vendredi 5 novembre 2010

Fatigue

Pour ce qui est de la fatigue, les femmes qui travaillent sont aussi fatiguées. J'aurais dû écrire: c'est une caractéristique des femmes en général d'être fatiguées. Il n'est pas nuancé du tout mon billet précédent et je suis un peu gênée de le publier. Parce que dans le concret, je connais des femmes à la maison qui sont dynamiques et qui ne font pas figure de victimes tout comme des mères qui travaillent qui sont plates comme la pluie. Mais dans quoi je me suis embarquée là?

De la vie et des choix

J'ai une position pas très nuancée sur les femmes aux foyer. Une position qui pourrait en blesser certaines. Mes idées sont des idées et non pas un jugement sur les personnes en tant que telle. Une de mes grandes amies est une femme au foyer et il y en a aussi que je lis et que j'aime et respecte. Il y a aussi des maris de femmes au foyer qui me lisent et m'écrivent et que j'aime et respecte aussi. Bon après ce long préambule destiné à essayer de nuancer ce qui va suivre qui n'est pas nuancé du tout, voilà mon opinion:


Les hommes et les femmes sont fondamentalement égaux: Vrai! Quand monsieur avocat épouse madame avocate et qu'ils ont tous les deux un salaire équivalent, ils demeurent égaux: vrai. Pas si vrai que ça parce que les statistiques démontrent que madame effectue une plus grande part des tâches domestiques qu'elle travaille à l'extérieur ou pas, mais, mettons que ce ne soit pas le cas dans notre couple d'avocats. Monsieur travaille de longues heures, madame ausssi, ils ont une femme de ménage, ils font tour à tour les repas et vont souvent au restaurant. Égalité? Totale!


Voilà madame enceinte. Enfant désiré par le couple. Bonheur. Madame travaille jusqu'à l'accouchement ou presque et prend un congé de maternité de quatre mois. Allaitement. Papa, lui, prend cinq jours de congé. Déjà, leur égalité prend une autre tournure. Vu qu'elle est à la maison, elle prend davantage en charge et le bébé, dont elle devient l'experte, et la maison, dont elle se sent naturellement responsable. Les repas ne lui échoient pas trop, heureusement, leurs familles généreuses ayant eu la brillante idée de les fournir en petits plats. Au bout de quatre mois, elle retourne au travail, tout en continuant d'allaiter le matin, le soir et les fins de semaine. Elle retrouve facilement sa clientèle et ses dossiers. Les deux nouveaux parents sont aussi fatigués l'un que l'autre par les réveils nocturnes et la vie reprend son cours, avec plus de charges et de responsabilités pour les deux. Égalité.


Deuxième scénario. Bébé est trop jeune pour la garderie. On a droit au congé parental d'un an. On le prend. Madame le prend. Plus commode vu qu'elle allaite. Madame devient une femme au foyer. Situation temporaire. Papa travaille fort. Pas besoin de couper sur ses heures, madame s'occupant de la maison et du bébé. Madame, qui s'ennuie à la maison, est bien heureuse de retrouver son cabinet d'avocats au bout de seize mois d'absence. Évidemment, elle a perdu des contrats et doit se refaire une clientèle et rattrapper le temps perdu. Pas évident, car maintenant, les deux membres du couple peuvent difficilement faire du temps supplémentaire, un bébé les attend. Avec beaucoup d'énergie, elle pourra cependant rattrapper, d'autant plus que cette fois, c'est le papa qui accepte de faire moins d'heures. Égalité pas totale, mais rattrapable.


Troisième scénario. Congé parental d'un an partagé entre les deux parents, six mois l'un et six mois l'autre. Maman allaite le matin et le soir pendant son six mois au travail. Avantages: la carrière de l'un et de l'autre est peu affectée. Les deux parents connaissent intimement leur bébé. Ils le voient grandir au quotidien dans sa première année de vie. Égalité: oui.


Quatrième scénario. Semblable au deuxième. Mais la maman découvre qu'elle aime la vie au foyer. Plus tranquille, pas d'horaire. Et puis, ça l'occupe à temps plein. Un bébé, c'est accaparant. Monsieur a un bon salaire qui pourrait suffire à la maisonnée. Elle décide de rester à la maison et donne sa démission à son cabinet d'avocats. Soit le couple en avait déjà parlé avant la naissance soit non. La situation devient effective. Souvent, la mère décide de faire une deuxième enfant, question de rentabiliser son séjour à la maison. La situation est temporaire. Jusqu'à l'entrée des enfants à l'école. Cinq ans plus tard, madame a un gros trou dans son c.v. et puis elle s'est habituée à la vie à la maison. Ne se voit plus vraiment combattre dans le monde cruel du droit. On est si bien chez soi. Elle remet le retour au travail à l'année prochaine.


C'est à ce moment, alors que les enfants, mettons qu'il y en a deux qui ont cinq et six ans, c'est à ce moment que le couple divorce. Pas prévu le divorce, rare qu'on se marie en le prévoyant.


Dans le scénario un, on peut divorcer à l'amiable. Tant madame que monsieur ont une carrìère et leurs revenus sont équivalents. La garde des enfants est déjà organisée et bien organisée. L'un des deux achète la part de la maison qui appartenait à l'autre conjoint et cet autre conjoint s'achète une maison pas trop loin. Personne de lésé, garde partagée et arrangements à l'amiable. Personne ne devient pauvre ou dépendant de l'autre. Égalité.


Dans le scénario 2, presque la même chose.


Dans le scénario 3, égalité.


Dans le scénario 4, par contre, le choc est total et la femme doit réorganiser sa vie à la dure. Une jeune femme scolarisée ne va pas recevoir de pension pour elle. Pour les enfants, oui. Monsieur a une bonne carrière, il est peu disponible pour assumer de jeunes enfants au quotidien. Madame en aura la garde. D'ailleurs, elle la veut, c'est tout ce qu'elle connaît depuis six ans, la maison et les enfants. En être séparée lui fendrait le coeur. La maison a été achetée ensemble, mais elle est sans revenu et ne peut pas acheter la part de monsieur. Même séparée, elle continue donc de dépendre de lui. Son estime de soi est basse, elle réalise qu'elle ne sait plus rien faire à part s'occuper des enfants et du ménage. Son univers s'est singulièrement rétréci. Se trouver un emploi va être une galère, est une galère et elle n'a que trente ans.


Mon scénario-catastrophe de divorce n'arrive pas dans tous les couples, heureusement. Il y a des femmes heureuses et épanouies au foyer. Mais dans tous les cas, elles dépendent d'un tiers pour leur survie et celle de leurs enfants. Elles n'ont pas la satisfaction de gagner leur vie et celle de leurs enfants. Elles ne donnent pas une image de femme indépendante, capable et active à leurs enfants. Elles perpétuent un modèle de femme soumise et dépendante financièrement de leur mari. Elles ne sont pas libres.


Il faut nuancer, d'accord. Les femmes ne sont pas toutes avocates. Certaines ont un job tellement plate que le travail au foyer apparaît comme un paradis en comparaison. Mais les hommes qui ont un job plate ont rarement ce choix de rester à la maison pendant que madame les fait vivre.


Parfois, la femme ne peut pas travailler et c'est bien mieux que son mari la fasse vivre au lieu de l'État. D'accord dans ce cas, ça sauve de l'argent à tout le monde.


Certaines femmes restent à la maison cinq ou six ans et puis réussissent à reprendre leur carrière et sont très satisfaites d'avoir pu accompagner au quotidien leurs jeunes enfants pendant leurs jeunes années. Exact. C'est du cas par cas. Mais quand ça fait vingt ans qu'on est à la maison, le retour au travail devient de plus en plus rare.



Passer sa vie au foyer, je vois ça comme un gaspillage de potentiel, de ressources, de créativité. Les femmes au foyer sont toujours fatiguées, c'est une de leurs caractéristiques, et plus souvent malades aussi. Même leur santé mentale est en péril.


Cette situation où une personne adulte dépend du revenu d'une autre pour sa survie m'apparaît comme archaïque, dépassée, obsolète. Je comprends les jeunes hommes de fuir le mariage. Leur compagne pourrait quitter son emploi en tout temps et exiger qu'ils la fassent vivre et sans limite de temps. L'inverse est assez peu courant.


Bon, assez, je suis prête à recevoir les tomates maintenant.

jeudi 4 novembre 2010

Retraite et jeunesse

Je suis bien trop jeune pour être à la retraite. Comme je dis ça chaque année sans rien faire pour y remédier, je n'ai qu'à attendre un peu et le temps va se charger de régler mon problème.

mercredi 3 novembre 2010

Moi

Moi, moi, moi et moi. Utile un blogue pour se rendre compte qu'on n'y parle que des autres. Pas normal. Un peu d'introspection ne fera pas de tort. Je fais quoi de ma vie à moi? Question essentielle et existentielle. Je suis qui? Bon, là, je pourrais répondre. Je fais quoi? Je voyage, je vais au cinéma, je fais du sport, je m'inquiète des autres. Pas productif. Faut changer ça. Plus facile à dire et à écrire qu'à faire. Du changement il y aura. Le seul problème, c'est que je ne sais pas par où commencer...

Je pense bénévolat. M'informe.

Depuis que j'ai ma lampe anti-déprime, il fait tellement beau que je n'ai pas eu à m'en servir!! Non, non, je ne me plains pas et j'emmagasine ce beau soleil.

La cerisaie ce soir à la Place-des-arts, avec Seize ans qui adore le théâtre et des amis adultes à moi, à nous, Seize ans est appréciée de mes amis, c'est bien.

Cinémania qui commence demain. J'y serai.

J'ai servi de cobaye pour une étudiante en coiffure chez Coupe Bizzarre. J'adore le résultat. Une heure et trois quart de travail sur ma tête, à sec, avec de petits ciseaux. J'ai une tête incroyablement travaillée qui se place toute seule en la secouant. Je suis heureuse et impressionnée et mon étudiante coiffeuse va me revoir dès qu'elle a une chaise, ce qui devrait être dans un mois ou deux, elle achève son stage. J'ai pris le risque de lui laisser carte blanche, j'aurais pu sortir de là avec la moitié de la tête rasée par exemple ou autre fantaisie, après tout, ça ne s'appelle pas coupe bizarre pour rien!

lundi 1 novembre 2010

L'ado et le train

Seize ans n'a pas d'école aujourd'hui. Elle est partie chez un ancien compagnon de classe, à Vaudreuil. Il lui faudra pour ce faire prendre le train. Au départ, je ne voulais pas. Pour deux raisons. Le garçon, que je connais et qui est déjà venu chez nous, sera seul, sa mère travaille. Et ensuite, cette histoire de train,alors qu'elle a bien de la misère à manipuler de l'argent.

Elle y tenait, elle a insisté, je lui ai dit que j'allais y penser. Ce matin, elle était prête tôt et essayait de comprendre les horaires de train sur internet, ce qui est immensément compliqué pour quelqu'un qui a de graves problèmes d'apprentissage et qui ne saisit pas encore totalement la notion d'heure. C'est difficile dans la vie quotidienne les troubles d'apprentissage, une nuisance. Par exemple, si en l'aidant, on lui montre que le train part à dix heures, tout n'est pas gagné pour autant. Elle n'aura aucune idée à quelle heure il faut partir pour arriver avant dix heures à la gare. Il faut aider mais il faut aussi autonomiser le plus possible. Pas envie qu'elle passe sa vie chez moi, ma petite. Ce ne serait bon ni pour elle ni pour moi.

Le train, donc.

Et le garçon. Misère. Je ne peux pas l'empêcher de vivre ma Seize ans mais depuis que je suis la grand-mère d'un petit conçu alors que sa mère avait dix-sept ans, je suis bien consciente que tout peut arriver. Elle aurait facilement pu me mentir, me dire que la mère était là ou bien me dire qu'elle allait chez une amie, tiens. Elle me dit la vérité et fait preuve d'autonomie. Elle a seize ans, pas douze. Je ne dois pas la surprotéger parce qu'elle a des troubles d'apprentissage. Elle a un cellulaire et m'appellera en cas de besoin. Je lui ai dit mes craintes, elle ne les partage pas, semble sûre d'elle (pas pour prendre le train, oupelaye! mais elle veut essayer, c'est une courageuse, je vous l'ai dit?), me demande de lui faire confiance. C'est un ami, ce garçon, pas un amoureux.

J'ai bien fait. C'est ce que je me répète en sirotant mon café au lait. Avec un certain doute. Je me sentirais tout aussi mal, bien plus, si je l'avais retenue ici de force au nom de la peur. Ma peur.

samedi 30 octobre 2010

Le party

Je me sens de trop chez moi, avec Seize ans qui me demande sans cesse quand je vais partir. Je suis attendue pour souper chez des amis. Un peu trop tôt pour me pointer là. Mais je résiste, je m'incruste, je suis chez moi. J'irai probablement faire le tour de la montagne. Profiter le plus possible de la lumière. Aucun yoga cette semaine et j'ai même annulé mon entraîneur. Première fois que ça arrive. C'est correct. Marcher, c'est ce dont j'ai envie. La démonstration de maquillage Mary Kay s'est bien passée hier soir. J'ai toujours été contre ces démonstrations mercantiles. Mais là, ça venait de Seize ans et j'encourage toute initiative de la part de cette enfant. Elle gagnera sa vie de façon alternative, celle-là, avec son peu de scolarité. Tous les chemins sont à explorer. Ne pas la freiner surtout. Il y avait une fille de sa classe hier. Elle avait peine à lire le petit questionnaire à remplir. Vient d'une famille de huit enfants et sa mère est enceinte. Je lui ai acheté quelque chose, discrètement. Elle était tellement contente. Nous avons une vie privilégiée, Seize ans et moi, il faut le reconnaître, l'apprécier et en être reconnaissantes. Et partager. J'ai encore remarqué les qualités sociales de ma Seize ans, elle a de bonnes amies, du jugement et un sens de la fête développé.

jeudi 28 octobre 2010

Novembre

Toujours eu de la misère avec ce mois-là. Pas trop originale, je sais, je ne suis pas la seule à trouver difficile la nuit qui tombe trop tôt et l'hiver qui approche à grands pas de loups froids sors ton manteau d'hiver et pars le chauffage. Fais de la lasagne, tiens, un plat d'hiver et c'est ce que j'ai fait ce soir. Faut pas en manger gros pour entrer dans les points WW par exemple, mais même un tout petit peu, c'est doux et réconfortant. Cocooning, je me sens en mode cocooning. Pas trop bon dans mon cas ce repli sur soi. Me donne mal au coeur. Réagir, me dis-je, tout en ne faisant rien du tout. Demain sera un autre jour. Il faudra bien que je bouge, une gang de filles arrive demain pour le party de Seize ans, un party qui dure deux jours. En attendant, je vais me coucher de bonne heure.

mercredi 27 octobre 2010

Le piège (fiction)

Le couple, l'amour, le mariage et la maternité. Image d'une famille comblée, d'une jeune femme au ventre rebondi qui ne se peut plus de bonheur. Plus rien ne compte que cet homme aimé et ce bébé désiré qui s'en vient. Congé de maternité. Et puis, la fin du congé. Mais le petit est bien trop petit ou bien, la jeune femme est encore enceinte. Le conjoint gagne bien sa vie et la maman décide de rester à la maison. On reprendra la carrière plus tard. Et puis plus tard devient quand les enfants commenceront l'école. Mais voilà qu'elle s'implique à l'école, la maman, dans plein de comités et puis elle reçoit des dîneurs le midi. Elle est heureuse, la plupart du temps, très occupée et se demande bien comment elle faisait avant pour travailler et voir à la maison en même temps, alors que maintenant la maisonnée lui prend tout son temps et qu'elle est si fatiguée le soir et même fatiguée dès l'après-midi. Son mari ne le comprend pas. Il voudrait que tout soit à l'ordre quand il rentre ce qui est loin d'être le cas. Il rentre d'ailleurs de plus en plus tard. Normal, il progresse dans sa carrière et puis il a tout de même une femme et deux enfants à faire vivre. Certains soirs, il arrive et elle dort déjà. C'est qu'elle est épuisée une fois les enfants au lit. Dure, la vie de mère au foyer, il devrait pourtant s'en rendre compte. Elle se sent de plus en plus incomprise et seule aussi. Ils se disputent maintenant. Et quand elle découvre qu'il a une liaison, c'est la panique totale. C'est tout son monde qui s'écroule. Sa vie, c'est la famille depuis dix ans maintenant. Elle a 35 ans, elle s'est laissé aller un peu, a pris du poids. Pas beaucoup de temps pour l'exercice, avec les nombreux comités et les enfants qui viennent dîner et finissent l'école à trois heures. Si elle divorce, elle n'a plus rien, n'est plus rien. Sa carrière, c'est la famille et la maternité. Elle décide de passer l'éponge, de tenter de sauver son couple et de sauver la face aussi. Souriante à Noël, rien n'y paraît. Il lui promet qu'il va faire des efforts. Elle essaie d'être plus coquette et de se réserver du temps pour faire l'amour. Ils vivotent comme ça quelques mois et puis, il lui annonce que ça ne va pas, ça ne va plus. Il la quitte. Pension alimentaire, dit le juge, pendant trois ans seulement. Madame est jeune, madame doit se prendre en mains, madame doit aller travailler. Elle cherche, mais sa quête semble désespérée. Déprimée, sur le bord des larmes, elle promène son c.v. vide de dix ans sans emploi, explique qu'elle secondait son mari, ne suscite que la pitié.

mardi 26 octobre 2010

Obsession chocolatée

J'ai 57 ans et je me conduis encore comme une gamine de cinq ans! Hier, c'était ma réunion WW. Le thème de la conférence: les bonbons d'Halloween. Comment se prendre une portion raisonnable en calculant nos points, manger nos protéines, lait et légumes ce jour-là, ce qui va nous aider à résister à l'empiffrement, comment survivre à cette fête axée sur les friandises tout en perdant du poids. Tout plein de trucs qui avaient énormément de bon sens. Mes cochonneries d'Halloween étaient déjà achetées, pas ouvertes évidemment.

En rentrant, je me fais une petite soupe santé, prévue dans mes points. J'avais très peu mangé dans la journée en prévision de la pesée du soir. Je n'avais rien perdu, mais bon, ça passe, ça ne peut pas marcher à tous les coups, il y en aura d'autres semaines comme ça, avec le poids qui stagne. Normal. Faut accepter. Décevant quand même, bon.

J'ai mis un petit peu de pain dans le fond du bol à soupe et un petit peu de fromage aussi. Pas prévu dans les points. Ma soupe au miso s'est révélée un délice. Pris un deuxième bol, avec pain et fromage encore, pas prévu encore. Et puis, j'ai eu envie d'ouvrir juste un des sacs d'Halloween, celui qui contient le chocolat Toblerone. Ils le font en petites portions maintenant, n'est-ce-pas une charmante idée. Ce chocolat fait partie de mes chocolats préférés. J'en ai pris un, il était tout petit. Et puis, ce fût la débandade. J'ai arrêté de compter.

Mes 35 points supplémentaires sont largement dépassés. Je fais quoi avec ça?

Ce qui est fait est fait. Faut continuer. Je me mets comme défi de maigrir quand même, malgré mes excès d'hier. Je le peux et je vais me le prouver. La culpabilité ne sert à rien, je l'élimine. Accepter de prendre du poids cette semaine, c'est me vouer à l'échec. Je sais que je vais abandonner si je me laisse engraisser. Pas question non plus. Alors, il ne me reste qu'une solution: me retrousser les manches et bouger et calculer serré. Je le peux car je le veux. J'ai quand même six jours pour me reprendre en main. Tout n'est pas perdu. Au contraire. Nous vaincrons!

samedi 23 octobre 2010

Enragée

C'est comme ça que je me sens. À cause de la technologie, de contacts qui ne se font pas, de mots de passe pas reconnus, de questions oubliées, de termes vagues, de trop d'information, de ma fille qui est rentrée seule à minuit hier, de mon inquiétude, de son maudit téléphone à la carte qui lui coûte cinquante dollars par semaine ce qui n'est pas normal et se met à ne plus marcher quand on a besoin qu'il marche, quand je veux être rassurée, mauvais forfait, faut le changer mais compte inaccessible, pas grave, on va appeler pour se faire aider, parler à une vraie personne est imposssible avec Telus, pas la fin de semaine en tout cas. Je suis frustrée. Voilà. Heureusement qu'il n'y a personne dans ma vie, je pourrais mordre. Bon, peut-être que je me calmerais si c'était un bel homme ou un homme pas si beau que ça mais qui compte pour moi. Probablement. Mais pas certain. Je me calme bien pour ma fille, enfin, je suis plutôt de mauvais poil avec elle aussi mais elle ne me parle pas, mange ses doritos avec de la salsa devant la télé. J'ai faim à mourir. Bien tannée de me priver. Ce soir je sors dans un beau resto, on ne peut pas tout avoir, aller au resto, manger tant qu'on veut le reste de la semaine et maigrir par-dessus le marché. Il faut faire des choix. J'en fais. Qui a dit que c'était facile? Qui a dit que la vie était facile. Enragée je suis. Ça arrive. Exercice, monter la montagne. J'ai le temps si je me dépêche. Ça va me calmer. Et ce soir, je serai belle et cool et Voisin et sa Dulcinée vont me complimenter pour ma perte de poids et je vais leur dire en souriant que je fais Weight watchers et que ce n'est pas si dur que ça. Mais je mentirai. C'est dur.

vendredi 22 octobre 2010

Voyages et enfant perdue

Allée au salon des voyages à la place Bonaventure. Pas aimé. La foire. Du monde partout, des papiers distribués à la volée, des papiers qu'on ne lira pas, les sites internet étant plus actuels et intéressants, trop de monde, trop de bruit et dix dollars de dépensés en plus (et ça aurait pu être pire, j'ai le prix de l'âge d'or, ouais, madame, 55 et plus!), voulais un café, pas de place nulle part pour s'assoir, on en boira un plus tard, spectacle de baladi, ça j'ai aimé, avec des chairs grasses qui se brassent comme il se doit, le baladi n'est pas pour les maigres, il faut le comprendre. Quand même, ça fait rêver un peu de voir tous ces pays garrochés, exposés et à vendre et que nous sommes les meilleurs et les plus bons et les moins chers et les plus gentils aussi. L'aubaine et l'industrie du voyage. Ce salon du voyage, il donne envie de rester chez soi.

Fais du yoga comme une perdue, tous les jours, sans jamais manquer. Je suis une héroïne du yoga, prosternez-vous! Avec des jeunes profs et des jeunes comparses de Mcgill aussi. Chacun pour soi et samasthiti et Ommm et congé ce soir! Décidé par Femme libre le congé. Quelle bonne idée!


Ma fille de seize ans s'autonomise un peu plus chaque jour. Là, elle allait à une démonstration de maquillage chez une amie que je ne connais pas, je sais quoi faire et où aller, laisse-moi tranquille. S'est perdue et rendue chez sa soeur, Dix-neuf ans pour ne pas la nommer. Des téléphones, de l'argent prêté et le père d'une autre amie qui assiste aussi à la démonstration est allé la chercher. Dix-neuf ans lui a mis du temps dans son téléphone, elle n'en avait plus, et s'est occupée de tout, organisée Dix-neuf ans?À qui le dites vous!

Et moi, j'ai faim, plus de points, on reste sur sa faim, faut accepter ça. Pas facile de maigrir mais ça vaut la peine. Et puis demain soir, je sors avec Voisin et sa Dulcinée dans un petit bistro français, faut me garder des points pour ça. On ira ensuite voir un spectacle de jazz au Lion d'Or, va me faire du bien.

jeudi 21 octobre 2010

Anniversaire

C'est la fête de Zolasoleil aujourd'hui. Je me demande quel âge elle peut bien avoir...

Billet didactique

Chères et chers amies et amis,

Parlons argent et business. Ceux qui ne sont pas intéressés peuvent attendre mon billet de demain. Si les ceux sont des celles, je leur dis: attention,mesdames, ce qui fait que les femmes sont plus pauvres que les hommes, ce n'est pas seulement leur plus bas salaire, c'est aussi cette espèce de dégoût un peu trop répandu chez elles quand on parle argent. Comme si c'était méprisable et sale. Et pourtant, l'argent contribue beaucoup à notre liberté, pas besoin de vous faire un dessin. On peut être pauvre et libre, c'est certain, mais pas libre de faire un voyage en Europe demain matin si on n'a pas une cenne, on s'entend.

Reprenons. Quand on achète un bien immobilier, il y a un paquet de facteurs à considérer. Quand on achète un bien immobilier dans le but de loger un de nos enfants, il y a encore plus de facteurs à considérer. Ainsi, si je m'achète un condo pour l'habiter, comme je l'ai fait, assez simple comme situation. Si tout va bien, que l'immeuble est bien situé et que son administration est saine, si j'en prends bien soin sans me lancer dans des rénovations coûteuses qui ne rapporteront pas nécessairement, normalement, à la revente, j'aurai un profit que je pourrai mettre dans ma poche après avoir payé la commission de l'agent si j'en prends un, ce qui n'est pas indispensable non plus.

Maintenant, même achat, mais cette fois, c'est pour y loger ma fille, le condo m'appartient. Si je ne fais pas de profit, en ne lui chargeant que les frais de condo et les taxes par exemple, pas d'impôt à payer pendant qu'elle l'habite, c'est prévu par la loi. Donc, mon capital ne profite pas, il reste stable et à la revente, je le récupère? Oui, si je ne vends pas à perte. Et si je fais des profits sur la vente, hourra? Oui, mais là, étant donné que je n'habite pas le condo, le gouvernement va me charger de l'impôt sur le profit,c'est un gain en capital, imposable à 50%. Étant la propriétaire légale, je suis responsable de tout ce qui peut arriver, je dois voir à l'entretien, aux paiements à temps, assister aux réunions, gérer l'immeuble ou déléguer cette gérance, avoir possiblement des tâches reliées.

Maintenant, autre scénario. J'achète l'immeuble et je deviens le prêteur hypothécaire de ma fille. Sans intérêt. Ma fille est la vraie propriétaire et nous passons chez le notaire. Tout mon capital investi me revient à la vente, tel que spécifié légalement dans un acte notarié. Ma fille peut en faire ce qu'elle veut de son condo, il lui appartient vraiment. Le risque, c'est une vente à perte, mais ce risque est présent dans tous les scénarios évoqués. Elle le gère, elle apprend et elle peut vraiment s'y investir à son goût. S'il y a des profits à la vente, ils lui reviennent intégralement (le cadeau est là!) et moi je récupère mon capital.

Si je reprends le projet d'achat de condo pour ma fille, ce serait cette dernière solution que j'envisagerais.

mercredi 20 octobre 2010

Tout et rien ou bien tout est rien

Auto au garage, festival du nouveau cinéma ce matin, du yoga tous les jours, du ménage au programme que je remets à demain, on peut toujours remettre le ménage à demain mais le festival du nouveau cinéma, non, se termine ce week-end, condo à acheter? Pause et même PAUSE en majuscules. S'il le faut, je réinvestirai mon petit pécule et la vie continuera comme avant. Chère enfant va devoir faire preuve d'autonomie ici et rapidement, sinon, la maman repart en voyage. Une belle vie, me dit Solange, et comment! Mais il y a toujours cette petite voix qui me dit que je pourrais faire du plus concret pour la société, que je suis bien trop jeune pour me la couler douce et cette voix se fait plus forte et urgente. Un dernier voyage et je vais dans ce sens, oui, absolument. De quelle façon? Pas trop clair encore. Ma Seize ans est heureuse à l'école cette année, une classe FPT, formation préparatoire au travail, ils construisent un voilier en kit (oui, un vrai qui va vraiment voguer, non, mais, c'est-y pas un projet tout à fait extraordinaire), font la cuisine et un peu d'académique à travers ça. Aucun devoir et elle en est bien heureuse. Elle ne veut pas de tuteur non plus. J'ai arrêté de pousser dessus et de vouloir à sa place. Elle a un petit chum, né au Rwanda, tout timide. Ma grande 21 ans, pas trop de nouvelles, donc ça doit aller bien. Fiston de 30 ans, pas trop de nouvelles non plus, ça doit aller bien aussi! Un chum? J'aimerais ça finalement. Je compte toujours mes points WW, j'en fais une religion mais je m'amuse aussi avec ça. Résultats. Contente. Bon, j'y vais sinon je vais manquer mon film!