vendredi 22 juillet 2011

Vingt-sixième livre du défi

Lonely planet's best ever travel tips, by Tom Hall, Lonely planet Publications, Australia, 2010, 103 pages

Bel effort mais je n'ai pas appris grand chose de nouveau.

(26 c'est la moitié de 52, j'ai atteint la moitié de mon défi! Yé!)

jeudi 21 juillet 2011

Défi lecture

Nous en sommes à la 29e semaine du défi. Je suis en train de joyeusement rattrapper mon retard et j'en suis bien heureuse. Je vais en venir à bout de ce défi, j'en suis certaine. Satisfaction anticipée!

mercredi 20 juillet 2011

Vingt-cinquième livre du défi

Vacances d'été de Emmanuelle Heidsieck, Éditions Léo Scheer, Paris, 2011,118 pages

J'ai donc redécouvert le plaisir de lire avec mon défi et m'en voilà tout excitée et émue aussi. Je suis tombée en amour avec ce livre-ci qui commence ainsi "Je me suis remarié le 16 avril 2010". Très fort comme début. François est dans la cinquantaine et a épousé Élisabeth qui a la quarantaine. Elle a deux petites filles de 9 et 12 ans, ses enfants à lui sont adultes. Ils sont en vacances en Provence et plein d'amis viennent les visiter au bord de leur piscine. Heureusement qu'il y en a une piscine parce que François s'ennuie de la mer. Bien joli la Provence, mais il s'y ennuie et les invités de sa femme l'ennuient encore plus. Heureusement qu'il y a le gardien-homme à tout faire, Pierre-Olivier, chez qui il se réfugie de plus en plus et dès le matin. Dans les deux premiers chapitres, j'ai été passionnée par l'histoire, tout à fait plausible et bien racontée. Je me suis posé plein de questions sur la relation qui se développait entre François et Pierre-Olivier, toute en nuances et délicatesse, mais non dépourvue de mystère. Scotchée au livre que j'étais! Je l'ai d'ailleurs lu d'une traite, ce que je ne faisais plus depuis longtemps. Le plaisir de se plonger dans un bon roman, enfin, je l'éprouvais de nouveau. Puis vint... la déception!

Si les deux premiers chapitres sont passionnants, les deux derniers sont totalement décevants. De relations personnelles, on passe abruptement à des relations patronnales-syndicales. Ce sujet ne m'intéresse plus du tout. Négociations, demandes d'augmentation de salaire, réunions, grève, mais dans quoi ce livre s'est-il embarqué? Moi, en tout cas, j'ai débarqué! Et ça finit en queue de poisson. Une espèce de réflexion sans réponse sur les classe moyennes françaises. Les deux dernières phrases :"Pendant des années, ils ont supprimé nos droits, baissé nos salaires, on était tous mélangés, on était pieds et poings liés, c'est avec notre consentement qu'ils ont tout démantelé. Cela sera complètement différent puisque ça l'a été."

FIN

Quelle mauvaise surprise. Et ça avait si joliment commencé. Je ne recommande pas!!!

Maturité et liberté

Un des avantages de vieillir un peu pour une femme, c'est qu'on devient invisible. Personne pour nous achaler, nous zieuter, nous désirer. Du coup, on peut se laisser aller à faire plein de folies, à explorer ce qu'on veut, on ne se fait pas remarquer. Plus libre je suis, oui.

Sprint lecture

Je cours les bibliothèques et je lis, je lis, je lis et j'adore ça. Et je n'écris pas dans Fitnesspal et je n'en mourrai pas, fitnesspal non plus. J'ai monté la tour de l'Horloge dans le Vieux-Montréal, bel endroit. Courez-y, ça fermera le premier août pour rénovation. Montée pour montée, c'est bien plus facile que la montagne. Et pas besoin de compter les marches, elles sont déjà numérotées pour nous! Je passe un bel été dans mes pantalons de yoga, héhé! tête de cochon, je me refuse à acheter autre chose et comme rien d'autre ne me fait dans ma garde-robe... bon, c'est pratique des pantalons de yoga et ça filtre même les rayons uva et uvb, ces trucs nocifs pour nous qu'on nous dit maintenant de rechercher quinze minutes par jour pour la magnifique vitamine D dont nous manquerions tous sous nos climats nordiques.

mardi 19 juillet 2011

Du calme!

Mon entraîneur joue également un rôle de confident. Il a un enfant de l'âge de Petit-fils, il connaît mes histoires et je connais les siennes. Il m'a rappelé que c'est moi qui ai parlé de garde partagée avec Vingt ans. Elle, elle s'était déjà arrangée pour que le père le garde à plein temps, leur fils. Elle le visitait de temps en temps chez lui et ne l'amenait jamais chez elle. C'est à mon initiative que des changements ont été entrepris. Parce que moi, je trouvais que ça n'avait pas de bon sens. Tant que j'ai assumé en grande partie la moitié de la garde de Petit-fils, tout allait bien. Mais là, je pousse énormément beaucoup pour qu'elle assume elle-même son enfant. Elle ne me contredit pas, elle me ment et fait à sa tête. Je m'attendais à quoi au juste? À un miracle! Oui, absolument, à un miracle. Je suis une indécrottable optimiste. Et dans le fond, j'aime bien que les choses se passent comme moi je l'ai décidé. Avoir des enfants, c'est aussi apprendre à lâcher prise. Une source infinie de croissance, les enfants. De souffrance aussi un peu, si on entre là-dedans. Moi, je choisis le bonheur.

Vingt-quatrième livre du défi

Écorchées de Sylvie Frigon, Les éditions du remue-ménage, Montréal, 2006, 94 pages

Un petit livre qui m'a beaucoup plu. Un roman supposément mais clairement des cas vécus, l'auteure est criminologue et travaille auprès des détenues depuis plusieurs années. Les portraits tracés sonnent vrais.  Le titre aussi, ce sont vraiment des histoires d'écorchées que Sylvie Frigon raconte. La misère, l'abus, la maladie mentale, tout est là. Et ces femmes blessées ont souvent des enfants qui seront blessés à leur tour. Pas normal d'avoir une mère en prison. Il y a un peu d'espoir pourtant. Des programmes artistiques qui sauvent ou pansent les blessures. Un livre intéressant dont j'ai regretté la brièveté. Il nous laisse sur notre faim.

lundi 18 juillet 2011

Mensonges

Vingt ans me ment. Je le sais et j'en ai la preuve. Mais je ferai comme si je ne le savais pas. Parce que si elle savait ouvertement que je le sais, ça ne ferait que compliquer la vie de tout le monde. Là, elle s'en doute, c'est assez et c'est aussi bon qu'une confrontation directe. Moi aussi, je mentais à ma mère.

Vingt-troisième livre du défi

Les trois rives du fleuve de Adeline Ysac, 2006, Alice éditions, Bruxelles, 93 pages

Je cherchais des livres courts à la bibliothèque et ce n'est qu'une fois à la maison que j'ai constaté que celui-ci était un petit roman pour adolescents de 12 ans et plus et pour adultes.

J'ai aimé le livre qui se lit en moins d'une heure (non, ce n'est pas seulement pour ça que j'ai aimé, héhé!), mais je ne le ferais jamais lire par un enfant de 12 ans. Grossesse à 13 ans, femme battue et inceste en 93 pages, faut le faire! C'est traité avec finesse et intelligence cependant. Excepté pour la culpabilisation de la petite fille de 13 ans qui a eu une relation sexuelle avec un jeune de 19 ans parce qu'elle n'a pas su dire non! Hein! Ici, elle serait une victime et le majeur de 19 ans qui a abusé d'elle serait poursuivi. Mais pas en Belgique semble-t-il. Ou bien l'auteure est moralisatrice et mal informée.

Malgré cette bévue, c'est un bon petit roman, plein de sensibilité et il finit bien.

Vingt-deuxième livre du défi

Histoire de la fessée, de la sévère à la voluptueuse de Jean Feixas, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2010, Paris, 314 pages

C'est un livre historique et la partie sur la sévérité prédomine largement. Un seul petit chapitre à la fin sur la fessée érotique. Mais misère ce qu'elle était répandue dans les siècles cette fameuse fessée. Elle était même utilisée par les médecins pour guérir les maladies. Une fessée et une saignée et le malade était sauvé! Pas trop compliqué. Les hommes corrigeaient leur femme, les femmes se vengeaient sur les enfants. Les familles françaises avaient toutes et ont encore, le fameux martinet. Au Québec, la strappe trônait en maîtresse dans le placard et rappelait à tous que l'autorité était ... autoritaire et violente!

L'auteur a découvert de multiples illustrations d'époque qui démontrent de visu toute la quotidienneté de la fessée dans les chaumières. On fessait aussi pour faire grossir le postérieur, les nourrices ne s'en privaient pas sur les bébés qui leur étaient confiés afin qu'ils soient en meilleure santé, les enfants maigres n'y échappaient pas, ni les femmes moins pourvues par la nature.

Ceux qui ont lu la Comtesse de Ségur connaissent les châtiments corporels prodigués à la moindre faute ou bien pour maintenir dans la peur et donc prévenir les fautes! Tous les collèges réputés avaient un Père Fouettard dont la tâche était uniquement de punir les coupables et qui y travaillait à temps plein.

La fessée chez les religieux et religieuses devient un peu plus trouble. On se permet alors de dénuder le postérieur des châtiés pour que les coups soient mieux sentis et il semblerait selon l'auteur que certains ecclésisastiques ou mères supérieures soient devenus assez friands et friandes de telles punitions au point d'en pratiquer à outrance. Ça ne choquait personne car c'était pour faire respecter la morale et les bons comportements!

Est-ce que je recommande? Euh... oui et non. Pour les photos et pour feuilleter un peu le texte. Je me suis tout tapé moi, défi oblige, et ça devient un peu redondant à la longue.

dimanche 17 juillet 2011

Les 22 premiers livres lus dans mon défi

1) Life de Keith Richards
     Non-recommandé

2) Un amour de mère de Rosa Matteucci
     Recommandé

3) Ru de Kim Thuy
     Non-recommandé (je me sens coupable d'écrire ça parce que l'auteure est tellement sympathique)

4) L'histoire du scorpion qui ruisselait de sueur de Akram Musallam
     Je n'ai vraiment pas aimé! Je me suis forcée pour finir.

5) Regardez dans la fêlure de Raphaël Ader
     Pas mauvais mais ça ne m'a tellement pas marquée que je ne me rappelais plus de quoi il s'agissait et que j'ai dû lire mon résumé!

6) Le thaumaturge et le comédien de Paul Laurendeau
    Recommandé

7) La méthode Dukan de dr. Pierre Dukan
    Non-recommandé

8) The joy of sex  by dr. Alex Comfort
     Recommandé

9) L'immeuble Yacoubian de Alaa El Aswany
    Recommandé

10) Kevin, le révolté (Murphy's boy) de Torey Hayden
       Recommandé

11) Le sourd dans la ville de Marie-Claire Blais
       Recommandé chaudement. Il faut avoir lu du Marie-Claire
       Blais. Incontournable.

12) Pretend you don't see her de Mary Higgins Clark
       Recommandé

13) Le désert de l'amour de François Mauriac
       Recommandé

14) Les mots pour le dire de Marie Cardinal
       Non-recommandé. Ce n'est pas mauvais cependant,
       je suis ambivalente. Ça ne m'a pas passionnée.

15) Perdre sainement dix livres en 4 semaines de Karine Larose
      Non-recommandé

16) L'estime de soi des parents de Germain Duclos
      Recommandé

17) Se réinventer, visages de la vitalité humaine de Florence Meney
       Non-recommandé (pas mauvais mais ne m'a pas intéressée)

18) Solaris Science-fiction et fantastique no 178 de Geneniève
      Blouin et al
      Recommandé

19) Les troubles de la personnalité de Jacques Débigaré
      Recommandé

20) Secret Daughter de Shilpi Somaya Gowda
       Recommandé

21) L'assimilande de Paul Laurendeau
       Recommandé

22) Histoire de la fessée, de la sévère à la voluptueuse de
      Jean Feixas
      Recommandé si le sujet vous intéresse

Livres et livres

Mon blogue traite beaucoup de livres à lire et de livres-kilos à perdre! Ce billet traitera du deuxième sujet, alors je prierais les personnes minces qui n'ont jamais eu de problème de poids de s'arrêter ici. Je sais que c'est agaçant pour ces personnes de lire que je reviens toujours là-dessus: perdre du poids. Et j'en perds un peu, et j'essaie d'autres méthodes et je reprends et je m'enthousiasme et puis me désenthousiasme et reprends un peu encore mais ne me décourage pas et persiste. Alors, elles se disent que je ne l'ai pas l'affaire et me conseillent autre chose et sont découragées pour moi. Qu'elle maigrisse, la femme libre et qu'on passe à autre chose! On ne passera jamais à autre chose. Un problème de poids, c'est pour la vie. Ce n'est pas normal. La normalité, c'est de manger à sa faim, pas plus et d'avoir le poids qui correspond à sa grandeur, point. Poids proportionnel comme on peut cocher dans Réseaucontact! Même les gros cochent ça. On se croit souvent plus proportionnel qu'on ne l'est. Mais il faut affronter la réalité, même si ça fait mal. Écrire les faits pour mieux les combattre, car c'est bien d'un combat dont il s'agit. Ne pas se prendre en pitié, non, mais ne pas s'haïr non plus, ce qui est bien tentant. Alors, la vraie réalité, c'est que j'ai perdu quatre livres avec Fitnesspall, en écrivant tout ce que je mange et en ne dépassant pas 1400 calories par jour, perdues en trois semaines les quatre livres et je mangeais bien. Ensuite, un petit deux jours sans rien écrire et les quatre livres sont reprises. Et là, je repars. Et tout ceci est normal dans un processus de gestion du poids. Ne pas se décourager. Surtout pas. Ce serait pire. Si je peux reprendre quatre livres en deux jours, imaginez si je laisse aller trop longtemps. C'est comme ça que des gens se retrouvent à trois cents ou quatre cents livres. Alors, on poursuit. J'ai songé aux Weight Watchers, c'est efficace parce que quand j'ai envie de déroger, je pense à la pesée devant la madame WW et c'est certainement une barrière. Je me réessaie avec Fitnesspall, en écrivant régulièrement ici mes progrès pour me motiver. Si le fait de me donner un défi livres à lire a réussi à me faire lire, un défi perte de poids public devrait bien réussir à me faire maigrir. Je suis à mon plus haut poids depuis longtemps, soit 179.4 livres ce matin, pour 5 pieds sept pouces. Je veux me rendre à 150 livres. J'en ai marre de porter mes pantalons de yoga, aucun autre vêtement ne me fait et je ne veux pas m'en racheter. Autre motivation importante. De l'exercice? J'en fais. L'exercice, c'est excellent pour la forme, pour le coeur, pour le moral, mais l'exercice ne fait pas maigrir. Qu'on se le dise! Alors, je vais en reparler de cette lutte importante pour ma santé et pour mon apparence aussi. Je ne lâche pas!

En bas de mon blogue, à droite, j'affiche mes progrès, il n'y en a pas encore, mais il y en aura bientôt! Et ça peut fluctuer, vers le bas mais aussi vers le haut et il ne faut surtout pas se décourager pour ça. Ce n'est pas souhaitable mais c'est commun. On ne peut pas être parfaite tout le temps. L'important, c'est de se reprendre. Le temps et la persévérance viennent à bout des plus gros obstacles. Je vaincrai. À ma manière.

samedi 16 juillet 2011

La panique de l'été

Chaque année, vers cette date-ci, je panique. Je vois l'été passer, débouler, s'échapper. Faut rien manquer! On s'est planifié un petit voyage à Washington, on court les festivals qui sont tous en même temps et puis je lis pour mon défi et pas juste pour mon défi, parce que c'est beau et bon la lecture. Et la montagne à monter, le condo à  peinturer (ça attendra, officiel que ça attendra!!), les amies que je ne vois pas assez, la ville à explorer. Du calme, on respire.

vendredi 15 juillet 2011

Vingt-et-unième livre du défi

L'assimilande de Paul Laurendeau, ÉLP éditeurs, 2011, 117 pages

Il s'agit d'un petit roman, oui, mais qui m'a pris bien du temps. Pas simple le petit roman, ne serait-ce qu'au niveau du vocabulaire. Un dictionnaire est de mise, à moins que vous n'ayez une richesse de vocabulaire hors-du-commun.  Galimatias, robinsonnade, basoche, brimborion, cryptisme, phrasidoter,salmigondis, lexème et compagnie, l'auteur parsème ses écrits de mots riches et peu communs. Sauf... quand il s'agit d'un amoureux transi, Pierrot Béland qui, lui, tient des propos d'habitant dignes de l'époque du Survenant. Ou bien de Romuald Ricard, le nationaleux ou même du premier ministre du Québec qui ne dédaigne pas le "moé" et la "patente" "à planche".

Car c'est bien de langue dont il s'agit, d'une bébelle créée par des universitaires  et qui sera portée par une universitaire doctorante anglaise amoureuse de la langue française,Kimberley Parker. Cet objet se porte sur l'oreille et il permet d'apprendre instantanément une langue seconde, une seule à la fois, sinon gare aux maux de tête violents!

Nous apprendrons, par l'intermédiaire de la colocataire de Kimberley, Mélissa Dassou, que le glottophore (c'est le nom de l'objet), c'est de la dynamite! Et du même coup, j'appris que celui qui a donné son nom aux prestigieux prix Nobel, monsieur Nobel lui-même, était aussi l'inventeur de la dynamite! Ce petit roman est donc riche en enseignements divers, bien écrit, divertissant et en plus, il nous plonge indirectement dans les conflits linguistiques français-anglais et pan-canadiens. La langue, n'est-ce-pas un sujet éternel et universel chez nous?

jeudi 14 juillet 2011

La jeune maman

J'ai eu une demande en privé d'une lectrice que j'aime beaucoup et qui suit assidument les aventures de Vingt ans. Je lui réponds ici, ma fille étant une héroïne de mon blogue qui me vaut de multiples billets et ce n'est pas fini!

Lundi dernier, Vingt ans a eu une entrevue à Montréal en vue d'une affectation éventuelle dans cette belle grande ville que nous aimons tant et qui lui sauverait quatre heures de transport par jour! Elle a tellement bien performé que le changement fût immédiat. Vous avez sans doute constaté si je rends bien sa personnalité par écrit, que ma Vingt ans a du chien, du caractère, de l'assurance et qu'elle a réponse à tout et aussi qu'elle est vite sur le piton. Ces qualités étant recherchées dans son nouveau poste, elle l'a eu. Bingo! Hier, elle m'appelle extatique, elle adore. Plein de nouvelles responsabilités et on lui fait confiance. Bref, le bonheur. Et s'ensuit qu'elle prend son fils toute la fin de semaine et qu'elle va l'emmener au Parc Safari. J'en suis bouche bée. C'est que j'avais des plans moi aussi pour le môme chéri que j'ai intégré dans ma vie. Évidemment, je suis ravie de ce revirement de situation. C'est ce qui est mieux pour le petit, d'avoir une mère présente, c'est clair. Mais malgré tout.... je m'en ennuie un peu déjà de mon petit coco colérique et si charmant à ses heures, le petit frisé à sa grand-maman.

Mais le dénouement de cette histoire est positif, absolument. Que ma fille ait une vie professionnelle et maternelle et amoureuse épanouie, c'est ce que je souhaite de tout mon coeur. On veut tous voir nos enfants heureux. Du coup, je respire mieux.

lundi 11 juillet 2011

Vingtième livre du défi

Il faut tout d'abord préciser que je ne peux servir de modèle dans le défi que j'ai moi-même lancé! En effet, nous sommes maintenant à la 28e semaine et je n'en suis qu'au 20e livre.  Ce qui ne veut pas dire que je ne me rendrai pas à cinquante-deux livres, que non, que non! Il va falloir faire un sprint à un moment donné, aller vers des romans courts, il y en a tout plein, et en lire plusieurs dans la même semaine. Je suis capable de faire ça. Le plaisir de lire m'est revenu. C'est important et c'est énorme. Alors, je ne suis pas inquiète. Pas encore....

Secret Daughter, A novel by Shilpi Somaya Gowda
Harpers Collins, New-York, 2010, 346 pages

Le jeune étudiant de Mcgill qui habitait le premier étage est déménagé et il a laissé une pile de livres à donner dans une boîte sur le trottoir. Je me suis servie en lui écrivant un mot de remerciement. Voici le premier de ces livres qui m'étaient certainement prédestinés.

Le début est extrêmement dramatique. Trop me disais-je. Déjà je voulais décrocher. Sans mon défi, je l'aurais fait. Mais c'est cette tendance que je veux justement modifier. J'ai donc continué et je me suis prise au jeu. Ce n'est pas un grand roman, l'écriture est archi-simple, tout comme la psychologie des personnages. On dirait que c'est un livre fait pour devenir un film populaire. On écrit aussi pour ça maintenant.

En fait, je voulais déjà l'acheter ce livre en librairie parce qu'il parle d'adoption. Un couple de médecins stériles. Un couple d'Indiens archi-pauvres qui tuent leur première fille et donnent la deuxième à l'orphelinat avant d'avoir enfin leur fils et de déménager dans la grande ville, Mumbai. C'est l'histoire de ces deux familles qui est relatée. Leurs destins si différents, les tourments des uns, la misère des autres.

La jeune fille voudra retrouver ses parents biologiques et ira passer un an aux Indes, dans la famille de son père qui est d'origine indienne. L'auteure est une Canadienne scolarisée d'origine indienne qui a fait du bénévolat dans un orphelinat indien et vit maintenant aux États-Unis. Elle connaît donc les deux cultures et son regard est intéressant.

J'ai aimé ce livre. Ce n'est pas de la grande littérature mais il a finalement retenu mon intérêt jusqu'à la fin.

dimanche 10 juillet 2011

En direct des îles

Je suis incapable d'enlever le nom de La Dame des îles de mon blogroll. Ça  fera pourtant deux ans en septembre qu'elle a été assassinée et je ne l'ai jamais vue en personne. Mais on avait développé une amitié à travers nos blogues et surtout à travers une correspondance malicieuse où nous parlions de nos amours. Elle avait un sens de l'humour fin et était infiniment libre, heureuse, joyeuse. Savait s'indigner aussi et n'avait pas la langue (la plume?) dans sa poche. Je ne la connaissais que virtuellement et pourtant elle me manque.

samedi 9 juillet 2011

La mort

Je vais toujours au salon funéraire quand un ami proche ou pas si proche que ça perd un de ses parents. Parce que dans la détresse de la perte, le support des amis est une source de réconfort. J'étais contente de les serrer dans mes bras, mes amies et amis quand mon père est mort et  je veux rendre la pareille. Important. Rites de passage, rites de vie, rites de mort, rites d'amour.

vendredi 8 juillet 2011

Griserie

Trois verres de vin de quatre onces. Trois cent calories. Toutes parties mes 1400 calories de la journée et il est seulement 14h35. Mais je ne regrette rien. Non. Le reste de la journée, ce sera du thé vert. Le problème, c'est que je déteste le thé vert. J'en avais rapporté de Chine, du frais cueilli de très haute qualité et d'un prix faramineux. Des feuilles de thé vert de luxe. Me suis forcée pour en boire pendant trois semaines, convaincue que je renforçais mon système immunitaire pour le reste de ma vie. Ça a peut-être été le cas. Le coeur me levait à la fin. Donné mon deux cents dollars de thé aux amis qui m'accompagnaient en voyage en Chine, à la femme du couple, le mari étant comme moi, il détestait. Il est d'ailleurs énormément beaucoup comme moi ce mari. Est arrivé avec deux billets de cent dollars l'autre fois et me les a mis dans les mains. Pour que tu t'inscrives avec ta fille dans notre prochain voyage. J'aime ça voyager avec toi, qu'il a dit, si tu décides de ne pas venir, ça ne me dérange pas du tout de perdre mon deux cent dollars. J'ai évidemment refusé. C'est avec eux que nous allons au Vietnam. Mais ils ont déjà réservé un autre voyage au printemps 2012.

Ma fille de 22 ans recommence à entendre des voix. C'est son chum qui m'a téléphoné. Ses médicaments ont de nombreux effets secondaires, le plus dérangeant étant une constipation opiniâtre. Parfois on reproche aux personnes atteintes de maladie mentale de ne pas les prendre leurs foutus médicaments. Mais qui aurait envie d'être constipé pendant dix jours? De ne pas bander? De ne plus jouir? De prendre cinquante livres en un an sans avoir rien changé à son alimentation? De trembler, de devenir diabétique, de voir son taux de cholestérol grimper au plafond, d'être amorphe et sans énergie? Ces médicaments soignent mais ils font aussi souffrir. Faut pas que j'y pense trop à ma petite fille. Si j'y pense, je déprime.

Voir le monde

J'ai acheté une gigantesque carte du monde plastifiée et elle me prend tout un mur. Mon grand plaisir est d'aller la zieuter et de constater que je n'en connais qu'une si petite partie de ce monde magnifique. J'ai donc tout à découvrir. Jamais mis les pieds en Afrique, ni en Océanie. Un peu l'Europe, si peu, si peu. L'Asie me fascine, j'ai visité la Chine six semaines et en novembre, nous allons au Vietnam et au Cambodge, Dix-sept ans et moi. Ensuite... le monde m'attend!