vendredi 11 juin 2010

Diane Dufresne

On revient de son spectacle. Grandiose. Classique. Indémodable. Énergie renouvenable. Je l'adore. Vraiment.

Et là on s'en va voir les peintures sur rue de la Nuit Blanche sur la rue Mont-Royal. Mausus que j'aime donc l'été. -oui, oui, je décrète l'été commencé!

Légumineuses

Ceci est un billet spécial pour ma Petite Fadette qui n'aime plus la viande. Elle voudrait des recettes végétariennes. Facile, facile. Faut aimer les légumineuses, c'est la base et le secret et puis elles n'ont que des qualités les petites ou grosses légumineuses. Se gardent très longtemps, coûtent une pinotte (tiens, les arachides, c'est bien aussi d'intégrer au menu végétarien!), se cuisinent facilement et permettent de concocter une foule de plats en plus de fournir de précieuses protéines aux enfants en croissance.

Alors, allez acheter des légumineuses, chérie. En sac, pas en boîtes. Vous faites tremper toute la nuit (au frigo), le lendemain, vous videz l'eau et vous faites mijoter tranquillement (c'est pas si long, regardez sur l'internet qui sait tout, la durée de cuisson dépend des variétés) et là, vous mettez votre production dans des petits sacs individuels au congélo, bien étiquetés les sacs. On se sent tellement une bonne ménagère quand on fait nos petits sacs de légumineuses, vous verrez. C'est joli en plus.

Bon, faites ça pour commencer. Quand ce sera fait, vous me le dites et je vous donnerai la suite, chère Petite Fadette de la Campagne.

Ma photo

Je ne ressemble plus à la photo de mon blogue. Signe que j'écris depuis longtemps. Signe que le temps passe. Signe que je devrais la changer.

"L'impermanence est le principe de l'harmonie. Quand nous ne luttons pas contre elle, nous sommes en harmonie avec la réalité." (Pema Chödrön)

mercredi 9 juin 2010

Les punitions

Totalement inutiles les punitions dans l'éducation d'un enfant. L'enfant puni ne s'en tire pas mieux que le pas-puni, il a juste plus de ressentiments. Le petit coin, le retrait de privilège, l'enfermement dans la chambre, la privation de desserts, le jouet confisqué, euh.... il y en a sûrement d'autres, je n'y connais pas grand chose, jamais puni mes enfants, jamais été punie moi-même. Jamais reçu de claques non plus. Bon, une fois peut-être et je m'en rappelle bien, c'était la seule. Ma mère avait une règle à la main, j'avais dix ans, je me bataillais sur le lit avec mes deux frères plus jeunes, on riait comme des malades, on criait fort aussi. Ça durait depuis trop longtemps et ma mère était vraiment tannée. Elle nous disait d'arrêter depuis un moment. Elle était là au-dessus de nous avec la règle à la main. Une longue règle, un mètre probablement. Pour sa couture. Maman cousait tous nos vêtements. Elle a crié "C'est assez. Enfant libre, tu es la plus vieille, si tu ne sors pas du lit immédiatement, je te donne un coup de règle." Je n'ai pas écouté, je n'y ai pas cru et clac, la règle s'est abattue sur mon séant. Je n'ai pas pleuré. Je me suis immédiatement levée. Je n'y croyais comme pas. Ma mère non plus, qui est restée là à regarder sa règle, encore plus abasourdie que moi. Ce fût le seul épisode du genre.

Je n'étais pas punie et je ne punissais pas mes enfants non plus. Étions-nous plus monstrueux pour autant? Même pas! Que des compliments sur notre politesse. Le secret, c'était le renforcement positif. "J'ai tellement hâte que nous allions en visite chez madame Z, disait ma mère. Je sais qu'elle va vous trouver si charmants qu'on va être réinvités c'est certain. Vous n'êtes pas comme certains enfants qui interrompent les adultes, oui, oui, il y en a. Jamais vous ne demanderiez un bonbon même s'ils sont juste devant vous. Vous allez attendre qu'on vous en offre et alors vous allez en prendre un, seulement un. Je vous connais tellement et je suis tellement fière de votre bon comportement. Je sais que vous allez jouer tranquillement après le repas, sans faire trop de bruit. C'est tellement un plaisir de sortir avec des enfants si bien élevés."

Comment aurions-nous pu décevoir une mère comme ça? D'habitude, nous répondions à ses attentes, ce qui lui permettait de nous féliciter encore après l'événement. Et si jamais nous ne répondions par favorablement (archi-rare!), elle n'en faisait pas de cas, ne le "voyait" pas mais ses éloges envers ceux qui s'étaient bien comportés manquaient certainement au fautif.

Les "éloges" pré-événement de ma mère étaient en fait une description précise du comportement attendu. Élever un enfant, c'est aussi lui dicter une ligne de conduite, mais tout est dans la manière. Et la manière qui renforce l'estime de soi est la meilleure, à mon point de vue.

Se cache souvent sous le comportement de l'enfant "tannant" une mauvaise image de lui. La pire erreur, et elle est répandue, c'est de dire devant l'enfant qu'il est difficile. "Il n'écoute rien.Je ne sais plus quoi faire avec", se plaindra la mère à deux pas de l'enfant qui court partout dans le magasin et qui a bien sûr entendu. Cet enfant aura-t-il envie de revenir aux appels courroucés de sa mère "qui ne sait plus quoi faire avec"?

mardi 8 juin 2010

Vieillir en paix

J'ai mon amie là. Celle qui épaissit, grisonne et foisonne de joie et de bonheur. Quand je parle de mon poids( et Dieu sait que j'en parle!), elle rit, me dit que je l'énerve (c'est une vieille amie, elle peut me dire n'importe quoi), que c'est normal quand on vieillit et de changer de disque. Alors, je lui dis qu'elle aussi grossit, qu'elle est rendue avec une poitrine de matante (c'est vrai, mais mausus qu'on est cruelles entre nous), que ce poids qu'elle doit traîner avec elle la ralentit, que c'est à cause de ça qu'elle ne peut pas changer de niveau au yoga. J'essaie de la conscientiser mais je la fais encore plus rire. Elle est bien dans sa peau, elle adore ses cheveux gris et son remède à la prise de poids, c'est d'acheter des vêtements plus grands. Les hormones bio-identiques ou pas? Elle s'en fout, ne peut rien prendre de toutes façons car elle a déjà eu un cancer du sein. Guéri. Et se reprend du vin, et du pain avec ses pâtes, qui ont donc l'air bonnes ses pâtes, et du beurre sur son pain et me montre le nouveau foulard qu'elle s'est acheté, multicolore. S'en va en voyage en septembre, avec son mari. Elle a un mari. Qui vieillit lui aussi et qui aime bien manger. Si c'est à cause de lui que le vieillissement n'a pas de prise sur elle, j'en veux un mari, moi aussi.

lundi 7 juin 2010

Le discours des mères

J'adore Mongoose et son franc-parler. Je suis contente qu'elle me lise et qu'elle commente chez moi. J'aime les gens qui nous brassent la cage et vont à l'encontre de la majorité, sans vouloir plaire. Les mères ont un discours pauvre, nous dit-elle. Ça m'a fait rire. Parce que c'est vrai. Quand on a un bébé, le monde tourne autour, il devient le centre de l'univers et c'est ... normal! Cette symbiose, cet intérêt exacerbé pour tout ce qui concerne Bébé, cet amour qui transporterait les montagnes, cette pulsion à se lever en pleine nuit pour vérifier s'il respire toujours, cet instinct enveloppant de protection, cette bulle mère-enfant quand le bébé est au sein. En contrepartie de cet émerveillement, il y a l'épuisement du corps et du cerveau. Le passage à vide, causé par le manque de sommeil mais aussi par les hormones. Le discours des mères est pauvre. Héhé! Le discours des mères n'est plus un discours, il est un babillage, il est une chanson, il est un souffle dans le cou du bébé, il est un chuchotement dans la nuit. Le discours des mères est musique, leur accent tonique naturel quand elles s'adressent à leur bébé, leur silence, leur rire, leurs larmes, leurs émotions à fleur de peau me touchent. Il a le goût du lait, de la sueur, de la crème de bébé, du désordre et de la pénombre. J'aime le pauvre discours des mères car il est empreint de vérité, d'intimité et de vulnérabilité.

dimanche 6 juin 2010

Les mères

Le tour de l'Île, ça se passe chez moi. Tout se passe chez moi depuis que j'habite en plein centre-ville. Je suis allée les voir les cyclistes, évidemment. Tout trempés. Par solidarité, je n'avais pas pris de parapluie. Devant ma porte, il y avait une camionnette de stationnée. En sont sortis deux jeunes adultes, les bicyclettes ont suivi. Une fois prêts à partir, vêtus de leur super imperméable, ils sont allés embrasser la conductrice, qui était leur mère, je l'ai su quand ils ont dit "Thanks, mom." Un frère et sa soeur. "If there is any problem, call me. I will be around", leur a dit la mom. "You will be around all day?" a demandé la jeune femme. "Sure, just in case", a répondu la mom.

Cette mom allait donc passer la journée à attendre après ses enfants adultes, "just in case". Ces mères qui sont trop mères, celles qui ne décrochent pas, celles qui vivent leur vie à travers celle de leurs enfants, existent. Celles qui pleurent quand leur enfant prend un appartement. Celles qui attendent leur appel ou bien qui les appellent tous les jours, encore pire. Celles qui n'ont rien réalisé de leur vie personnelle mais qui peuvent vous parler pendant des heures des exploits de leur magnifique et géniale progéniture.

Hier, nous allions à la rencontre pré-départ de Seize ans. Une de ses amies fera le voyage avec elle. Elles vont partager la même chambre. Je suis amie avec la mère de la jeune fille. Super pour tout le monde. La responsable distribuait les enveloppes au nom de chacun. Quelle ne fût pas ma surprise de voir mon amie (la mère, pas la fille!) se précipiter quand le nom de la jeune fût nommé. Sa fille courait derrière, mais la plus excitée, celle qui voulait ouvrir l'enveloppe et contempler avec ravissement le billet d'avion, c'était la mère! J'ai l'impression qu'elle n'avait même pas réalisé son geste. Elle a gardé la précieuse enveloppe tout contre elle pendant la rencontre, permettant à peine à sa fille d'y jeter un coup d'oeil. On avait vraiment l'impression que c'était la mère qui partait, pas sa fille.

Le parent s'investit auprès de son enfant, c'est normal et sain. Mais à un moment donné, me semble qu'il faut décrocher un peu, avoir ses propres rêves, ses propres accomplissements, sa vie, quoi! Il y a des mères qui sont trop mères, qui oublient d'être des femmes aussi.

jeudi 3 juin 2010

Maigrir

Endolorie, je deviens dysfonctionnelle après mes séances de musculation. L'esprit vagabonde, le corps est comblé, le moral en hausse. Ça ressemble drôlement à ce que fait une bonne relation sexuelle. Santé, aucun doute là-dessus. Mais je me retrouve un peu égarée plusieurs heures après, rien n'est coché sur ma liste de "choses à faire". Heureusement ou malheureusement, je ne suis pas trop certaine, il n'y aura pas de nouvel entraînement avant quatre jours. J'en fais deux fois par semaine avec entraîneur. Le reste du temps, je m'entraîne moi-même, yoga ou montée de montagne. Est-ce que je maigris? Aucunement! Pour maigrir, il faut faire un régime. Je n'en fais pas, je suis même affamée. Pas de panique. Une chose à la fois. Je vais voir à ça aussi. Alors que l'amaigrissement était au départ le seul but recherché pour l'entraînement, je suis dans autre chose, je ne sais pas trop quoi, un processus, une recherche. L'inconnu. C'est très bien mais c'était vraiment pas une raison pour finir le pot de Nutella.

mardi 1 juin 2010

L'effort

physique. Une répétition de plus et puis une autre, vous êtes capable, me dit-il alors que je crois défaillir, l'impression que les yeux vont me sortir de la tête. On a décidé de concert d'y aller à fond. Là, j'ai vraiment l'impression d'en faire de la musculation. Le plus dur, ce ne sont pas les machines, mais bien les poids libres et toutes ces répétitions et les enchaînements, on change, allez, lentement, encore, on ne lâche pas, en extension complète, vous êtes capable. J'en suis sortie avec un petit merci faiblard, même ma voix était épuisée. La prochaine fois, je lui dis de ne pas monter davantage les charges. Ça va me prendre un certain temps à m'habituer à celles-là. Je me sens vidée, totalement. Mais fière de moi, évidemment! Super fière! Quelle bonne idée j'ai eu de prendre un entraîneur, jamais je n'aurais pu me pousser autant moi-même, il me fait sortir de ma zone de confort, je sens que je progresse. Déjà!

Mon yoga m'aide beaucoup. Il ne me parle jamais de respiration, mais moi j'y pense et je suis certaine que j'ai raison. Ne pas oublier de respirer, j'entends encore la voix de mes professeurs de yoga même en musculation!

dimanche 30 mai 2010

Petit-fils et l'amour total

L'année passée, à cette date, je devenais grand-mère. Bien qu'émue par la chose, je n'arrivais pas vraiment à me réjouir totalement de ce nouveau statut. J'étais heureuse pour ma fille, excitée par le grand événement mais je me trouvais bien trop jeune pour devenir grand-mère. Non seulement je me suis habituée, mais je suis gaga du nouveau venu. Et des "viens voir grand-maman" par-ci et des "mon petit-fils" par-là, je suis ravie, amoureuse, touchée au coeur. Aujourd'hui, j'étais dans les musées pour la magnifique Journée des musées, j'y étais avec Seize ans et une des ses amies, mais je me projettais y aller avec petit-fils chéri dans quelques années. Je l'adore.

Nous avons visité le musée d'Art Contemporain, toujours aussi intéressant et ensuite l'exposition sur la sexualité du Centre des Sciences. Elle s'adresse aux adolescents et est bien faite. Aucune attente au musée d'Art contemporain mais une longue file au Centre des Sciences. C'est une journée dont nous profitons chaque année avec plaisir.

samedi 29 mai 2010

Fraude

L'entraîneur m'a dit qu'il pouvait me faire un meilleur prix pour l'abonnement au gym si je payais comptant. Une différence de cent soixante-dix dollars. J'ai sauté sur l'occasion, apporté mon argent, reçu une carte mais sans contrat. Je comprends que l'argent va directement dans ses poches? Nous fraudons de concert? Je n'avais pas compris ça au départ. En fait, je ne comprends toujours pas. Mais je vais éclaircir ça à la prochaine rencontre. En attendant, je n'ose utiliser la carte frauduleuse. Misère!

vendredi 28 mai 2010

Organiser sa vie

J'aime ça voyager? Je vais m'en organiser un voyage! Personne pour s'occuper de ma fille? Je vais l'emmener. Elle va manquer l'école. On s'en fout. Elle a seize ans et est toujours au primaire. Elle va apprendre plus dans l'école de la vie et un voyage est une formidable école. Je suis grosse? Oulala! Ça ne va pas rester comme ça, je le jure. Allez, ouste! À l'entraînement.

jeudi 27 mai 2010

Précisions

J'ai relu mon dernier billet. Il pourrait laisser supposer que je pense que toute personne souffrant d'une maladie mentale ne peut pas élever un enfant. Nuançons un peu. Ma grande fille ne prend pas les médicaments prescrits et vit dans des conditions dangereuses. Le conjoint, je ne sais pas qui il est. Mais ils sont assez désorganisés pour avoir été évincés de leur dernier logement par la Régie pour non-paiement du loyer. Alors, dans son cas précis, élever un enfant m'apparaît vraiment risqué. Pour le moment du moins.

L'avortement

Je ne me suis jamais fait avorter.

Ma fille aînée s'est fait avorter dernièrement. En tout début de grossesse. J'en suis fort heureuse. L'angoisse aurait été intolérable de savoir ce bébé dans les mains d'une enfant de vingt ans adorable mais totalement imprévisible à cause de sa maladie mentale.

Ma deuxième fille est tombée enceinte à dix-sept ans d'un jeune homme qu'elle connaissait depuis trois mois. J'ai pensé qu'elle se ferait avorter et c'est ce qui m'apparaissait la meilleure solution. J'ai cependant gardé cette pensée pour moi et lui ai dit que je l'appuierais quelle que soit sa décision. Elle désirait réfléchir. Un dizaine de jours plus tard, elle me dit qu'elle est contre l'avortement et qu'il n'est pas question de tuer son bébé. J'ai été surprise. Et inquiète. Mais jamais je ne lui aurais conseillé l'avortement. Pas ouvertement du moins. La mère du papa du bébé m'appelait en secret pour me dire de l'influencer, ça n'avait pas de bon sens, ils étaient pauvres, trop jeunes et se connaissaient à peine. J'étais d'accord avec elle mais il n'était pas question que j'influence ma fille.

Le bébé a un an, le couple est toujours ensemble et ils s'en tirent plutôt bien. Mais ils ont besoin de beaucoup d'aide. Les deux familles leur en donnent. Le petit-fils est une merveille.

Je n'ose penser à ce qui aurait pu arriver si ma grande fille n'avait pas eu un accès facile et presque immédiat à un avortement gratuit et humain. L'avortement accessible est un progrès social. Il ne faut pas revenir là-dessus.

Mais c'est mon opinion et il faut accepter que d'autres personnes ne pensent pas comme moi. Leur droit de l'exprimer ne devrait pas être remis en cause. Il en va de la liberté d'expression.

Je trouve dérangeant que des foetus de plus de seize semaines soient avortés. Mais même si je frémis d'horreur à l'idée qu'un foetus viable soit extrait du ventre de sa mère, même là, je suis contre une législation étroite et encadrante. L'avortement, c'est du cas par cas et il est préférable que ça le reste. Forcer une femme à accoucher contre sa volonté, c'est du barbarisme. Il serait tout aussi monstrueux de l'obliger à avorter. Je suis pour la liberté de choix.

Évidemment, il faut de l'éducation sexuelle et un accès à la contraception. Mais même avec tout ça, une grossesse est toujours possible. Et la décision de garder cet enfant non-désiré appartient en premier à la femme qui porte ce foetus.

Quand "la femme" en question a quatorze ou quinze ans, la question se corse un peu beaucoup.

Je pense qu'il faut parler aux mères de la possibilité de donner la vie à leur enfant et de le confier à l'adoption. C'est une façon noble de donner une belle vie à un enfant qu'on n'a pas les ressources d'élever soi-même. Il y a tant de familles qui cherchent un enfant à aimer. La mère devrait avoir le droit de choisir la famille de concert avec les travailleuses sociales, elle pourrait les rencontrer, continuer à avoir des nouvelles de son enfant. Une option dont on parle peu, mais dans laquelle il y a bien des heureux. La mère aussi si elle sait qu'elle a fait le meilleur choix pour son enfant et qu'il a trouvé une famille stable et aimante.

Ce billet m'a été inspiré par celui d'Éléonore (dans mon blogroll) que je trouve bien documenté et articulé. Nos idées sont différentes mais nous croyons toutes les deux à la liberté d'expression.

mercredi 26 mai 2010

Re-volte-Face

Il décroche en m'accusant de décrocher. Un nouveau courriel de décrochage cette fois. Mais j'ai foncé et je me suis défendue. Je lui ai téléphoné et il a eu le malheur de répondre. Qu'il le dise qu'il recule, qu'il le dise que la nouvelle femme que je suis, celle qui est elle-même, qui dit ce qu'elle pense et n'est pas complètement subjuguée par lui, ne l'intéresse pas. C'est l'autre qui avait un certain intérêt, la soumise, la gaga, l'admiratrice, la silencieuse. Cette fois, c'est irrémédiablement définitivement, totalement, indéfiniment terminé. Et je ne peux pas être son amie non plus. Je ne veux plus rien savoir de lui. Je suis furieuse. Contre lui. Contre moi. De courir comme une dinde à un courriel de supposée réconciliation. D'y croire. Si vite.