vendredi 18 septembre 2009

Mort de la Dame des Îles

On ne s'est jamais rencontrées en personne mais elle est dans mon blogroll et nous nous lisions depuis longtemps. Nous nous sommes maintes fois écrit en privé sur nos amours. Elle avait quatre ans de plus que moi et avait été choquée quand j'avais eu le malheur de lui dire qu'elle était en vacances perpétuelles en voyant les magnifiques photos de la mer qu'elle publiait. Or, ce genre de commentaire la fâchait, je l'ai su par la suite. Pas parce qu'on habite un cadre enchanteur qu'on n'en travaille pas moins. Elle avait bien raison!

Dans son avant-dernier billet, elle parle d'un certain José qui lui racontait l'histoire de Isla Mujeres. Si j'ai bien compris les journaux, ce serait cet homme qui l'aurait sauvagement assassinée. Dans la vraie vie, la Dame des Îles s'appelait Renée Wathelet.

J'ai perdu une amie virtuelle, une femme respectée de tous, une battante, une courageuse qui vivait sa vie à plein. Je suis sous le choc. Triste.

Mise à jour 21 septembre: les proches de madame Wathelet assurent qu'elle ne connaissait pas son agresseur et qu'il ne s'agit aucunement du José dont elle parle dans son blogue. Désolée d'avoir contribué à colporter une fausse nouvelle, que j'avais lue dans des journaux mexicains.

23 commentaires:

Solange a dit...

Je ne la connaissais pas,mais c'est toujours dommage de perdre une amie même virtuelle et surtout dans ces circonstances.

Pur bonheur a dit...

Je viens de l'apprendre aussi. Je suis passé dans son blog à quelques reprises et je me souviens d'elle comme une femme mordant dans la vie. Triste nouvelle..

Pierre F. a dit...

Quelle tristesse.

Caro et cie a dit...

Je suis venue sur votre blogue, car je viens de lire l'article... Je vois que vous êtes au courant...

C'est d'une tristesse...:-(

Mijo a dit...

Une amie me l'a appris ce matin.
Quelle horreur mais quelle horreur.
Par contre, je ne pense pas que ce soit le même José.
Dans l'article de presse envoyé par mon amie, on parle d'un homme originaire de Monterey au Mexique et Renée écrivait sur un José originaire de la péninsule dont fait partie isla Mujeres.
Même si on peut ne pas revenir sur cet hoorible drame, ça me soulage un peu que ce ne soit pas le même homme.

Une femme libre a dit...

Tout le monde doit mourir, mais mourir dans l'horreur et la violence totale et gratuite, ça fait encore plus mal. On est bien peu de choses.

Nanou La Terre a dit...

Je partage votre peine Femme Libre. par l'entremise du billet de Zoreille, j'ai appris. Je pleure aussi
à chaudes larmes...

Mijo a dit...

Bien entendu, cet acte purement gratuit est absolument dégueulasse, inaceptable, horrible. Mais ce que je voulais dire c'est que ça "soulage" que son assassin ne soit pas son ami, celui qui lui contait l'histoire de la région. Elle n'aura pas eu à regretter ce qu'elle était, une personne généreuse, aimante. Elle n'aura pas eu à regretter son amitié. C'est ce que je ressens.

unautreprof a dit...

Oh!
C'est en effet choquant.
Très.

Triste aussi. Surtout.

Une femme libre a dit...

D'après les articles en espagnol, il semblerait qu'elle connaissait son agresseur. On ne saura probablement jamais tous les détails de l'affaire, mais c'est horrible de toutes façons. La seule consolation c'est qu'elle est morte assez rapidement, elle n'a pas été laissée à agoniser pendant des heures. Les voisins ont entendu des cris et ils se sont précipité pour la retrouver morte dans son sang. L'agresseur était encore là. C'est fou, mais j'ai ces images dans la tête. Ça aurait pu être moi, ça aurait pu être vous. Ce genre de crime entretient un climat d'insécurité. Vivre chaque jour comme si c'était le dernier, voilà la leçon, bien qu'il ne faille pas en chercher de leçons.

Je relis des messages privés qu'elle m'a envoyés il y a peu de temps et sur mon courriel et sur twitter. Elle était tellement vivante, passionnée. Et elle n'est plus. Brusquement.

unautreprof a dit...

C'est que souvent, lorsqu'on écoute les nouvelles, ça nous semble loin de nous.
Alors qu'en fait, la violence, la brutalité, la mort est si près de nous.

Nanou La Terre a dit...

Femme Libre,
ça me touche d'autant plus que j'ai été témoin auditive d'un meurtre.C'est moi qui ai appelé les policiers. J'ai entendu cette personne mourir et c'est quelqu'un que j'aimais beaucoup.
Pour les gens qui restent c'est un deuil terrible à vivre.Et ce sont souvent de si bonnes personnes. Ça fera 8 ans en octobre prochain. Mon Fafouin en a été grandement touché car cette personne qui avait mon âge n'avait pas d'enfants et avait toujours de petites attentions spéciales pour lui. Il faudra bien que j'en parle un jour...

Une femme libre a dit...

Nanou la Terre, oh! Quelle horreur!

Une femme libre a dit...

Oui et non, Un autre prof. En fait, ici, statistiquement, les crimes sont plutôt rares. Bien heureusement. Il y a plus de bonheur que de malheur. C'est quand on se sent plus fragile que le malheur nous apparaît omniprésent. Je me sens un peu fragile ces temps-ci, je pense. Un meurtre, c'est en soi, quelque chose de bouleversant. Les meurtres sont rares au Québec. Beaucoup plus nombreux au Mexique, je suis en train de lire là-dessus.

Juliette a dit...

j'ai repensé aux twitts échangés sur le sujet dans ma voiture... et si vous veniez qu'à ne plus être là... je serais triste

Une femme libre a dit...

Oui,je sais et c'est réciproque. On s'attache...

Anonyme a dit...

Horrible cette histoire... et tellement triste :-(

unautreprof a dit...

Statistiquement, je veux bien, mais c'est près de nous quand même.
Je ne veux pas dire que nous devons vivre dans la peur car en fait, ici, il y a peu de violence, moins qu'il n'y en avait avant et bien moins que dans la plupart des endroits.
Près de nous parce que nous connaissons des Mexicains (pour prendre le Mexique en exemple), parce qu'il ne faut pas remonter loin pour trouver des gens près de nous qui vivent ce genre de chose. La famille de notre voisin qui est au Mexique, celle de notre élève ou de notre collègue.

Dans ce sens là, c'est près de nous et ça nous touche.

Une femme libre a dit...

@Un autre prof, Même si c'était au bout du monde, normal que ça nous touche, tout à fait! Le monde rapetisse avec les communications actuelles. Et le sort de notre prochain doit nous préoccuper évidemment.

Mais des fois, vous savez, ça fait du bien de se couper un peu de la misère,de la violence, de la guerre, de l'oppression. J'ai des périodes où je me coupe volontairement des nouvelles, où je ne veux entendre parler que du positif. J'ai besoin de cette trève. Il y a plein de choses qui vont bien ici près de nous, des gens qui réalisent des miracles avec peu et vous en êtes ma chère. Notre action contre la violence, elle peut être quotidienne, simple, accessible. Les cris et les coups d'éclat peuvent avoir moins de résultats que le bien que vous aurez fait à cet enfant dans votre classe, ce bien qu'il répandra dans sa famille, sa famille qui s'ouvrira au monde et du coup, le monde deviendra meilleur.

herbert a dit...

Bonjour, Femme libre.
La Dame des îles n'est plus.
Tragiquement disparue.
Et tu l'aimais beaucoup.
Dans tes larmes je laisse une des miennes.
Avec toi
Je tembrasse.

Appels d'air a dit...

J'ai perdu quelques amitiés construites sur la Toile .... un mari,un conjoint, un compagnon jaloux derrière ces "meurtres".
Baltha

Une femme libre a dit...

Angelika, oui,horrible.

Herbert, merci pour la larme.

Baltha, vous rendez les maris jaloux?

Monique a dit...

Je ne savais pas qui était cette dame des îles... et puis je l'ai vu dans vos liens et j'ai été la lire cette nuit et j'ai eu le coeur très serré face à ce destin tragique d'un être aussi plein de vie.