mardi 11 mai 2010
jeudi 6 mai 2010
Décalage horaire
J'ai parlé hier soir avec mes deux amis qui faisaient partie du voyage en Chine. Ils se sentent comme des loques humaines depuis le retour. Décalage horaire. On les en avait prévenus. Moi aussi, mais je n'y croyais pas. Cinq jours après le retour, nous sommes encore tout croches. Puissant phénomène. Je me sens fort émotive en plus. Hier, j'aurais bien partagé le lit de monsieur Relation, aujourd'hui, je partagerais bien le lit de n'importe qui. Hon! Va falloir remédier à ce manque flagrant, palpable, envahissant. En attendant, je vais m'inscrire au gym. J'ai toujours fait de l'exercice à l'extérieur ou bien dans une salle de yoga. Pendant une croisière, j'avais pourtant découvert les appareils d'exercice, ceux qui vous parlent et vous disent combien de calories vous brûlez. J'avais bien aimé. Monsieur Relation m'a donné une carte d'essai pour son gym, j'irai essayer ça lundi matin. Entretemps, on fête et refête ma délicieuse Seize ans. Elle a une amie à coucher, une autre arrive ce soir, un party d'anniversaire samedi. Seize ans, ça se fête en grand! Et puis, c'est mon bébé, ma dernière. Après elle, la maternitude d'enfants sera terminée. Une autre étape.
mercredi 5 mai 2010
Rechute
Aujourd'hui j'ai revu Monsieur Relation. Je l'avais rencontré par hasard avant mon départ pour la Chine et on était allés prendre un café. Sympa. Pendant le voyage, devant tous les couples, ben oui, les voyageurs étaient surtout des couples, je m'imaginais qu'il était avec moi. Ça aurait fonctionné, je pense. Un voyage aussi bien encadré n'aurait pas laissé place aux jeux de pouvoir, le pouvoir, il appartenait à l'accompagnateur. On ne décidait pas grand chose. Le réveil sonnait dans la chambre tous les matins et on n'en choisissait pas l'heure. Ça aurait été parfait pour Monsieur Relation et moi. Pas de bisbille, pas de décision à prendre, du chiâlage contre l'accompagnateur si on tenait absolument à chiâler. Bref, je me suis mise à m'en ennuyer, alors que j'avais si bien réussi à ne plus y penser pendant plusieurs mois. Il m'est revenu des bouffées de lui pendant ce voyage, je le sentais, je le désirais de nouveau et c'était fort. Quand ma fille m'a dit l'avoir rencontré plusieurs fois, quand elle a précisé qu'il s'était informé de moi, qu'il avait demandé si j'étais revenue, j'ai eu envie de le voir et c'est joyeuse que je lui ai téléphoné à neuf heures ce matin. J'étais debout depuis cinq heures, moi, le décalage horaire n'est pas encore fini, j'avais eu le temps de faire plein de ménage, de la correspondance et d'aller porter la voiture au garage. M'a coûté cher la voiture, plus de mille dollars et il y a le prix de l'essence aussi qui est remonté en flèche. Mais revenons à Monsieur Relation que je réveille ce matin. Il est en congé le mercredi, je le sais. Il semble plutôt content de m'entendre. Me rappellera à dix heures quand il aura déjeuné. Dommage, j'aurais aimé aller manger avec lui mais je me suis rapidement rappelé qu'il était distant le matin, lent à démarrer. Ses rejets matinaux me sont revenus en mémoire et je n'ai rien proposé. On s'est vus plus tard, on a marché vers un petit café. J'étais contente. Je le trouvais beau et j'aimais sa voix. Légèreté. On a marché un peu. "Tu veux quoi?" m'a-t-il demandé. "As-tu quelque chose à me proposer?" Je me suis sentie mal à l'aise. Ce ton détaché qu'il avait. Cette distance, cette froideur. On a marché longtemps, en silence. Il allait faire son épicerie. Je l'ai laissé là, à la porte du complexe. Pas de baiser, rien. "Je préfère qu'on ne se revoit pas", que je lui ai dit. Il n'a pas demandé pourquoi.
Égoïsme
Je veux le garder pour moi ce voyage. Quand on me demande comment c'était, je dis "bien" et ça finit là. J'ai pourtant tout plein d'images, d'impressions mélangées. Des couleurs, des odeurs, le lever tôt le matin, le déjeuner qui ressemble au dîner et au souper, les Chinois ne connaissent pas nos petits déjeuners sucrés et mangent du riz, des légumes et de la viande le matin aussi. Je m'y suis faite rapidement. Comme je me suis adaptée rapidement à tout. Quel est le plaisir de voyager si on fait exactement comme chez nous? Les toilettes, par exemple. Turques et sales les toilettes. Pas vraiment sales en fait, mais comme on met le papier dans un panier à côté et qu'il y a pas mal d'eau ou d'autre chose tout autour du trou, il y a des odeurs. Et quand on veut se laver les mains, pas d'eau chaude et pas de savon en général non plus. Pas de papier de toilette non plus, on s'habitue rapidement à en traîner avec soi. Évidemment, je ne parle pas des hôtels cinq étoiles ici, c'est comme chez nous, tout comme les toilettes de musées archi-neufs que l'on visite dans les grandes villes. Mais dès qu'on sort de ces endroits "protégés", les toilettes chinoises sont un choc culturel. Surtout quand il n'y a pas de porte en plus. Oui, oui, c'est arrivé et plus d'une fois! Dans un hutong à Beijing par exemple. Ce sont des habitations traditionnelles préservées parmi les gratte-ciel et où des familles reçoivent des touristes à manger chez elles. Après un repas vraiment délicieux, on demande pour utiliser les toilettes. Il faut alors marcher longtemps, il y a des toilettes et des douches pour dix hutongs! La gentille dame qui nous faisait à manger n'avait donc pas l'eau courante et devait marcher dix minutes pour se laver les mains, dans un lavabo sans savon ni eau chaude. Les critères hygiéniques changent en Chine. Il y a la pollution aussi. On a tous eu un rhume, un rhume de voyage? Dès mon arrivée à la maison, j'ai arrêté instantanément de moucher et de tousser. Les gens portent beaucoup le masque là-bas, il s'en vend de très jolis, tout décorés, dans les boutiques pour filles.
mardi 4 mai 2010
Retour
Ça s'est mal passé entre ma fille et sa "gardienne". De voir ma fille bouleversée me bouleverse aussi. Du coup, avec le décalage horaire, la vie ne me sourit plus autant. Un beau voyage pourtant. Besoin de décanter tout ça. De me coller sur ma belle. Il y a du positif sous cette grisaille. Elle a su se défendre, maladroitement, dans le silence. Mais là, oh! qu'elle en a long à dire... pas à la bonne personne, je sais, mais ça viendra, quand elle en aura le courage. Je n'en doute pas de son courage et de sa détermination. Elle fait de fines analyses de la situation. Fait des liens avec son adoption, son abandon. "Je me sens de nouveau abandonnée." Elle aura seize ans à la fin de la semaine.
jeudi 8 avril 2010
Calme
Seule dans le petit matin, je suis contente. Tout simplement. Bonnes décisions, moment présent savouré. Tout se place tout seul. Paix et silence. Ma vie est belle et c'est à cause de moi.
lundi 5 avril 2010
Anxiété
Il me semble que quand on va partir pour un grand voyage désiré depuis longtemps, quand on a cette chance, on devrait se sentir tout à fait heureuse et comblée quatre jours avant le départ. On devrait lire sur le pays à visiter, détendue, paisible, avec la seule hâte d'arriver au jour D.
Je ne corresponds pas du tout à cette image idyllique de la voyageuse calme, assurée et confiante. Plus le temps passe, plus j'ai la larme à l'oeil. Je cours dans tous les sens, m'assurant la plus grande inefficacité possible. Je suis impatiente avec Quinze ans, qui semble en grand besoin de moi ces jours-ci. Je veux faire la cassure maintenant, tout de suite, qu'elle s'assume en adulte vu que je n'y serai plus. Et voilà que Dix-neuf ans appelle, elle veut sa soeur pour l'aider, son bébé pleure et elle n'en peut plus. Ça ne lui prend pas longtemps pour qu'elle n'en puisse plus. Cette fois, ça m'énerve, je l'ai vue hier, je lui ai donné plein d'argent avant-hier, je lui prête ma voiture pendant mon absence et je m'inquiète pour mon petit-fils quand elle appelle en larmes comme ça, ses larmes à elle mêlées à celle du bébé en arrière-fond. Je suis allée lui conduire Quinze ans, qui, avec son bon coeur et son adoration pour Bébé, ne demandait pas mieux.
Je veux mon condo impeccable pour mon amie qui va venir habiter avec Quinze ans pendant mon voyage. Autre source de stress. Je n'entre pas encore tout à fait dans mes vêtements mais ça s'en vient. Me priver comme ça n'aide pas mon moral. Je me le crée mon stress, je m'en rends bien compte en me relisant. Et en plus, je ne dors plus. Mais tout va ensemble, je sais bien.
Quand je serai enfin dans l'avion, je rirai de ma bêtise pré-départ. Je voudrais y être déjà et puis, non, je ne suis pas prête, pas du tout prête et ça n'avance pas.
Quand je cherche un moyen rapide d'apaiser mon stress, je pense tout de suite à faire l'amour. Une formidable façon de me calmer. Pas trop accessible. Pas seulement parce que je n'ai pas de partenaire. Pas tous les partenaires qui ont envie de faire l'amour sur commande pour calmer les nerfs de leur compagne. Ensuite, je pense vin, bouteille de vin. Pas question, trop de calories! Alors, je vous écris et ça me relaxe déjà un peu. Ensuite, je prendrai ma liste et je cocherai à mesure ce que j'accomplis. Et puis, une petite course à pied, toujours efficace. Et demain, ça ira mieux. Il le faut.
Je ne corresponds pas du tout à cette image idyllique de la voyageuse calme, assurée et confiante. Plus le temps passe, plus j'ai la larme à l'oeil. Je cours dans tous les sens, m'assurant la plus grande inefficacité possible. Je suis impatiente avec Quinze ans, qui semble en grand besoin de moi ces jours-ci. Je veux faire la cassure maintenant, tout de suite, qu'elle s'assume en adulte vu que je n'y serai plus. Et voilà que Dix-neuf ans appelle, elle veut sa soeur pour l'aider, son bébé pleure et elle n'en peut plus. Ça ne lui prend pas longtemps pour qu'elle n'en puisse plus. Cette fois, ça m'énerve, je l'ai vue hier, je lui ai donné plein d'argent avant-hier, je lui prête ma voiture pendant mon absence et je m'inquiète pour mon petit-fils quand elle appelle en larmes comme ça, ses larmes à elle mêlées à celle du bébé en arrière-fond. Je suis allée lui conduire Quinze ans, qui, avec son bon coeur et son adoration pour Bébé, ne demandait pas mieux.
Je veux mon condo impeccable pour mon amie qui va venir habiter avec Quinze ans pendant mon voyage. Autre source de stress. Je n'entre pas encore tout à fait dans mes vêtements mais ça s'en vient. Me priver comme ça n'aide pas mon moral. Je me le crée mon stress, je m'en rends bien compte en me relisant. Et en plus, je ne dors plus. Mais tout va ensemble, je sais bien.
Quand je serai enfin dans l'avion, je rirai de ma bêtise pré-départ. Je voudrais y être déjà et puis, non, je ne suis pas prête, pas du tout prête et ça n'avance pas.
Quand je cherche un moyen rapide d'apaiser mon stress, je pense tout de suite à faire l'amour. Une formidable façon de me calmer. Pas trop accessible. Pas seulement parce que je n'ai pas de partenaire. Pas tous les partenaires qui ont envie de faire l'amour sur commande pour calmer les nerfs de leur compagne. Ensuite, je pense vin, bouteille de vin. Pas question, trop de calories! Alors, je vous écris et ça me relaxe déjà un peu. Ensuite, je prendrai ma liste et je cocherai à mesure ce que j'accomplis. Et puis, une petite course à pied, toujours efficace. Et demain, ça ira mieux. Il le faut.
samedi 3 avril 2010
Pâques
C'est aujourd'hui que l'on fête ça, une journée à l'avance. Parce qu'on fête au restaurant, nous et que c'est plus commode d'avoir des places aujourd'hui. Je me rappelle quand les enfants étaient petits et que je cachais des cocos partout et qu'ils les quêtaient, ravis, leur panier d'osier au bras. Ce rituel me venait de mon enfance et j'ai un souvenir précis de la maison où nous habitions et je visualise encore les meilleures cachettes, celles où le magot se trouvait! J'étais la plus vieille et j'ai su très tôt que le généreux lapin de Pâques était mon père, mais j'ai fait semblant bien longtemps d'y croire, dans la joie. Mon petit-fils vivra tout probablement le même rituel magique. Tradition de plaisir.
jeudi 1 avril 2010
Priorité
Il faut que je perde cinq livres minimum avant mon voyage. Essentiel. Raison économique. J'essaie mes vêtements de voyage et ils sont trop serrés. Pas question que j'en achète d'autres. J'ai huit jours! Je fais ce qui marche, le défi entre dans mes objectifs, les légumes, peu de calories dans la plupart d'entre eux, je garde. Les fruits, un ou deux, pas plus. Je vais y arriver. Je le veux. L'exercice, bien sûr, absolument, bon pour tout, l'exercice. Je m'en vais au yoga. À la course!
mercredi 31 mars 2010
Trois fois passera...
... et disparaîtra. Plus aucune nouvelle de Jeune homme! Trois belles rencontres,agréables pour moi et où j'étais vraiment moi-même. C'est positif. Je n'ai pas tenté à tout prix de plaire, comme je fais parfois quand un homme m'impressionne. Peut-être que je n'étais pas si impressionnée que ça ou bien peut-être que je me suis améliorée côté relations amoureuses. Je vais pencher pour le deuxième choix qui est bon pour mon moral.
Que ça finisse rapidement, on n'y peut rien. En fait, à mon âge, ce qui est dur, c'est d'être rejetée physiquement, parce que je doute de mes charmes. J'ai acheté le livre de madame Robert sur les femmes Vintage et j'ai bien hâte de le lire. Donc, le pire rejet est le rejet physique. Ma culture et mon intelligence, j'ai peu de doutes là-dessus, tandis que je doute que je sois encore séduisante. Qu'un homme ait envie de profiter de mon corps,c'est plus valorisant qu'autre chose. C'est exactement ce que je faisais aussi, profiter du sien.
Alors, il peut bien disparaître dans la brume, sa rencontre m'a fait du bien et là, je m'en vais en Chine la semaine prochaine. Tout va bien, vraiment...
Que ça finisse rapidement, on n'y peut rien. En fait, à mon âge, ce qui est dur, c'est d'être rejetée physiquement, parce que je doute de mes charmes. J'ai acheté le livre de madame Robert sur les femmes Vintage et j'ai bien hâte de le lire. Donc, le pire rejet est le rejet physique. Ma culture et mon intelligence, j'ai peu de doutes là-dessus, tandis que je doute que je sois encore séduisante. Qu'un homme ait envie de profiter de mon corps,c'est plus valorisant qu'autre chose. C'est exactement ce que je faisais aussi, profiter du sien.
Alors, il peut bien disparaître dans la brume, sa rencontre m'a fait du bien et là, je m'en vais en Chine la semaine prochaine. Tout va bien, vraiment...
mardi 30 mars 2010
Menu du 30 mars 2010
Je poursuis toujours mon défi 10/60. Au niveau alimentaire, ça va très bien. Je ne maigris pas, je ne grossis pas mais ce n'était pas le but non plus. Pour maigrir, faut couper sur les quantités, ce que je ne fais pas. Et puis, je ne fais pas toujours 60 minutes d'exercice par jour non plus. Faudrait, oui, faudrait... Mais j'aime mes repas et je réussis assez facilement à caser trois fruits et sept légumes dans mon menu.
Déjeuner
Mon super déjeuner santé que j'adore!
graines de lin, graines de chanvre, graines de chia, gruau, 1 t. d'ananas (en boîte et pas bio, faut que je fasse l'épicerie!), on chauffe le tout dans l'eau et on recouvre du délicieux kéfir bio Pinehedge. Parsemé de quelques noix de Grenoble. De l'énergie à revendre dans ce délicieux repas.
2 portions de fruit
Collation
Un demi-pamplemousse
Un morceau de brie
1 portion de fruit
Dîner
Soupe aux légumes 2 tasses
sandwich à l'humus
4 portions de légumes
Collation
1 carotte avec trempette au yogourt
1 portion de légume
Souper au restaurant vietnamien
Bol du printemps au tofu et légumes
au moins 2 portions de légumes
Donc dix portions de fruits et légumes.
Exercice: euh... pas fort, pas fort. Je n'arrive pas à m'y remettre, je ne sais pas trop pourquoi. Pas de yoga du tout. Qu'est-ce qui m'arrive? Je pars en Chine dans une semaine, j'organise le voyage de Quinze ans en Espagne et on dirait que tout le reste a pris le bord.
Déjeuner
Mon super déjeuner santé que j'adore!
graines de lin, graines de chanvre, graines de chia, gruau, 1 t. d'ananas (en boîte et pas bio, faut que je fasse l'épicerie!), on chauffe le tout dans l'eau et on recouvre du délicieux kéfir bio Pinehedge. Parsemé de quelques noix de Grenoble. De l'énergie à revendre dans ce délicieux repas.
2 portions de fruit
Collation
Un demi-pamplemousse
Un morceau de brie
1 portion de fruit
Dîner
Soupe aux légumes 2 tasses
sandwich à l'humus
4 portions de légumes
Collation
1 carotte avec trempette au yogourt
1 portion de légume
Souper au restaurant vietnamien
Bol du printemps au tofu et légumes
au moins 2 portions de légumes
Donc dix portions de fruits et légumes.
Exercice: euh... pas fort, pas fort. Je n'arrive pas à m'y remettre, je ne sais pas trop pourquoi. Pas de yoga du tout. Qu'est-ce qui m'arrive? Je pars en Chine dans une semaine, j'organise le voyage de Quinze ans en Espagne et on dirait que tout le reste a pris le bord.
lundi 29 mars 2010
La persévérance paie
Je suis heureuse d'annoncer qu'après avoir suivi un cours de conduite complet, des cours supplémentaires et puis une autre série complète de cours de conduite dans une autre école, après trois tentatives infructueuses, ma grande Dix-neuf ans a réussi son examen de conduite ce matin. Bravo Fillette! Je suis fière de toi. Tu n'as jamais songé à lâcher et tu seras une excellente conductrice, je le sais.
dimanche 28 mars 2010
Des voyages et des filles
Quinze ans aime voyager. Dans le monde entier. C'est son rêve. Elle étudie l'anglais, ne le parle pas vraiment mais le comprend. Une de ses amies fait un stage cet été en Angleterre. Cours le matin et activités l'après-midi et puis vie dans une famille anglaise. Quinze ans, qui en aura 16, voudrait y aller aussi. L'autre fille est en secondaire 4, la mienne dans une classe spéciale. Académiquement, elle n'a pas complété le primaire. Me semblait que c'était gros pour elle et je le pense toujours. Se débrouiller avec l'argent, comprendre des cours d'anglais de niveau collégial, gérer son temps, se retrouver dans un pays étranger dont elle ne parle tout de même pas la langue. Trop gros. Je décide de l'amener à la réunion d'information du cegep Maisonneuve, ce sont eux qui organisent ces stages. Mon but étant qu'elle se rende compte par elle-même que c'était trop pour elle. Mais non, elle veut y aller, est enthousiaste. Et là, c'est moi qui panique. Un peu. Le soir, la nuit. Le jour, ça va. Et puis, ce n'est même plus certain que l'amie y aille. Il y a des stages en Espagne aussi, plus encadrés. Bref, on jongle avec tout ça. Je ne veux pas transmettre mes inquiétudes à ma courageuse fille, ma merveilleuse fille qui fonce dans la vie. Je ne veux pas non plus la lancer dans la gueule du loup et lui faire vivre des échecs. Lui faire confiance, bien sûr, mais... mais...
En cas de doute, je vais faire ce que je conseille à Angelika: me détacher du problème, penser à moi, relaxer. On va bruncher en famille ce matin et ensuite, je revois le Jeune Homme de l'autre fois. Les deux activités devraient me faire du bien et éclairer ma lanterne, tout en douceur.
En cas de doute, je vais faire ce que je conseille à Angelika: me détacher du problème, penser à moi, relaxer. On va bruncher en famille ce matin et ensuite, je revois le Jeune Homme de l'autre fois. Les deux activités devraient me faire du bien et éclairer ma lanterne, tout en douceur.
samedi 27 mars 2010
Intermède
Quand je suis trop "parfaite" dans quelque chose, c'est inévitable, je finis par craquer! Trois croissants pour déjeuner, aucun fruit et là, j'ai une de ces envies de chocolat...
Saviez-vous qu'il y a un nouveau Juliette et Chocolat qui est ouvert au coin de ma rue depuis un mois déjà et que j'ai réussi à ne pas encore y mettre les pieds?
Aujourd'hui, je ne réponds plus de rien. Demain sera un autre jour.
Saviez-vous qu'il y a un nouveau Juliette et Chocolat qui est ouvert au coin de ma rue depuis un mois déjà et que j'ai réussi à ne pas encore y mettre les pieds?
Aujourd'hui, je ne réponds plus de rien. Demain sera un autre jour.
jeudi 25 mars 2010
Menu du 25 mars
Déjeuner
Une omelette au curcuma (combattons le cancer sous tous les fronts) débordante de légumes (oignons, champignons, ail) et vraiment délicieuse, ma foi!
une poire
2 portions de légumes, une portion de fruit
Collation: 20 beaux raisins noir+ deux cuillerées de délicieux kéfir Pinehedge (définitivement le meilleur!)
une portion de fruit
Dîner: Je vais manger au restaurant avec une amie de blogue, voyons voir ce que je vais trouver qui déborde de légumes!
un panini au fromage de chèvre et aubergine
Collation
Une poire (encore? Ben quoi, on a un gros panier de poires bio à manger, Quinze ans et moi!) + quelques noix
une portion de fruit
Souper
aiglefin
un verre de vin
1 t. de purée de patates sucrées et carottes à la cannelle et au cumin (un délice! du vrai bonbon)
1 t. de brocoli (pas mon légume préféré mais il a trop de qualités nutritives pour ne pas le mettre au menu)
1 tomate (ne pas en racheter avant la prochaine récolte, même les bios ne goûtent rien à ce temps-ci de l'année)
trois délicieux morceaux de chocolat noir
J'ai bien aimé mon gros souper!
Exercice: Deux heures et demie de marche. Il faisait beau, c'était magnifique!
Une omelette au curcuma (combattons le cancer sous tous les fronts) débordante de légumes (oignons, champignons, ail) et vraiment délicieuse, ma foi!
une poire
2 portions de légumes, une portion de fruit
Collation: 20 beaux raisins noir+ deux cuillerées de délicieux kéfir Pinehedge (définitivement le meilleur!)
une portion de fruit
Dîner: Je vais manger au restaurant avec une amie de blogue, voyons voir ce que je vais trouver qui déborde de légumes!
un panini au fromage de chèvre et aubergine
Collation
Une poire (encore? Ben quoi, on a un gros panier de poires bio à manger, Quinze ans et moi!) + quelques noix
une portion de fruit
Souper
aiglefin
un verre de vin
1 t. de purée de patates sucrées et carottes à la cannelle et au cumin (un délice! du vrai bonbon)
1 t. de brocoli (pas mon légume préféré mais il a trop de qualités nutritives pour ne pas le mettre au menu)
1 tomate (ne pas en racheter avant la prochaine récolte, même les bios ne goûtent rien à ce temps-ci de l'année)
trois délicieux morceaux de chocolat noir
J'ai bien aimé mon gros souper!
Exercice: Deux heures et demie de marche. Il faisait beau, c'était magnifique!
mardi 23 mars 2010
Petit-fils
Je vais le chercher aujourd'hui. Il a maintenant neuf mois. Se développe remarquablement bien. Il vit dans la pauvreté mais a d'excellents parents. Il faut voir les sourires qu'il leur fait et l'état de confiance et d'exploration de ce bel enfant mulâtre (mausus que ça fait de beaux enfants!).
Le papa de vingt ans a eu une enfance difficile. Ça m'inquiétait pas mal au début. J'avais même déjà conseillé à ma fille de ne pas laisser le bébé seul avec lui. Or, il s'avère un père merveilleux, qui rachète son enfance gâchée en tentant de donner une enfance heureuse à son bébé. Il se valorise beaucoup à travers son enfant. Et il a raison. Quoi de plus beau, de plus admirable, de plus utile, que de s'occuper d'un plus petit que soi et de répondre efficacement à ses besoins?
Alors, on se promènera ensemble à quatre pattes dans la maison, petit-fils et moi, à défaut de la grande promenade en poussette qui était prévue. Il pleut à verse. Et je le retournerai à la maman occupée dès quinze heures, épuisée probablement (que ça demande donc de l'énergie, un tout petit enfant, on l'oublie!), mais rapidement regaillardie par ma soirée projetée avec Jeune Homme.
Explication: épuisée, dans le paragraphe précédent, faisait référence à moi, pas à la maman du bébé. Ma fille, elle, sera radieuse, je le sais. Un cours de conduite ce matin (ça fait trois fois que je lui en paie et ça fait trois fois qu'elle coule son examen de conduite, la persévérance finira bien par payer, on ne lâche pas) et ensuite, elle va visiter un cegep car elle pense s'y inscrire. L'avenir s'annonce bien!
Le papa de vingt ans a eu une enfance difficile. Ça m'inquiétait pas mal au début. J'avais même déjà conseillé à ma fille de ne pas laisser le bébé seul avec lui. Or, il s'avère un père merveilleux, qui rachète son enfance gâchée en tentant de donner une enfance heureuse à son bébé. Il se valorise beaucoup à travers son enfant. Et il a raison. Quoi de plus beau, de plus admirable, de plus utile, que de s'occuper d'un plus petit que soi et de répondre efficacement à ses besoins?
Alors, on se promènera ensemble à quatre pattes dans la maison, petit-fils et moi, à défaut de la grande promenade en poussette qui était prévue. Il pleut à verse. Et je le retournerai à la maman occupée dès quinze heures, épuisée probablement (que ça demande donc de l'énergie, un tout petit enfant, on l'oublie!), mais rapidement regaillardie par ma soirée projetée avec Jeune Homme.
Explication: épuisée, dans le paragraphe précédent, faisait référence à moi, pas à la maman du bébé. Ma fille, elle, sera radieuse, je le sais. Un cours de conduite ce matin (ça fait trois fois que je lui en paie et ça fait trois fois qu'elle coule son examen de conduite, la persévérance finira bien par payer, on ne lâche pas) et ensuite, elle va visiter un cegep car elle pense s'y inscrire. L'avenir s'annonce bien!
lundi 22 mars 2010
Obsession
Je suis malade. Je revois le charmant jeune homme du salon Manger santé demain soir et je ne pense qu'à ça. Un remède?
Menu du 22 mars
Déjeuner
pain et humus
1 tasse de bleuets et yogourt
2portions fruits
Dîner
pâtes au tofu, demi avocat, demi oignon, demi tasse maïs en grain
1portion fruit, 2 portions légumes
Collation
Mousse de céleri-rave (produit acheté marque"Jardinéo")
1portion légume
Souper
2 tasses de soupe aux légumes (passée au mélangeur) + trois quart de t. de pois chiches+ un peu de fromage pour gratiner
une tranche de pain
un verre de vin
4 portions de légumes
Total de 10 fruits et légumes atteint facilement.
Exercice: cours d'une heure de yoga kripalu (c'était difficile aujourd'hui, mon corps avait de la misère à suivre, une certaine raideur, je ne suis jamais certaine de rien en yoga, c'est le corps qui décide!), marche rapide d'une demi-heure.
pain et humus
1 tasse de bleuets et yogourt
2portions fruits
Dîner
pâtes au tofu, demi avocat, demi oignon, demi tasse maïs en grain
1portion fruit, 2 portions légumes
Collation
Mousse de céleri-rave (produit acheté marque"Jardinéo")
1portion légume
Souper
2 tasses de soupe aux légumes (passée au mélangeur) + trois quart de t. de pois chiches+ un peu de fromage pour gratiner
une tranche de pain
un verre de vin
4 portions de légumes
Total de 10 fruits et légumes atteint facilement.
Exercice: cours d'une heure de yoga kripalu (c'était difficile aujourd'hui, mon corps avait de la misère à suivre, une certaine raideur, je ne suis jamais certaine de rien en yoga, c'est le corps qui décide!), marche rapide d'une demi-heure.
Défi 10/60
C'est maintenant que ça commence. Trois fruits bio et sept légumes bio par jour. Une heure d'exercice. J'écris ça et ça me semble facile. Le frigo est plein. Va me rester à calculer et écrire. En attendant, je vais dormir un peu!
samedi 20 mars 2010
Un autre homme
Cet après-midi, je suis allée à l'expo santé manger ou manger santé, je ne sais trop, au Palais des Congrès. J'avais rendez-vous avec un jeune homme devant le kiosque de l'association végétarienne de Montréal. Pourquoi là? Parce que je fais partie de cette association et qu'ils m'avaient sollicitée pour y bénévoler. Je n'avais pas donné suite, ne me félicitez pas pour rien. Qui est le jeune homme en question? Vous êtes donc bien curieux, lecteurs! Bon, je ne fais plus partie d'aucun site de rencontres, mais je rencontre actuellement les "résidus", ceux dont j'avais l'adresse courriel depuis longtemps. Je les menace d'effacer leur adresse et de les faire dispaître de mon univers potentiel de rencontres. Avec les hommes, les menaces et ultimatums fonctionnent, car c'est le deuxième que je rencontre comme ça sous pression. Mince, pas très grand, de beaux yeux et une apparence vraiment juvénile. Il ne fait pas quarante ans. J'apprendrai pourtant qu'il en a cinquante et qu'il s'est rajeuni sur sa fiche. On se fait étamper et on sort du salon pour discuter tranquillement. Il parle et mon subsconscient se dit qu'il préférerait baiser tout l'après-midi au lieu de manger du yogourt et du tempeh biologiques.Mais bon, j'ai une certaine pudeur mal placée, alors non, je n'énonce pas mon souhait pervers. Je parle autant que lui, ça va rassurer notre chère Nanou. Je me sens à l'aise, détendue. On finit par une chaste bise et on retourne chacun de notre bord visiter ce salon. Se reverra-t-on? Vraiment aucune espèce d'idée. Au pif, comme ça, je penserais que non.
vendredi 19 mars 2010
Haïti
On n'en entend plus parler, c'était prévisible. La Croix-rouge ne m'a pas encore envoyé de reçu, malgré mes demandes. Ils sont encore débordés, semble-t-il. On a pourtant le droit de déclarer les dons faits en janvier et février 2010 dans notre rapport d'impôt de 2009, encore faut-il avoir le reçu!
Je parraine une petite fille avec Soleil des Nations. Au moins, celle-là a deux repas par jour, de la scolarisation, des livres, du papier, des crayons et une jolie école en plus.
Le peu d'information que j'ai est désolante. Viols dans les camps, plein de gens sans tentes encore, saison des pluies qui s'en vient, distribution de nourriture chaotique et sans foi ni loi. La misère, la grande misère. On voudrait tous les sortir de là.
Je parraine une petite fille avec Soleil des Nations. Au moins, celle-là a deux repas par jour, de la scolarisation, des livres, du papier, des crayons et une jolie école en plus.
Le peu d'information que j'ai est désolante. Viols dans les camps, plein de gens sans tentes encore, saison des pluies qui s'en vient, distribution de nourriture chaotique et sans foi ni loi. La misère, la grande misère. On voudrait tous les sortir de là.
jeudi 18 mars 2010
Prochain défi
Dix fruits ou légumes bios par jour pendant.... je ne sais pas combien de jours. On verra. Une semaine à la fois. Trois semaines,tiens. Après ça, je serai en Chine et on en mange beaucoup de légumes en Chine, alors je continuerai probablement! Exercice: une heure par jour, tous les jours. Je me suis inspirée de Petite Fadette, qui est en train de devenir ma compagne de défis et de Zen-Abelle, qui est déjà dedans. Je commence lundi prochain.
mardi 16 mars 2010
Mes livres
Dans mon autre vie, dans mon autre maison, j'étais entourée de livres. Des vrais, en papier. De grandes bibliothèques bien pleines partout. Certains qui dataient de mes vingt ans, plusieurs récents, j'étais une acheteuse de livres. Plus les quinze livres que je pouvais emprunter à ma bibliothèque de quartier, maintenant le nombre est passé à vingt-cinq. On peut tout à fait gratuitement s'entourer de nombreux bouquins nouveaux, actuels ou bien anciens et qui ont vécu, il n'en dépend que de nous et de nos grands sacs bien remplis quand on sort du Temple des Livres. Amen.
Dans mon désir et mon besoin de dépouillement en vue de mon déménagement dans plus petit, je devais me défaire de mes bouquins. Alors que pour tout le reste des possessions matérielles, le don fût facile et libérateur, pour les livres, le cheminement a été plus long. Voyez-vous, je les relisais à mesure avant de m'en débarrasser. J'ai dû arrêter quelques jours avant de quitter ma demeure. Pas question de déménager ces boites de livres dans mon autre maison. Il fallait me faire une raison. J'ai installé de grandes tables dehors et je les ai mis en exposition avec une affiche "à donner". Ces merveilleux trésors ont-ils tous disparu? Mais non, mais non. Les gens ont peur du don ou peut-être ont-ils peur des livres, qu'en sais-je? Mes bouquins restaient là pour la plupart.
Certains ont fini à la récupération, quelle honte!
J'ai fait deux boîtes des plus récents et je me suis essayée à l'Échange sur la rue Mont-Royal. J'en suis ressortie avec cent cinquante beaux dollars. Quelle chance!
Depuis lors, je n'ai plus que des livres de recettes et de yoga dans mes petites bibliothèques derrière la table de la salle à dîner. Ça me convient tout à fait. Allégée je suis, plus libre je me sens.
Dans mon désir et mon besoin de dépouillement en vue de mon déménagement dans plus petit, je devais me défaire de mes bouquins. Alors que pour tout le reste des possessions matérielles, le don fût facile et libérateur, pour les livres, le cheminement a été plus long. Voyez-vous, je les relisais à mesure avant de m'en débarrasser. J'ai dû arrêter quelques jours avant de quitter ma demeure. Pas question de déménager ces boites de livres dans mon autre maison. Il fallait me faire une raison. J'ai installé de grandes tables dehors et je les ai mis en exposition avec une affiche "à donner". Ces merveilleux trésors ont-ils tous disparu? Mais non, mais non. Les gens ont peur du don ou peut-être ont-ils peur des livres, qu'en sais-je? Mes bouquins restaient là pour la plupart.
Certains ont fini à la récupération, quelle honte!
J'ai fait deux boîtes des plus récents et je me suis essayée à l'Échange sur la rue Mont-Royal. J'en suis ressortie avec cent cinquante beaux dollars. Quelle chance!
Depuis lors, je n'ai plus que des livres de recettes et de yoga dans mes petites bibliothèques derrière la table de la salle à dîner. Ça me convient tout à fait. Allégée je suis, plus libre je me sens.
lundi 15 mars 2010
Un homme et un café
Alors que je désespérais un peu, c'est avec une immense nonchalance que je me suis présentée
à ce rendez-vous remis depuis des semaines. Pas l'ombre d'un espoir ou la pointe d'une excitation. On avait si peu en commun à part un goût pour l'écriture. Un bel homme. De mon âge. Il parle beaucoup. C'est une constante. Les hommes parlent et j'écoute. Ou je fais semblant d'écouter. Mais ça ne me dérangeait aucunement. Alors que je lui faisais la bise en quittant, il m'a dit que j'étais affectueuse. J'ai ri. "Affectueuse, moi? Mais tu n'as rien vu encore. "
à ce rendez-vous remis depuis des semaines. Pas l'ombre d'un espoir ou la pointe d'une excitation. On avait si peu en commun à part un goût pour l'écriture. Un bel homme. De mon âge. Il parle beaucoup. C'est une constante. Les hommes parlent et j'écoute. Ou je fais semblant d'écouter. Mais ça ne me dérangeait aucunement. Alors que je lui faisais la bise en quittant, il m'a dit que j'étais affectueuse. J'ai ri. "Affectueuse, moi? Mais tu n'as rien vu encore. "
La peur
J'écoute Jocelyne Robert à l'émission de Christiane Charette. La peur fait vieillir, la peur enlaidit, la peur crispe. La peur de vieillir est la pire des peurs. L'adultescence est un nouveau concept qu'elle a inventé, c'est cette période qui va de cinquante à soixante-dix-neuf ans. On n'est pas encore dans la vieillesse, pas du tout. Mais ma mère, qui a quatre-vingt-quatre ans, contesterait une telle classification, elle ne se sent pas vieille et ne l'est pas non plus!
Je suis d'accord sur les ravages de la peur. Vaincre la peur.
Clamer le droit à l'érotisme d'une femme qui n'a plus vingt ans. Certainement.
Les femmes vintage. Je lirai ce livre.
Je suis d'accord sur les ravages de la peur. Vaincre la peur.
Clamer le droit à l'érotisme d'une femme qui n'a plus vingt ans. Certainement.
Les femmes vintage. Je lirai ce livre.
dimanche 14 mars 2010
La pluie
J'aime la pluie. Journée musée ou cinéma ou bien marcher sous la pluie sous mon joli parapluie rouge. Ou bien tout ça. Avec ma Quinze ans. Ou pas. Daignera-t-elle m'accompagner? J'aime la pluie.
vendredi 12 mars 2010
Un tout petit down
C'est pas tout à fait vrai que de m'imaginer ma vie amoureuse terminée, finie, capout, ne me fasse rien du tout. Ben voyons donc, à un âge si tendre encore, me semble que c'est absolument tout à fait impossible. Vais-je devenir un blogue de pleureuse sur son sort? Vous savez bien que non. Il doit y avoir une solution en quelque part. Vite comme ça, elle ne me vient pas à l'esprit. Je ne pogne plus sur les sites de rencontres, mais ça je vous l'avais déjà dit. J'ai peu d'hommes de mon âge dans mon entourage immédiat. Peu d'hommes tout court en fait.
Le mieux, c'est ce que je faisais, ne plus y penser et me tenir super occupée. Dans un mois, je serai en Chine. Et c'est le printemps. Je n'ai vraiment pas de raison de me plaindre.
Le mieux, c'est ce que je faisais, ne plus y penser et me tenir super occupée. Dans un mois, je serai en Chine. Et c'est le printemps. Je n'ai vraiment pas de raison de me plaindre.
lundi 8 mars 2010
Le goût du sucre
J'ai une liste longue de même de choses à faire et je reste ici, devant mon écran, toute seule dans mon petit condo que j'aime, avec un peu de soleil qui me caresse et un café décaféiné, le seul de ma journée. Finies les journées avec six, sept ou huit cafés bien corsés et je ne m'en porte pas plus mal, je m'en porte même mieux. Le goût du sucre est revenu par contre et je dois lutter. Je gagne la lutte pas mal, une banane avec mon déjeuner ce n'est pas la débâcle tout de même, mais ça entretient le goût du sucre et je me surprends à fantasmer tartes et gâteaux et chocolats. C'est que je suis économe moi et je ne pouvais pas passer à côté de cet immense paquet de bananes biologiques soldées à deux dollars parce que trop mûres. J'en ai fait un gâteau sans sucre hier, délicieux, trop délicieux, étant sans sucre, je pouvais en manger n'est-ce-pas? Mauvaise idée finalement. Je suis comme l'alcoolique dans les AA qui ne prend qu'un petit verre. Plein de conséquences physiologiques et psychologiques suivront et les dangers de rechute sont immenses. Le gâteau est fini alors n'en parlons plus. Les bananes restantes sont au congélateur. Ça se congèle très bien des bananes. Une leçon pour moi: ce n'est pas parce que ce n'est pas cher que c'est une bonne affaire.
dimanche 7 mars 2010
Hymne à ma vie
Des films, du théâtre, du yoga, de la jeunesse à la maison, des galeries d'art avec une amie qui achète des tableaux, quelle belle extraordinaire passion,ma Quinze ans et ses nombreuses amies, toutes belles et dynamiques, des repas santé pour la petite gang, du bio seulement, le bonheur de bien nous nourrir, et puis ce voyage qui s'en vient en même temps que le printemps, de la joie, du coeur à l'ouvrage et mes amies si merveilleuses qui m'entourent et que j'entoure aussi, cocon de confiance et de confidences, et la santé et l'énergie. Reconnaissance.
mardi 2 mars 2010
Relâche
Pas de défi cette semaine, sauf ce qui est déjà commencé évidemment. Je n'abandonnerai certainement pas ma chère Petite Fadette et moi aussi, je ferai sept heures de yoga en sept jours. Le défi d'en faire quatorze la semaine passée, n'a pas été réussi. J'ai fait 10.5 heures de yoga en sept jours et j'ai trouvé que c'était énorme. Des bienfaits? Absolument! De l'énergie et ce ventre qui s'aplatit. Le yoga, ça vaut la peine, aucun doute là-dessus. Je le garde, je le chéris, je l'exerce, je le partage.
Mais pour le reste, c'est la relâche et je fais relâche aussi!
Mais pour le reste, c'est la relâche et je fais relâche aussi!
vendredi 26 février 2010
jeudi 25 février 2010
Le tofu
Une amie lectrice, me sachant végétarienne, me demande mes recettes de tofu. Hum... c'est que, depuis mon Défi sans sucre, je n'en mange plus de tofu. Le soya ne serait plus un produit santé, mes chers amis. Allons-nous virer fous avec tous ces changements alimentaires? Que non, que non, nous suivons la vague tout simplement. Le soya est maintenant cultivé à grande échelle, il épuise la terre, il prend toute la place et en plus, il es transgénique! Avez-vous entendu parler de Monsanto? Vous devriez!
Alors, économe comme je suis et pas maniaque pour deux sous, je vais tout de même consommer mes restants de tofu longue-durée (ceux qu'on peut laisser dans l'armoire), mais ensuite, je n'achète plus de tofu. J'ai acheté un sac de pois chiches de 5 kilos au Super C, un autre de haricots rouges, un de haricots noirs et un de lentilles rouges (pas besoin de faire tremper les lentilles) pour 8 dollars chacun, en spécial, mais le prix régulier est d'à peu près dix dollars, pas cher, pas cher. Et réalisez-vous c'est combien gros un sac de cinq kilos??? C'est énorme, vraiment énorme. Évidemment, on n'est que deux, alors j'ai semé une partie de mes haricots chez parents et voisins. Mais une famille qui veut économiser ou qui n'a pas le choix d'économiser pourrait se nourrir longtemps et très bien avec des haricots, du riz brun et des légumes. Santé, nourrissant et tout à fait délicieux quand on sait les apprêter.
Le soya fermenté, par contre, est bon pour la santé et recommandé. Miso, tamari, tempeh et autre que je ne connais pas. Le tempeh non plus, je ne connaissais pas avant le Défi sans sucre. J'ai découvert congelé dans un magasin d'aliments naturels et j'ai adoré le goût. Depuis lors, j'en consomme régulièrement.
Mais ce qui constitue la base de mon alimentation question protéines, ce sont les légumineuses. Il y en a tant de sortes, il y a tant de manières de les apprêter et ce sont des aliments hyper-économiques quand on les fait cuire soi-même. Pas compliqué du tout de les faire cuire. On les fait tremper quelques heures ou toute la nuit si on veut, on jette l'eau, on remet de l'eau fraîche et on fait bouillir. Pas plus sorcier que ça.
Alors, économe comme je suis et pas maniaque pour deux sous, je vais tout de même consommer mes restants de tofu longue-durée (ceux qu'on peut laisser dans l'armoire), mais ensuite, je n'achète plus de tofu. J'ai acheté un sac de pois chiches de 5 kilos au Super C, un autre de haricots rouges, un de haricots noirs et un de lentilles rouges (pas besoin de faire tremper les lentilles) pour 8 dollars chacun, en spécial, mais le prix régulier est d'à peu près dix dollars, pas cher, pas cher. Et réalisez-vous c'est combien gros un sac de cinq kilos??? C'est énorme, vraiment énorme. Évidemment, on n'est que deux, alors j'ai semé une partie de mes haricots chez parents et voisins. Mais une famille qui veut économiser ou qui n'a pas le choix d'économiser pourrait se nourrir longtemps et très bien avec des haricots, du riz brun et des légumes. Santé, nourrissant et tout à fait délicieux quand on sait les apprêter.
Le soya fermenté, par contre, est bon pour la santé et recommandé. Miso, tamari, tempeh et autre que je ne connais pas. Le tempeh non plus, je ne connaissais pas avant le Défi sans sucre. J'ai découvert congelé dans un magasin d'aliments naturels et j'ai adoré le goût. Depuis lors, j'en consomme régulièrement.
Mais ce qui constitue la base de mon alimentation question protéines, ce sont les légumineuses. Il y en a tant de sortes, il y a tant de manières de les apprêter et ce sont des aliments hyper-économiques quand on les fait cuire soi-même. Pas compliqué du tout de les faire cuire. On les fait tremper quelques heures ou toute la nuit si on veut, on jette l'eau, on remet de l'eau fraîche et on fait bouillir. Pas plus sorcier que ça.
mercredi 24 février 2010
Défi
Cette semaine, c'est un défi yoga. Quatorze heures en sept jours. J'en suis à la troisième journée et j'ai quatre heures de faites, alors va falloir accélérer la cadence. Je vais y arriver. Je rencontre de nouveaux profs extraordinaires et j'aime toujours autant les anciens. Ça va bien.
mardi 23 février 2010
Deux gars, un matin...
Vous ai-je dit que j'ai une adolescente de quinze ans? Et qui dit adolescence, dit imprévu et changements rapides et inquiétude aussi, mais pour l'inquiétude, j'essaie de me dompter et j'y arrive parfois. Samedi soir, Fillette est avec une amie, elles vont voir les spectacles du festival des lumières, rentrent à onze heures comme convenu, décident de prendre un bain commun avec leurs maillots de bain sur le dos! et s'amusent comme des folles. Elles étaient encore dans la baignoire à minuit quand je leur souhaite bonne nuit et tombe dans le sommeil des justes. Je dors beaucoup mieux depuis que j'ai fait le Défi trente jours sans sucre et que je ne prends plus que rarement de café, un aux deux jours à peu près. Je me réveille à huit heures, j'ai vaguement entendu du bruit, suspects les bruits, d'habitude, Quinze ans dort jusqu'à midi la fin de semaine et là, il y a quelque chose d'étrange qui se passe, je le sais et je le sens. Je me dirige vers sa chambre et j'ouvre la porte sans frapper. Devant moi, il y a un jeune homme, tout habillé. Dans le lit, ma fille et son amie. "Il y a combien de monde ici?" "Quatre", me répond franchement ma fille. C'est seulement là que je remarque une troisième tête qui émerge de la couette, masculine celle-là. Je reste calme mais mon coeur bat un peu la chamade. "Messieurs, vous devez quitter, je dois parler à ma fille." Personne ne bouge. "Maintenant!" J'ai haussé le ton et le jeune homme du lit en sort. Il est tout habillé. Les jeunes partent, penauds. L'amie de Quinze ans veut partir aussi. Je ne la retiens pas.
Rester calme. Quinze ans me dit alors que l'un des garçons est le chum de son amie et l'autre l'ami du chum de son amie. Bon... ils voulaient les visiter et moi je dormais et elle ne voulait pas me réveiller. Quelle gentillesse! Alors, ils ont communiqué par textos et quand ils sont arrivés, ils n'ont pas sonné, toujours dans le but de ne pas me réveiller et elle est descendue silencieusement leur ouvrir et ils parlaient tous les quatre et ils ne faisaient rien de mal et je me suis énervée pour rien. Peut-être bien, mais la prochaine fois, tu me réveilleras, d'accord, Quinze ans? Je préférerais.
Rester calme. Quinze ans me dit alors que l'un des garçons est le chum de son amie et l'autre l'ami du chum de son amie. Bon... ils voulaient les visiter et moi je dormais et elle ne voulait pas me réveiller. Quelle gentillesse! Alors, ils ont communiqué par textos et quand ils sont arrivés, ils n'ont pas sonné, toujours dans le but de ne pas me réveiller et elle est descendue silencieusement leur ouvrir et ils parlaient tous les quatre et ils ne faisaient rien de mal et je me suis énervée pour rien. Peut-être bien, mais la prochaine fois, tu me réveilleras, d'accord, Quinze ans? Je préférerais.
lundi 22 février 2010
Huit jours, huit films
Que voilà un défi qui m'a plu! Pas trop cher en plus car six films sur huit ont été vus au ciné du Parc et comme j'ai une carte, un film me revient à sept dollars. Il y a bien Avatar qui a été plus cher, mais il le valait. Je le conseille,oui, même aux gens comme moi qui n'aiment pas trop la guerre, les effets visuels sont fantastiques et la poésie aussi et on y croit à l'histoire d'amour. Notre ami Tony vous en parlera bien mieux que moi, lui qui y est retourné trois fois. Samedi, j'ai vu Fish Tank et là, je voulais au départ vous dire de ne pas y aller, que c'est nul, bon, pas nul, j'avais bien vu les qualités cinématographiques et l'excellent jeu des acteurs, mais (attention, ne pas lire la suite si vous allez voir le film, je révèle les punchs) on s'en doutait bien que le charmant beau-père qui semblait être le seul à comprendre l'adolescente, le seul capable d'apprivoiser la rebelle, on s'en doutait bien donc qu'il le faisait en partie pour son jeune cul et qu'il rêvait de la mettre dans son lit. Je m'en doutais donc mais j'avais l'espoir d'autre chose, là, ça aurait été vraiment original et porteur d'espoir, mais non, il la pénètre plutôt sauvagement alors que la mère de la petite est complètement soûle dans la chambre d'à-côté et tout ce qui semblait beau devient sordide. Et en plus, le seul espoir de la gamine de quinze ans, ce concours de danse pour lequel elle se prépare, se révèle de la danse cochonne de club. La petite se sauve. C'est bien campé, oui, la misère, le désespoir tranquille... allez le voir, c'est bon mais c'est triste.
Si vous êtes dans le Vieux, il ne faut pas manquer Van Gogh (bon, celui-là aussi était plus cher, 12 dollars), un film fait à partir de ses oeuvres. Bien aimé. Court mais efficace.
Il y a bien Revanche que je vous recommande aussi. Ça se passe en Autriche, c'est parfois long mais jamais ennuyant. Belles prises de vue. Surprenant. Pas joyeux, joyeux, je vous avertis. Milieu de la prostitution et puis la campagne et puis... allez le voir.
Casablanca que j'ai vu en finale du festival international du film romantique de Montréal. Quoi, vous n'en aviez pas entendu parler? Ce festival en est à sa première année et il a présenté peu de films mais il devrait revenir en force l'année prochaine. C'est une charmante idée, je trouve et il était bien plaisant de revoir Humphrey et Ingrid dans une salle pleine d'aficionados.
Les films pour tous qui m'ont plus, An education, charming movie, Angleterre, fille de seize ans dans l'histoire mais qui a l'air bien plus vieille comme me le faisait remarquer Quinze ans qui m'accompagnait, amour, trahison. Ça reste léger et c'est du bon divertissement de qualité. Il en est de même de Fantastic Mr. Fox, qui plaira aux grands autant et peut-être plus, qu'aux petits.
Étreintes brisées, j'ai aimé, beaucoup, mais je suis une fan inconditionnelle d'Almodovar.
Si vous êtes dans le Vieux, il ne faut pas manquer Van Gogh (bon, celui-là aussi était plus cher, 12 dollars), un film fait à partir de ses oeuvres. Bien aimé. Court mais efficace.
Il y a bien Revanche que je vous recommande aussi. Ça se passe en Autriche, c'est parfois long mais jamais ennuyant. Belles prises de vue. Surprenant. Pas joyeux, joyeux, je vous avertis. Milieu de la prostitution et puis la campagne et puis... allez le voir.
Casablanca que j'ai vu en finale du festival international du film romantique de Montréal. Quoi, vous n'en aviez pas entendu parler? Ce festival en est à sa première année et il a présenté peu de films mais il devrait revenir en force l'année prochaine. C'est une charmante idée, je trouve et il était bien plaisant de revoir Humphrey et Ingrid dans une salle pleine d'aficionados.
Les films pour tous qui m'ont plus, An education, charming movie, Angleterre, fille de seize ans dans l'histoire mais qui a l'air bien plus vieille comme me le faisait remarquer Quinze ans qui m'accompagnait, amour, trahison. Ça reste léger et c'est du bon divertissement de qualité. Il en est de même de Fantastic Mr. Fox, qui plaira aux grands autant et peut-être plus, qu'aux petits.
Étreintes brisées, j'ai aimé, beaucoup, mais je suis une fan inconditionnelle d'Almodovar.
vendredi 19 février 2010
Enfants d'Haïti
Je suis fascinée par les blogues des nouvelles mamans qui viennent juste d'accueillir leurs bébés d'Haïti, l'adoption ayant été accélérée afin de rapatrier les enfants en péril dans les orphelinats à cause du séisme. Accélérée, c'est vite dit dans le cas de Manuela que ses parents attendaient depuis des années, mais réel dans celui de Petite Fleur que la maman est allée chercher plus rapidement que prévu et dans celui de Samantha, tellement menue et qui me rappelle tant ma Dix-neuf ans à son arrivée. Les enfants s'adaptent rapidement, les parents sont heureux, de belles histoires, de ravissantes photos, de l'amour, de l'excitation et de nouvelles citoyennes qui seront un apport pour notre société.
mercredi 17 février 2010
L'âge de la désirabilité
Il semble que l'âge magique où une femme soit encore utilisable, présentable et désirable pour un homme soit de cinquante-cinq ans. C'est comme un maximum. Après ça, on devient invisible. Carrément. Pour dire vrai, j'en ai vraiment fait l'expérience concrètement. Je mets cinquante-cinq ans sur ma fiche, j'ai des visites et des coucous, pas en nombre considérable, mais il y en a. Même les jeunes hommes sont intéressés à baiser une femme d'expérience. Je mets cinquante-six (mon âge véritable), plus rien. De cinquante-cinq à cinquante-six, on passe abruptement de mûre à vieille. D'un seul coup. Assez incroyable, non? J'étais fâchée avec l'Homme-qui-veut-se-marier avant-hier parce que, bien qu'il ait soixante-cinq ans, il ne fréquenterait jamais au grand jamais une femme de cet âge. En fait, lui non plus ne dépasse jamais cinquante-cinq ans chez les femmes dont il consulte la fiche. Je serais donc trop vieille pour lui aussi! Actuellement, la femme qu'il fréquente ou plutôt qu'il essaie de fréquenter parce qu'ils ne se sont vus que quatre fois en six semaines, a cinquante ans.
Je fais quoi avec ça? Pas grand chose. Je ne vais pas m'humilier, me vendre à rabais, me payer un gigolo. Je vais m'acheter un bon vibrateur, meilleur que mes boules chinoises et prendre soin de moi moi-même. Beaucoup d'exercice, une vie occupée, utile, la santé, la famille, les amis, les voyages, la culture. La sexualité, c'est certain qu'il ne faut pas la mettre de côté et je n'ai nulle envie de le faire, mais ce sera une sexualité en solo, aussi longtemps qu'il le faut. On n'en meurt pas. Du yoga, tiens, plein de yoga. Certains yogis subliment leur sexualité. J'explore toutes les avenues. L'aigreur et le ressentiment n'en font certainement pas partie.
Je fais quoi avec ça? Pas grand chose. Je ne vais pas m'humilier, me vendre à rabais, me payer un gigolo. Je vais m'acheter un bon vibrateur, meilleur que mes boules chinoises et prendre soin de moi moi-même. Beaucoup d'exercice, une vie occupée, utile, la santé, la famille, les amis, les voyages, la culture. La sexualité, c'est certain qu'il ne faut pas la mettre de côté et je n'ai nulle envie de le faire, mais ce sera une sexualité en solo, aussi longtemps qu'il le faut. On n'en meurt pas. Du yoga, tiens, plein de yoga. Certains yogis subliment leur sexualité. J'explore toutes les avenues. L'aigreur et le ressentiment n'en font certainement pas partie.
lundi 15 février 2010
Nouveau défi
Amusant celui-là. Un film par jour. Au cinéma évidemment! Jusqu'à... ce que ça ne me tente plus. Ce soir, Revanche au cinéma du Parc.
Homme
Le monsieur-qui-veut-se-marier viendra me chercher pour aller dîner après mon yoga. Il aurait quelque chose à me dire. Ça ne marche plus avec sa femme-qui-veut-se-marier, je le sais déjà. Au cas où sa flamme pour moi se serait rallumée, il va être déçu, car la mienne est totalement éteinte. Mais c'est probablement pas ça. Il apprécie ma compagnie et j'apprécie la sienne quand il parle de choses qui m'intéressent, ce qui n'est pas toujours le cas. Cette fois, s'il se met à me parler de sa fournaise, je vais lui dire de but en blanc "Ta fournaise ne m'intéresse pas du tout." Je n'ai absolument rien à perdre à être honnête et directe, vu que les bâillements, les regards au plafond et les soupirs ne l'arrêtent pas.
J'en voudrais un homme dans ma vie, amoureusement ou bien sexuellement si amoureusement ET sexuellement, c'est trop demander. J'en suis rendue aux compromis et c'est correct. Alors, je cherche un peu. On verra. Mais je sais que je peux vivre sans, je viens de le faire plusieurs mois.
J'en voudrais un homme dans ma vie, amoureusement ou bien sexuellement si amoureusement ET sexuellement, c'est trop demander. J'en suis rendue aux compromis et c'est correct. Alors, je cherche un peu. On verra. Mais je sais que je peux vivre sans, je viens de le faire plusieurs mois.
jeudi 11 février 2010
Menu
Voìlà à quoi ressemble le menu d'une journée du défi sans sucre, sans café, sans alcool et sans gluten. Tous les aliments sont de la première qualité, biologiques. Le beurre est bio, la viande aussi (je n'en mange pas), les oeufs également et de poules élevées en liberté. J'ai fait des découvertes intéressantes en explorant les magasins d'aliments naturels. Bien que dans mon quartier, pas de problème pour trouver des produits frais bio même en épicerie.
Déjeuner: un grand verre d'eau, deux oeufs brouillés avec des légumes et des olives, dans un peu de beurre bio, fines herbes bio pour assaisonner, tortilla de maïs bio, eau chaude citronnée.
collation: grand verre d'eau, petits fruits et kéfir.
Dîner: grand verre d'eau, salade verte avec huile d'olive, avocat et fines herbes, chili sin carne, eau chaude avec citron bio.
collation: grand verre d'eau, tahini et céleri
Souper: grand verre d'eau, saumon cuit avec oignons, ail et poivron rouge, revenu dans très peu d'huile d'olive et sauce tamari, brocoli vapeur, riz brun, eau chaude avec citron.
Je ne me sens pas privée du tout et c'est un plaisir de ne consommer que des aliments sains. Comme c'est équilibré, je sers évidemment le même menu à ma fille avec du pain en plus. Elle ne se plaint pas. Ce n'est plus vraiment difficile. Le café ne me manque même pas, le petit verre de vin du soir un peu plus par contre. Le pain? Je n'y pense pas. Je pourrais probablement m'en passer à long terme. Le plus difficile, ce sont les sept premiers jours, ensuite, ça va bien. Mon sommeil est plus profond et je m'endors facilement. Je me réveille très tôt, quatre ou cinq heures mais comme je me sens en forme et reposée, je me lève tout simplement et ça ajoute des heures à ma journée. Plaisant. Je suis fatiguée plus tôt le soir par contre. Je suis ce rythme naturel qui s'installe vu que j'ai le privilège de pouvoir le faire. Que du positif, donc!
Déjeuner: un grand verre d'eau, deux oeufs brouillés avec des légumes et des olives, dans un peu de beurre bio, fines herbes bio pour assaisonner, tortilla de maïs bio, eau chaude citronnée.
collation: grand verre d'eau, petits fruits et kéfir.
Dîner: grand verre d'eau, salade verte avec huile d'olive, avocat et fines herbes, chili sin carne, eau chaude avec citron bio.
collation: grand verre d'eau, tahini et céleri
Souper: grand verre d'eau, saumon cuit avec oignons, ail et poivron rouge, revenu dans très peu d'huile d'olive et sauce tamari, brocoli vapeur, riz brun, eau chaude avec citron.
Je ne me sens pas privée du tout et c'est un plaisir de ne consommer que des aliments sains. Comme c'est équilibré, je sers évidemment le même menu à ma fille avec du pain en plus. Elle ne se plaint pas. Ce n'est plus vraiment difficile. Le café ne me manque même pas, le petit verre de vin du soir un peu plus par contre. Le pain? Je n'y pense pas. Je pourrais probablement m'en passer à long terme. Le plus difficile, ce sont les sept premiers jours, ensuite, ça va bien. Mon sommeil est plus profond et je m'endors facilement. Je me réveille très tôt, quatre ou cinq heures mais comme je me sens en forme et reposée, je me lève tout simplement et ça ajoute des heures à ma journée. Plaisant. Je suis fatiguée plus tôt le soir par contre. Je suis ce rythme naturel qui s'installe vu que j'ai le privilège de pouvoir le faire. Que du positif, donc!
mercredi 10 février 2010
Écriture
Ordinaire ma vie. Je me demande pourquoi qui que ce soit la lirait. Et puis, je me rappelle que j'écris d'abord et avant tout pour moi, pour mon plaisir à moi, pour pouvoir me relire dans un an aussi et constater ce qui a changé, évolué, ce qui stagne aussi. Salutaire. L'an dernier, à cette date-ci, j'étais sur le point de rencontrer monsieur Relation, une personne qui a changé ma vie, qui a laissé des traces. Une personne que je suis contente d'avoir rencontrée mais que j'aurais préféré ne pas avoir connue. Étrange? Oui.
L'année passée, à cette date-ci, j'habitais encore ma grande maison et l'urgence de la quitter me rendait folle. Ma fille était enceinte, je n'étais pas si certaine que ce soit une bonne nouvelle mais quand même, je pensais que oui, envers et contre tout et tous. Et quel bonheur il est, ce petit-enfant si heureux, si simplement heureux, si facile à décoder par sa mère, qui exulte dans sa maternité, du moins quand elle n'est pas toute seule à pleurer chez elle. Ma fille n'est pas faite pour la solitude, mais qui l'est? Ils étaient chez nous, fille et petit-fils, tôt le matin, je suis allée les chercher, pour ce qui est des déplacements avec Bébé, ma fille n'est comme pas équipée, me semble que c'était simple dans mon temps, le bébé dans un porte-bébé et un petit sac à couches sur le dos et nous pouvions découvrir le monde. Mais ma fillette-à-moi, elle a des bagages volumineux déjà sans bébé (ben quoi, il lui faut tout son kit de maquillage! c'est une princesse, cette enfant-là, une belle princesse aux ongles faits, une ravissante princesse, je ne vais pas la critiquer pour ça, elle ne se laisse pas aller, la belle, oh! que non! Mère mais femme d'abord!), alors avec bébé, qui est un bébé pesant, compact, un futur joueur de football, la lourdeur du fardeau immobilise la voyageuse, la rend sédentaire bien malgré elle, ma fille aux ailes si bien développées, le poids des bagages l'amarre, la colle à la piste, l'englue dans son quotidien, elle s'y noie et s'étouffe dans ses larmes.
Hier, elle n'était que joie pour rencontrer notre ex-locataire, qui est aussi la fille de mon ex-chum, qui est donc également une ex-belle-fille qui a longtemps partagé notre vie. Je l'ai rencontrée quand elle avait six ans, une mère inadéquate, folle. Parlons-en des mères. Celle-là faisait partie de la Fraternité Blanche, qui prône le jeûne et les châtiments corporels, le jeûne pour purifier et les coups pour sortir le diable de l'enfant. Ces enfants-là devaient être parfaits, rien de moins. Quand j'ai rencontré leur père, il me semblait évident qu'il fallait les sauver, les sortir de ce milieu contraignant, constipé, stérile, trop propre, d'un ordre sans faille qui fait peur. La travailleuse sociale qui a fait l'évaluation a été bien d'accord, en ouvrant le réfrigérateur impeccablement vide et en trouvant un magnifique brocoli biologique dans l'armoire comme seul aliment, ce brocoli étant le repas du soir de la famille. C'est comme ça que l'ex a eu la garde de ses deux enfants, un peu malgré lui.
L'année passée, ma plus grande entrait à l'hôpital psychiatrique, on l'y gardait de force et elle recevait un diagnostic officiel de bipolarité. Qu'en est-il advenu? Elle ne prend plus de médicaments et a abandonné tout suivi. Pour l'instant, ça semble aller. Un jour à la fois. Je ne cours pas après les catastrophes.
Il y a Haïti qui est toujours avec moi. Ne pas les laisser sombrer dans l'oubli. On en parle moins. Dangereux. Ils auront besoin de notre aide si longtemps.
L'année passée, à cette date-ci, j'habitais encore ma grande maison et l'urgence de la quitter me rendait folle. Ma fille était enceinte, je n'étais pas si certaine que ce soit une bonne nouvelle mais quand même, je pensais que oui, envers et contre tout et tous. Et quel bonheur il est, ce petit-enfant si heureux, si simplement heureux, si facile à décoder par sa mère, qui exulte dans sa maternité, du moins quand elle n'est pas toute seule à pleurer chez elle. Ma fille n'est pas faite pour la solitude, mais qui l'est? Ils étaient chez nous, fille et petit-fils, tôt le matin, je suis allée les chercher, pour ce qui est des déplacements avec Bébé, ma fille n'est comme pas équipée, me semble que c'était simple dans mon temps, le bébé dans un porte-bébé et un petit sac à couches sur le dos et nous pouvions découvrir le monde. Mais ma fillette-à-moi, elle a des bagages volumineux déjà sans bébé (ben quoi, il lui faut tout son kit de maquillage! c'est une princesse, cette enfant-là, une belle princesse aux ongles faits, une ravissante princesse, je ne vais pas la critiquer pour ça, elle ne se laisse pas aller, la belle, oh! que non! Mère mais femme d'abord!), alors avec bébé, qui est un bébé pesant, compact, un futur joueur de football, la lourdeur du fardeau immobilise la voyageuse, la rend sédentaire bien malgré elle, ma fille aux ailes si bien développées, le poids des bagages l'amarre, la colle à la piste, l'englue dans son quotidien, elle s'y noie et s'étouffe dans ses larmes.
Hier, elle n'était que joie pour rencontrer notre ex-locataire, qui est aussi la fille de mon ex-chum, qui est donc également une ex-belle-fille qui a longtemps partagé notre vie. Je l'ai rencontrée quand elle avait six ans, une mère inadéquate, folle. Parlons-en des mères. Celle-là faisait partie de la Fraternité Blanche, qui prône le jeûne et les châtiments corporels, le jeûne pour purifier et les coups pour sortir le diable de l'enfant. Ces enfants-là devaient être parfaits, rien de moins. Quand j'ai rencontré leur père, il me semblait évident qu'il fallait les sauver, les sortir de ce milieu contraignant, constipé, stérile, trop propre, d'un ordre sans faille qui fait peur. La travailleuse sociale qui a fait l'évaluation a été bien d'accord, en ouvrant le réfrigérateur impeccablement vide et en trouvant un magnifique brocoli biologique dans l'armoire comme seul aliment, ce brocoli étant le repas du soir de la famille. C'est comme ça que l'ex a eu la garde de ses deux enfants, un peu malgré lui.
L'année passée, ma plus grande entrait à l'hôpital psychiatrique, on l'y gardait de force et elle recevait un diagnostic officiel de bipolarité. Qu'en est-il advenu? Elle ne prend plus de médicaments et a abandonné tout suivi. Pour l'instant, ça semble aller. Un jour à la fois. Je ne cours pas après les catastrophes.
Il y a Haïti qui est toujours avec moi. Ne pas les laisser sombrer dans l'oubli. On en parle moins. Dangereux. Ils auront besoin de notre aide si longtemps.
vendredi 5 février 2010
Cheveux
Ils sont coupés, chez ma super coiffeuse. Elle se sépare. Se cherche un logement. Elle y pensait depuis longtemps. Pas trop amère. Il le sait. En fait, ils ne se sont jamais si bien entendus que depuis qu'ils savent qu'elle part. Il fait la vaisselle sans qu'elle ne le lui demande, ne laisse plus rien traîner. Ils vont aller trois jours ensemble à la campagne. Elle m'a fait une super tête. Je me sens lègère et elle aussi finalement. Libérée ou en voie de l'être, m'a-t-elle dit. "Je t'ai fait les cheveux croches, comme tu aimes." Et, en souriant:"Sais-tu que tu es ma seule cliente qui aime le croche dans les cheveux? Savais-tu que moi aussi j'aime ça?" "C'est pour ça que tu es ma coiffeuse, ma belle!"
jeudi 4 février 2010
Yoga
Je voulais changer d'école de yoga tous les trois mois pour profiter des spéciaux sur les nouvelles inscriptions. Mais je suis restée un autre trois mois à la même école et j'ai très bien fait. Je découvre des aspects des professeurs et des classes que je n'avais pas vus au début, quand j'étais en mode exploration. Je me suis attachée à une professeure que je ne trouvais pas si sympathique au départ. Elle enseigne le yoga de style kripalu et pratique la méditation. Une personnalité équilibrée, qui enseigne clairement. Spirituelle sans tomber dans l'ésotérisme. J'ai également changé du tout au tout ma façon d'aborder le yoga. Alors que je voulais "progresser", faire des asanas de plus en plus compliqués, améliorer mon équilibre, constater que j'en savais et surtout que j'en faisais plus qu'avant, alors que je prenais de nombreuses classes et que trop n'était jamais assez, maintenant, je suis calmée, je vis le moment présent, si j'ai le choix, je prends souvent la classe la plus débutante, car on n'a jamais fini d'apprendre en yoga et quel est l'intérêt d'aller vite? J'ai toute la vie devant moi pour pratiquer cet art, pour m'imprégner de OMs, pour ralentir. Depuis que je ne pense plus l'enseigner, le yoga est devenu beaucoup plus un plaisir. Je ne recherche plus la difficulté à tout prix et je prends soin de moi tout simplement, avec mon groupe, en communion. Je vise toujours l'alignement parfait,mais s'il ne vient pas aujourd'hui, il viendra demain ou l'année prochaine, ou dans dix ans. J'ai tout mon temps.
mercredi 3 février 2010
Le caca
L'élimination dans tous ses détails était le thème de la deuxième soirée du Défi sans sucre. Ne reculant devant aucune image répugnante, c'est avec dessins et descriptions précises et n'omettant aucun aspect des selles que la demoiselle nous est arrivée. Elle a quand même du culot. C'est un sujet qui est rarement abordé, me semble-t-il. Dans mon cours de professeure de yoga, on en parlait aussi car la médecine ayurvédique y accorde beaucoup d'importance. Un yogi confirmé peut décrire l'état de santé d'une personne en étudiant ses excréments. Le médecin occidental, lui, demande si on souffre de diarrhée ou de constipation et tout s'arrête là. Ce que j'ai retenu de l'exposé, c'est que l'alimentation naturelle et l'exercice sont les clés d'une bonne élimination. Je m'en doutais! Une selle normale devrait avoir peu d'odeur, une consistance fibreuse, elle devrait flotter, laisser peu de résidus sur le papier hygiénique et être de couleur brune!
Après sept jours sans alcool, sucre, café ni gluten, l'animatrice nous a signifié que les symptômes de sevrage étaient officiellement terminés. Si on croyait en avoir encore, un grand verre d'eau et une marche d'un bon pas dans le grand froid allaient certainement en venir à bout. À ma grande surprise, elle a tout à fait raison. C'est avec beaucoup d'énergie que je me suis levée au petit matin, comme neuve (déjà!) et je me suis précipitée sur mon smoothie santé en pensant à peine à mon café qui devient de l'histoire ancienne. L'être humain est bien fait quand même.
Après sept jours sans alcool, sucre, café ni gluten, l'animatrice nous a signifié que les symptômes de sevrage étaient officiellement terminés. Si on croyait en avoir encore, un grand verre d'eau et une marche d'un bon pas dans le grand froid allaient certainement en venir à bout. À ma grande surprise, elle a tout à fait raison. C'est avec beaucoup d'énergie que je me suis levée au petit matin, comme neuve (déjà!) et je me suis précipitée sur mon smoothie santé en pensant à peine à mon café qui devient de l'histoire ancienne. L'être humain est bien fait quand même.
mardi 2 février 2010
Hier
Dix-neuf ans, encore. M'appelle en larmes, gros sanglots. Je connais le topo, je l'ai élevée cette enfant-là. Peut pleurer, crier, hurler à volonté. Contrôle ses chums avec ça. Pas de demi-mesure avec elle. Et une fois la crise finie, une fois tout le monde autour d'elle écrasés, injuriés, menacés, mademoiselle retrouve son beau sourire et vague à ses occupations comme si de rien n'était. En général, elle a alors gagné ce qu'elle voulait. La vie continue.
Je suis donc bien prudente quand les cris et les sanglots me parviennent. Je ne veux plus me laisser manipuler. Sauf que là... il y a un bébé en jeu. Et il entend les cris et les larmes de sa mère. Je ne peux m'empêcher de me mettre à sa place. Il ne peut pas fuir, lui. Je lui dis donc que je viens chercher le bébé. Les pleurs arrêtent automatiquement. "Dépêche-toi". "Euh... je prends ma douche et j'arrive."
Pas vrai. Je l'avais déjà prise ma douche. Mais je voulais me calmer et trouver la meilleure stratégie dans les circonstances. Ne pas me précipiter dans une action stérile. Il fallait mettre des limites. Je manquais le yoga. Entre mon petit-fils et le yoga, le petit-fils vient avant. Allait-elle récidiver régulièrement si elle constate que j'accours à chaque fois? Peut-être. Il fallait encadrer mon action.
Une grande partie du problème, c'est qu'elle déteste rester à la maison et avec un enfant, elle se sent prisonnière.
Je suis allée chercher le bébé et je lui ai dit que je le ramenais à quatre heures. Un beau gros bébé souriant, qui se développe bien et qui est sécure. Je sais que ma fille est une bonne mère et elle fait bien d'appeler au secours quand elle en a assez. Je ne mets pas de règles ni de barrières. On verra un jour à la fois.
Je suis donc bien prudente quand les cris et les sanglots me parviennent. Je ne veux plus me laisser manipuler. Sauf que là... il y a un bébé en jeu. Et il entend les cris et les larmes de sa mère. Je ne peux m'empêcher de me mettre à sa place. Il ne peut pas fuir, lui. Je lui dis donc que je viens chercher le bébé. Les pleurs arrêtent automatiquement. "Dépêche-toi". "Euh... je prends ma douche et j'arrive."
Pas vrai. Je l'avais déjà prise ma douche. Mais je voulais me calmer et trouver la meilleure stratégie dans les circonstances. Ne pas me précipiter dans une action stérile. Il fallait mettre des limites. Je manquais le yoga. Entre mon petit-fils et le yoga, le petit-fils vient avant. Allait-elle récidiver régulièrement si elle constate que j'accours à chaque fois? Peut-être. Il fallait encadrer mon action.
Une grande partie du problème, c'est qu'elle déteste rester à la maison et avec un enfant, elle se sent prisonnière.
Je suis allée chercher le bébé et je lui ai dit que je le ramenais à quatre heures. Un beau gros bébé souriant, qui se développe bien et qui est sécure. Je sais que ma fille est une bonne mère et elle fait bien d'appeler au secours quand elle en a assez. Je ne mets pas de règles ni de barrières. On verra un jour à la fois.
lundi 1 février 2010
Pêle-mêle
La dépendance au café, c'est long à soigner. Haïti qui ne finit pas de mourir et qui est pris de la gangrène, je ne veux plus en entendre parler, me dit Dix-neuf ans les deux mains sur les oreilles,ça me déprime trop. On les a vus samedi et dimanche aussi, son délicieux bébé et elle, pas son chum, ils visitent chacun leur famille respective, ces jeunes-là, mais pas ensemble. Je ne comprends pas mais ça ne me dérange pas trop. J'ai fini par réaliser qu'on ne peut pas tout comprendre et que ce n'est pas si grave. Mon amie P qui vient chez nous hier soir avec son fils et sa bru pour partager son gâteau d'anniversaire. Une belle surprise. Ils sont Anglais d'Angleterre. J' ai sorti mon service à thé, même s'il est dépareillé. Un jour, j'aurai des tasses fleuries pour tout le monde, Mille Fleurs, c'est le nom de plume des deux magnifiques tasses et soucoupes que j'ai achetées pour cent dollars chez Arthur Quentin. On monte un service à vaisselle de cette qualité pendant plusieurs années, m'a dit la vendeuse chic et la chic vendeuse, une dame au chignon et au veston gris et à la culture vaissellière étendue. Évidemment, mon amie anglaise a remarqué la finesse de la tasse, ce qui me fît plaisir. Je n'ai pas mangé de gâteau, Défi oblige, mais ça m'a à peine dérangée. Je m'habitue et je m'habitue pour longtemps. Allons-nous toutes vieillir sans hommes? Amie P a quitté son conjoint de vingt ans. Bien que ça ne me surprendrait pas qu'ils reprennent. Il lui paie un psychologue pour changer son comportement à elle. C'est la même psychologue qu'ils ont vue ensemble en thérapie de couple. Il lui a demandé de travailler des défauts précis chez P. La psychologue a éclaté de rire quand P est arrivée avec la liste de recommandations. Elle a dit que cela démontrait bien la rigidité qu'elle avait observée chez Monsieur et son incapacité à se remettre en question. Oups! Pas trop certaine que le pauvre homme va continuer à payer pour la thérapie de P!
samedi 30 janvier 2010
Sommeil
J'ai dormi profondément huit heures en ligne sans interruption. Ça faisait des mois (des années?) que ça ne m'était pas arrivé. Du coup, je me sens tellement reposée et énergique que le café ne me manque même pas (un peu quand même..... ;o)
vendredi 29 janvier 2010
jeudi 28 janvier 2010
Haro sur le dentifrice!
Selon mon nouveau dentiste écolo-branché-à la fine pointe du Plateau, la pâte dentifrice du commerce serait inutile voire nocive pour les dents. Sa prescription: le brossage de dents minutieux et si possible à la brosse électrique avec une solution de peroxyde d'hydrogène: un bouchon de peroxyde dilué avec deux bouchons d'eau. Je viens d'en parler avec mon super-pharmacien-branché et à la fine pointe d'à côté de chez nous en achetant mon peroxyde et il est au courant des recherches à ce sujet et lui aussi il se brosse les dents avec ça. Toute une révolution! Une grosse industrie, la pâte dentifrice. Et une bonne nouvelle pour le consommateur, vraiment pas cher le peroxyde!
Après le brossage et la soie dentaire également trempée dans la solution de peroxyde, j'applique sur les dents et les gencives une solution de bicarbonate de soude avec un peu de sel.
Je suis cependant sceptique.... pas certaine du tout que ce soit si anodin de se mettre du peroxyde sur les dents trois fois par jour. Là, je fais le traitement tel quel pendant deux mois, mais ensuite... je vais m'informer bien comme il faut.
Après le brossage et la soie dentaire également trempée dans la solution de peroxyde, j'applique sur les dents et les gencives une solution de bicarbonate de soude avec un peu de sel.
Je suis cependant sceptique.... pas certaine du tout que ce soit si anodin de se mettre du peroxyde sur les dents trois fois par jour. Là, je fais le traitement tel quel pendant deux mois, mais ensuite... je vais m'informer bien comme il faut.
mercredi 27 janvier 2010
Café
Je fais le Défi 30 jours sans sucre avec un traitement spécial. Quand j'ai dit à l'animatrice que je buvais six et parfois sept tasses de café fort par jour, elle m'a dit d'en prendre une seule pendant les trois premiers jours avant de couper complètement. Je voulais ne pas l'écouter et faire comme les autres participants et me la jouer cold turkey, mais là, il est près de dix heures et je suis totalement dysfonctionnelle, incapable de penser correctement. Le café est une vraie drogue, je le constate. Je vais suivre le conseil, une seule petite tasse.
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