mardi 26 janvier 2010
Blind-date
Demain, je rencontre un monsieur. Blind-date total. C'est fou un peu mais je n'en suis pas à une folie près.
dimanche 24 janvier 2010
Liens
On explique un peu les différences géographiques entre la République Dominicaine et Haïti http://www.americas-fr.com/tourisme/informations/republique-dominicaine-et-haiti-deux-mondes-differents-4321.html
L'exploitation des Haïtiens par la République Dominicaine http://www.alencontre.org/autres/HaitiStDom05_09.html
et http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/actions_en_cours/rep_dominicaine_un_mirage_pour_les_migrants_haitiens
Un peu d'histoire http://www.telerama.fr/idees/haiti-c-est-une-longue-et-terrible-histoire,51608.php
L'exploitation des Haïtiens par la République Dominicaine http://www.alencontre.org/autres/HaitiStDom05_09.html
et http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/actions_en_cours/rep_dominicaine_un_mirage_pour_les_migrants_haitiens
Un peu d'histoire http://www.telerama.fr/idees/haiti-c-est-une-longue-et-terrible-histoire,51608.php
Haïti
Toujours aussi bouleversée par ce qui se passe en Haïti, pays d'origine de trois de mes enfants. Heureuse de voir que la communauté internationale se mobilise enfin. Cet événement dramatique va peut-être permettre de rebâtir vraiment le pays, de lui donner une structure, d'instruire ses habitants, de nourrir et de loger les Haïtiens convenablement. Vous avez remarqué que j'ai mis l'instruction avant même la nourriture? C'est que je crois qu'une fois l'analphabétisme vaincu, ce peuple si débrouillard et attachant ne sera plus jamais le même. La religion y prendra moins de place, les naissances seront moins nombreuses, le reboisement pourra se faire, il y aura espoir. Il y a déjà espoir, à même les décombres.
Avec du recul, je trouve mes trois adoptions immorales. Dans tous les cas, les mères étaient vivantes, dans un cas, père et mère vivaient. Je n'ai donc pas adopté des orphelins mais bien des enfants que leurs parents ne pouvaient pas nourrir! Si l'argent de cette adoption leur avait été remis, un montant considérable pour Haïti, ils auraient peut-être gardé leur enfant. Évidemment, je ne me culpabilise pas pour tout un système. Je n'étais même pas au courant de ce fait quand j'ai adopté et puis mes enfants avaient déjà été abandonnées à l'orphelinat avant que je n'envoie ma demande. Si je ne les avais pas adoptées, d'autres parents l'auraient fait. Je ne suis pas une cause directe de leur abandon. C'est la misère qui est ici en cause. Ma première adoption date d'il y a dix-sept ans. Pas nouveau la grande misère d'Haïti. Mais comment peut-on accepter que des parents soient assez pauvres pour abandonner leur enfant pour lui sauver la vie?
Avec du recul, je trouve mes trois adoptions immorales. Dans tous les cas, les mères étaient vivantes, dans un cas, père et mère vivaient. Je n'ai donc pas adopté des orphelins mais bien des enfants que leurs parents ne pouvaient pas nourrir! Si l'argent de cette adoption leur avait été remis, un montant considérable pour Haïti, ils auraient peut-être gardé leur enfant. Évidemment, je ne me culpabilise pas pour tout un système. Je n'étais même pas au courant de ce fait quand j'ai adopté et puis mes enfants avaient déjà été abandonnées à l'orphelinat avant que je n'envoie ma demande. Si je ne les avais pas adoptées, d'autres parents l'auraient fait. Je ne suis pas une cause directe de leur abandon. C'est la misère qui est ici en cause. Ma première adoption date d'il y a dix-sept ans. Pas nouveau la grande misère d'Haïti. Mais comment peut-on accepter que des parents soient assez pauvres pour abandonner leur enfant pour lui sauver la vie?
vendredi 22 janvier 2010
Le Chêne et le Roseau
Le Chêne un jour dit au Roseau:
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aguilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir
Je vous défendrais de l'orage;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
part d'un bon naturel; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos;
Mais attendons la fin. " Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.
Jean de la Fontaine
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aguilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir
Je vous défendrais de l'orage;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
part d'un bon naturel; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos;
Mais attendons la fin. " Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.
Jean de la Fontaine
jeudi 21 janvier 2010
La tolérance
Je n'en fais pas toujours preuve. Je me pousse tellement des fois, Quinze ans est comme moi là-dessus. Faire quelque chose de difficile, se rendre jusqu'au bout, ne pas lâcher, jamais. La persévérance, j'ai ça dans le sang et elle aussi. Et j'ai de la misère à accepter que les autres ne soient pas comme moi. Quand je donne ma parole, on peut être certain que je vais la tenir. Ce soir, au yoga, où je vais aller même si ça ne me tente donc pas d'y aller, je vais offrir la tolérance comme intention. En yoga kripalu, on offre notre pratique pour améliorer un aspect de notre personnalité. Puis-je être patiente ou bien puis-je être compatissante etc. on répète trois fois au début de la pratique (silencieusement) et encore à la fin. Ce soir, je vais demander de la tolérance. J'en ai besoin. De la tolérance et du détachement, mais ça, ce sera une autre fois. Un objectif à la fois!
"J'ai de la misère à accepter que les autres ne soient pas comme moi", je viens de relire que j'ai écrit ça. C'est énorme, c'est majeur. Bien du travail en vue...
"J'ai de la misère à accepter que les autres ne soient pas comme moi", je viens de relire que j'ai écrit ça. C'est énorme, c'est majeur. Bien du travail en vue...
mercredi 20 janvier 2010
Les salauds
Je n'aime pas les salauds. Ils ne me branchent pas, ne me font pas saliver, ne me donnent aucune envie de me mettre à leurs genoux et de défaire leur braguette. Non. Pas du tout. Et je me demande si c'est une affaire de génération. Parce que les salauds sont à la mode, mes amis! Je n'aime les salauds que dans leurs moments tendres, car ils en ont eux aussi. Je serais catastrophée que mon fils soit un salaud, angoissée que mon père en ait été un, inquiète que mon gendre le devienne.
Les femmes aimeraient les salauds parce qu'ils sont forts, indépendants et prêts à les faire souffrir. Or, comme tout le monde le sait, les femmes sont masochistes. Un ramassis de clichés, de préjugés, voilà ce qui fait l'auréole des salauds. La musique traite les femmes de "bitch" et les salauds s'en servent à qui mieux mieux comme si elles étaient des tarées qu'on baise sans leur demander leur avis. Les vidéos pornos présentent aussi des étalons salauds, qui cherchent leur propre plaisir et le trouvent, sans se préoccuper trop trop que ça plaise à la dame. La tendresse et la porno sont des entités incompatibles et pourtant... on pourrait faire de fort belles choses en ce domaine, qui se vendraient. Un peu d'originalité et de sensibilité, et les femmes dévaliseraient la section chaude des clubs vidéos.
On oppose sexe doux et tendre à sexe dur et jouissif, comme si le premier était plate et le deuxième irrésistible. Cette catégorisation est ridicule.
Les femmes aimeraient les salauds parce qu'ils sont forts, indépendants et prêts à les faire souffrir. Or, comme tout le monde le sait, les femmes sont masochistes. Un ramassis de clichés, de préjugés, voilà ce qui fait l'auréole des salauds. La musique traite les femmes de "bitch" et les salauds s'en servent à qui mieux mieux comme si elles étaient des tarées qu'on baise sans leur demander leur avis. Les vidéos pornos présentent aussi des étalons salauds, qui cherchent leur propre plaisir et le trouvent, sans se préoccuper trop trop que ça plaise à la dame. La tendresse et la porno sont des entités incompatibles et pourtant... on pourrait faire de fort belles choses en ce domaine, qui se vendraient. Un peu d'originalité et de sensibilité, et les femmes dévaliseraient la section chaude des clubs vidéos.
On oppose sexe doux et tendre à sexe dur et jouissif, comme si le premier était plate et le deuxième irrésistible. Cette catégorisation est ridicule.
mardi 19 janvier 2010
Insomnie
Je dors peu. Je dors mal. Je me demande comment il se fait que l'argent envoyé ne semble pas se matérialiser en secours à Haïti. Les photos et les articles d'aujourd'hui ne démontrent aucun progrès, aucune aide et sont tout aussi dramatiques que le premier jour. En fait, on découvre plus de malheurs à mesure que les régions plus lointaines sont explorées. Hier, on a trouvé encore des survivants. Vraiment incroyable. Notre petite vie est tellement dérisoire comparée à ce désastre. J'ai hâte de voir des images de personnes sauvées, nourries, soignées.
lundi 18 janvier 2010
Cheerleading
On s'éloigne vraiment des pom-pom girls. Premièrement, il y a maintenant des garçons qui font du cheerleading et plus une équipe en a, mieux elle performe, car la force des garçons aide vraiment à ce que la pyramide soit solide et à ce que la fille d'en haut ne branle pas et soit "raide comme une barre" comme le dit Quinze ans. Ensuite, les cheerleaders n'accompagnent plus les équipes masculines de footballeurs, non, elles sont une entité en soi et ont leurs propres compétitions. On travaille d'ailleurs à faire accepter le cheerleading comme un sport olympique. C'est athlétique en masse, chorégraphies, levées des filles, figures de style, roues, grands écarts, le tout sur de la musique entraînante pas à mon goût mais probablement au goût des jeunes. Des numéros dynamiques, courts, quatre minutes par groupe, rythmés. Ici, écoles privées et écoles publiques compétitionnent dans la joie et les écoles publiques de quartiers pauvres ne sont pas en reste, la meilleure équipe selon nous était celle de la polyvalente Monseigneur-Richard. Ma fille et son école ont bien fait ça et elle avait trouvé le moyen d'inviter plein de monde par internet, alors elle en avait du public, la chérie. Son estime de soi a fait un bond considérable. De succès en succès, elle est en train de se forger une personnalité du tonnerre!
dimanche 17 janvier 2010
Voisin
Nous étions invitées chez lui hier soir, Quinze ans et moi. Pour son anniversaire. Voisin sait recevoir. Sa maison sent le propre et la visite, il a une nappe festive et puis il se met beau. Et hier, il était particulièrement beau, habillé tout en noir et tout en neuf, rasé de près, avec une petite odeur d'aftershave que je ne lui connaissais pas. Un homme nouveau. Nous étions les premières arrivées avec Prof d'anglais, cette femme extraordinaire qui est mon amie et surtout celle de Quinze ans.
Et puis, elle est arrivée, l'élue du coeur de Voisin. Toute petite, ronde, vive et originale. Chaleureuse, on s'est tout de suite embrassées. Elle a mon âge et les yeux pétillants. Amoureuse, c'est tellement évident. Un autre invité et puis Voisin a servi l'apéro. Il rigolait, parlait beaucoup. Elle écoutait, parlait aussi. Il écoutait moins, mais quand même, c'est Voisin. Il est visiblement amoureux lui aussi. Et il se laisse faire, il se laisse gâter et servir et elle prend bien soin de lui. Elle doit faire la même chose avec son mari, prendre soin de. Les femmes ont ça dans le sang. Pas moi, je m'en rendais bien compte. Pas autant. Pour les enfants, oui, je suis maternante au cube. Pour les hommes, si peu. J'aurais jamais pensé à lui dire de s'assoir pour m'occuper de tout et de tout le monde, avec gentilesse et efficacité. Quand j'allais chez Voisin, moi, je m'assoyais et je restais là. Il faisait la même chose chez moi. Mais c'est vrai qu'elle ne peut pas le recevoir chez elle. Alors, elle le reçoit.. chez lui.
Ils étaient beaux à voir et j'ai réalisé, pas vraiment réalisé vu que je le savais déjà, que je n'avais jamais été amoureuse de Voisin. Elle allait passer la nuit là, ça allait de soi, moi, après l'amour, je ne pensais qu'à rentrer chez moi. Bon, j'avais des enfants, mais même sans eux, j'aurais voulu rentrer quand même. Voisin ronfle et elle semblait trouver ça absolument charmant! Ben oui, on a même parlé de ça et il riait! Elle adore les chiens "un prérequis" me dira-t-elle avec un clin d'oeil et ils dorment tous ensemble, couple et chiens. Ils sont tous deux du domaine des arts et ont des projets communs.
Le petit côté fond dépressif de Voisin n'était pas là hier. Quand on s'est quittés, il nous a dit qu'on se reverrait souvent parce qu'il avait l'intention de recevoir beaucoup cette année. Il regardait Nouvelle Flamme en disant ça et elle souriait, lumineuse. Je me suis dit que le style de lovemaking de Voisin devait correspondre tout à fait à ses besoins et qu'elle jouissait avec lui. Car, si les hommes mentent aux femmes, le corps, lui, sait la vérité.
Et puis, elle est arrivée, l'élue du coeur de Voisin. Toute petite, ronde, vive et originale. Chaleureuse, on s'est tout de suite embrassées. Elle a mon âge et les yeux pétillants. Amoureuse, c'est tellement évident. Un autre invité et puis Voisin a servi l'apéro. Il rigolait, parlait beaucoup. Elle écoutait, parlait aussi. Il écoutait moins, mais quand même, c'est Voisin. Il est visiblement amoureux lui aussi. Et il se laisse faire, il se laisse gâter et servir et elle prend bien soin de lui. Elle doit faire la même chose avec son mari, prendre soin de. Les femmes ont ça dans le sang. Pas moi, je m'en rendais bien compte. Pas autant. Pour les enfants, oui, je suis maternante au cube. Pour les hommes, si peu. J'aurais jamais pensé à lui dire de s'assoir pour m'occuper de tout et de tout le monde, avec gentilesse et efficacité. Quand j'allais chez Voisin, moi, je m'assoyais et je restais là. Il faisait la même chose chez moi. Mais c'est vrai qu'elle ne peut pas le recevoir chez elle. Alors, elle le reçoit.. chez lui.
Ils étaient beaux à voir et j'ai réalisé, pas vraiment réalisé vu que je le savais déjà, que je n'avais jamais été amoureuse de Voisin. Elle allait passer la nuit là, ça allait de soi, moi, après l'amour, je ne pensais qu'à rentrer chez moi. Bon, j'avais des enfants, mais même sans eux, j'aurais voulu rentrer quand même. Voisin ronfle et elle semblait trouver ça absolument charmant! Ben oui, on a même parlé de ça et il riait! Elle adore les chiens "un prérequis" me dira-t-elle avec un clin d'oeil et ils dorment tous ensemble, couple et chiens. Ils sont tous deux du domaine des arts et ont des projets communs.
Le petit côté fond dépressif de Voisin n'était pas là hier. Quand on s'est quittés, il nous a dit qu'on se reverrait souvent parce qu'il avait l'intention de recevoir beaucoup cette année. Il regardait Nouvelle Flamme en disant ça et elle souriait, lumineuse. Je me suis dit que le style de lovemaking de Voisin devait correspondre tout à fait à ses besoins et qu'elle jouissait avec lui. Car, si les hommes mentent aux femmes, le corps, lui, sait la vérité.
samedi 16 janvier 2010
20 sujets qui m'intéressent
1-Les gens, ceux qui pensent et ceux qui ne pensent pas, les chercheurs, les passionnés, les actifs, les contemplatifs.
2-l'amour de soi, de l'autre, de la vie
3-les enfants, les miens et ceux des autres
4-le yoga de tous les styles mais surtout le yoga Iyengar avec lequel j'ai cependant une relation amour-haine (c'est dur mais ça fait du bien)
5-la sexualité, j'ai un intérêt incommensurable pour ce vaste et passionnant sujet
6-le sens de la vie que je cherche encore et toujours
7-le bonheur, le mien et celui des autres, le bonheur du quotidien, du ici et maintenant
8-l'art et les artistes, ceux qui osent, ceux qui défient, ceux qui ébranlent
9-la forme, bouger est une composante importante de ma vie, je ne m'en passerais pas, j'ai parfois des périodes plus sédentaires mais j'y reviens toujours et j'adore en discuter et apprendre
10-la musique, je suis assez ignare, mais c'est certainement un sujet qui m'intéresse et mes goûts musicaux sont très variés, de Buena Vista Social Club en passant par Janis Joplin ou ma chère Joni Mitchell, Chopin, Richard Desjardins, Cat Stevens, Brel, les Stones, Léo Ferré, Bob Dylan, Misia, Pavarotti, Jimi Hendrix, Harmonium, Charlebois, Aznavour .....
11-le cinéma, celui qui fait pleurer et/ou réfléchir. Pas le cinéma d'épouvante ni celui qui est très violent.
12-l'humanité au sens large, la compassion, la bienveillance, l'altruisme, le respect
13-le vieillissement, ce qu'il nous apporte, ce qu'il nous enlève, l'âgisme, le changement et comment composer avec tout ça
14-l'immortalité, parce que c'est un mot magnifique
15-la jeunesse, celle qui passe mais à laquelle on est tellement attachée!
16-les voyages, amenez-en, tout m'intéresse! J'ai peu voyagé et c'est maintenant que ça commence...
17-l'internet, parce que je suis branchée et que c'est une partie importante de ma vie
18-la cuisine du monde et des restaurants grands et petits et celle de ma petite cuisine dans mon condo, qui est si simple et végétarienne
19-l'ordre, parce que j'y aspire et que j'y arrive parfois, dans certains domaines et que l'ordre m'apporte paix et équilibre
20-le chaos, parce qu'il fait aussi partie de moi
vendredi 15 janvier 2010
jeudi 14 janvier 2010
Solidarité
Aujourd'hui, je ne mangerai pas. Par solidarité pour Haïti. Très partielle, ma solidarité. Je vais boire tant que je veux, alors que je sais que de l'eau potable, ils n'en ont pas...
mercredi 13 janvier 2010
Drames
Il y a cet affreux nouveau drame en Haïti. Et il y a le drame de Dix-neuf ans, qui dort supposément, dans mon lit, mais que j'entends parler au téléphone, tout probablement avec son chum. Elle m'a appelée en gros sanglots tôt ce matin "Viens me chercher!" Après m'être assurée que le bébé était en sécurité (et elle aussi, mais ça je n'en doutais pas), je lui ai dit que je la rappellerais dans une demi-heure. Quand je suis allée la chercher, j'ai eu la surprise de la voir arriver seule, sans le bébé. Là, ça m'a inquiétée. Elle n'était pas inquiète du tout, elle. Supposément que son chum l'avait empêchée de l'emmener, mais avec une petite enquête, j'ai compris qu'elle le lui avait laissé. Elle est épuisée. Il lui a dit qu'elle était encore plus folle que sa soeur et qu'elle s'habillait comme une pute. Elle ne le lui pardonnera jamais, me dit-elle. C'est fini. Et toi, tu lui as dit quoi? "Je lui ai dit qu'il est un paresseux fini!"
mardi 12 janvier 2010
Projets
Il fait soleil. Je suis encouragée dans mes entreprises. Je songe à aider ma Dix-neuf ans à se loger. Elle vit dans un taudis, ce qui ne me dérangerait pas une miette si elle était seule ou seule avec son chum. Mon premier logement était pas mal taudiesque aussi et je m'y suis follement amusée! Mais là, il y a petit-fils. Évidemment, il ne le sait pas encore que les murs sont à la veille de dégringoler. Mais la salle de bain est trop décrépite pour qu'il puisse y être baigné, la cuisine n'a aucun comptoir et puis il n'y a même pas de place pour une table de cuisine! Les parents mangent assis sur le divan depuis toujours, le bébé dans sa chaise haute. Mais de quoi je me mêle? Pourquoi devraient-il faire comme tout le monde? Ils ont donné leur nom dans des coopératives d'habitation, ce serait l'idéal pour eux.
Pour ce qui est de la forme et de la perte de poids, je le sais que je vais réussir. Certaine. Faut travailler et il faut aussi accepter d'avoir faim. Pas tout le temps mais de temps en temps. Discipline, rigueur= succès et fierté. Une de mes lectrices vient de m'écrire son parcours. Une battante qui a perdu cinquante-huit livres. Elle m'a donné plein de trucs. J'adore.
La Floride? Plus certaine d'y aller. Les billets sont horriblement chers. Je décide aujourd'hui.
Travailler? J'y songe sérieusement et puis il va bien falloir si je décide d'aider ma fille à se loger.
Yoga? J'y vais ce soir. Un professeur masculin de mon âge que je trouve absolument fantastique, humain, accessible, original.
La Chine? Je suis allée à la librairie Ulysse pour me procurer un guide de voyage. Plus de soixante dollars. Pas acheté. J'irai en chercher un (ou plus!) à la bibliothèque. Ça me fait penser que je ne suis pas encore inscrite à la Grande bibliothèque. À ajouter à ma liste.
Quinze ans vit un stress vraiment intense. Compétition de cheerleading dimanche. Cette fois, si elle se trompe, tout le groupe va en souffrir. Elle est à la base de la pyramide. Pauvre poulette! Des fois, je voudrais donc qu'elle me donne une partie de son fardeau. Tellement pas facile pour elle! Pas juste.
Je voulais m'ajouter comme défi 2010 de lire un livre par semaine, j'ai trouvé ça dans un blogue très intéressant dont je vous reparlerai. Mais non, c'est trop. L'année prochaine...
Pour ce qui est de la forme et de la perte de poids, je le sais que je vais réussir. Certaine. Faut travailler et il faut aussi accepter d'avoir faim. Pas tout le temps mais de temps en temps. Discipline, rigueur= succès et fierté. Une de mes lectrices vient de m'écrire son parcours. Une battante qui a perdu cinquante-huit livres. Elle m'a donné plein de trucs. J'adore.
La Floride? Plus certaine d'y aller. Les billets sont horriblement chers. Je décide aujourd'hui.
Travailler? J'y songe sérieusement et puis il va bien falloir si je décide d'aider ma fille à se loger.
Yoga? J'y vais ce soir. Un professeur masculin de mon âge que je trouve absolument fantastique, humain, accessible, original.
La Chine? Je suis allée à la librairie Ulysse pour me procurer un guide de voyage. Plus de soixante dollars. Pas acheté. J'irai en chercher un (ou plus!) à la bibliothèque. Ça me fait penser que je ne suis pas encore inscrite à la Grande bibliothèque. À ajouter à ma liste.
Quinze ans vit un stress vraiment intense. Compétition de cheerleading dimanche. Cette fois, si elle se trompe, tout le groupe va en souffrir. Elle est à la base de la pyramide. Pauvre poulette! Des fois, je voudrais donc qu'elle me donne une partie de son fardeau. Tellement pas facile pour elle! Pas juste.
Je voulais m'ajouter comme défi 2010 de lire un livre par semaine, j'ai trouvé ça dans un blogue très intéressant dont je vous reparlerai. Mais non, c'est trop. L'année prochaine...
lundi 11 janvier 2010
Beignes à la crème
Mauvaise journée. Bien partie pourtant. Yoga ce midi. Difficile. Fière d'être passée au travers. Pas trouvé de billets potables pour Fort Lauderdale. On y va pour la relâche. Chez maman. Ça fait des jours que je ne trouve pas. On emmène une amie de Quinze ans en plus. Tout le monde attend après moi. Pression. Suis allée à une agence de voyages finalement. Il n'a rien trouvé de plus que moi mais il va me rappeler demain. J'aurais dû promettre le voyage après m'être informée des billets plutôt qu'avant. Ce qui est fait est fait. Hier, je suis allée faire l'épicerie avec Quinze ans. Grave erreur. Je deviens gaga un peu avec l'âge. Elle a mis des beignes dans le panier, sans gras trans, m'a-t-elle précisé. Je n'ai rien dit. Et puis du nutella aussi. Des biscuits, deux sortes. Ce soir, elle n'était pas là. Je m'inquiétais je ne sais même plus pourquoi. La Floride, la Chine, la fille-pas-là (mais non, quand même, elle était à son cours de danse). J'avais mangé santé toute la journée. J'ai fini la bouteille de vin, il en restait trois verres à peu près. Je n'ai pas osé ouvrir le Nutella, même si j'avais le goût, si le pot avait été ouvert, là, j'aurais pu voler une cuiller ou deux sans que ça paraisse. Mais j'ai pris un beigne, et puis deux... ensuite j'ai regardé le nombre de calories, 250 calories par beigne. Bousillée ma journée. Déprime. Et puis et surtout, je suis fatiguée, tellement fatiguée. Manque chronique de sommeil. Insomnie débilitante. Je suis tellement épuisée que je vais dormir cette nuit, j'en suis persuadée.
Il y a beaucoup plus que des beignes dans ce billet. Il y a une femme qui va faire un voyage et qui va ensuite orienter sa vie pour être utile à la société. Je ne suis pas faite pour la retraite. Je m'y enlise. J'en sortirai.
Il y a beaucoup plus que des beignes dans ce billet. Il y a une femme qui va faire un voyage et qui va ensuite orienter sa vie pour être utile à la société. Je ne suis pas faite pour la retraite. Je m'y enlise. J'en sortirai.
Efficacité
Des listes, de l'organisation, de l'action. Je suis là-dedans. C'est fou comme un projet voyage, c'est fou comme un projet tout court, structure l'existence. Finie la procrastination. Allô l'énergie.
vendredi 8 janvier 2010
Dix livres
C'est ce que j'avais réussi à éviter de prendre l'année passée dans le temps des Fêtes en m'inscrivant aux Weight Watchers deux semaines avant Noël. J'avais été fine et prévoyante. Pas cette année. Je me retrouve donc avec cet excès de poids aujourd'hui même, le huit janvier. Que je vais perdre, que je vais perdre.... l'expérience me dit cependant que, si ça se prend si rapidement, il est plus long de reperdre. Et puis, je suis portée un peu trop à attendre après le "Défi 30 jours sans sucre" pour régler tous mes problèmes. Il est dans dix-huit jours ce défi. Faut que je me reprenne en mains avant, sinon, je vais y arriver avec encore plus de kilos excédentaires.
Commençons par me réinscrire au yoga aujourd'hui même. Je sais, ça devrait déjà être fait mais ... je procrastine. Je marche minimalement vingt minutes par jour, ça, c'est une routine installée, sans aucune douleur dois-je dire. Et une fois partie, bien rare que je me limite à vingt minutes. Le yoga, là, c'est plus dur, plus contraignant, mais je suis fière de moi quand j'y vais.
Pour la diète..... ouais. Je ressors mon carnet Weight Watchers et je recommence à calculer. C'est certain que ça marche. Pour maigrir, il faut dépenser plus de calories que l'on n'en consomme. C'est mathématique. Le problème, je le connais. Quand je paie et que je vais aux réunions, je me tiens exactement aux points alloués et ça marche. Ça demande des efforts évidemment, on n'a rien pour rien, mais j'ai payé et je ne veux pas gaspiller mon investissement. Tandis que quand je fais le régime par moi-même, je ne calcule pas toujours les points, il y a du laisser-aller parce que je peux me reprendre ... demain.
Pour ce qui est du fameux prétexte du métabolisme qui ralentit en vieillissant, ça aussi, ça peut se vaincre. J'en ai pour preuve notre amie J, que je n'avais pas vue depuis presque deux ans et que j'ai retrouvée rajeunie, musclée et amincie. En fait, J est une femme qui a bien de la misère à jeter et à donner et elle s'est mise à faire un grand ménage et a découvert dans des malles des vêtements qu'elle portait à vingt ans. C'était l'âge des jeans alumettes, ceux qui étaient tellement ajustés qu'on les montait avec une fourchette! Cette intrépide de J a décidé qu'elle allait rentrer dedans à cinquante-six ans. Elle avait toujours été grande et mince mais avait bien pris vingt livres depuis son adolescence (ce qui est bien peu si je compare à moi, ne comparons pas...!) Son mari voulait aussi perdre du poids. Ils se sont bien encouragés et ils y sont arrivés! Quand on veut, on peut. Elle nous à reçues (une gang d'amies de filles qui se connaissent depuis au moins trente ans) avec ses petits jeans des années soixante-dix sur le dos, la belle J,très fière d'elle! Non seulement on ne devrait pas grossir en vieillissant, mais la minceur est un gage de longévité et de vie active. On ne lâche pas!
Commençons par me réinscrire au yoga aujourd'hui même. Je sais, ça devrait déjà être fait mais ... je procrastine. Je marche minimalement vingt minutes par jour, ça, c'est une routine installée, sans aucune douleur dois-je dire. Et une fois partie, bien rare que je me limite à vingt minutes. Le yoga, là, c'est plus dur, plus contraignant, mais je suis fière de moi quand j'y vais.
Pour la diète..... ouais. Je ressors mon carnet Weight Watchers et je recommence à calculer. C'est certain que ça marche. Pour maigrir, il faut dépenser plus de calories que l'on n'en consomme. C'est mathématique. Le problème, je le connais. Quand je paie et que je vais aux réunions, je me tiens exactement aux points alloués et ça marche. Ça demande des efforts évidemment, on n'a rien pour rien, mais j'ai payé et je ne veux pas gaspiller mon investissement. Tandis que quand je fais le régime par moi-même, je ne calcule pas toujours les points, il y a du laisser-aller parce que je peux me reprendre ... demain.
Pour ce qui est du fameux prétexte du métabolisme qui ralentit en vieillissant, ça aussi, ça peut se vaincre. J'en ai pour preuve notre amie J, que je n'avais pas vue depuis presque deux ans et que j'ai retrouvée rajeunie, musclée et amincie. En fait, J est une femme qui a bien de la misère à jeter et à donner et elle s'est mise à faire un grand ménage et a découvert dans des malles des vêtements qu'elle portait à vingt ans. C'était l'âge des jeans alumettes, ceux qui étaient tellement ajustés qu'on les montait avec une fourchette! Cette intrépide de J a décidé qu'elle allait rentrer dedans à cinquante-six ans. Elle avait toujours été grande et mince mais avait bien pris vingt livres depuis son adolescence (ce qui est bien peu si je compare à moi, ne comparons pas...!) Son mari voulait aussi perdre du poids. Ils se sont bien encouragés et ils y sont arrivés! Quand on veut, on peut. Elle nous à reçues (une gang d'amies de filles qui se connaissent depuis au moins trente ans) avec ses petits jeans des années soixante-dix sur le dos, la belle J,très fière d'elle! Non seulement on ne devrait pas grossir en vieillissant, mais la minceur est un gage de longévité et de vie active. On ne lâche pas!
mercredi 6 janvier 2010
mardi 5 janvier 2010
Angoisse maternelle
Pourquoi, quand Quinze ans est je ne sais pas trop où et je ne sais pas trop avec qui et qu'elle ne répond pas à son cellulaire, pourquoi je me fais des scénarios d'épouvante qui me serrent la gorge? Pourquoi je me sens physiquement mal? Elle est certainement la personne la plus précieuse de ma vie. Je voudrais seulement qu'elle soit rentrée et en sécurité tout de suite et maintenant et je ne peux penser à rien d'autre. Aucune logique. Juste l'angoisse.
lundi 4 janvier 2010
Enfant gâté
J'ai finalement vu "J'ai tué ma mère" de Xavier Dolan. Le jeune était en pension avec ma plus vieille, à St-Donat, chez les religieuses, on le connaît donc "personnellement". Il quittait régulièrement le pensionnat pour aller jouer dans des films. Le milieu cinématographique, il connaît depuis longtemps! En tant que vedette, il avait un statut particulier sur les plateaux de tournage et à l'école aussi. On lui passait bien des caprices.
Dans le film, qui a des qualités cinématographiques indéniables et qui mérite ses prix, il déteste sa mère. Or, dans le film toujours, sa mère est une monoparentale qui se lève à tous les matins à cinq heures pour aller gagner la vie du petit chenapan, qui le conduit encore à l'école et fait son lavage et son souper. On croirait qu'il pourrait avoir un minimun de reconnaissance. Pantoute.
Il la traite comme la dernière des dernières. Il n'a jamais été battu, ni négligé. Il a été gâté, c'est lui qui le dit et il le reproche à sa mère! Elle aurait dû savoir mieux.
Les enfants qui ont été maltraités, eux, (je les connais, j'en ai eu en famille d'accueil), recherchent l'amour de leur parent, le quêtent, font des pieds et des mains pour l'obtenir.
Il n'y aurait pas une demi-mesure? Va-t-il réaliser plus tard qu'il se plaignait le ventre plein? Possible. L'adolescence est un âge ingrat. Moi non plus, je n'aimais pas trop ma mère à cet âge-là. La différence, c'est que je n'aurais jamais osé le lui dire! Et ça passe, et on découvre qu'on a eu des parents formidables (ou pas, mais ça, c'est une autre histoire....)
Dans le film, qui a des qualités cinématographiques indéniables et qui mérite ses prix, il déteste sa mère. Or, dans le film toujours, sa mère est une monoparentale qui se lève à tous les matins à cinq heures pour aller gagner la vie du petit chenapan, qui le conduit encore à l'école et fait son lavage et son souper. On croirait qu'il pourrait avoir un minimun de reconnaissance. Pantoute.
Il la traite comme la dernière des dernières. Il n'a jamais été battu, ni négligé. Il a été gâté, c'est lui qui le dit et il le reproche à sa mère! Elle aurait dû savoir mieux.
Les enfants qui ont été maltraités, eux, (je les connais, j'en ai eu en famille d'accueil), recherchent l'amour de leur parent, le quêtent, font des pieds et des mains pour l'obtenir.
Il n'y aurait pas une demi-mesure? Va-t-il réaliser plus tard qu'il se plaignait le ventre plein? Possible. L'adolescence est un âge ingrat. Moi non plus, je n'aimais pas trop ma mère à cet âge-là. La différence, c'est que je n'aurais jamais osé le lui dire! Et ça passe, et on découvre qu'on a eu des parents formidables (ou pas, mais ça, c'est une autre histoire....)
dimanche 3 janvier 2010
Vieux cochon
Évidemment, les ados ne font pas ce que l'on veut et c'est seule que j'affronte ma montagne et on peut vraiment parler d'affrontement avec la neige et le vent! Je prends Mont-Royal en descendant et m'arrête au café-pâtisserie au coin de St-Urbain "Autour d'un pain" où on vend des carambars!, moi qui pensais qu'on n'en trouvait pas à Montréal. Je m'attable avec mon café au lait à la seule table libre, toutes les autres étant fort curieusement occupées par des jeunes femmes solitaires. Plaisir de la chaleur du lieu et du café. Un homme de mon âge reluque à la fenêtre. Il entre. Où va-t-il s'assoir? Il a déjà fait son choix, c'est évident. Il dépose sa serviette sur la table de la plus jolie jeune femme de la place, plongée dans son roman, sans lui demander la permission, rien. Il met son manteau sur la chaise en face d'elle et va se chercher un café. Au retour, il essaie d'engager la conversation, mais la jeune fille soupire et lui tourne le dos ouvertement. Sa chaise est maintenant dos à la table. J'ai le fou-rire (que je cache évidemment!)
Pas découragé, l'homme s'arme de son café et de son manteau et se dirige vers la deuxième jeune fille la plus près (remarquez qu'il doit me contourner pour le faire!). Là encore, il s'assoit et s'installe sans rien demander, la place est libre, il la prend. "Sorry, I'm waiting for a friend" s'exclame la jeune asiatique. Cette fois, il est fâché "I'm waiting for a friend, I'm waiting for a friend...." marmonne-t-il, l'air enragé en reprenant café et manteau. Comme il passe devant moi, je lui offre une place étant donné que j'achève mon café au lait. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, (pense-t-il que je puisse être intéressée à ce grossier personnage?) mais il me répond le plus bêtement possible. "Non merci, je me débrouille très bien." Et je lui réponds avec mon plus beau sourire. "Vous vous débrouillez très bien? Je ne trouve pas moi. " La première jeune fille, celle au livre, se retourne alors vers moi, hilare, et me fait le signe de la victoire. Connection. Je finis ma gorgée et je quitte, laissant le triste sire à ses malversations malsaines.
Pas découragé, l'homme s'arme de son café et de son manteau et se dirige vers la deuxième jeune fille la plus près (remarquez qu'il doit me contourner pour le faire!). Là encore, il s'assoit et s'installe sans rien demander, la place est libre, il la prend. "Sorry, I'm waiting for a friend" s'exclame la jeune asiatique. Cette fois, il est fâché "I'm waiting for a friend, I'm waiting for a friend...." marmonne-t-il, l'air enragé en reprenant café et manteau. Comme il passe devant moi, je lui offre une place étant donné que j'achève mon café au lait. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, (pense-t-il que je puisse être intéressée à ce grossier personnage?) mais il me répond le plus bêtement possible. "Non merci, je me débrouille très bien." Et je lui réponds avec mon plus beau sourire. "Vous vous débrouillez très bien? Je ne trouve pas moi. " La première jeune fille, celle au livre, se retourne alors vers moi, hilare, et me fait le signe de la victoire. Connection. Je finis ma gorgée et je quitte, laissant le triste sire à ses malversations malsaines.
Forme et culpabilité
Je n'ai pas bougé pendant les vacances. Sans culpabilité. Et j'ai mangé des sucreries et de la tourtière et j'ai été reçue et j'ai reçu aussi et j'ai bu du vin, du bon vin. Sans culpabilité. J'ai pris du poids. Sans culpabilité. Je suis rouillée. Sans culpabilité.
Absolument!
Parce que je sais que toute bonne chose a une fin. Et la fin est aujourd'hui et même hier. Car depuis hier, j'ai recommencé à marcher. Demain, je reprends le yoga. Pas encore décidé à quelle école. J'en essaie une nouvelle? La meilleure des meilleures, c'est Iyengar sur l'avenue Mont-Royal, c'est ce que je dis à tout le monde et je le pense vraiment. Mais c'est .... dur! Sérieux, rigoureux. Pas de rigolade. Je sais que c'est bon pour moi. Un peu de courage. Je vais m'inscrire à un cours par semaine là. Et en illimité à une autre école. Avec de la marche en plus, j'ai promis à une amie de marcher tous les jours, promesse du jour de l'An que nous tiendrons ensemble, elle avec une cassette d'exercices dans son salon, moi dehors dans le froid de l'hiver. Marche et yoga= forme rapidement retrouvée vu que pas vraiment perdue en plus.
Pour ce qui est du poids, ouais! ça c'est toujours plus difficile. Je commence mon Défi sans sucre à la fin du mois, ça devrait vraiment être aidant. Alors, c'est un départ! Aujourd'hui, promenade rapide à la montagne, ma montagne à moi, si près et si belle. Très fréquentée le dimanche la montagne. J'attends que Quinze ans se réveille et on part.
Absolument!
Parce que je sais que toute bonne chose a une fin. Et la fin est aujourd'hui et même hier. Car depuis hier, j'ai recommencé à marcher. Demain, je reprends le yoga. Pas encore décidé à quelle école. J'en essaie une nouvelle? La meilleure des meilleures, c'est Iyengar sur l'avenue Mont-Royal, c'est ce que je dis à tout le monde et je le pense vraiment. Mais c'est .... dur! Sérieux, rigoureux. Pas de rigolade. Je sais que c'est bon pour moi. Un peu de courage. Je vais m'inscrire à un cours par semaine là. Et en illimité à une autre école. Avec de la marche en plus, j'ai promis à une amie de marcher tous les jours, promesse du jour de l'An que nous tiendrons ensemble, elle avec une cassette d'exercices dans son salon, moi dehors dans le froid de l'hiver. Marche et yoga= forme rapidement retrouvée vu que pas vraiment perdue en plus.
Pour ce qui est du poids, ouais! ça c'est toujours plus difficile. Je commence mon Défi sans sucre à la fin du mois, ça devrait vraiment être aidant. Alors, c'est un départ! Aujourd'hui, promenade rapide à la montagne, ma montagne à moi, si près et si belle. Très fréquentée le dimanche la montagne. J'attends que Quinze ans se réveille et on part.
vendredi 1 janvier 2010
En paix
C'est comme ça que je me sens. Et libre. L'année dernière à cette date-ci, j'étais dans le bardas, le doute et l'incertitude, la maison à l'envers, les locataires qui me marchaient sur la tête, les escaliers à déneiger, les peintres à trouver, un des logements d'en haut vide, la maison à vendre. Et me voilà dans mon petit condo douillet et tranquille, sans responsabilités écrasantes de propriétaire. C'est une immense liberté, un souffle de vent frais, une tranquillité appréciée, chérie, savourée.
Tout était possible l'an passé mais je ne le réalisais pas, écrasée que j'étais par mes responsabilités.
Tout est possible maintenant et je le réalise.
Satisfaction.
Tout était possible l'an passé mais je ne le réalisais pas, écrasée que j'étais par mes responsabilités.
Tout est possible maintenant et je le réalise.
Satisfaction.
jeudi 31 décembre 2009
Recevoir
J'aime recevoir dans ma nouvelle demeure. Et pourtant, ma cuisine est mal équipée. Deux ronds seulement, un grand four qui ne marche pas alors j'en ai un petit. Mais rien de dramatique ou d'impossible. Hier, un grand couscous à la mijoteuse, rien de plus simple, tout le monde content, du vin, la conversation qui coule. Voisin était là, resplendissant. Amoureux. La nouvelle femme mariée qu'il a rencontrée dernièrement. Elle n'était évidemment pas avec nous, mais avec son mari. Invalide le mari. Pour Voisin, c'est une situation idéale. Ce n'est pas lui qui dit ça, mais moi qui le pense. Il est vieux garçon et couche avec ses chiens. Une femme au quotidien, ce serait probablement trop pour lui. Mais une femme occasionnelle qu'il peut aimer, car il a besoin de sentiments, Voisin, c'est parfait. C'est un grand romantique. Ça faisait quinze ans que la dame n'avait pas baisé. Le mari n'est pas au courant donc le mensonge fait partie de la relation. Ils viennent de passer deux jours merveilleux ensemble, elle avait dit qu'elle était chez son frère à Québec et le frère était donc dans le coup. Quand le mari appelait, le frère répondait et elle rappelait sur son cellulaire. Je serais vraiment pas douée pour la tromperie, je me mélangerais très rapidement dans mes mensonges, je pense! Mais Voisin est heureux et madame aussi, me dit-il. Et le mari, qu'elle aime toujours et dont elle s'occupe bien, ne souffre pas vu qu'il n'est pas au courant. Le meilleur des mondes? Je ne sais pas. J'ai comme un léger malaise, comme à chaque fois que le mensonge est impliqué. Pieux mensonges, disait ma mère. On ne doit pas tout dire. Là, je suis bien d'accord, on ne doit pas tout dire. Il y a des paroles qui font souffrir, qui créent des blessures ou ouvrent des plaies. Communiquer est un art et se taire en est tout un aussi. Simples les relations humaines? Non!
Hier, tout me semblait idyllique et pourtant, c'est ma fille à moi qui a été blessée. Alors qu'elle était à l'ordi avec le fils de Voisin, je raconte qu'elle n'aime pas trop le cheerleading et bla bla bla. Dans mon autre maison, elle aurait été loin et n'aurait rien entendu, mais dans un petit condo tout est près et elle a l'oreille fine, donc elle m'entend. Je ne croyais vraiment pas révéler des secrets importants de sa vie privée et pourtant, c'est ainsi qu'elle l'a perçu. Quand les gens partent, elle me dit que je ne l'ai pas respectée et que je n'avais pas à parler du cheeleading, qu'à sa professeure d'anglais, qui soupait avec nous, elle lui disait adorer ça et que je lui avais fait perdre la face. Oups! Des excuses furent faites. Pas encore acceptées. Pas simples, les relations humaines. Je l'ai déjà dit? Je le répète!
Hier, tout me semblait idyllique et pourtant, c'est ma fille à moi qui a été blessée. Alors qu'elle était à l'ordi avec le fils de Voisin, je raconte qu'elle n'aime pas trop le cheerleading et bla bla bla. Dans mon autre maison, elle aurait été loin et n'aurait rien entendu, mais dans un petit condo tout est près et elle a l'oreille fine, donc elle m'entend. Je ne croyais vraiment pas révéler des secrets importants de sa vie privée et pourtant, c'est ainsi qu'elle l'a perçu. Quand les gens partent, elle me dit que je ne l'ai pas respectée et que je n'avais pas à parler du cheeleading, qu'à sa professeure d'anglais, qui soupait avec nous, elle lui disait adorer ça et que je lui avais fait perdre la face. Oups! Des excuses furent faites. Pas encore acceptées. Pas simples, les relations humaines. Je l'ai déjà dit? Je le répète!
lundi 28 décembre 2009
Famille
Utile un blogue, très utile. On n'a qu'à se relire un peu et on a un portrait de sa vie. Mes derniers billets ne parlent que de ma famille. Et ce n'est pas fini. Je dois avoir des choses à régler. J'en ai. Je devrais bien le faire pour vrai ce voyage en Chine. Seule. C'est en avril. Confier Quinze ans à sa professeure d'anglais qui viendrait habiter chez nous avec son chien. Faire mes bagages. Dans ma tête du moins. Être déjà partie un peu. Pas si loin le mois d'avril. Agir. Maintenant.
Demain, je reçois, oui, la famille. On ne s'en sort pas. C'est Dix-neuf ans qui a fait le menu. Avec des trucs que je ne connais pas trop, très fancy, comme des baluchons de canard confit. Vais-je la laisser tout organiser? Évidemment que je vais le faire! Je ne lui ai pas payé des cours d'organisatrice d'événements pour rien. Elle m'a envoyé une liste d'épicerie que je remplirai scrupuleusement. Le plan c'est que j'aille la chercher avec Bébé demain matin et qu'elle cuisine pendant que je m'amuse avec mon délicieux petit-fils. Accepté!
Demain, je reçois, oui, la famille. On ne s'en sort pas. C'est Dix-neuf ans qui a fait le menu. Avec des trucs que je ne connais pas trop, très fancy, comme des baluchons de canard confit. Vais-je la laisser tout organiser? Évidemment que je vais le faire! Je ne lui ai pas payé des cours d'organisatrice d'événements pour rien. Elle m'a envoyé une liste d'épicerie que je remplirai scrupuleusement. Le plan c'est que j'aille la chercher avec Bébé demain matin et qu'elle cuisine pendant que je m'amuse avec mon délicieux petit-fils. Accepté!
dimanche 27 décembre 2009
Épicerie
Vu ma grande fille aujourd'hui, la plus vieille, la plus poquée. Je lui ai fait une grosse épicerie, elle était contente. Je l'ai laissée chez elle avec tous les sacs, elle non plus ne veut pas que j'entre. Je n'ai jamais vu son chum. Il se cache. Il a probablement de bien bonnes raisons de se cacher. Elle a dit "Tu m'as fait une trop belle épicerie, il faut que je t'embrasse." Comme si ça avait rapport. Et ça a rapport pour elle, pas sa faute, troubles graves de l'attachement, les gens sont utilitaires, ils servent ou pas. Aujourd'hui, je servais.
samedi 26 décembre 2009
Cadeau de Noël
La petite amie de ma Quinze ans, celle qui n'a pas de mère, celle qui est dans une classe de problèmes de comportement, celle qui a eu treize ans en septembre, est arrivée hier pour le souper. Défigurée. Un piercing au nez, un à l'arcade sourcilière, un autre à la mâchoire. Gros, gros les nouveaux piercings! C'est le cadeau de Noël de son père. Ne pas juger, ne pas juger, ne pas juger... c'est ma résolution pour la nouvelle année. Merci à la petite et à sa famille de me permettre une pratique intensive de la tolérance.
vendredi 25 décembre 2009
Caractère de cochon
Elle pesait quinze livres à 23 mois quand elle est arrivée d'Haïti. Avait peine à se tenir sur ses petites cannes chancelantes mais avait une voix qui faisait trembler la maison. Reconnue pour ses colères à la garderie, pour ses cris perçants, pour sa vitesse aussi. Une petite vite douée pour tout, une intense. Ado, je ne m'inquiétais même pas si elle rentrait tard. Une pitbull pareille aurait fait peur à bien des gars en rut. Et pourtant, elle en a subi une agression, dont elle ne m'a jamais parlé. Pas dans la rue, dans une chambre où elle s'était volontairement rendue. C'est la police qui m'a appelée et puis une travailleuse sociale du centre jeunesse. Elle a toujours nié et refusé de porter plainte. Refusé toute aide psychologique aussi. La vie continue et laissez-moi tranquille. Elle a gardé ce caractère bouillant, qui lui vaut des succès, elle décide vite et a plein d'idées, mais tant de déboires aussi. En colère, elle ne voit plus clair, dit n'importe quoi et le pire, plus aucune mesure, elle assassine avec ses mots. Elle était comme ça petite et elle a parlé tôt. Elle a tout fait tôt. L'amour aussi.
Violente une fois à l'école, une vraie bataille avec une fille dans les vestiaires, elle avait quatorze ans, elle aurait pu y perdre un oeil à se taillader comme ça avec leurs longs faux ongles, elle avait une longue égratignure au visage de la joue jusqu'au bord de l'oeil. C'était la faute de l'autre qui avait commencé, dira-t-elle. Trois jours de suspension pour les deux combattantes, a décidé de directeur. C'était une mauvaise année. Sa soeur était en fugue et elle en savait plus que tout le monde et gardait le secret.
Quand elle s'est mise à m'agresser verbalement pour une niaiserie il y a quelques jours, je lui ai dit que c'était assez, qu'elle ne pouvait pas faire subir ça à son bébé, qu'il fallait changer maintenant qu'elle était mère. Non seulement ça ne l'a pas arrêtée, mais elle a crié encore plus fort, pris son enfant sous le bras et m'a dit qu'elle ne voulait plus jamais me voir et plein d'autres choses méchantes que je n'écoute pas, parce que je suis habituée à ce qu'elle dise des mots qu'elle ne pense pas, moi je la connais, mais ce n'est pas le cas de tout le monde et son conjoint, je ne suis pas certaine qu'il se ferme à ses mots, je ne suis pas certaine qu'il ne soit pas atteint par ses coups de poignards. Je savais par expérience qu'elle ferait comme si rien ne s'était passé, malgré le message haineux qui m'attendait sur mon répondeur. Je l'ai effacé.
Et voilà qu'elle m'appelle ce matin. Le bébé s'est brûlé hier sur la tourtière, ils sont allés à l'hôpital et que faire pour qu'il ne se mette pas en bouche sa main pleine de polysporin? "Tu lui mets un pansement, ma belle."
Joyeux Noël!
Violente une fois à l'école, une vraie bataille avec une fille dans les vestiaires, elle avait quatorze ans, elle aurait pu y perdre un oeil à se taillader comme ça avec leurs longs faux ongles, elle avait une longue égratignure au visage de la joue jusqu'au bord de l'oeil. C'était la faute de l'autre qui avait commencé, dira-t-elle. Trois jours de suspension pour les deux combattantes, a décidé de directeur. C'était une mauvaise année. Sa soeur était en fugue et elle en savait plus que tout le monde et gardait le secret.
Quand elle s'est mise à m'agresser verbalement pour une niaiserie il y a quelques jours, je lui ai dit que c'était assez, qu'elle ne pouvait pas faire subir ça à son bébé, qu'il fallait changer maintenant qu'elle était mère. Non seulement ça ne l'a pas arrêtée, mais elle a crié encore plus fort, pris son enfant sous le bras et m'a dit qu'elle ne voulait plus jamais me voir et plein d'autres choses méchantes que je n'écoute pas, parce que je suis habituée à ce qu'elle dise des mots qu'elle ne pense pas, moi je la connais, mais ce n'est pas le cas de tout le monde et son conjoint, je ne suis pas certaine qu'il se ferme à ses mots, je ne suis pas certaine qu'il ne soit pas atteint par ses coups de poignards. Je savais par expérience qu'elle ferait comme si rien ne s'était passé, malgré le message haineux qui m'attendait sur mon répondeur. Je l'ai effacé.
Et voilà qu'elle m'appelle ce matin. Le bébé s'est brûlé hier sur la tourtière, ils sont allés à l'hôpital et que faire pour qu'il ne se mette pas en bouche sa main pleine de polysporin? "Tu lui mets un pansement, ma belle."
Joyeux Noël!
mardi 22 décembre 2009
Vrac
Hommes? Rien. Je suis en pause, une pause sans limites.
Famille? Je les planterais bien tous là pour aller ... en Chine. Dix-neuf ans m'a fait une crise de nerfs et m'a dit que je lui gâchais la vie. Je lui ai répondu qu'elle était parfaitement capable de se la gâcher toute seule. Mauvaise réponse. Elle ne veut plus jamais me voir, me crie-t-elle à pleins poumons sur mon répondeur. Ça tombe bien, moi non plus.
Noël? Ça va bien finir par passer. Non, pas vrai, j'aime bien ça dans le fond.
Yoga? Pas pire, pas pire, j'y vais, je persiste.
Humeur? Pas aussi mauvaise que ce billet ne le laisse supposer.
Ménage? J'en fais. Ce qui est exceptionnel dans cette affirmation, c'est que je n'en fais pas d'habitude et là, je suis sur un sprint incroyable.
Lecture? Dany Laferrière "L'énigme du retour", oui, oui, celui qui a gagné le prix Médicis. Il le mérite son prix. Plus de la poésie qu'un roman. Et c'est comme ça qu'il faut le lire, sans trop chercher à savoir s'il est à Montréal, New-York ou Port-au-Prince, en se laissant charmer par la dentelle des mots, par l'évocation des images. Laferrière dans son bain, dans des cafés, sur la rue, dans ses émotions, dans sa maturité, dans son enfance, dans son père, son père absent, sa valise qu'il n'ouvrira jamais, la valise de la vie de son père. Un texte épuré, empreint d'émotions, que je vous conseille de savourer tranquillement dans votre bain vous aussi ou bien au lit, sous une couette bien chaude après une longue promenade au froid de l'hiver qui nous enveloppe et qui fait aussi partie du vécu de Laferrière, qui passe d'une page à l'autre du frimas à la chaleur antillaise. Riche vécu traduit remarquablement dans un riche ouvrage.
Froid? J'affronte. L'hiver ne m'aura pas.
Sorties? Sylvain Larocque hier au Juste pour rire. Correct, un gars sympathique mais je n'aurais pas payé pour les billets qui m'avaient été offerts. Ne vous fiez pas trop à moi, je n'aime pas tellement l'humour sauf peut-être l'absurde, comme Daniel Lemire et la Petite Vie.
Un joli petit film, Le Grenier au cinéma du Parc, qui a enchanté le fils de mon amie, âgé de sept ans.
Beast, au Club Soda. Excellent mais misère que les spectacles chers (bon, j'avais été invitée mais les billets étaient trente dollars) sont courts maintenant. Un petit groupe sympathique en première partie et puis Beast arrive à neuf heures et à dix heures, bye! bye! le show était fini et pas de rappel. Coudons! Les spectateurs avaient l'air enchantés. Nous aussi mais on se demandait si c'était l'entracte alors que c'était bel et bien terminé.
Je vais aller voir Precious ce soir après le yoga. Et là, je vais dîner avec une amie que j'adore et qui est libre parce que ce sont les vacances. Merci Noël! Elle va me présenter une fille de notre âge qui en a long à me raconter sur les relations amoureuses. Je sens que ça va être passionnant.
Famille? Je les planterais bien tous là pour aller ... en Chine. Dix-neuf ans m'a fait une crise de nerfs et m'a dit que je lui gâchais la vie. Je lui ai répondu qu'elle était parfaitement capable de se la gâcher toute seule. Mauvaise réponse. Elle ne veut plus jamais me voir, me crie-t-elle à pleins poumons sur mon répondeur. Ça tombe bien, moi non plus.
Noël? Ça va bien finir par passer. Non, pas vrai, j'aime bien ça dans le fond.
Yoga? Pas pire, pas pire, j'y vais, je persiste.
Humeur? Pas aussi mauvaise que ce billet ne le laisse supposer.
Ménage? J'en fais. Ce qui est exceptionnel dans cette affirmation, c'est que je n'en fais pas d'habitude et là, je suis sur un sprint incroyable.
Lecture? Dany Laferrière "L'énigme du retour", oui, oui, celui qui a gagné le prix Médicis. Il le mérite son prix. Plus de la poésie qu'un roman. Et c'est comme ça qu'il faut le lire, sans trop chercher à savoir s'il est à Montréal, New-York ou Port-au-Prince, en se laissant charmer par la dentelle des mots, par l'évocation des images. Laferrière dans son bain, dans des cafés, sur la rue, dans ses émotions, dans sa maturité, dans son enfance, dans son père, son père absent, sa valise qu'il n'ouvrira jamais, la valise de la vie de son père. Un texte épuré, empreint d'émotions, que je vous conseille de savourer tranquillement dans votre bain vous aussi ou bien au lit, sous une couette bien chaude après une longue promenade au froid de l'hiver qui nous enveloppe et qui fait aussi partie du vécu de Laferrière, qui passe d'une page à l'autre du frimas à la chaleur antillaise. Riche vécu traduit remarquablement dans un riche ouvrage.
Froid? J'affronte. L'hiver ne m'aura pas.
Sorties? Sylvain Larocque hier au Juste pour rire. Correct, un gars sympathique mais je n'aurais pas payé pour les billets qui m'avaient été offerts. Ne vous fiez pas trop à moi, je n'aime pas tellement l'humour sauf peut-être l'absurde, comme Daniel Lemire et la Petite Vie.
Un joli petit film, Le Grenier au cinéma du Parc, qui a enchanté le fils de mon amie, âgé de sept ans.
Beast, au Club Soda. Excellent mais misère que les spectacles chers (bon, j'avais été invitée mais les billets étaient trente dollars) sont courts maintenant. Un petit groupe sympathique en première partie et puis Beast arrive à neuf heures et à dix heures, bye! bye! le show était fini et pas de rappel. Coudons! Les spectateurs avaient l'air enchantés. Nous aussi mais on se demandait si c'était l'entracte alors que c'était bel et bien terminé.
Je vais aller voir Precious ce soir après le yoga. Et là, je vais dîner avec une amie que j'adore et qui est libre parce que ce sont les vacances. Merci Noël! Elle va me présenter une fille de notre âge qui en a long à me raconter sur les relations amoureuses. Je sens que ça va être passionnant.
jeudi 17 décembre 2009
La conseillère conjugale
Mon amie P étant au bord de la séparation, son chum l'a senti et a décidé de les inscrire en thérapie conjugale auprès de la meilleure thérapeute en ville. Cent dollars pour cinquante minutes. Les trois premières rencontres ont été désastreuses. Ils se sont engueulé comme du poisson pourri pendant tout le temps alloué. Au bout des cinquante minutes, la thérapeute, qui ne pipait mot, ouvrait enfin la bouche pour leur déclarer: "C'est terminé. Merci et à la semaine prochaine, " tout en tendant la main pour réclamer son chèque.
Le conjoint reconduisait P chez elle, (ils n'habitent pas ensemble), le plus souvent en silence et ils ne se voyaient pas avant le soir de la rencontre suivante de thérapie. Après trois semaines et trois cents dollars, voilà que le chum de P se plaint dans la voiture en route vers le bureau de la psy, cette thérapeute qui lui avait été pourtant chaudement recommandée, est carrément nulle. P est du même avis, ils se font avoir! Enfin un point commun, ils déblatéreront ensemble contre cette thérapie inutile jusqu'à l'entrée dans le bureau de la dame. Cette fois, ils font front commun. "Vous ne nous aidez pas!" dit l'homme. "Tout va plus mal entre nous depuis que nous venons vous voir" dit P. La psychologue arbore un grand sourire: "Qu'attendez-vous de moi?" Le cinquante minutes se passera à définir les attentes. La psychologue écoute, encourage mais se mêle bien peu du discours. À la fin, elle leur donne un seul conseil:" Cette semaine, si vous vous adressez l'un à l'autre, vous devrez obligatoirement commencer toutes vos phrases par "I feel... (la thérapie se déroule en anglais).
Le "devoir" a été difficile. C'est tout de même différent de dire à quelqu'un "You are selfish." et " I feel that you are selfish." Ça a l'air pareil mais ce ne l'est pas. Dans un cas, c'est une condemnation sans appel, dans l'autre, on admet que ce n'est que question de perception et l'autre a l'ouverture nécessaire pour s'expliquer. Moins menaçant. Moins destructeur. Ils s'en amusent toute la semaine du "I feel" et arrivent même à rire ensemble, ce qui n'était pas arrivé depuis .... des années!, me dira P.
La cinquième rencontre à été la dernière! Cette fois, la psychologue leur remet cahier et crayon et leur donne des conseils concrets, des numéro un et deux et trois. Des incontournables à mettre en place. Des outils de communication. Et puis deux livres à lire, prescrits. Et bonjour madame et monsieur. C'est votre tour. Je pourrais vous garder un an ici, mais la vraie thérapie est amorcée et c'est à vous de la continuer. Mon amie est ravie de l'approche et son chum aussi et d'importants changements ont déjà eu lieu. Il y a de l'espoir.
Le conjoint reconduisait P chez elle, (ils n'habitent pas ensemble), le plus souvent en silence et ils ne se voyaient pas avant le soir de la rencontre suivante de thérapie. Après trois semaines et trois cents dollars, voilà que le chum de P se plaint dans la voiture en route vers le bureau de la psy, cette thérapeute qui lui avait été pourtant chaudement recommandée, est carrément nulle. P est du même avis, ils se font avoir! Enfin un point commun, ils déblatéreront ensemble contre cette thérapie inutile jusqu'à l'entrée dans le bureau de la dame. Cette fois, ils font front commun. "Vous ne nous aidez pas!" dit l'homme. "Tout va plus mal entre nous depuis que nous venons vous voir" dit P. La psychologue arbore un grand sourire: "Qu'attendez-vous de moi?" Le cinquante minutes se passera à définir les attentes. La psychologue écoute, encourage mais se mêle bien peu du discours. À la fin, elle leur donne un seul conseil:" Cette semaine, si vous vous adressez l'un à l'autre, vous devrez obligatoirement commencer toutes vos phrases par "I feel... (la thérapie se déroule en anglais).
Le "devoir" a été difficile. C'est tout de même différent de dire à quelqu'un "You are selfish." et " I feel that you are selfish." Ça a l'air pareil mais ce ne l'est pas. Dans un cas, c'est une condemnation sans appel, dans l'autre, on admet que ce n'est que question de perception et l'autre a l'ouverture nécessaire pour s'expliquer. Moins menaçant. Moins destructeur. Ils s'en amusent toute la semaine du "I feel" et arrivent même à rire ensemble, ce qui n'était pas arrivé depuis .... des années!, me dira P.
La cinquième rencontre à été la dernière! Cette fois, la psychologue leur remet cahier et crayon et leur donne des conseils concrets, des numéro un et deux et trois. Des incontournables à mettre en place. Des outils de communication. Et puis deux livres à lire, prescrits. Et bonjour madame et monsieur. C'est votre tour. Je pourrais vous garder un an ici, mais la vraie thérapie est amorcée et c'est à vous de la continuer. Mon amie est ravie de l'approche et son chum aussi et d'importants changements ont déjà eu lieu. Il y a de l'espoir.
mercredi 16 décembre 2009
L'amour et l'argent
C'est souvent un sujet tabou. Il y a cette peur d'être exploité. Il y a les maniaques de l'égalité totale, ceux qui vous réclament le vingt sous qu'ils ont payé de plus que vous! Ne riez pas, j'en ai connu et plus d'un. Je suis assez magnanime en argent et je ferais facilement partie de ceux qui oublient d'en parler. Je te paie ce souper et tu me paieras le suivant et je ne regarde pas à la dépense, je ne vais pas calculer si le souper que je paie est plus cher que celui qu'il m'a payé. En fait, j'ai déjà rencontré quelqu'un sur réseaucontact et ce qui était au départ une rencontre pour un café s'est révélé tellement agréable qu'on a prolongé par une promenade et un musée jusqu'à la fermeture et ensuite, on avait faim et je l'ai invité au restaurant qui me tentait, assez cher. J'ai pris l'addition et il n'a pas protesté, se contentant de me dire que c'était la première fois que ça lui arrivait et qu'il n'allait sûrement pas refuser,bien au contraire, il allait noter cet événement mémorable en rouge dans son agenda! En ajoutant que ce serait son tour la prochaine fois.
Il n'y a jamais eu de prochaine fois. En suis-je amère? Bien sûr que non. Au contraire même. Parce que j'ai fait ce que je voulais faire, comme je voulais le faire, au moment où je voulais le faire. L'argent, c'est aussi ça: la liberté.
Il n'y a jamais eu de prochaine fois. En suis-je amère? Bien sûr que non. Au contraire même. Parce que j'ai fait ce que je voulais faire, comme je voulais le faire, au moment où je voulais le faire. L'argent, c'est aussi ça: la liberté.
mardi 15 décembre 2009
De la peine (deuxième partie)
Si je comprends bien le commentateur et les trois commentatrices du billet précédent, Le Monsieur qui veut se marier avait bien raison de se sauver et vous auriez tous et toutes fait comme lui. Héhé! Et pourtant... si Monsieur se sent si mal et si coupable cinq ans plus tard, c'est tout probablement qu'il le regrette encore amèrement son geste de fuite sans explication. Juste moi a raison ici, il se sauve le monsieur et vient de faire la même chose avec moi aussi, pour d'autres raisons.
Mettons-nous un peu à la place de la femme de l'histoire. Elle est immigrante reçue et a donc passé à travers tout un processus de sélection pas évident du tout. On l'a accueillie parce qu'elle avait une formation supérieure qui lui permettrait de remplir un poste ici pour lequel on manquait de main-d'oeuvre. C'est le Québec qui sélectionne ses immigrants à partir d'une grille de points, on a plus de points si on est francophone, si on est jeune, si on a des enfants et surtout, surtout si on a une formation recherchée au Québec. Elle arrive donc ici pleine d'enthousiasme et ne trouve pas en rentrant l'emploi rêvé, ce qui est plutôt normal et correspond au profil de la majorité des immigrants. Entretemps, elle doit se trouver un logement assez grand pour une famille, ce qui est encore plus difficile quand on est noir, il ne faut pas se le cacher. Elle a aussi tout un travail d'acclimatation à faire. Quitter l'Afrique pour s'en venir au Québec, c'est quand même un choc culturel immense. Elle est ici depuis un an quand elle rencontre Monsieur. Ils tombent en amour. Quand elle est mal prise, elle lui emprunte de l'argent, qu'il lui prête et qu'elle a l'intention de lui rendre. Quand elle pourra. Là, elle ne peut pas, sa situation financière est très serrée. En plus, elle doit faire des voyages dans sa famille car sa mère est très malade et les billets d'avion coûtent la peau des fesses. Heureusement Monsieur est là, elle lui fait confiance et ils vont déménager ensemble. Il habite chez elle pendant son dernier voyage. Au retour, il est disparu. Son courrier a été ouvert. De quel droit? Elle est dévastée. Ne comprend pas ce qui s'est passé. Elle lui téléphone, lui écrit. Pas de réponse. Il a emporté tous ses effets personnels avec lui. Ses fils, qui s'étaient attaché à cet homme charmant, ne savent pas non plus ce qu'il est advenu de Monsieur et sont blessés de son départ inexpliqué.
Évidemment, la vie continue et cette femme, qui est courageuse, et il faut l'être pour immigrer seule avec deux grands ados dans un continent inconnu, se remet au travail. Elle déniche de nouveaux petits contrats, s'inscrit à plein de concours, fait patienter du mieux qu'elle le peut ses créanciers et finalement, réussit avec brio un concours du gouvernement fédéral qui lui permet de décrocher la job de ses rêves, permanente et bien payée. Il faut déménager à Ottawa, ce qui sera fait. Un an plus tard, enfin renflouée, elle enverra un chèque à Monsieur pour couvrir le prix des électros qu'il avait payés. C'est alors qu'il voudra reprendre contact avec elle. Mais l'histoire d'amour a été bel et bien piétinée et ne reprendra jamais.
Mettons-nous un peu à la place de la femme de l'histoire. Elle est immigrante reçue et a donc passé à travers tout un processus de sélection pas évident du tout. On l'a accueillie parce qu'elle avait une formation supérieure qui lui permettrait de remplir un poste ici pour lequel on manquait de main-d'oeuvre. C'est le Québec qui sélectionne ses immigrants à partir d'une grille de points, on a plus de points si on est francophone, si on est jeune, si on a des enfants et surtout, surtout si on a une formation recherchée au Québec. Elle arrive donc ici pleine d'enthousiasme et ne trouve pas en rentrant l'emploi rêvé, ce qui est plutôt normal et correspond au profil de la majorité des immigrants. Entretemps, elle doit se trouver un logement assez grand pour une famille, ce qui est encore plus difficile quand on est noir, il ne faut pas se le cacher. Elle a aussi tout un travail d'acclimatation à faire. Quitter l'Afrique pour s'en venir au Québec, c'est quand même un choc culturel immense. Elle est ici depuis un an quand elle rencontre Monsieur. Ils tombent en amour. Quand elle est mal prise, elle lui emprunte de l'argent, qu'il lui prête et qu'elle a l'intention de lui rendre. Quand elle pourra. Là, elle ne peut pas, sa situation financière est très serrée. En plus, elle doit faire des voyages dans sa famille car sa mère est très malade et les billets d'avion coûtent la peau des fesses. Heureusement Monsieur est là, elle lui fait confiance et ils vont déménager ensemble. Il habite chez elle pendant son dernier voyage. Au retour, il est disparu. Son courrier a été ouvert. De quel droit? Elle est dévastée. Ne comprend pas ce qui s'est passé. Elle lui téléphone, lui écrit. Pas de réponse. Il a emporté tous ses effets personnels avec lui. Ses fils, qui s'étaient attaché à cet homme charmant, ne savent pas non plus ce qu'il est advenu de Monsieur et sont blessés de son départ inexpliqué.
Évidemment, la vie continue et cette femme, qui est courageuse, et il faut l'être pour immigrer seule avec deux grands ados dans un continent inconnu, se remet au travail. Elle déniche de nouveaux petits contrats, s'inscrit à plein de concours, fait patienter du mieux qu'elle le peut ses créanciers et finalement, réussit avec brio un concours du gouvernement fédéral qui lui permet de décrocher la job de ses rêves, permanente et bien payée. Il faut déménager à Ottawa, ce qui sera fait. Un an plus tard, enfin renflouée, elle enverra un chèque à Monsieur pour couvrir le prix des électros qu'il avait payés. C'est alors qu'il voudra reprendre contact avec elle. Mais l'histoire d'amour a été bel et bien piétinée et ne reprendra jamais.
lundi 14 décembre 2009
De la peine
J'ai fait de la peine au monsieur qui veut se marier. Sans faire exprès. Bien que l'alcool soit peut-être un peu légèrement en cause, mais à peine. C'était notre soirée aux deux bouteilles, mais il avait bu bien plus que moi. Il me parle de cette femme, qu'il avait rencontrée peu de temps avant de prendre sa retraite. Ils tombent rapidement amoureux. Elle est immigrante reçue, scolarisée. Il est question qu'ils vivent ensemble. Ils ont une vie sexuelle intense et épanouie, car même si elle a été "partiellement" excisée (ça se peut?), elle arrive à ressentir la jouissance. Il s'installe chez elle, ou bien ils achètent un condo, pas trop certaine de cette partie de l'histoire, mais ils sont temporairement ensemble et ont comme but que ça devienne permanent. Il vend ses électros et en achète des neufs pour leur appart. Ses enfants à elle, qui sont de jeunes adultes, sont dans le décor, mais ça ne cause pas de problème, il a toujours voulu des enfants et s'entend bien avec eux. Elle lui emprunte régulièrement de l'argent, qu'elle ne lui rend pas. Elle travaille mais pas à temps plein. Des contrats flous. Et voilà qu'elle doit se rendre dans son pays. Elle y restera quelques semaines. Pendant ce temps, il ouvre son courrier, supposément pour payer ses comptes. Il réalise alors qu'elle a des dettes partout et qu'elle est poursuivie par plein de créanciers. Il prend peur et se sauve. Met fin à la relation. Pas officiellement. Il n'est juste plus là quand elle revient au Québec. Disparu le monsieur qui veut se marier. Il la recontactera bien à un moment donné mais leur relation ne sera jamais plus la même. Et là moi, je m'exclame:"Non, mais, pas possible, tu l'as plantée là pour une question d'argent? Alors que vous vous entendiez si bien? Tu en avais de l'argent. Vous auriez pu vous en accommoder, partager, discuter de ses dettes, voir ce qu'il y avait moyen de faire avec. Il y a des hommes, et des femmes aussi, qui font vivre leur partenaire. Je trouve tout ça d'une grande tristesse." Il m'avait alors accusée de le juger mais c'en était resté là et on n'en avait pas reparlé de la soirée. Et voilà qu'hier, après une semaine sans nouvelles, je l'appelle et il me dit que je lui ai fait énormément de peine, qu'il n'est probablement pas encore remis de cette rupture amoureuse et qu'il éprouve encore beaucoup de culpabilité. Je lui demande s'il aime encore cette femme. Il pense que non. Aucun espoir de reprise? Non, me dira-t-il, aucun. Je lui dis que je suis désolée, que je ne voulais pas lui faire de peine, et c'est vrai.
Intense intensive
Je m'étais remise au yoga intensif. Et par intensif, je veux dire intensif. On dirait bien que la demi-mesure, je ne connais pas ça, moi. Donc, un ou deux cours par jour, tous les jours, les plus difficiles évidemment. Le vendredi soir, du Iyengar, avec une charmante professeure du United, charmante parce que souriante, ce qui est plutôt rare chez les profs Iyengar, mais tout aussi exigeante que les autres, malgré le sourire. Une fausse affabilité. Quand on ne peut plus, on peut encore. Et on se prend à espérer que la pose finisse et elle semble sans fin, comme la douleur associée, comme l'étirement extrême, l'écartellemet du corps. Le chien tête baissée, adhomukasvanasana est accueilli avec reconnaissance. Enfin du repos, croyions-nous! Ce l'était pendant le premier cinq minutes, mais le downward dog qui s'éternise, ça devient dur pour le corps aussi. Ouf! Shavasana enfin. Merci! Mais quelle fierté d'être passée à travers!
Le samedi matin donc, le cours tout aussi exigeant, bien qu'un peu différent, me voit arriver dynamique, mais déjà un peu épuisée. Celui-là m'a littéralement tuée. J'ai eu de la misère à marcher jusqu'à chez moi. Et il était convenu depuis longtemps qu'on allait acheter les vêtements pour le spectacle de danse de Quinze ans. Ce qui fut fait. Avec efficacité. On forme donc une bonne équipe des fois. On était fières de nous. Souper au restaurant. "Avez-vous des réservations? Non? Alors c'est cette table." Il nous installe alors à une petite table bancale du fond. On aurait dû sortir à ce moment-là. Le premier réflexe est souvent le bon. Mais on est restées, on a plutôt demandé d'arranger la patte branlante de la table, ce qui fut fait. Le repas a été ordinaire, Quinze ans n'a à peu près rien mangé et on a rapporté le tout dans un doggy bag.
Une fois à la maison, je me suis écroulée. Et j'ai passé tout mon dimanche encabannée, épuisée, vidée. Quinze ans avait invité une amie, tant mieux. J'ai cuisiné pour dix et j'ai mangé .... trop.
Mais cette semaine est une autre semaine. Je devrais bien aller au cours de yoga du midi. Non seulement je devrais, mais je vais. Et il y a celui du soir aussi. Bon, celui-là, on verra.
Le samedi matin donc, le cours tout aussi exigeant, bien qu'un peu différent, me voit arriver dynamique, mais déjà un peu épuisée. Celui-là m'a littéralement tuée. J'ai eu de la misère à marcher jusqu'à chez moi. Et il était convenu depuis longtemps qu'on allait acheter les vêtements pour le spectacle de danse de Quinze ans. Ce qui fut fait. Avec efficacité. On forme donc une bonne équipe des fois. On était fières de nous. Souper au restaurant. "Avez-vous des réservations? Non? Alors c'est cette table." Il nous installe alors à une petite table bancale du fond. On aurait dû sortir à ce moment-là. Le premier réflexe est souvent le bon. Mais on est restées, on a plutôt demandé d'arranger la patte branlante de la table, ce qui fut fait. Le repas a été ordinaire, Quinze ans n'a à peu près rien mangé et on a rapporté le tout dans un doggy bag.
Une fois à la maison, je me suis écroulée. Et j'ai passé tout mon dimanche encabannée, épuisée, vidée. Quinze ans avait invité une amie, tant mieux. J'ai cuisiné pour dix et j'ai mangé .... trop.
Mais cette semaine est une autre semaine. Je devrais bien aller au cours de yoga du midi. Non seulement je devrais, mais je vais. Et il y a celui du soir aussi. Bon, celui-là, on verra.
vendredi 11 décembre 2009
Le stress
Pas le mien, celui de Quinze ans. Il est immense. Et en fait, c'est devenu le mien un peu beaucoup aussi, ce qui ne devrait pas et ce qui n'aide surtout pas. Elle en a énormément à gérer pour une fille dysphasique et dyslexique et tda et compagnie. Même sans handicaps, ce serait beaucoup en même temps. Premièrement, il y a ce spectacle de hip-hop dans une grande salle devant des centaines de spectateurs samedi prochain. Elle est dans une classe avec des adultes, ne l'oublions pas, car c'était la seule qui convenait à son horaire chargé. Elle a eu bien de la misère à comprendre c'était quoi le fameux costume à se procurer. Difficulté à gérer plusieurs informations à la fois (dysphasie). Et cette fois, on ne leur a pas dit qu'elle avait des difficultés, alors c'est "débrouille-toi". Sa vie va être comme ça parfois, souvent peut-être. Elle ne va pas toujours se présenter en disant "Je suis X, dysphasique et dyslexique." D'autant plus que c'est une belle fille aux yeux brillants qui s'exprime bien. Invisibles, ses handicaps.
Et puis, elle va changer de programme à l'école. C'est en préparation. Autre stress énorme. Peur de l'inconnu.
Et le cheerleading qui lui demande tant de temps et qui implique des compétitions dès janvier. Là encore, aucun élève, à part elle, ne vient des classes spéciales. Elle a de la misère à se rappeler des chorégraphies et répète encore encore dans notre salon. Une courageuse, ma fille. Une courageuse anxieuse. On le serait à moins.
Elle ne dort plus, a oublié son sac à lunch, ses clés, perdu son cadenas. S'inquiète, se ronge par en dedans. J'en arrive vraiment à me demander si c'était une bonne idée de la laisser faire tout ça et de l'y encourager. Je souffre avec elle et je doute. Je ne suis pas le roc que je voudrais être. Plus je vieillis, plus je me dis que c'était une folie d'adopter trois enfants toute seule. J'aimerais tant qu'il y ait un père pour prendre la relève de temps en temps. Je ne ressentais pas ça avant. C'est nouveau comme émotion. Je me sens moins à la hauteur et pourtant, il ne me reste qu'une enfant à m'occuper.
Et puis, elle va changer de programme à l'école. C'est en préparation. Autre stress énorme. Peur de l'inconnu.
Et le cheerleading qui lui demande tant de temps et qui implique des compétitions dès janvier. Là encore, aucun élève, à part elle, ne vient des classes spéciales. Elle a de la misère à se rappeler des chorégraphies et répète encore encore dans notre salon. Une courageuse, ma fille. Une courageuse anxieuse. On le serait à moins.
Elle ne dort plus, a oublié son sac à lunch, ses clés, perdu son cadenas. S'inquiète, se ronge par en dedans. J'en arrive vraiment à me demander si c'était une bonne idée de la laisser faire tout ça et de l'y encourager. Je souffre avec elle et je doute. Je ne suis pas le roc que je voudrais être. Plus je vieillis, plus je me dis que c'était une folie d'adopter trois enfants toute seule. J'aimerais tant qu'il y ait un père pour prendre la relève de temps en temps. Je ne ressentais pas ça avant. C'est nouveau comme émotion. Je me sens moins à la hauteur et pourtant, il ne me reste qu'une enfant à m'occuper.
mercredi 9 décembre 2009
La meute
Mon amie L, qui habite Outremont, voulait me faire découvrir un coin inexploré du Mont-Royal. Une partie cachée qui n'est pas patrouillée et qui représente la vraie forêt à son état sauvage, le tout, presqu'à côté de chez elle. Ce qui fut dit fut fait!
J'étais émerveillée. On aurait facilement pu se croire dans les bois à des heures de Montréal. Le calme, le luxe, l'odeur boisée, la solitude, le silence. Magnifique. On a bien rencontré quelques promeneurs solitaires avec leur chien. "Tu devrais avoir un chien. C'est magique pour rencontrer." Et c'était vrai, on a parlé à ces promeneurs, comme s'ils étaient de vieux amis, tout en caressant leur chien. L'animal crée un sujet de conversation immédiat et naturel.
On montait donc. Jusqu'au cimetière. Je ne cessais de la remercier pour m'avoir introduite en ces lieux interdits. Au retour, on entend aboyer. Probablement un autre maître qui avait oublié d'attacher sa bête. Mais voilà que pas un chien, mais bien dix... euh... vingt... merde, on ne les compte même plus.... une véritable meute de chiens en liberté se dirigent à la course vers nous. Mon amie et moi, on se colle l'une sur l'autre, le coeur affolé. Loin derrière, heureusement, on entend une voix qui appelle les chiens. Ils ne l'écoutent pas mais au moins, on sait qu'ils ne sont pas seuls. On ne bouge pas, quelques chiens, les plus petits (ce sont les pires) s'attaquent à nos mitaines. On précipite nos mains dans nos poches et on crie au monsieur qui s'en vient tout tranquillement "Appelez vos chiens!" Il marche tranquillement et une fois à notre hauteur, on a envie de l'enguirlander. "Mais qu'est-ce que vous faites ici avec tous ces chiens détachés?" "La même chose que vous, je me promène, j'ai le droit autant que vous, on est sur des terrains privés ici, qui appartiennent au cimetière et à l'université." "D'où ils viennent tous ces chiens?" "J'ai ma compagnie, je les promène pour leurs propriétaires. Et faites attention, il y a d'autres compagnies qui s'en viennent avec leurs chiens et ils en ont bien plus que moi. Vous êtes peureuses pour rien, ce sont de bons chiens de maison, pas de raison d'avoir peur." Et il reprend sa route et nous la nôtre.
Et j'imagine ces riches gens d'Outremont dans leurs ravissantes maisons. On sonne à la porte. La bonne ouvre. "Je viens chercher Médor et Géraldine pour leur promenade." La bonne amène le bouvier bernois et le schauzer géant, tout heureux. Le promeneur les tient en laisse avec vingt autres chiens et hop! à la montagne.
J'étais émerveillée. On aurait facilement pu se croire dans les bois à des heures de Montréal. Le calme, le luxe, l'odeur boisée, la solitude, le silence. Magnifique. On a bien rencontré quelques promeneurs solitaires avec leur chien. "Tu devrais avoir un chien. C'est magique pour rencontrer." Et c'était vrai, on a parlé à ces promeneurs, comme s'ils étaient de vieux amis, tout en caressant leur chien. L'animal crée un sujet de conversation immédiat et naturel.
On montait donc. Jusqu'au cimetière. Je ne cessais de la remercier pour m'avoir introduite en ces lieux interdits. Au retour, on entend aboyer. Probablement un autre maître qui avait oublié d'attacher sa bête. Mais voilà que pas un chien, mais bien dix... euh... vingt... merde, on ne les compte même plus.... une véritable meute de chiens en liberté se dirigent à la course vers nous. Mon amie et moi, on se colle l'une sur l'autre, le coeur affolé. Loin derrière, heureusement, on entend une voix qui appelle les chiens. Ils ne l'écoutent pas mais au moins, on sait qu'ils ne sont pas seuls. On ne bouge pas, quelques chiens, les plus petits (ce sont les pires) s'attaquent à nos mitaines. On précipite nos mains dans nos poches et on crie au monsieur qui s'en vient tout tranquillement "Appelez vos chiens!" Il marche tranquillement et une fois à notre hauteur, on a envie de l'enguirlander. "Mais qu'est-ce que vous faites ici avec tous ces chiens détachés?" "La même chose que vous, je me promène, j'ai le droit autant que vous, on est sur des terrains privés ici, qui appartiennent au cimetière et à l'université." "D'où ils viennent tous ces chiens?" "J'ai ma compagnie, je les promène pour leurs propriétaires. Et faites attention, il y a d'autres compagnies qui s'en viennent avec leurs chiens et ils en ont bien plus que moi. Vous êtes peureuses pour rien, ce sont de bons chiens de maison, pas de raison d'avoir peur." Et il reprend sa route et nous la nôtre.
Et j'imagine ces riches gens d'Outremont dans leurs ravissantes maisons. On sonne à la porte. La bonne ouvre. "Je viens chercher Médor et Géraldine pour leur promenade." La bonne amène le bouvier bernois et le schauzer géant, tout heureux. Le promeneur les tient en laisse avec vingt autres chiens et hop! à la montagne.
dimanche 6 décembre 2009
L'alcoolisme
Après le musée d'art contemporain, on rentre chez moi pour l'apéro. Je lui suggère un apéro à l'eau Perrier, vu qu'on veut tous les deux maigrir, mais il nous dirige vers une Régie des Alcools, pour y acheter une bouteille de blanc en apéritif et puis une de rouge aussi, pour accompagner notre souper. Devant le premier verre, je lui confie que je veux faire le Défi trente jours sans sucre, bonne idée est son commentaire, je suis contente, il va peut-être embarquer avec moi, et j'aime faire des choses avec lui! 30 jours sans sucre et... sans café! Il rit, "difficile mais pas impossible, un vrai défi!" je lui souris, il est bel homme, avec ses beaux cheveux blancs abondants et bouclés et ses yeux pétillants, "bon, alors, je disais, 30 jours sans sucre sous aucune forme, sans café et ... sans alcool." Là, il a pâli et s'exclame spontanément "Ça, jamais, plutôt mourir."
Wow! C'est pas extrême un peu comme réaction, comme cri du coeur?
Plus tard, au restaurant, devant la bouteille de rouge (celle de blanc a été finie rapidement, j'en ai bu le tiers et lui les deux tiers), on discute alcoolisme. Il n'est pas alcoolique, me dira-t-il, parce qu'il ne boit pas tous les jours, voilà. Un alcoolique se lève le matin avec le goût de boire, pas lui. Il est un buveur social. Et moi, je m'interroge. Et je vais le faire, je pense, ce défi trente jours sans café, ni sucre ni alcool. Ça devrait me faire beaucoup de bien.
Wow! C'est pas extrême un peu comme réaction, comme cri du coeur?
Plus tard, au restaurant, devant la bouteille de rouge (celle de blanc a été finie rapidement, j'en ai bu le tiers et lui les deux tiers), on discute alcoolisme. Il n'est pas alcoolique, me dira-t-il, parce qu'il ne boit pas tous les jours, voilà. Un alcoolique se lève le matin avec le goût de boire, pas lui. Il est un buveur social. Et moi, je m'interroge. Et je vais le faire, je pense, ce défi trente jours sans café, ni sucre ni alcool. Ça devrait me faire beaucoup de bien.
samedi 5 décembre 2009
Fiction ou réalité
Je vous écrirais bien une petite pièce de fiction. Ma tête regorge d'idées. Mais mon blogue est un blogue réaliste, un journal personnel où je me retrouve, une façon de faire le point et à ce titre, il décrit assez rigoureusement ma réalité. Je ne dis pas absolument tout, car je sais tout de même que je suis lue, mais j'en dis beaucoup. Ces temps-ci, ma vie est assez drabe, selon mes critères du moins. Ces temps d'arrêt, où on se met à pause, sont nécessaires et utiles, même si leur importance n'est pas évidente. C'est ensuite, quand une éclaircie apparaît comme une certitude, qu'on réalise qu'ils étaient pertinents.
Je pourrais vous raconter des banalités, car ma vie est banale. Que je me suis prise dans une chaise en faisant un asana inversé? On utilise souvent des accesssoires au United yoga et là, on s'allongeait sur le dos sur une chaise et la tête était appuyée par en arrière sur un bloc et les pieds au sol en avant de la chaise. J'ai paniqué, la chaise était en métal et je m'en suis extraite violemment, ce qui me vaut des ecchymoses violacées sur tout l'abdomen. Héhé! Aucun homme ne sera témoin de ce dégât temporaire et plutôt drôle, n'est-ce-pas? Dangereux le yoga, je ne vous l'avais pas dit?
Ma fille va probablement changer de classe tel que demandé. La prof a déjà fait la demande à la direction. Quinze ans est en paix avec sa décision. Elle est un exemple pour moi qui ai tant de misère à décider. Nos enfants sont très souvent nos professeurs.
Je n'ai pas de nouvelles de Vingt ans. Pas vrai. Je l'ai rejointe au téléphone il y a quelques jours, pour lui rappeler de souhaiter un bon anniversaire à sa soeur, ce qui fût fait. Quand je lui ai demandé comment elle allait, elle a dit qu'elle n'avait pas le temps de me parler. Elle est en vie et sa voix était bonne. C'est bien.
Fils a téléphoné hier. Tout va bien pour lui. Yé!
Dix-neuf ans a organisé un défilé de mode au Club Soda dans le cadre de son cours d'organisation d'événements. On y était. Un succès. Bravo fillette!
Aujourd'hui, je vais conduire Quinze ans chez une amie pour le week-end et je vais ensuite passer du temps avec mon Monsieur (oui, le même, celui qui veut se marier). Musée d'art contemporain, apéro et souper. Je suis contente.
Chanceuse. Privilégiée et consciente de l'être. En santé. Avec les moyens de faire ce que je veux ou presque. Instant de gratitude ici.
Je pourrais vous raconter des banalités, car ma vie est banale. Que je me suis prise dans une chaise en faisant un asana inversé? On utilise souvent des accesssoires au United yoga et là, on s'allongeait sur le dos sur une chaise et la tête était appuyée par en arrière sur un bloc et les pieds au sol en avant de la chaise. J'ai paniqué, la chaise était en métal et je m'en suis extraite violemment, ce qui me vaut des ecchymoses violacées sur tout l'abdomen. Héhé! Aucun homme ne sera témoin de ce dégât temporaire et plutôt drôle, n'est-ce-pas? Dangereux le yoga, je ne vous l'avais pas dit?
Ma fille va probablement changer de classe tel que demandé. La prof a déjà fait la demande à la direction. Quinze ans est en paix avec sa décision. Elle est un exemple pour moi qui ai tant de misère à décider. Nos enfants sont très souvent nos professeurs.
Je n'ai pas de nouvelles de Vingt ans. Pas vrai. Je l'ai rejointe au téléphone il y a quelques jours, pour lui rappeler de souhaiter un bon anniversaire à sa soeur, ce qui fût fait. Quand je lui ai demandé comment elle allait, elle a dit qu'elle n'avait pas le temps de me parler. Elle est en vie et sa voix était bonne. C'est bien.
Fils a téléphoné hier. Tout va bien pour lui. Yé!
Dix-neuf ans a organisé un défilé de mode au Club Soda dans le cadre de son cours d'organisation d'événements. On y était. Un succès. Bravo fillette!
Aujourd'hui, je vais conduire Quinze ans chez une amie pour le week-end et je vais ensuite passer du temps avec mon Monsieur (oui, le même, celui qui veut se marier). Musée d'art contemporain, apéro et souper. Je suis contente.
Chanceuse. Privilégiée et consciente de l'être. En santé. Avec les moyens de faire ce que je veux ou presque. Instant de gratitude ici.
jeudi 3 décembre 2009
Chez le Vietnamien
Parfois, quand on veut manger santé sans se casser la tête et que je n'ai pas envie de cuisiner, on va au petit vietnamien au coin de Prince-Arthur et Saint-Laurent, celui qui est si près de chez nous. Il ne paie pas de mine, je sais, mais la nourriture, peu chère, y est de qualité égale et on choisit les plats de légumes au tofu que je pourrais fort bien préparer chez nous, chose que je fais souvent, car j'ai recommencé à cuisiner depuis le début de septembre, cette phrase est de plus en plus longue et je ne sais pas trop quand je vais la terminer, on reprochait ça justement à Quinze ans dans sa dernière composition de faire des phrases trop longues, elle a dû attraper ça de moi! Quinze ans, parlons-en justement de celle-là car c'est trop souvent dans ce restaurant qu'elle me fait part de ses états d'âme. Dans notre petit condo, elle me parle assez peu, on se dispute l'ordi, je l'envoie faire ses devoirs, devoirs qu'elle n'a pas et alors je chiâle qu'elle devrait bien en avoir, que la vie d'une quinze ans devrait tourner essentiellement et primairement autour de ses études. Et puis, elle me dit rageusement que je devrais sortir, "Va voir un film au cinéma du Parc", ce qu'on peut traduire librement par "Fous-moi la paix!", mais elle est polie et ne prononcerait jamais ces paroles. Son occupation principale, donc, ce ne sont pas ses études mais ses nombreux changements de vêtements. Elle peut passer une soirée entière à faire ça, essayer des vêtements, varier les accessoires et me demander de regarder et de lui dire si la ceinture rouge va mieux que la noire et puis le bandeau, c'est mieux avec ou sans? À la longue, ça m'énerve bien que je sache pertinemment que c'est parfaitement normal. Adolescence, voilà le nom de la maladie. On a tous et toutes passé par là.
Mais au restau vietnamien, c'est différent. Voilà qu'elle me parle dans la pénombre (peu éclairé ce restaurant!), elle chuchote mais surtout, elle se plaint! J'aurais dû m'en rappeler, dans cet endroit, elle devient la fille la plus malheureuse du monde. La dernière fois, elle m'a parlé de ses amours impossibles pendant tout le repas. Et dès que je proposais une solution, elle se faisait un malin plaisir de la piétiner sans retenue. Elle tenait à sa mélancolie et ce n'est pas moi qui allais la lui enlever! Cette fois-ci, elle n'a pas parlé d'amour. Elle a dit "Je ne me sens pas à ma place dans ma classe." J'étais tout ouïe. Important ce message. On a décortiqué le problème, avec des graphiques et des schémas. On l'a retourné dans tous les sens. Ensemble. Et une fois à la maison, on a continué. Pour en arriver à la conclusion qu'on demanderait un changement de classe. Pas pour septembre prochain, non, pour la rentrée de janvier prochain. J'ai écrit une belle lettre. Elle l'a approuvée. Je l'ai signée, elle l'a signée. Elle veut maintenant aller dans un programme préparatoire à l'emploi, avec des jeunes de son âge. Actuellement, elle est la plus vieille de sa classe et ils ne font que de l'académique. Elle se sent prête au changement. Maintenant. J'adore sa façon de se prendre en charge, de grandir, de décider de plus en plus de sa vie, de vivre son présent mais aussi de se projeter dans l'avenir. Je suis fière d'elle, je vous l'ai dit?
Mais au restau vietnamien, c'est différent. Voilà qu'elle me parle dans la pénombre (peu éclairé ce restaurant!), elle chuchote mais surtout, elle se plaint! J'aurais dû m'en rappeler, dans cet endroit, elle devient la fille la plus malheureuse du monde. La dernière fois, elle m'a parlé de ses amours impossibles pendant tout le repas. Et dès que je proposais une solution, elle se faisait un malin plaisir de la piétiner sans retenue. Elle tenait à sa mélancolie et ce n'est pas moi qui allais la lui enlever! Cette fois-ci, elle n'a pas parlé d'amour. Elle a dit "Je ne me sens pas à ma place dans ma classe." J'étais tout ouïe. Important ce message. On a décortiqué le problème, avec des graphiques et des schémas. On l'a retourné dans tous les sens. Ensemble. Et une fois à la maison, on a continué. Pour en arriver à la conclusion qu'on demanderait un changement de classe. Pas pour septembre prochain, non, pour la rentrée de janvier prochain. J'ai écrit une belle lettre. Elle l'a approuvée. Je l'ai signée, elle l'a signée. Elle veut maintenant aller dans un programme préparatoire à l'emploi, avec des jeunes de son âge. Actuellement, elle est la plus vieille de sa classe et ils ne font que de l'académique. Elle se sent prête au changement. Maintenant. J'adore sa façon de se prendre en charge, de grandir, de décider de plus en plus de sa vie, de vivre son présent mais aussi de se projeter dans l'avenir. Je suis fière d'elle, je vous l'ai dit?
mercredi 2 décembre 2009
Baiser
Ça ferait une belle suite au billet sur manger, n'est-ce-pas? Dans mes plaisirs, ça vient bien avant manger d'ailleurs! Mais... il n'y en aura pas d'écrits sur ce grave et plaisant événement qui implique un homme et une femme ou deux femmes ou deux hommes, ou bien un groupe ou bien... les combinaisons infinies ne m'intéressent pas vraiment. Je suis assez traditionnelle en ce domaine. Un homme et une femme et je suis cette femme, (mais qui sera donc cet homme?) est la combinaison gagnante pour moi.
Je suis en trève et en réflexion et des suites imprévues de ma relation avec Monsieur Relation m'amènent à réviser mes positions sur la sexualité. Non, non, n'allez pas comprendre que je suis en contact avec monsieur Relation, ce n'est pas le cas. Mais son passage dans ma vie a laissé des traces, dont je me passerais, mais dont je dois m'accommoder. Je ferai le mieux avec. Accepter ce qu'on ne peut pas changer, c'est ça, Juliette?
Je suis en trève et en réflexion et des suites imprévues de ma relation avec Monsieur Relation m'amènent à réviser mes positions sur la sexualité. Non, non, n'allez pas comprendre que je suis en contact avec monsieur Relation, ce n'est pas le cas. Mais son passage dans ma vie a laissé des traces, dont je me passerais, mais dont je dois m'accommoder. Je ferai le mieux avec. Accepter ce qu'on ne peut pas changer, c'est ça, Juliette?
mardi 1 décembre 2009
Manger
J'aime le chocolat, chaud, crémeux, riche, noir, le chocolat dans lequel on peut tremper un croissant au beurre chaud qui vaut six points WW à lui tout seul!
J'aime ouvrir une nouvelle bouteille de vin, la humer, en verser sensuellement un verre, goûter légèrement, lentement, amoureusement.
J'aime qu'il y ait du monde que j'aime pour la boire avec moi cette bouteille!
J'aime me faire servir dans un bon restaurant, admirer le menu, me le faire expliquer, imaginer les goûts et les textures, me pâmer sur la présentation, prendre mon temps, commenter, savourer, déguster, jouir.
J'aime créer mes recettes, partir de rien, de ce qui est là et fricoter une oeuvre originale, saine, simple, dont je suis fière.
J'aime aller au marché et me gaver des couleurs et des odeurs.
J'aime croquer dans une pomme, biologique du Québec bien sûr, car elles ont vraiment meilleur goût et elles sont plus fermes et plus petites aussi.
J'aime les nappes. Je ne peux pas supporter la nouvelle mode des tables sans nappes dans les restaurants. Ça va certainement influencer mon choix de restaurant.
J'aime mettre la table. Joliment.
J'aime savourer un bon café. Expresso. Cappucino. Latte. Du bon café bien corsé. Je ne saurais m'en passer.
J'aime un homme qui aime manger avec appétit et raffinement.
J'aime un homme qui connaît les vins. Je ne sais pas pourquoi, je les attire, ceux-là. Les connaisseurs qui sont heureux de m'en apprendre.
J'aime discuter longuement devant un bon repas. Un des grands plaisirs de la vie.
J'aime amener mes enfants au restaurant. Rien ne me fait plus plaisir. Même petit-fils a fréquenté de très bons restaurants avec nous.
J'aime ouvrir une nouvelle bouteille de vin, la humer, en verser sensuellement un verre, goûter légèrement, lentement, amoureusement.
J'aime qu'il y ait du monde que j'aime pour la boire avec moi cette bouteille!
J'aime me faire servir dans un bon restaurant, admirer le menu, me le faire expliquer, imaginer les goûts et les textures, me pâmer sur la présentation, prendre mon temps, commenter, savourer, déguster, jouir.
J'aime créer mes recettes, partir de rien, de ce qui est là et fricoter une oeuvre originale, saine, simple, dont je suis fière.
J'aime aller au marché et me gaver des couleurs et des odeurs.
J'aime croquer dans une pomme, biologique du Québec bien sûr, car elles ont vraiment meilleur goût et elles sont plus fermes et plus petites aussi.
J'aime les nappes. Je ne peux pas supporter la nouvelle mode des tables sans nappes dans les restaurants. Ça va certainement influencer mon choix de restaurant.
J'aime mettre la table. Joliment.
J'aime savourer un bon café. Expresso. Cappucino. Latte. Du bon café bien corsé. Je ne saurais m'en passer.
J'aime un homme qui aime manger avec appétit et raffinement.
J'aime un homme qui connaît les vins. Je ne sais pas pourquoi, je les attire, ceux-là. Les connaisseurs qui sont heureux de m'en apprendre.
J'aime discuter longuement devant un bon repas. Un des grands plaisirs de la vie.
J'aime amener mes enfants au restaurant. Rien ne me fait plus plaisir. Même petit-fils a fréquenté de très bons restaurants avec nous.
samedi 28 novembre 2009
Transmission
Yoga ce matin avec la meilleure professeure du United yoga. Elle m'a épuisée. Complètement. Je ne sens plus mes jambes. Je me suis acheté des bottes neuves et j'ai les pieds en sang. Le cordonnier consulté ne leur trouve pas de défauts de fabrication. C'est moi qui ai les pieds trop sensibles! Je suis la princesse au petit pois. Je disais ça l'autre jour et les amies de ma fille ne connaissaient pas le conte. Ma fille les connaît tous. C'est de la culture aussi. Prendre ses enfants sur les genoux et leur raconter les contes de son enfance, c'est partager son histoire, celle qui venait de sa mère qui l'avait entendue de sa mère à elle. Lien générationnel. Transmission. Je suis tellement chanceuse d'avoir eu des enfants. J'ai fait ma chance. Rien ne m'aurait arrêtée. Pas de conjoint? Pas grave. Pas d'enfants en besoin de mère ici? Pas grave non plus. Je serais allée les chercher au bout du monde ces enfants-là et le bout du monde a été à six heures d'avion de Montréal. Et la lignée est partie avec petit-fils, merveilleux petit-fils que Quinze ans va garder chez nous aujourd'hui. Curieux arrangement. Dix-neuf ans est ratoureuse. Elle a peur que je dise non alors, c'est à sa soeurette qu'elle demande de garder. Va falloir mettre les points sur les i, si Quinze ans garde chez elle, c'est une chose mais si elle garde chez moi, je garde aussi, même que je garde surtout. Ce serait la moindre des choses que je sois consultée.
jeudi 26 novembre 2009
Juste bien
Il y a des jours comme ça. On se lève de bonne humeur. Et puis on appelle Le Monsieur pour ne pas qu'il cherche le foulard oublié chez moi. "Bonjour, c'est... et il me coupe doucement "Mais je sais bien que c'est toi, j'ai reconnu ta belle voix." Il s'inquiète un peu et se demande s'il a trop parlé. "Mais non, c'était parfait hier. J'ai adoré ma journée." Et je sais qu'il est content lui aussi.
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Dix-huit ans. J'entendais son bébé babiller alors que je lui souhaitais tout le bonheur du monde. Elle est bien partie dans la vie je trouve. Avec originalité, sans pattern, à sa manière à elle. Ils habitent toujours un taudis mais le bébé est bien trop jeune pour s'en rendre compte. Son chum est aux études. Elle reçoit les allocations maternité et ils vivent là-dessus. Pas riches, ces jeunes parents mais heureux. La plupart du temps. C'est comme ça que je la perçois mon énergique fille. Je sais bien que je ne sais pas tout. On ne dit pas tout à sa mère. Lundi, nous sommes allées ensemble à l'Hôpital pour Enfants pour bébé qui va devoir subir une opération mineure. Elle est très à l'aise dans sa maternité. Décode comme une championne les besoins du bébé. Toujours de bonne humeur son bébé. En fait, cette aisance nouvelle est venue avec la fin de l'allaitement. Elle détestait allaiter. Avait un réflexe d'éjection rapide, ce qui faisait étouffer le bébé. Au lieu du bébé ravi et satisfait que moi j'avais connu en allaitant, elle avait un bébé maussade, insatisfait et braillard dès qu'elle le mettait au sein. C'était au point où quand son chum lui disait que le bébé avait faim, elle éclatait automatiquement en sanglots! Elle m'a confié tout ça lundi, dans la salle d'attente du docteur. Alors, pour elle, les biberons, c'est le paradis!
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Dix-huit ans. J'entendais son bébé babiller alors que je lui souhaitais tout le bonheur du monde. Elle est bien partie dans la vie je trouve. Avec originalité, sans pattern, à sa manière à elle. Ils habitent toujours un taudis mais le bébé est bien trop jeune pour s'en rendre compte. Son chum est aux études. Elle reçoit les allocations maternité et ils vivent là-dessus. Pas riches, ces jeunes parents mais heureux. La plupart du temps. C'est comme ça que je la perçois mon énergique fille. Je sais bien que je ne sais pas tout. On ne dit pas tout à sa mère. Lundi, nous sommes allées ensemble à l'Hôpital pour Enfants pour bébé qui va devoir subir une opération mineure. Elle est très à l'aise dans sa maternité. Décode comme une championne les besoins du bébé. Toujours de bonne humeur son bébé. En fait, cette aisance nouvelle est venue avec la fin de l'allaitement. Elle détestait allaiter. Avait un réflexe d'éjection rapide, ce qui faisait étouffer le bébé. Au lieu du bébé ravi et satisfait que moi j'avais connu en allaitant, elle avait un bébé maussade, insatisfait et braillard dès qu'elle le mettait au sein. C'était au point où quand son chum lui disait que le bébé avait faim, elle éclatait automatiquement en sanglots! Elle m'a confié tout ça lundi, dans la salle d'attente du docteur. Alors, pour elle, les biberons, c'est le paradis!
mercredi 25 novembre 2009
Journée de congé
On a passé toute la journée ensemble, à boire du vin, à monter la montagne, à redescendre par la rue Peel, à s'enthousiasmer sur la beauté des édifices de l'université Mcgill, à entrer prendre un café et un gâteau au citron en parlant de tout et de rien, détendus. C'est encore lui qui parle la plupart du temps mais il m'en a donné une explication touchante. Il est trop souvent tout seul, alors quand il me voit, il a juste un trop-plein de choses à me dire et ça déboule. Aujourd'hui, c'était bien correct, ça ne me dérangeait pas du tout, c'était juste agréable d'être avec lui. Je m'en étais ennuyé et j'ai voulu le garder à souper s'il épluchait les carottes. Il a préféré qu'on aille chercher de la pizza! De la pizza et du chianti et des petits macarons comme dessert. Il a été charmant avec ma fille. C'est un gars qui aurait bien aimé avoir des enfants. Il m'a expliqué au début de la rencontre pourquoi ça ne pouvait pas marcher nous deux, ça avait bien du sens, alors on ne fait plus rien de sexuel non plus et comme je trouve que c'est une bonne idée, il veut changer d'idée, c'est alors que je veux sortir. Il m'avait convaincue! Et tout le temps, je me sens bien et relaxe, n'est-ce-pas ce qui compte vraiment. Pas de yoga aujourd'hui non plus donc et une somme calorifique assez terrible. Mais je m'en fous. La vie est trop courte, je ne veux pas passer à côté. Tu veux vraiment te marier, que je lui demande? Oui? Alors, je vais t'aider et ça va se faire. Et je vais l'aider et ça va se faire. Je suis très efficace pour les autres!
lundi 23 novembre 2009
Craquera, craquera pas?
Pas d'homme dans sa vie, on n'en meurt pas! On dirait que je viens à peine de réaliser cette évidence. Depuis début août qu'il n'y a personne de sérieux. Bon, oui, il y a bien eu un intermède avec le monsieur-qui-voulait-se-marier, mais ça compte à peine. Alors, depuis tout ce temps, je vis, je pense, je vogue, je vague et sans rechercher aucunement une présence mâle. Je suis fière de moi. J'entre dans une ère de changement, c'est évident. Et je viens fort peu sur l'ordi, parce que je me l'impose. Et je fais énormément beaucoup de yoga aussi, parce que je me l'impose aussi. Je m'en impose tellement en fait que je sens que je vais craquer, ça s'en vient, reste à savoir de quelle façon... Je vous tiens au courant.
jeudi 19 novembre 2009
Progression ou stagnation?
De retour d'une rencontre à l'école de fillette. Elle a un code 10, ce qui signifie qu'à dix-huit ans, fini l'école, out, dehors. Si elle avait un autre numéro de code, elle pourrait y rester jusqu'à vingt-et-un ans. Les orthopédagogues vont fouiller le dossier pour voir si on ne pourrait pas faire une demande de changement. On aimerait bien. Trois ans de plus pourraient faire une grande différence. Il me semble. Mais je ne suis plus certaine de rien. Une enfant heureuse, aimée de tous, capable de gérer avec tact les conflits. Débrouillarde. Intelligente. Mais en troisième année primaire depuis.... plus de sept ans! Elle plafonne, que je leur dis. Non, on en voit des progrès, nous, petits mais réels. Les dés n'ont pas encore été jetés. Foi. Confiance. Espoir. Elle aura seize ans en mai et est belle comme un coeur. Lumineuse.
mercredi 18 novembre 2009
Travailler
Je devrais me chercher un job. Pas du bénévolat. un vrai job avec un salaire, quelque chose qui ne soit pas de l'enseignement et qui soit utile à la société. Je vous en prie, ne me suggérez rien. C'est très hypothétiquement une bonne idée mais confrontée à la vraie réalité, il est fort possible que je me sauve. En courant.
J'ai enseigné toute ma vie. J'ai été conseillère pédagogique, mais ça fait aussi partie du merveilleux monde de l'enseignement. Alors, à part ça, je ne sais rien faire. Mais ça ne devrait pas m'arrêter. Si je veux. Mais est-ce que je veux vraiment à ce point?
Mélangée, moi? .... euh!... un peu...
Et ce n'est surtout pas que je m'ennuie. Mon agenda est archi-plein et j'ai encore une montagne de choses à découvrir dont la richesse de la Grande Bibliothèque et des musées qui m'entourent et puis la musique, l'opéra et puis et puis.... la somme de mes intérêts est immense et inépuisable mais... mais.... je suis bien jeune pour la retraite, je suis bien jeune pour ne penser qu'à moi, j'ai encore beaucoup à donner, je me sens coupable d'être à la retraite, voilà. Quand j'avais tout plein d'enfants, ça se justifiait facilement. Maintenant, il ne me reste qu'une ado de quinze ans et moi, moi , moi. Or, le bonheur n'est pas nécessairement là non plus, Grande Dame, à se mettre en premier et à penser à soi. Ça devient vide rapidement et ça tourne en rond. Il y a davantage de satisfaction à servir. Sans s'oublier. Bon, je me prépare. Mon heure d'ordi est dépassée et je vais dîner avec une amie chère qui travaille, elle, à Radio-Canada. Elle a un emploi payant,stressant et valorisant et un seul rêve, dont elle va sûrement me parler abondamment ce midi: la retraite! Héhé! Haha!
J'ai enseigné toute ma vie. J'ai été conseillère pédagogique, mais ça fait aussi partie du merveilleux monde de l'enseignement. Alors, à part ça, je ne sais rien faire. Mais ça ne devrait pas m'arrêter. Si je veux. Mais est-ce que je veux vraiment à ce point?
Mélangée, moi? .... euh!... un peu...
Et ce n'est surtout pas que je m'ennuie. Mon agenda est archi-plein et j'ai encore une montagne de choses à découvrir dont la richesse de la Grande Bibliothèque et des musées qui m'entourent et puis la musique, l'opéra et puis et puis.... la somme de mes intérêts est immense et inépuisable mais... mais.... je suis bien jeune pour la retraite, je suis bien jeune pour ne penser qu'à moi, j'ai encore beaucoup à donner, je me sens coupable d'être à la retraite, voilà. Quand j'avais tout plein d'enfants, ça se justifiait facilement. Maintenant, il ne me reste qu'une ado de quinze ans et moi, moi , moi. Or, le bonheur n'est pas nécessairement là non plus, Grande Dame, à se mettre en premier et à penser à soi. Ça devient vide rapidement et ça tourne en rond. Il y a davantage de satisfaction à servir. Sans s'oublier. Bon, je me prépare. Mon heure d'ordi est dépassée et je vais dîner avec une amie chère qui travaille, elle, à Radio-Canada. Elle a un emploi payant,stressant et valorisant et un seul rêve, dont elle va sûrement me parler abondamment ce midi: la retraite! Héhé! Haha!
mardi 17 novembre 2009
L'infidélité
Pierre vous le confirmera, j'ai une obsession avec l'infidélité. En effet, je crois qu'avec un léger coup de pouce, tout homme pourrait devenir infidèle. Les hommes plus que les femmes? Certainement! Et me voilà lectrice d'un blogue qui vient me chercher, Groopie et Mister B,écrit par deux infidèles qui s'accommodent fort bien de leur situation mais qui publient les commentaires discordants d'âmes scandalisées, dont je suis. Leur honnêteté (ben oui, quoi, les êtres humains sont complexes et on peut être à la fois infidèle et honnête, tout dépend envers qui) me touche et me laisse croire qu'ils sont capables d'introspection. Étant donné que leurs valeurs sont opposées aux miennes, le mieux serait de cesser de les lire, mais je suis attirée comme par un aimant.
Ma théorie sur l'homme infidèle, que j'ai déjà exposée dans d'autres billets, est qu'il aime sa femme, que celle-ci est son repère, son phare, sa sécurité et que l'idée même d'en être séparé le fait frémir intérieurement. Sa maîtresse lui apporte un autre genre d'amour, d'excitation, de plaisir du fruit défendu et il a besoin de sentir son coeur battre, ses mains devenir moites, l'éloignement rend les rencontres toujours aussi excitantes et il est empli de la présence de cette amante qu'il désire plus que tout. Mais, si jamais sa femme découvrait le pot aux roses et le mettait à la porte, il est plus que probable qu'il trompe aussi l'amante une fois celle-ci devenue la femme légitime. L'infidélité serait donc une espèce de maladie, qui se soigne mal car en état de mariage sécurisant avec une maîtresse aimée en plus, l'infidèle est parfaitement heureux. Sa vie est pleine.
Il y a certainement d'autres modèles, dont celui de l'homme qui tombe amoureux d'une autre et quitte sa femme pour elle, sans trop faire poireauter l'une ou l'autre. Rarissime ce modèle!
Les blogues d'infidèles sont à la mode. En voici un autre, celui de Tristan Lavoie. Très complet, il vous indique même des endroits idéaux pour les "siestes" infidèles à bon prix. Ici, pas beaucoup de romantisme mais il avoue aimer sa femme et tombe en plein dans mes exemples de spécimens infidèles typiques. Un peu trop même, on frôle la caricature et je doute un peu de l'authenticité de ce blogue.
Ma théorie sur l'homme infidèle, que j'ai déjà exposée dans d'autres billets, est qu'il aime sa femme, que celle-ci est son repère, son phare, sa sécurité et que l'idée même d'en être séparé le fait frémir intérieurement. Sa maîtresse lui apporte un autre genre d'amour, d'excitation, de plaisir du fruit défendu et il a besoin de sentir son coeur battre, ses mains devenir moites, l'éloignement rend les rencontres toujours aussi excitantes et il est empli de la présence de cette amante qu'il désire plus que tout. Mais, si jamais sa femme découvrait le pot aux roses et le mettait à la porte, il est plus que probable qu'il trompe aussi l'amante une fois celle-ci devenue la femme légitime. L'infidélité serait donc une espèce de maladie, qui se soigne mal car en état de mariage sécurisant avec une maîtresse aimée en plus, l'infidèle est parfaitement heureux. Sa vie est pleine.
Il y a certainement d'autres modèles, dont celui de l'homme qui tombe amoureux d'une autre et quitte sa femme pour elle, sans trop faire poireauter l'une ou l'autre. Rarissime ce modèle!
Les blogues d'infidèles sont à la mode. En voici un autre, celui de Tristan Lavoie. Très complet, il vous indique même des endroits idéaux pour les "siestes" infidèles à bon prix. Ici, pas beaucoup de romantisme mais il avoue aimer sa femme et tombe en plein dans mes exemples de spécimens infidèles typiques. Un peu trop même, on frôle la caricature et je doute un peu de l'authenticité de ce blogue.
lundi 16 novembre 2009
Diète
Je suis au régime. C'est commencé depuis samedi, mais la fin de semaine a été archi-facile, car j'ai passé mon temps au cinéma. Je suis rationnée, sanctionnée, régulée, restreinte: une heure d'ordi par jour, pas une seconde de plus. J'ai un petit carnet et j'écris quand je m'y mets et quand je quitte et ça ne doit pas excéder soixante minutes. J'espère ainsi me sevrer de ce gruge-temps que j'adore et mettre de l'ordre dans ma vie.
C'est très pratique d'avoir un blogue. Je peux remonter le cours des années et y réaliser que mes sujets d'intérêt se ressemblent étrangement: les hommes d'abord, mes enfants, mon yoga, la forme, mes amies. Il y avait bien sûr et pendant longtemps ma maison à vendre. Et là, voilà que c'est fait et voilà que je vis exactement où je voulais vivre et voilà que ça ressemble à mes rêves les plus fous et ça, c'est absolument magnifique, grandiose, exaltant. J'ai réalisé exactement ce que je voulais réaliser. Bravo!
Mais on ne va pas s'arrêter là quand même. Il me manque un nouveau but à atteindre. Et ce ne sera pas un nouvel homme cette fois. Varions un peu. Vous vous doutiez bien que ça ne ferait pas long feu avec le monsieur-qui-voulait-se marier que j'ai rebaptisé le monsieur-qui-n'écoutait-pas. Ça n'a pas été compliqué. On ne s'est pas rappelé tout simplement. Alors je pourrais bien m'inscrire à réseau-contact. Pourquoi pas? Je ne dis pas que ça ne viendra pas, ça viendra sûrement, mais là, je cherche autre chose. Que je vais trouver. Ça s'en vient. Et pour ça, faut que je décolle un peu de l'ordi et que j'initie le mouvement. Le bonheur est dans l'action.
C'est très pratique d'avoir un blogue. Je peux remonter le cours des années et y réaliser que mes sujets d'intérêt se ressemblent étrangement: les hommes d'abord, mes enfants, mon yoga, la forme, mes amies. Il y avait bien sûr et pendant longtemps ma maison à vendre. Et là, voilà que c'est fait et voilà que je vis exactement où je voulais vivre et voilà que ça ressemble à mes rêves les plus fous et ça, c'est absolument magnifique, grandiose, exaltant. J'ai réalisé exactement ce que je voulais réaliser. Bravo!
Mais on ne va pas s'arrêter là quand même. Il me manque un nouveau but à atteindre. Et ce ne sera pas un nouvel homme cette fois. Varions un peu. Vous vous doutiez bien que ça ne ferait pas long feu avec le monsieur-qui-voulait-se marier que j'ai rebaptisé le monsieur-qui-n'écoutait-pas. Ça n'a pas été compliqué. On ne s'est pas rappelé tout simplement. Alors je pourrais bien m'inscrire à réseau-contact. Pourquoi pas? Je ne dis pas que ça ne viendra pas, ça viendra sûrement, mais là, je cherche autre chose. Que je vais trouver. Ça s'en vient. Et pour ça, faut que je décolle un peu de l'ordi et que j'initie le mouvement. Le bonheur est dans l'action.
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