lundi 12 octobre 2015

Découragement

Trop dur le cours de japonais. Je travaille fort mais les autres aussi et ils ne partent pas de rien du tout, eux. Ce soir, ils faisaient des conversations! Que moi, je n'arrivais pas du tout à comprendre sans aucun support écrit. On n'est vraiment pas au même niveau. Quand c'était mon tour de poser des questions, je ne pouvais le faire et je passais mon tour. La classe a été longue et pénible. Malgré tous mes efforts, je ne savais plus ce qui se passait. La prof aurait pu aider un peu, me semble. Je m'y connais en pédagogie, j'ai fait ça pendant toute ma carrière, enseigner le français à des adultes allophones. Je voyais à ce que personne ne perde pied. Je suis la plus vieille et maintenant la seule débutante car les deux jeunes qui n'avaient aucune base comme moi ont abandonné. Et c'est ce que je voulais faire, abandonner moi aussi, à la fin de cette terrible classe. J'en ai parlé à mon voisin, un jeune homme charmant qui fait vraiment tout pour m'aider. J'ai alors appris qu'il étudiait trois langues en même temps! Et spontané comme il est (un adorable gars!) il m'a lancé, "Dans ma classe du vendredi en portugais, je suis le seul qui n'a aucune base, je vous comprends très bien, en portugais, je suis le "femme libre" du groupe!" Et puis, il m'a fait remarquer que ce n'est pas important du tout que je ratrappe le groupe (je vois bien que c'est impossible!), ce que j'apprends me servira à moi  quand j'irai au Japon.  Il a parfaitement raison. J'ai payé, ce n'est pas remboursable. Je vais faire mes dix cours de deux heures, un à la fois, j'en serai au cours 4 lundi prochain. Non, je ne lâche pas. Pas tout de suite en tout cas! Un peu de courage. 

On a un examen d'hiraganas (une des écritures japonaises) la semaine prochaine, je vais me concentrer là-dessus. J'aime ça tracer les signes. 

6 commentaires:

Michèle a dit...

C'est vrai qu'il est adorable ! J'ai déjà eu un patron qui m'a dit, pendant une formation que j'exécrais, que dans toute formation, si on apprend ne serait-ce qu'une seule chose, celle-ci en aura valu la peine.

Donc il est adorable et il a raison.

J'ai déjà eu cette sensation quand j'ai commencé le yoga Bikram. Il y a des miroirs et je me trouvais donc poche. Des fois, je forçais trop car je me comparais et voulais sauter des étapes.

Mais je me répétais que chacun des étudiants avaient commencé un jour et qu'ils devaient aussi avoir été poche au début. :)

Gen a dit...

Je comprends comment vous vous sentez, mais lâchez pas! À la longue, vous allez comprendre quelques mots et si vous reprenez le cours, ce sera à chaque fois plus facile. Cela dit... tous les profs de japonais que j'ai eu étaient nuls en pédagogie. Mais quand on connaît les philosophies pédagogiques du Japon (y'en a pas! lol!) on comprend pourquoi! ;)

Une femme libre a dit...

Michèle,
Des jeunes gentils et adorables, il y en a tout plein. J'espère bien que ce sont ceux-là qu'on a élevés! ;o)

Gen,
J'ai très envie de lâcher. Je vais attendre et me laisser une chance. C'est ça, je reprendrai le cours une couple de fois. Elle est tellement pas en contact avec nous la prof que personne n'ose lui poser de questions, on se pose des questions entre nous quand on ne comprend pas (oui, oui, elle est si poche que des fois même la fille qui a déjà passé quatre mois au Japon et qui parle longuement en disant plein de choses que je ne comprends pas, ne sait pas ce qu'elle veut qu'on fasse) Moi, j'ai la grande chance d'avoir mon jeune assistant à mes côtés. Hier, je lui ai demandé s'il était tanné et il m'a répondu que s'il était tanné, il n'avait qu'à s'assoir ailleurs (en riant). Je lui ai répondu que j'avais bien hâte de voir où il allait s'assoir la semaine prochaine si j'étais là! Il a seulement répondu que oui,j'allais être là sinon il allait trop s'ennuyer. Adorable tu dis?

Ceci dit, elle n'a aucune méchanceté cette prof!

Gen a dit...

Les profs formés "à la japonaise" ne sont pas méchants : ils n'ont juste aucune notion de pédagogie. L'école japonaise fonctionne avec la méthode "Darwin" : les forts vont s'adapter et suivre, les faibles vont décrocher et c'est bien ainsi. Très élitiste, mais bon, c'est avec un système comme ça qu'ils ont développé des technologies de pointe.

Et ils respectent énormément les gens qui ont de la misère, mais qui bûchent pour y arriver.

Une femme libre a dit...

Ah! Oui, c'est tout à fait ça que je sens, Gen. Elle présente la matière et ne se préoccupe pas de si on suit ou pas. C'est fait au pas de course. Dans la classe, ceux qui restent sont des très performants alors ça va. Par exemple, on devait interviewer un autre étudiant. Moi, je tombe sur une architecte de 23 ans. Je pense que j'ai mal compris et qu'elle veut dire qu'elle étudie en architecture. Non, non, j'ai bien compris, elle a sauté des années à l'école et a fini son cours à 21 ans et elle travaille depuis deux ans! Une jeune femme d'origine algérienne belle comme un coeur qui apprend sa.... cinquième langue! Elle a déjà fait un séjour d'un mois au Japon pour son travail. Et ce n'est qu'un exemple. Mon jeune ami assis à côté de moi, lui, est informaticien et étudie les langues par plaisir et défi. Il en étudie trois nouvelles de front cette session-ci!

En tout cas, je bûche, je bûche et je ne lâcherai pas. C'est du moins ce que je me répète pour m'en convaincre. ;o)

mijo a dit...

Il n'est pas possible de le faire savoir à la prof que tu débutes juste et qu'il faudrait qu'elle se soucie parfois de ses élèves ?
Sympa ton jeune assistant. Et il se lance aussi dans le portugais. Moins dur que le japonais et c'est une langue latine, s'il n'est pas anglophone, le portugais lui sera rapidement facile à maîtriser.