vendredi 8 juillet 2011
Voir le monde
J'ai acheté une gigantesque carte du monde plastifiée et elle me prend tout un mur. Mon grand plaisir est d'aller la zieuter et de constater que je n'en connais qu'une si petite partie de ce monde magnifique. J'ai donc tout à découvrir. Jamais mis les pieds en Afrique, ni en Océanie. Un peu l'Europe, si peu, si peu. L'Asie me fascine, j'ai visité la Chine six semaines et en novembre, nous allons au Vietnam et au Cambodge, Dix-sept ans et moi. Ensuite... le monde m'attend!
jeudi 7 juillet 2011
Chez-soi
Mon intérieur n'a jamais eu beaucoup d'importance. Quand j'ai acheté ma grande maison, c'était à cause de l'immense cour. Quand j'ai acheté mon petit condo, c'était à cause de sa situation géographique. J'ai toujours regardé les gens qui peuvent passer des semaines à comparer, supputer, discuter, consulter pour choisir la couleur des murs du salon comme des bêtes curieuses. Je sais pourtant pertinemment que le décor est important pour plusieurs personnes et que c'est plus moi qu'eux la bête curieuse. Jusqu'à mes cinquante ans, ça allait. J'étais bien dans mon absence de décoration. Et puis là, en avançant dans ma belle cinquantaine, me semble que je devrais devenir une dame, vivre dans un beau décor, soigné, léché, recherché. J'ai acheté des revues de décoration. J'aime le beau, là n'est pas la question. Engager un décorateur? Me faire confiance? Laisser tout ça comme c'est?
Et si je commençais par peindre les murs? Bon... quelle couleur?
Et si je commençais par peindre les murs? Bon... quelle couleur?
mercredi 6 juillet 2011
Plan
Vu le médecin hier. Celui de la clinique du diabète. Je n'ai pas le diabète mais je suis à risques. Pas trop content le beau docteur. Mausus qu'il est donc séduisant cet homme-là. La voix grave, les yeux, la bonté aussi. Touchant la bonté. C'est d'ailleurs un doc qui touche beaucoup. Je lisais que les jeunes médecins le font de moins en moins. Peuvent te recevoir, poser quelques questions et hop! tu ressors avec une ordonnance. Tandis que le mien écoute, parle doucement, examine le corps, palpe, explique, rassure. Ou chicane! Cholestérol trop haut et poids en trop. Je lui ai promis de maigrir.
Mon plan: compter les calories et faire de la musculation deux fois par semaine avec mon entraîneur et monter la montagne entre trois et sept fois par semaine, plus sept que trois, mais je veux des objectifs réalisables que je vais tenir tout l'été, alors je mets ça plus petit que trop gros. Ce plan sera en vigueur jusqu'au premier septembre. Si je perds une livre par semaine, j'en aurai huit de moins pour sûr. Si c'est plus, tant mieux, mais je veux absolument demeurer réaliste cette fois. Ne pas partir en peur, perdre beaucoup de poids pour en reprendre plus encore. Stabilité et constance.
Mon défi lecture va mal, très mal. Là-dessus aussi, va falloir pousser. Je serais très énormément déçue de ne pas y être arrivée alors pas question d'échouer. Il n'en dépend que de moi. L'été est un temps excellent pour lire. Arrête d'en parler et fais-le donc, Une femme libre!!
Mon plan: compter les calories et faire de la musculation deux fois par semaine avec mon entraîneur et monter la montagne entre trois et sept fois par semaine, plus sept que trois, mais je veux des objectifs réalisables que je vais tenir tout l'été, alors je mets ça plus petit que trop gros. Ce plan sera en vigueur jusqu'au premier septembre. Si je perds une livre par semaine, j'en aurai huit de moins pour sûr. Si c'est plus, tant mieux, mais je veux absolument demeurer réaliste cette fois. Ne pas partir en peur, perdre beaucoup de poids pour en reprendre plus encore. Stabilité et constance.
Mon défi lecture va mal, très mal. Là-dessus aussi, va falloir pousser. Je serais très énormément déçue de ne pas y être arrivée alors pas question d'échouer. Il n'en dépend que de moi. L'été est un temps excellent pour lire. Arrête d'en parler et fais-le donc, Une femme libre!!
dimanche 3 juillet 2011
Rigueur
On est responsable de sa vie. Si mes enfants m'exploitent et se fient tant à moi, c'est que je me laisse exploiter et que je suis toujours là pour elles (je parle des filles parce que le gars a tout de même 31 ans et il a fini par comprendre qu'il devait la vivre tout seul sa vie). Je travaille donc sur moi. Pas si facile, mon instinct premier étant de voler au secours des petiotes et à trouver des solutions à leurs nombreux problèmes.
Je me parle. Personne ne va régler la situation à ma place. Se tenir raide. Évidemment, passer de la mère généreuse et serviable à la mère intransigeante et inflexible qui fait des comptes et réclame le moindre sou dû est assez radical.
Pour la première fois, ma jeune Dix-sept ans dyscalculique fait des efforts pour compter son argent, son absence d'argent plutôt. Je lui paie gîte et couvert, rien de plus. Elle en a été avertie amplement, maintenant, je mets en pratique. Tu veux aller au cinéma? Quelle bonne idée! Tu n'as pas l'argent pour? Quel dommage! Tu veux aller au party d'anniversaire de cette amie lointaine, de l'autre côté du pont Mercier qui est fermé? Bien sûr! Tu vas t'y prendre comment?
Elle travaille neuf heures par semaine au bureau de mon frère. Il lui faudrait un autre travail. Je ne pousse plus pour qu'elle cherche. Je laisse aller. Mais je ne cède pas pour ce qui est de l'argent. C'est tout un changement.
Et Vingt ans qui m'arrive hier avec cinq cent dollars comptant. Elle me demande de lui faire un chèque pour son loyer. Mille quatre-vingt-quinze dollars son loyer. Elle n'aurait plus de carnet de chèques, dit-elle. Tu peux payer comptant? Non, justement, c'est interdit. Misère! J'ai fait le chèque de loyer, elle était déjà en retard dans son paiement. Mais je ne vais pas lâcher et réclamer encore et toujours mon dû. Dans ce cas, c'est plus complexe, comme j'ai endossé le paiement du loyer.
J'ai décidé de ne plus payer la garderie. Je ne vois pas le jour où mes trois mille dollars déjà engloutis me seront remboursés. Le risque est que le petit doive quitter sa garderie. Je le prends. Cette fois, je le prends. Les parents de cet enfant décideront selon ce qui est le mieux pour eux. Je ne suis pas le parent de cet enfant, je ne suis pas le parent de cet enfant, je ne suis pas le parent de cet enfant. Phrase primordiale à me répéter tout le temps comme un mentra.
Je veux que "notre" fin de semaine de garde devienne "sa" fin de semaine de garde à elle. Déjà que j'ai le petit tous les lundis et mardis. Elle est venue me le conduire hier midi et aujourd'hui, on allait bruncher en famille. Je lui ai annoncé que je sortais, que je lui prêtais la voiture et qu'elle pouvait me ramener Deux ans à dix-neuf heures ce soir. Elle n'était pas ravie. Va-t-elle le confier au père pour l'après-midi? Je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir.
Pour être respectée, il faut être respectable et se faire respecter. J'ai été trop mollassonne. C'est fini!
Je me parle. Personne ne va régler la situation à ma place. Se tenir raide. Évidemment, passer de la mère généreuse et serviable à la mère intransigeante et inflexible qui fait des comptes et réclame le moindre sou dû est assez radical.
Pour la première fois, ma jeune Dix-sept ans dyscalculique fait des efforts pour compter son argent, son absence d'argent plutôt. Je lui paie gîte et couvert, rien de plus. Elle en a été avertie amplement, maintenant, je mets en pratique. Tu veux aller au cinéma? Quelle bonne idée! Tu n'as pas l'argent pour? Quel dommage! Tu veux aller au party d'anniversaire de cette amie lointaine, de l'autre côté du pont Mercier qui est fermé? Bien sûr! Tu vas t'y prendre comment?
Elle travaille neuf heures par semaine au bureau de mon frère. Il lui faudrait un autre travail. Je ne pousse plus pour qu'elle cherche. Je laisse aller. Mais je ne cède pas pour ce qui est de l'argent. C'est tout un changement.
Et Vingt ans qui m'arrive hier avec cinq cent dollars comptant. Elle me demande de lui faire un chèque pour son loyer. Mille quatre-vingt-quinze dollars son loyer. Elle n'aurait plus de carnet de chèques, dit-elle. Tu peux payer comptant? Non, justement, c'est interdit. Misère! J'ai fait le chèque de loyer, elle était déjà en retard dans son paiement. Mais je ne vais pas lâcher et réclamer encore et toujours mon dû. Dans ce cas, c'est plus complexe, comme j'ai endossé le paiement du loyer.
J'ai décidé de ne plus payer la garderie. Je ne vois pas le jour où mes trois mille dollars déjà engloutis me seront remboursés. Le risque est que le petit doive quitter sa garderie. Je le prends. Cette fois, je le prends. Les parents de cet enfant décideront selon ce qui est le mieux pour eux. Je ne suis pas le parent de cet enfant, je ne suis pas le parent de cet enfant, je ne suis pas le parent de cet enfant. Phrase primordiale à me répéter tout le temps comme un mentra.
Je veux que "notre" fin de semaine de garde devienne "sa" fin de semaine de garde à elle. Déjà que j'ai le petit tous les lundis et mardis. Elle est venue me le conduire hier midi et aujourd'hui, on allait bruncher en famille. Je lui ai annoncé que je sortais, que je lui prêtais la voiture et qu'elle pouvait me ramener Deux ans à dix-neuf heures ce soir. Elle n'était pas ravie. Va-t-elle le confier au père pour l'après-midi? Je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir.
Pour être respectée, il faut être respectable et se faire respecter. J'ai été trop mollassonne. C'est fini!
samedi 2 juillet 2011
Grosse
J'ai déjà rencontré des hommes qui m'avaient écrit à l'adresse de mon blogue. Mais oui, c'est arrivé. Je ne le racontais évidemment pas, vu que ces messieurs me lisaient. J'en ai rencontré des jeunes, des vieux. Dans certains cas, on s'est aimé un peu. Des fois beaucoup. Brièvement. Des amis-amants de passage. De belles amitiés platoniques aussi. Ils en savaient beaucoup sur moi. Énormément en fait. Je ne raconte pas tout ici, mais presque. Alors, jamais je n'aurais osé écrire que je me trouvais grosse, pas que je me trouvais grosse, que je l'étais, grosse. D'ailleurs, je ne l'ai pas toujours été. Dès que j'avais une livre de trop, je paniquais. Mais j'ai des photos de moi très bien, où je suis relativement mince.
Alors, d'écrire ici la réalité, soit que je suis actuellement une grosse madame, c'est difficile. Mais je dois la confronter cette réalité, pour mieux la combattre. Grosse, surpoids, graisse, ce n'est pas séduisant. On a peur de ces mots, ils surprennent et font réagir. On peut être une belle grosse, je sais, je sais. Je ne veux pas être une belle grosse. Je veux être une belle belle. Je n'ose pas écrire une belle mince, l'objectif est trop ambitieux. Mais dans mon poids santé, absolument, dans le tout haut de mon poids santé, très correct et satisfaisant. Je n'ai que vingt livres à perdre pour y arriver. C'est donc tout à fait atteignable.
Mammouth me parle, dans des commentaires à mes billets, de Zermati. Il a la même approche que Guylaine Guèvremont et Marie-Claude Lortie, dont j'ai lu le livre "Mangez! Un livre anti-régime, pro-minceur, pro-gourmandise. (qui a copié qui?) Ce sont de magnifiques théories que je respecte énormément. Il s'agit de manger ce qu'on veut quand on le veut et de suivre les signaux de notre faim. Retrouver le plaisir de manger. Excellent et si simple en apparence. Les minces le font naturellement. Grand bien leur fasse. Les gros et grosses n'ont pas, n'ont plus, cet instinct qui fait qu'on commande des frites parce qu'on en a envie et qu'on laisse la moitié de la portion dans l'assiette, naturellement, pas pour se priver, pas par culpabilité, non, juste parce qu'on est satisfait et heureux et que c'est assez. La satiété. Que c'est beau, que c'est charmant, que c'est admirable et naturel. Les gros ne l'ont jamais, ce sentiment de satiété, il faut être mince et sans problème alimentaire pour ne pas comprendre ça!! Qu'ils nous foutent la paix et qu'ils nous laissent régler ce problème de la manière qui nous convient à nous. Et dans mon cas, compter les calories et faire de l'exercice, c'est ce qui marche et c'est ce que je fais. De mon mieux.
Alors, d'écrire ici la réalité, soit que je suis actuellement une grosse madame, c'est difficile. Mais je dois la confronter cette réalité, pour mieux la combattre. Grosse, surpoids, graisse, ce n'est pas séduisant. On a peur de ces mots, ils surprennent et font réagir. On peut être une belle grosse, je sais, je sais. Je ne veux pas être une belle grosse. Je veux être une belle belle. Je n'ose pas écrire une belle mince, l'objectif est trop ambitieux. Mais dans mon poids santé, absolument, dans le tout haut de mon poids santé, très correct et satisfaisant. Je n'ai que vingt livres à perdre pour y arriver. C'est donc tout à fait atteignable.
Mammouth me parle, dans des commentaires à mes billets, de Zermati. Il a la même approche que Guylaine Guèvremont et Marie-Claude Lortie, dont j'ai lu le livre "Mangez! Un livre anti-régime, pro-minceur, pro-gourmandise. (qui a copié qui?) Ce sont de magnifiques théories que je respecte énormément. Il s'agit de manger ce qu'on veut quand on le veut et de suivre les signaux de notre faim. Retrouver le plaisir de manger. Excellent et si simple en apparence. Les minces le font naturellement. Grand bien leur fasse. Les gros et grosses n'ont pas, n'ont plus, cet instinct qui fait qu'on commande des frites parce qu'on en a envie et qu'on laisse la moitié de la portion dans l'assiette, naturellement, pas pour se priver, pas par culpabilité, non, juste parce qu'on est satisfait et heureux et que c'est assez. La satiété. Que c'est beau, que c'est charmant, que c'est admirable et naturel. Les gros ne l'ont jamais, ce sentiment de satiété, il faut être mince et sans problème alimentaire pour ne pas comprendre ça!! Qu'ils nous foutent la paix et qu'ils nous laissent régler ce problème de la manière qui nous convient à nous. Et dans mon cas, compter les calories et faire de l'exercice, c'est ce qui marche et c'est ce que je fais. De mon mieux.
jeudi 30 juin 2011
Myfitnesspal.com
myfitnesspal.com est un site recommandé par la nutritionniste de Une femme en santé. Je m'y suis inscrite. Très utile. On peut y noter tout ce qu'on mange et le site calcule le nombre de calories, de protéines, glucides etc. C'est le genre d'outil qui m'aide à voir clair. Une femme en santé nous a confié dernièrement qu'elle avait pris du poids, et bien, confidence pour confidence, moi aussi. J'ai maintenant vingt livres de plus que le haut de mon poids santé et je n'entre plus dans mes pantalons de taille 12 ans. Il n'y a plus que mes pantalons de yoga qui me font et une seule jupe. Ma garde-robe est devenue bien limitée et répétitive.
Pourquoi ce nouveau dix livres et si vite? Bien des raison. La première étant ma pneumonie qui était probablement une bronchite et le fait que je cesse tout exercice pour guérir. Plus certaine que c'était si nécessaire, bon, on ne le saura jamais. Je suis guérie maintenant et mal dans ma peau, je me sens grosse et fatiguée. Le deuxième élément de ma prise de poids est petit-fils et le stress de m'en occuper sans trop savoir si sa mère allait le reprendre. J'ai compensé en mangeant et en buvant du vin. Et une fois sur ma lancée et l'habitude de trop manger prise, difficile de reprendre le contrôle de mon alimentation. Je sais qu'il le faut mais je remets à demain. Je vois mon doc mardi. Il va me chicaner.
Je compte recommencer l'exercice.... demain! Oui, oui, cette fois, il faut que ce soit vrai. Et puis m'aider à mieux manger avec myfitnesspal.com. Ça va marcher, il le faut! En, fait, si je réussis à limiter les calories, c'est clair que je vais maigrir. C'est mathématique. Le jour, tout va bien, le soir, j'ai des fringales. C'est à ça que je dois m'attaquer.
Pourquoi ce nouveau dix livres et si vite? Bien des raison. La première étant ma pneumonie qui était probablement une bronchite et le fait que je cesse tout exercice pour guérir. Plus certaine que c'était si nécessaire, bon, on ne le saura jamais. Je suis guérie maintenant et mal dans ma peau, je me sens grosse et fatiguée. Le deuxième élément de ma prise de poids est petit-fils et le stress de m'en occuper sans trop savoir si sa mère allait le reprendre. J'ai compensé en mangeant et en buvant du vin. Et une fois sur ma lancée et l'habitude de trop manger prise, difficile de reprendre le contrôle de mon alimentation. Je sais qu'il le faut mais je remets à demain. Je vois mon doc mardi. Il va me chicaner.
Je compte recommencer l'exercice.... demain! Oui, oui, cette fois, il faut que ce soit vrai. Et puis m'aider à mieux manger avec myfitnesspal.com. Ça va marcher, il le faut! En, fait, si je réussis à limiter les calories, c'est clair que je vais maigrir. C'est mathématique. Le jour, tout va bien, le soir, j'ai des fringales. C'est à ça que je dois m'attaquer.
mercredi 29 juin 2011
Bébé malade
Très occupée avec Petit-fils qui ne va pas bien et ne peut donc pas aller à la garderie. Nuits presque blanches et pour lui et pour moi. Il est dans l'autre famille jusqu'à vendredi matin, ouf!
Possible qu'il n'ait pas l'herpès buccal mais bien l'impétigo. En fait, le diagnostic est assez vague, étant donné que l'autre famille, qui consulte beaucoup, le style à aller engorger l'urgence des hôpitaux au moindre bobo, est allée voir un doc (oui, oui, à l'urgence! pas à une clinique de quartier) alors que le bobo était pas mal parti et qu'il avait deux ou trois petits boutons ailleurs dans le visage.
Mais ce n'est pas ça qui le rend malade. Grosse grippe. Difficulté à respirer et donc à dormir et refus total de prendre des médicaments. Comme ce ne sont pas des médicaments prescrits, mais bien des simples tylénols pour faire baisser la fièvre, on fait quoi? Le tenir de force et les lui pousser dans la gorge? Pas question de faire preuve d'une telle brutalité. Alors... je ne lui donnais rien du tout, tout en me sentant inquiète d'agir ainsi. Évidemment, s'il avait été mon propre enfant, je n'aurais pas eu tous ces doutes.
Oui, j'ai essayé de cacher le médicament dans la nourriture ou dans le lait ou dans le jus. Il détecte tout et recrache. J'ai essayé la forme solide qui goûte le bonbon et bien sûr le liquide qui goûte le raisin ou la cerise. Rien à faire. De toutes façons, cet enfant n'aime pas le sucré. Son repas favori entre tous? Une boîte de sardines, une tonne de bleuets et un yogurt nature. Les légumes, il ne les mange qu'en soupe.
Et puis, je trouve donc qu'il ne parle pas beaucoup et le peu qu'il dit, il n'y a que nous qui pouvons le comprendre. Aucun étranger ne va savoir que "euè" veut dire qu'il veut des bleuets. Il aura 25 mois demain.
Bon, on n'y pense plus. Il n'est pas avec moi. On verra dans deux jours.
Possible qu'il n'ait pas l'herpès buccal mais bien l'impétigo. En fait, le diagnostic est assez vague, étant donné que l'autre famille, qui consulte beaucoup, le style à aller engorger l'urgence des hôpitaux au moindre bobo, est allée voir un doc (oui, oui, à l'urgence! pas à une clinique de quartier) alors que le bobo était pas mal parti et qu'il avait deux ou trois petits boutons ailleurs dans le visage.
Mais ce n'est pas ça qui le rend malade. Grosse grippe. Difficulté à respirer et donc à dormir et refus total de prendre des médicaments. Comme ce ne sont pas des médicaments prescrits, mais bien des simples tylénols pour faire baisser la fièvre, on fait quoi? Le tenir de force et les lui pousser dans la gorge? Pas question de faire preuve d'une telle brutalité. Alors... je ne lui donnais rien du tout, tout en me sentant inquiète d'agir ainsi. Évidemment, s'il avait été mon propre enfant, je n'aurais pas eu tous ces doutes.
Oui, j'ai essayé de cacher le médicament dans la nourriture ou dans le lait ou dans le jus. Il détecte tout et recrache. J'ai essayé la forme solide qui goûte le bonbon et bien sûr le liquide qui goûte le raisin ou la cerise. Rien à faire. De toutes façons, cet enfant n'aime pas le sucré. Son repas favori entre tous? Une boîte de sardines, une tonne de bleuets et un yogurt nature. Les légumes, il ne les mange qu'en soupe.
Et puis, je trouve donc qu'il ne parle pas beaucoup et le peu qu'il dit, il n'y a que nous qui pouvons le comprendre. Aucun étranger ne va savoir que "euè" veut dire qu'il veut des bleuets. Il aura 25 mois demain.
Bon, on n'y pense plus. Il n'est pas avec moi. On verra dans deux jours.
dimanche 26 juin 2011
Troubles de la personnalité
J'ai trouvé la lecture du livre de Jacques Débigaré sur les troubles de la personnalité bien dure. Intéressante, oui, certainement, mais plus je le lisais, plus je le mettais en doute. Il est pourtant psychologue clinicien et ses conclusions sont tout de même basées sur le sérieux DSM-1V, mais ... tous ses exemples d'individus atteints de troubles de la personnalité sont des sujets masculins issus d'un couple parental,sauf dans le cas de la personnalité histrionique, qui serait un trouble féminin. Dans ce couple parental, c'est toujours et systématiquement le père qui est violent et maltraitant et la mère victime et évitante. Or, il y a des femmes qui ont des troubles de la personnalité et il y a des personnes qui viennent d'une famille monoparentale aussi qui en ont et il y a des femmes violentes et maltraitantes envers leur enfant. Mais, en en parlant autour de moi, ses analyses et conclusions paraissaient assez juste, selon les gens qui ont ou côtoient des personnes atteintes par ces troubles.
Selon Débigaré, tous les troubles originent de la petite enfance. Il n'y a rien d'innocent à laisser pleurer un bébé, à l'ignorer, à le négliger, à le rudoyer. On est en train de créer un futur trouble de la personnalité. Il met en évidence qu'il faut absolument protéger un bébé de ses parents incompétents, ne pas attendre que les choses s'améliorent, car il sera trop tard. En cas de doutes, signalez!
"... on peut sans hésitation affirmer qu'il est extrêmement facile de faire peur à un enfant. Beaucoup plus qu'on ne le croit et avec des conséquences à long terme beaucoup plus profondes qu'on ne l'admet. (...) aucun humain ne naît peureux ou agressif (...) Le rapport humain souffre grandement d'une enfance fragilisée de façon chronique. Dans ces conditions, il n'y a plus de place pour la chaleur et le plaisir à l'échange. (p.15-16)
Tout se jouerait donc dans ses premiers mois et premières années de vie. Laisser pleurer un enfant, c'est lui faire vivre de la peur, or la peur est la base de tous les troubles de la personnalité. On ne peut donc pas trop entourer, cajoler, aimer, bercer, écouter, parler, quand il s'agit d'un bébé.
Debigaré croît à l'instinct maternel. Selon lui, si une femme ne s'occupe pas correctement de son bébé, c'est à cause de la violence de son conjoint qui lui impose les règles contraignantes de la "société qui refuse à la femme d'entrer spontanément et ouvertement dans son rôle premier et fondamental de protection de la fragilité primitive du nourrisson, en lui surimposant une obligation stricte de ravaler son rôle de mère à celui d'une socialisation punitive." (p.32)
Plus ou moins d'accord. Les mauvaises mères existent, avec ou sans conjoint.
C'est un livre assez déprimant. Une fois implanté, le trouble de la personnalité est fort difficile à traiter. Il faudrait que la personne atteinte désire être traitée et c'est rarement le cas.
Le trouble le plus grave et le plus épeurant est évidemment celui de la personnalité antisociale. Ceux qui tuent, violent, battent, exploitent l'autre sans aucun remords et en usant de leur charme (car ils en ont un!) pour séduire et détruire. Ceux-là ne désirent pas du tout être traités, ils sont bien comme ils sont, sans souffrance, ils l'ont vaincue la souffrance de leur enfance et sont devenus totalement désinhibés. C'est le plus souvent lors d'une incarcération qu'on va leur imposer une thérapie et bonne chance au psychologue!
Ma conclusion: aimons nos bébés, protégeons-les et ayons l'oeil pour les petits négligés et maltraités. Ils sont totalement sans défense, en cas de doute, parlons-en. Ça pourrait faire toute la différence.
Selon Débigaré, tous les troubles originent de la petite enfance. Il n'y a rien d'innocent à laisser pleurer un bébé, à l'ignorer, à le négliger, à le rudoyer. On est en train de créer un futur trouble de la personnalité. Il met en évidence qu'il faut absolument protéger un bébé de ses parents incompétents, ne pas attendre que les choses s'améliorent, car il sera trop tard. En cas de doutes, signalez!
"... on peut sans hésitation affirmer qu'il est extrêmement facile de faire peur à un enfant. Beaucoup plus qu'on ne le croit et avec des conséquences à long terme beaucoup plus profondes qu'on ne l'admet. (...) aucun humain ne naît peureux ou agressif (...) Le rapport humain souffre grandement d'une enfance fragilisée de façon chronique. Dans ces conditions, il n'y a plus de place pour la chaleur et le plaisir à l'échange. (p.15-16)
Tout se jouerait donc dans ses premiers mois et premières années de vie. Laisser pleurer un enfant, c'est lui faire vivre de la peur, or la peur est la base de tous les troubles de la personnalité. On ne peut donc pas trop entourer, cajoler, aimer, bercer, écouter, parler, quand il s'agit d'un bébé.
Debigaré croît à l'instinct maternel. Selon lui, si une femme ne s'occupe pas correctement de son bébé, c'est à cause de la violence de son conjoint qui lui impose les règles contraignantes de la "société qui refuse à la femme d'entrer spontanément et ouvertement dans son rôle premier et fondamental de protection de la fragilité primitive du nourrisson, en lui surimposant une obligation stricte de ravaler son rôle de mère à celui d'une socialisation punitive." (p.32)
Plus ou moins d'accord. Les mauvaises mères existent, avec ou sans conjoint.
C'est un livre assez déprimant. Une fois implanté, le trouble de la personnalité est fort difficile à traiter. Il faudrait que la personne atteinte désire être traitée et c'est rarement le cas.
Le trouble le plus grave et le plus épeurant est évidemment celui de la personnalité antisociale. Ceux qui tuent, violent, battent, exploitent l'autre sans aucun remords et en usant de leur charme (car ils en ont un!) pour séduire et détruire. Ceux-là ne désirent pas du tout être traités, ils sont bien comme ils sont, sans souffrance, ils l'ont vaincue la souffrance de leur enfance et sont devenus totalement désinhibés. C'est le plus souvent lors d'une incarcération qu'on va leur imposer une thérapie et bonne chance au psychologue!
Ma conclusion: aimons nos bébés, protégeons-les et ayons l'oeil pour les petits négligés et maltraités. Ils sont totalement sans défense, en cas de doute, parlons-en. Ça pourrait faire toute la différence.
samedi 25 juin 2011
Récit de voyage
Entendu à la Place Desjardins:
-Et Londres, comment tu as trouvé ça?
-Londres? C'est comme Paris en un peu différent.
-Et Londres, comment tu as trouvé ça?
-Londres? C'est comme Paris en un peu différent.
vendredi 24 juin 2011
Annonce
Chers lecteurs, soyez informés que j'ai des running shoes dans les pieds, un imper bientôt sur le dos et que je m'en vais monter les marches de ma montagne jusqu'en haut. Non, mais ça paraît que Dix-sept ans est partie, sinon, c'est à elle que je dirais ça en la suppliant de m'accompagner. Comme elle dirait non, je serais au même point. Alors, non, je ne vais pas me transformer en grosse patate obèse qui ne bouge pas. oui, si je le veux, je le peux et je le veux. C'est un départ!
Dix-neuvième livre du défi
Les troubles de la personnalité, fondements et traitements de Jacques Débigaré, psychologue, les éditions Québécor, 2003, Outremont, 589 pages
Les troubles étudiés sont ceux de la personnalité schizoïde, schizotypique, dépendante, évitante, obsessionnelle, paranoïaque, borderline,antisociale, histrionique et narcissique .
Je reviendrai pour en faire un court résumé.
Les troubles étudiés sont ceux de la personnalité schizoïde, schizotypique, dépendante, évitante, obsessionnelle, paranoïaque, borderline,antisociale, histrionique et narcissique .
Je reviendrai pour en faire un court résumé.
Déception
Je suis allée chercher mon deuxième panier de légumes bio hier, pleine d'espoir car le premier était pas vargeux. Nouvelle déception. Mon panier à quinze piasses est composé essentiellement de patates (7), une petite laitue beurre, deux feuilles de bette à carde, une queue d'ail (c'est bien bon, ça ressemble à l'échalotte), un peu de menthe et des radis. C'est tout. Pas besoin d'un gros sac en tout cas et sans les patates, même un tout petit sac serait presque vide.
Retard
Il ne faut pas trop se fier à moi pour le rythme de lecture de notre défi. J'ai pris du retard que je vais rattraper, je n'en doute point. Revenu le goût de lire alors... je lis. Il était temps. On en est à la 25e semaine de l'année donc on devrait être rendu au 25e livre. Allez, comparses de lecture, on ne lâche pas! C'est plus à moi qu'à vous que je devrais dire ça parce qu'il y a des dévoreuses de livres parmi nous et elles me servent d'exemple. Merci d'être là. Je savais bien que de vous voir lire m'encouragerait. Je l'aime mon défi!
jeudi 23 juin 2011
Dix-huitième livre du défi
Solaris Science- fiction et fantastique no 178, avril 2011, plusieurs auteurs dont Geneviève Blouin, du blogue "La plume et le poing", 160 pages
Il s'agit d'une revue qui publie de courts textes fantastiques de différents auteurs. Le thème de l'ange était à l'honneur. Je me suis rappelé que j'ai déjà été friande de science-fiction. J'avais lu tout Ray Bradbury. Mais il y avait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans ce genre. Faciles à lire parce que courtes, les nouvelles du recueil ont toutes certaines qualités littéraires. Mais leur brièveté m'a parfois laissée sur ma faim. J'attendais plus et encore et oups, c'était fini. Sans compter les fois où j'arrivais à la fin sans la comprendre, cette fin. Frustrant. Comme dans le texte "Dernières paroles à la Havane" qui a suscité mon intérêt pour en arriver à cette fin pas éclairante du tout. On va l'opérer, pour sa voix, pour qu'il puisse... parler? et William va lui voler les fruits de sa recherche. C'est ça? Pas clair du tout.
En fait, je préfère de beaucoup des écrits limpides comme ceux de Adriana Lorusso, avec un début, un déroulement et une fin claire. Et la personnalité des personnages bien développée. Excellent.
Geneviève Blouin a écrit le texte le plus court mais non le moindre. Son ange déchu ressemble étrangement à ces jeunes marginaux qui quêtent dans les rues de Montréal. Il s'appelle Rémiel et tente de résister à l'appel du vin qui le détruit. Bien écrit. Mais la finale n'est pas claire pour moi. On dirait qu'il n'y en a pas de finale justement. Rémiel va-t-il continuer à vivre à l'ombre de l'ange, devant la basilique? Est-ce lui qui va être mis au rebut? En quelques pages, Geneviève Blouin a réussi à me rendre Rémiel assez attachant pour que je m'inquiète pour lui!
Il s'agit d'une revue qui publie de courts textes fantastiques de différents auteurs. Le thème de l'ange était à l'honneur. Je me suis rappelé que j'ai déjà été friande de science-fiction. J'avais lu tout Ray Bradbury. Mais il y avait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans ce genre. Faciles à lire parce que courtes, les nouvelles du recueil ont toutes certaines qualités littéraires. Mais leur brièveté m'a parfois laissée sur ma faim. J'attendais plus et encore et oups, c'était fini. Sans compter les fois où j'arrivais à la fin sans la comprendre, cette fin. Frustrant. Comme dans le texte "Dernières paroles à la Havane" qui a suscité mon intérêt pour en arriver à cette fin pas éclairante du tout. On va l'opérer, pour sa voix, pour qu'il puisse... parler? et William va lui voler les fruits de sa recherche. C'est ça? Pas clair du tout.
En fait, je préfère de beaucoup des écrits limpides comme ceux de Adriana Lorusso, avec un début, un déroulement et une fin claire. Et la personnalité des personnages bien développée. Excellent.
Geneviève Blouin a écrit le texte le plus court mais non le moindre. Son ange déchu ressemble étrangement à ces jeunes marginaux qui quêtent dans les rues de Montréal. Il s'appelle Rémiel et tente de résister à l'appel du vin qui le détruit. Bien écrit. Mais la finale n'est pas claire pour moi. On dirait qu'il n'y en a pas de finale justement. Rémiel va-t-il continuer à vivre à l'ombre de l'ange, devant la basilique? Est-ce lui qui va être mis au rebut? En quelques pages, Geneviève Blouin a réussi à me rendre Rémiel assez attachant pour que je m'inquiète pour lui!
Poids
Mon pattern: je laisse aller, je laisser aller et puis je me pèse et j'ai pris du poids et je panique et je remédie au problème drastiquement. Je le reperds mais je n'en reperds jamais assez pour entrer dans mon poids santé, ce qui fait que j'ai depuis des années dix livres au-dessus de ce poids. Plus en fait aujourd'hui, car j'étais dans une période de laisser-aller et de compensation par la nourriture. Je ne suis pas trop inquiète, je sais que ce nouveau cinq livres partira. Je laisse aller mais jamais assez pour me retrouver obèse quand même. Juste un peu trop grosse. Je me demande de quoi j'aurais l'air vraiment mince. Est-ce que ma peau pendrait? Aurais-je l'ai plus vieille? C'est arrivé à une connaissance que j'ai revue dernièrement par hasard dans le métro. Mon âge. Ex-collègue de travail. J'ai eu peur. Elle avait perdu beaucoup de poids et avait l'air d'une vieille femme. Le fait qu'elle ait les cheveux tout gris n'aidait pas, mais quand même j'ai eu un choc.
Bien hypothétique tout ça. Maigrir peut aussi équivaloir à rajeunir. Surtout si le corps est ferme et en forme. Et ça, avec du travail, on peut y arriver à tout âge. Je ne jure que par la musculation, maintenant. Parce que je n'ai jamais de mal de dos ou autres raideurs, alors que tant de monde s'en plaignent dans mon entourage, même des jeunes en fait. Le mal de dos est le mal du siècle. Pas repris la musculation encore. J'ai annulé deux semaines pour ma pneumonie. Je pense que le stress de petit-fils et de ma fille qui ne s'en occupait pas est responsable de cette maladie, qui n'était probablement qu'une bronchite d'ailleurs. Le doc ne m'a jamais rappelée.
Je devais recommencer les exercices hier et c'est ce que j'avais écrit, mais j'ai procrastiné. Mangé plein de cochonneries en plus parce que je savais que le bon temps achevait. Illogique, vous dites?...
Mais aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie!
J'ai arrêté de me chicaner avec Dix-sept ans. La douceur et la compréhension ont bien meilleur goût. Ce qui ne veut absolument pas dire que je laisse tomber pour la job, que je la laisse tomber ma fille apeurée et en difficulté. Que non, que non. Mais j'y vais autrement. En l'écoutant davantage, avec de petites poussées au lieu de gros coups de pieds. Elle s'en va chez une amie qui habite loin pour fêter la Saint-Jean. La maman qui travaille en ville va venir la chercher. Cette enfant est très populaire, ce n'est qu'une de ses nombreuses qualités. On ira porter quelques c.v. ce matin. Je l'accompagne mais je l'attends plus loin, invisible. Elle a besoin de ce support actuellement.
Demain, soirée-repas jazz. Va me faire du bien. Penser à moi un peu. On sera un groupe de femmes. Passé cinquante ans, mes belles, on est toujours un groupe de femmes. Les hommes ne sortent plus. Faut s'y faire. Sans amertume. Et si je pouvais devenir lesbienne, je le ferais. Ça rendrait ma vie tellement plus facile.
Bien hypothétique tout ça. Maigrir peut aussi équivaloir à rajeunir. Surtout si le corps est ferme et en forme. Et ça, avec du travail, on peut y arriver à tout âge. Je ne jure que par la musculation, maintenant. Parce que je n'ai jamais de mal de dos ou autres raideurs, alors que tant de monde s'en plaignent dans mon entourage, même des jeunes en fait. Le mal de dos est le mal du siècle. Pas repris la musculation encore. J'ai annulé deux semaines pour ma pneumonie. Je pense que le stress de petit-fils et de ma fille qui ne s'en occupait pas est responsable de cette maladie, qui n'était probablement qu'une bronchite d'ailleurs. Le doc ne m'a jamais rappelée.
Je devais recommencer les exercices hier et c'est ce que j'avais écrit, mais j'ai procrastiné. Mangé plein de cochonneries en plus parce que je savais que le bon temps achevait. Illogique, vous dites?...
Mais aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie!
J'ai arrêté de me chicaner avec Dix-sept ans. La douceur et la compréhension ont bien meilleur goût. Ce qui ne veut absolument pas dire que je laisse tomber pour la job, que je la laisse tomber ma fille apeurée et en difficulté. Que non, que non. Mais j'y vais autrement. En l'écoutant davantage, avec de petites poussées au lieu de gros coups de pieds. Elle s'en va chez une amie qui habite loin pour fêter la Saint-Jean. La maman qui travaille en ville va venir la chercher. Cette enfant est très populaire, ce n'est qu'une de ses nombreuses qualités. On ira porter quelques c.v. ce matin. Je l'accompagne mais je l'attends plus loin, invisible. Elle a besoin de ce support actuellement.
Demain, soirée-repas jazz. Va me faire du bien. Penser à moi un peu. On sera un groupe de femmes. Passé cinquante ans, mes belles, on est toujours un groupe de femmes. Les hommes ne sortent plus. Faut s'y faire. Sans amertume. Et si je pouvais devenir lesbienne, je le ferais. Ça rendrait ma vie tellement plus facile.
mercredi 22 juin 2011
Le chant du coq
C'est ma nouvelle heure de réveil, cinq heures du matin .Il fait déjà jour, ce qui est magnifique et puis, je suis pleine d'énergie. La santé est revenue. Petit-fils dort encore, sa mère est venue le voir hier et ça s'est bien passé. Ma Dix-sept ans a fini l'école. On passe au mode recherche d'emploi avec des poussées maternelles très fortes proches du harcèlement. Non, c'est du vrai harcèlement, soyons franche et ça ne marche pas si bien. Mauvaise méthode? Je vais bien donc je recommence l'exercice. Une fois Petit-fils à la garderie, ce sera la montagne et le gym ce soir après mon bénévolat. L'été est ma saison préférée.
mardi 21 juin 2011
Sur les rails
M'y remettre. Une fois petit-fils reconduit à la garderie et de retour chez moi, je suis au ralenti. Je ne devrais pas m'en plaindre, c'est la bonne journée pour ça. Le jour de la lenteur, aujourd'hui. Le saviez-vous?
lundi 20 juin 2011
Désorganisation
Vingt ans semble avoir retrouvé le goût de s'occuper de son fils. À temps très partiel, entendons-nous. Elle l'a eu à coucher vendredi, il est retourné chez son père le lendemain matin et revenu chez moi hier après-midi. De toute "sa" fin de semaine de "garde partagée", elle l'aura vu une heure en soirée et deux heures le samedi matin. Mais c'est mieux que rien, je sais, je sais et j'apprécie et chaque petit progrès en est un progrès. De quoi ai-je encore à me plaindre ce matin?
Je me plains parce que la désorganisation de ces jeunes parents m'atteint de plein fouet financièrement, était donné que c'est moi qui paie leur garderie en attendant qu'ils aient la fameuse subvention. J'ai déjà payé 2975 dollars! Oui, oui, déjà, en quatre mois!!!
Et là, la fameuse subvention devient de plus en plus hypothétique. C'est le père qui a fait une demande, pas ma fille. On en était à l'époque où elle abandonnait son enfant. Or, le père travaille au noir. Pour avoir droit à une subvention pour une garderie, il faut que le parent travaille ou soit aux études. Normal.
Les rapports d'impôts ne sont pas faits. La serrure de sa boîte postale n'est toujours pas réparée, son téléphone pas en vigueur (pas payé), elle n'a pas l'internet et petit-fils a un énorme gigantesque bouton d'herpès (bon, bon, je sais, rien à voir avec la désorganisation, mais ça m'enrage qu'on lui ait transmis ça par bêtise et négligence. Et les parents sont aussi horrifiés que moi et totalement innocents. C'est l'autre grand-mère qui a fait le coup!).
Ce billet inintéressant n'est pas vraiment pour vous, chers lecteurs, plus pour moi, pour mes dossiers, pour savoir où on en était à ce moment-ci. J'ai beau vouloir leur laisser leur autonomie, actuellement leur désorganisation et leur incompétence me lèse directement financièrement. Va falloir m'en mêler.
Je me plains parce que la désorganisation de ces jeunes parents m'atteint de plein fouet financièrement, était donné que c'est moi qui paie leur garderie en attendant qu'ils aient la fameuse subvention. J'ai déjà payé 2975 dollars! Oui, oui, déjà, en quatre mois!!!
Et là, la fameuse subvention devient de plus en plus hypothétique. C'est le père qui a fait une demande, pas ma fille. On en était à l'époque où elle abandonnait son enfant. Or, le père travaille au noir. Pour avoir droit à une subvention pour une garderie, il faut que le parent travaille ou soit aux études. Normal.
Les rapports d'impôts ne sont pas faits. La serrure de sa boîte postale n'est toujours pas réparée, son téléphone pas en vigueur (pas payé), elle n'a pas l'internet et petit-fils a un énorme gigantesque bouton d'herpès (bon, bon, je sais, rien à voir avec la désorganisation, mais ça m'enrage qu'on lui ait transmis ça par bêtise et négligence. Et les parents sont aussi horrifiés que moi et totalement innocents. C'est l'autre grand-mère qui a fait le coup!).
Ce billet inintéressant n'est pas vraiment pour vous, chers lecteurs, plus pour moi, pour mes dossiers, pour savoir où on en était à ce moment-ci. J'ai beau vouloir leur laisser leur autonomie, actuellement leur désorganisation et leur incompétence me lèse directement financièrement. Va falloir m'en mêler.
samedi 18 juin 2011
Poule
Du rôle des toutous: Quand je veux faire passer un message à Petit-fils, je m'adresse souvent à ses peluches: chez moi, il en a deux, un chat et une poule. Je leur parle, je leur mets même des couches ou des pansements et je leur dis clairement ce que j'attends d'eux. Hier, quand ma fille est partie avec Deux ans, j'ai demandé à la poule si elle voulait les accompagner. Elle était plus que d'accord. Je lui ai alors expliqué que chez la maman de Petit-fils, on devait se coucher sans pleurer, écouter des chansons et dormir. As-tu bien compris, Poule? C'est Petit-fils qui a dit "oui" à sa place! C'est qu'elle ne sait pas vraiment parler, la poule de Petit-fils. Il l'a prise dans ses bras et s'en est allé chez sa mère en la serrant contre lui.
vendredi 17 juin 2011
Partis
Ma fille vient de partir avec son fils. Elle l'emmène coucher chez elle. On est allés jouer au parc avant. C'est à deux enfants de deux ans que j'avais l'impression d'avoir affaire. La beauté d'avoir une maman si jeune, c'est qu'elle joue pour vrai, pas juste pour faire plaisir. Et de glisser dans le toboggan, de faire des courses et de s'amuser follement. Ils étaient beaux à voir!
Vingt ans était pourtant furieuse parce que son enfant a attrappé un feu sauvage de la grand-mère. "Tu ne peux pas être certaine que ça vienne d'elle, que je lui dis pour la calmer, ça pourrait être d'un enfant de la garderie." "Mais non, c'est elle, c'est elle, elle en fait souvent, on a eu beau lui dire et lui redire de ne pas l'embrasser sur la bouche, elle le faisait quand même, je l'ai vue!" Au moins, Vingt ans a accepté de ne pas appeler avant d'avoir décoléré et elle a bien caché ses humeurs à son fils. Elle était charmante et chaleureuse avec lui. Un plaisir de voir ça. Bon, je me sens heureuse de l'évolution rapide de ce dossier et en même temps... un peu déçue que Petit-fils ne soit pas resté avec moi. C'est qu'il est charmant cet enfant!
Vingt ans était pourtant furieuse parce que son enfant a attrappé un feu sauvage de la grand-mère. "Tu ne peux pas être certaine que ça vienne d'elle, que je lui dis pour la calmer, ça pourrait être d'un enfant de la garderie." "Mais non, c'est elle, c'est elle, elle en fait souvent, on a eu beau lui dire et lui redire de ne pas l'embrasser sur la bouche, elle le faisait quand même, je l'ai vue!" Au moins, Vingt ans a accepté de ne pas appeler avant d'avoir décoléré et elle a bien caché ses humeurs à son fils. Elle était charmante et chaleureuse avec lui. Un plaisir de voir ça. Bon, je me sens heureuse de l'évolution rapide de ce dossier et en même temps... un peu déçue que Petit-fils ne soit pas resté avec moi. C'est qu'il est charmant cet enfant!
jeudi 16 juin 2011
Pousser
Je veux que Dix-sept ans travaille. Il le faut. Ne pas lui donner le choix. Elle résiste. Je pousse. Qui gagnera? Tout le monde si elle finit par décrocher quelque chose. Je ne lâcherai pas. Mais mausus qu'elle a la résistance passive forte. C'est la bataille ici. Pour son bien. Moi, je le sais. Mais elle ne le sait pas. Pas encore.
mercredi 15 juin 2011
Ferland
Un spectacle magnifique. Un homme généreux,sûr de lui, qui joue avec son public. Éric Lapointe comme invité et une complicité très réussie. Un hommage à Léveillée bien rendu. Une chorale d'enfants, un choeur, des musiciens impeccables, des effets visuels. Plusieurs rappels, la foule en liesse, le sourire charmeur de Jean-Pierre. L'album Jaune chanté au complet et plein d'extras délicieux. Heureuse soirée.
Essai
Elle est venue. Le petit était surexcité comme s'il avait de la grande visite. Elle est arrivée tard. Pas sa faute. Elle travaille très loin et a une heure quarante-cinq de voyagement en autobus matin et soir. Pas de sens, je sais. À long terme, ça va payer. Elle va avoir de l'expérience et sera capable d'être mutée ailleurs. Bon, le fait qu'elle ait pris le temps de passer chercher son lavage chez elle, là, c'est autre chose.... elle avait ses grosses valises de linge sale et un gars qui était venu la conduire. Elle a emmené le petit sur le balcon dans ses bras pour faire des byebye au jeune homme dans sa voiture. Pas l'air intéressé du tout le petit.
Il a joué avec sa maman. Le niveau d'excitation ne baissait pas. Je l'ai fait remarquer gentiment à ma fille. On approchait de l'heure du coucher. Tu me diras quand ce sera l'heure, qu'elle a répondu. Elle a suivi à la lettre ma routine gagnante. Le petit était content. On s'est brossé les dents ensemble, tous les trois. Elle lui a raconté des histoires dans mon lit. Je me suis éclipsée, heureuse. J'y suis allée pour commencer la période des chansons, lumières éteintes et le petit couché. Je les ai laissés. Et puis, j'ai entendu pleurer. Je n'y suis pas allée. C'est elle qui est sortie de la chambre, au bout d'un long moment. "Ça ne marche pas avec moi. Il ne veut pas dormir." Elle sanglotait. Ça m'a énervée. Un enfant qui pleure, c'est assez, pas deux. "Arrête de pleurer. Pourquoi tu penses qu'il pleure?" Pense un peu à lui au lieu de penser à toi, que je me disais. "Parce qu'il sait que je vais partir."
Je suis allée voir Petit-fils, en grande peine. Pas des pleurs de colère, des pleurs de chagrin. Je lui ai demandé s'il pleurait parce que sa mère allait partir. Il a immédiatement arrêté de pleurer et a dit "oui". On s'est parlé un peu. J'ai dit à ma fille de lui parler, de lui expliquer et j'ai quitté. Je n'ai plus entendu de pleurs. Mais ma fille ne sortait pas de la chambre. D'habitude, cet enfant s'endort en moins de cinq minutes.
Une demi-heure après, elle ressort en disant qu'il refuse de dormir. Je suis rentrée, on a chanté, on a attendu. Il était extraordinairement éveillé, voulait jouer. Il était tard maintenant, ma fille n'avait pas soupé, elle se levait tôt le lendemain. Je lui ai dit de dire au revoir à son fils et de quitter. Ça m'a pris une grosse demi-heure pour l'endormir et il s'est réveillé à quatre heures du matin. Voulait jouer. Une autre heure pour le rendormir. Ce matin, je l'ai réveillé pour l'amener à la garderie, pour ne pas que son horaire soit totalement chamboulé. Il était de bonne humeur. On a chanté dans la voiture. "Ce soir, c'est papa qui va aller te chercher à la garderie." Il était content.
Ironie: je parle avec la directrice de la garderie ce matin. Elle me dit que le petit va tellement mieux depuis que sa mère a recommencé à s'en occuper. Il a l'air plus heureux et il a commencé à parler. C'est que ma fille a dit au père qu'elle prenait son fils en garde partagée (c'est moi qui lui ai dit de ne pas donner trop de détails). L'autre famille ne sait donc pas qu'il est chez moi la plupart du temps. Très bien ainsi.
Je ne suis pas découragée. Un peu surprise. Je pensais que la même routine allait faire des miracles. Non. Va falloir trouver autre chose. On trouvera.
Il a joué avec sa maman. Le niveau d'excitation ne baissait pas. Je l'ai fait remarquer gentiment à ma fille. On approchait de l'heure du coucher. Tu me diras quand ce sera l'heure, qu'elle a répondu. Elle a suivi à la lettre ma routine gagnante. Le petit était content. On s'est brossé les dents ensemble, tous les trois. Elle lui a raconté des histoires dans mon lit. Je me suis éclipsée, heureuse. J'y suis allée pour commencer la période des chansons, lumières éteintes et le petit couché. Je les ai laissés. Et puis, j'ai entendu pleurer. Je n'y suis pas allée. C'est elle qui est sortie de la chambre, au bout d'un long moment. "Ça ne marche pas avec moi. Il ne veut pas dormir." Elle sanglotait. Ça m'a énervée. Un enfant qui pleure, c'est assez, pas deux. "Arrête de pleurer. Pourquoi tu penses qu'il pleure?" Pense un peu à lui au lieu de penser à toi, que je me disais. "Parce qu'il sait que je vais partir."
Je suis allée voir Petit-fils, en grande peine. Pas des pleurs de colère, des pleurs de chagrin. Je lui ai demandé s'il pleurait parce que sa mère allait partir. Il a immédiatement arrêté de pleurer et a dit "oui". On s'est parlé un peu. J'ai dit à ma fille de lui parler, de lui expliquer et j'ai quitté. Je n'ai plus entendu de pleurs. Mais ma fille ne sortait pas de la chambre. D'habitude, cet enfant s'endort en moins de cinq minutes.
Une demi-heure après, elle ressort en disant qu'il refuse de dormir. Je suis rentrée, on a chanté, on a attendu. Il était extraordinairement éveillé, voulait jouer. Il était tard maintenant, ma fille n'avait pas soupé, elle se levait tôt le lendemain. Je lui ai dit de dire au revoir à son fils et de quitter. Ça m'a pris une grosse demi-heure pour l'endormir et il s'est réveillé à quatre heures du matin. Voulait jouer. Une autre heure pour le rendormir. Ce matin, je l'ai réveillé pour l'amener à la garderie, pour ne pas que son horaire soit totalement chamboulé. Il était de bonne humeur. On a chanté dans la voiture. "Ce soir, c'est papa qui va aller te chercher à la garderie." Il était content.
Ironie: je parle avec la directrice de la garderie ce matin. Elle me dit que le petit va tellement mieux depuis que sa mère a recommencé à s'en occuper. Il a l'air plus heureux et il a commencé à parler. C'est que ma fille a dit au père qu'elle prenait son fils en garde partagée (c'est moi qui lui ai dit de ne pas donner trop de détails). L'autre famille ne sait donc pas qu'il est chez moi la plupart du temps. Très bien ainsi.
Je ne suis pas découragée. Un peu surprise. Je pensais que la même routine allait faire des miracles. Non. Va falloir trouver autre chose. On trouvera.
dimanche 12 juin 2011
Pneumonie
Tenez-vous le pour dit, amis et amies qui me lisez, une toux qui dépasse sept jours en empirant au lieu de s'améliorer, ça n'a rien de normal. C'est ce que me disait ma perspicace maman lors de notre déjeuner au restaurant de ce matin. C'est ce que confirmait le doc de la clinique en me prescrivant des antibiotiques ultra-puissants pour ce qu'il soupçonne être une pneumonie! Wow! Il n'a eu qu'à prononcer ce mot pour que je me sente vraiment malade! Avec deux pilules dans le corps, ça va déjà mieux. Radiographie des poumons demain matin. Et la vie continue!
Bénévolat
Je vois toujours le mercredi mon petit garçon et sa famille qui viennent du Bengladesh. La semaine passée, l'organisme de bénévolat organisait une fête, avec repas, animation, prix et jeux et histoires racontées par de vraies auteures de livres pour enfants. L'enfant, sa bénévole et UN parent étaient invités. Pourquoi un seul parent et pas les deux? Parce que l'organisme a des fonds limités et la salle ne peut accueillir plus de deux cent personnes. Je crois qu'on faisait des exceptions pour les frères et soeurs.
J'ai donc donné l'invitation à la mère un mois avant l'événement. Comme elle ne comprend pas bien le français, je la lui explique clairement. Elle demande alors si elle peut amener son mari. C'est bien écrit un parent mais je lui dis que je vais m'informer, ce que je fais. On me réitère qu'on est désolé, mais que les fonds ne permettent pas d'inviter toute la famille, on ne peut pas faire d'exception et bla, bla, bla. La semaine suivante, j'explique donc soigneusement encore à la mère la situation. Je trouve ça bête un peu moi-même de séparer des familles mais je ne le lui dis pas. Vous avez bien compris? Oui, oui. Allez-vous venir quand même? Oui, elle viendra. Fiou! Je m'en fais un plaisir de cette fête moi et comme mon petit garçon ne semble pas sortir beaucoup (il est en pyjama quand j'arrive à trois heures et demie!), ça va lui faire du bien. Elle ne semble pas comprendre très bien où se trouve la salle de réception malgré mes explications. Je propose donc de venir la chercher et que nous marchions ensemble. Marché conclu.
Le jour de la fête, l'enfant et la mère sont bien habillés et souriants quand j'arrive. Moi aussi, j'ai mis mes beaux atours. Il y a de l'excitation dans l'air! Le papa aussi est bien habillé. Alors que nous sortons de la maison, il nous suit. Malaise. Bon, je suppose qu'il nous accompagne et qu'il partira une fois à la porte. Plus nous marchons, plus je me doute que ma supposition est mauvaise. Il vient! Typique. J'ai enseigné aux immigrants tant d'années, je connais bien cette façon de faire. On ne s'oppose pas, on dit oui à ce qui est demandé avec le sourire et puis, on fait le contraire, tout simplement et sans aucune explication.
Heureusement que nous sommes arrivés à l'heure, ce qui veut dire que nous étions en avance, vu que tout le monde était en retard. Ça aussi, c'est typique. Dans plusieurs cultures, si on vous invite pour six heures, il est impoli de se pointer avant sept heures. Alors vu que nous étions dans les premiers, nous avons pu nous choisir une bonne table mais nous avons déstabilisé les arrangements prévus, étant donné que les tables étaient des tables à neuf (trois couples parent-enfant-bénévole) et que nous étions quatre. À un moment donné (dès l'arrivée en fait), j'ai décidé de relaxer, de laisser faire et de profiter du moment présent. C'est ce que la famille faisait de toute façons. On a bien mangé, on a écouté de belles histoires, je n'ai pas osé boire parce que ma famille est musulmane, mais j'aurais pu si j'avais voulu, on servait du vin. Aucun plat ne contenait du porc et il y avait plusieurs mets végétariens.
On avait eu la brillante idée de mettre des plants de tomates comme décoration de table. C'était joli et en plus, on pouvait repartir avec! Nous sommes partis de là avec de beaux diplômes, mon petit garçon a eu un beau livre en cadeau et ses parents, plein de plants de tomates (débrouillards, ils faisaient toutes les tables pour emporter les plants orphelins)! Une belle soirée.
On veut le faire redoubler sa première année. Alors que c'était péché il y a quelques années de même y penser, le redoublement revient en force dans nos écoles. Il commence pourtant à lire. Il a fait d'énormes progrès dans le dernier mois. Je ne sais trop quoi en penser alors je me tais.
J'ai donc donné l'invitation à la mère un mois avant l'événement. Comme elle ne comprend pas bien le français, je la lui explique clairement. Elle demande alors si elle peut amener son mari. C'est bien écrit un parent mais je lui dis que je vais m'informer, ce que je fais. On me réitère qu'on est désolé, mais que les fonds ne permettent pas d'inviter toute la famille, on ne peut pas faire d'exception et bla, bla, bla. La semaine suivante, j'explique donc soigneusement encore à la mère la situation. Je trouve ça bête un peu moi-même de séparer des familles mais je ne le lui dis pas. Vous avez bien compris? Oui, oui. Allez-vous venir quand même? Oui, elle viendra. Fiou! Je m'en fais un plaisir de cette fête moi et comme mon petit garçon ne semble pas sortir beaucoup (il est en pyjama quand j'arrive à trois heures et demie!), ça va lui faire du bien. Elle ne semble pas comprendre très bien où se trouve la salle de réception malgré mes explications. Je propose donc de venir la chercher et que nous marchions ensemble. Marché conclu.
Le jour de la fête, l'enfant et la mère sont bien habillés et souriants quand j'arrive. Moi aussi, j'ai mis mes beaux atours. Il y a de l'excitation dans l'air! Le papa aussi est bien habillé. Alors que nous sortons de la maison, il nous suit. Malaise. Bon, je suppose qu'il nous accompagne et qu'il partira une fois à la porte. Plus nous marchons, plus je me doute que ma supposition est mauvaise. Il vient! Typique. J'ai enseigné aux immigrants tant d'années, je connais bien cette façon de faire. On ne s'oppose pas, on dit oui à ce qui est demandé avec le sourire et puis, on fait le contraire, tout simplement et sans aucune explication.
Heureusement que nous sommes arrivés à l'heure, ce qui veut dire que nous étions en avance, vu que tout le monde était en retard. Ça aussi, c'est typique. Dans plusieurs cultures, si on vous invite pour six heures, il est impoli de se pointer avant sept heures. Alors vu que nous étions dans les premiers, nous avons pu nous choisir une bonne table mais nous avons déstabilisé les arrangements prévus, étant donné que les tables étaient des tables à neuf (trois couples parent-enfant-bénévole) et que nous étions quatre. À un moment donné (dès l'arrivée en fait), j'ai décidé de relaxer, de laisser faire et de profiter du moment présent. C'est ce que la famille faisait de toute façons. On a bien mangé, on a écouté de belles histoires, je n'ai pas osé boire parce que ma famille est musulmane, mais j'aurais pu si j'avais voulu, on servait du vin. Aucun plat ne contenait du porc et il y avait plusieurs mets végétariens.
On avait eu la brillante idée de mettre des plants de tomates comme décoration de table. C'était joli et en plus, on pouvait repartir avec! Nous sommes partis de là avec de beaux diplômes, mon petit garçon a eu un beau livre en cadeau et ses parents, plein de plants de tomates (débrouillards, ils faisaient toutes les tables pour emporter les plants orphelins)! Une belle soirée.
On veut le faire redoubler sa première année. Alors que c'était péché il y a quelques années de même y penser, le redoublement revient en force dans nos écoles. Il commence pourtant à lire. Il a fait d'énormes progrès dans le dernier mois. Je ne sais trop quoi en penser alors je me tais.
samedi 11 juin 2011
Woody
Adoré son dernier film "Midnight in Paris". Du plaisir. Et Paris, Paris, Paris. Facile, charmant et feel-good movie.
381
C'est le nombre de marches de l'avenue du Parc au belvédère du Mont-Royal. Pas mal quand même. Je devrais me mettre en forme avec ça.
Perdu et perdue
Perdu le billet et perdue la Femme libre! Misère de misère de zut et autres vocables que je suis trop distinguée pour écrire ici mais que Gérald Godin exprimait pourtant avec élégance (le dernier film qu'on a fait sur lui est à voir absolument! Allez-y!).
J'ai perdu mon billet à cent cinquante dollars, une excellente place, pour le spectacle de Jean-Pierre Ferland. Je cherche, oui, je cherche, je ne fais que ça. Un super ménage dans ma paperasse. Mais je l'ai mis où donc?
Et mon amie qui trippe Jean-Pierre avec moi va y aller seule? On s'en faisait un tel plaisir.
Bon, il y a des malheurs pires quand même. Du calme. Je monte ma montagne et je recommence à chercher.
J'ai perdu mon billet à cent cinquante dollars, une excellente place, pour le spectacle de Jean-Pierre Ferland. Je cherche, oui, je cherche, je ne fais que ça. Un super ménage dans ma paperasse. Mais je l'ai mis où donc?
Et mon amie qui trippe Jean-Pierre avec moi va y aller seule? On s'en faisait un tel plaisir.
Bon, il y a des malheurs pires quand même. Du calme. Je monte ma montagne et je recommence à chercher.
vendredi 10 juin 2011
Plan
Mon but, c'est que Vingt ans se réapproprie son fils et qu'elle tire du plaisir de sa maternité. Elle ne s'en occupe pas seule, parce qu'elle n'en est pas capable, selon l'autre grand-mère. C'est à voir. Quand j'ai proposé à Vingt ans que "nous" prenions Deux ans la moitié du temps, j'ai précisé que je voulais qu'elle participe. Elle m'a alors dit qu'elle serait prête à faire une activité avec nous la fin de semaine où il est avec "nous". Le pari a été tenu la première fin de semaine, nous sommes allés ensemble à l'heure du conte et ensuite lui faire couper les cheveux et le lendemain, au brunch familial en plus. Elle a donc passé du temps avec lui. Jamais seule cependant. Je l'ai trouvée efficace et maternelle et il appréciait sa présence.
Elle a également dit qu'elle viendrait le voir un soir de semaine quand il est chez moi. Pas commencé encore. Mais je vais lui proposer de venir un soir le mettre au lit. De toutes façons, à l'heure qu'elle arrive, on est près de son heure de coucher. Comme il est chez moi, elle va faire exactement la même routine que je fais et à laquelle il est habitué. Les parents ont beaucoup de misère à mettre cet enfant au lit. Il hurle et finit souvent par s'endormir devant la télé. Ici, aucun problème. J'ai une routine du coucher longue, serrée et très rituelle. Bain et jeux de bain, dents, séance de lecture dans mon lit (longue et agréable) et chansons lui dans son lit et moi dans le mien(il couche dans ma chambre). On commence à sept heures du soir et à huit heures, il dort profondément et ne se réveille pas de la nuit. Un beau succès pour un enfant supposément si difficile à coucher.
Je vais donc faire expérimenter cette heure de coucher agréable à Vingt ans. Mon but est qu'éventuellement, elle puisse l'amener coucher chez elle. En respectant la même routine à laquelle il est habitué, tout pourrait aller bien. Je comprends qu'un enfant qui hurle longtemps le soir au point où les voisins se plaignent (c'est arrivé chez Vingt ans), ce ne soit pas très charmant. Mais si tout va bien.... peut-être que...
Évidemment, je ne vais pas la piéger et elle sera au courant de mon plan. Je vais commencer par lui demander de venir un soir cette semaine cependant. Si elle refuse, alors, tout est foutu. Mais voyons, soyons optimiste, elle acceptera, bien sûr qu'elle acceptera, elle m'a dit qu'elle le ferait.
Elle a également dit qu'elle viendrait le voir un soir de semaine quand il est chez moi. Pas commencé encore. Mais je vais lui proposer de venir un soir le mettre au lit. De toutes façons, à l'heure qu'elle arrive, on est près de son heure de coucher. Comme il est chez moi, elle va faire exactement la même routine que je fais et à laquelle il est habitué. Les parents ont beaucoup de misère à mettre cet enfant au lit. Il hurle et finit souvent par s'endormir devant la télé. Ici, aucun problème. J'ai une routine du coucher longue, serrée et très rituelle. Bain et jeux de bain, dents, séance de lecture dans mon lit (longue et agréable) et chansons lui dans son lit et moi dans le mien(il couche dans ma chambre). On commence à sept heures du soir et à huit heures, il dort profondément et ne se réveille pas de la nuit. Un beau succès pour un enfant supposément si difficile à coucher.
Je vais donc faire expérimenter cette heure de coucher agréable à Vingt ans. Mon but est qu'éventuellement, elle puisse l'amener coucher chez elle. En respectant la même routine à laquelle il est habitué, tout pourrait aller bien. Je comprends qu'un enfant qui hurle longtemps le soir au point où les voisins se plaignent (c'est arrivé chez Vingt ans), ce ne soit pas très charmant. Mais si tout va bien.... peut-être que...
Évidemment, je ne vais pas la piéger et elle sera au courant de mon plan. Je vais commencer par lui demander de venir un soir cette semaine cependant. Si elle refuse, alors, tout est foutu. Mais voyons, soyons optimiste, elle acceptera, bien sûr qu'elle acceptera, elle m'a dit qu'elle le ferait.
jeudi 9 juin 2011
Réalisation
Il faut l'avoir perdu, son temps libre, pour savoir autant l'apprécier! Je me sens en vacances, vraiment. Et je vois plein d'amies, parce que mon temps est compté, hein... du coup, je l'utilise bien mieux mon temps.
mercredi 8 juin 2011
Entre deux chaises
C'est comme ça que je me sens. Mon entreprise d'élevage à temps partagé de Petit-fils n'a de sens que si c'est une action temporaire et que ma fille finit par faire sa part. Dans la joie idéalement. Pas trop évident d'arriver à ce résultat. Ce n'est pas tant que ça me déplaise de m'en occuper et que je n'y trouve pas de plaisir. Non, j'en trouve certainement. Mon horaire de garde du vendredi au mercredi s'est terminé ce matin, en le conduisant à la garderie. Il jouait avec une boîte avec une bouche dessus qu'il adore et son grand plaisir est de l'ouvrir et de la refermer. Pas si facile, c'est une boîte vide de bonbons. Quand il chignait ou criait, je lui disais que j'allais l'aider s'il demandait correctement. Ce qui m'a valu de devoir me stationner quelques fois pour tenir mes promesses, quand il finissait par dire "Anmaman, boîte bouche" sans pleurer de frustration. Je le revois lundi après la garderie. Temps libre. Ouf!
Je me suis remise à l'exercice intensif, ça va me faire du bien. En plus de l'entraîneur deux fois semaine, je grimpe la montagne jusqu'en haut les autres jours. Dur. Surtout avec la chaleur. Je prends les escaliers. De chez moi, ça me prend une heure. Je dois apporter une serviette dans un sac à dos car je suis en nage.
Je ne lis toujours pas et je prends bien du retard. Pour les assidus du défi (merci d'être là et de ne pas être influencés par mon mauvais exemple!), on devrait être rendus au 23e livre. Je vais commencer le 18e. Retard impossible à rattrapper? Mais non voyons!
Je me suis remise à l'exercice intensif, ça va me faire du bien. En plus de l'entraîneur deux fois semaine, je grimpe la montagne jusqu'en haut les autres jours. Dur. Surtout avec la chaleur. Je prends les escaliers. De chez moi, ça me prend une heure. Je dois apporter une serviette dans un sac à dos car je suis en nage.
Je ne lis toujours pas et je prends bien du retard. Pour les assidus du défi (merci d'être là et de ne pas être influencés par mon mauvais exemple!), on devrait être rendus au 23e livre. Je vais commencer le 18e. Retard impossible à rattrapper? Mais non voyons!
lundi 6 juin 2011
Deux ans
J'adore ça avoir un petit enfant dans ma vie et m'en occuper. Je tasserais bien la mère qu'on n'a pas besoin de tasser bien loin vu son absence. Danger en lettres rouges. Je me le répète, ne vous inquiétez pas, mes amis.
C'est comblant un Deux ans qui découvre tout et les journées passent à une vitesse folle et on a hâte qu'il se réveille le lendemain.
Le plus impressionnant, c'est le langage. Il est avec moi depuis vendredi et il dit onze mots de plus. Je le sais, je les écris! C'est fantastique, non? Hier, je m'exclamais que c'était dégueulasse de ramasser des bleuets écrasés sur le plancher. Ce matin, au déjeuner, il en a lancé un délibérément et a dit très clairement, "dégueulasse". Non, mais, c'est du bonheur à l'état pur un enfant comme ça! Il est très allumé, a le sens de l'humour rit beaucoup et adore faire des blagues. Pas une seule colère ce week-end. Pas pleuré une fois en fait. Depuis qu'il parle davantage, c'est bien plus facile.
C'est comblant un Deux ans qui découvre tout et les journées passent à une vitesse folle et on a hâte qu'il se réveille le lendemain.
Le plus impressionnant, c'est le langage. Il est avec moi depuis vendredi et il dit onze mots de plus. Je le sais, je les écris! C'est fantastique, non? Hier, je m'exclamais que c'était dégueulasse de ramasser des bleuets écrasés sur le plancher. Ce matin, au déjeuner, il en a lancé un délibérément et a dit très clairement, "dégueulasse". Non, mais, c'est du bonheur à l'état pur un enfant comme ça! Il est très allumé, a le sens de l'humour rit beaucoup et adore faire des blagues. Pas une seule colère ce week-end. Pas pleuré une fois en fait. Depuis qu'il parle davantage, c'est bien plus facile.
samedi 4 juin 2011
jeudi 2 juin 2011
Clarté
Je viens d'écrire à Éléonore de s'affirmer et d'être claire. Faut suivre les conseils qu'on donne, c'est la moindre des choses! J'essaie d'être directe, claire et précise avec Vingt ans. Je l'ai rencontrée. Sur certains points, la clarté est limpide de son bord: pas question qu'elle prenne son enfant les fins de semaine, aucune fin de semaine. "Bon, lui dis-je, alors, tu le prends quand?"
Elle "Je vais m'acheter une voiture et là, je le prendrai la semaine."
Moi:" Premièrement, tu n'as pas les moyens de t'acheter une voiture. Deuxièmement, même avec une voiture, tu ne peux pas arriver à temps pour la garderie. "
Elle:"Je vais m'arranger. Je vais aller le conduire à sept heures à l'ouverture de la garderie, le père va aller le chercher le soir et moi, je vais aller le chercher chez lui ensuite pour l'emmener souper et coucher chez moi."
Moi:" Ben là, il va sûrement souper chez sa grand-mère, tu ne vas pas arriver avant six heures et demi chez le père, six heures quarante-cinq chez toi et là, ton souper n'est pas prêt, il va être mort de faim. Et en plus, une demi-heure plus tard, il va être au lit. Ça n'a pas de sens ton affaire."
J'allais continuer à discuter, emportée et puis je me suis rendu compte que c'était un dialogue de sourds. Elle ne peut pas s'en acheter de voiture, on peut bien argumenter tant qu'on veut. Pas de voiture, pas de garde d'enfant, point. Elle ne s'en occupe plus du tout de son enfant. C'est comme ça. Faut que je m'y fasse. Il y a des choses qu'on ne peut pas changer. Qu'il faut accepter. Faire en sorte que le petit soit bien entouré et en prendre soin à sa place. Je ne vois pas d'autre solution. En fait, c'est déjà ça qui arrive. Il va bien. Je suis allée à son rendez-vous médical, il se développe numéro un, en haut des courbes et tout et tout, jamais fait d'otites ou d'autres maladies. L'important, à cet âge, c'est que quelqu'un s'en occupe, avec constance et amour. Pas nécessairement la mère.
Pour le moment, c'est comme ça.
Elle "Je vais m'acheter une voiture et là, je le prendrai la semaine."
Moi:" Premièrement, tu n'as pas les moyens de t'acheter une voiture. Deuxièmement, même avec une voiture, tu ne peux pas arriver à temps pour la garderie. "
Elle:"Je vais m'arranger. Je vais aller le conduire à sept heures à l'ouverture de la garderie, le père va aller le chercher le soir et moi, je vais aller le chercher chez lui ensuite pour l'emmener souper et coucher chez moi."
Moi:" Ben là, il va sûrement souper chez sa grand-mère, tu ne vas pas arriver avant six heures et demi chez le père, six heures quarante-cinq chez toi et là, ton souper n'est pas prêt, il va être mort de faim. Et en plus, une demi-heure plus tard, il va être au lit. Ça n'a pas de sens ton affaire."
J'allais continuer à discuter, emportée et puis je me suis rendu compte que c'était un dialogue de sourds. Elle ne peut pas s'en acheter de voiture, on peut bien argumenter tant qu'on veut. Pas de voiture, pas de garde d'enfant, point. Elle ne s'en occupe plus du tout de son enfant. C'est comme ça. Faut que je m'y fasse. Il y a des choses qu'on ne peut pas changer. Qu'il faut accepter. Faire en sorte que le petit soit bien entouré et en prendre soin à sa place. Je ne vois pas d'autre solution. En fait, c'est déjà ça qui arrive. Il va bien. Je suis allée à son rendez-vous médical, il se développe numéro un, en haut des courbes et tout et tout, jamais fait d'otites ou d'autres maladies. L'important, à cet âge, c'est que quelqu'un s'en occupe, avec constance et amour. Pas nécessairement la mère.
Pour le moment, c'est comme ça.
lundi 30 mai 2011
Dix-septième livre du défi
Se réinventer, visages de la vitalité humaine, de Florence Meney ,Québec Amérique, 2010, 203 pages
Ce sont des portraits de gens connus ou inconnus qui ont vaincu des épreuves et en sont sortis grandis. J'ai eu plus de misère avec les gens connus comme France Castel, par exemple. Je me suis sentie voyeuse. Je ne le savais pas que France Castel avait été si dépendante à la cocaïne et j'aurais préféré ne pas le savoir. Trop d'information. Philippe Dubuc aussi est connu mais comme il s'est tout simplement remis d'une faillite, on ne joue pas dans des eaux aussi personnelles. On ne perd pas ses enfants parce qu'on a fait faillite, parce qu'on est drogué, oui, possiblement. Il y a le docteur Morgentaler aussi, emprisonné à Auschwitz et emprisonné ici, au Canada, parce qu'il croyait à sa cause et avait choisi de la défendre envers et contre tous. Un exemple de courage et de persévérance.
Les autres survivants de ce livre ne sont pas des personnages publics et leur histoire est certainement touchante. Une jeune femme violentée pendant toute sa jeunesse qui est devenue une avocate reconnue. Son école, qui était son véritable foyer, a pris une énorme importance pour elle. Encore une fois, les professeurs ne savent pas toujours à quel point ils peuvent être essentiels dans la vie de leurs étudiants. Cette jeune femme a comme plus grand désir de renouer des liens avec cette mère qui l'a toujours laissé tomber. Fort, l'amour envers ses parents...
Ce jeune homme délinquant à l'adolescence qui aide maintenant des jeunes en difficulté à s'en sortir à travers les arts martiaux.
Mais surtout ce couple ordinaire, Jacques et Chantal, qui ont perdu d'un seul coup leurs deux enfants et la mère et la soeur de Chantal dans un accident d'avion. Jacques avait déjà perdu sa soeur et un an plus tard, son père qui s'était pendu. Des pertes, ils connaissent ça! Ont failli se séparer. D'ailleurs, "la plupart des couples qui perdent un enfant se séparent, rappelle gravement Jacques." (p.153) Mais ils sont restés ensemble, ont survécu, on recommencé à rire, ont fait un autre enfant. Parce que le goût de la vie et du bonheur a été le plus fort. Plein d'espoir, leur témoignage.
Ce sont des portraits de gens connus ou inconnus qui ont vaincu des épreuves et en sont sortis grandis. J'ai eu plus de misère avec les gens connus comme France Castel, par exemple. Je me suis sentie voyeuse. Je ne le savais pas que France Castel avait été si dépendante à la cocaïne et j'aurais préféré ne pas le savoir. Trop d'information. Philippe Dubuc aussi est connu mais comme il s'est tout simplement remis d'une faillite, on ne joue pas dans des eaux aussi personnelles. On ne perd pas ses enfants parce qu'on a fait faillite, parce qu'on est drogué, oui, possiblement. Il y a le docteur Morgentaler aussi, emprisonné à Auschwitz et emprisonné ici, au Canada, parce qu'il croyait à sa cause et avait choisi de la défendre envers et contre tous. Un exemple de courage et de persévérance.
Les autres survivants de ce livre ne sont pas des personnages publics et leur histoire est certainement touchante. Une jeune femme violentée pendant toute sa jeunesse qui est devenue une avocate reconnue. Son école, qui était son véritable foyer, a pris une énorme importance pour elle. Encore une fois, les professeurs ne savent pas toujours à quel point ils peuvent être essentiels dans la vie de leurs étudiants. Cette jeune femme a comme plus grand désir de renouer des liens avec cette mère qui l'a toujours laissé tomber. Fort, l'amour envers ses parents...
Ce jeune homme délinquant à l'adolescence qui aide maintenant des jeunes en difficulté à s'en sortir à travers les arts martiaux.
Mais surtout ce couple ordinaire, Jacques et Chantal, qui ont perdu d'un seul coup leurs deux enfants et la mère et la soeur de Chantal dans un accident d'avion. Jacques avait déjà perdu sa soeur et un an plus tard, son père qui s'était pendu. Des pertes, ils connaissent ça! Ont failli se séparer. D'ailleurs, "la plupart des couples qui perdent un enfant se séparent, rappelle gravement Jacques." (p.153) Mais ils sont restés ensemble, ont survécu, on recommencé à rire, ont fait un autre enfant. Parce que le goût de la vie et du bonheur a été le plus fort. Plein d'espoir, leur témoignage.
Lundi et absence de lecture
Les jours passent. Je suis allée conduire Petit-fils à la garderie. On a une routine du matin agréable maintenant. Qui roule. Qui rit. Un jour à la fois. Je n'arrive pas à lire. J'ai évidemment lu la courte nouvelle de Geneviève Blouin (Gen) et j'ai aimé, j'ai lu le texte suivant, aimé aussi et puis j'ai arrêté là. Je ne me comprends pas moi-même. Commencé un livre sur les maladies mentales, un autre d'une diététiste et puis le petit Fred Vargas presque terminé est encore sur ma commode et me nargue. Et un livre de biblio que je dois rendre demain, lu à moitié lui aussi. Toute lecture m'apparaît comme un devoir, une corvée. Je ne m'attendais pas à ça. Je vous jure que dans ma jeunesse, j'étais une grande lectrice. Il y a énormément de titres que j'ai dévorés dans le plaisir à ce moment-là. Heureusement, car le plaisir semble tari et je ne comprends pas du tout pourquoi.
Mais comme dans bien des choses, des fois il faut se pousser un peu. Au lieu de déplorer, il faut agir. Je finis donc tout de suite le fameux livre de biblio que je dois rendre demain. Je le peux. Voyons donc. Il suffit de prendre le temps. Je le prends.
Mais comme dans bien des choses, des fois il faut se pousser un peu. Au lieu de déplorer, il faut agir. Je finis donc tout de suite le fameux livre de biblio que je dois rendre demain. Je le peux. Voyons donc. Il suffit de prendre le temps. Je le prends.
vendredi 27 mai 2011
Vendredi
Le petit est parti chez son père. Ma grande est sortie cet après-midi de l'hôpital psychiatrique. Je suis avec Dix-sept ans, qui a fait du bénévolat aujourd'hui. On a retrouvé notre intimité. Mais je suis épuisée, totalement. Même pas l'énergie de répondre aux très intéressants commentaires du billet précédent. Rare que je me sente aussi vidée. Je ne me sens pas en très bonne santé ces temps-ci. Au Costco, je vois un couple qui sort de sa voiture, le pas guilleret. L'homme prend la main de la femme et il l'embrasse dans les cheveux. Il est grand, solide. Je n'entends pas ce qu'ils se disent mais ils rigolent. La femme a un petit manteau de cuir, comme celui de ma mère, tiens. Ils passent devant ma voiture. Mais.... c'est ma mère! Et son amoureux. Je klaxonne. Elle est surprise, totalement. Vient m'embrasser. Ces deux là, ludiques et amoureux, ont 85 ans (ma mère) et 81 ans (l'amoureux). Ils défient toutes les images dépendantes et malades qu'on se fait des personnes âgées.
jeudi 26 mai 2011
Crises
Tous les enfants font des crises. Et encore plus à deux ans, la première adolescence. Mais une crise qui dure 23 minutes (j'ai minuté!) et d'une intensité peu commune, c'est encore dans la normalité? Impossible de le prendre, de le raisonner (évidemment!), de chercher à avoir son attention. Il est parti dans le monde de la colère. Il me rappelle sa mère. Bien qu'à cet âge-là, elle n'en faisait pas de crises .Elle venait d'arriver, souffrait d'anémie sévère, était affligée de parasites, avait un gros ventre de malnutrition et une faiblesse généralisée. Elle aurait voulu en faire une crise qu'elle n'en aurait pas eu la force, tout simplement. Mais Petit-fils est vigoureux et capable de hurler et de faire le bacon pendant des lunes. Et ensuite, il est charmant, colleux et on repart. La colère est-elle héréditaire?
mercredi 25 mai 2011
Chamboulée
Ma vie l'est. Plus une minute à moi. La maison à l'envers. Mon bénévolat en plus aujourd'hui. Hier soir, ma fille a téléphoné (la mère du bébé). Elle venait d'apprendre que son fils était ici. Ne s'en est pas informé. M'appelait pour autre chose, elle trouve qu'on ampute de beaucoup son chèque de paye. Welcome dans la vraie vie, poulette. Pas de reproches de ma part, de la bonne humeur, je suis tannée de me chicaner. Le petit est bien ici, ricaneux en général, sauf le soir quand il réclame son père. On lui a téléphoné hier. L'attachement est fort, ce qui est important, primordial même. Et rassurant. Son père le reprend vendredi soir à la garderie pour la fin de semaine.
Ma fille hospitalisée va mieux. Tellement qu'on lui a enlevé sa petite chambre-cellule à l'urgence et qu'elle couche dans le corridor! Elle a recommencé à manger hier. Un peu. Rassurant ça aussi. Les voix sont encore très présentes et elle les croit. Elle ne sait pas encore si elle va devenir paraplégique ou aphasique, les voix n'ont pas encore décidé. Je suis le modèle du discours de l'infirmière et lui répète que ce n'est pas la réalité, les voix, c'est la maladie et elles vont finir par partir et on en rira ensemble un jour. Elle voulait de la lecture, je lui en ai apporté un vaste choix. C'est la seule de mes enfants qui lit.
Parlant lecture, je ne lis plus et je ne veux pas me l'imposer non plus. Ça ne veut pas dire du tout que j'abandonne le défi mais je prends du retard. Que je rattrapperai. Je ne sais pas encore quand ni comment mais j'y arriverai. Désolée de ne plus prendre le leadership dans ce défi. Je suis cependant tout à fait intéressée par vos lectures à vous, je les prends en note (celles que vous avez aimées, pas les autres, héhé!) et je m'y mettrai éventuellement. J'ai la vie pour ça.
Ma fille hospitalisée va mieux. Tellement qu'on lui a enlevé sa petite chambre-cellule à l'urgence et qu'elle couche dans le corridor! Elle a recommencé à manger hier. Un peu. Rassurant ça aussi. Les voix sont encore très présentes et elle les croit. Elle ne sait pas encore si elle va devenir paraplégique ou aphasique, les voix n'ont pas encore décidé. Je suis le modèle du discours de l'infirmière et lui répète que ce n'est pas la réalité, les voix, c'est la maladie et elles vont finir par partir et on en rira ensemble un jour. Elle voulait de la lecture, je lui en ai apporté un vaste choix. C'est la seule de mes enfants qui lit.
Parlant lecture, je ne lis plus et je ne veux pas me l'imposer non plus. Ça ne veut pas dire du tout que j'abandonne le défi mais je prends du retard. Que je rattrapperai. Je ne sais pas encore quand ni comment mais j'y arriverai. Désolée de ne plus prendre le leadership dans ce défi. Je suis cependant tout à fait intéressée par vos lectures à vous, je les prends en note (celles que vous avez aimées, pas les autres, héhé!) et je m'y mettrai éventuellement. J'ai la vie pour ça.
lundi 23 mai 2011
Temps durs
Je vous écris à la sauvette. Il me semble qu'on ne s'est pas parlé depuis des semaines et pourtant, il ne s'agit que de quelques jours. Fille ainée a finalement été internée à l'hôpital psychiatrique. Ceux qui s'y connaissent en maladie mentale savent à quel point c'est un exploit qu'elle y soit. Multiplication des visites, un psychologue au privé, des rapports, des tentatives avortées parce qu'elle se sauvait une fois rendue à la porte. Et puis la fois où c'est le psychiatre de l'urgence qui l'a renvoyée à la maison malgré mes protestations. Mais de fois en fois, de visites en visites, ils ont fini par la garder. Ne mange plus et ne dort plus depuis je ne sais pas combien de temps. Psychose. Elle a peur des voix qui lui disent qu'elle devient paraplégique. Les médicaments n'agissent pas du premier coup. Il faut leur donner du temps pour calmer les voix. Elle a bien besoin de sa maman, m'appelle paniquée, alors je vais la voir et je prends son corps squelettique dans mes bras. Elle se calme un court moment.
Petit-fils habite ici. J'ai rencontré l'autre grand-mère visiblement très malade qui n'arrive pas à se remettre de son opération avec un petit garçon qui vit chez elle et couche dans sa chambre. La voir a été le point tournant pour agir. Je suis en pleine forme moi. Ma fille ne peut pas s'en occuper seule, me dit l'autre grand-mère. Il faut apprécier son honnêteté. Elle n'est pas capable et le dit haut et fort. Le père du petit a trouvé un travail dans un chantier et commence à sept heures du matin. C'est la grand-mère fraîche opérée qui ne doit lever aucun poids pour guérir qui allait conduire l'enfant à la garderie à pied avec la poussette. J'ai sursauté en apprenant ça et ça m'a réveillée. Il faut prendre la relève. Je le fais.
Alors, entre ma grande malade et mon petit pou, je suis plus en mode survie que défi. Mon moral est quand même bon. Pas le temps de m'interroger sur mon moral, de toutes façons. Ni sur le sens de la vie.
Petit-fils habite ici. J'ai rencontré l'autre grand-mère visiblement très malade qui n'arrive pas à se remettre de son opération avec un petit garçon qui vit chez elle et couche dans sa chambre. La voir a été le point tournant pour agir. Je suis en pleine forme moi. Ma fille ne peut pas s'en occuper seule, me dit l'autre grand-mère. Il faut apprécier son honnêteté. Elle n'est pas capable et le dit haut et fort. Le père du petit a trouvé un travail dans un chantier et commence à sept heures du matin. C'est la grand-mère fraîche opérée qui ne doit lever aucun poids pour guérir qui allait conduire l'enfant à la garderie à pied avec la poussette. J'ai sursauté en apprenant ça et ça m'a réveillée. Il faut prendre la relève. Je le fais.
Alors, entre ma grande malade et mon petit pou, je suis plus en mode survie que défi. Mon moral est quand même bon. Pas le temps de m'interroger sur mon moral, de toutes façons. Ni sur le sens de la vie.
jeudi 19 mai 2011
Les hommes
C'est vrai qu'il n'y en a plus. J'ai beau dire à Méli qu'il y en a et tenter de le croire moi-même, la réalité, c'est qu'ils sont rares, très. En fait, dans mon cours sur les Méninges qui s'adresse aux plus de cinquante ans, nous sommes quatorze femmes, toutes belles et intéressantes, et je le pense vraiment, un groupe formidable, vraiment, et ... un homme! Notre coq, comme l'a surnommé spontanément la jeune animatrice! Héhé!
Des solutions? J'en ai pas. Faut dire que je suisun peu déprimée. Je sais ce qu'il faut faire pour m'en sortir. Je pourrais conseiller les autres là-dessus. Je suis très bonne pour conseiller les autres, en effet. Mais là, je me coucherais en boule et je dormirais... longtemps. Faut que j'y aille à mon cours sur les méninges. C'est le dernier. On fait un repas communautaire. Vous dire comme ça ne me tente pas. Fallait cuisiner. J'apporte pain et fromages, un trouble de moins. Une fois rendue, ça va aller mieux. Je me suis fait des amies et elles sont si dynamiques et pleines d'idées. Un plaisir.
Des solutions? J'en ai pas. Faut dire que je suis
mercredi 18 mai 2011
Le sens de la vie
Vous, là, mes lecteurs, pouvez-vous répondre rapidement, avec assurance et légèreté à ces questions si simples: Quels sont vos projets? Quel est le sens de votre vie?
Moi pas. Et ça me trouble. Parce que si je pouvais répondre, je n'aurais pas cette impression de tourner en rond et de chercher constamment je ne sais même pas quoi. Le bonheur? Même pas. Le sens, oui, le sens de la vie, le sens de ma vie. Me semble que rendue à mon âge, j'aurais dû trouver. Avant, j'étais juste trop occupée avec mes multiples enfants, ma job à temps plein, les soupers à faire, la maison à ranger, le jardin à planter, le chum à inviter, j'étais juste trop débordée pour me poser ces questions. Occupée mais pleine aussi. Du coup, tout avait un sens. Le sens de continuer, de ne pas lâcher, d'améliorer, de prendre soin des autres.
Mais je ne suis pas dans le passé. Je suis dans le présent. Et mon présent, tout occupé qu'il soit, est vide. Et je ne sais pas trop bien, je ne sais pas du tout, je ne sais pas comment remédier à la situation. Quel est le sens de ma vie, quels sont mes projets? Il y a du vide. Voilà.
Ces réflexions sont inspirées par les questionnements de Jeune Quinquagénaire dans un commentaire du billet précédent.
Moi pas. Et ça me trouble. Parce que si je pouvais répondre, je n'aurais pas cette impression de tourner en rond et de chercher constamment je ne sais même pas quoi. Le bonheur? Même pas. Le sens, oui, le sens de la vie, le sens de ma vie. Me semble que rendue à mon âge, j'aurais dû trouver. Avant, j'étais juste trop occupée avec mes multiples enfants, ma job à temps plein, les soupers à faire, la maison à ranger, le jardin à planter, le chum à inviter, j'étais juste trop débordée pour me poser ces questions. Occupée mais pleine aussi. Du coup, tout avait un sens. Le sens de continuer, de ne pas lâcher, d'améliorer, de prendre soin des autres.
Mais je ne suis pas dans le passé. Je suis dans le présent. Et mon présent, tout occupé qu'il soit, est vide. Et je ne sais pas trop bien, je ne sais pas du tout, je ne sais pas comment remédier à la situation. Quel est le sens de ma vie, quels sont mes projets? Il y a du vide. Voilà.
Ces réflexions sont inspirées par les questionnements de Jeune Quinquagénaire dans un commentaire du billet précédent.
mardi 17 mai 2011
Apitoiement
Je suis dans une période s'apitoiement sur mon sort. D'habitude, ça ne dure pas trop longtemps. Je vais chercher Petit-fils ce soir. Je me sens comme une martyre. Une sainte. Un peu plus, je vais m'envoler. Mater dolorosa. Laissez venir à moi les petits enfants. Et nulle aussi. Mauvaise estime personnelle. Comme si je n'arrivais pas à m'en sortir alors que j'ai tout ce qu'il faut pour. Écrasée. Je sors et en profite peu. Voyager? Je vais annuler. Ça ne me tente pas du tout. Et c'est archi compliqué. Et au prix que ça coûte, mettons qu'il faudrait que ça me tente. C'est la moindre des choses. Je partais pour fuir. Va falloir affronter. Vu comme ça, l'envie de partir me reprend. Allons au gym, l'homme de ma vie, mon entraîneur, m'attend. Ça va changer le mal de place.
lundi 16 mai 2011
Voyages (suite)
Quand nous nous sommes séparés, j'ai eu bien de la peine. Je n'ai plus jamais fait de camping. Mon père est mort cet été-là et ma plus vieille me causait bien du trouble. On n'a pas pris de vacances. Je me sentais terriblement coupable mais c'était tout simplement impossible pour moi de partir en voyage seule avec mes filles. Non seulement je n'en avais pas envie mais ça aurait été une horrible corvée. Finalement, une semaine avant la rentrée scolaire, nous sommes allées à Jouvence et ça s'est révélé la formule idéale. Un lieu fixe, des activités organisées avec et sans les enfants, d'autres adultes avec lesquels socialiser et la nature. Jouvence sonna la fin des voyages. The end. On y retourna chaque année.
Alors, l'année passée, quand j'ai décidé de voyager de nouveau, n'ayant plus qu'une fille à charge et plus de locataires non plus, je me sentais assez désorientée. Pas l'habitude de partir. Des amis partant pour la Chine avec un groupe, ils m'ont donné le coup de pouce dont j'avais besoin. J'ai tellement adoré que je suis repartie quelques mois plus tard avec ma fille cette fois et en groupe encore. Je ne m'imagine pas voyager seule. Je serais horriblement stressée. Je manque d'habitude. J'ai changé. Et puis, je n'ai pas changé tant que ça. Je n'ai jamais voyagé seule en fait. Je n'en vois pas l'intérêt. J'ai une amie chère qui part régulièrement toute seule et qui adore ça. Je l'admire mais je ne la comprends pas. J'aime partager.
Il y a comme trop de choix. Je dis oui et puis je dis non. Trop cher. Mélangée, vous dites? Oui. Trop.
En fait, j'ai réservé un voyage aujourd'hui. Rien payé encore. Et là, je n'ai envie que d'annuler. On dirait que c'est toute ma vie qui est mélangée. Je veux quoi? Fuir? Pourquoi cette destination plutôt qu'une autre? Tout cet argent... je pourrais faire tant de choses avec. Misère. J'aime donc pas ça ne pas savoir ce que je veux. Je voudrais un conjoint juste pour en discuter, pour valider, pour peser le pour et le contre. Difficile d'être seule pour prendre les décisions.
Alors, l'année passée, quand j'ai décidé de voyager de nouveau, n'ayant plus qu'une fille à charge et plus de locataires non plus, je me sentais assez désorientée. Pas l'habitude de partir. Des amis partant pour la Chine avec un groupe, ils m'ont donné le coup de pouce dont j'avais besoin. J'ai tellement adoré que je suis repartie quelques mois plus tard avec ma fille cette fois et en groupe encore. Je ne m'imagine pas voyager seule. Je serais horriblement stressée. Je manque d'habitude. J'ai changé. Et puis, je n'ai pas changé tant que ça. Je n'ai jamais voyagé seule en fait. Je n'en vois pas l'intérêt. J'ai une amie chère qui part régulièrement toute seule et qui adore ça. Je l'admire mais je ne la comprends pas. J'aime partager.
Il y a comme trop de choix. Je dis oui et puis je dis non. Trop cher. Mélangée, vous dites? Oui. Trop.
En fait, j'ai réservé un voyage aujourd'hui. Rien payé encore. Et là, je n'ai envie que d'annuler. On dirait que c'est toute ma vie qui est mélangée. Je veux quoi? Fuir? Pourquoi cette destination plutôt qu'une autre? Tout cet argent... je pourrais faire tant de choses avec. Misère. J'aime donc pas ça ne pas savoir ce que je veux. Je voudrais un conjoint juste pour en discuter, pour valider, pour peser le pour et le contre. Difficile d'être seule pour prendre les décisions.
Voyages
Je ne suis pas Madame Croque-Cerise, moi. Elle s'en va un an comme ça en voyage en Asie, où elle n'a jamais mis les pieds avec conjoint et enfants (4!!!). Je l'admire de tout mon coeur. Elle est mon héroïne, vraiment.
Non, moi, j'ai déjà voyagé, dans la vingtaine. L'Europe début vingtaine et puis L'Amérique du sud pendant six mois avant d'avoir mes enfants. J'avais 26-27 ans à peu près. Pas pire quand même. Avec sac à dos et tout. Et conjoint. Le même les deux fois. Me semble qu'on avait peur de rien. On a vécu dans les montagnes avec les Quechuas. On a assisté à des accouchements (bon, un, au pluriel, ça faisait quand même plus extraordinaire) dans la jungle. On a tâtonné dans le noir absolu pour retrouver notre petit hôtel en se cognant parfois à des individus plutôt épeurants. On s'est réveillé une fois à cause de drôles de petits bruits pour réaliser qu'il y avait des coquerelles partout, bien tassées et les coquerelles colombiennes, comparées aux nôtres, elles sont géantes! Et les puces de lit dont on parle tant, c'était monnaie courante là-bas. Au matin, on se couvrait les jambes saignantes de calamine et on n'en faisait pas tout un plat.
J'ai l'air pas pire aventurière, vu comme ça.
Mais vinrent les enfants. Quatre. Au début, il n'y en avait qu'un. Je me sauvais une semaine par année à Acapulco. Pourquoi Acapulco? C'est que j'allais dans une agence de voyage le mercredi ou le jeudi par exemple et je disais, "Je veux partir vendredi soir ou samedi matin, le moins cher, c'est quoi?" et c'était toujours Acapulco. Je suis restée dans des hôtels d'un luxe inouï pour des pinottes. Des restants pas vendus. J'ai couché avec plein de Mexicains. Bon, détail inutile ici. J'aime bien Acapulco et je n'accepte pas qu'on en dise du mal. Là-bas, une femme, même si elle a trente ans, ne peut pas traverser la rue seule. Il y a automatiquement un bras (ou deux) qui "l'aident" quand elle veut faire preuve d'autonomie. Et pour une femme autonome, il y a quelque chose de délicieux à ne pas faire preuve d'autonomie. Reposant.
Mais ensuite, j'ai eu quatre enfants et mes voyages ont été de merveilleux voyages de camping dont j'ai d'excellents souvenirs. Au Québec, c'est beau le Québec et nos parcs nationaux n'ont rien à envier à ceux du monde. Des fois aux States, comme lorsqu'on s'était rendus à Disneyworld sans le leur dire aux enfants et sans l'avoir officiellement programmé. On s'était dit, on visite la Côte floridienne et si tout va bien, on ira jusque là. Tout a bien été et on a adoré. Fait à noter, je voyageais avec enfants et également conjoint. Pas le même que dans ma jeunesse. Un qui avait aussi des enfants. On préparait le voyage toute l'année, dans l'allégresse. Il adorait camper et s'occupait de tout. Moi, des enfants. Parfait, excellent, on faisait une équipe du tonnerre.
Quand on s'est séparés, (à suivre)
Non, moi, j'ai déjà voyagé, dans la vingtaine. L'Europe début vingtaine et puis L'Amérique du sud pendant six mois avant d'avoir mes enfants. J'avais 26-27 ans à peu près. Pas pire quand même. Avec sac à dos et tout. Et conjoint. Le même les deux fois. Me semble qu'on avait peur de rien. On a vécu dans les montagnes avec les Quechuas. On a assisté à des accouchements (bon, un, au pluriel, ça faisait quand même plus extraordinaire) dans la jungle. On a tâtonné dans le noir absolu pour retrouver notre petit hôtel en se cognant parfois à des individus plutôt épeurants. On s'est réveillé une fois à cause de drôles de petits bruits pour réaliser qu'il y avait des coquerelles partout, bien tassées et les coquerelles colombiennes, comparées aux nôtres, elles sont géantes! Et les puces de lit dont on parle tant, c'était monnaie courante là-bas. Au matin, on se couvrait les jambes saignantes de calamine et on n'en faisait pas tout un plat.
J'ai l'air pas pire aventurière, vu comme ça.
Mais vinrent les enfants. Quatre. Au début, il n'y en avait qu'un. Je me sauvais une semaine par année à Acapulco. Pourquoi Acapulco? C'est que j'allais dans une agence de voyage le mercredi ou le jeudi par exemple et je disais, "Je veux partir vendredi soir ou samedi matin, le moins cher, c'est quoi?" et c'était toujours Acapulco. Je suis restée dans des hôtels d'un luxe inouï pour des pinottes. Des restants pas vendus. J'ai couché avec plein de Mexicains. Bon, détail inutile ici. J'aime bien Acapulco et je n'accepte pas qu'on en dise du mal. Là-bas, une femme, même si elle a trente ans, ne peut pas traverser la rue seule. Il y a automatiquement un bras (ou deux) qui "l'aident" quand elle veut faire preuve d'autonomie. Et pour une femme autonome, il y a quelque chose de délicieux à ne pas faire preuve d'autonomie. Reposant.
Mais ensuite, j'ai eu quatre enfants et mes voyages ont été de merveilleux voyages de camping dont j'ai d'excellents souvenirs. Au Québec, c'est beau le Québec et nos parcs nationaux n'ont rien à envier à ceux du monde. Des fois aux States, comme lorsqu'on s'était rendus à Disneyworld sans le leur dire aux enfants et sans l'avoir officiellement programmé. On s'était dit, on visite la Côte floridienne et si tout va bien, on ira jusque là. Tout a bien été et on a adoré. Fait à noter, je voyageais avec enfants et également conjoint. Pas le même que dans ma jeunesse. Un qui avait aussi des enfants. On préparait le voyage toute l'année, dans l'allégresse. Il adorait camper et s'occupait de tout. Moi, des enfants. Parfait, excellent, on faisait une équipe du tonnerre.
Quand on s'est séparés, (à suivre)
samedi 14 mai 2011
Solitude
Totalement seule aujourd'hui. Comme je voulais. J'ai convaincu Dix-sept ans (oui, c'est Seize ans qui a vieilli) d'aller chez une amie au lieu de rester effouérée devant la télé.
Café-croissants-twitter-journaux pour moi. Et là, je viens de m'acheter des sushis. Sushis-vin-blogues-journaux.
Je bâille et je cocoone à la planche.
Demain sera un autre jour.
Café-croissants-twitter-journaux pour moi. Et là, je viens de m'acheter des sushis. Sushis-vin-blogues-journaux.
Je bâille et je cocoone à la planche.
Demain sera un autre jour.
Le cardiologue meurtrier
Il ne voulait pas mourir. Il y tenait à la vie, il y tient toujours et il la défend pendant ce procès. Ou bien il prend plaisir à nous raconter tous ces détails pour crucifier encore un peu plus son ex-conjointe. Pour la punir, pour se venger, pour la faire souffrir, il n'a reculé devant rien. La tuer aurait été une jouissance trop passagère, pourtant tuer, il peut le faire, il l'a prouvé deux fois. Non, ce qu'il fallait pour la punir de la souffrance qu'elle lui infligeait, c'était de la faire souffrir profondément et à long terme, en lui enlevant ce qu'elle avait de plus précieux. Il aurait pu les endormir les enfants, le gars est médecin et il a facilement accès à des médicaments. Une mort paisible. Elle n'aurait pas souffert assez. C'est le couteau et le sang et la douleur terrible d'un petit garçon qui voit son père lui entrer un couteau dans le ventre, qui se défend de son mieux, avec ses petits poings de petit garçon de la maternelle et qui crie, "Non, papa". Voilà les images qui allaient le plus la punir. Elle lui avait tout enlevé, elle allait payer.
Il aurait pu plaider coupable et on ne connaîtrait pas tous ces détails. Si le procès est si médiatisé et si on en sait autant, c'est également à cause de lui. Il les a bien tués, nous dit-il, mais la vraie coupable, c'est elle... quand une femme nous fait ça, hein, on a bien le droit de se venger. On devient fou. On fait des bêtises. Comme un petit garçon. Après on regrette et ce n'est pas vraiment de notre faute, hein... pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Ce gars-là, il vient de rendre la vie des pères plus difficiles. Quand une femme va dire dorénavant qu'elle est inquiète pour la sécurité de ses enfants, on va la prendre au sérieux. Les juges aussi suivent ce procès et ils ne veulent pas se retrouver avec du sang sur les mains.
Injuste pour les gars corrects, les bons pères, qui vont se retrouver scrutés à la loupe. Un homme dépressif peut tuer ses enfants. Il y a l'autre zozo aussi, qui a au moins réussi son suicide, qui les a brûlés vif, ses enfants, avec l'un deux qui s'est échappé à moitié mort. Lui aussi voulait se venger d'une rupture. Une femme qui quitte son conjoint va s'en poser des questions maintenant avant d'aller lui porter les petits un week-end. Impossible qu'un tel crime ne marque pas l'imaginaire de tous.
Il aurait pu plaider coupable et on ne connaîtrait pas tous ces détails. Si le procès est si médiatisé et si on en sait autant, c'est également à cause de lui. Il les a bien tués, nous dit-il, mais la vraie coupable, c'est elle... quand une femme nous fait ça, hein, on a bien le droit de se venger. On devient fou. On fait des bêtises. Comme un petit garçon. Après on regrette et ce n'est pas vraiment de notre faute, hein... pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Ce gars-là, il vient de rendre la vie des pères plus difficiles. Quand une femme va dire dorénavant qu'elle est inquiète pour la sécurité de ses enfants, on va la prendre au sérieux. Les juges aussi suivent ce procès et ils ne veulent pas se retrouver avec du sang sur les mains.
Injuste pour les gars corrects, les bons pères, qui vont se retrouver scrutés à la loupe. Un homme dépressif peut tuer ses enfants. Il y a l'autre zozo aussi, qui a au moins réussi son suicide, qui les a brûlés vif, ses enfants, avec l'un deux qui s'est échappé à moitié mort. Lui aussi voulait se venger d'une rupture. Une femme qui quitte son conjoint va s'en poser des questions maintenant avant d'aller lui porter les petits un week-end. Impossible qu'un tel crime ne marque pas l'imaginaire de tous.
jeudi 12 mai 2011
Vieilles recettes
Je fais quoi quand tout va mal? Je change de perspectives. Oui, Fille Aînée est en psychose mais elle va voir un psychologue déjà connu de notre famille vendredi, c'est demain vendredi.
Oui, Vingt ans ne s'occupe pas de son fils, mais peut-être que si après tout. Je n'en sais rien, plus de nouvelles.
Oui, j'ai pris du poids en mangeant des sucreries mais je le reperds à la vitesse de l'éclair et je les ai jetés les gâteaux, Pur Bonheur et je fais plein d'exercices, même que je vois mon super entraîneur cet après-midi.
Oui, j'ai perdu tous mes document sur .... la mémoire (ironie, ironie suprême... ) mais ils sont en quelque part dans la maison, ce qui garantit qu'un jour ou l'autre, je les retrouverai.
Oui, mon livre actuel m'ennuie mais je vais le terminer bientôt en me forçant un peu, on ne fait pas que ce qu'on aime dans la vie et je viens d'acheter Solaris dans lequel écrit Geneviève Blouin de La plume et le poing, le fantastique, un genre vraiment nouveau pour moi.
Oui, je ne sais pas trop comment organiser mon futur voyage, car voyage il y aura mais ça mijote et je sens que ça s'en vient et vite à part ça.
Mes vieilles recettes marchent: de l'exercice intensif, des amis, du soleil, de la bonne nourriture santé, du sommeil (bien de la misère avec ça, je ne dors plus), des projets. Tout s'en vient tiguidou. Et rire. Tiens, je vais essayer de me trouver un film drôle, il y aurait bien Potiche mais je l'ai déjà vu au festival des films du monde, avec la belle Catherine Deneuve. Je vous le recommande.
Oui, Vingt ans ne s'occupe pas de son fils, mais peut-être que si après tout. Je n'en sais rien, plus de nouvelles.
Oui, j'ai pris du poids en mangeant des sucreries mais je le reperds à la vitesse de l'éclair et je les ai jetés les gâteaux, Pur Bonheur et je fais plein d'exercices, même que je vois mon super entraîneur cet après-midi.
Oui, j'ai perdu tous mes document sur .... la mémoire (ironie, ironie suprême... ) mais ils sont en quelque part dans la maison, ce qui garantit qu'un jour ou l'autre, je les retrouverai.
Oui, mon livre actuel m'ennuie mais je vais le terminer bientôt en me forçant un peu, on ne fait pas que ce qu'on aime dans la vie et je viens d'acheter Solaris dans lequel écrit Geneviève Blouin de La plume et le poing, le fantastique, un genre vraiment nouveau pour moi.
Oui, je ne sais pas trop comment organiser mon futur voyage, car voyage il y aura mais ça mijote et je sens que ça s'en vient et vite à part ça.
Mes vieilles recettes marchent: de l'exercice intensif, des amis, du soleil, de la bonne nourriture santé, du sommeil (bien de la misère avec ça, je ne dors plus), des projets. Tout s'en vient tiguidou. Et rire. Tiens, je vais essayer de me trouver un film drôle, il y aurait bien Potiche mais je l'ai déjà vu au festival des films du monde, avec la belle Catherine Deneuve. Je vous le recommande.
mercredi 11 mai 2011
Me dépatouiller
De tout ça. Il le faut. Je le peux. Je ne sais pas exactement comment encore. Je trouverai.
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