mardi 8 septembre 2009
La fleur
Hier, je suis partie tôt pour le festival. J'avais tout plein de films archi-intéressants à voir car ils réservent les films préférés du public pour les rejouer la dernière journée du festival, qui était hier. Je pouvais enfin poser mon pied blessé au sol, avec précaution mais je claudiquais sérieusement. Ce qui ne m'a pas empêchée de le voir. Un homme inconnu était penché sur une fleur qu'il avait volée dans un jardin. Une fleur humble, rose, simple. Il la tenait dans ses mains et la regardait avec attention, admiratif. Un homme sans âge ou de mon âge tôt le matin qui admire intensément une fleur, j'ai trouvé ça attendrissant. Alors que je m'approchais à sa hauteur, il se redresse brusquement et fait un pas sans m'avoir vue. Comme je suis encore branlante, j'ai dû m'accrocher à lui pour ne pas tomber car il m'avait fait perdre l'équilibre. Et le voilà qui se confond en excuses. "Mais non, voyons, ne vous excusez pas, c'est gentil de m'avoir cueilli une fleur." Vif d'esprit, il me la tend aussitôt. On se fait la bise avec un grand sourire et on se souhaite une bonne journée. Rencontre charmante qui illumine le petit matin. J'ai gardé la fleur.
samedi 5 septembre 2009
Tristounette
Je fais une indigestion de films, ça doit être ça. Je suis seule ce soir et je me sens seule. Rare. Ma cheville m'achalle. Demain, il y a une amie qui vient voir les films avec moi. Ce sera bien, je pense. Je vais aller lire ma Presse avec un verre de vin. Et puis tôt au lit.
Blessée
Moi qui me vante de ma santé resplendissante et de mon énergie débordante, moi qui exultais à la pensée de ma fin de semaine cinématographique, j'aurais bien dû me la fermer. Enthousiaste, je courais d'un cinéma à l'autre hier à la noirceur pour ne rien manquer, il y a des travaux partout et une borne basse en ciment que je n'avais pas vue m'a enfargée. Humiliée, avec des gens autour qui me demandent si ça va, je me relève promptement et me remets en route. Un peu plus loin, je regarde ma cheville déjà enflée, la douleur est tolérable. Je ne suis pas si loin du théàtre Maisonneuve et je décide de ne pas manquer le dernier film de la journée qui y est présenté. Je marche avec une lenteur extrême, je me tiens à deux mains sur les rampes d'escalier, mais m'y voilà, juste à temps, ouf! Comme c'est une immense salle, il y a toujours de la place. Bons films, un petit film argentin absolument charmant et toujours d'actualité sur les relations amoureuses, très applaudi "Un juego absurdo" et puis le "Fisica dell'acqua" de l'Italien Felice Farina, qui a la particularité de raconter une histoire impliquant des adultes mais telle que vue par un enfant de sept ans. Pas un chef-d'oeuvre, mais un film intéressant.
Quand le film se termine à 23 heures quinze, j'ai l'air d'une grande handicapée car ma démarche est encore plus lente et déséquilibrée. Je ne peux mettre de poids sur ma jambe blessée et c'est avec une grande lenteur que je me rends à la maison. Je suis une femme qui marche vite, on me le fait toujours remarquer, je dois ralentir pour me mettre au même pas que mes camarades de marche. C'était même pénible pour moi de me promener avec Monsieur Relation, car il marche très lentement. Je devais me freiner en tout temps. Je lui en avais déjà parlé, j'aurais aimé qu'il hâte le pas juste de temps en temps, que ce ne soit pas moi qui doive constamment ralentir. Pour me sentir mal presque tout de suite. Comment pouvait-on demander à quelqu'un de marcher plus vite? Il faut prendre les gens comme ils sont. Quand même, ce pas si différent, c'en était un indice d'incompatibilité. Je ne voyais rien car je ne voulais rien voir. Mais là, hier, j'étais lente à plein. Ce n'était pas si désagréable car il n'y avait pas de douleur majeure.
Or au réveil ce matin, douleur il y a. Ouch! Me déplacer de la chambre à la cuisine et de la cuisine à l'ordi dans mon salon est une entreprise à laquelle je songe deux fois. La cheville est horriblement enflée. Pas trop compliqué de traiter une entorse, repos, glace, élévation, tylénols. On peut bander la cheville aussi. J'ai déjà mis de la glace, je me demande si en bandant la jambe je ne pourrais pas me risquer à y aller au cinéma, en prenant bien mon temps (de toutes façons, pas le choix, je marche vraiment comme une handicapée), je n'ai pas de béquilles. Ouais, avec des béquilles, je pourrais aller partout. Pas commode des béquilles dans un cinéma. Un simple parapluie dérange. Je m'essaie à sortir dans cet état? Je ne sais pas encore. J'ai déjà manqué le premier film de neuf heures. Je suis seule pour toute la fin de semaine en plus et j'avais donc l'intention d'en profiter. Comment tirer le meilleur parti de cette situation imprévue?
Quand le film se termine à 23 heures quinze, j'ai l'air d'une grande handicapée car ma démarche est encore plus lente et déséquilibrée. Je ne peux mettre de poids sur ma jambe blessée et c'est avec une grande lenteur que je me rends à la maison. Je suis une femme qui marche vite, on me le fait toujours remarquer, je dois ralentir pour me mettre au même pas que mes camarades de marche. C'était même pénible pour moi de me promener avec Monsieur Relation, car il marche très lentement. Je devais me freiner en tout temps. Je lui en avais déjà parlé, j'aurais aimé qu'il hâte le pas juste de temps en temps, que ce ne soit pas moi qui doive constamment ralentir. Pour me sentir mal presque tout de suite. Comment pouvait-on demander à quelqu'un de marcher plus vite? Il faut prendre les gens comme ils sont. Quand même, ce pas si différent, c'en était un indice d'incompatibilité. Je ne voyais rien car je ne voulais rien voir. Mais là, hier, j'étais lente à plein. Ce n'était pas si désagréable car il n'y avait pas de douleur majeure.
Or au réveil ce matin, douleur il y a. Ouch! Me déplacer de la chambre à la cuisine et de la cuisine à l'ordi dans mon salon est une entreprise à laquelle je songe deux fois. La cheville est horriblement enflée. Pas trop compliqué de traiter une entorse, repos, glace, élévation, tylénols. On peut bander la cheville aussi. J'ai déjà mis de la glace, je me demande si en bandant la jambe je ne pourrais pas me risquer à y aller au cinéma, en prenant bien mon temps (de toutes façons, pas le choix, je marche vraiment comme une handicapée), je n'ai pas de béquilles. Ouais, avec des béquilles, je pourrais aller partout. Pas commode des béquilles dans un cinéma. Un simple parapluie dérange. Je m'essaie à sortir dans cet état? Je ne sais pas encore. J'ai déjà manqué le premier film de neuf heures. Je suis seule pour toute la fin de semaine en plus et j'avais donc l'intention d'en profiter. Comment tirer le meilleur parti de cette situation imprévue?
vendredi 4 septembre 2009
La confiance
Il est huit heures ce matin. Je me prépare pour aller voir mon premier film au FFM à neuf heures. Téléphone.
"Maman, je suis dans l'autobus. K a des problèmes, de gros problèmes. Il faut l'aider. Je lui ai dit qu'elle pouvait venir te voir."
"Elle va s'absenter de l'école?"
"Oui."
"Dis-lui de m'appeler."
Et c'est ainsi que je ne vais pas ce matin à mon premier film et que j'attends une adolescente en difficulté. Je suis touchée par cette confiance que ma fille et son amie démontrent à mon endroit et je ferai de mon mieux pour la mériter.
"Maman, je suis dans l'autobus. K a des problèmes, de gros problèmes. Il faut l'aider. Je lui ai dit qu'elle pouvait venir te voir."
"Elle va s'absenter de l'école?"
"Oui."
"Dis-lui de m'appeler."
Et c'est ainsi que je ne vais pas ce matin à mon premier film et que j'attends une adolescente en difficulté. Je suis touchée par cette confiance que ma fille et son amie démontrent à mon endroit et je ferai de mon mieux pour la mériter.
mercredi 2 septembre 2009
Épilogue
Il m'avait donné rendez-vous dans un bar branché, tellement branché qu'il n'y avait aucune place de libre et que j'ai du l'attendre à la porte. Pas longtemps car il est un homme ponctuel.
On a marché pour se retrouver à la terrasse d'un bar-restaurant bcbg. On s'est assis sur les fauteils en face de la fontaine et il s'est mis à me parler longuement, son verre de vin à la main. Il ne me regardait pas, il fixait la fontaine et moi je le regardais parler. Il en avait contre ceux (aucun rapport avec moi, disait-il, et pourtant c'est bien de moi qu'il parlait!) qui ne veulent pas s'engager, ceux qui ne veulent pas prendre soin de leur conjoint malade, ceux qui demandent des garanties de santé. Quand sa soeur a eu un cancer, il ne s'est pas posé trente-six mille questions, il a pris l'avion et il est allé s'en occuper, ça va de soi. Dans un couple aussi, on prend soin de l'autre, on ne peut pas n'avoir que le meilleur et rejeter le pire.
Je le regardais parler, j'observais sa bedaine d'homme qui ne fait pas d'exercice et qui boit trop de vin, et je me disais que c'était finalement très bien que nous n'allions pas baiser. J'imaginais concrètement ce corps trop lourd sur moi et j'étais plutôt soulagée qu'il n'y ait eu qu'un baiser entre nous. C'est ce qu'il me disait justement dans son long monologue, qu'il était préférable que notre désir mutuel ne se matérialise pas, car nous avions une image trop différente du couple. Nous pourrions évidemment jouir du temps présent, mais pour aller où? Dans quel but?
Comme j'étais d'accord, il n'y a pas eu de discussion. On est quand même allés manger ensemble et ça a été agréable. On se reverrra probablement, en amis. Ou peut-être pas non plus. Carpe diem.
On a marché pour se retrouver à la terrasse d'un bar-restaurant bcbg. On s'est assis sur les fauteils en face de la fontaine et il s'est mis à me parler longuement, son verre de vin à la main. Il ne me regardait pas, il fixait la fontaine et moi je le regardais parler. Il en avait contre ceux (aucun rapport avec moi, disait-il, et pourtant c'est bien de moi qu'il parlait!) qui ne veulent pas s'engager, ceux qui ne veulent pas prendre soin de leur conjoint malade, ceux qui demandent des garanties de santé. Quand sa soeur a eu un cancer, il ne s'est pas posé trente-six mille questions, il a pris l'avion et il est allé s'en occuper, ça va de soi. Dans un couple aussi, on prend soin de l'autre, on ne peut pas n'avoir que le meilleur et rejeter le pire.
Je le regardais parler, j'observais sa bedaine d'homme qui ne fait pas d'exercice et qui boit trop de vin, et je me disais que c'était finalement très bien que nous n'allions pas baiser. J'imaginais concrètement ce corps trop lourd sur moi et j'étais plutôt soulagée qu'il n'y ait eu qu'un baiser entre nous. C'est ce qu'il me disait justement dans son long monologue, qu'il était préférable que notre désir mutuel ne se matérialise pas, car nous avions une image trop différente du couple. Nous pourrions évidemment jouir du temps présent, mais pour aller où? Dans quel but?
Comme j'étais d'accord, il n'y a pas eu de discussion. On est quand même allés manger ensemble et ça a été agréable. On se reverrra probablement, en amis. Ou peut-être pas non plus. Carpe diem.
lundi 31 août 2009
Les soeurs
Quinze ans m'achale depuis le début de l'été pour aller chez Vingt ans, pour qu'elle lui fasse les cheveux et aussi et surtout parce qu'elle s'en ennuie. Et je comprends. Mais je n'ai jamais pu entrer chez Vingt ans, je ne connais pas du tout son nouveau chum, sauf pour lui avoir parlé au téléphone lorsqu'elle était à l'hôpital, je ne sais pas qui d'autre elle fréquente. Je sais qu'il y a beaucoup d'argent illicite qui roule et puis il y a son problème de santé mentale. Confusion.
Mais des soeurs sont des soeurs et il serait cruel de les séparer. Alors ce matin, je suis allée conduire Quinze ans devant l'appartement de Vingt ans, celle-ci est descendue la chercher et moi, je suis allée au festival des Films du Monde toute la journée. Quinze ans vient de revenir, dans une voiture, un "taxi" marginal et Vingt ans l'a accompagnée, m'a embrassée et est repartie illico. Je lui ai glissé des billets dans la main, bien qu'elle ne manque pas d'argent, pauvre poulette. Elle avait l'air triste, elle s'était chicanée avec son chum, on ne sait pas pourquoi. Il était là, caché dans une pièce toute la journée, Quinze ans ne l'a donc pas vu. Il a été adopté lui aussi.
Elle est contente de sa journée alors j'ai bien fait de la laisser y aller. Quand j'ai pris Vingt ans dans mes bras, elle m'a serrée fort. Tellement fragile et forte à la fois cette enfant-là.
Mais des soeurs sont des soeurs et il serait cruel de les séparer. Alors ce matin, je suis allée conduire Quinze ans devant l'appartement de Vingt ans, celle-ci est descendue la chercher et moi, je suis allée au festival des Films du Monde toute la journée. Quinze ans vient de revenir, dans une voiture, un "taxi" marginal et Vingt ans l'a accompagnée, m'a embrassée et est repartie illico. Je lui ai glissé des billets dans la main, bien qu'elle ne manque pas d'argent, pauvre poulette. Elle avait l'air triste, elle s'était chicanée avec son chum, on ne sait pas pourquoi. Il était là, caché dans une pièce toute la journée, Quinze ans ne l'a donc pas vu. Il a été adopté lui aussi.
Elle est contente de sa journée alors j'ai bien fait de la laisser y aller. Quand j'ai pris Vingt ans dans mes bras, elle m'a serrée fort. Tellement fragile et forte à la fois cette enfant-là.
Bénévolat
J'ai offert à mes amis de garder leur chien. Trois semaines pendant leur voyage en Italie. Je n'aime plus vraiment les chiens, voyez-vous. Mais j'aime mes amis.
dimanche 30 août 2009
samedi 29 août 2009
Premier baiser
Au départ, alors que nous marchions vers le restaurant, je me demandais pourquoi donc j'avais souhaité le revoir, car c'est bien moi qui l'avais sollicité ce deuxième rendez-vous. Énigme. N'y pensons plus et profitons du moment présent, tout simplement. J'avais suggéré un restaurant espagnol que je ne connaissais pas mais devant lequel je passais tous les jours, curieuse. Il a acquiescé. La carte des vins est arrivée, je la lui ai confiée et que j'ai donc eu raison. Le monsieur avait suivi plusieurs cours avec une sommité et ce qu'il a choisi a été magnifique. Un rouge très corsé dont.... j'ai oublié le nom! Paella pour moi et morue pour lui. "Savais-tu que la morue est maintenant plus chère que le saumon?" On n'a pas parlé une seule fois de nos ex et je lui ai dit comme j'appréciais la chose. On a beaucoup parlé de ma fille qui a des problèmes d'apprentissage. C'est que monsieur est psychologue scolaire, voyez-vous. Pas trop chiant comme psychologue cependant, je ne me sentais pas analysée.
"Je pense que tu veux une femme pour partager ta vie pour prendre soin de toi si tu es malade", que je lui lance, enhardie. Surprise! Il ne nie pas du tout et acquiesce. "Mais moi aussi, je prendrais soin d'elle si elle est malade." Bon, je ne m'étais pas trompée, quand arrivent les soixante-cinq ans, les hommes, même les plus volages, sentent le besoin d'assurer leurs arrières et de se caser avec une femme à domicile. Monsieur Relation était comme ça et Homme Nouveau aussi.
Le souper se passe bien, rondement, facilement. On a un charmant spectacle de flamenco en plus en cadeau. Il me laisse chez moi et puis il y a ce baiser merveilleux, sensuel, tendre, sexuel, allumeur, prometteur devant ma porte. Un baiser qui augure pour le mieux. Un long baiser que je souhaite sans fin. Soupirs. On se reverra, je le sais.
"Je pense que tu veux une femme pour partager ta vie pour prendre soin de toi si tu es malade", que je lui lance, enhardie. Surprise! Il ne nie pas du tout et acquiesce. "Mais moi aussi, je prendrais soin d'elle si elle est malade." Bon, je ne m'étais pas trompée, quand arrivent les soixante-cinq ans, les hommes, même les plus volages, sentent le besoin d'assurer leurs arrières et de se caser avec une femme à domicile. Monsieur Relation était comme ça et Homme Nouveau aussi.
Le souper se passe bien, rondement, facilement. On a un charmant spectacle de flamenco en plus en cadeau. Il me laisse chez moi et puis il y a ce baiser merveilleux, sensuel, tendre, sexuel, allumeur, prometteur devant ma porte. Un baiser qui augure pour le mieux. Un long baiser que je souhaite sans fin. Soupirs. On se reverra, je le sais.
vendredi 28 août 2009
Occupée
À la course mais j'aime ça! Excellente cette nouvelle école de Quinze ans. Les gens sont extras, ouverts, dévoués, nombreux. Même les surveillantes d'élèves (il y en a trois en tout temps) sont chaleureuses et aidantes. Tout est barré, probablement pour éviter le vandalisme mais je n'ai eu aucune difficulté à trouver quelqu'un d'aimable pour m'ouvrir la porte des cabinets. On a eu une autre rencontre aujourd'hui en individuel, ma fille et moi, avec sa prof, la prof de l'autre classe et l'orthopédagogue en dénombrement flottant. Des femmes motivées et professionnelles. Qui qui a dit que les écoles publiques étaient pourries? Je me sens vraiment bien dans celle-ci et ma fille est ravie. C'est le personnel qui fait l'école, aucun doute là-dessus.
Mon monsieur rencontré mercredi est gentil et intelligent. Pas de coup de foudre, bien heureusement, mais une rencontre facile et joyeuse. Il veut se marier, moi pas. Mais on va se revoir. On ira au restaurant demain soir. Une journée bien remplie demain. Le matin, yoga kundalini avec Yeux Bleus, l'après-midi, le FFM et puis le soir,souper avec mon nouveau monsieur qui a une belle tête blanche toute frisée. Il a aussi de petites lunettes rondes et un visage rond. Un homme tout douillet et sympathique.
Mon monsieur rencontré mercredi est gentil et intelligent. Pas de coup de foudre, bien heureusement, mais une rencontre facile et joyeuse. Il veut se marier, moi pas. Mais on va se revoir. On ira au restaurant demain soir. Une journée bien remplie demain. Le matin, yoga kundalini avec Yeux Bleus, l'après-midi, le FFM et puis le soir,souper avec mon nouveau monsieur qui a une belle tête blanche toute frisée. Il a aussi de petites lunettes rondes et un visage rond. Un homme tout douillet et sympathique.
mardi 25 août 2009
École
Nous sommes nous aussi dans la rentrée. Mon adolescente, dans un accès de courage motivé par un immense besoin de changement, va donc quitter sa petite école protégée pour une grosse polyvalente. Va-t-elle se jeter dans la gueule du loup? Je pense au contraire que ce passage vers la vraie vie semée d'embûches mais aussi d'excitation et d'espoir, lui sera bénéfique. J'ai confiance en elle et en ses ressources intérieures qui sont immenses. Elle se fait des amis partout où elle passe. Ce sera encore le cas. C'est pleines de confiance que nous abordons cette nouvelle étape de sa vie.
dimanche 23 août 2009
Relation téléphonique
Je corresponds et parle au téléphone avec un nouveau monsieur de soixante-quatre ans (coudons, je les collectionne!). Il est cultivé et timide. Timide, j'aime bien. Je n'ai pas sa photo et puis je ne suis pas pressée de le voir en personne non plus. Il ne semble pas trop pressé lui non plus. Excellent. On va garder ça virtuel et téléphonique, je pense. Moins de risques! ;o)
Je ne lui en veux plus
Ça m'a défoulée mais quand même ce n'est pas plus sa faute que la mienne si ça n'a pas marché et lui aussi, il aurait souhaité que ça marche à long terme, notre histoire.
Ne nous cassons pas la tête donc. Et faisons du yoga et encore du yoga. Le yoga regénératif de cet après-midi, où l'on prend soin de soi comme si on était un bébé est magnifique, nourrissant, ressourçant. Le bonheur!
Parlant de bébé, j'ai vu petit-fils avec toute ma famille ou presque pour bruncher et on pense avoir trouvé ce qui rend l'allaitement de Dix-huit ans difficile: le réflexe d'éjection puissant. J'aurais dû y penser plus tôt, elle en a tous les symptômes.
Ne nous cassons pas la tête donc. Et faisons du yoga et encore du yoga. Le yoga regénératif de cet après-midi, où l'on prend soin de soi comme si on était un bébé est magnifique, nourrissant, ressourçant. Le bonheur!
Parlant de bébé, j'ai vu petit-fils avec toute ma famille ou presque pour bruncher et on pense avoir trouvé ce qui rend l'allaitement de Dix-huit ans difficile: le réflexe d'éjection puissant. J'aurais dû y penser plus tôt, elle en a tous les symptômes.
samedi 22 août 2009
Message non-censuré
Je lui en veux.
Je lui en veux parce qu'il n'a pas su m'aimer et qu'il aurait dû savoir et pouvoir. Je lui en veux pour tous ses rejets physiques, pour ses critiques sur ma façon de le toucher quand il me laissait le toucher. Je lui en veux pour la manière unique et identique qu'il avait de me pénétrer, sur le côté seulement et c'était comme ça et c'est lui qui décidait. Je lui en veux de n'avoir pris son Cialis que deux fois en six mois! Je lui en veux d'avoir arrêté nos jeux qui marchaient si bien pour qu'on tombe en amour??? Ridicule. Pour qu'il tombe en amour plutôt, moi c'était déjà fait et depuis le premier jour. Je lui en veux de m'avoir tant parlé de ses ex, tellement que quand on en a rencontré une par hasard, je savais tant de choses intimes sur elle que j'ai bien dû rougir tellement j'en étais gênée. Je lui en veux de tant aimer une mère émotionnellement incestueuse qui, même morte, l'empêche d'aimer une autre femme. Je lui en veux de ne pas savoir se laisser aller. Je lui en veux de ne pas être allé au bout de sa thérapie. Je lui en veux de m'avoir présenté ses enfants parce que je les ai aimés ses enfants et que je voudrais les revoir. Je lui en veux d'être si beau et de le savoir. Je lui en veux d'avoir des yeux qui me font craquer. Je lui en veux d'avoir été si bien avec lui que tout autre homme m'apparaît sans goût et sans saveur.
Je lui en veux.
Je lui en veux parce qu'il n'a pas su m'aimer et qu'il aurait dû savoir et pouvoir. Je lui en veux pour tous ses rejets physiques, pour ses critiques sur ma façon de le toucher quand il me laissait le toucher. Je lui en veux pour la manière unique et identique qu'il avait de me pénétrer, sur le côté seulement et c'était comme ça et c'est lui qui décidait. Je lui en veux de n'avoir pris son Cialis que deux fois en six mois! Je lui en veux d'avoir arrêté nos jeux qui marchaient si bien pour qu'on tombe en amour??? Ridicule. Pour qu'il tombe en amour plutôt, moi c'était déjà fait et depuis le premier jour. Je lui en veux de m'avoir tant parlé de ses ex, tellement que quand on en a rencontré une par hasard, je savais tant de choses intimes sur elle que j'ai bien dû rougir tellement j'en étais gênée. Je lui en veux de tant aimer une mère émotionnellement incestueuse qui, même morte, l'empêche d'aimer une autre femme. Je lui en veux de ne pas savoir se laisser aller. Je lui en veux de ne pas être allé au bout de sa thérapie. Je lui en veux de m'avoir présenté ses enfants parce que je les ai aimés ses enfants et que je voudrais les revoir. Je lui en veux d'être si beau et de le savoir. Je lui en veux d'avoir des yeux qui me font craquer. Je lui en veux d'avoir été si bien avec lui que tout autre homme m'apparaît sans goût et sans saveur.
Je lui en veux.
vendredi 21 août 2009
Bilan
Mon blogue me sert,entre autres, d'outil de bilan. Je ne suis pas la seule à se servir de ses écrits de cette façon, ai-je appris hier. Je lis donc mes billets de l'année passée à cette date et je constate ce qui évolue et ce qui stagne. À pareille date, l'année passée, je voulais vendre ma maison et déménager. C'est fait! Tadam! Victoire! Eurêka! Voilà un gros morceau de réglé et réglé au bonheur de tous. Je n'en suis pas peu fière.
Ce déménagement a changé ma vie, il m'a ouvert des horizons passionnants, il m'a rapprochée des lieux de culture et il m'a libérée de mes locataires et de la coupe de mon gazon. Ahhhhhh! Joie.
Je revenais de croisière avec Quinze ans qui en avait alors quatorze et j'avais trouvé la maison en fort mauvais état, avec des bouteilles de bière partout. Dix-huit ans, qui n'en avait alors que dix-sept, était là avec son nouveau chum qui m'avait fait fort mauvaise impression. Il était assis à la table de cuisine, une bouteille de bière à la main alors que ma fille lui faisait cuire un steak. Image désolante. Ce même jeune homme se révèle un père responsable et attentionné pour mon petit-fils. Ne pas se fier aux premières impressions!
Cet été, pas de voyage, par choix (Bof! Un petit cinq jours désastreux à Ogunguit avec monsieur Relation qu'il vaut mieux oublier et que je ne compte pas). J'explore mon quartier et j'ai bien du plaisir à le faire. Positif!
Je venais de quitter avec fracas mon cours de professeure de yoga. Bonne décision en rétrospective. J'en ai eu un haut-le-coeur du yoga et je me suis mise avec la même passion à l'aquatique. Et voilà que j'y suis revenue tout doucement depuis un mois. Plus équilibré mon entraînement, cardio avec l'aquajogging et puis tout en souplesse avec le yoga. Positif aussi! Je n'ai d'ailleurs pas totalement abandonné l'idée de devenir professeure de yoga un jour. Je sens et je sais que tout arrivera en temps et lieux et rien ne presse.
Je sortais avec un jeune homme, Beaubrun, qui ne me voyait que pour la baise. Ça n'a pas duré longtemps. Je n'ai pas de chum encore et pas d'amant non plus et pas de baise et rien du tout quoi. Ma vie sentimentale est un désastre après l'échec lamentable avec monsieur Relation. Ma confiance en moi amoureuse s'érode. En amour, je tourne en rond. Et je ne sais pas trop comment remédier à la situation. Voilà le point faible de ce bilan.
Ce déménagement a changé ma vie, il m'a ouvert des horizons passionnants, il m'a rapprochée des lieux de culture et il m'a libérée de mes locataires et de la coupe de mon gazon. Ahhhhhh! Joie.
Je revenais de croisière avec Quinze ans qui en avait alors quatorze et j'avais trouvé la maison en fort mauvais état, avec des bouteilles de bière partout. Dix-huit ans, qui n'en avait alors que dix-sept, était là avec son nouveau chum qui m'avait fait fort mauvaise impression. Il était assis à la table de cuisine, une bouteille de bière à la main alors que ma fille lui faisait cuire un steak. Image désolante. Ce même jeune homme se révèle un père responsable et attentionné pour mon petit-fils. Ne pas se fier aux premières impressions!
Cet été, pas de voyage, par choix (Bof! Un petit cinq jours désastreux à Ogunguit avec monsieur Relation qu'il vaut mieux oublier et que je ne compte pas). J'explore mon quartier et j'ai bien du plaisir à le faire. Positif!
Je venais de quitter avec fracas mon cours de professeure de yoga. Bonne décision en rétrospective. J'en ai eu un haut-le-coeur du yoga et je me suis mise avec la même passion à l'aquatique. Et voilà que j'y suis revenue tout doucement depuis un mois. Plus équilibré mon entraînement, cardio avec l'aquajogging et puis tout en souplesse avec le yoga. Positif aussi! Je n'ai d'ailleurs pas totalement abandonné l'idée de devenir professeure de yoga un jour. Je sens et je sais que tout arrivera en temps et lieux et rien ne presse.
Je sortais avec un jeune homme, Beaubrun, qui ne me voyait que pour la baise. Ça n'a pas duré longtemps. Je n'ai pas de chum encore et pas d'amant non plus et pas de baise et rien du tout quoi. Ma vie sentimentale est un désastre après l'échec lamentable avec monsieur Relation. Ma confiance en moi amoureuse s'érode. En amour, je tourne en rond. Et je ne sais pas trop comment remédier à la situation. Voilà le point faible de ce bilan.
jeudi 20 août 2009
Vieillir
Un nouvel ordi, c'est un beau joujou mais aussi l'objet de frustrations. Il ne fait pas les choses tout à fait comme l'autre et je voudrais retrouver mes habitudes telles quelles. Et puis, je me demande si ce n'est pas ça vieillir et ça a peu ou assez peu à voir avec l'âge chronologique. Ne plus accepter le changement, se rigidifier, voilà bien un signe de sclérose, de manque de souplesse. Je ne veux surtout pas ça. Alors, je vais m'adapter et rapidement. Je le veux et je le peux.
Parlant souplesse, je suis revenue au yoga à plein. Les progrès sont tellement rapides en yoga. Je me sens dans une forme resplendissante, vraiment. Et il n'y a aucun homme dans ma vie et je n'en cherche pas non plus. Serait-ce enfin le commencement de la sagesse? En fait, c'est plutôt reposant de vieillir. Bon, je sais, cette phrase contredit mon premier paragraphe, mais je n'en suis pas à une contradiction près. Dans la perte de la séduction, il y a aussi une grande liberté. On abandonne la course. On se met à l'ombre, bien tranquillement, et on va à notre rythme, où on veut et quand on veut. Il y a quelque chose de magnifique là-dedans. Le regard de l'autre n'a plus aucune importance, d'ailleurs il n'y en a plus de regard. La joie de vivre, elle ne dépend pas de l'autre, on se la crée soi-même.
Parlant souplesse, je suis revenue au yoga à plein. Les progrès sont tellement rapides en yoga. Je me sens dans une forme resplendissante, vraiment. Et il n'y a aucun homme dans ma vie et je n'en cherche pas non plus. Serait-ce enfin le commencement de la sagesse? En fait, c'est plutôt reposant de vieillir. Bon, je sais, cette phrase contredit mon premier paragraphe, mais je n'en suis pas à une contradiction près. Dans la perte de la séduction, il y a aussi une grande liberté. On abandonne la course. On se met à l'ombre, bien tranquillement, et on va à notre rythme, où on veut et quand on veut. Il y a quelque chose de magnifique là-dedans. Le regard de l'autre n'a plus aucune importance, d'ailleurs il n'y en a plus de regard. La joie de vivre, elle ne dépend pas de l'autre, on se la crée soi-même.
mercredi 19 août 2009
Rapido presto
Je veux voir si je peux écrire un billet en cinq minutes, car c'est le temps que j'ai, cinq minutes! Après, il faudra aller chercher Dix-huit ans et Bébé Caramel. On s'en va avec Quinze ans au salon mortuaire. Le grand-père de mon fils est décédé chez lui dans son sommeil à l'âge de quatre-vingt-seize ans. J'ai un grand fils de 29 ans (incroyable, non?) dont je ne parle presque jamais dans mon blogue. Il habite Ottawa à cause de son travail, très important travail pour le gouvernement fédéral. C'est un beau garçon qui ne nous a jamais causé aucun souci, bien au contraire, un premier de classe calme et attentif, un bollé plein d'amis, il ne nous a donné que des joies parentales, donc, jusqu'à l'adolescence où il est devenu tout aussi adolescent que les autres. J'avais alors adopté trois petites filles, on avait une seule salle de bains et mon grand ado de quinze ans y marinait tranquillement pendant que ses soeurs attendaient en ligne pour aller faire pipi. Des crises et des affrontement, il y en eût en masse! Ce fût une période bien difficile. Quand il a eu son permis de conduire l'année d'après, alors là, le flo me réclamait la voiture, avec véhémence, comme si elle lui appartenait. Des crises de bébé lala. À cette époque, je n'étais plus trop certaine de l'aimer. Pas beau ça, hein, écrire ou dire qu'on n'aime pas ses enfants. Ça ne paraît pas trop bien dans un blogue et ça fait redescendre la madame qui l'écrit du piédestal où certaines l'auraient mise. Il y a de charmantes lectrices silencieuses qui m'ont écrit m'admirer, voyez-vous. C'est là que j'ai réalisé qu'il est fort possible que je ne montre que mes bons côtés sur le blogue. Or, si je disais vraiment tout, pas trop certaine que je serais si admirable. Bon, le cinq minutes est passé, je vous quitte, dévoués lecteurs!
lundi 17 août 2009
Ordi et fierté
Mon vieil ordi faisait de plus en plus des siennes mais je faisais tout pour le conserver au moins jusqu'à l'arrivée de Windows 7, car on m'avait dit le plus grand mal de Vista. Mais comme il est vraiment mort, je n'ai plus eu le choix et me voilà avec un superbe ordi bien moderne, rapide et fort esthétique avec son grand écran bien clair et sans reflets. Je suis fière de moi parce que je l'ai acheté seule et déménagé seule en sortant ses composantes une à une pour les transporter de la voiture au condo. Au magasin, un charmant monsieur s'est offert pour mettre la grosse boîte dans mon auto. Je trouve le monde tellement gentil ou bien je suis chanceuse peut-être car oui, les gens sont gentils avec moi.
Je l'ai aussi installé seule avec facilité. J'ai vraiment pris confiance en moi dans ce domaine et dans bien d'autres aussi. Quand il y a un homme dans ma vie, il m'arrive plus souvent qu'à mon tour de douter de mes capacités au niveau technique et de penser que c'est automatique qu'il en sache plus que moi, masculinité oblige. Mais en réalité, le seul domaine où tous les hommes en savent plus que moi, et pas seulement les hommes, c'est le sens de l'orientation. Je suis vraiment un cas de GPS et je résiste pour m'en acheter un, sans trop savoir pourquoi
Je l'ai aussi installé seule avec facilité. J'ai vraiment pris confiance en moi dans ce domaine et dans bien d'autres aussi. Quand il y a un homme dans ma vie, il m'arrive plus souvent qu'à mon tour de douter de mes capacités au niveau technique et de penser que c'est automatique qu'il en sache plus que moi, masculinité oblige. Mais en réalité, le seul domaine où tous les hommes en savent plus que moi, et pas seulement les hommes, c'est le sens de l'orientation. Je suis vraiment un cas de GPS et je résiste pour m'en acheter un, sans trop savoir pourquoi
vendredi 14 août 2009
Les cheveux
Je veux me faire couper les cheveux, je veux et je veux pas. Je vais oser une coupe flyée, je pense, du genre que ma coiffeuse ne veut pas me faire. Elle prend bien soin de moi, ma coiffeuse et connaît mes moments de folie. Je suis déménagée mais je lui suis fidèle. Elle joue aussi un rôle de psychologue et d'amie et nous nous faisons évidemment des tonnes de confidences. Ce qui me surprend tout le temps, c'est qu'elle se rappelle si bien les moindres détails de mes histoires, certains dont je ne me rappelle pas moi-même des fois. Et pourtant, elle en a de la clientèle.
J'ai voulu m'adapter à mon nouveau quartier et ce matin, après le yoga, je suis allée demander le prix d'une simple coupe à un salon de coiffure archi-plein de gens branchés. "Ça commence à cinquante dollars", me dit la réceptionniste maquillée épais, gloups! chez ma coiffeuse, une coupe c'est quinze dollars et je m'en tire avec un vingt et un grand sourire de sa part avec le pourboire! Il y a décidément des valeurs sûres pour lesquelles ça vaut la peine de voyager un peu.
J'ai voulu m'adapter à mon nouveau quartier et ce matin, après le yoga, je suis allée demander le prix d'une simple coupe à un salon de coiffure archi-plein de gens branchés. "Ça commence à cinquante dollars", me dit la réceptionniste maquillée épais, gloups! chez ma coiffeuse, une coupe c'est quinze dollars et je m'en tire avec un vingt et un grand sourire de sa part avec le pourboire! Il y a décidément des valeurs sûres pour lesquelles ça vaut la peine de voyager un peu.
jeudi 13 août 2009
L'important
On dirait qu'il n'y a rien de plus important que cette recherche amoureuse dans ma vie. Et c'est vrai que c'est le plus important. Parce que je n'ai pas de chats.
J'ai beau mettre le tout sur pause, impossible de ne plus y penser du tout, jamais. Je ne suis pas hantée heureusement et il m'arrive régulièrement de me sentir heureuse, ici, maintenant. Je suis tellement contente de mon petit condo, du soleil qui filtre à travers le magnifique arbre qui donne sur mon balcon, que cette seule vision me comble de bien-être. Je me demande bien en fait ce qu'un homme ferait ici en ce moment. Je devrais m'en occuper, je ne pourrais pas vous écrire à l'ordi. Il aurait fallu que j'achète du pain, les hommes mangent du pain grillé avec leurs oeufs. Il aurait fallu que je lui en fasse des oeufs aussi. Il est en visite, je ne vais tout de même pas lui demander de cuisiner en plus. Je l'aurais assis au balcon, tiens, ce serait bien ça un petit déjeuner sur le balcon. Je serais allée acheter la Presse. Non, pas la Presse, faut se parler. Fatigant ça aussi, se parler tout le temps. Dans les silences des premières rencontres, il y a le doute. Nous reverrons-nous? Qu'est-ce qu'il peut bien penser? Évidemment, absolument, ne rien demander. Rien de plus fatigant que ça "Tu penses à quoi?" À éviter absolument et d'un bord et de l'autre. Je déteste me faire demander ça. Si je voulais te le dire à quoi je pense, je te l'aurais dit. On a droit à son jardin secret, couple ou pas.
C'est d'ailleurs un enjeu majeur du couple, cette peur de perdre son identité. Marie-Rose en parle dans son livre.
Aujourd'hui, je voulais sortir ma parenté vieillissante, ma mère et ma tante. Mais... les vlimeuses, semblerait qu'elles ont d'autres plans. Ne m'ont pas rappellée encore. Ma mère a un chum voyez-vous. Prioritaires les amours. Et dire que mes amies sont pognées avec leurs parents âgés qui dépendent d'eux et qui s'ennuient et les culpabilisent si elles ne les visitent pas. Je suis donc chanceuse, moi!
Alors ce sera yoga, yoga, yoga. Bientôt, j'irai essayer le yoga kundalini avec une amie aux yeux bleus qui m'en a dit le plus grand bien.
J'ai beau mettre le tout sur pause, impossible de ne plus y penser du tout, jamais. Je ne suis pas hantée heureusement et il m'arrive régulièrement de me sentir heureuse, ici, maintenant. Je suis tellement contente de mon petit condo, du soleil qui filtre à travers le magnifique arbre qui donne sur mon balcon, que cette seule vision me comble de bien-être. Je me demande bien en fait ce qu'un homme ferait ici en ce moment. Je devrais m'en occuper, je ne pourrais pas vous écrire à l'ordi. Il aurait fallu que j'achète du pain, les hommes mangent du pain grillé avec leurs oeufs. Il aurait fallu que je lui en fasse des oeufs aussi. Il est en visite, je ne vais tout de même pas lui demander de cuisiner en plus. Je l'aurais assis au balcon, tiens, ce serait bien ça un petit déjeuner sur le balcon. Je serais allée acheter la Presse. Non, pas la Presse, faut se parler. Fatigant ça aussi, se parler tout le temps. Dans les silences des premières rencontres, il y a le doute. Nous reverrons-nous? Qu'est-ce qu'il peut bien penser? Évidemment, absolument, ne rien demander. Rien de plus fatigant que ça "Tu penses à quoi?" À éviter absolument et d'un bord et de l'autre. Je déteste me faire demander ça. Si je voulais te le dire à quoi je pense, je te l'aurais dit. On a droit à son jardin secret, couple ou pas.
C'est d'ailleurs un enjeu majeur du couple, cette peur de perdre son identité. Marie-Rose en parle dans son livre.
Aujourd'hui, je voulais sortir ma parenté vieillissante, ma mère et ma tante. Mais... les vlimeuses, semblerait qu'elles ont d'autres plans. Ne m'ont pas rappellée encore. Ma mère a un chum voyez-vous. Prioritaires les amours. Et dire que mes amies sont pognées avec leurs parents âgés qui dépendent d'eux et qui s'ennuient et les culpabilisent si elles ne les visitent pas. Je suis donc chanceuse, moi!
Alors ce sera yoga, yoga, yoga. Bientôt, j'irai essayer le yoga kundalini avec une amie aux yeux bleus qui m'en a dit le plus grand bien.
mercredi 12 août 2009
Chocolat et ciné
Je mange du chocolat et je vais voir les films de Cassavetes. Il y a une rétrospective de ses oeuvres au merveilleux petit cinéma du Parc que j'adore. Il y avait un pianiste avec un piano prêté (le ciné présente un film sur la fabrication des pianos Steinway "Note by note") hier qui nous jouait de la merveilleuse musique classique et puis le patron qui est toujours là, éternel comme son cinéma, avec ses cheveux et sa barbichette blanches et sa chemise tout aussi blanche. Le film de Cassavetes de neuf heures trente, Gloria, a été présenté en retard et à un monsieur qui se plaignait parce qu'il travaillait le lendemain et voulait un remboursement, le patron a grifonné un petit mot de sa main. "Ne passez pas au guichet, venez directement en bas avec cette note et vous pourrez regarder gratuitement le film de votre choix." J'adore ce ciné et croyez-le ou non (mais je sais que vous me croyez!), il est tout à côté de chez moi. J'y retourne ce soir pour "Big trouble" et si je suis assez patiente, je resterai peut-être bien pour aussi pour "Love streams". En plus, avec l'achat d'une carte de ciné de cinquante dollars on peut voir 10 films, dont deux avant-premières.
Incompréhension
Je le sais bien que c'est totalement ridicule de rencontrer des hommes si tôt alors que j'en ai encore un dans la tête et dans le corps. Je le sais mais je le fais pareil. Des fois, je ne me comprends pas moi-même.
mardi 11 août 2009
Et la vie continue
J'ai songé à rendre mon blogue privé, même que j'y songe encore. À cause de monsieur Relation? Oui, tout à fait. Parce qu'il le lit? Yes.
J'ai encore écrit un courriel de demande de réconciliation à monsieur Relation vendredi passé, voyez-vous. C'est pas loin vendredi passé, cinq jours. Il m'aurait dit oui que j'aurais replongé corps et âme. Il a eu l'immense sagesse de me dire non et il a bien fait.
Alors, cette fois, c'est vraiment fini. Je sais, je sais, j'ai dit ça avant, mais je ne le pensais pas vraiment. La preuve que c'est vraiment fini, c'est que je passe concrètement à autre chose. Au lieu de mariner dans ma peine, d'analyser, de tangiverser sans fin, je m'étourdis déjà avec d'autres hommes. Une bonne idée? Je ne sais pas encore.
Hier, j'ai rencontré un monsieur pas charmant du tout à la Moulerie à Outremont. Un exemple parfait de spécimen absolument pédant qui a tout vu, tout connu et qui jette un regard supérieur sur tout et tous, moi y compris. J'ai rapidement fui, à la course. Heureusement, fillette chérie habite dans ce quartier-là et elle a été bien heureuse de venir souper avec sa maman dans un chic restaurant français que je voulais essayer depuis longtemps. Air catastrophé devant le bébé dans nos bras "Désolé, on n'a pas de chaise haute." On n'en a pas besoin de chaise haute avec un bébé de deux mois! On a fait comme d'habitude, on a installé le petiot sur une couverture directement sur la table et on a profité d'un délicieux souper sur la terrasse. Avec quelques tapotements sur son postérieur rebondi, Petit-fils a dormi tout le long du repas. Ma fille pense comme moi, un enfant n'est jamais un obstacle à vivre une belle vie. Il suffit de l'inclure avec assurance.
Ce midi, je rencontre un autre monsieur dans un restaurant. Un retraité qui fait du yoga et est végétarien.
La vie continue.
Pour ce qui est de monsieur Relation, je sais fort bien que je le croiserai prochainement avec une compagne à son bras. Nous sommes voisins. Je m'en sens tout à fait bien parce que je ne souhaite que son bonheur. Et un jour, nous pourrons nous attabler devant un café ou un gâteau (monsieur Relation a la dent sucrée) sans que mon coeur ne débatte. Sa douce sera peut-être là et je serai heureuse de la rencontrer.
J'ai encore écrit un courriel de demande de réconciliation à monsieur Relation vendredi passé, voyez-vous. C'est pas loin vendredi passé, cinq jours. Il m'aurait dit oui que j'aurais replongé corps et âme. Il a eu l'immense sagesse de me dire non et il a bien fait.
Alors, cette fois, c'est vraiment fini. Je sais, je sais, j'ai dit ça avant, mais je ne le pensais pas vraiment. La preuve que c'est vraiment fini, c'est que je passe concrètement à autre chose. Au lieu de mariner dans ma peine, d'analyser, de tangiverser sans fin, je m'étourdis déjà avec d'autres hommes. Une bonne idée? Je ne sais pas encore.
Hier, j'ai rencontré un monsieur pas charmant du tout à la Moulerie à Outremont. Un exemple parfait de spécimen absolument pédant qui a tout vu, tout connu et qui jette un regard supérieur sur tout et tous, moi y compris. J'ai rapidement fui, à la course. Heureusement, fillette chérie habite dans ce quartier-là et elle a été bien heureuse de venir souper avec sa maman dans un chic restaurant français que je voulais essayer depuis longtemps. Air catastrophé devant le bébé dans nos bras "Désolé, on n'a pas de chaise haute." On n'en a pas besoin de chaise haute avec un bébé de deux mois! On a fait comme d'habitude, on a installé le petiot sur une couverture directement sur la table et on a profité d'un délicieux souper sur la terrasse. Avec quelques tapotements sur son postérieur rebondi, Petit-fils a dormi tout le long du repas. Ma fille pense comme moi, un enfant n'est jamais un obstacle à vivre une belle vie. Il suffit de l'inclure avec assurance.
Ce midi, je rencontre un autre monsieur dans un restaurant. Un retraité qui fait du yoga et est végétarien.
La vie continue.
Pour ce qui est de monsieur Relation, je sais fort bien que je le croiserai prochainement avec une compagne à son bras. Nous sommes voisins. Je m'en sens tout à fait bien parce que je ne souhaite que son bonheur. Et un jour, nous pourrons nous attabler devant un café ou un gâteau (monsieur Relation a la dent sucrée) sans que mon coeur ne débatte. Sa douce sera peut-être là et je serai heureuse de la rencontrer.
jeudi 6 août 2009
La beauté
Alors que je le regardais devant un gâteau au caramel pas du tout WW hier, alors que je me disais et que je lui disais que j'aurais bien de la peine à trouver un homme aussi beau que lui, je me suis demandé si sa beauté avait à voir avec l'amour que je lui portais, que je lui avais porté tout de suite, avec l'intensité de cet amour. Oui. Très probablement. C'est gênant d'avouer ça. Comme si ce n'était pas noble. On veut aimer pour les qualités morales, l'ouverture d'esprit, l'intelligence. Mais choisit-on vraiment pourquoi on aime? Il y a une telle part de déraison là-dedans. Hier, il m'aurait demandé de faire l'amour et j'aurais évidemment dit oui, tout de suite, avec empressement. Il ne m'a rien demandé. Je regardais ses yeux et sa bouche aussi, qu'il cachait avec sa main. J'ai enlevé sa main. Il m'est apparu dans toute sa splendeur. Dans toute sa tristesse aussi. C'est un homme triste que j'avais devant moi. Un bel homme triste. J'ai eu envie de le prendre dans mes bras. Normal, j'ai tout le temps envie de le prendre dans mes bras. C'est l'histoire de notre relation ça, mes envies et ses refus. Un bel homme triste. Que je souhaite heureux. Et que j'aimerai toujours.
lundi 3 août 2009
En vrac
Hommage aux colocs et Dédé Fortin ce soir aux francofolies. J'y vais. Ça prend combien de temps pour que le statut d'amoureux passe à celui d'amis? Me semble que je suis prête là. Je vais au WW centre-ville à l'heure du midi. Une tout autre atmosphère que celle de mes réunions de banlieue. Souper avec un couple d'amis chers hier soir, marche d'une heure jusque chez eux et autant pour revenir. Je l'avais dit que je peux marcher partout de chez moi maintenant et je m' y tiens. Annulation de mon cours d'aquajogging de ce matin alors que je m'étais rendue à l'Aquadôme. Qu'à cela ne tienne, je suis allée chercher une petite amie de Quinze ans qui habite dans ce coin-là. Les deux filles au cours d'anglais, let's go, girls. Ma fille s'en vient vraiment bilingue et à l'automne, on l'incrit aux cours d'espagnol qui se donnent dans un centre de mon quartier. Pas pire pour une fille que l'école ne se charge plus vraiment de scolariser, une fille qu'on oriente vers les métiers, une fille à laquelle on refuse la culture. Du concret, voilà ce qu'il lui faut, ont-ils décrété. Ai-je l'air d'un parent frustré? Je suis un parent frustré!
C'est le midi qu'il faut fréquenter les bons restaurants. Prix réduits et même qualité. Je suis à la veille de tenir une chronique culinaire, j'aime manger et j'aime bien manger. Je connais de plus en plus de monde à ma petite école de yoga, j'en viens. Qualité variable mais je prends ce qui me convient.
Je me change. Mes amis viennent me chercher pour le spectacle. Ma Quinze ans viendra aussi, si elle arrive à temps. Elle soupe chez l'amie du cours d'anglais. Je voudrais parler à Monsieur Relation. Une rechute? Non. Juste savoir ce qu'il devient, s'il va bien.
C'est le midi qu'il faut fréquenter les bons restaurants. Prix réduits et même qualité. Je suis à la veille de tenir une chronique culinaire, j'aime manger et j'aime bien manger. Je connais de plus en plus de monde à ma petite école de yoga, j'en viens. Qualité variable mais je prends ce qui me convient.
Je me change. Mes amis viennent me chercher pour le spectacle. Ma Quinze ans viendra aussi, si elle arrive à temps. Elle soupe chez l'amie du cours d'anglais. Je voudrais parler à Monsieur Relation. Une rechute? Non. Juste savoir ce qu'il devient, s'il va bien.
samedi 1 août 2009
Harry Potter
Tellement sombres et dramatiques ces films-là (les livres aussi, je suppose, mais je ne les ai pas lus). Et ma Quinze ans qui le voyait pour la deuxième fois et qui a encore versé une larme à la mort de je-ne-dirai-pas-qui pour ne pas gâcher la surprise des amateurs qui l'ignorent. En fait, elle attendait cette partie dramatique et m'avait glissé à l'oreille "là, ça va être vraiment triste", soucieuse de ménager mes émotions.
L'auteure de la série a osé penser que les jeunes étaient des être intelligents, capables d'introspection et surtout de se taper des briques avec un riche vocabulaire (j'ai pas vraiment lu sérieusement, mais comme on les a tous, j'ai feuilleté plusieurs chapitres).
On a bien des préjugés contre la jeunesse, comme le faisait remarquer Un autre prof dans son dernier billet. La semaine passée, Quinze ans veut "montrer" sa grosse future polyvalente à une amie, on s'y rend en voiture, n'ayant pas assez de Bixi pour nous trois (j'adore les Bixi, on a deux abonnements! mais nos stands sont souvent vides, sorry pour la digression). Arrivés devant l'édifice, il y a déjà une dame qui zieute dans les fenêtres. Elle déménage dans le quartier et cherche une école pour son ado de quatorze ans. Parle, parle, jase, jase. On se retrouve derrière l'école et il y a un gang de jeunes, bandeaux sur le front, torse nu, pantalons presqu'aux chevilles. "Mon Dieu, dit la dame, c'est ce que je craignais, des gangs de rues!" Oups! Elle quête du regard mon indignation. Des gangs de rue? Parce que les jeunes sont noirs peut-être? Ne faisant ni une ni deux, je me dirige vers la "gang de rue", Quinze ans sur les talons. "Euh! Excusez-moi, pourriez-vous m'informer? Je voudrais inscrire ma fille dans cette école et je me demandais si elle était bonne. Vous le sauriez?" S'ensuivit une conversation fort intéressante, les jeunes me décrivant avec bonne foi les avantages et inconvénients de l'établissement. Fort sympathiques ces jeunes et aidants. Voyant que je ne me faisais pas attaquer, la dame nous rejoint finalement et leur parle à son tour. On les a quittés avec plein de sourires et de remerciements et puis la maman a décidé de l'y inscrire dans cette école, sa fille, a la suite des précieuses informations données par ces jeunes qui s'y connaissaient pour vrai, la fréquentant ou l'ayant fréquentée, la polyvalente Jeanne-Mance.
L'auteure de la série a osé penser que les jeunes étaient des être intelligents, capables d'introspection et surtout de se taper des briques avec un riche vocabulaire (j'ai pas vraiment lu sérieusement, mais comme on les a tous, j'ai feuilleté plusieurs chapitres).
On a bien des préjugés contre la jeunesse, comme le faisait remarquer Un autre prof dans son dernier billet. La semaine passée, Quinze ans veut "montrer" sa grosse future polyvalente à une amie, on s'y rend en voiture, n'ayant pas assez de Bixi pour nous trois (j'adore les Bixi, on a deux abonnements! mais nos stands sont souvent vides, sorry pour la digression). Arrivés devant l'édifice, il y a déjà une dame qui zieute dans les fenêtres. Elle déménage dans le quartier et cherche une école pour son ado de quatorze ans. Parle, parle, jase, jase. On se retrouve derrière l'école et il y a un gang de jeunes, bandeaux sur le front, torse nu, pantalons presqu'aux chevilles. "Mon Dieu, dit la dame, c'est ce que je craignais, des gangs de rues!" Oups! Elle quête du regard mon indignation. Des gangs de rue? Parce que les jeunes sont noirs peut-être? Ne faisant ni une ni deux, je me dirige vers la "gang de rue", Quinze ans sur les talons. "Euh! Excusez-moi, pourriez-vous m'informer? Je voudrais inscrire ma fille dans cette école et je me demandais si elle était bonne. Vous le sauriez?" S'ensuivit une conversation fort intéressante, les jeunes me décrivant avec bonne foi les avantages et inconvénients de l'établissement. Fort sympathiques ces jeunes et aidants. Voyant que je ne me faisais pas attaquer, la dame nous rejoint finalement et leur parle à son tour. On les a quittés avec plein de sourires et de remerciements et puis la maman a décidé de l'y inscrire dans cette école, sa fille, a la suite des précieuses informations données par ces jeunes qui s'y connaissaient pour vrai, la fréquentant ou l'ayant fréquentée, la polyvalente Jeanne-Mance.
vendredi 31 juillet 2009
Citation
J'ai trouvé sur le blogue d'Helenablue découvert grâce à celui d'Ysengrimus cette citation extraordinaire de Henry de Montherlant:
"Il est plus nécessaire d'aimer pour comprendre que de comprendre
pour aimer."
"Il est plus nécessaire d'aimer pour comprendre que de comprendre
pour aimer."
jeudi 30 juillet 2009
Les autres
Si nous avions passé plus de temps à parler de nous au lieu de parler des autres, peut-être serions-nous encore ensemble.
mercredi 29 juillet 2009
Yoga
Je m'y suis donc remise. Charmante petite école avec de belles professeures inspirées (il y a des professeurs aussi, mais je ne les ai pas encore essayés), petite musique, méditation, asanas, douces voix le tout mêlé au bruit trépidant du centre-ville. J'y vais tous les jours quand je n'ai pas d'aqua-jogging. J'ai un abonnement d'essai illimité d'un mois à tout petit prix. C'est une façon pour les écoles de s'attirer de la clientèle. Mais mon intention à moi, c'est d'essayer toutes les écoles de yoga de mon quartier, l'une après l'autre, en profitant de cette période d'essai à chaque école. J'en ai pour un bon bout car les autres écoles offrent trois mois illimités pour 149$, un très bon prix pour quelqu'un comme moi qui y va cinq fois par semaine. Je me sens déjà tellement mieux depuis que j'ai repris la pratique. J'aime le yoga en groupe, l'union, les ohms en choeur, le calme, l'esprit d'équipe, hum... j'avoue, l'esprit d'équipe ça ressemble plus au soccer ou au hockey qu'au yoga, mais j'aime qu'il y ait un effort commun et que nous soyons tous unis pour une heure par une passion commune et par un certain dépassement de soi quand les classes sont plus ardues et demandantes physiquement.
Un autre avantage de mon nouveau quartier dont je suis toujours aussi enchantée, ce sont donc toutes ces écoles de yoga à proximité. Je n'ai plus vraiment besoin de voiture depuis que je suis ici. Je m'en sers encore et surtout pour la famille, pour aller voir maman, chercher fille-au-bébé, transporter chère tante R que j'aime tant. Mais cet hiver, je la rangerai jusqu'au printemps, ma petite voiture.
J'ai eu des nouvelles de Grande Fille. Elle ne prend plus ses médicaments parce qu'elle va bien depuis deux mois. Et elle est devenue végétarienne à la suite d'un reportage à la télévision qui montrait les souffrances des animaux d'élevage. La première nouvelle est désastreuse mais je n'y peux rien et tout ton moraliste ne va entraîner qu'une rupture de nos trop rares contacts. La deuxième pourrait être bonne sauf que Grande Fille n'aime ni tofu, ni légumineuses, ni noix, ni graines. Elle a tout simplement cessé de manger des pizzas au pepperoni et mange maintenant ses lasagnes végétariennes. Danger d'anémie et de carences quand la seule source de protéines est le fromage. Les médicaments, c'est un sujet trop miné pour en parler mais des informations sur le végétarisme, là, elle est ouverte. Prenons le chemin qui la rejoint.
Un autre avantage de mon nouveau quartier dont je suis toujours aussi enchantée, ce sont donc toutes ces écoles de yoga à proximité. Je n'ai plus vraiment besoin de voiture depuis que je suis ici. Je m'en sers encore et surtout pour la famille, pour aller voir maman, chercher fille-au-bébé, transporter chère tante R que j'aime tant. Mais cet hiver, je la rangerai jusqu'au printemps, ma petite voiture.
J'ai eu des nouvelles de Grande Fille. Elle ne prend plus ses médicaments parce qu'elle va bien depuis deux mois. Et elle est devenue végétarienne à la suite d'un reportage à la télévision qui montrait les souffrances des animaux d'élevage. La première nouvelle est désastreuse mais je n'y peux rien et tout ton moraliste ne va entraîner qu'une rupture de nos trop rares contacts. La deuxième pourrait être bonne sauf que Grande Fille n'aime ni tofu, ni légumineuses, ni noix, ni graines. Elle a tout simplement cessé de manger des pizzas au pepperoni et mange maintenant ses lasagnes végétariennes. Danger d'anémie et de carences quand la seule source de protéines est le fromage. Les médicaments, c'est un sujet trop miné pour en parler mais des informations sur le végétarisme, là, elle est ouverte. Prenons le chemin qui la rejoint.
mardi 28 juillet 2009
Nature
Je ne serai jamais un horizon tranquille, une mer calme, un lac dans lequel on se mire, un petit boisé silencieux où les alouettes n'osent pas nicher, une pelouse bien entretenue (ceci n'est pas une allusion à un buisson ardent dont j'aurais perdu le contrôle -sourire à mon amie Juliette ici-), des fleurs plantées en rang d'oignon. Non, moi, c'est plutôt le jardin anglais, fertile et indiscipliné, le torrent déchaîné, l'orage, la tornade, le vent qui fouette, la mer en folie. Il y a bien des accalmies et elles sont bienvenues mais à la base, je ne suis pas faite pour les eaux tranquilles, bien qu'un peu d'eau tranquille me calmerait si cette eau acceptait ma fougue. L'eau, le bois, le feu, le vent, les vagues, je suis un peu tout ça, dépendant des jours et de mes humeurs.
lundi 27 juillet 2009
Autre chose
Parlons d'autre chose.
Parlons du temps qu'il fait. En vérité, en vérité, il ne me dérange pas du tout. Je prends ce qui vient et ne m'en sens aucunement personnellement attaquée. Même que je profite de la surprise et m'en accommode et parfois m'en réjouis.
Parlons des spectacles. J'y vais, j'y cours. Avec satisfaction.
Parlons de mon quartier. J'adore encore et toujours mais je me suis fait dire que mon enthousiasme trop débordant énervait. Je m'en fous. Je continue et je déborde et encore et encore. Que ceux que j'énerve me quittent. Oups! J'oubliais, c'est fait.
Parlons de mon moral. Fluctuant mais quand même pas si mal après tout. Quand je sors de l'aquajogging, bien épuisée, quand je me fais peser au WW et que j'ai perdu, quand je sirote un petit verre de vin en plein après-midi en attendant Quinze ans qui est au cours d'anglais pour aller souper avec elle , en appréciant tellement de pouvoir le faire alors que la masse bosse, alors, mon petit moral se porte merveilleusement bien.
Parlons des restaurants. Je ne sors pas de la ville cet été, pas de transport et d'hébergement, mes vacances, je les prends ici, dans les restaurants. J'en découvre presqu'un par jour et ça me coûte moins cher que si je me payais des vacances en dehors. J'adore.
Parlons des psychologues. Je ne sais plus si je vais aller en voir un. Ils ont la tendance de psychologiser tout le temps, même dans leur vie ordinaire. J'ai eu une rencontre qui aurait pu devenir amoureuse avec un homme psychologue il y a quelques années. Cet homme psychologue donc était un homme pour moi, pas une entité psychologique. Une personne. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de m'analyser. Pourtant, moi, je n'analysais rien quand il ne bandait pas. Je constatais, c'est tout et c'était assez. Ce qui précède ne veut pas dire que je n'irai pas en voir un, psychologue. Même un psychologue qui ne bande pas dans sa vie privée et qui psychologise sa blonde et tout le monde qu'il rencontre et donc se coupe de rencontres authentiques, peut être un bon psychologue. Faut voir. Du cas par cas.
Parlons du temps qu'il fait. En vérité, en vérité, il ne me dérange pas du tout. Je prends ce qui vient et ne m'en sens aucunement personnellement attaquée. Même que je profite de la surprise et m'en accommode et parfois m'en réjouis.
Parlons des spectacles. J'y vais, j'y cours. Avec satisfaction.
Parlons de mon quartier. J'adore encore et toujours mais je me suis fait dire que mon enthousiasme trop débordant énervait. Je m'en fous. Je continue et je déborde et encore et encore. Que ceux que j'énerve me quittent. Oups! J'oubliais, c'est fait.
Parlons de mon moral. Fluctuant mais quand même pas si mal après tout. Quand je sors de l'aquajogging, bien épuisée, quand je me fais peser au WW et que j'ai perdu, quand je sirote un petit verre de vin en plein après-midi en attendant Quinze ans qui est au cours d'anglais pour aller souper avec elle , en appréciant tellement de pouvoir le faire alors que la masse bosse, alors, mon petit moral se porte merveilleusement bien.
Parlons des restaurants. Je ne sors pas de la ville cet été, pas de transport et d'hébergement, mes vacances, je les prends ici, dans les restaurants. J'en découvre presqu'un par jour et ça me coûte moins cher que si je me payais des vacances en dehors. J'adore.
Parlons des psychologues. Je ne sais plus si je vais aller en voir un. Ils ont la tendance de psychologiser tout le temps, même dans leur vie ordinaire. J'ai eu une rencontre qui aurait pu devenir amoureuse avec un homme psychologue il y a quelques années. Cet homme psychologue donc était un homme pour moi, pas une entité psychologique. Une personne. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de m'analyser. Pourtant, moi, je n'analysais rien quand il ne bandait pas. Je constatais, c'est tout et c'était assez. Ce qui précède ne veut pas dire que je n'irai pas en voir un, psychologue. Même un psychologue qui ne bande pas dans sa vie privée et qui psychologise sa blonde et tout le monde qu'il rencontre et donc se coupe de rencontres authentiques, peut être un bon psychologue. Faut voir. Du cas par cas.
samedi 18 juillet 2009
Négociations
On se sépare? On essaie encore? Chose certaine, on se parle, on s'explique et sans s'accuser en plus. Je nous trouve pas mal bons. En fait, on va aller en voir un psychologue, pour nous aider dans notre séparation, si séparation il y a. Pour nous aider à nous harmoniser si poursuite il y a. Nous sommes dans le si. Sereinement. Pourquoi faudrait-il absolument souffrir? Cette relation me remet beaucoup en question. C'est comme ça qu'on évolue, on se remettant en question, en changeant, en étant authentique. Je commence à peine à pouvoir être véritablement moi avec lui. Je m'ouvre de plus en plus. Et j'ai confiance.
mardi 14 juillet 2009
Ignorance
Je lis sur le couple, sur l'intimité, sur les fragilités émotives, sur l'ouverture, sur le tact, le silence, la parole, le lâcher-prise, la persévérance. Je lis des textes dans l'internet et j'ai acheté La dynamique amoureuse, entre désirs et peurs, de Rose-Marie Charest. Je suis d'une ignorance crasse. En fait, je ne me suis jamais avant interrogée sur ce qui pouvait faire fonctionner ou pas un couple. Mais là, je m'interroge énormément, je ne fais plus que ça m'interroger, m'informer, me remettre en question. Je lis et je me rends compte que je fais bien des choses de travers. Sans le savoir. Pas d'évidence pour moi. Mais là, je le saurai. J'apprends. Et je trouve ça super intéressant.
jeudi 9 juillet 2009
Texte à virgules
J'ai travaillé à temps plein et plus que plein, en faisant des études en même temps, plein de petits diplômes qui traînent partout chez moi, j'en fais le ménage justement, longuement, papiers épars dans mon salon, ne touchez pas, je sais où ça va et puis tannée je les remets dans leurs boîtes pas vraiment classés, je sors voyez vous, c'est mon occupation première, à part m'inquiéter de mon histoire d'amour avec monsieur Relation et parfois en profiter tout simplement, ça arrive aussi, ça arrive surtout quand il me prend dans ses bras, j'ai besoin que l'amour soit tangible, palpable, que les coups amoureux portent et me transportent je suis loin d'être simple mais il l'est si peu lui-même, deux complexités ensemble pour des instants de moments uniques, rares, fugaces mais réels, un peu de bonheur dans une vie, dans des vies qui pour un instant convergent, regardent dans la même direction comme disait St-Exupéry, il lit du Kafka, il lit bien plus que moi qui ne lis plus que l'internet, moi qui lisais un ou deux romans par semaine avant, avant quoi? vie au long cours qui ne s'arrête plus, un bateau au long cours, je voudrais retourner en croisière, un type de vacances idéal pour moi, avec ma famille, ma fille au bébé chocolat et mon autre fille tellement adolescente que je n'ai pas envoyée dans un camp de vacances et le mari de la fille-au-bébé que je connais si peu, il a eu une enfance difficile, ça je le sais, ma fille l'a rescapé, je faisais ça avant, rescaper les hommes, très valorisant, je ne le fais plus, c'est plus difficile une relation avec un homme vraiment autonome, plus confrontant, menaçant parfois, une croisière donc serait une bonne idée, cet été est le bon temps, j'ai fait du profit sur la vente de ma maison, tout le monde est libre, monsieur Relation n'aime pas les croisières, dommage, je me serais bien vue à la proue du navire comme dans le film, et lui m'entourant de ses bras si forts, je suis surprise qu'il soit si fort d'ailleurs, les hommes et les femmes perdent du muscle passé soixante ans mais lui, il est fort et musclé et transportait l'énorme lourde valise de ma fille lors de son retour d'Holguin ce dimanche à bout de bras dans les escaliers, sans aucun effort apparent, ce sont les massages qu'il donne qui lui conservent tant de vigueur, c'est un bel homme, ses clientes le lui disent et elles ont bien raison, lui, il voudrait aller en Californie pour ses soixante-cinq ans qui s'en viennent, lui en Californie, moi dans les Antilles en croisière ou bien une croisière en Europe, pourquoi pas? tout est possible, on s'écrira mon chéri et moi, je travaillais donc à temps plein, disais-je et voilà que je ne travaille plus et que ma famille et presque finie, une ado encore à élever, un petit condo qui prend peu de mon temps et du temps pour moi, donc, tout plein et pourtant je suis toujours occupée mais c'est un sujet sensible, je prends très mal de me faire dire que je suis en vacances perpétuelles, il y a certainement quelque chose à explorer de ce côté, il y a malaise, il faut le résoudre, chercher de l'aide peut-être, il y a longtemps que j'en parle, je voulais vendre la maison, déménager, c'est fait et j'en suis très heureuse, j'ai même un chum en prime, bonheur inespéré, maintenant, je vais passer à autre chose, voir un orienteur, pourquoi pas? tout est possible et c'est merveilleux de le savoir, de le sentir, de le vivre, je suis une femme comblée.
mardi 7 juillet 2009
Des jours tranquilles
Je me sens en vacances et en voyage chez moi. Tant de choses à voir et à explorer. Le festival de jazz dans ma cour dont je profite à plein, tellement plus que quand je devais planifier, prendre du temps et le métro pour m'y rendre. Je suis sur place et je vais donc voir, souvent avec Quinze ans qui aime tant la musique, des artistes qui au départ ne me disaient rien. Ola Onabule hier, un crooner d'origine africaine débordant d'humour anglais, fascinant tant par son attitude délibérément exagérée que par sa voix impressionnante. Peu de spectateurs, c'était lundi et le temps était plus qu'incertain, alors on a eu ce plaisir d'être tout près de lui, collées sur la scène, de pouvoir goûter de visu ses expressions et son charisme. Ensuite un gros hot-dog pour ma demoiselle qui se plaint de mes repas végétariens et tout le monde était aux anges.
Ce matin, cours d'anglais pour ma fille chérie et puis on est allées lui chercher une amie à St-Hubert avec arrêt au Commensal de la place pour dîner. Elles ont adoré le repas. Quand on ne souligne pas à Quinze ans qu'elle mange végétarien, elle déguste avec un bel appétit! Les deux filles sont déjà au festival de jazz et moi je me bois un petit (bof, c'est peut-être bien le troisième) verre de vin et je lis un peu et je fais de l'ordi et je me sens... en vacances! Ben quoi, c'est l'été et je remets ma recherche de sens de la vie et d'aide à mon prochain et de bénévolat ou autre activité épanouissante pour moi et utile à la société à l'automne. Dolce vita ici et maintenant, voilà ce qu'il me faut et ce que je m'octroie avec bonne conscience.
Ce matin, cours d'anglais pour ma fille chérie et puis on est allées lui chercher une amie à St-Hubert avec arrêt au Commensal de la place pour dîner. Elles ont adoré le repas. Quand on ne souligne pas à Quinze ans qu'elle mange végétarien, elle déguste avec un bel appétit! Les deux filles sont déjà au festival de jazz et moi je me bois un petit (bof, c'est peut-être bien le troisième) verre de vin et je lis un peu et je fais de l'ordi et je me sens... en vacances! Ben quoi, c'est l'été et je remets ma recherche de sens de la vie et d'aide à mon prochain et de bénévolat ou autre activité épanouissante pour moi et utile à la société à l'automne. Dolce vita ici et maintenant, voilà ce qu'il me faut et ce que je m'octroie avec bonne conscience.
lundi 6 juillet 2009
Dix-huit ans
Je regarde ma brunette avec son bébé et j'entends de sa bouche des paroles maternelles qu'elle a tellement entendues de moi. "Je suis là mon bébé, maman est là," à la moindre annonce de détresse. Elle est une mère vraiment attentionnée et douce et ça me touche. Elle le traîne partout dans ses bras ou bien dans un porte-bébé, collé sur elle. Elle n'utilise pas la poussette. Et ils couchent ensemble tous les trois. En un mois, le bébé a pris trois livres. Elle aime vraiment ça être une maman.
vendredi 3 juillet 2009
Bizarrerie
On a fait un seul petit voyage monsieur Relation et moi. Il a failli sonner le glas de notre relation. Et pourtant, je ne me rappelle plus que des bons moments. Et pourtant, quand je pense à nouveau à voyager (et ces temps-ci j'y pense, surtout en lisant le blogue de Grande Dame en fait), c'est avec lui que je me vois arpenter le monde. Curieux.
jeudi 2 juillet 2009
J'aime ça
J'aime ça quand monsieur Relation me dit "J'ai des choses à te raconter." J'aime ça être le témoin privilégié des événements de sa vie. J'aime ça me coller tendrement contre lui (je peux être tendre, même s'il en doute...), l'écouter, rire, le sentir de bonne humeur. J'aime ça qu'on se soit retrouvés. J'aime ça qu'il soit mon chum.
Yeux bleus
J'ai rencontré ce midi une charmante jeune professionnelle dont je lis le blogue depuis des années. Vive, petite, enjouée, dynamique et des yeux qui expliquent largement l'engouement de ses nombreux prétendants dont elle nous parle parfois dans ses écrits. Comme on se lit, on a repris là où on en était, comme de vieilles amies qui savent tant de choses l'une de l'autre et pourtant c'était la première fois que l'on se voyait pour vrai! J'aime quand mes amies du web font partie de ma réalité autre que virtuelle. Je ne suis jamais déçue. Les écrits en disent énormément sur une personne.
Vigilance
Je m'installe dans ma nouvelle vie. L'adrénaline est un peu retombée. Un nouveau quotidien se met en place, plus tranquille malgré la nouveauté et les festivals. C'est là que tout devient dangereux. Je reprends du poids, bien tranquillement et j'ai des instants de doute, de tristesse, de questionnements. Normal, évidemment. Sauf le poids. Pas normal ça. Je me laisse aller un peu, parfois, souvent, je prends des doux desserts, du vin sans compter, je ne vais plus au WW. Alerte! Ne pas attendre pour réagir. Heureusement, j'ai recommencé l'aquajogging. Tellement facile de glisser dans de mauvaises habitudes.
Réagir. Immédiatement.
Je vais inscrire Quinze ans, qui est en vacances à Cuba, à sa nouvelle école. Doutes encore. Coudons. Elle m'a dit oui du bout des lèvres avant de partir.
Je sais que je dois prendre de nouvelles décisions à propos de ma vie, de l'orientation de ma vie. J'habite où je voulais habiter, très bien. Mais ce n'est pas tout.
Réagir. Immédiatement.
Je vais inscrire Quinze ans, qui est en vacances à Cuba, à sa nouvelle école. Doutes encore. Coudons. Elle m'a dit oui du bout des lèvres avant de partir.
Je sais que je dois prendre de nouvelles décisions à propos de ma vie, de l'orientation de ma vie. J'habite où je voulais habiter, très bien. Mais ce n'est pas tout.
mercredi 1 juillet 2009
Show chaud
Stevie Wonder. Incroyablement généreux. Une prestation qui durera plus de deux heures et demi avec un hommage à Michael Jackson. Un feu d'artifices pour clore le tout, inespéré et inattendu. La foule en délire. Et moi, et moi, qui habite là, dans l'action. Je ne vais rien manquer, c'est certain.
lundi 29 juin 2009
Espoir
Je l'ai revu. Il m'a revue. C'était facile. Un peu différent. On s'était ennuyé l'un de l'autre. Je suis contente.
vendredi 26 juin 2009
Les sacs
Depuis que les sacs en plastique d'épicerie sont payants, je fais bien attention d'apporter mes sacs en tissu sans jamais les oublier. Bravo! Mais est arrivé ce qui devait arriver... je n'ai plus un seul sac en plastique à la maison. Alors, les déchets de table et autres cochoncetés, je les mets directement dans la poubelle? Possible mais dégueux de jouer là-dedans et puis il faut laver la poubelle de cuisine à chaque fois que les ordures passent. Je vais au Costco et ils ont,évidemment, flairé le manque à venir chez les consommateurs et on y offre de charmants et si pratiques petits sacs en plastique en quantité industrielle et à petit prix pour mettre dans nos petites poubelles de cuisine. J'ai eu cette folle envie d'en acheter. J'ai évidemment résisté. Je suis forte. Mais coudons, comment avez-vous résolu ce problème de salissage de mains sans polluer encore plus l'environnement?
Ouf!Je le savais bien que je réussirais à écrire tout un billet sans parler une seule fois de monsieur Relation.
Ouf!Je le savais bien que je réussirais à écrire tout un billet sans parler une seule fois de monsieur Relation.
mercredi 24 juin 2009
Je vais bien
Aux trois gentilles, formidables et délicates personnes qui s'inquiètent de moi par courriel. Nous ne nous sommes jamais vues mais je vous adore! Je m'en vais à la campagne avec des amis, entre adultes. Quinze ans a été invitée chez une amie (encore! en tout cas, elle n'a pas de problème au niveau social, celle-là). Mon moral est bon, même que ça m'inquiète un peu. Je devrais être plus déprimée que ça, il me semble. Il y a une part de moi qui se sent libérée. Ouf! Les mystères de l'esprit humain.
Je ne me sens pas dévalorisée par cette aventure. Monsieur Relation n'est pas arrivé à m'aimer mais ce problème lui appartient. Il a beaucoup de difficulté avec l'amour, ce qui ne lui enlève pas ses autres qualités, qui sont nombreuses. Il y a des raisons à ça, que je connais mais que je ne raconterai pas ici, question de respect.
Dans mon cas, demeurer dans une relation où je sais que je ne suis pas aimée, appréciée oui, mais pas aimée, serait une injure à mon estime personnelle. Quêter de l'affection, faire des colères parce que je n'en reçois pas, en avoir parfois des miettes, non, je me respecte trop pour que ça continue. De toutes façons, il ne le veut pas que ça continue, mes exigences affectives l'épuisent. Bref, ça ne marche pas, ça ne marche plus. Pas de coupable. Une femme qui ne prendra pas le temps d'apprivoiser le matou. Désolée, Pierre F., vous m'en demandez trop. Votre commentaire me fait cependant réfléchir et c'est bien. Travailler ma patience ne me ferait pas de tort.
J'aime monsieur Relation et je l'aimerai toujours.
Je ne me sens pas dévalorisée par cette aventure. Monsieur Relation n'est pas arrivé à m'aimer mais ce problème lui appartient. Il a beaucoup de difficulté avec l'amour, ce qui ne lui enlève pas ses autres qualités, qui sont nombreuses. Il y a des raisons à ça, que je connais mais que je ne raconterai pas ici, question de respect.
Dans mon cas, demeurer dans une relation où je sais que je ne suis pas aimée, appréciée oui, mais pas aimée, serait une injure à mon estime personnelle. Quêter de l'affection, faire des colères parce que je n'en reçois pas, en avoir parfois des miettes, non, je me respecte trop pour que ça continue. De toutes façons, il ne le veut pas que ça continue, mes exigences affectives l'épuisent. Bref, ça ne marche pas, ça ne marche plus. Pas de coupable. Une femme qui ne prendra pas le temps d'apprivoiser le matou. Désolée, Pierre F., vous m'en demandez trop. Votre commentaire me fait cependant réfléchir et c'est bien. Travailler ma patience ne me ferait pas de tort.
J'aime monsieur Relation et je l'aimerai toujours.
mardi 23 juin 2009
École
On s'en va visiter la polyvalente du quartier, fort laide mais où il y a des classes spéciales. C'est l'intérieur et les gens qui y travaillent et y étudient qui compte, bien que je ne le pense pas vraiment. Les jeunes devraient étudier entourés de beauté. L'environnement, ça compte. C'est qui l'imbécile qui a eu l'idée de les parquer dans ces immenses bunkers en béton sans fenêtres ou avec de minuscules fenêtres perdues?
On rencontre la directrice. Quinze ans pourra soit rester dans son école actuelle, soit faire une demande pour être acceptée à cette école. Cette fois, je ne m'en mêle pas. Elle aura à prendre la première grosse décision de sa vie.
Elle a fait sa journée d'assistante-monitrice hier. Avec bonne volonté. Bravo! N'a pas aimé. Mais elle sait qu'elle peut le faire. On continue la semaine? C'est à voir. Il y a tant de choses au programme. Et puis, il y a peu d'enfants au camp cette semaine, très peu en fait, ils ont trop d'assistants moniteurs! héhé! Quatre assistants pour neuf enfants dans le groupe de Quinze ans. Faut dire que la plupart des écoles terminent aujourd'hui.
Chose certaine, Quinze ans est maintenant contente, voire ravie, de partir en train pour son camp en Gaspésie. Elle avait le choix, du bénévolat ou bien le camp dont elle se plaignait. Elle ne se plaint plus du tout, tiens donc!
On rencontre la directrice. Quinze ans pourra soit rester dans son école actuelle, soit faire une demande pour être acceptée à cette école. Cette fois, je ne m'en mêle pas. Elle aura à prendre la première grosse décision de sa vie.
Elle a fait sa journée d'assistante-monitrice hier. Avec bonne volonté. Bravo! N'a pas aimé. Mais elle sait qu'elle peut le faire. On continue la semaine? C'est à voir. Il y a tant de choses au programme. Et puis, il y a peu d'enfants au camp cette semaine, très peu en fait, ils ont trop d'assistants moniteurs! héhé! Quatre assistants pour neuf enfants dans le groupe de Quinze ans. Faut dire que la plupart des écoles terminent aujourd'hui.
Chose certaine, Quinze ans est maintenant contente, voire ravie, de partir en train pour son camp en Gaspésie. Elle avait le choix, du bénévolat ou bien le camp dont elle se plaignait. Elle ne se plaint plus du tout, tiens donc!
lundi 22 juin 2009
Malaise
Mon vrai souhait, c'est de trouver un chemin différent pour que cette relation perdure. Il me semble que c'est encore possible. C'est entre lui et moi. Tant que ce n'est pas absolument et totalement fini, il y a de l'espoir. Sous une autre forme. Et de ça, je ne veux plus parler sur mon blogue. Car il le lit. J'ai pensé le fermer. Je ne sais plus. Impasse.
dimanche 21 juin 2009
Bed-in
On revient de chez John et Yoko, Quinze ans et moi. Une exposition très fréquentée qui m'a vraiment touchée. L'histoire d'un grand amour. Ce film de ce baiser sans fin, ce baiser qui fait entrer dans une autre dimension, ce baiser tantrique sans pudeur et si intime. Les amoureux sont seuls au monde. Délicatesse. Engagement. Mariage alors que cette institution était conspuée à l'époque.
Si je vous ai donné le goût d'y aller, il est trop tard, à moins que vous ne couriez bien vite, ça se termine à dix-neuf heures. Mais courez donc, ça en vaut la peine.
Si je vous ai donné le goût d'y aller, il est trop tard, à moins que vous ne couriez bien vite, ça se termine à dix-neuf heures. Mais courez donc, ça en vaut la peine.
La fin
C'est terminé avec monsieur Relation. J'aimerais écrire que c'est pour le mieux et que cette rupture se passe bien. En fait, c'est pour le mieux et cette rupture se passe bien. Mais mausus que je m'ennuie de lui. Et on avait prévu se voir aujourd'hui en plus .... je vis péniblement le poids de son absence tout en sachant que sa présence ne serait pas comblante vu les circonstances.
Se tenir occupée. Voir du monde. Faire de l'exercice. Un jour à la fois. Ça va passer.
Se tenir occupée. Voir du monde. Faire de l'exercice. Un jour à la fois. Ça va passer.
vendredi 19 juin 2009
En direct
Des pas de chevaux. La police montée qui passe là devant ma porte juchée sur ces bêtes magnifiques. Non mais, je suis-tu pas archichanceuse d'habiter ici?
Et en plus, j'ai vu l'inauguration des fontaines multicolores du Quartier des spectacles en direct dimanche soir. Le quartier des spectacles, c'est chez moi. Bouffée de satisfaction et grand sourire. Impression d'être exactement où je veux être, tout de suite, maintenant. Béatitude.
Et comble du bonheur, je vois monsieur Relation ce soir.
Et en plus, j'ai vu l'inauguration des fontaines multicolores du Quartier des spectacles en direct dimanche soir. Le quartier des spectacles, c'est chez moi. Bouffée de satisfaction et grand sourire. Impression d'être exactement où je veux être, tout de suite, maintenant. Béatitude.
Et comble du bonheur, je vois monsieur Relation ce soir.
Coaching
J'ai pas mal d'expérience en parentalité. Mais plus j'en apprends, plus je doute, plus je me remets en question. Et pas de papa ici pour discuter de mes décisions. Heureusement, j'ai de bonnes, de précieuses amies. Ma préférée est cette maman adoptante de quatre enfants qui a tellement d'idées brillantes et qui a osé prendre en charge des enfants dont personne ne voulait, soit parce qu'ils étaient supposément trop vieux pour être adoptés, soit parce qu'ils avaient subi des traumatismes majeurs, soit à cause d'un handicap. Elle a pris des risques énormes. Et on dirait que tout se déroule finalement bien pour elle et pour eux, après un lot d'épreuves qui en auraient abattu plus d'une. Elle tient le fort, avec son gros bon sens, sa patience légendaire et sa petite voix. Cette femme, c'est mon idole et mon amie. Et depuis mon déménagement, nous sommes voisines. Elle a d'ailleurs joué dans mon désir de m'installer dans ce coin qu'elle adore et dont elle m'a toujours dit le plus grand bien.
Il faut organiser l'été de Quinze ans. Si je laisse aller, elle se lèvera à quinze heures et passera ses journées et soirées et une bonne partie de la nuit effouérée devant la télé (et on a le câble maintenant!!!) ou l'ordi. Il faut réagir et c'est mon rôle de mère de le faire. Mais ce n'est pas si facile. Je l'ai obligée, car il s'agit bien de coercition ici, à aller à une réunion pour devenir aide-monitrice. Elle est revenue en disant que ça ne l'intéressait pas. Mais qu'est-ce qui t'intéresse? L'été, c'est fait pour se reposer, qu'elle me dit. Bien d'accord, un mois de repos complet, j'achète mais pas deux presque et demi, non!
J'appelle donc ma précieuse amie à la rescousse. Elle m'appuie fortement. Les mères, c'est nous. Veut, veut pas, tu dois aller travailler comme assistante-monitrice bénévole une semaine, Quinze ans. Je te paierai dix dollars par jour. Grognements. Mais elle ira. Ouf! Mon espoir, c'est qu'elle aime assez ça pour y retourner plus d'une semaine. C'est chou d'avoir mon amie (que Quinze ans connaît et respecte) pour m'appuyer. Si Quinze ans avait un père, nous serions deux pour imposer nos volontés pour son bien. Là, on s'aide entre mères monoparentales et c'est très bien aussi.
Il faut organiser l'été de Quinze ans. Si je laisse aller, elle se lèvera à quinze heures et passera ses journées et soirées et une bonne partie de la nuit effouérée devant la télé (et on a le câble maintenant!!!) ou l'ordi. Il faut réagir et c'est mon rôle de mère de le faire. Mais ce n'est pas si facile. Je l'ai obligée, car il s'agit bien de coercition ici, à aller à une réunion pour devenir aide-monitrice. Elle est revenue en disant que ça ne l'intéressait pas. Mais qu'est-ce qui t'intéresse? L'été, c'est fait pour se reposer, qu'elle me dit. Bien d'accord, un mois de repos complet, j'achète mais pas deux presque et demi, non!
J'appelle donc ma précieuse amie à la rescousse. Elle m'appuie fortement. Les mères, c'est nous. Veut, veut pas, tu dois aller travailler comme assistante-monitrice bénévole une semaine, Quinze ans. Je te paierai dix dollars par jour. Grognements. Mais elle ira. Ouf! Mon espoir, c'est qu'elle aime assez ça pour y retourner plus d'une semaine. C'est chou d'avoir mon amie (que Quinze ans connaît et respecte) pour m'appuyer. Si Quinze ans avait un père, nous serions deux pour imposer nos volontés pour son bien. Là, on s'aide entre mères monoparentales et c'est très bien aussi.
S'abonner à :
Messages (Atom)