Je reçois peu. Avant, je ne recevais que ma famille et à Noël seulement. Et ça me stressait énormément. Bon, j'avais plein de bonnes raisons, ma maison n'était jamais à l'ordre, je n'avais pas les meubles adéquats, il aurait fallu que je refasse la peinture et le décor avant. Des excuses! J'avais pourtant la place et plus qu'il en fallait! À tel point que ma locataire avait fait sa réception de mariage dans ma cour, soixante invités et ça avait été un grand succès.
Je suis trop perfectionniste, voilà. Recevoir dans la simplicité, voilà la leçon donnée par Voisin hier et tant de fois auparavant. Car il reçoit beaucoup et beaucoup de monde dans son petit quatre et demi. Hier, on était tous tassés sur sa petite terrasse, les enfants au salon dans les jeux videos, quand un invité voulait aller aux toilettes, tout le monde devait se lever car il n'y avait aucune place pour passer. Il faisait des hotdogs sur le barbecue. Des gens avaient apporté des salades et des crudités. Il avait un gâteau acheté. Quelqu'un s'en est plaint? Pas du tout!
Aujourd'hui, j'ai invité ma famille au restaurant pour la fête de mon fils. Ça aurait été sympathique de les recevoir chez moi. Je serais stressée si c'était le cas. Je suis compliquée des fois!
Et vous, recevez-vous?
dimanche 14 juin 2009
samedi 13 juin 2009
Voisin
Je vois Voisin aujourd'hui. Il est maintenant Ex-Voisin et il m'invite avec ma fille pour l'anniversaire de son fils. Bien hâte de voir ce qu'il devient. Je ne l'ai vu qu'une seule fois depuis la vente de ma maison. Il a digéré de ne pas avoir pu l'acheter. Il va nous faire un barbecue et il a invité plein d'amis, tous adultes. Je me demande bien quoi acheter comme cadeau pour un garçon de douze ans dont je sais finalement peu de choses. Il aime les chiens comme son père. Il est un tendre, intelligent, actif. Il joue au soccer. Il s'en va en France tout seul cet été, dans la famille de son père. Il entre au secondaire à l'automne. Il aime les bonbons et a un appétit d'ogre, tout en étant gros comme un pou.
jeudi 11 juin 2009
Réflexions spontanées
C'est quoi un couple et qu'est-ce qu'on veut donc en tirer? Un jeu de pouvoir, me disent certains. Une garantie de sexualité à portée de la main, me disent d'autres, sans avoir à chercher. Une occasion en or d'apprendre à faire des compromis. Une source de tendresse, de douceur, de partage, une épaule sur laquelle s'appuyer. Une façon de fuir la solitude. Quelqu'un avec qui lire tranquillement côte-à-côte. Un confident. Un amant. Un cuisinier. Un soumis. Un dominant. Quelqu'un à qui donner de l'affection. Un ami. Une source de stress. Une source de détente. Du plaisir. Du rire. Oui, le rire est important. Quelqu'un qui a le sens de l'humour, c'est primordial pour moi. Et qui m'endure. Et qui est prêt à discuter. Et puis à ne plus discuter. J'ai énormément de préjugés contre les couples, ceux qui me lisent depuis longtemps le savent. J'en connais peu d'heureux et les heureux ont des maîtresses. Pas important, me disent certains, en autant que l'amour soit là, quelle importance d'aller voir ailleurs sexuellement. J'accroche là-dessus. Fortement. C'est certain que je ne m'attends pas à ce que mon partenaire satisfasse tous mes besoins. Clair que non. J'ai des amies. De la famille. Des intérêts. Mais je ne prendrais pas d'amant, non, et je serais profondément déçue et blessée que lui le fasse. Bien sûr, il y a des exceptions. Si j'étais très malade, incapable de lui donner du plaisir, là, peut-être... mais même là, je préférerais qu'on se sépare. La souffrance de le savoir faire avec une autre ce que je voudrais faire avec lui serait plus insupportable que la séparation. Je sais bien que dans ce domaine, comme dans tout ce qui concerne le couple, les opinions diffèrent et se valent probablement. Il y a des couples qui arrivent à s'aimer tout en se laissant une pleine liberté sexuelle et en discutant légèrement de leurs aventures. Je n'en fais pas partie.
mercredi 10 juin 2009
L'enfance
Quinze ans s'accroche désespérément à son enfance. Elle aimait être le bébé de la famille, celle que Dix-huit ans appelle encore Baby-chou, celle à qui on en passe beaucoup, qui a peu ou pas de responsabilités, celle qu'on aide spontanément (à cause de ses problèmes d'apprentissage ou de son charme? hum...). Et voilà que bébé W vient bousculer tout ça. Durement. Elle ne prend pas cette naissance avec joie, ma Quinze ans. Elle en est troublée. Trop. Je lui ai offert de consulter et à ma grande surprise, elle n'a pas refusé. Alors, les psy vont faire fortune avec nous! Thérapie pour Quinze ans et puis thérapie de couple pour Monsieur Relation et moi. Héhé! Mais c'est pour avoir une plus belle vie et ça vaut donc la peine.
La maman
Elle a des seins énormes,des yeux attendris, des bras caressants, une voix devenue toute douce que je ne lui connaissais pas. Elle lui change la couche maniaquement. Les nouvelles couches indiquent si il y a la moindre goutte de pipi. Bébé est vraiment au sec avec elle!!!
Elle ajuste le siège d'auto comme une professionnelle, tout en parlant à celui qu'elle appelle "mon ange", ce minuscule ange qui se laisse manipuler comme une poupée. Elle lui explique où nous allons. Bientôt, il lui sourira et l'écoutera attentivement. Actuellement, il ouvre parfois les yeux mais il n'a que dix jours, cet ange, et il dort beaucoup. Calmement. Comme un bébé heureux et détendu.
Hier, j'ai été surprise qu'elle veuille sortir malgré la pluie battante. J'apprendrai plus tard qu'elle sort tous les jours pour ne pas déprimer. Sage décision. Et puis, ça stimule Bébé. Son appart lui pèse et je le comprends maintenant que je l'ai vu. Un sous-sol sombre. Elle s'en sortira, ma belle fille dont je suis si fière. Son chum est bien amoureux et avec la charge d'un jeune bébé, c'est une bénédiction qu'il n'ait pas d'emploi. Ils ne sont pas trop de deux pour s'en occuper.
Elle ajuste le siège d'auto comme une professionnelle, tout en parlant à celui qu'elle appelle "mon ange", ce minuscule ange qui se laisse manipuler comme une poupée. Elle lui explique où nous allons. Bientôt, il lui sourira et l'écoutera attentivement. Actuellement, il ouvre parfois les yeux mais il n'a que dix jours, cet ange, et il dort beaucoup. Calmement. Comme un bébé heureux et détendu.
Hier, j'ai été surprise qu'elle veuille sortir malgré la pluie battante. J'apprendrai plus tard qu'elle sort tous les jours pour ne pas déprimer. Sage décision. Et puis, ça stimule Bébé. Son appart lui pèse et je le comprends maintenant que je l'ai vu. Un sous-sol sombre. Elle s'en sortira, ma belle fille dont je suis si fière. Son chum est bien amoureux et avec la charge d'un jeune bébé, c'est une bénédiction qu'il n'ait pas d'emploi. Ils ne sont pas trop de deux pour s'en occuper.
Endorphines
Quand je me sens en amour, il y a ce sentiment de bien-être diffus mais bien réel qui m'habite. Que l'élu de mon coeur soit physiquement présent ou non. Addictif. Sentiment retrouvé.
lundi 8 juin 2009
Retour
Il y a eu la mer et un bed and breakfast de luxe et du homard une fois et les promenades sur la plage et, et .... le reste, je ne vous le dirai pas! Mais ce n'est pas nécessairement ce à quoi vous vous attendez et certainement pas ce à quoi je m'attendais. Faut croire que je ne fais jamais rien comme tout le monde et monsieur Relation non plus. Notre fameuse relation est en péril. Nous sommes au stade du recul, du chacun chez soi et de la réflexion. Il faut prendre le temps de décanter. Décantons.
J'ai appelé Dix-huit ans de là-bas. Crise de larmes. Les hormones. Je l'ai envoyée coucher à mon condo. Ça a semblé la consoler. Le petit W va bien et prend du poids, je ne l'ai pas revu encore. Probablement demain. On ira le présenter à son arrière-grand-mère. Ma fille ne veut toujours pas qu'on aille chez elle mais elle a accepté que la sage-femme les visite. Fiou! Elle y est déjà allée deux fois et le bébé a une semaine! C'est du service, ça! Merci, merci. Je sais la petite famille entre bonnes mains.
Ma Quinze ans revient aujourd'hui après l'école. Je vais justement chez sa prof d'anglais pour chercher ses valises. Me suis-je ennuyée? Pas du tout et je devine déjà que c'est aussi son cas. La vie entre une ado et sa mère dans un petit condo est (parfois) explosive. Une pause fait le plus grand bien.
Un éloge tout particulier pour ma nièce de dix-neuf ans, une fée! Elle a eu l'idée de confectionner des petits plats maison, pâté chinois, macaroni au fromage, gratins de légumes et compagnie, de merveilleux petits plats tout prêts que les jeunes parents n'ont qu'à mettre au four ou au micro-ondes. Si c'est pas brillant ça? Son cadeau de naissance a une valeur inestimable. Bravo ma belle!
J'ai appelé Dix-huit ans de là-bas. Crise de larmes. Les hormones. Je l'ai envoyée coucher à mon condo. Ça a semblé la consoler. Le petit W va bien et prend du poids, je ne l'ai pas revu encore. Probablement demain. On ira le présenter à son arrière-grand-mère. Ma fille ne veut toujours pas qu'on aille chez elle mais elle a accepté que la sage-femme les visite. Fiou! Elle y est déjà allée deux fois et le bébé a une semaine! C'est du service, ça! Merci, merci. Je sais la petite famille entre bonnes mains.
Ma Quinze ans revient aujourd'hui après l'école. Je vais justement chez sa prof d'anglais pour chercher ses valises. Me suis-je ennuyée? Pas du tout et je devine déjà que c'est aussi son cas. La vie entre une ado et sa mère dans un petit condo est (parfois) explosive. Une pause fait le plus grand bien.
Un éloge tout particulier pour ma nièce de dix-neuf ans, une fée! Elle a eu l'idée de confectionner des petits plats maison, pâté chinois, macaroni au fromage, gratins de légumes et compagnie, de merveilleux petits plats tout prêts que les jeunes parents n'ont qu'à mettre au four ou au micro-ondes. Si c'est pas brillant ça? Son cadeau de naissance a une valeur inestimable. Bravo ma belle!
lundi 1 juin 2009
On s'en va
Tout de suite, maintenant, monsieur Relation et moi, mon cher monsieur Relation. En vacances. Tous les deux.
dimanche 31 mai 2009
Fierté
Au téléphone avec l'héroïne:
Moi: Mais pourquoi tu es allée te cacher dans la baignoire de la salle de bain, toute seule? Pourquoi tu ne voulais pas que l'on soit près de toi pour te masser, te caresser, prendre soin de toi comme c'est écrit dans les livres?
Dix-huit ans: Parce que je voulais me recentrer et la présence et les conseils des autres me dérangeaient dans mon travail.
Moi: Tu savais instinctivement ce qu'il fallait faire?
Dix-huit ans (d'un ton ferme et fier, un sourire dans la voix): Mais bien sûr que je savais quoi faire!
Moi: Mais pourquoi tu es allée te cacher dans la baignoire de la salle de bain, toute seule? Pourquoi tu ne voulais pas que l'on soit près de toi pour te masser, te caresser, prendre soin de toi comme c'est écrit dans les livres?
Dix-huit ans: Parce que je voulais me recentrer et la présence et les conseils des autres me dérangeaient dans mon travail.
Moi: Tu savais instinctivement ce qu'il fallait faire?
Dix-huit ans (d'un ton ferme et fier, un sourire dans la voix): Mais bien sûr que je savais quoi faire!
samedi 30 mai 2009
Grand-mère
J'ai vu naître mon petit-fils. Une merveille (bon, je sais, toutes les grand-mères disent ça). Ma fille a crié et crié encore, librement. Un accouchement intense, émotif, expansif, à la maison des naissances. Elle a passé une bonne partie du travail dans le bain, seule, son chum dans la chambre à côté et puis moi ensuite avec lui, plus tard, quand elle m'a fait appeler. Sursautant à chacun de ses cris déchirants, mais interdits de présence avec elle. La sage-femme nous rassurait. C'est ainsi que ma fille avait choisi d'accoucher, seule mais nous sachant tous près d'elle, tout à côté. Et puis elle demande la présence de la sage-femme "Ça pousse". Elle est à neuf centimètres. On entre nous aussi et elle ne nous renvoie pas. Et puis nous renvoie. Et puis appelle encore la sage-femme. Celle-ci, qui est extraordinaire, la regarde dans les yeux et lui dit "Tu es en train d'accoucher, Dix-huit ans, maintenant, ça arrive, tu donnes la vie." Et alors ce cri déchirant de ma fille "Non, j'ai peur, j'ai peur." La sage-femme écoute le coeur du bébé qui faiblit un peu et décide de sortir Dix-huit ans du bain. On l'installe sur un siège de naissance, appuyée contre son chum. Elle crie encore, dit que c'est trop dur. "Je vois la tête", dit la sage-femme. "Pousse, Dix-huit ans, ton bébé a besoin de toi pour sortir." Et puis, le voilà, ce cher bébé, minuscule, mais si parfait. Nous pleurons tous et toutes, la sage-femme et son assistante aussi. Le miracle de la vie a eu lieu. Naturellement. Ma fille est si fière et répète sans arrêt "Il est parfait", à travers ses larmes. Ma forte fille, ma courageuse fille, mon extraordinaire fille, mon bébé à moi. Deux minutes après qu'il soit sorti d'elle, elle sourit dans ses larmes et dit "C'est vrai qu'on oublie vite que ça fait si mal." Toute l'assistance éclate de rire!
Bébé
Fillette a des contractions, juste au moment où je pars en vacances. De fausses contractions, n'est-ce-pas, Bébé?
jeudi 28 mai 2009
Sabotage
J'ai eu beau tenter de bousiller la relation, inconsciemment mais efficacement, il n'a pas bronché, ou si peu. Je me suis retrouvée à me chicaner toute seule, ce qui n'a pas fait long feu. Je me suis sentie ridicule. Je voulais qu'il parte. Il est resté. Je voulais qu'il reste. Il est parti.
mardi 26 mai 2009
Poids
Alors que je suis vraiment sur le point d'atteindre mon poids d'équilibre, celui que je veux et que je veux garder pour la vie, voilà que tout stagne. Pire encore! Je sens bien que je pourrais tout reprendre à la vitesse de l'éclair. Pas question, évidemment! Pas d'alcool cette semaine et puis un retour aux bonnes habitudes, strictes. Je fréquente beaucoup les bons restaurants depuis mon merveilleux déménagement dans ce fabuleux quartier qui en regorge. Et monsieur Relation cuisine bien aussi, bien que ce ne soit pas un problème car il cuisine léger et santé. Mais il y a le vin! Une bouteille à deux, ça se prend si bien et on parle, jase, et le vin coule et on en voit toujours le fond de cette divine bouteille. Je me reprends en mains cette semaine, voilà! Un peu de sagesse avant de partir en vacances.
lundi 25 mai 2009
L'âge
J'avais tendance à considérer le vieillissement comme une catastrophe inévitable.
Inévitable, ce l'est toujours mais des événements et surtout des gens ont changé cette perspective catastrophique. Je regardais mes amies d'enfance au restaurant hier, animées, joyeuses, joueuses, pleines de projets et je ne voyais pas une si grande différence d'avec nos rencontres adolescentes! Plus d'assurance peut-être, du réalisme, mais encore et toujours des rêves et de la folie. L'une prend des cours d'aquarelle et s'en va en Italie, l'autre revient de Turquie (où elle a voyagé en solo!) et nous parle de tous les événements culturels auxquels elle assiste tout en travaillant à temps plus que plein dans une grosse job. Un cancer vaincu dans un cas, du cholestérol contrôlé dans l'autre, des filles qui marchent, font du yoga, bougent.
Quand j'avais trente ans, j'imaginais pourtant la cinquantaine comme un âge poche, plate et sans intérêt. Je ne me doutais pas que c'est à cet âge vénérable que je vivrais un amour le plus fou. Maintenant, même les quatre-vingt ans ne me font plus peur, quand je vois ma mère si heureuse et amoureuse.
Bien sûr, on peut se retrouver dans un centre d'accueil minable et les reportages récents de La Presse font peur. Ce n'est pourtant pas le cas de la majorité des gens âgés, il ne faut pas l'oublier. Nous, les baby boomers, qui sommes des freaks de la santé, risquons de vivre longtemps et en forme. Dans le plaisir.
Inévitable, ce l'est toujours mais des événements et surtout des gens ont changé cette perspective catastrophique. Je regardais mes amies d'enfance au restaurant hier, animées, joyeuses, joueuses, pleines de projets et je ne voyais pas une si grande différence d'avec nos rencontres adolescentes! Plus d'assurance peut-être, du réalisme, mais encore et toujours des rêves et de la folie. L'une prend des cours d'aquarelle et s'en va en Italie, l'autre revient de Turquie (où elle a voyagé en solo!) et nous parle de tous les événements culturels auxquels elle assiste tout en travaillant à temps plus que plein dans une grosse job. Un cancer vaincu dans un cas, du cholestérol contrôlé dans l'autre, des filles qui marchent, font du yoga, bougent.
Quand j'avais trente ans, j'imaginais pourtant la cinquantaine comme un âge poche, plate et sans intérêt. Je ne me doutais pas que c'est à cet âge vénérable que je vivrais un amour le plus fou. Maintenant, même les quatre-vingt ans ne me font plus peur, quand je vois ma mère si heureuse et amoureuse.
Bien sûr, on peut se retrouver dans un centre d'accueil minable et les reportages récents de La Presse font peur. Ce n'est pourtant pas le cas de la majorité des gens âgés, il ne faut pas l'oublier. Nous, les baby boomers, qui sommes des freaks de la santé, risquons de vivre longtemps et en forme. Dans le plaisir.
samedi 23 mai 2009
Force
Une des forces de notre nouveau couple, c'est cette volonté commune de régler les problèmes à mesure et de prendre le temps de le faire. Qu'il y en ait des problèmes a peu d'importance en fait, et c'est même positif, parce qu'en en parlant, on se connaît mieux et on se rapproche.
jeudi 21 mai 2009
L'orgasme
Tel que plus ou moins promis à Mazsellan, voici mon billet sur l'orgasme.
L'orgasme est une bien belle chose, bonne pour la santé. Tapez orgasme et santé sur google et on vous en expliquera les bienfaits physiologiques et psychologiques.
L'orgasme en solo est tout aussi bon pour la santé que celui en couple ou en groupe et il est infiniment plus facile à obtenir pour une femme. C'était du moins mon cas jusqu'à dernièrement. Voilà-t-il pas que les petites vites en deux minutes et quart me sont devenues impossibles et que je dois prendre mon temps et travailler plus fort pour arriver à un résultat qui en vaut toujours autant la peine, heureusement. L'àge? La maturité? Je ne sais pas mais je me suis adaptée sans trop de peine.
L'orgasme féminin dans un couple est une tout autre histoire. L'orgasme masculin, je n'en parlerai pas beaucoup parce qu'il semble assez prévisible, automatique et inévitable, bien que j'aie rencontré des hommes qui avaient de la misère à l'atteindre en vieillissant et qui n'y arrivaient pas à tous les coups. Ces hommes comprenaient enfin la situation dans laquelle tant de femmes se retrouvent fois après fois, homme après homme. Il jouit et elle pas. Pas grave, pas important si le lien affectif est présent. C'est ce qu'on dit, c'est ce qu'on lit. Je n'y crois pas à cette théorie du peu d'importance de l'orgasme chez la femme amoureuse. L'absence d'orgasme féminin lors des relations sexuelles entre un homme et une femme crée un ressentiment insidieux et larvé chez elle et il finit par éclater en petites ou grandes cruautés envers ce conjoint tant aimé mais que la femme démolit à petit feu par des remarques blessantes. La femme sait si bien là où ça fait mal. L'homme est un être fragile. Bref! C'est très dangereux pour un homme de ne pas se soucier des orgasmes de sa femme, même et surtout si elle dit que ça n'a donc pas d'importance. Ouch! Ne jamais croire une telle affirmation. C'est monsieur qui finira par payer pour.
Ceci dit, chacun est responsable de son orgasme. Il faut laisser savoir à l'autre ce qui vous branche. Évidemment, il faut savoir ce qui nous branche pour le communiquer et parfois ce qui nous branchait ne nous branche plus. Simple, l'orgasme? Pour les hommes, oui, en général, pour les femmes, je pourrais bien écrire des séries de billets là-dessus et il en resterait encore à dire. Mais je m'en vais chez mon comptable. L'impôt vérifie ma déclaration et me réclame des documents. Fatigant et frustrant. Heureusement il fait beau et je suis heureuse, alors les petits pépins de l'existence m'atteignent fort peu ces temps-ci!
L'orgasme est une bien belle chose, bonne pour la santé. Tapez orgasme et santé sur google et on vous en expliquera les bienfaits physiologiques et psychologiques.
L'orgasme en solo est tout aussi bon pour la santé que celui en couple ou en groupe et il est infiniment plus facile à obtenir pour une femme. C'était du moins mon cas jusqu'à dernièrement. Voilà-t-il pas que les petites vites en deux minutes et quart me sont devenues impossibles et que je dois prendre mon temps et travailler plus fort pour arriver à un résultat qui en vaut toujours autant la peine, heureusement. L'àge? La maturité? Je ne sais pas mais je me suis adaptée sans trop de peine.
L'orgasme féminin dans un couple est une tout autre histoire. L'orgasme masculin, je n'en parlerai pas beaucoup parce qu'il semble assez prévisible, automatique et inévitable, bien que j'aie rencontré des hommes qui avaient de la misère à l'atteindre en vieillissant et qui n'y arrivaient pas à tous les coups. Ces hommes comprenaient enfin la situation dans laquelle tant de femmes se retrouvent fois après fois, homme après homme. Il jouit et elle pas. Pas grave, pas important si le lien affectif est présent. C'est ce qu'on dit, c'est ce qu'on lit. Je n'y crois pas à cette théorie du peu d'importance de l'orgasme chez la femme amoureuse. L'absence d'orgasme féminin lors des relations sexuelles entre un homme et une femme crée un ressentiment insidieux et larvé chez elle et il finit par éclater en petites ou grandes cruautés envers ce conjoint tant aimé mais que la femme démolit à petit feu par des remarques blessantes. La femme sait si bien là où ça fait mal. L'homme est un être fragile. Bref! C'est très dangereux pour un homme de ne pas se soucier des orgasmes de sa femme, même et surtout si elle dit que ça n'a donc pas d'importance. Ouch! Ne jamais croire une telle affirmation. C'est monsieur qui finira par payer pour.
Ceci dit, chacun est responsable de son orgasme. Il faut laisser savoir à l'autre ce qui vous branche. Évidemment, il faut savoir ce qui nous branche pour le communiquer et parfois ce qui nous branchait ne nous branche plus. Simple, l'orgasme? Pour les hommes, oui, en général, pour les femmes, je pourrais bien écrire des séries de billets là-dessus et il en resterait encore à dire. Mais je m'en vais chez mon comptable. L'impôt vérifie ma déclaration et me réclame des documents. Fatigant et frustrant. Heureusement il fait beau et je suis heureuse, alors les petits pépins de l'existence m'atteignent fort peu ces temps-ci!
mercredi 20 mai 2009
Méditation
Une impression de nouveauté, de jamais vu, de jamais vécu. Loin du désir. Normalement, ça m'aurait inquiétée. Là, non. Je me laisse porter. J'ai beaucoup à apprendre de cet état presque méditatif, que nous voulons méditatif, sans y arriver tout à fait. Sans inquiétude. Un jour à la fois. Ensemble.
samedi 16 mai 2009
Écrire
Monsieur Relation lit mon blogue. Il dit qu'il ne lit plus ou peu ou rarement mais.... il peut le lire s'il le veut, c'est un blogue public tout de même. Il est tombé dessus à cause de ma grande trappe évidemment. D'abord, je lui ai dit que j'en avais un. Ensuite, je lui ai donné mon nick pour un autre site que nous fréquentons tous les deux. Il a évidemment fait le lien (la plupart des gens gardent le même nick) et a trouvé mon blogue avec facilité. Je suppose que si je lui ai donné tous ces indices, je voulais qu'il le lise.
Ça ne m'embête pas trop. Il va y lire bien des déclarations d'amour que je n'ose pas lui dire de vive voix. Je suis bien plus pudique en personne que par écrit. Je lui ai suggéré de se partir un blogue lui aussi, ce qui nous permettrait de nous lire mutuellement. Non. Et quand monsieur Relation dit "non" c'est tellement clair et sans équivoque, on n'a pas du tout le goût d'insister.
Alors, je ne vais pas trop parler contre lui. Mais peut-être vais-je le faire quand même. Pour l'instant, je n'ai que du bien à en dire. Je ne me censure pas vraiment plus qu'avant. On verra.
Cet après-midi, il me fait un massage. Professionnel. Dans sa salle de massage, sur sa table de massage. J'ai la trouille. Un peu.
Ça ne m'embête pas trop. Il va y lire bien des déclarations d'amour que je n'ose pas lui dire de vive voix. Je suis bien plus pudique en personne que par écrit. Je lui ai suggéré de se partir un blogue lui aussi, ce qui nous permettrait de nous lire mutuellement. Non. Et quand monsieur Relation dit "non" c'est tellement clair et sans équivoque, on n'a pas du tout le goût d'insister.
Alors, je ne vais pas trop parler contre lui. Mais peut-être vais-je le faire quand même. Pour l'instant, je n'ai que du bien à en dire. Je ne me censure pas vraiment plus qu'avant. On verra.
Cet après-midi, il me fait un massage. Professionnel. Dans sa salle de massage, sur sa table de massage. J'ai la trouille. Un peu.
jeudi 14 mai 2009
Émotivité
C'est une relation émotive. Pas besoin de grand chose. Juste sa présence me suffit. Parler. Ou pas. Simple.
Je le suis. Évidemment, je suis toujours perdue. Et lui semble toujours savoir où il va. Et je me sens comblée. Il est exactement ce qu'il me fallait.
Je le suis. Évidemment, je suis toujours perdue. Et lui semble toujours savoir où il va. Et je me sens comblée. Il est exactement ce qu'il me fallait.
mardi 12 mai 2009
Le docteur
Vu le beau docteur du CHUM, celui qui a tant de charme, qui est si directif, qui est bien à mon goût. Il m'a félicitée pour ma perte de poids. "Vous êtes resplendissante. Qu'est-ce qui se passe?" Et moi de lui raconter, pas comme à un doc, comme à un vieil ami. J'étais la dernière patiente et je le savais et il le savait. "Vous êtes mon dessert", m'avait-il dit galamment. Et là, il se met à me parler de lui, de son amour de la ville, de son déménagement qui précédait de peu le mien. On parle du bonheur, on est incroyablement joyeux. Et proches. Étrange rencontre. Je pense que mon énergie actuelle déborde partout et laisse des traces heureuses au passage. Magnifique!
Jeux
Nous jouons occasionnellement à des jeux sado-maso. Ce n'est pas l'essentiel de notre relation, mais ça en fait partie actuellement. Elle est en évolution, cette relation, la place prise par ces jeux peut croître ou disparaître, bien que je ne pense pas qu'elle disparaisse vraiment, car on aime beaucoup ça tous les deux. Qui aurait cru (certainement pas moi) que j'apprécierais autant ces fantaisies érotiques dont je savais si peu de choses il y a si peu de temps. J'avais plein de préjugés, j'en ai encore face à des pratiques extrêmes, mais dans tous les domaines, les extrémistes font peur.
Pour l'instant, je découvre et j'explore avec lui. Et c'est fort plaisant. Un peu chargé émotivement, mais la relation est affective et donc déstabilisante. C'est un homme qui domine dans la vie, qui prend des décisions rapidement, qui s'impose naturellement, sans avoir à parler. C'est aussi un tendre, respectueux des autres et soucieux de leur bien-être. Au lit, quand on joue, il s'en remet totalement à moi. Il est sans défense. Ça me touche et ça vient me chercher.
Ces jeux font appel à ma créativité, je pense à des scénarios à l'avance, j'ai donc du plaisir avant, à imaginer ce qui va se passer, pendant, à le réaliser, et après, à rejouer mentalement la scène. Ça nous unit et nous rapproche.
Pour l'instant, je découvre et j'explore avec lui. Et c'est fort plaisant. Un peu chargé émotivement, mais la relation est affective et donc déstabilisante. C'est un homme qui domine dans la vie, qui prend des décisions rapidement, qui s'impose naturellement, sans avoir à parler. C'est aussi un tendre, respectueux des autres et soucieux de leur bien-être. Au lit, quand on joue, il s'en remet totalement à moi. Il est sans défense. Ça me touche et ça vient me chercher.
Ces jeux font appel à ma créativité, je pense à des scénarios à l'avance, j'ai donc du plaisir avant, à imaginer ce qui va se passer, pendant, à le réaliser, et après, à rejouer mentalement la scène. Ça nous unit et nous rapproche.
lundi 11 mai 2009
Restaurants
Depuis le déménagement et même avant (on a passé dix jours sans cuisinière), nous mangeons beaucoup dans les restaurants. Moi qui y allais tellement rarement avant! Je pensais grossir, mais non, je continue à maigrir lentement et régulièrement et je vais bientôt avoir atteint mon poids d'équilibre WW. C'est là que ça se corse, les gens maigrissent relativement facilement en suivant le programme mais garder son poids est une autre paire de manches. Cette fois, je vais persister et demeurer membre à vie. C'est gratuit si on va à une réunion par mois et si on conserve son poids. J'ai vraiment la ferme intention de m'y tenir quelles que soient les circonstances. C'est dans des moments de tristesse que j'ai tendance à outremanger. Or, je ne suis pas à l'abri de la tristesse, même si je vis des jours merveilleusement heureux actuellement.
Monsieur Relation est habile des ses mains. Ça, je le savais fort bien mais j'ignorais qu'il pouvait réparer plein de bidules dans une maison avec efficacité et imagination. Je suis touchée qu'il m'ait aidée sans que je ne le lui demande. Il n'a pas fini de m'étonner, cet homme-là!
Monsieur Relation est habile des ses mains. Ça, je le savais fort bien mais j'ignorais qu'il pouvait réparer plein de bidules dans une maison avec efficacité et imagination. Je suis touchée qu'il m'ait aidée sans que je ne le lui demande. Il n'a pas fini de m'étonner, cet homme-là!
samedi 9 mai 2009
L'action
Je voulais être dans l'action, j'y suis! Le condo a bien de l'allure. Il était fait pour moi et je m'y sens bien. Ma fille reçoit son lit aujourd'hui, on en est enchantées toutes les deux. Trop d'intimité, ça pèse! Et puis elle est devenue une véritable ado, avec son enthousiasme et ses contradictions. Son amie, sa grande amie K est venue la visiter hier. Celle qui a quitté Vanguard pour l'école des Adventistes, malgré tout ce qu'on a pu lui dire sur la supériorité de Vanguard! Elle a tenu bon et est très heureuse à sa nouvelle école. J'aime beaucoup cette fille et ses parents aussi, des gens d'origine philippine qui m'ont apporté une bouteille de champagne comme cadeau de bienvenue dans ma nouvelle demeure! Une petite femme minuscule et charmante avec laquelle je me sens une géante quand je la prends dans mes bras! Car nous avons développé une intimité au fil des années et à travers l'amitié si profonde de nos filles. On s'entraide de notre mieux. K est fille unique, la mère est infirmière, le père ingénieur. Ils ne lésinent pas sur les moyens pour favoriser son succès et je sais à quel point on peut souffrir devant les troubles d'apprentissage graves de son enfant. Et la leur en plus, a eu bien des problèmes psychologiques, suicidaire un temps, et puis souffrant de mutisme ensuite. Pas facile pour eux! Pas facile pour elle non plus de ne pouvoir répondre aux attentes de ces parents ambitieux qui ont dû ravaler leur ambition. Ils n'abandonnent toujours pas et lui parlent de collège et d'université. Je les comprends. Je suis plus réaliste qu'ils ne le sont mais ma fille à moi a des problèmes plus graves que la leur.
Pas eu énormément de temps pour visiter le quartier. Des tests médicaux à profusion cette semaine. Pour mon suivi contre le diabète (prévention, je ne l'ai pas, heureusement!) mais aussi des tests contre les its dans le but de ne plus nous servir de condoms, monsieur Relation et moi. Alors on va voir le premier doc, la clinique Actuel débordée nous y a envoyés, c'est un sans rendez-vous, attente mais ensuite, très efficace la madame, on teste de partout. Ensuite, l'hôpital pour les tests de sang. Un avant-midi complet et entier cette fois. Occupés les hôpitaux du centre-ville. Gratuit? Non, pas tout à fait, il a fallu payer vingt dollars à la première docteure. Mais on saura tout. C'est la première fois que je passe un test pour le sida.
Monsieur Relation était déprimé ces jours-ci à cause de son travail. Les choses se replacent. On est allés prendre un café tard hier soir après qu'il ait donné un massage en soirée. Je le trouve pas mal bon de travailler en comptabilité toute la journée et ensuite de recevoir un client après le souper. Et il ne court pas après les clients, c'est du bouche à oreille. Il doit être un extraordinaire massothérapeute. Je suis tout à fait certaine qu'il l'est en fait car il me dit qu'il entre dans un état second quand il masse. C'est quelqu'un d'entier qui a besoin de s'impliquer dans ce qu'il fait. Probablement pour ça que c'est difficile avec son emploi de jour. Il prend les choses à coeur. J'ai toujours aimé les gens passionnés et authentiques. Il en fait certainement partie. On va partir en voyage ensemble bientôt. Je ne le réalise pas tout à fait encore.
Pas eu énormément de temps pour visiter le quartier. Des tests médicaux à profusion cette semaine. Pour mon suivi contre le diabète (prévention, je ne l'ai pas, heureusement!) mais aussi des tests contre les its dans le but de ne plus nous servir de condoms, monsieur Relation et moi. Alors on va voir le premier doc, la clinique Actuel débordée nous y a envoyés, c'est un sans rendez-vous, attente mais ensuite, très efficace la madame, on teste de partout. Ensuite, l'hôpital pour les tests de sang. Un avant-midi complet et entier cette fois. Occupés les hôpitaux du centre-ville. Gratuit? Non, pas tout à fait, il a fallu payer vingt dollars à la première docteure. Mais on saura tout. C'est la première fois que je passe un test pour le sida.
Monsieur Relation était déprimé ces jours-ci à cause de son travail. Les choses se replacent. On est allés prendre un café tard hier soir après qu'il ait donné un massage en soirée. Je le trouve pas mal bon de travailler en comptabilité toute la journée et ensuite de recevoir un client après le souper. Et il ne court pas après les clients, c'est du bouche à oreille. Il doit être un extraordinaire massothérapeute. Je suis tout à fait certaine qu'il l'est en fait car il me dit qu'il entre dans un état second quand il masse. C'est quelqu'un d'entier qui a besoin de s'impliquer dans ce qu'il fait. Probablement pour ça que c'est difficile avec son emploi de jour. Il prend les choses à coeur. J'ai toujours aimé les gens passionnés et authentiques. Il en fait certainement partie. On va partir en voyage ensemble bientôt. Je ne le réalise pas tout à fait encore.
mercredi 6 mai 2009
Maternité
Les ados sont allés explorer le quartier avant le souper. Un souper d'anniversaire qui va suivre un dîner d'anniversaire. Et pourtant, j'entendais Quinze ans dire au téléphone qu'il ne se passait rien pour sa fête, "On est allées chercher de la pizza et c'est tout." Les enfants sont gâtés, pourris. C'est à nous les parents à remettre les pendules à l'heure.
C'est exigeant d'élever des enfants et bien franchement, je vais faire la job jusqu'au bout de mon mieux mais j'ai hâte d'avoir fini. Pas bon ça. Vivre le présent à plein, voilà ce qu'il faut faire. Et il y a aussi Dix-huit ans qui vient de réaliser que tous ses amis et amies s'en vont en voyage cet été. Elle? Elle va accoucher. Dur un peu beaucoup même. Alors, j'écoute, je me tais, c'est la meilleure chose à faire. Elle va s'en tirer ma poulette, je le sais et elle le sait aussi.
Voilà justement les ados qui rentrent, bien excités et bruyants. Au boulot!
C'est exigeant d'élever des enfants et bien franchement, je vais faire la job jusqu'au bout de mon mieux mais j'ai hâte d'avoir fini. Pas bon ça. Vivre le présent à plein, voilà ce qu'il faut faire. Et il y a aussi Dix-huit ans qui vient de réaliser que tous ses amis et amies s'en vont en voyage cet été. Elle? Elle va accoucher. Dur un peu beaucoup même. Alors, j'écoute, je me tais, c'est la meilleure chose à faire. Elle va s'en tirer ma poulette, je le sais et elle le sait aussi.
Voilà justement les ados qui rentrent, bien excités et bruyants. Au boulot!
lundi 4 mai 2009
Ressuscitée
J'ai survécu. Non, vous ne me verrez pas sur les cartons de lait, Mazsellan! Non seulement j'ai survécu mais la vie est belle. Encore dans les boîtes mais on s'en fout, on est arrivées, Quatorze ans et moi et on est heureuses. Elle couche avec moi parce que Dix-huit ans lui a repris son divan-lit qui avait été prêté "temporairement" pendant un an mais samedi le nouveau lit entrera et on retrouvera notre intimité.
Monsieur Relation est maintenant mon voisin et parfois, je l'aperçois qui rentre du travail en passant devant mon balcon et alors je le fais entrer pour un baiser et je me sens vraiment privilégiée.
Le quartier est magnifique, le changement fantastique, Monsieur Relation surprenant, j'ai beaucoup de plaisir à le découvrir.
Monsieur Relation est maintenant mon voisin et parfois, je l'aperçois qui rentre du travail en passant devant mon balcon et alors je le fais entrer pour un baiser et je me sens vraiment privilégiée.
Le quartier est magnifique, le changement fantastique, Monsieur Relation surprenant, j'ai beaucoup de plaisir à le découvrir.
mercredi 22 avril 2009
Déménagement
C'est samedi. C'est compliqué. Ça m'énerve. J'aimerais donc ça être zen. Je ne le suis pas.
mardi 21 avril 2009
Les mots
On parle, on vit, on rit et parfois on dit n'importe quoi et soudain, on dit du sérieux, du solide. On se surprend à se dire qu'on s'aime, spontanément. Je reste surprise, un peu suffoquée. J'ai si peu dit ces mots dans ma vie, ils n'ont pas été galvaudés, c'est le moins que l'on puisse dire. Je me plais à penser que je les ai gardés pour lui, comme une vierge d'autrefois gardait son corps pour son futur mari, je lui ai réservé ces mots, ils sont à lui.
samedi 18 avril 2009
Je t'aime comme tu es
Je lui avais écrit un courriel dans lequel je lui disais accepter pleinement, entièrement et totalement son rythme du matin. "Je t'aime comme tu es."
Il n'en a pas reparlé mais hier, il m'a proposé (imposé?) de venir aujourd'hui faire des boîtes avec moi quand il aura fini le massage de sa cliente. C'est Pur Bonheur et Pierre F. qui vont être contents!
Il n'en a pas reparlé mais hier, il m'a proposé (imposé?) de venir aujourd'hui faire des boîtes avec moi quand il aura fini le massage de sa cliente. C'est Pur Bonheur et Pierre F. qui vont être contents!
vendredi 17 avril 2009
Déménager
"Place tes choses dans l'appart et tout va bien se passer. Il t'est étranger parce qu'il n'y encore rien de toi ici. Move. Grouille!"
C'est ma peintre qui est venue voir mon condo avec moi qui me donnait ces sages conseils. Il est correct mon condo. Pas vraiment besoin de peinturer. Commençons par l'habiter. Je suis les conseils de ceux qui me veulent du bien ces temps-ci et je m'en porte bien.
C'est ma peintre qui est venue voir mon condo avec moi qui me donnait ces sages conseils. Il est correct mon condo. Pas vraiment besoin de peinturer. Commençons par l'habiter. Je suis les conseils de ceux qui me veulent du bien ces temps-ci et je m'en porte bien.
mercredi 15 avril 2009
Couple et travail
La création d'un couple viable et non-superficiel, c'est du travail. Un dur travail qui prend du temps, de l'énergie, des explications, de l'ouverture, un désir d'implication, une capacité à se remettre en question. Un travail qui suscite des émotions parfois négatives, des larmes, des questionnements. Et malgré tous ces efforts, il n'y a même pas de garantie. Pas étonnant que j'aie évité si longtemps de m'engager dans une aventure si périlleuse!
Je lui ai envoyé un courriel hier et il m'a téléphoné pour en discuter. On a parlé longtemps, sans vraiment trouver de solutions, mais avec ouverture et en faisant vraiment une place à l'autre. On a pris le temps, ensemble. J'ai senti fortement que c'était aussi important pour l'un que pour l'autre de se rejoindre et même si on n'y est pas arrivé hier, je pense qu'on y arrivera éventuellement. Concessions, dialogue, compréhension, acceptation, nouveaux mots qui vont faire partie de ma vie au quotidien maintenant, je le sais et je le sens. Et je vais grandir à travers tout ça. Je grandis déjà.
Je lui ai envoyé un courriel hier et il m'a téléphoné pour en discuter. On a parlé longtemps, sans vraiment trouver de solutions, mais avec ouverture et en faisant vraiment une place à l'autre. On a pris le temps, ensemble. J'ai senti fortement que c'était aussi important pour l'un que pour l'autre de se rejoindre et même si on n'y est pas arrivé hier, je pense qu'on y arrivera éventuellement. Concessions, dialogue, compréhension, acceptation, nouveaux mots qui vont faire partie de ma vie au quotidien maintenant, je le sais et je le sens. Et je vais grandir à travers tout ça. Je grandis déjà.
mardi 14 avril 2009
Refroidie
Je m'excite, je m'enflamme, je monte aux sommets directement, alors normal que je redescende à un moment donné. Et là, je redescends. Pas sa faute à lui, pas ma faute à moi non plus. Pourquoi chercher des coupables? Va falloir que je fasse bien attention, que je revienne à une discipline stricte, sinon, le poids perdu, je vais le regagner et pas tranquillement. La faim m'est revenue, je suis fatiguée et je le vois mercredi mais l'excitation n'est pas là. Partie. Je signe pour mon condo jeudi. Je suis fatiguée.
Période normale probablement. Assurément même. Ne paniquons pas. Trop fatiguée pour paniquer de toutes façons.
Période normale probablement. Assurément même. Ne paniquons pas. Trop fatiguée pour paniquer de toutes façons.
lundi 13 avril 2009
Sur le vif
Deuxième nuit ensemble, deuxième journée aussi, trois, si on considère qu'il est arrivé en après-midi samedi. Pour la première fois, j'ai réussi à dormir alors qu'il est dans mon lit. J'en étais heureuse et fière, comme si c'était un exploit. Je me colle donc sur lui au petit matin, bien réveillée, enfiévrée de le découvrir encore et toujours là, chaud et disponible et je bénis la vie de couple, je la vénère, j'ai trouvé la source de la joie, de l'espoir et du plaisir éternel. Ma main se balade et rencontre son membre tendu, durci, pour moi, bonheur encore! Je continue à le caresser, à le bécoter dans le cou, je m'enhardis, il n'a qu'à se laisser faire. Mais voilà qu'il me repousse, gentiment, mais quand même, il me dit que non, que ça doit être consensuel! Comme si je l'agressais! Je crois qu'il plaisante, je le chatouille, je rigole. Non, il ne plaisante pas du tout et ma main je l'enlève et mon corps je l'éloigne. Ça se bouscule dans ma tête. Je sais, ils me l'ont raconté, que les hommes vivent parfois ou souvent ou presque toujours dans certains cas, ce genre de rejet. Pour les femmes, j'ai comme l'impression que c'est plus rare, vous me confirmerez. C'est dur de vivre ça. Il a le droit évidemment. C'est son corps et son corps ne m'appartient pas. Et pourtant, je voudrais tant qu'il m'appartienne. Mais non, ce n'est pas le cas. Une espèce d'impression de lubricité débordante non partagée. Cochonne. Calme-toi. Et puis vient de la rancoeur. Et il me veut fidèle? Je baiserais bien tous les jours moi. Désaccordés. Nous sommes désaccordés. Pas important si on s'aime. Si tellement énormément important pourtant. Alors je me suis levée, sur le bout des pieds, je suis respectueuse de son corps et de son sommeil aussi. Je suis allée travailler dans la cave pour ne pas déranger. Le malaise perdure. Et si je me trompais? Pourquoi une si petite chose telle qu'un simple refus sexuel me dérange-t-elle autant? Si j'étais sûre de son amour, si je le sentais plus près, plus souvent vulnérable, je serais moins affectée. Je ne suis pas bouleversée cependant, pas trop. On a rencontré nos familles mutuelles hier et ça s'est très bien passé dans les deux clans. Cet homme a l'air plus jeune que ses fils! Vraiment. Il est un phénomène. Mais je commence tout de même à revenir un peu sur terre. C'est probablement très bien. Pas des défauts insurmontables mais il a failli, juste failli me dire des paroles blessantes hier et il n'aurait pas fallu qu'il les prononce, vraiment pas. Il y a des choses que je ne supporte pas et ne supporterai jamais. Je suis une grande amoureuse, entière et tolérante mais on ne m'écrase pas. Que non.
samedi 11 avril 2009
Mode d'emploi demandé
Il vient chez moi aujourd'hui, dans mon quotidien, avec ma fille, mes boîtes et mon ordinaritude. Vais-je passer le test? Plusieurs relations foirent à ce moment-ci précisément. Je suis modérément inquiète, chers lecteurs, je ne suis pas en panique, c'est déjà ça de pris. On ira prendre une grande marche dans mon parc favori dont je m'éloigne, je lui ferai un petit souper (j'ai comme envie de lui cuisiner de la viande, il se donne tant de mal pour ne pas m'en servir! Mais non, je ne ferai pas ça héhé!), et ensuite... bon... ensuite, ma fille est là, on va parler (encore? on n'aura fait que ça toute la journée), ensuite, donc, euh... le cinéma? Lire côte à côte? Bien que moi, je ferais bien des boîtes. Mais jamais je ne pourrai faire des activités ordinaires et utiles alors qu'il est là dans mon espace, dans mon air, physiquement présent. Ouf! Mais que font donc les autres, ceux qui ont de l'expérience dans la vie de couple, dans les débuts de la vie de couple? Pourquoi n'y-a-t-il pas de mode d'emploi?
jeudi 9 avril 2009
Engagement
Wow! Tenez-vous bien. Il m'invite chez son FILS! Si c'est pas de l'engagement, ça, ouf! Je suis émue et ravie. Je le trouve formidable. Mais je vous l'ai déjà dit, peut-être??
Émotions
C'est un homme, alors il résiste, il rationalise. Il a besoin de garder le contrôle. Quelquefois, il baisse la garde pour se ressaisir aussitôt. Je me délecte de ces quelques instants de vulnérabilité totale, encore trop rares. Si précieux et prometteurs.
mercredi 8 avril 2009
Ma déesse
"Mon amour, ma déesse", c'est comme ça que mon dernier amour, celui avec lequel j'ai été en couple pendant dix-sept ans, commençait les petits ou grands mots qu'il m'écrivait. Ma déesse! Quand même. Et je ne m'en rappelais plus. Comment ai-je pu oublier ça?
Et puis le père de mon fils, en voyage, qui m'écrit des pages de tendresse et d'ennui dont il s'excuse à mesure car je l'avais bien prévenu de profiter du voyage et de ne surtout pas s'ennuyer. Il transportait son carnet partout avec lui et m'écrivait tout ce qu'il voyait et faisait et m'envoyait la grande lettre tous les trois jours. Je relis et je me sens avec lui, encore, trente ans plus tard.
Le plus gros de la correspondance me vient de cet Afghan dont j'avais été l'amante à Winnipeg quand j'avais dix-sept ans. On s'est écrit pendant des années. À la main. Même quand j'ai été en couple et lui aussi, même quand nous avons eu des enfants, on a continué à s'écrire régulièrement. Curieusement, j'avais totalement oublié ses lettres. Et voilà que je n'arrive pas à les jeter. Je garde.
À travers ces écrits, je me rends compte que j'ai été aimée, beaucoup aimée.
Et puis le père de mon fils, en voyage, qui m'écrit des pages de tendresse et d'ennui dont il s'excuse à mesure car je l'avais bien prévenu de profiter du voyage et de ne surtout pas s'ennuyer. Il transportait son carnet partout avec lui et m'écrivait tout ce qu'il voyait et faisait et m'envoyait la grande lettre tous les trois jours. Je relis et je me sens avec lui, encore, trente ans plus tard.
Le plus gros de la correspondance me vient de cet Afghan dont j'avais été l'amante à Winnipeg quand j'avais dix-sept ans. On s'est écrit pendant des années. À la main. Même quand j'ai été en couple et lui aussi, même quand nous avons eu des enfants, on a continué à s'écrire régulièrement. Curieusement, j'avais totalement oublié ses lettres. Et voilà que je n'arrive pas à les jeter. Je garde.
À travers ces écrits, je me rends compte que j'ai été aimée, beaucoup aimée.
mardi 7 avril 2009
Nourriture amoureuse
Il ne me dit pas qu'il m'aime. Il ne me fait pas de compliments non plus. Je me suis fait couper les cheveux courts, même mon voisin (non, pas Voisin! je ne l'ai pas revu encore) m'en a fait la remarque et lui, il n'a rien vu. Mais je lui ai dit que j'étais végétarienne et lui ne l'est pas. Or, à chaque fois qu'il cuisine pour moi, il me fait une recette végétarienne délicieuse et raffinée en m'avertissant que c'est la fin de son répertoire et qu'il y aura de la viande au prochain menu. Mais ce n'est jamais le cas. Je vois beaucoup d'amour dans cette recherche culinaire. Mercredi, c'est moi qui apporte le repas. Je ne vais pas trop me forcer. Je veux qu'il demeure le meilleur en cuisine. Il en éprouve une grande fierté et moi j'en tire de merveilleux bénéfices. Et puis, un homme qui cuisine, c'est si érotique.
lundi 6 avril 2009
Piments forts
J'ai peur du quotidien. Peur de ce moment (qui viendra évidemment) quand la nouveauté se sera émoussée, quand le coeur arrêtera de battre en accéléré, les hormones seront calmées et il me tombera un peu ou beaucoup sur les nerfs par moments. Actuellement, je ne le lui trouve aucun défaut et je le sais bien que c'est anormal. Je profite à plein de cette anormalité, tout ce qu'il fait ou dit me semble si intelligent, sensé, fou, drôle ou attendrissant.
Vit-il la même chose? Commence-t-il à se lasser? J'ai tendance à vouloir pimenter la relation, à créer des surprises, à le laisser pantois, étourdi, pris dans un tourbillon. Je ne veux tellement pas que ce soit ordinaire. Mais je commence à manquer d'idées. Légèrement. Très légèrement. En fait, il m'en vient tout plein encore pendant que j'écris ces lignes. Le quotidien est reporté à plus tard.
Vit-il la même chose? Commence-t-il à se lasser? J'ai tendance à vouloir pimenter la relation, à créer des surprises, à le laisser pantois, étourdi, pris dans un tourbillon. Je ne veux tellement pas que ce soit ordinaire. Mais je commence à manquer d'idées. Légèrement. Très légèrement. En fait, il m'en vient tout plein encore pendant que j'écris ces lignes. Le quotidien est reporté à plus tard.
vendredi 3 avril 2009
État second
Je suis en état de vulnérabilité, ça ressemble un peu à l'état de grâce. Il y a du mysticisme là-dedans. Je marche comme une somnambule, je parle avec des trémolos dans la voix, je me suis fait couper les cheveux (trop courts, merde!, elle m'a ratée, va-t-il m'aimer quand même?), je m'achète des jupes, je me suis fait faire de nouvelles lunettes (je veux le voir comme il faut), je dis "oui" à tout ce que ma fille me demande avant même qu'elle n'ait fini de le demander. Aucune nouvelle de la succession, je dois avoir quitté au plus tard le 28 avril car on passe chez le notaire le 29 et je remets alors les clés, or, je ne suis pas énervée, moi qui ai des tendances anxieuses. J'ai une boîte de faite, des livres, ceux dont je ne veux pas me départir. Mon immense bibliothèque part au vent, s'éparpille, se multiplie, chez les autres, adieux livres bienaimés. Tous ces ouvrages sur l'éducation des enfants, mais que j'en ai donc beaucoup. Et puis, ceux sur l'amaigrissement. Adios! Pour maigrir, recette facile, être follement en amour avec un homme désirable et désirant.
mercredi 1 avril 2009
Aimer
"Qui as-tu aimé?"
Était-ce une question piège? Et puis fuck les pièges, on est dans l'authenticité alors je lui réponds du mieux que je peux. Plus tard dans la soirée, alors que je suis dans son lit et dans ses bras. "Pourquoi tu m'as demandé qui j'avais aimé?"
"Pour savoir si tu pouvais aimer encore." Ses yeux étaient alors dans les miens et je voyais leur sourire malgré la pénombre. J'avais de nouveau cette envie de l'embrasser jusqu'au fond de l'âme.
"Mais bien sûr que je peux aimer encore et je veux aimer encore en plus." Il a semblé satisfait de la réponse et c'est avec une grande douceur qu'il m'a serrée contre lui.
Était-ce une question piège? Et puis fuck les pièges, on est dans l'authenticité alors je lui réponds du mieux que je peux. Plus tard dans la soirée, alors que je suis dans son lit et dans ses bras. "Pourquoi tu m'as demandé qui j'avais aimé?"
"Pour savoir si tu pouvais aimer encore." Ses yeux étaient alors dans les miens et je voyais leur sourire malgré la pénombre. J'avais de nouveau cette envie de l'embrasser jusqu'au fond de l'âme.
"Mais bien sûr que je peux aimer encore et je veux aimer encore en plus." Il a semblé satisfait de la réponse et c'est avec une grande douceur qu'il m'a serrée contre lui.
mardi 31 mars 2009
Analyse
Je mets beaucoup de temps à penser à Monsieur Relation et à moi. Trop, me disais-je. Et puis aujourd'hui, il m'est apparu clairement que non, c'est tout à fait nécessaire que je m'arrête, que je soupèse, que j'analyse, que je comprenne le mieux possible les émotions positives ou négatives qui me submergent. Je pourrai alors lui en faire part. Il est préférable de jouer franc jeu, de s'ouvrir à l'autre, de se rendre vulnérable. Tant que ça se fait de façon consensuelle, tant que je le sens aussi impliqué que je suis impliquée, ces explications nous amènent plus loin. Nous progressons rapidement dans ce chemin l'un vers l'autre, parce que nous le voulons tous les deux. "J'ai encore peur et je ne me livre pas entièrement émotivement", m'a-t-il dit la dernière fois. On est tellement tellement semblables lui et moi et c'est sur ces ressemblances que nous misons.
samedi 28 mars 2009
Se préparer
Je le vois aujourd'hui. Avant, il y a cet habillage soigneux, avec les pièces de vêtements qu'il découvrira et qui ont leur importance. Le plaisir de m'habiller pour moi mais aussi pour lui. La redécouverte du corps à travers les yeux de l'autre. Je sonnerai. Il ouvrira. Je monterai les escaliers doucement, en m'arrêtant à chaque palier. Il est là devant sa porte ouverte mais je ne le vois pas encore et il ne me voit pas encore. Il écoutera le bruit de mes pas sur les marches. Au dernier palier, je pourrai entrevoir sa silhouette et aux dernières marches, son sourire. Je m'approcherai et il me prendra dans ses bras. Nous reculerons, enlacés et il refermera la porte derrière nous.
vendredi 27 mars 2009
Autonomie
Le croiriez-vous? Meuh oui, ceux qui me lisent depuis un bout vont facilement le croire. Le croiriez-vous donc si je vous disais que c'est Dix-Huit ans elle-même qui a organisé son shower de bébé? C'est ce soir. Elle fait ça chez une amie. Au début, elle ne nous avait pas invitées, ses soeurs et moi. Mais là, oui, c'est moi qui paie le buffet, pas nécessairement de rapport cependant. Quatorze ans lui a dit qu'elle achèterait des Converse de bébé, ça l'a peut-être motivée. Elle finit de travailler demain, ma belle Dix-huit ans et elle accouche dans deux mois. Dix-neuf ans ne sera pas au shower. Je l'ai vue hier pour la conduire à son rendez-vous à l'hôpital, elle allait pas pire, un peu zombie, c'est les médicaments, mais pas pire tout de même. Ils la suivent de près et il y a une travailleuse sociale dans le dossier. Elle voulait me rencontrer (la t.s.) mais Dix-neuf ans refuse, alors je suis les directives de Dix-neuf ans. C'est une adulte.
Ma vie a bien changé depuis que monsieur Relation en fait partie. Rapidement. Il est comme beaucoup présent dans mes pensées. C'est fou. Je le vois demain. J'ai hâte.
Mais là je m'en vais au shower de ma petite Dix-huit ans, tellement belle cette enfant-là. Elle va se débrouiller pour avoir une belle vie. Organisée et courageuse comme elle est, c'est évident. Je m'en vais leur acheter du mousseux sans alcool en passant. Elle a plein d'invitées. Partout où elle passe, on la remarque. Forte personnalité.
Ma vie a bien changé depuis que monsieur Relation en fait partie. Rapidement. Il est comme beaucoup présent dans mes pensées. C'est fou. Je le vois demain. J'ai hâte.
Mais là je m'en vais au shower de ma petite Dix-huit ans, tellement belle cette enfant-là. Elle va se débrouiller pour avoir une belle vie. Organisée et courageuse comme elle est, c'est évident. Je m'en vais leur acheter du mousseux sans alcool en passant. Elle a plein d'invitées. Partout où elle passe, on la remarque. Forte personnalité.
Succession
Je suis heureuse, au-dessus des petits pépins de la vie qui ne m'atteignent même pas, même plus. Le condo que j'achète est une succession, or j'apprends que la succession n'est pas réglée, lalalalère. Ces gens n'auraient jamais dû vendre avant que la succession ne soit vraiment réglée. Alors, on ne peut pas passer chez le notaire pour l'achat du condo, lalalalalèrelou. Enervée? Même pas du tout. Pas encore, héhé. Je passe chez le notaire pour la vente de ma maison à moi le 29 avril, en principe, je dois remettre les clés ce jour-là. Ils ont réservé leurs déménageurs pour le 30 avril. Et moi, et moi? Non, je n'ai réservé personne encore. J'attends. Les choses vont se placer, d'une façon ou d'une autre. Je suis devenue zen. Heureuse. Monsieur Relation y a beaucoup à voir. C'est fou, je sais. S'il me quittait, à ce point-ci, là, je serais dévastée. Mais il m'a invitée à placer ma fille et à aller habiter chez lui en attendant, dans son petit appartement. Je n'irai pas, mais la seule pensée qu'il m'ait invitée avec tant de joie et d'empressement et que ça ait été son premier réflexe, me comble entièrement, totalement. Je me sens aimée.
jeudi 26 mars 2009
Rêves
On se met nus dans son lit et ce n'est pas pour baiser. On se colle et on se raconte nos rêves. Cette relation est vraiment du neuf dans ma vie. Ressourçante, rafraichissante et si brûlante. Cette impression d'être hors du temps, la gorge nouée, en état élevé d'émotivité, proche de l'extase. Ai-je déjà vécu ça? Si c'était le cas, je n'aurais pas pu l'oublier.
mercredi 25 mars 2009
Les boîtes
Mais, nom d'une pipe, z'allez pas me faire croire qu'écolo comme je suis, je vais me résoudre à ACHETER des boîtes de déménagement! Ridicule. Lors de mon dernier déménagement (il y a 25 ans, chut!), je m'en étais procuré facilement dans les commerces. Là, les épiceries (ma fille travaille au IGA) les déchiquettent et s'en débarrassent dès la réception des denrées, les magasins n'en donnent pas, seule la société des alcools m'a donné ses boîtes (petites mais parfaites pour les livres dont je n'ai pas encore accepté de me débarrasser - j'y arriverai peut-être avant le jour D) de bon coeur.
mardi 24 mars 2009
Cuisine
"Occupe-toi au max, ça devrait être facile avec le déménagement, arrête de focuser sur la fin possible de ce couple qui débute, tu vas la causer cette fin avec cette fixation."
C'est mon amie A, celle qui a mon âge mais qui est une mère pour moi, qui me donnait ces judicieux conseils. À elle, je raconte tout, même ma vie sexuelle. C'est une belle femme épanouie et sage en même temps, qui a une belle maison bien décorée, toujours propre, une femme qui reçoit avec des mets recherchés servis dans la vaisselle appropriée, sur une table impeccablement montée. C'est fou ce que j'admire ce sens des détails chez les autres. Je suis tellement loin de ça. Mais je pourrais changer, je le vois bien que je peux changer du tout au tout. Apprendre. Je cuisine bien, c'est toujours savoureux et j'y vais au pif! comme en sexualité. J'ai un instinct sûr en ces domaines et quand je me laisse aller et que je m'écoute, je me trompe rarement. Un peu plus de fleur de sel, une petite morsure, là, juste à l'orée du sexe offert, alors qu'il ne s'y attend pas, du curcuma que j'ai appris à aimer, revenu dans l'ail, le poivre noir frais moulu, on mélange, alors qu'il va jouir, arrêter tout, retenir sa jouissance, elle sera tellement meilleure, contrôler la température, faire cuire juste à point. Je suis douée en cuisine et j'en retire une grande satisfaction. Mes convives sont ravis, même si mes mets succulents sont servis dans de la vaisselle dépareillée. Personne ne s'en est jamais plaint. Et on en redemande.
C'est mon amie A, celle qui a mon âge mais qui est une mère pour moi, qui me donnait ces judicieux conseils. À elle, je raconte tout, même ma vie sexuelle. C'est une belle femme épanouie et sage en même temps, qui a une belle maison bien décorée, toujours propre, une femme qui reçoit avec des mets recherchés servis dans la vaisselle appropriée, sur une table impeccablement montée. C'est fou ce que j'admire ce sens des détails chez les autres. Je suis tellement loin de ça. Mais je pourrais changer, je le vois bien que je peux changer du tout au tout. Apprendre. Je cuisine bien, c'est toujours savoureux et j'y vais au pif! comme en sexualité. J'ai un instinct sûr en ces domaines et quand je me laisse aller et que je m'écoute, je me trompe rarement. Un peu plus de fleur de sel, une petite morsure, là, juste à l'orée du sexe offert, alors qu'il ne s'y attend pas, du curcuma que j'ai appris à aimer, revenu dans l'ail, le poivre noir frais moulu, on mélange, alors qu'il va jouir, arrêter tout, retenir sa jouissance, elle sera tellement meilleure, contrôler la température, faire cuire juste à point. Je suis douée en cuisine et j'en retire une grande satisfaction. Mes convives sont ravis, même si mes mets succulents sont servis dans de la vaisselle dépareillée. Personne ne s'en est jamais plaint. Et on en redemande.
dimanche 22 mars 2009
Insécurité
Dans mes couples passés, ceux qui ont duré, je n'étais pas l'insécure du couple. Au contraire. Sept ans avec le père de mon fils. Un "couple open". C'était la mode à cette époque. Je l'aimais lui, mais je ne me suis jamais empêchée de goûter à d'autres corps à l'occasion. Notre entente était qu'on pouvait et qu'on n'avait surtout pas à se le raconter. J'étais jeune, on a été ensemble de 20 à 27 ans, on était très amoureux et qu'il ait profité ou non de notre liberté sexuelle ne m'importait pas du tout. Je me sentais absolument sécure dans la relation.
Ensuite, mon long couple qui a duré dix-sept ans. Fidélité. Facile. Je me sentais aimée. Pas de doutes. J'ai eu un choc quand il a choisi la bouteille quand je lui ai donné l'ultimatum "Tu arrêtes de boire ou bien je te quitte."
Et puis, les sept dernières années. Des hommes à profusion. Consommation. Plaisir. Changement. Et puis quelques-uns qui détonnent et marquent. Un homme amoureux qui ne bande pas. Il se révélera un grand fucké. J'ai relu notre correspondance. Je n'avais rien vu. Rupture désirée.
Mon amant du dimanche m'a marquée aussi. Cette relation me convenait à cause de mes nombreuses responsabilités familiales. On est demeurés amis.
Celui qui m'a fragilisée émotivement, c'est un homme d'affaires directif qui m'avait pris en charge l'espace d'un été. Il me voyait très régulièrement, venait me chercher, planifiait plein d'activités intéressantes, m'amenait dans des restaus de luxe, payait toujours tout pour moi et pas moyen de contester, prenait soin de moi, me cuisinait des plats raffinés servis dans une vaisselle d'apparat, me donnait des cadeaux, me faisait sentir comme une princesse. Jamais personne n'avait pris soin de moi comme ça. J'ai résisté et puis je me suis laissée aller, j'ai alors ressenti un grand bien-être, une confiance en lui et en nous. C'est exactement ce moment là qu'il a choisi pour s'en aller à Québec et ne plus jamais me donner aucune nouvelle. Pas vrai, il m'a donné des nouvelles dix-huit mois après sa disparition! Pour que je sache qu'il n'avait pas eu d'accident, mais qu'il avait préféré couper les ponts pour ne pas souffrir parce qu'il était tombé en amour avec moi. Mon oeil!
Je ne sais pas si c'est à cause de cette expérience relativement récente mais j'ai bien de la misère à me sentir sécure avec monsieur Relation. Il a dit qu'il était mon chum, il a même rencontré ma famille aujourd'hui, mais il en faudra plus, beaucoup plus pour que je relaxe.
Ensuite, mon long couple qui a duré dix-sept ans. Fidélité. Facile. Je me sentais aimée. Pas de doutes. J'ai eu un choc quand il a choisi la bouteille quand je lui ai donné l'ultimatum "Tu arrêtes de boire ou bien je te quitte."
Et puis, les sept dernières années. Des hommes à profusion. Consommation. Plaisir. Changement. Et puis quelques-uns qui détonnent et marquent. Un homme amoureux qui ne bande pas. Il se révélera un grand fucké. J'ai relu notre correspondance. Je n'avais rien vu. Rupture désirée.
Mon amant du dimanche m'a marquée aussi. Cette relation me convenait à cause de mes nombreuses responsabilités familiales. On est demeurés amis.
Celui qui m'a fragilisée émotivement, c'est un homme d'affaires directif qui m'avait pris en charge l'espace d'un été. Il me voyait très régulièrement, venait me chercher, planifiait plein d'activités intéressantes, m'amenait dans des restaus de luxe, payait toujours tout pour moi et pas moyen de contester, prenait soin de moi, me cuisinait des plats raffinés servis dans une vaisselle d'apparat, me donnait des cadeaux, me faisait sentir comme une princesse. Jamais personne n'avait pris soin de moi comme ça. J'ai résisté et puis je me suis laissée aller, j'ai alors ressenti un grand bien-être, une confiance en lui et en nous. C'est exactement ce moment là qu'il a choisi pour s'en aller à Québec et ne plus jamais me donner aucune nouvelle. Pas vrai, il m'a donné des nouvelles dix-huit mois après sa disparition! Pour que je sache qu'il n'avait pas eu d'accident, mais qu'il avait préféré couper les ponts pour ne pas souffrir parce qu'il était tombé en amour avec moi. Mon oeil!
Je ne sais pas si c'est à cause de cette expérience relativement récente mais j'ai bien de la misère à me sentir sécure avec monsieur Relation. Il a dit qu'il était mon chum, il a même rencontré ma famille aujourd'hui, mais il en faudra plus, beaucoup plus pour que je relaxe.
samedi 21 mars 2009
Le chum
Hier, je parle du chum de Quatorze ans au téléphone avec monsieur Relation.
Lui: Comme ça, vous parlez de vos chums,ta fille et toi?
Moi: J'en ai un chum, moi?
Lui: Qu'est-ce que t'en penses?
Moi: Je sais pas.
Lui: ....
Moi: .....
Lui: T'en as un.
Moi: .....
Lui: Je ne le démontre pas assez, hein?
Moi: Non.
Lui: Je prends note.
Quand je raccroche la ligne, j'ai cette envie (que je ne réalise pas) de sauter partout en criant "J'ai un chum". Je me sens tellement bébé depuis que j'ai rencontré monsieur Relation, c'est fou!
Lui: Comme ça, vous parlez de vos chums,ta fille et toi?
Moi: J'en ai un chum, moi?
Lui: Qu'est-ce que t'en penses?
Moi: Je sais pas.
Lui: ....
Moi: .....
Lui: T'en as un.
Moi: .....
Lui: Je ne le démontre pas assez, hein?
Moi: Non.
Lui: Je prends note.
Quand je raccroche la ligne, j'ai cette envie (que je ne réalise pas) de sauter partout en criant "J'ai un chum". Je me sens tellement bébé depuis que j'ai rencontré monsieur Relation, c'est fou!
vendredi 20 mars 2009
Bouton de panique
"Enlève-le ton bouton de panique." C'est monsieur Relation qui m'a dit ça dans une longue conversation téléphonique que nous venons d'avoir. On va au cinéma demain. On va prendre ça mollo, apprendre à se connaître. C'est dur de bâtir une relation avec notre expérience de vie. Beaucoup d'échecs amoureux nous accompagnent de part et d'autre. Pas facile mais si on n'essaie pas, on sera seuls et ni lui ni moi ne voulons plus être seuls. Alors nous essayons. Encore.
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