samedi 24 juillet 2010

Yoga et compagnie

Je n'en fais plus beaucoup mais j'en fais encore au gym. Le mercredi soir, une heure. Prof pas zen du tout mais comme je connais les asanas, une pratique de groupe, c'est tout de même utile vu que je ne me suis jamais mise à pratiquer en solo chez moi. Elle n'est pas antipathique du tout, la prof, juste "fatiguée" peut-être? Elle se plaint tout le temps, de l'horaire du cours, de la température de la salle, du prof d'avant qui ne sort pas à temps. Pas de Omhs avec elle, en tout cas. Mais j'y retourne. Court et efficace malgré tout. Un bon étirement.

J'ai essayé une fois celle du lundi soir. Excellente et elle donne le cours en français, ce qui n'est pas le cas de l'autre, bien qu'elles soient toutes les deux francophones. Je retournerai plus assidûment en automne, quand tous les festivals seront terminés.

Le vendredi aussi, j'ai essayé. On était deux. La prof était à demi-nue, un corps de déesse. Elle donne aussi des cours d'aérobie et de boot-camp. Pas trop zen elle non plus, mais efficace. Yoga-performance. J'ai fait mon possible sans trop me stresser. Finie la performance à tout prix pour moi. Une autre étape. Je suis une femme d'âge mûr qui pratique le yoga à son rythme et qui ne l'enseignera jamais. Acceptation bienfaitrice. Soupir de satisfaction. Non, c'est pas si pire que ça de vieillir, surtout avec la santé. J'apprécie chaque moment qui passe et je suis bien dans ma peau et dans ma tête.

Grosse chicane avec Dix-neuf ans hier. Parce que je lui avais refusé de l'argent mardi. Hier, on allait ensemble payer un cours de conduite à Vingt-et-un an. Au retour, dans la voiture, mademoiselle Dix-neuf ans a fait une crise monumentale. Elle hurlait qu'elle allait abandonner ses cours vu qu'elle devait aller travailler. Quand elle m'a demandé de lui prêter de l'argent (encore! alors que j'avais fait une épicerie pour elle de bon coeur la veille), je lui ai en effet dit d'aller travailler. Trop c'est trop et elle était arrivée au trop. Je lui ai répondu que si elle jugeait que de ne pas aller au cegep c'était le mieux, c'est ce qu'elle devait faire. Voyant que je ne réagissais pas au chantage, elle a menacé de faire des choses illégales. "Vingt-et-un ans en fait bien, elle, et ça n'a pas l'air de te déranger." Cette fois, je lui ai répondu que c'était du chantage et je me suis tue pour le reste du trajet jusque chez elle. Je me suis efforcée de ne pas entendre les méchancetés qu'elle proférait, mais j'ai dû en entendre pas mal car c'est bouleversée que je suis rentrée à la maison.


Je suis inquiète, c'est certain. Elle dit ne pas avoir d'argent pour payer leur loyer ni la garderie. Mais je dois tenir mon bout malgré tout. Sinon, elle va croire qu'avec des crises de nerfs, on a tout ce qu'on veut. Mais c'est dur, très dur. Qui a dit qu'élever des enfants était facile?

22 commentaires:

Chemise Rouge a dit...

Je le dis en questionnement, sans méchanceté(s) mais tout de même, je le dis pareil : il me semble que la crise d'adolescence s'éternise, non ?

Une femme libre a dit...

@Chemise rouge
Une crise d'adolescence avec des responsabilités parentales, ce n'est pas si facile à vivre. Je suis un peu perturbée par tout ça. Ce serait si simple de régler le problème avec un chèque et en plus, elle le voit bien que je dépense avec mes voyages. Misère!

Chemise Rouge a dit...

Oui, en effet, ce n'est pas parce que "nous" allons bien que tout doit aller bien dans la vie des autres ; parfois lorsque la porte est fermée et les confidences ouvertes... Et puis, notre propre cheminement à 19 ans n'est pas LA référence sur laquelle la normalité des choses doit s'appliquer, bien le contraire.

Mais un moment donné, je pense que vous faîtes bien de ne pas ouvrir votre chéquier à toutes les demandes. C'est en se faisant dire "NON" qu'on avance dans la vie. Sans trop savoir les détails de votre relation avec elle, en spectateur, je dirai que vous l'aidez en tenant votre bout aussi difficile émotivement soit-il. Mais ça, vous le savez déjà n'est-ce pas ?

Une femme libre a dit...

Oui, je tiens mon bout, c'est ça que je dois faire mais c'est difficile. Si elle n'avait pas d'enfant, je ne me poserais pas autant de questions, c'est sûr.

unautreprof a dit...

Ça me touche toujours beaucoup quand vous parlez de vos filles.
A t-elle aussi des troubles de l'attachement? Elle semble toujours plutôt solide dans vos descriptions, mais c'est peut-être en comparaison à son aînée et à votre benjamine que j'ai cette perception.
Attention à vous chère Femme Libre.

Une femme libre a dit...

Unautreprof, Non, pas de troubles de l'attachement, juste un foutu caractère!

C'est celle qui a le plus de détermination, de solidité et qui s'exprime le plus fort! Heureuse ou malheureuse, on le sait avec elle. Elle a plein d'idées et ne manque pas de ressources. Je ne devrais pas m'inquiéter pour elle, mais je suis sa maman et ça me fend le coeur de ne pas courir à sa rescousse. C'est cependant ce que je dois faire. La raison parle.

Pur bonheur a dit...

On dirait qu'elle réalise maintenant ce que ça impliquait , avoir un enfant à son âge. Elle en fait maintenant l'expérience. Dommage que la vie soit ainsi faite. L'expérience des plus vieux ne vaut rien aux jeunes. On les regarde aller...

Josie a dit...

Que ce doit être déchirant! Mais en effet, concédez à cette crise et elle connaîtra la solution à ses caprices!

Peut-être, une fois plus calme, discuter avec elle en lui affirmant que vous désirez l'aider, au plus haut point, mais pas en lui fournissant de l'argent nécessairement... Un petit cours de budget 101? Si son orgueil accepte l'offre bien sûr!

Chantalou a dit...

Ce n'est pas facile en effet de dire non à cette demande d'argent mais tu as bien fait. Ma mère a toujours tout donné à mon frère et elle dit aujourd'hui le regretter. Il a toujours compté sur mes parents pour l'aider et maman s'en est rendue malade, elle ne savait plus comment arrêter cette roue, comment lui refuser ce qu'il demandait.Il a toujours joué sur ses sentiments et ce n'est qu'aujourdhui qu'elle se rend bien compte qu'elle ne lui a pas rendu service en agissant de la sorte!! Maintenant il s'est pris en main à l'âge de 46 ans, ce n'est pas trop tôt!! Je sais que tu dois te sentir mal d'agir ainsi mais tu fais bien, il vaut mieux proposer de l'aider autrement qu'en lui donnant de l'argent. L'écoute est souvent plus salutaire que l'argent! :0)) Chantalou xx

herbert a dit...

Mais, justement, personne ne l'a dit, Femme libre.
C'est normal, à cet âge-là , de devenir ccomédienne...
Il y en a qui le restent toute leur vie.
Mais je comprends ton tourment.
Bon dimanche.
Je tembrasse.

Madeleine a dit...

Pas de conseils à vous donner, Femme libre, juste envie de vous dire que vous êtes si touchante.

Et vous écrivez...! Je suis envieuse.

Solange a dit...

Vous avez la bonne attitude parce que c'est une roue qui ne s'arrête pas. C'est pas facile, mais c'est un service à lui rendre.

Nanou La Terre a dit...

Mes pensées rejoignent celles des autres lecteurs. Je sais à quel point c'est pas facile de refuser de lui donner de l'argent, toi et moi faisons partie du même club, le club des parents qui se tiennent debout.
Qui a dit qu'élever des enfants étaient faciles? Surement pas moi!
Justement, je viens en ce beau Dimanche de prendre une décision déchirante. J'en parlerai dans un autre billet...

Bonne semaine Femme Libre!

Une femme libre a dit...

@Pur Bonheur, ça a plus à voir avec une erreur de planification financière qu'avec le fait d'avoir un enfant.

@Josie, je l'ai revue aujourd'hui. Je l'ai appelée comme si de rien n'était pour le brunch dominical avec ma mère. Elle était de mauvais poil mais j'ai évité tout sujet litigieux. Elle en a vraiment épais sur le dos. Une convocation à la régie du logement en plus. Ils avaient refusé l'augmentation de loyer, ce que je leur avais conseillé. Je ne pensais pas que le proprio du taudis se rendrait jusqu'à la régie. Ils sont bien jeunes. Je suis inquiète. Plus trop certaine de mes affaires. Elle retirera le plan d'épargnes-études dès qu'elle commencera le cepep, pourra vivre là-dessus et me remboursera à ce moment-là si je décide de lui prêter de l'argent. Prêter ce n'est pas donner. Bien sûr, elle a fait une erreur de calcul en laissant sa job en mai,c'est clair, mais coudons, qui ne fait pas d'erreur?

Quand je l'ai rappelée pour une technicalité ce soir, elle pleurait. Je suis mélangée? Oui, tellement que je ne peux pas dormir.

@Chantalou, on est en pleine nuit et je vais voir plus clair demain. Là, je suis en train de faiblir! ;o)

Herbert, ah! Quel bon point! Comédienne? Et comment! Je l'étais aussi à cet âge, que c'est bien de le relever.

Une femme libre a dit...

Madeleine, bienvenue sur mon blogue. Merci pour les bons mots. J'écris, bien sûr, mais... vous écrivez aussi! ;o)

Solange, pas facile, pas facile, c'est déchirant! Prêter, ce n'est pas donner. Bon, je ne suis plus sûre de rien.

Nanou, mettons que s'il n'y avait pas de bébé en jeu (j'ai vu petit-fils aujourd'hui et je ne l'ai pas trouvé en aussi bonne forme que d'habitude. Tout ce stress, il le vit au quotidien!), ce serait beaucoup plus facile de rester ferme et inflexible. Je veux quoi au juste? Qu'elle ne réagisse plus avec des crises de nerfs? La priver de l'essentiel va-t-il faire en sorte que ce but soit atteint? Demain sera un autre jour. Je verrai plus clair. Là, c'est confus et je suis juste mal, très mal, dans ma peau. Si j'étais si certaine de bien agir, me semble que ce ne serait pas le cas.

Petite Fadette a dit...

Pour répondre à votre question... ce n'est pas moi!

Mayieve a dit...

Je suis désolée, mais la crise d'adolescence, ça se termine à 16 ans. Ce n'est pas ce dont il s'agit ici.

Je pense que vous faites bien de dire non sinon ça ne finirait plus! Parcontre, elle a un enfant et c'est difficile. Y-a-t-il quelque chose que vous pourriez faire pour l'aider, sans pour autant lui donner de l'argent? Ex: garder l'enfant quelques soir de semaine? Ça lui permetterait alors d'aller travailler durant le jour et d'avoir des cours de soir..

Une femme libre a dit...

Héhé! Non, Petite Fadette, je le sais que ce n'est pas vous!

Mayieve, il y a des crises d'adolescence qui ne s'arrêtent pas à seize ans, je vous l'assure! Si elle travaille le jour et étudie le soir, elle le verra quand son enfant? À ce compte-là, elle serait mieux sur le bien-être, solution qu'elle n'a jamais envisagée à aucun moment.

Zolasoleil a dit...

Une chance que vous aviez fait un peu de yoga avant d'affronter le tempéramment fort de votre fille! Même si les profs ne sont pas zen, je suis certaine que ça vous a permit d'être zen!

Nanou La Terre a dit...

Femme Libre,
effectivement, il y a un petit bébé là-dedans. Écoute-toi...

Pur bonheur a dit...

Ce que je voulais dire dans mon commentaire, c'est que je ne sais pas où elle va puiser l'énergie de tout faire, boulot + école + bébé .
Déjà avec un bébé on en a plein les bras. Je la trouve bien courageuse.
Et de votre coté , vous devez vous sentir mal.

Une femme libre a dit...

Le yoga aide certainement, Zolasoleil! ;o)

Je m'écoute, je m'écoute, Nanou!

Je pense qu'elle va bien se débrouiller. Étudier, voir du monde, va lui faire du bien, Pur Bonheur.