samedi 1 février 2014

Force

J'ai un grand sourire dans la face malgré moi!

 Le samedi, je prends un cours de vinyasa yoga ashtanga super dur avec une jeune prof très compétente et de jeunes étudiants très performants. Je pourrais être la mère de tout ce monde. Il y a beaucoup d'élèves et plusieurs garçons, presque la moitié de la classe, ce qui est souvent le cas dans les classes plus ardues physiquement. 

Dans mes autres classes de yoga, quand on arrive, on s'assoit sur un bloc et on médite ou bien on s'allonge en savasana. Dans cette classe, je suis la seule à faire ça, tout le monde s'active déjà avant l'arrivée de la prof. Bien. 

Je ne me sens aucunement en compétition avec qui que ce soit, heureusement et quand c'est trop pour moi, je me mets dans la position de l'enfant et je relaxe. La prof sympa l'encourage d'ailleurs. Si c'est trop, prenez la position de l'enfant, dit-elle et je suis toujours la seule à le faire! Elle dit probablement ça pour moi, j'imagine. 

Mais voilà qu'elle introduit une nouveauté aujourd'hui, on va travailler à deux! Misère. Le pauvre jeune homme en face de moi, le tout musclé qui a bien du faire une vingtaine de vinyasa à toute vitesse avant même que la prof ne se pointe, lance des regards éplorés autour de lui. Je lui fais un grand sourire. Mais oui, petit, tu vas être avec la vieille, tous les autres sont casés. 

Il me traite comme s'il allait me casser et me tient du bout des doigts. Mais voilà que la situation s'inverse. C'est moi qui dois ouvrir ses jambes maintenant et lui qui doit tenter de les tenir fermées, dans les airs. Et c'est là qu'il réalise que la mémé est forte. Il ne peut résister à mes bras qui ouvrent de toutes mes forces et il a pourtant les jambes bien développées. Un cycliste. C'est la prof qui le lui a demandé en voyant la forme de ses muscles. Elle trouve d'ailleurs ça bien drôle que je réussisse à le maintenir si facilement. C'est qu'elle fait de la musculation la madame! 

Au deuxième round, mettons que là, il a mis toute sa force ou presque pour interragir avec moi et a cessé d'un coup de me ménager. On a fini par rire et avoir bien du plaisir dans l'effort intense. 

Beau cours. Endorphines en masse. Cette fois, je n'ai pas fait la position de l'enfant et j'ai donné mon 150%. Bonheur. 

12 commentaires:

Une femme en santé a dit...

Le pauvre jeune homme avec la mémé forte haha. Soupirs ... Je n'aime pas trop ça quand ils nous font faire des affaires à deux, moi aussi je me sens comme toi, les jeunes nous font attention ;). Moi su kickboxing j'ai la chance de leur avoir montré de quoi j'étais capable avant de faire des exercices à deux. Mais chaque fois que je me place avec un jeune moi aussi j'ai du plaisir avec ...
Bravo pour tin 150% !

Gen a dit...

Ah, je comprends tellement le problème! Dans les cours d'arts martiaux, j'étais souvent la seule femme. C'était long de faire comprendre à mes partenaires masculins que, oui, ils pouvaient me frapper, m'offrir de la résistance, etc.

C'est toujours difficile de trouver un partenaire qui respecte à la fois nos forces et nos faiblesses. Heureusement, mon chéri est génial pour ça! :D

Mais oui, ça fait toujours un petit velours quand on montre à un partenaire qui pense qu'on est délicate que, hé, on est capable d'en prendre... et d'en donner! ;)

Une femme libre a dit...

@Une femme ne santé
Moi non plus, je n'aime pas trop travailler à deux au départ, mais c'est bien de sortir de sa zone de confort et finalement, ça a été productif. Et puis il y a des trucs de résistance qu'on ne peut pas faire tout seul. De temps en temps, ça peut être intéressant de travailler à deux.
Je suis dans l'effort ces temps-ci et c'est bon et pour le corps et pour le moral. J'en fais plus que moins. Là, je suis allée nager un peu à la piscine de ma mère après le brunch et je vais aller faire un tour au gym pour un peu de musculation. Je veux entretenir ma force de bras, eheh!

Une femme libre a dit...

Gen,
Ça doit créer encore plus de liens de travailler physiquement avec son chum. Super d'avoir les mêmes intérêts.

Si je veux entretenir cette force dont je suis si fière, faut travailler pour! Au gym!

Pierre Forest a dit...

L'ego est un puissance motivatrice que l'on peut exploiter pour dépasser ses limites.

Une femme libre a dit...

Pierre,
Tout un paradoxe: le yoga comme le boudhisme travaille à transcender l'ego pour accéder à la vie spirituelle. Le vrai yoga, je veux dire celui qui va au-delà de la gymnastique,bien que le yoga-exercice ne soit pas à déprécier non plus. Le yogi veut maîtriser son corps dans le but d'accéder à la spiritualité, le corps n'est pas le but, il est l'instrument. La but ultime est de pouvoir méditer pendant dix heures ou plus ou plus sans douleur ou en allant au-delà de la douleur pour atteindre le nirvana, le samadhi. C'est beau, non? Un but à très trés long terme. ;o)

Gen a dit...

Ouais, mais transcender l'égo ne veut pas dire ne plus en avoir. Ça veut dire l'utiliser à bon escient (comme pour se motiver) et le tasser du chemin lorsqu'il devient une nuisance (lorsqu'il nous pousse dans des zones d'effort dangereuses pour les blessures, ou s'il nous rend irrespectueux de notre partenaire d'entraînement).

Et oui, s'entraîner avec son chum, ça crée des liens. :) Par contre des fois ça dé-érotise un peu les corps à corps! ;)

Mélanie a dit...

pouhaha! la mémé trop drôle, en tout cas, il ne devait plus te voir comme ça après :) Bravo à toi pour le yoga car c'est difficile

S@hée a dit...

Salut Femme libre... un commentaire sans rapport à ton sujet du jour si tu permets ;)

Je voulais savoir, à Cuba tu vas où ?

Une femme libre a dit...

L'Égo, il faut l'utiliser à bon escient, ni trop, ni trop peu, tu as bien raison, Gen!

Rosabelle Mélanie, oui, c'est difficile, absolument, et ce qui est merveilleux, c'est qu'on n'a jamais fini d'apprendre et qu'on y fait des découvertes auxquelles on ne s'attendait pas. Je persévère depuis dix ans maintenant.

Nanou La Terre a dit...

Vive ton expérience en yoga et ta jeunesse!
Ça doit te donner un petit brin de fierté non? xxx

Une femme libre a dit...

Si je suis fière? Absolument! Fière et humble en même temps. Ouf! Tellement dur le yoga, j'y suis retournée aujourd'hui et j'y étais hier et demain, ce sera l'entraîneur et du pilates après. Oui, je suis fière de ma persévérance.