mardi 25 janvier 2011

Déboussolée

Ysengrimus a beau croire le contraire, dans la situation actuelle, je ne peux agir que sur moi. Je suis encore en c..... deux jours après la chicane avec ma fille. J'en ai trop fait, j'ai trop offert, j'ai trop donné et je m'en veux pour ça. Trop tard pour ce qui est déjà fait, mais je dois vraiment en tirer des leçons pour l'avenir. Il faut que je cesse d'être considérée comme une vache à lait par mes enfants. C'est moi qui ai créé cette situation. Je n'aime pas les conflits, soit. Mais là, il faut mettre mes limites. Mon auto est à sa place, dans mon stationnement. Bien pratique ce matin d'ailleurs, le réveil de Seize ans n'a pas sonné et j'ai pu lui éviter un retard en allant la reconduire à l'école. Je n'ai parlé que de ça entre les lever de poids avec l'entraîneur ce matin, de l'effronterie de ma fille qui est allée jusqu'à me dire que j'étais jalouse parce que son appartement était plus neuf que le mien! Je me sens aussi bébé qu'elle et j'ai bien de la misère à prendre ça cool. Du travail sur soi, Une femme libre, du travail sur soi, mais cette fois, je ne sais pas trop comment arriver à me calmer. Je suis sans repères, déboussolée. Et il y a mon petit-fils là-dedans. Je ne décroche pas. Je n'aime pas ça.

40 commentaires:

Juste moi a dit...

Peut être quelques trucs ici - à cogiter !

- Je crois que vous avez raison de dire que ça devra venir de vous ... on change rarement les autres !

- Méditer sur ce qui vous déclenche. Habituellement, les attaques qui blessent ont 3 sources/ catégories :
a) attaques personnelles de type "tu ne vaux rien"
b) attaques de pouvoir de type "tu ne peux rien"
c) attaques de type "prends soin de moi".

Une catégorie à la fois ou un (joyeux !) mélange. Étre déclenché, c'est avoir envie de réagir fortement (en explosion - ex, être "en cr...", en implosion - ex remise en question). Trouver ce qui déclenche est la moitié de la solution. Après, reste à trouver COMMENT ne pas être déclenché... Pas simple mais hautemant gratifiant

- Avez-vous la possibilité de couper les ponts quelques jours ? Quelques semaines ? Aux abonnés absents donc ... ça met en perspective. Petit fils survivra à quelques moments de laissé aller de votre part ...

- Mettre des limites régulièrement - idéalement toujours les mêmes : choississez vos batailles ! Une formulation du genre "Je me sens ... quand tu ... peux tu ..." peut aider. Non attaquant mais cr.... clair !

Si vous en avez envie, on peut continuer cette "discussion" (pour l'instant monologue" par courriel

Amitiés

Une femme libre a dit...

Mais oui, ça m'intéresse, Juste moi, je me sens submergée actuellement. Les contacts sont coupés. On devra se reparler avant le 15 février car je lui avais prêté une valise dont j'ai besoin et c'est elle qui devait s'occuper de mon appart lors du voyage, mais pour le moment, je ne ferai pas les premiers pas, c'est clair.

Je le sais pourquoi je suis si en colère. Je me sens comme les victimes de Vincent Lacroix, qui lui ont confié leur argent en toute confiance. J'ai donné de l'argent pour qu'elle trouve un beau logement pour son enfant, pas pour elle! À vingt ans, on n'a pas besoin d'un lave-vaisselle et neuf en plus! Je me sens flouée, exploitée, trompée et c'est dur à prendre.

Éléonore a dit...

Je ne sais pas quoi te dire, je me suis souvent sentie comme cela dernièrement, justement à propos de ma fille de 19 ans(20 dans 3 semaines)
à cette age là on doit être en mode confrontation, je sais pas...
Il y a tout un art de la vexation, la tienne t'a vexé avec par un commentaire mesquin, la mienne ne répond jamais à mes mails, jouant les étonnée quand j'insiste parce que le sujet LA concerne elle, comme sa carte soleil oubliée ici, ou encore méprise mon opinion sur des sujets qui me tiennent à coeur et sur lesquelles je suis compétente.

Je vais te lire parce que j'y trouverai surement des enseignement pour moi-même.

Amitié et solidarité :)
Éléonore

Une femme libre a dit...

Éléonore

So so so solidarité! ;o)

Éléonore a dit...

Et pis j'en remets encore.
Moi et mon mari avons payé nos études à la sueur de notre front, avec des graines d'aide de beau-papa et si peu de ma mère.
Pour sa part, ma fille s'attend à tout faire cela sans une cenne d'endettement.

Nos revenus sont trop élevés pour les prêts et bourses du gouvernement. Mais elle a des bourses sportives, mais ce sont moi et son père qui remplissont les demandes, nous encore qui trouvons des commanditaires, nous qui achetons des cartes de remerciement.

J'admets qu'elle a du faire un porte-folio (très bien fait d'ailleurs) et rencontrer des gens, mais papa est toujours la qui planifie, téléphone, etc etc. et moi qui m'occuppe du volet journaux et photos qu'il ne faut surtout pas négliger.

J'évalue que son année universitaire nous aura couté au moins 5000$ directement de notre poche. Pour le moment elle a zéro endettement, mais elle joue les pauvres et le pire mon chum embarque ! Il dit qu'il aurait voulu être aider lui aussi.

Aider oui, mais ou cela s'arrêtte ??????? Jusqu'ou dois--je mettre mes rêves de côté pour qu'elle vive les siens, ? moi les grandes sacrifiées, les mères oubliées, c'est pas mon genre, j'ai trop à faire et trop à vivre :)

Bon ça fait du bien de l,avoir écrit :)))

Une femme libre a dit...

Mon amie qui est venue "me soutenir" après la grosse chicane de dimanche a un job mais juste assez d'argent pour bien faire vivre ses enfants. Pas une cenne de trop. Elle n'en a pas de problème, elle! Pas de ce type. Ils le savent bien qu'ils doivent se les payer leurs études et travailler aussi s'ils veulent du linge neuf. Dernièrement, sa fille de 21 ans s'était trouvé un logement mais le proprio demandait à sa mère d'aller signer. Elle a refusé et sa fille a perdu le logement. Elle habite toujours chez maman. Quand elle aura les moyens de partir, elle partira, me dit l'amie, moi je n'endosse pas un logement que je n'aurais jamais les moyens de payer si jamais ma fille ne paie pas. Des fois, je trouve ça pas mal plus simple. Ils le savent, les mausus, que j'ai fait un profit en vendant la grande maison et en achetant un condo moins cher. C'est mon argent, j'ai travaillé pour et j'ai le droit d'en profiter et d'avoir une belle vie. Tu es en train de me pomper en grand, Éléonore!!! Mais ça fait du bien (rire).

Une femme libre a dit...

Ouf! Je suis calmée. Je vais pouvoir aller lire (chanceuse que je suis!). C'est que je suis dans un défi, moi là, et en plus on sort ce soir, Seize ans et moi. Je me sens mieux.

Une femme libre a dit...

Juste un autre petit point: même si vous vouliez ou si je voulais couper complètement et entièrement les vivres, nos enfants pourraient nous poursuivre et ils gagneraient. Un enfant aux études peut poursuivre son parent pour qu'il pourvoie à sa subsistance. Il y a de plus en plus de procès à ce sujet et les jeunes gagnent, c'est dans la loi. D'ailleurs, la coloc de ma fille poursuit son père pour avoir de l'aide financière et son avocate lui a dit qu'ils étaient absolument certains de gagner vu que son père a les moyens de payer.

Éléonore a dit...

Bon le but était pas de pomper lol

mais faut que ça sorte :)

sinon c'est pire lol

Éléonore a dit...

Poursuite ? ishhh :(
si ma fille nous poursuivait, elle aurait peut-être gain de cause en $$$, mais elle perdrait deux mausus de bons parents qui ont été toujours là pour elle...

Aude a dit...

Bonjour femme libre !

Je vous lis depuis longtemps.
Vous avez raison d'être en colère.
Votre fille ne doit plus compter
sur vous financièrement pour vivre SA vie.

Vous avez toujours souligné que petit-fils était aimé, calme, qu'il semblait heureux et équilibré..C'est ce qui importe pour vous non ?

Oui, elle vous a floué un peu, c'est son jeu, un peu de manipulation (le petit)..et hop, les dépenses inutiles, la galère quoi!

Laissez-la mijoter dans son jus..elle a tout à perdre en perdant votre confiance. Elle est en processus d'apprentissage et vous aussi il me semble.

Je le sais, j'ai fait un peu pareil avec mon gars. Jusqu'àu jour ou j'ai mis le pied à terre et cessé de me sentir coupable d'être plus riche que lui (ou moins pauvre)..Il me le rappelle parfois car ce fut une étape charnière dans sa vie (responsabilisation)...

Bon courage !

Juste moi a dit...

Courriel transmis ... juste pour voir si l'adresse courriel est toujours la bonne... A suivre !

Valéry a dit...

Réalisez-vous à quel point la société est devenue malade et à quel point on a enlevé tout pouvoir aux parents qui il devient permis de poursuivre ses parents pour décrocher de l'argent??? Plus moyen de leur faire une leçon de vie et de responsabilisation, ils n'ont alors qu'à embaucher un avocat et le tour est joué... Papa et maman cracheront le paquet de gré ou de force??? Disons qu'à force de trop les dorloter et de mettre de l'avant les fameux "droits de l'enfant", on est tombés dans un autre extrême où les parents n'ont dorénavant plus aucun droit ni aucun autre recours que celui de payer... :-S

En tout cas... Ce n'est pas la loi du moindre effort que je veux inculquer à mes enfants... Je veux leur apprendre qu'il faut travailler, et fort en plus, pour arriver à ses buts et réaliser ses rêves... Mes deux plus vieux (22 et 20 ans) vont aux études et paient leurs frais de scolarité, leurs livres, leurs vêtements et autres dépenses personnelles depuis plusieurs années déjà... Et celle de presque 17 ans devra faire de même car je ne lui paie que le minimum vital...

Mon plus vieux demeure dans un de mes logements en haut depuis presque quatre ans... Je le lui loue à rabais... Mais bon, il ne prend tellement pas soin de son intérieur que j'ai décidé de le mettre au pied du mur: s'il ne remédie pas à ça d'ici juin par un grand ménage et un entretien minimal régulier, et bien je reprend le logement et je le loue plein prix à quelqu'un qui en aura soin... :-S J'ai laissé plein de chances mais je me dis qu'il est peut-être temps qu'il vole maintenant de ses propres ailes à 100% pour apprendre la vraie valeur des choses et se responsabiliser à 100%???

Qu'est-ce qu'ils nous font vivre ces enfants... :-S J'ai aussi signifié à celui de 20 ans qu'à partir de juillet prochain, soit il se trouve un logement ou qu'il paie pension... T'sais moi je ne me suis pas embarquée à les avoir à mes crochets jusqu'à 25-30 ans quand même d'autant plus que j'ai encore les quatre plus jeunes sur lesquels je veux maintenant focaliser mes ressources à leur tour... :-S

Anonyme a dit...

Hmm... J'aimerais pouvoir formuler mon idée ici sans paraitre vous juger ou juger votre situation, Femme Libre. C'est une idée abstraite. Une émotion parentale générique que j'ai, mais voyez-y plus une déroute authentique devant certains propos formulés ici qu'une objection polémique ou critique.

Voici: j'ai énormément de difficulté à me représenter l'idée de vouloir couper les vivres à son enfant. J'en ai un de 20, un de 17. Ma maison, mes meubles, mon fric, mon sang, mes tripes, ma vie, tout est à eux. Qu'ils en fassent ce qu'ils veulent. Leur seule limitation sur mon avoir est la limitation de mes propres ressources...
Paul Laurendeau

Solange a dit...

Elle se conduit comme une enfant gâtée, elle sait comment vous manipuler pour avoir ce qu'elle veut. Elle sait bien que pour votre petit-fils vous ne la laisserez pas tombée. Mais je ne saurais vous conseiller.

unautreprof a dit...

Je viens de lire dans vos commentaires d'un billet précédent toute cette «saga».

Je suis bien bien bien empathique. Ouf.

Je souhaite que vous soyiez davantage en paix, peu importe comment tout ceci se déroulera.

C'est un bon moment pour lire et s'entraîner furieusement. S'Évader un peu.

herbert a dit...

Bonjour, Femme libre.
Tu donnes tellement que c'est normal que tu sois déprimée de temps à autre...
Et tu sais si bien donner sans chercher à recevoir.
Alors certaines fois...oui...
Je t'embrasse.

Petite Fadette a dit...

Ouf! Vive le moment présent! :)

Fâcheuse situation, surtout avec un jeune enfant impliqué. Pas évident. :(

Valéry a dit...

Je comprends votre sentiment parental Ysengrimus... Mais notre rôle de parent n'est-il pas aussi, au moment opportun, à leur apporter l'autonomie et le sens des responsabilités??? Et oui, parfois pour ça, avec certains enfants et dans leur propre intérêt, il faut savoir couper les vivres, malheureusement...

Anonyme a dit...

Mon opinion, strictement personnelle, est que "leur apporter l'autonomie et le sens des responsabilités", c'est de les laisser boire à la fontaine jusqu'à ce que soif s'éteigne naturellement, conscience s'allume inexorablement, et attrait de l'horizon s'installe sereinement.

On ne fait pas grandir l'arbre en tirant dessus...
P.L.

Anonyme a dit...

J'abonde dans le même sens que Valéry. Mais j'ajouterais qu'il y a couper les vivres et couper les vivres. D'un excès à l'autre...

Mais une franche réflexion sur ce qui est acceptable, ce qui ne l'est pas, sur le nombre de soirées avec Petit-fils par semaine par exemple, sur l'emprunt de la voiture le samedi seulement, que sais-je...

Et au lieu de lui donner de l'argent directement, lui donner les biens que vous jugez bon et qui correspondent à vos valeurs : vêtements pour petit-fil, bouffe...

Ces pistes de solution ne sont peut-être pas les bonnes, je n'ai pas encore de jeunes adultes à gérer, mais je me rappelle mon grand frère...

Une femme libre a dit...

Morgane, elle vit sur le plan d'épargne-études qu'elle a retiré au complet car ses études ne durent qu'un an. Elle va dans un collège privé, donc on déduit cinq mille dollars en partant du magot. Mais quand même. Elle en fait ce qu'elle veut en autant qu'elle soit aux études à temps plein. C'est comme ça que ça marche. L'argent lui appartient. Mais c'est moi qui l'ai économisé cet argent, chaque année. Ensuite, l'aide au logement vient du fait qu'elle cherchait depuis longtemps, ne trouvait pas, n'avait pas les moyens dans ce coin chic et cher où se trouve la garderie etc. etc. J'ai donc dit que j'aiderais. Elle a immédiatement quantifié l'aide. J'ai payé trois mois de loyer 3,300 dollars. C'est fait et en plus j'endosse pour dix-huit mois. Tout s'est fait très vite. Elle a trouvé le logement un mardi après-midi, le même soir je visitais et endossais et elle déménageait le samedi. Sans apporter aucun effet pour l'enfant.

C'est sa vie. Je me retire. Petit-fils? Elle ne veut évidemment pas que je le vois, fâchée comme elle est.

Il n'y aura pas de demi-mesure. Elle est bien trop entière et soupe au lait.

Rien de raisonnable pour le moment. Juste une coupure saignante, béante. Je m'ennuie et m'inquiète pour Petit-fils. Voilà. Sa petite enfance, on ne la revit pas deux fois.

Une femme libre a dit...

Ysengrimus, vous n'avez pas vécu le sentiment d'être exploité, alors c'est normal que vous soyiez si généreux sans compter. Je l'étais aussi. Maintenant, je compte, calcule, mesquine. Ce qui est à moi est à moi. J'en suis à me demander si on vient me voir pour ce que je peux donner plutôt que pour qui je suis. Dans le cas de ma fille aînée, qui a des troubles d'attachement, la situation est au moins claire. Elle vient quand elle a besoin de quelque chose, sinon, je n'en entends pas parler. Ce qui ne m'empêche pas de l'aimer comme elle est. Je ne me sens même pas manipulée dans son cas. C'est ouvert.

Anonyme a dit...

"Ysengrimus, vous n'avez pas vécu le sentiment d'être exploité"

Absolument exact. Mais cela n'explique pas pourquoi mes enfants sont si raisonnables..
P.L.

Une femme libre a dit...

Petite Fadette, Un autre prof, Herbert, oui, vivre le moment présent, s'entraîner, penser à soi, lire (défi béni), se défouler, sortir ,aller voir l'exposition de Gilles Carles, tiens, comme proposé par ma chère FC.

Valery, je pense qu'il faut mettre ses culottes et imposer des limites quand c'est nécessaire. Le comportement de certains enfants ne demande pas de mesures spéciales. Mon frère a acheté une habitation à chacun de ses trois enfants adultes et ils s'en occupenet bien, font fructifier leur avoir et respectent leur père. Naturellement. Je pense aussi que c'est à cause de moi que tout ceci arrive. J'ai certainement quelque chose à y voir. Une certaine culpabilité d'avoir une belle vie, un bel appart, de faire des voyages alors que mes enfants n'ont pas autant. Normal qu'ils n'aient pas autant, misère! Ils sont jeunes, ils ont leur vie à bâtir. Je n'ai pas à la bâtir à leur place. Anormal en fait que ma fille de Vingt ans ait un appartement plus beau que le mien. J'aurais dû refuser de l'endosser. Ce qui est fait est fait. Mais si je suis si fâchée, c'est clair que c'est contre moi. Je ne me serais jamais payé un appartement de ce prix à moi-même, c'est de l'argent jeté à l'eau. Un condo, pas pareil, ça t'appartient, tu le revends. Bon, assez déblatéré. Faut que je passe à autre chose. Aujourd'hui!

Une femme libre a dit...

Solange, vous me conseillez pas mal en ne me conseillant pas, héhé!

Aude, bienvenue! Merci de me lire. Petit-fils va moins bien justement. Anxieux. Pleure facilement. Déboussolé lui aussi, comme sa grand-mère.

Éléonore a dit...

"Mon opinion, strictement personnelle, est que "leur apporter l'autonomie et le sens des responsabilités", c'est de les laisser boire à la fontaine jusqu'à ce que soif s'éteigne naturellement, conscience s'allume inexorablement, et attrait de l'horizon s'installe sereinement.

On ne fait pas grandir l'arbre en tirant dessus...
P.L. "

Ysengrimus, je ne suis pas d'accord avec cela.
Beaucoup trop idéaliste !

Autrefois on était adulte à 18 ans, on avait des enfants, des responsabilités, un travail. Une chambre d'étudiant nous rendait fier. Une bagnolle faisait notre bonheur. On pronait le marxisme en riant de notre pauvreté.

Aujourd'hui, on est adulte à quoi ? 25 ans ? on reste chez maman, on vit notre vie sexuelle dans la maison de maman, on monopolise le garage de papa, on va dans le sud à la relache etc

On ne peut peut-être pas faire grandir un arbre en tirant dessus, mais on peut lui mettre un tuteur pour qu'il parte dans la bonne voie.

Ici dans ma ville je connais des parents qui restent en maison mobile, ne vont jamais en voyage et mène une vie humble, ils ont payé les études de leur enfant à coup de sacrifices, qui lui est sortit sans dette, possède une maison de 300 000$ et voyage !

Je veux pas mourir comme une grande sacrifiée, j,ai une vie à vivre moi aussi.

On ne parle pas ici de couper les vivres, d'être avaricieux et égoiste, on parle de responsabiliser des adultes.

Pur bonheur a dit...

Vous dites qu'elle s'est choisis un condo à $1,100.00 par mois? Et que vous avez endossé pour le reste? Seigneur! Elle boude en plus!
Mon attitude correspond à celle de M. Laurendeau. Mes enfants sont ma vie et nous avons les moyens de les faire vivre jusqu'à la fin de leurs études. Ma fille est allé jusqu'en Maitrise et travaille maintenant pour le gouvernement. Quelle joie, pour nous les parents de voir qu'elle ne manquera jamais de rien dans la vie. Et fiston vient de commencer sa deuxième session à l'université. Il a déjà deux contrats en parallèle à ses études et nous payons quand même ses frais. Lui investis ses revenus dans son matériel informatique nécessaire à ses contrats. Nous ne nous sentons en aucun cas exploités. Mais je me souviens que ma fille me disais, alors qu'elle était à l'université, qu'elle devait garder secret le fait que ses parents payaient pour elle, sinon elle se faisait détester ! Elle travaillait un minimum aussi pour ses vêtements et ses sorties.

Anonyme a dit...

Pur bonheur, je vous seconde et vous méritez bien de votre pseudo. Le bon tuteur de l'arbre, eh bien, c'est le vôtre...

Ce n'est pas là de la parentalité idéaliste, mais réaliste...
P.L.

Pur bonheur a dit...

Merci Monsieur Laurendeau. Je crois que chacun essaie de faire son possible. Femme libre inclus. J'ai déjà lu quelque part que l'on est manipulé quand on est manipulable. Elle connait bien les faiblesses de sa mère cette petite! Lui mettre $3000. dollars dans les mains d'un coup, ouf! Faut maintenant composer avec la suite chère femme libre, je comprend votre déception. Si vous aviez eu un conjoint, ou un père , vous pourriez pu en discuter. Quand j'ai raconté votre histoire à chéri,il s'est exclamer: Quoi! Lui donner 3 mois d'un coup???? Pourquoi??

Valéry a dit...

Mon opinion, strictement personnelle aussi, c'est qu'en les gâtant trop, non seulement on ne les aide pas mais on leur nuit... J'ai trop vu, du côté de mon ex, sa soeur et certains de ses cousin-E-s vivre aux crochets de leurs parents... Qui s'occupaient de payer les comptes quand ils avaient mal géré leurs trucs, alors qu'ils travaillaient et étaient rendus à un âge avancé (plus de 30 et même 40 ans) et étaient souvent mariés et parents... :-S Pourtant je suis témoin que ceux-là ont pu boire à la fontaine autant que faire ce peut... et qu'ils en ont abusé!!! :-o On ne fait pas pousser un arbre en tirant dessus, par contre si on lui met pas un bon tuteur (balises, limites) et bien il va pousser tout croche!!! ;-)

Je serai toujours là s'ils sont mal pris dans la mesure de ce que je peux faire et dans la mesure où ils ne font pas exprès pour se mettre dans la m****... Comme mes parents ont fait pour moi!!! Par contre, je refuse de les assumer et de les faire vivre jusqu'à 25-30 ans!!! Et je refuse de leur donner tout cuit dans la bouche, que ce soit au niveau financier ou autre et qu'ils se servent de moi comme d'une bobonne jusqu'à un âge avancé... Pas pareil avec les tout jeunes enfants dépendants on s'entend... Mais avec ceux qui ont l'âge de se prendre en mains et qui travaillent à temps plein??? No way...

De toute façon vient un temps où ça devient difficile de concilier ma vie d'adulte avec la vie de mes jeunes adultes... Ou l'empiètement de territoire de l'un empiète avec l'autonomie et l'indépendance grandissante de l'autre... :-S Je me rappelle à quel point, quand ils étaient petits, l'idée de les voir partir un jour m'attristait, me mettait dans tous mes états... :-o Et bien je me suis rendu compte que la vie est bien faite!!! ;-) Vient un temps où, pour que la relation reste agréable, chacun a besoin de prendre ses distances... ;-) lol C'est soi tu te plies au règles de chez moi... Soit tu vas faire ta vie comme tu l'entends... :-S

Éléonore a dit...

J'aimerais aussi ajouter que les parents qui ne payent pas totalité des études de leurs enfants ne le font pas par esprit mesquin, mais la plupart par manque de moyen. On est pas tous riches quand même.
De plus, l'argent que l'on gagne soit même et la débrouillardise que l'on acquiert sont des qualités qui feront de nous des adultes mieux outillés pour la vie.

Pur bonheur a dit...

Chère femme libre,
j'étais couché hier soir, à minuit je regardais le plafond et je pensais à vous et à votre fille et je me disais, quelle petite peste quand même (rire). Vous êtes trop bonne!

Une femme libre a dit...

Pur Bonheur, je suis bien chanceuse d'avoir quelqu'un pour s'inquiéter à ma place. Moi, à minuit, je dormais comme un bébé sous ma belle douillette à fleurs. Merci de vous être chargée de mes soucis! ;o)

Anonyme a dit...

hihi, alors j'en rajoute une couche, parce que moi aussi je pense à votre situation parfois.

Pas pour sauver le monde (le vôtre, les autres), mais parce que cela vient tellement remuer des valeurs qui s'avèrent conflictuelles et poser des questions qu'en tant en parents, on se pose tout le temps !

Ça veut dire quoi, élever un enfant, un ado, un jeune adulte, un petit-fils ? où est le chemin ? Qu'est-ce que j'aurais fait à votre place ? Qu'est-ce que ça veut dire avoir des enfants adoptés ?

Comme pur bonheur, vous êtes dans mes pensées aussi :)

Une femme libre a dit...

On aime imaginer les relations parents-enfants auréolées d'amour, de respect et d'admiration mutuelle, Morgane. Or, ce n'est pas toujours le cas. Merci de me permettre de si bien dormir vous aussi, chère!

Fc a dit...

Oh que non les relations parents enfants ne sont pas reposantes. Comme toutes les relations humaines finalement.

Je voulais vous faire savoir que Fistounet et moi faisons partie d'une étude, d'un projet de recherche à l'Université du Québec sur l'attachement, et ce depuis qu'il a 2½ ans... nous en sommes à la dernière étape avant la majorité. Je sais que vous avez un intérêt sur le sujet.

À vous lire... j'apprends à doser mes donations. Merci de nous partager vos expériences.

Une femme libre a dit...

Bonjour FC

Je suis très intéressée par le sujet, absolument. Faut qu'on se rencontre pour en parler (de ça et du reste... ;o) Mon voyage en Égypte est compromis. On ira luncher, peut-être?

Mijo a dit...

Juste un truc : penser à pousser un cri, un vrai, dans un parc, à l'entraînement, chez vous. Un vrai qui sorte du fond des tripes et qui évacue en même temps pas mal de colère.
Je fais ça de temps en temps, ça fait du bien et je repars de meilleur pied ensuite. (et avec un mal de gorge aussi parfois... ;-)

Une femme libre a dit...

Dans la voiture, sur l'autoroute, c'est aussi un bon endroit pour crier. Fait longtemps que je n'ai pas fait ça. C'est une très bonne idée, Mijo. Merci!