses jouets et ça fonctionnerait pareil.
Dans ma jeunesse, les rapports sexuels étaient simples. Les hommes voulaient pénétrer et être sucés. On ne se creusait pas la tête. Fatiguée, il y avait même moyen de faire la planche et ils étaient contents pareils. En autant qu'ils jouissaient, tout était beau.
Mais là, depuis que j'ai cinquante ans, je ne sais plus trop ce qui se passe. Soit je tombe vraiment sur des weirdos, soit la sexualité masculine se complexifie quand les hommes attrappent la cinquantaine ou plus. Le fait qu'ils aient plus de difficulté à bander peut expliquer en partie le phénomène mais même la sexualité de ceux qui n'ont pas trop de problèmes avec la bandaison devient bizarre.
Parlons seulement des deux derniers et un peu du Monsieur-qui-voulait-se-marier, tant qu'à faire. Le dernier, qui date de quatre ans déjà, un certain Monsieur Relation, faisait dans le sado-masochisme. Pour embarquer, j'ai embarqué! Mais c'est drôle, depuis qu'on s'est quittés, aucune pensée bdsm ne m'a assaillie, jamais. C'était clairement son fantasme, pas le mien. Il n'est probablement pas un cas d'espèce, car bien des jeunes aiment ce genre de sexualité. Mais pour être fucké, il était fucké. On n'en parle plus. Rayé de la carte, celui-là. Et le pire, c'est que j'étais follement amoureuse. Depuis lors, je me méfie de mon peu de jugement amoureux.
Le monsieur qui veut se marier, lui, me faisait la cour mais sans jamais de conclusion, prétextant vouloir se marier et éviter tout ce qui ne concordait pas avec ce but. On a pourtant vécu des épisodes de masturbation mtuelle et de contacts oraux assez intimes merci. Des égarements de sa part? Je ne sais trop. Toujours est-il qu'il est toujours à la recherche d'une dulcinée à épouser. Il en avait trouvé une l'année passée, qui avait 50 ans alors qu'il en a 66, mais elle travaillait tout le temps et n'était donc pas assez disponible à son goût. Rupture. Choisis-en donc une de ton âge, qui sera à la retraite comme toi, Chose! Ah! Les femme de 60 ans sont trop vieilles? Hon! Pauvre petit! Sèche alors!
Et mon monsieur actuel qui m'aime à la folie celui-là. Ça fait du bien. Il arrive chez moi avec une valise de jouets érotiques. Pas de jouets, pas de plaisir pour lui. Des fois, me semble que je pourrais partir et le laisser tout seul avec ses jouets et ça fonctionnerait pareil.
jeudi 10 janvier 2013
Conseils
Je suis de bon conseil pour les autres, en général. Cette fois, c'est moi qui ai besoin de mes conseils. Je sais que le remède au vague à l'âme est l'action, l'exercice, la bonne alimentation, la sociabilité et la camaraderie, le sentiment d'être utile, le fait d'avoir des projets, une vie affective aide mais n'est pas essentielle, si on l'a tant mieux, sinon on peut tout aussi bien s'en tirer. Voilà. Bien dormir aussi, j'avais oublié cet élément quand même important.
Je dors mal, je fais de l'exercice en me forçant, je mange bien en me forçant aussi, je vois des amis, souper et théâtre en groupe hier, je ne me sens pas utile, mon bénévolat me pèse et j'ai été enchantée quand le papa du garçon a dit qu'il n'était pas disponible hier. Des projets? non.
L'action? Bof! J'ai une très dangereuse tendance à l'écrasement hivernal, à la stagnation intrinsèque, au laisser-aller coupable. Je finis en général chaque jour par me mettre en branle, mais ça me prend du temps.
Vie affective et sexuelle? Ce gars-là me semble inadéquat et pourtant, je m'en ennuie énormément quand je me mets en pause. Je ne comprends pas ce qui se passe.
Conclusion de ces écrits? Aucune conclusion. Des constatations.
Je dors mal, je fais de l'exercice en me forçant, je mange bien en me forçant aussi, je vois des amis, souper et théâtre en groupe hier, je ne me sens pas utile, mon bénévolat me pèse et j'ai été enchantée quand le papa du garçon a dit qu'il n'était pas disponible hier. Des projets? non.
L'action? Bof! J'ai une très dangereuse tendance à l'écrasement hivernal, à la stagnation intrinsèque, au laisser-aller coupable. Je finis en général chaque jour par me mettre en branle, mais ça me prend du temps.
Vie affective et sexuelle? Ce gars-là me semble inadéquat et pourtant, je m'en ennuie énormément quand je me mets en pause. Je ne comprends pas ce qui se passe.
Conclusion de ces écrits? Aucune conclusion. Des constatations.
mardi 8 janvier 2013
Lui encore
Il n'est pas abusif mais il est étrange. Hier, il se plaignait que la jeune femme au dessus de son banc lui donnait des coups de pieds. Il s'est retourné plusieurs fois. "On change de place" que je lui dis, "pas question!" Quand il s'est de nouveau retourné l'air enragé, j'ai changé de place. Il est resté là. Toute cette tension a failli enlever le plaisir du film, qui était excellent. Je me suis dit (encore!) que je ne le verrais plus, qu'il était vraiment trop compliqué. Et puis, il est venu s'assoir avec moi. On ne se touchait pas. Tranquillement, ma main a touché son bras, puis sa main la mienne. Réconciliation silencieuse.
Mais une fois le film terminé, je n'avais plus qu'une idée: m'en retourner chez moi, seule. Je le lui ai dit en prétextant me sentir malade. Il ne m'a pas crue, il avait raison, ce n'était pas vrai. Je n'avais pas envie d'expliquer, il insistait pour que je le fasse. Je me suis sauvée.
Une fois rentrée, je me sentais mal. Je l'avais quand même maltraité, quitté brusquement sans explication alors qu'il s'imaginait une soirée chez moi. Il était tôt, on était allés à la représentation de cinq heures. Je l'ai appelé. Il n'a pas répondu. Plus tard, je l'ai appelé encore. Je n'avais pas envie de baiser, c'était la raison principale de mon départ (plus le fait que je l'avais trouvé fou au cinéma, mais ça je ne l'ai pas dit), je savais qu'il insisterait, j'avais pas envie d'expliquer ma non-envie, je ne devrais jamais avoir à expliquer ma non-envie, j'y avais intrinsèquement droit et lui aussi, d'ailleurs. Tout le monde était libre en tout temps de son corps.
Pas certaine qu'il ait compris. On a donc parlé du film. Longtemps.
Je ne sais plus quoi faire avec tout ça. Aujourd'hui, c'est mardi, je veux aller voir Le Hobbit. Cinéma à rabais le mardi. L'après-midi, on est tranquilles, peu de monde. Et je pense à lui pour y aller. C'est fou, absolument. Mais non, je ne vais pas l'appeler. Je vais prendre une pause, une grande pause. Et aller encore toute seule au cinéma.
La solitude me pèse, tant que je n'avais personne, je ne m'en rendais pas compte. Mais maintenant qu'il est là, toujours disponible, toujours ravi de me voir, je le réalise. Alors, cette relation si imparfaite, c'est tout de même une relation. J'ai pourtant souvent l'impression que je devrais l'interrompre. Parce qu'elle est marginale? Parce qu'il est si différent? Parce que je n'aime pas particulièrement baiser avec lui? Parce qu'il est pauvre? Parce qu'il ne fait pas l'effort de parler français? Parce qu'il a plein de maladies et qu'il me semble qu'il s'y complait? Parce qu'il refuse de marcher et de faire le moindre exercice?
Voilà pourtant un homme qui m'apprécie, me trouve belle, extraordinaire, le dit, le démontre. Un homme qui semble heureux en ma présence. Et puis, un jouisseur, un imaginatif, un marginal, un champion d'échecs. Un homme d'une belle sensibilité, qui aide les autres, un pauvre qui prête de l'argent, qui aime tendrement sa mère. Un homme qui aurait tout pour être déprimé, seul dans une petite chambre qu'il n'a jamais voulu me faire visiter, diabétique et cardiaque, avec un emploi précaire et plein de rendez-vous à l'hôpital. Il est pourtant heureux avec rien, ses parties de football à la télévision, ses tournois d'échecs, son junkfood, un petit joint pour faire passer le tout. Et moi, qu'il dit aimer.
Mais une fois le film terminé, je n'avais plus qu'une idée: m'en retourner chez moi, seule. Je le lui ai dit en prétextant me sentir malade. Il ne m'a pas crue, il avait raison, ce n'était pas vrai. Je n'avais pas envie d'expliquer, il insistait pour que je le fasse. Je me suis sauvée.
Une fois rentrée, je me sentais mal. Je l'avais quand même maltraité, quitté brusquement sans explication alors qu'il s'imaginait une soirée chez moi. Il était tôt, on était allés à la représentation de cinq heures. Je l'ai appelé. Il n'a pas répondu. Plus tard, je l'ai appelé encore. Je n'avais pas envie de baiser, c'était la raison principale de mon départ (plus le fait que je l'avais trouvé fou au cinéma, mais ça je ne l'ai pas dit), je savais qu'il insisterait, j'avais pas envie d'expliquer ma non-envie, je ne devrais jamais avoir à expliquer ma non-envie, j'y avais intrinsèquement droit et lui aussi, d'ailleurs. Tout le monde était libre en tout temps de son corps.
Pas certaine qu'il ait compris. On a donc parlé du film. Longtemps.
Je ne sais plus quoi faire avec tout ça. Aujourd'hui, c'est mardi, je veux aller voir Le Hobbit. Cinéma à rabais le mardi. L'après-midi, on est tranquilles, peu de monde. Et je pense à lui pour y aller. C'est fou, absolument. Mais non, je ne vais pas l'appeler. Je vais prendre une pause, une grande pause. Et aller encore toute seule au cinéma.
La solitude me pèse, tant que je n'avais personne, je ne m'en rendais pas compte. Mais maintenant qu'il est là, toujours disponible, toujours ravi de me voir, je le réalise. Alors, cette relation si imparfaite, c'est tout de même une relation. J'ai pourtant souvent l'impression que je devrais l'interrompre. Parce qu'elle est marginale? Parce qu'il est si différent? Parce que je n'aime pas particulièrement baiser avec lui? Parce qu'il est pauvre? Parce qu'il ne fait pas l'effort de parler français? Parce qu'il a plein de maladies et qu'il me semble qu'il s'y complait? Parce qu'il refuse de marcher et de faire le moindre exercice?
Voilà pourtant un homme qui m'apprécie, me trouve belle, extraordinaire, le dit, le démontre. Un homme qui semble heureux en ma présence. Et puis, un jouisseur, un imaginatif, un marginal, un champion d'échecs. Un homme d'une belle sensibilité, qui aide les autres, un pauvre qui prête de l'argent, qui aime tendrement sa mère. Un homme qui aurait tout pour être déprimé, seul dans une petite chambre qu'il n'a jamais voulu me faire visiter, diabétique et cardiaque, avec un emploi précaire et plein de rendez-vous à l'hôpital. Il est pourtant heureux avec rien, ses parties de football à la télévision, ses tournois d'échecs, son junkfood, un petit joint pour faire passer le tout. Et moi, qu'il dit aimer.
lundi 7 janvier 2013
L'homme
Il y en a un. Faut bien l'admettre. Quand je l'ai rencontré, avec toutes nos différences et tout ce qui m'énervait chez lui, j'ai décidé rapidement de mettre fin à cette histoire qui n'avait pas vraiment commencé. Ça s'est fait dans la discorde. Il était fâché. Et puis, on était dans un bar, on avait bu, ce qui est très mauvais pour discuter raisonnablement. Rien de bien raisonnable avec lui de toutes façons. Alors, je lui dis bien clairement que je ne veux plus jamais le voir et je paie le pichet qu'on vient de commander et je quitte en le laissant là avec. Je rentre chez moi soulagée.
Je m'imagine alors qu'il va me harceler. J'échafaude des plans pour m'en déprendre. Non, ce fou dangereux ne va pas s'incruster dans ma vie.
Mais il ne rappelle pas. Aucune nouvelle.
Au bout de dix jours, c'est moi qui l'appelle.
Il en est content. On ne va plus boire ensemble est ce que je propose, ce à quoi il adhère promptement. Bonne idée, me dit-il. Sobre nous serons. "You will be my girlfriend."
Je proteste. Non, ce sera occasionnel et sans obligation aucune.
Peu de temps après, je m'en vais en Indonésie. Je ne pense pas au monsieur une seule fois.
Mais depuis mon retour, on se voit. De temps en temps. Pas trop souvent. Je lui fais à manger. J'aime cuisiner pour lui. Il est un complimenteur et un mangeur enthousiaste. Je me sens comme une grande cuisinière. Tellement que je le deviens!
Et puis il prend un bain. Et on se retrouve dans mon lit et là... bof! Pour la première fois de ma vie, j'ai un ami encore plus enthousiaste pour la bagatelle que je ne puisse l'être. C'est moi qui débande. Ce n'est pas faute de me sentir belle et désirée pourtant. Pas compliqué, je m'en passerais. Ça ne m'est jamais arrivé avant. Mais avec monsieur, il y a tant de choses qui ne me sont jamais arrivées avant.
Il ne porte jamais de jugements sur rien. Jamais de reproches. Je dis tout ce qui me passe par la tête. Je ne suis pas toujours gentille.
On s'en va voir Djengo déchaîné, de Tarentino. On s'est chicané sur le cinéma. Pas vraiment chicané, on a discuté mettons. Il ne veut pas de sous-titres. Ça gêne. Le cinéma aux sous-titres est tout à côté de chez moi et moins cher. Wof! On ira au sien. Des niaiseries tout ça finalement. Il me prendra la main, me dira que je suis belle (il me le dit tout le temps) et on regardera le film tranquille s'il ne gigote pas trop. Je le soupçonne de souffrir d'hyperactivité. Pas grave. Je le prends comme il est. S'il est en retard (ça lui arrive), je n'en ferai pas un plat non plus et j'entrerai dans la salle sans lui. Pas grave. Rien de grave.
Je m'imagine alors qu'il va me harceler. J'échafaude des plans pour m'en déprendre. Non, ce fou dangereux ne va pas s'incruster dans ma vie.
Mais il ne rappelle pas. Aucune nouvelle.
Au bout de dix jours, c'est moi qui l'appelle.
Il en est content. On ne va plus boire ensemble est ce que je propose, ce à quoi il adhère promptement. Bonne idée, me dit-il. Sobre nous serons. "You will be my girlfriend."
Je proteste. Non, ce sera occasionnel et sans obligation aucune.
Peu de temps après, je m'en vais en Indonésie. Je ne pense pas au monsieur une seule fois.
Mais depuis mon retour, on se voit. De temps en temps. Pas trop souvent. Je lui fais à manger. J'aime cuisiner pour lui. Il est un complimenteur et un mangeur enthousiaste. Je me sens comme une grande cuisinière. Tellement que je le deviens!
Et puis il prend un bain. Et on se retrouve dans mon lit et là... bof! Pour la première fois de ma vie, j'ai un ami encore plus enthousiaste pour la bagatelle que je ne puisse l'être. C'est moi qui débande. Ce n'est pas faute de me sentir belle et désirée pourtant. Pas compliqué, je m'en passerais. Ça ne m'est jamais arrivé avant. Mais avec monsieur, il y a tant de choses qui ne me sont jamais arrivées avant.
Il ne porte jamais de jugements sur rien. Jamais de reproches. Je dis tout ce qui me passe par la tête. Je ne suis pas toujours gentille.
On s'en va voir Djengo déchaîné, de Tarentino. On s'est chicané sur le cinéma. Pas vraiment chicané, on a discuté mettons. Il ne veut pas de sous-titres. Ça gêne. Le cinéma aux sous-titres est tout à côté de chez moi et moins cher. Wof! On ira au sien. Des niaiseries tout ça finalement. Il me prendra la main, me dira que je suis belle (il me le dit tout le temps) et on regardera le film tranquille s'il ne gigote pas trop. Je le soupçonne de souffrir d'hyperactivité. Pas grave. Je le prends comme il est. S'il est en retard (ça lui arrive), je n'en ferai pas un plat non plus et j'entrerai dans la salle sans lui. Pas grave. Rien de grave.
mardi 1 janvier 2013
Linda
Je viens de souhaiter bonne année à Luc. Je ne le connais pas, bon un peu quand même, il a une belle voix, est poli et cherchait Linda. Mais qui est donc Linda que je n'ai jamais vue non plus? Linda qui est si populaire auprès des hommes, Linda après qui on soupire, Linda à laquelle on laisse des messages textes détaillés lui précisant ce qu'on attend de ses services, la remerciant pour la dernière fois et lui envoyant mille gentillesses. Linda est venue avec mon nouvel Iphone. Le jeune vendeur m'a précisé qu'il me donnait un "numéro facile à retenir" sans que je lui ai demandé quoi que ce soit. Bon, rien, c'est vite dit, il avait dû d'abord m'expliquer comment fonctionnait l'appareil, vu que moi, ben, j'en avais jamais eu de cellulaire!
Mais là, j'en ai un et je l'adore et il a changé ma vie, littéralement. Mais le "numéro facile à retenir" était auparavant celui de Linda, je l'ai su le même jour. Un homme lui demandait de ses nouvelles par écrit sur "mon" nouveau téléphone! J'ai répondu pour elle, je suis polie moi et s'est ensuivi une petite correspondance, laborieuse dans mon cas car je n'étais pas habituée à écrire sur un si petit clavier virtuel de téléphone, avec le jeune homme en question. Au fait, était-il jeune et Linda, quel âge a-t-elle donc? Je ne le saurai jamais et ça a peu d'importance. N'empêche que ce premier correspondant de Linda m'écrit encore de temps en temps, parce que j'ai eu le malheur de lui souhaiter le meilleur et d'en retrouver une autre Linda vu que celle-ci semble vraiment disparue. Depuis, il me souhaite une bonne journée, me dit que je suis la seule femme gentille de sa vie.
Et puis, il y a les hommes qui n'écrivent pas mais appellent! Je leur explique alors que j'ai le numéro de Linda mais aucune idée d'où elle peut bien se trouver. Ils sont toujours déçus. Très déçus même. Je me demande si Linda sait qu'elle est autant recherchée et regrettée.
Mais je me plais à penser qu'elle a choisi une nouvelle vie, plus heureuse que l'ancienne, dont je ne sais fichtrement rien ou si peu, qu'elle a trouvé sa voie et a décidé de couper avec le passé pour aller vers un présent stimulant, un futur dont elle est fière déjà. Je ne la connais pas mais je m'y suis attachée à cette Linda dont j'entends encore si souvent parler!
Mais là, j'en ai un et je l'adore et il a changé ma vie, littéralement. Mais le "numéro facile à retenir" était auparavant celui de Linda, je l'ai su le même jour. Un homme lui demandait de ses nouvelles par écrit sur "mon" nouveau téléphone! J'ai répondu pour elle, je suis polie moi et s'est ensuivi une petite correspondance, laborieuse dans mon cas car je n'étais pas habituée à écrire sur un si petit clavier virtuel de téléphone, avec le jeune homme en question. Au fait, était-il jeune et Linda, quel âge a-t-elle donc? Je ne le saurai jamais et ça a peu d'importance. N'empêche que ce premier correspondant de Linda m'écrit encore de temps en temps, parce que j'ai eu le malheur de lui souhaiter le meilleur et d'en retrouver une autre Linda vu que celle-ci semble vraiment disparue. Depuis, il me souhaite une bonne journée, me dit que je suis la seule femme gentille de sa vie.
Et puis, il y a les hommes qui n'écrivent pas mais appellent! Je leur explique alors que j'ai le numéro de Linda mais aucune idée d'où elle peut bien se trouver. Ils sont toujours déçus. Très déçus même. Je me demande si Linda sait qu'elle est autant recherchée et regrettée.
Mais je me plais à penser qu'elle a choisi une nouvelle vie, plus heureuse que l'ancienne, dont je ne sais fichtrement rien ou si peu, qu'elle a trouvé sa voie et a décidé de couper avec le passé pour aller vers un présent stimulant, un futur dont elle est fière déjà. Je ne la connais pas mais je m'y suis attachée à cette Linda dont j'entends encore si souvent parler!
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