jeudi 3 février 2011

Ma fille bouledogue

Je l'aime cette fille. On a de grosses chicanes. On se déchire. On se percute. On s'affronte. Mais je l'aime cette fille. À travers la colère, la rancune, les cris et les prises de bec, il reste un profond attachement mutuel. Que je sens. Que je sais. Elle me remet en question. Elle me fait évoluer. Elle ne me laisse jamais indifférente. Jamais.

9 commentaires:

Juste moi a dit...

Joli...

Camille a dit...

Je vous comprends! Je sens déjà poindre une relation aussi passionnée et tumultueuse avec ma fille et ce même si elle est encore toute petite. Serait-ce les relations mère-fille qui sont compliquées?

En passant, je lis maintenant L'odeur du café de Dany Laferrière.

Une femme libre a dit...

Juste moi
Jolie fille oui, mais la relation n'est pas toujours jolie. Là, nous semblons réconciliées, sans trop d'explications. Je vais peut-être avoir Petit-fils à coucher demain, parce que je l'ai demandé et elle va venir voir sa grand-mère avec nous dimanche. Je fais attention de ne plus autant me mêler de sa vie et de ses décisions et aussi de ne plus la gâter pour le regretter ensuite. On apprend, on apprend tout le temps...

Une femme libre a dit...

Camille
C'est du cas par cas, mais oui, je pense que les relation mêre-fille ont un haut potentiel de complications! Héhé! Mais qu'on les aime donc... J'avais lu "Ma mère, mon miroir" qui parlait de ce sujet. Se respecter et ne pas compter sur notre fille pour réaliser nos rêves à nous, c'est ce dont je me souviens de ce livre.

Juste moi a dit...

Joli dans le sens que j'ai beaucoup aimé les mots que vous avez choisi, les images qu'ils évoquent. Bien écrit, senti.

Tant mieux pour la réconciliation même si, je crois sincèrement, que certaines blessures demeurent. La confiance s'érode, les attentes se taisent.

On peut croire que ce ne sera jamais simple avec votre "fille bouledogue" ... Meilleurs souhaits, donc, pour y trouver votre équilibre. Amitiés

Solange a dit...

Je vous comprends nos enfants on les aime quel que soit leur caractère c'est pouquoi on pardonne toujours.

Une femme libre a dit...

La confiance ne s'érode pas vraiment. Elle ne m'avait rien promis. J'ai pris des choses pour acquis. J'ai conclu que parce que la maternité est la plus belle chose au monde pour moi, il en serait ainsi pour elle, parce qu'elle est ma fille. Or, elle est une personne distincte, avec sa façon à elle de voir la vie, qui diffère de la mienne. J'ai à accepter ça. Elle a un caractère de cochon, ça, c'est certain. J'ai à accepter ça aussi. Plus jeune, j'ai bien essayé de contrôler ses colères ou plutôt de l'aider à les contrôler. Ne pas oublier qu'elle est entrée dans ma vie à deux ans. Les deux années précédentes lui ont tout probablement donné bien des raisons de colérer! Elle est arrivée à l'article de la mort, incapable de marcher seule parce que trop faible pour le faire, les jambes comme des bâtons d'allumette. Elle a récupéré en grand et est devenue la bouledogue qu'on connaît! Sur la défensive mai ssi vulnérable et petite dans le fond.

Une femme libre a dit...

Solange, l'amour parental est inconditionnel, c'est une de ses caractéristiques. C'est pour ça que l'enfant si parfait ailleurs se permet d'être exécrable avec ses parents. Il sait que leur amour lui est acquis. Et c'est bien ainsi. Fondement solide de la personnalité que cet amour inconditionnel.

Une femme libre a dit...

Et en fait, lui ai-je donné l'image de quelqu'un qui priorisait toujours la maternité? Non. Je suis de celles qui les envoyait un peu malades à la garderie ou à l'école, avec un mot de m'appeler si ça n'allait pas mieux, pour ne pas manquer une journée de travail. On me rappelait rarement. Et puis, j'avais des chums. Je n'ai jamais été une mère martyre, dévouée au point de s'oublier. Bon, un peu peut-être, à certaines périodes. Mais ce n'est pas un signe d'équilibre pour moi. Elle voit au bien-être de son enfant, à sa manière à elle. L'important,c'est qu'il se développe bien et rien ne dit pour l'instant que ce ne soit pas le cas.