dimanche 1 décembre 2013

Cohésion

La famille, les amis, nous nous sommes tous rassemblés autour de notre petite Dix-neuf ans. Elle est dans un cocon  d'accueil, de compréhension, de complicité. Ce matin, sa soeur la plus vieille, celle qui a une phobie sociale, va quand même venir bruncher avec nous au restaurant. Je vais la prendre chez elle ce matin. Ses médicaments lui causent encore des problèmes aux yeux, qui révulsent sans prévenir, donc il est risqué qu'elle conduise. Ensuite, on ira chercher Vingt-trois ans et puis Petit-fils qui est chez son père. J'ai repris ma voiture et ça implique un certain travail de voyagement! Alors, va falloir partir de bonne heure.

Mon fils habite pas si loin de la nouvelle adresse de Dix-neuf ans et c'est lui qui nous l'amènera.

Jeudi, on a mis le plan en action. Dix-neuf ans est entrée au Public Mobile pour changer son numéro de téléphone et juste avant de le changer, elle a texté "J'ai bien réfléchi et tout est fini entre nous." Comme le numéro changeait ensuite, il n'a donc pas pu répliquer. Elle est ensuite entrée dans la voiture (je l'attendais à la porte) et je suis allée la conduire en sécurité chez sa grand-mère. Le lendemain, elle déménageait avec une énorme valise que mon fils est venu chercher, chez son amie de l'autre bord du pont.

Hier, c'était sa première journée seule, car sa coloc travaille, mais elle n'est pas restée seule longtemps. La soeur de la coloc, qui est aussi une amie, est venue la chercher et elles sont allées chez sa mère qui la connaît très bien aussi et l'aime beaucoup.

Rare qu'on ne l'aime pas cette fille.

J'ai acheté "Les manipulateurs sont parmi nous" qui m'a été conseillé par la dame du centre d'hébergement. Pas tout lu encore mais un peu déçue. Ça parle beaucoup de la manipulation en milieu de travail. Ma fille dyslexique va se perdre là-dedans, je pense. Bon, je vais le lui apporter quand même.

Le soir où on a fait l'opération d'urgence, texto et téléphone changé et mise en sécurité, le gars a téléphoné chez nous. J'étais prête et j'ai suivi à la lettre les conseils de la dame du centre d'hébergement. J'avais écrit la phrase à dire. " Je te demande de respecter la volonté de Dix-neuf ans et de ne plus appeler ici." d'un ton neutre. Surtout, ne pas lui dire ce que j'avais envie de dire "Je sais tout pour la claque, les objets brisés, les menaces, la défense de parler à des garçons à l'école, le contrôle des appels et des amis etc etc" Non, surtout pas, m'avait-elle dit. On ne discute pas avec un manipulateur.

Il a appelé à 22h30. J'ai dit la phrase doucement et clairement et j'ai raccroché. Il a rappelé "Justement, c'est pas la volonté de Dix-neuf ans" a-t-il dit. J'ai fait comme elle avait dit, elle appelle ça la technique du disque brisé. Répéter la même phrase du même ton. Surtout ne pas entrer dans l'argumentation. "Je te demande de respecter la volonté de Dix-neuf ans et de ne plus appeler ici."

Elle m'a dit qu'au troisième appel, je gardais le même ton neutre et devrais lui dire seulement "Je vais appeler la police si tu appelles encore. " et raccrocher. Il n'y a pas eu de troisième appel.

Ça nous a beaucoup aidé d'être coachées par une spécialiste. Vraiment.

Alors en cas de doute, je vous conseille d'appeler SOS Violence conjugale. Pas besoin d'avoir été frappée pour ça. Ils m'ont référée au centre d'hébergement L'escale pour elles. Leur site internet est très bien fait et c'est en faisant des copies de la page avec les critères pour savoir si on est victime de violence conjugale qu'on a pu faire réaliser concrètement à Dix-neuf ans qu'elle en était victime.

Pour ce qui est de ses effets personnels, étant donné qu'il s'agit de souliers et de vêtements, on a décidé de les laisser là. C'est ce que l'intervenante conseillait. Évidemment, dans le cas d'une femme en couple depuis longtemps qui a des meubles et plein de trucs essentiels, elle doit retourner les chercher avec de l'aide. Mais dans le cas de ma fille, le moins elle a de contacts, le mieux elle se portera. Déjà, de venir ici alors qu'il connaît l'adresse, la stresse.

Et pourtant, elle l'aime encore et s'inquiète pour lui. Il n'y avait pas que de mauvais moments et il était affectueux et prenait soin d'elle entre les épisodes de violence qui n'étaient somme toute pas si nombreux que ça, dit-elle.

mercredi 27 novembre 2013

Rescapée

Mes amis, merci d'être là. Et un merci tout spécial à Nanou la Terre sans laquelle je n'aurais pas appelé SOS violence conjugale et sans laquelle je n'aurais pas eu cette grille qui démontre bien que ma fille a été victime de violence. Elle est ici ma fille, on l'attendait, ses deux soeurs et moi avec la grille d'un centre d'hébergement destinée à évaluer si on est victime de violence ou non. Moi, on m'a envoyée dans ma chambre. En fait, c'était convenu avant qu'elle arrive, parce qu'il y a des choses qu'on confie à ses soeurs et qu'on oserait pas dire à sa mère.

Elle a parlé.

Elle a été bien plus violentée qu'on ne le croyait. La carte d'assurance-maladie, elle ne l'avait pas perdue, il l'avait massacrée. Sa carte d'étudiante, il a fait un trou dedans. Ses vêtements, il a menacé de les brûler. Il l'a traitée de conne. Lui a dit qu'elle ne comprenait rien. Lui a dit que ça n'avait aucun sens ce qu'elle disait. Et les questions, sur tout et sur rien, qui reviennent et ne cessent pas, comme de la torture. Le contrôle sur ses textos, ses téléphones, les réponses qu'il lui souffle, les reproches sans fin si elle se trompe. Et toujours, l'obligation de ne rien dire "ce qui se passe ici se passe ici et je vais le savoir si tu en parles." Ne parler qu'à des filles à l'école sinon il va le savoir.

Plus tard, son frère appelle et elle lui dit qu'il l'a déjà frappée, une claque au visage. Ouf! Plus ça va, plus ça empire et je pense qu'on ne sait pas tout.

Son téléphone est fermé et rangé dans mon tiroir. Demain, elle ne va pas à l'école. Elle viendra au yoga avec moi. On va changer son numéro de cellulaire et elle va aller s'installer chez une amie qui cherche une coloc pour un mois. Loin, l'autre bord du pont. Sécurité avant tout. Elle quitte l'école.

On va peut-être partir une semaine dans le sud en famille.

En février, je ferai un voyage ... au Népal?  avec elle.

On passe à autre chose.

Le cauchemar est fini.

Nanou, merci encore!

Parler d'autre chose

Je voudrais bien parler d'autre chose mais je suis obnubilée par ce problème avec ma plus jeune. Elle n'est pas déficiente intellectuelle mais des fois, elle est si vulnérable qu'elle est une victime idéale. Pas vite pour répondre, incapable de se défendre verbalement, ne sait pas compter, fait confiance, a un grand coeur, ne demande qu'à aimer, tout ceci rend la tâche facile pour un agresseur. Il suffit de gagner sa confiance et elle remet sa vie entre ses mains. Elle a de la difficulté à l'assumer sa vie de toutes façons. Alors, le prince charmant qui la nourrit et lui achète un téléphone, prend soin d'elle et la sort de temps en temps, c'est très bien. L'étau se resserre. Elle ne peut plus découcher de chez lui. Ses téléphones sont contrôlés depuis le début et là, je ne lui téléphone plus du tout car ça crée trop de problèmes et elle n'appelle pas non plus. Bientôt, elle ne pourra plus nous voir du tout. Ses amies? Fait longtemps qu'elle ne les as pas vues. Et pourtant, elle avait un beau et grand réseau. Très populaire cette fille, bonne vivante, rieuse, d'agréable compagnie. Ce n'est pas cette image-là que j'ai eue lundi. Et ce n'est jamais cette image-là que le gars chez qui elle est a non plus. Il la pense presque muette. Elle ne parle pas avec lui. Je comprends très bien pourquoi. Il prend toute la place. Je l'ai bien vu quand il m'a téléphoné lundi.

Je ne peux rien faire. Est-ce vraiment le cas?

On peut toujours faire quelque chose.

Ne serait-ce que travailler sur soi.

Impossible de la sortir de là de force évidemment. Elle est majeure.

Un voyage avec elle n'est pas une si mauvaise idée. Pendant qu'elle a encore la liberté de venir. Si j'attends trop, le contrôle sera si total qu'elle ne pourra plus partir avec moi.

En attendant, je fais beaucoup d'exercice. Et je viens écrire ici. Seuls ses frères et soeurs sont au courant de la situation.

Et puis des fois, je me dis: et si je me trompais? et si ce couple était correct, pas parfait mais correct, et je n'arrivais tout simplement pas à lâcher prise sur mon bébé? Il y a des parents comme ça qui s'accrochent.

J'ai suggéré à ma fille d'aller voir le psychologue de son école. Elle ne veut pas. Mais peut-être bien que moi je devrais aller en voir un psychologue. Ou un avocat? Pour avoir des conseils.

Vous feriez quoi à ma place?

mardi 26 novembre 2013

Plan d'attaque

Les patchs contraceptives de Dix-neuf ans sont ici et elle les change le mercredi soir. Elle devrait donc venir ici demain après l'école si tout va bien. Probable qu'elle sera textée aux deux secondes et attendue rapidement chez le type mais quand même, on a prévu quelque chose avec Vingt-deux ans (qui est dorénavant Vingt-trois ans). Elle sera ici avec moi pour attendre sa soeur et lui parler. On va essayer d'avoir Vingt-quatre ans aussi et peut-être même le grand frère! Une réunion de famille pour notre belle Dix-neuf ans.

Elle a besoin de nous même si elle ne le sait pas trop encore.

De voir que tant de personnes trouvent que sa situation de couple n'est pas normale et inquiétante devrait lui sonner une cloche, j'espère.

J'espère mais je ne suis pas certaine.

"Emmène-la en voyage de toute urgence" me dit Vingt-deux ans.

Ouais, mais pas si simple. Elle vient juste de commencer l'école ce mois-ci et puis, pas si évident de partir comme ça sur un quart de roues. Mais c'est certain que ça la soustrairait temporairement à l'emprise de ce gars qui se dit son ami tout en précisant qu'il n'est pas son chum.

Hier, je lui ai dit au téléphone (il m'a appelée alors que nous étions au restaurant Fille et moi) que vu que ma fille ne communiquerait jamais comme lui veut qu'elle communique, aussi bien se laisser tout de suite. Je ne veux pas que ma fille souffre. S'ils se séparent, ils seront deux à souffrir, me dit-il.

Mais je sens bien qu'il a mis le grappin dessus et qu'il ne veut surtout pas de séparation.

Il essaie de convaincre ma fille que je suis contrôlante. Et moi j'essaie de la convaincre que c'est lui qui est contrôlant! Trop drôle! Ben quoi, aussi bien trouver quelque chose de drôle dans cette saga dramatique.

Alors, j'ai convenu avec ma fille que je ne la textais plus et que je ne téléphonais pas non plus. Ça la stresse énormément parce que lui saute sur les messages et contrôle tout. Lui éviter du stress, elle a l'air fatiguée, les traits tirés, mal coiffée (jamais je ne l'ai vue mal coiffée!!!), se plaint de maux de tête constants.

Demain, on essaiera de lui parler.

Elle me dit qu'elle l'aime, que tout va bien, que quand ils sont tranquilles chez lui, elle se sent bien. Elle m'a dit que c'est tout à fait volontairement qu'elle voulait aller coucher chez lui hier.

Coudons, c'est ça qui est ça. Attendons à demain.

lundi 25 novembre 2013

Urgence

J'ai comme un sentiment d'urgence. Comme si je devais faire quelque chose maintenant. Je ne suis pas très patiente et j'aime que les situations litigieuses se règlent rapidement. Or, dans ce cas-ci, je devrai faire preuve de patience. Ce matin, le téléphone sonne à sept heures dix. Je dormais profondément. Coeur qui bat la chamade. Une compagne de classe de Dix-neuf ans qui ne la rejoint pas sur son cellulaire. Elles commencent l'école à huit heures vingt-cinq, elle la croit réveillée. Pourquoi elle répond jamais quand elle est avec lui alors qu'elle doit répondre en toute hâte quand c'est lui qui la texte ou l'appelle? Ce nouveau cellulaire qu'il lui a acheté et qu'il refuse que je paie, c'est un moyen de la contrôler, de l'attacher, de savoir en tout temps ce qu'elle fait et avec qui. Mais elle ne l'utilise pas quand il est avec elle. Il veut être le centre de son univers. Cette dernière phrase n'est pas vérifiée ni vérifiable. C'est l'impression que j'ai. Justement, mes impressions sont-elle paranoïaques ou basées sur la réalité? Peut-être que je me monte un bateau. Si seulement je pouvais lui parler librement et régulièrement. Mais ce n'est pas le cas. Elle devrait être en classe en ce moment. Y est-elle? J'ai même appelé le gars en question en fin de semaine et encore une fois ce matin. Aucune réponse. Je viens de lui texter de m'appeler. Ce silence me tue. Mauvais signe. Je ne peux tout de même pas appeler la police parce que ma fille de dix-neuf ans ne répond pas à son téléphone!

dimanche 24 novembre 2013

Stress

Je voudrais bien dire que cette histoire avec ma fille ne m'angoisse pas, mais c'est pas le cas. Hier, quand Vingt-deux ans l'a appelée en ma présence et m'a dit qu'elle avait l'air correcte, je me suis sentie mieux. Là, je n'ose pas appeler. Je ne veux pas être fatigante et en plus, si elle ne répond pas, mon niveau de stress va grimper au plafond. Je fantasme d'aller la chercher de force, à la pointe du fusil s'il le faut, de la ramener chez moi en sécurité  et de barrer toutes les portes. Ou de nous sauver toutes les deux dans un autre continent, encore mieux.

Bon, je divague. Ma santé mentale est en jeu dans  cette nouvelle épreuve.

Pourquoi donc rien n'est simple avec mes filles adoptées. Est-ce parce qu'elles ont été abandonnées? Ou bien parce qu'elles n'ont pas eu de père?

Je suis fatiguée, je pense. De tout ça.

samedi 23 novembre 2013

Se défendre

Phase d'attaque. J'attaque ma dépression saisonnière que je ne vais pas laisser s'installer et j'attaque les kilos en trop que je ne vais pas laisser s'installer non plus. Je suis en mode défense. Agressive.

La charte nous rend fous. Chicane presque, en sortie avec une amie hier. Ça n'a pas tourné en vraie chicane parce que j'ai fini par me taire et essayer de changer de sujet. Les opinions sont arrêtées et les esprits s'échauffent facilement. Je parle de moi aussi, oui. Calmons-nous.

Inquiétude que je tente de modérer face à ma plus jeune de Dix-neuf ans et son ami de bientôt Vingt-huit ans qu'elle n'a pas le droit d'appeler son chum et chez qui elle passe sa vie. Contrôle total de sa part à lui. Il tente de l'isoler. Elle a de la misère a venir me voir et doit retourner coucher chez lui. Il lui a d'ailleurs fait une crise parce qu'elle voulait coucher chez moi jeudi. Elle est restée quand même parce que j'ai insisté fortement. En fait, je ne l'aurais pas laissé partir ce soir-là, il aurait falllu me passer sur le corps. Ils se sont "expliqué" pendant une heure et demie au téléphone. Drôle d'explication. Il parle, parle, parle et elle écoute. J'ai fait part à ma fille du cycle de la violence. Gentils ces gars-là au début et amoureux aussi. Et puis, ils tissent leur toile. Commencent par isoler leur victime. C'est ce qu'il est en train de faire. La suite ne sera pas jolie.

Je suis là pour elle, très très là. Les projets de voyage sont mis de côté. Croisière achetée depuis longtemps pour avril 2014 mais c'est pour quinze jours seulement. J'espère que tout sera réglé d'ici là et que ce personnage sera disparu de nos vies.

Pour l'instant, elle est amoureuse et n'écoute pas trop ce que je lui dis mais ça fera probablement son chemin.Rester calme et laisser le temps et les événements faire leur oeuvre en espérant que ça n'aura pas à se rendre trop loin.

jeudi 21 novembre 2013

Petit-fils

Les enfants n'ont pas besoin de parents parfaits. Les enfants n'ont pas nécessairement  besoin d'une stabilité, d'un horaire et d'un quotidien réglé au quart de tour. Petit-fils était avec moi hier parce que sa mère allait chercher son bulletin. Il est exceptionnel a dit et écrit la maîtresse. Toujours à son affaire, écoute les consignes, aide ses pairs, avide d'apprendre. Et pourtant, cet enfant a une mère imprévisible et colérique et un père qui ne se lève pas le matin. Les deux parents se concertent cependant pour son bien-être et même s'il est parfois au coeur de leurs chicanes, il est toujours au centre de leurs efforts. Et toutes ces louanges scolaires ont redoré leur image. "On ne doit pas être si pire si notre enfant va si bien!" me dit ma fille ravie.

Et leur arrangement de garde, scolaire pour ma fille, fin de semaine pour le père, semble bien marcher. Avec ma fille, il a toutes ses choses, du cache-cou au lunch bien complet. Il couchait chez moi hier. Réglé comme une horloge, il s'est endormi à dix-sept heures trente, comme me l'avait dit sa mère.

Chez le père, c'est aussi chez l'autre grand-mère et il tenait à me préciser de ne pas venir le chercher en fin de semaine car il serait trop occupé à décorer la maison pour Noël. C'est un enfant heureux, plein de vie et qui chantonne et rit de bon coeur. Hier, il a bricolé avec initiative, m'a fait des affiches avec des réglements: pas de bottes ni de souliers dans la maison, se moucher quand on a le rhume, se laver les mains! Et puis on a joué aux Serpents et Échelles, il m'a demandé de le laisser gagner, j'ai refusé, il a boudé et comme j'allais ranger le jeu, il a changé d'idée et on a joué toute la soirée! Des fois il gagnait, des fois, il perdait et il prenait le tout avec philosophie mais voulait une partie de revanche. Il a beaucoup mûri, j'avais acheté ce jeu quand il avait trois ans et ça ne marchait pas vraiment, maintenant, à quatre ans, il est juste au bon âge. Une belle soirée (un peu courte, il dort tôt!) avec lui. Il refuse toujours ma nourriture. Je ne fais aucune bataille là-dessus. Un enfant ne se laisse pas mourir de faim.

Bref, il est adorable et équilibré.

Dire que je me suis tant inquiétée pour lui!

mardi 19 novembre 2013

Constatations

J'ai énormément lu sur la perte de poids et le poids santé et la façon d'arriver à tout ça et de maintenir. Je pourrais donner des conférences. Finalement, la plupart des théories se valent et la meilleure c'est celle qui fonctionne pour soi.

Or, la "bonne" façon de faire, quand on écoute son seuil de satiété, qu'on mange assez et pas trop et qu'on se traite en douceur, ne marche pas du tout, mais alors pas du tout avec moi.

Il y aurait une période, avec cette méthode, quand le corps se rattrappe et prend du poids et si on poursuit en écoutant toujours son seuil de satiété. si on ne se prive d'aucun aliment, et on écoute ses goûts et ses envies, on finit par trouver son poids d'équilibre.

Théorie.

En pratique, je pourrais me rendre bien grosse comme ça. Je pèse 177 livres ce matin et je n'ai pas eu de crise de boulimie. Je n'ai fait que manger quand j'avais faim.

Cette méthode de gros bon sens fonctionne pour les gens qui n'ont jamais pris de poids, qui n'ont jamais fait de régime. Je mange quand j'ai faim. Simple. Mes filles et mon fils font ça et ils sont minces tous les quatre.

Mais moi, j'ai fait des régimes toute ma vie, y compris à l'adolescence. Mon système est bousillé. Je le sais plus vraiment si j'ai faim ou non.

Alors, pour les minces qui me lisent et qui se pensent grosses, pour celles qui ont cinq livres de trop également, restez donc comme vous êtes. Ne bougez plus. Conservez ce poids et ne cherchez pas à en perdre davantage. Vous vous éviterez un paquet de problèmes.

Une fois le système de contrôle du poids enclenché, difficile d'en sortir.

Et dans mon cas en plus, avec le diabète qui me pend au bout du nez à cause de l'hérédité et puis avec mon problème de cholestérol, mincir n'a rien d'esthétique. Il en va de ma santé.

Je n'ai plus comme objectif d'atteindre un jour mon poids santé. Non. Redescendre en bas du 170 et rester là, ce serait assez.

Mais me traiter en douceur et continuer à grossir, je ne peux pas me le permettre.

lundi 18 novembre 2013

Difficile

Jusqu'ici, je résistais bien à la dépression saisonnière qui a tendance à m'affliger en novembre-décembre. Sans lampe en plus. J'en étais fière. Mais aujourd'hui, elle m'est tombée dessus. Je ne me laisserai pas faire, attention! Il y a des remèdes et je les connais. Des raisons aussi. Mon festival Cinémania qui m'occupait à temps plein s'est terminé hier soir. Le rendez-vous chez le nouveau médecin de Dix-neuf ans auquel je devais l'accompagner ce matin a été annulé à la dernière minute (on avait le manteau sur le dos) et puis j'ai terriblement mal au pied, ça ne s'améliore pas du tout et même que ça empire. Je suis inquiète pour ma plus jeune aussi. Tout ça n'aide pas le moral. Je me suis rapidement retournée de bord ce matin et me suis précipitée au yoga. Bonne réaction. Ensuite, je voulais aller porter son lavage à 22 ans, elle ne répond pas au téléphone. Vite me trouver un autre projet, un qui me permet de profiter de la lumière. Avant, je serais allée marcher, facile. Mais là, j'ai mal au pied, difficile.

samedi 16 novembre 2013

Mais

Je l'aime votre fille mais..."

Je le déteste ce "mais"", cet intolérable, méchant, vulgaire, réducteur "mais".

Tu l'aimes ou tu l'aimes pas? Si tu ne l'aimes pas telle qu'elle est, fous-lui la paix. Laisse-la tranquille. Quitte-là! L'amour conditionnel, à moitié, si elle apprend à communiquer comme lui communique, si elle arrive à répondre à ses critères....  non.

mercredi 13 novembre 2013

J'en suis où côté poids?

Commençons par le premier lundi de septembre et j'enfile jusqu'à lundi dernier.

168.6-172.6-172.4-173-174.4-173.4-169.4-173-174.8-172.4-173-

Mon but actuel est de quitter les 170 et plus et de descendre dans les 169 et moins.

Il y a l'entraîneur qui m'attend. Comme tout va bien au niveau exercice, c'est la quantité de nourriture qu'il faut diminuer. Mathématique la perte de poids. Je sais quoi faire. Ce qui est difficile, c'est de le faire! Confiance, détermination et ... douceur.

J'ai pris cinq livres depuis le début septembre. Qu'est-il donc arrivé? Plein de tentatives de régimes qui marchent évidemment. Voir la perte de quatre livres dans une semaine. Et la reprise immédiate la semaine d'après quand j'étais tannée du régime trop restrictif. Alors, je vais essayer de fonctionner autrement, en prenant plus soin de moi. Pas de coupure drastique de calories, pas de fantaisies ne respectant pas les quatre groupes alimentaires. Du bon, du sensé, de la douceur, de la compassion et du bon sens. Je suis une femme intelligente, je devrais bien être capable de faire ça!

Et en plus, j'avais pas mal réussi à maigrir en janvier-février et je m'étais rendue à mon poids le plus bas, soit 162 livres.

Ne pas me taper sur la tête parce que j'ai repris. Non, au contraire. Si j'ai perdu, c'est que je sais perdre, bravo à moi. Maintenant, je vais reperdre et je vais aussi maintenir. Tout s'apprend.

En bref

Cinéma, projets de voyage, rendez-vous tant attendu avec mon grand spécialiste des yeux demain, exercice tous les jours, bon moral. Je ne maigris pas bien que je mange très bien. Peut-être le petit gâteau que je me paie au café du cinéma entre deux films? Je vais l'éliminer en douceur aujourd'hui. Car je me traite en douceur et ça joue favorablement sur mon moral. Je prends soin de moi. Personne d'autre ne va le faire.

mardi 12 novembre 2013

lundi 11 novembre 2013

La beauté

Je dis dans mon dernier billet que je me sens belle et c'est vrai. Ma relation à la beauté a beaucoup changé avec les années. Ado et dans la vingtaine, je me trouvais plein de défauts. Et pourtant, quand on regarde mes photos, j'avais la beauté du diable. Mince et jolie, je me trouvais grosse. Mes nombreux amants de l'époque me rassuraient cependant. Ma beauté dépendait de l'oeil des autres et j'étais avide de compliments. Plutôt hippie, j'étais cependant naturelle et me maquillais peu. Rouge à lèvres, crayon à yeux et mascara. De toute ma vie, je n'ai jamais mis de fond de teint.

Quand mon fils naît, j'ai 27 ans et je suis à mon plus mince sur les photos. Mince, souriante et heureuse dans ma maternité. Le père de mon fils vient pourtant de me quitter pour une grande blonde. Je suis grande aussi alors c'est pas ça le problème. Il est où le problème? Je recommence à travailler quand Fiston a deux mois et demi et je l'emmène avec moi à la garderie du travail et l'allaite le matin en y arrivant, dans mes pauses, dans mon heure de dîner et après mon travail  Je l'ai allaité dix-huit mois et je me rappelle qu'un peu passé ses deux ans, il a été bien malade et j'avais encore du lait pour le consoler.

Et puis, je grossis. Je ne me rappelle pas exactement quand ça s'est produit. Probablement quand je suis devenue famille d'accueil et que je me suis perdue en aidant les autres. Chose certaine, début quarantaine, plein d'enfants dans les bras (j'en avais adopté trois et j'avais encore des enfants en accueil plus mon fils à moi), je suis carrément grosse. Cent quatre-vingt-dix livres.  Je suis montée jusque là. J'ai le sourire fendu jusqu'aux oreilles et je suis heureuse. Mon apparence n'a aucune importance. Je ne fais aucun exercice. Travail à temps plein, tenir la maison, cuisiner pour tout le monde, aller aux nombreux rendez-vous pour mes enfants dont certains ont des difficultés majeures, réunions à l'école, courses et puis les bercer, les aimer. les cajoler.

J'ai un chum et il m'aime comme je suis. On se voit toutes les fins de semaine, il a des enfants aussi et on prend nos vacances ensemble. Notre vie sexuelle est heureuse et épanouie. Je ne me sentais pas belle à cette époque mais ça avait peu d'importance. J'étais trop occupée pour penser à ça.

Sur les photos, j'ai l'air négligée mais mes enfants sont magnifiques. Mes filles ont des robes de matelot, des petits bas à frills, des souliers en cuir verni. Rien de trop beau.

Et puis, à 48 ans, mon père meurt et je fais partie d'une étude. Le diagnostic tombe: intolérante au glucose donc pré-diabétique. Panique. Je me  mets à faire de l'exercice. Je parviens à retrouver la santé et ce faisant, je me sens plus belle.

Car la beauté, ce n'est pas tant ce qu'on voit dans le miroir que ce qu'on sent en soi. Belle et forte. Les deux vont ensemble pour moi.

samedi 9 novembre 2013

Belle

J'ai finalement vu six films. Tous bons, ce qui est en soi extraordinaire. Là, ce sera yoga ce matin, parce que je ne vais pas passer tous ces jours cinéma sans exercice quand même! Et ensuite, je recommence. J'adore! Les Français ont toujours les mêmes comédiens dans leurs films (nous aussi, on fait ça), mais on les aime! Daniel Auteuil et puis Catherine Deneuve (j'ai aimé "Elle s'en va") et puis Nathalie Baye et puis Sophie Marceau, MiouMiou et compagnie. Tout ce monde vieillit, ce qui est très bien car je me retrouve de plus en plus dans les films français! Ça m'a frappée hier, peu de jeunes comédiens mais plein de valeurs sures. Et le vieillissement est assez naturel, pas trop retouché,  j'aime ça aussi, Catherine Deneuve est toujours aussi belle malgré rides et rondeurs et le beau et séduisant Daniel Auteuil a pris de la brioche! Moins séduisant qu'avant pour dire vrai et c'est probablement ce que les hommes pensent de Catherine Deneuve aussi!

Belles journées donc, belle atmosphère, mon moral est au top et la vie est belle! Belle, belle, belle, je me sens belle.

vendredi 8 novembre 2013

Cinéma, cinéma

C'est aujourd'hui que commence Cinémania. Hier, c'était le film d'ouverture en soirée et je n'y avais pas droit avec mon passeport. Pas grave, il sera représenté un autre jour. Aujourd'hui, j'ai ... sept films en vue, oui, oui, 7, sept, siete, seven. Vais-je tenir? Quel beau dilemne!

Et je suis fière de moi parce que je n'embarque plus autant dans les problèmes de mes enfants, même dans ceux de la plus jeune, dont je suis si proche. Pesante sa relation avec son chum qui ne veut pas se faire appeler chum. Il ne la lâche pas d'une semelle ou d'un texto et j'ai vu hier qu'elle écoute maintenant des preachers sur youtube! Misère.

Ce que j'ai fait? Je lui ai dit tout ce que je pensais, soit que le chum l'étouffait, que je ne la trouvais pas particulièrement heureuse, que la religion et les preachers étaient à mon avis de la bulshitt totale pour exploiter de pauvres innocents. Que moi, ça me faisait courir à toute vitesse en sens contraire. Mais une fois tout dit, bien calmement, comme des faits, pas une attaque, mon opinion, rien de plus, je lui ai laissé de la place pour s'exprimer, ou se taire. On est allées à la piscine. Je l'aime mon bébé. Je veux le mieux pour elle mais je ne peux pas lui imposer ce mieux, ce qui me semble le mieux à moi. Faut la laisser vivre et vivre des choses moins intéressantes aussi (à mes yeux à moi). Après la piscine, elle est retournée coucher chez le jeune monsieur. Respect pour ses décisions. Respect pour elle. Respect.

Elle m'a beaucoup parlé d'une chose qui la choquait. Rare que cette bonne nature se fâche! Et ça avait un rapport direct avec moi. Semblerait qu'une se ses amies -que j'aime beaucoup et dont je fréquente maintenant la mère comme compagne de théâtre surtout-dise et redise que c'est affreux et horrible de manger chez nous. Tout est bio, je suis maniaque, il n'y a pas de viande, il y a des choses bizarres qui goûtent drôle. Bon, pour dire vrai, ces remarques me donnent plutôt envie de rire et ne m'insultent pas vraiment. Mais ma fille, elle, était vraiment fâchée! J'étais surprise car elle non plus, n'aime pas trop ma nourriture. Mais elle n'accepte pas qu'on critique la cuisine santé de sa mère. Chère enfant!

Je vous laisse, mon premier film est à neuf heures!

jeudi 7 novembre 2013

Virgules

Je vais au théâtre, je fais de la piscine, je mange bien, je vais chercher mon passeport pour Cinémania , je vais faire du ménage aujourd'hui avant d'entrer en retraite-cinéma demain, parlant passeport, ma fille la plus vieille n'a pas encore complété le sien, son passeport pour voyager,on lui avait retourné les formulaires parce qu'il manquait des documents, et là, elle procrastine et moi, j'avais pensé les emmener toutes avec Petit-fils aussi en petites vacances dans le sud en décembre avant que ça soit cher, je voulais faire une surprise mais je ne veux pas laisser ma grande de côté, attendons, nous verrons, ma petite va à l'école, elle trouve ça archi-dur, que des maths, que des maths, je ne sais pas si elle progresse, son découragement grandissant me laisse croire que non, je ne m'en fais pas, parce que je l'ai décidé, j'ai décidé que novembre et décembre ne m'auraient pas, pas de dépression saisonnière, parce que je la refuse, je combats et je gagne, et je gagnerai, exercice, cinéma, bonne alimentation, amis et amies, la vie sociale c'est si important, j'ai appris hier que la celle du milieu n'a pas payé son loyer, oui, oui, celle qui s'est payé un voyage à New-York, je ne l'ai pas dépannée, priorités aux mauvaises places, j'aurais préféré ne pas savoir, me semble que je ne les ai pas élevées comme ça, allez, je pars à la piscine, déjeuner orge-petits-fruits-noix-yogourt, je me sens en pleine forme et rien ni personne ne peut atteindre cet état d'équilibre que je crée, c'est ma vie, j'en suis la maîtresse absolue et c'est moi qui mène, point.

mardi 5 novembre 2013

Rien

Ce matin, je suis allée conduire Petit-fils à son école. Sa mère m'avait appelée des États-Unis pour me dire qu'elle ne serait pas rentrée à temps pour aller le chercher à l'école hier. Alors, on est allés nager et la veille (dimanche) on y était allés aussi. Et une fois dans l'eau, cet enfant ne veut plus en sortir. Je suis comme lui, une fois que c'est fait, je suis contente d'être dans la piscine et de pouvoir regarder les étoiles en même temps. Non, mais quand même, faut apprécier cette immense chance, il y a peu de piscines extérieures accessibles toute l'année à Montréal et j'en ai une dans mon gym! Et le plus extraordinaire c'est qu'on y était seuls tous les deux et dimanche et hier soir, Petit-fils et moi. J'avais apporté son pyjama et je l'ai mis au lit en rentrant. Un brossage de dents, un pipi, une histoire plus tard et il s'est endormi instantanément.

Au retour de l'école ce matin, je suis allée prendre un café dans le coin et quand je suis rentrée à la maison, j'ai regardé la liste de choses à faire, je l'ai mise de côté et n'y ai pas retouché. Et j'ai décidé de ne pas me sentir coupable. J'avais dit que j'allais au gym tous les jours. Pas aujourd'hui. Pas grave. Si je fais six jours sur sept, c'est tout de même très bien. Et hier, il y avait eu une heure et demi de yoga le matin avant la baignade du soir.

Alors, j'ai fait quoi aujourd'hui? Pas grand chose.

La journée n'est pas finie, je sais, mais je ne bouge plus.

Demain sera un autre jour.

dimanche 3 novembre 2013

Voter

C'est un devoir civique. Si on veut briser le cynisme ambiant face à la politique, c'est essentiel d'au moins s'exprimer. C'est un droit et un privilège. J'ai été élevée dans l'importance du vote, j'ai tenté de transmettre cette valeur à mes enfants. Totalement réussi pour mon fils, très impliqué en politique et plein d'idéaux. Ma plus vieille a d'autres chats à fouetter avec sa maladie à gérer. Ma fille du milieu est à New-York et n'a pas voté par anticipation. Fail. Mais elle a voté aux autres élections depuis sa majorité. Ma plus jeune ne sait pas pour qui voter. Je la comprends pas mal car cette fois, je change d'idée à chaque jour, mais là, mon idée est finalement faite et j'appuie le même candidat que le Devoir.

samedi 2 novembre 2013

Enfants et Ipad

J'en ai deux qui dorment sur un matelas gonflable dans mon salon. Des petits. Quatre et sept ans. Petit-fils et l'enfant de l'ami de Dix-neuf ans. Il a la garde à temps plein. Ils sont sortis. Je garde les deux petits. Ils s'entendent bien et dorment à poings fermés. Et moi je lis La Presse et je pense à m'acheter un Ipad. Faut être de son temps. Et si c'est si fantastique et simple qu'on le dit, je l'offrirai à ma mère. Si on lui demande si elle en veut un, elle dit non mais comme elle ne sait pas vraiment de quoi on parle, c'est normal. Ce serait bien pour elle, elle pourrait recevoir des photos et nouvelles de toute la famille, lire la Presse+, faire des recherches. Elle n'a pas l'internet alors je prendrais un Ipad avec possibilité de forfait. Après Cinémania, j'achète un Ipad, le nouveau, tout mince et beau.

vendredi 1 novembre 2013

Premier novembre

Le nouveau régime ne me convient pas. Je ne le suis pas et je mange mal et trop et je prends donc du poids et moi quand j'en prends, j'en prends! Avec une rapidité fulgurante. J'ai tellement fait de régimes toute ma vie que mon corps ne guette que ça, une faille pour revenir au poids le plus haut. Et il se dépêche parce qu'il sait qu'il est pressé parce que je finis toujours par réagir. Alors, je n'affiche même pas ce que je pèse aujourd'hui. Je le ferai quand j'aurai reperdu.

Car on est le premier du mois et le premier est un excellent jour pour se lancer dans la nouveauté.

Alors, je surveille ce que je mange. Je le sais ce qu'il faut et ne faut pas manger depuis le temps. Et combien aussi. Je sais quoi faire, maintenant, il faut le faire.

La nouveauté n'est pas là, la nouveauté est dans les exercices que je m'imposerai à partir d'aujourd'hui. Je ne peux plus marcher beaucoup à cause de l'Épine de Lenoir, c'est un fait important dont je dois tenir compte. Si je veux que ça finisse par guérir, ce qui peut prendre plusieurs mois, il faut laisser reposer le pied et faire des étirements. Les montées du Mont-Royal et les grandes marches deviennent taboues.

À partir d'aujourd'hui, je m'engage solennellement auprès de moi-même (et de mes lecteurs  aussi, ça met plus de poids!) à fréquenter le gym tous les jours, sept jours sur sept.

Ce que j'y ferai variera, mais la bicyclette et la natation seront souvent au programme, que ça me plaise ou pas. Car pour l'instant, j'en parle mais je n'en fais pas. Ce sont pourtant les meilleurs exercices pour ménager mon talon douloureux.

Tiens, demain je vais chercher Petit-fils et on ira en piscine. Lui, il aime ça! Et aujourd'hui, ce sera bicyclette. Demain matin, cours de yoga habituel du samedi. Dimanche, piscine encore dans la piscine intérieure chez ma mère avec petit-fils. Je vais également essayer les cours de groupe du gym que je n'ai pas encore essayés. Plonger dans l'inconnu.

Alors, c'est mon programme du mois de novembre. Ça devrait également me faire passer à côté de la dépression saisonnière qui a tendance à m'affliger quand l'heure change.

Il y a Cinémania aussi qui commence le 7 novembre. J'ai un passeport. Que du bonheur!

Et l'opéra, et du théâtre et des spectacles d'enfants avec mon délicieux petit-fils.

Peindre l'appartement est remis à plus tard. Voilà. Et je m'en sens bien et soulagée.

jeudi 31 octobre 2013

Le petit Chaperon Rouge

Ma plus jeune a perdu sa carte d'assurance-maladie, ça fait longtemps et je ne l'aurais jamais su si je ne la lui avais pas demandée hier pour compléter des documents exigés par l'assurance-médicaments. Elle ne l'a plus et ne s'en inquiète aucunement, ne sait pas comment elle a pu la perdre et dans deux semaines, elle a pourtant un rendez-vous avec son nouveau médecin de famille.

Des détails? Oui, mais des détails qui en disent long sur le manque d'autonomie d'une jeune femme de dix-neuf ans.

Pleurer sur son sort et sur le mien? Bien sûr que non. Je l'accompagnerai à la régie de l'assurance-maladie, pas parce que je suis couveuse, parce que remplir adéquatement des formulaires est au-dessus de ses capacités. Pour le moment? Pour le moment ou pour toujours, on verra ça un jour à la fois.

Elle a recommencé l'école lundi, je l'ai peu vue, lundi soir couchée chez son ami qu'il ne faut pas appeler son chum, avant-hier chez une amie et hier rentrée tard après avoir visité Vingt-deux ans. Elle est revenue de chez sa soeur avec un costume d''Halloween car même dans les écoles pour adultes, ils fêtent l'Halloween. Elle sera déguisée en Petit Chaperon Rouge, je la regardais costumée et mausus que je trouvais que le costume la représentait bien. Un peu innocente, charmante, qui ne se méfie pas des loups et aime cueillir distraitement des fleurs tout en adorant de tout son coeur si pur sa Mère-Grand et toujours prête à lui rendre service. C'est elle tout craché.

Vingt-deux ans qui est maintenant sur le chômage s'en va à New-York en fin de semaine. Elle a fait plein de tentatives détournées pour avoir la voiture, mais je tiens bon. J'irai chercher samedi après mon yoga, Petit-fils qui passe maintenant toutes ses fins de semaine chez son papa. Il va bien, me dit-on, et il adore l'école. On ira se promener dans les bibliothèques et les musées et les piscines, des endroits peu fréquentés par ses parents. Il couche chez moi.  J'ai hâte!

mercredi 30 octobre 2013

Poids

Je ne  maigris pas. J'ai un beau livre à suivre. Le matin, je lis ce que je dois manger dans la journée et je mange tout autre chose. Alors, tout est normal. Je ne suis pas découragée. Heureusement. J'ai confiance que je ne vais pas rester comme ça et que ça va de soi. Je ne suis plus faite pour peser 174 livres, ce n'est plus moi. J'ai hâte de me retrouver. Ça s'en vient.

mardi 29 octobre 2013

Écrire

Ça me fait du bien d'écrire. Je me sens connectée. Avec moi. Mes doigts qui courent sur le clavier, mon cerveau toujours plein qui se déverse dans les mots. On travaille ça en yoga, avec ma prof préférée, se vider le cerveau. Très difficile pour moi. Se concentrer sur l'air qui entre et sort des narines et sur rien d'autre, les yeux fermés, en introspection. On tient cinq minutes et je trouve ça long mais moins long qu'au début. Il y a donc progrès.

Garage encore aujourd'hui. Pour mes pneus d'hiver. Cette voiture est une occupation à temps plein. Et Costco m'a recalée hier, renvoyée comme une lépreuse, coupable de ne pas avoir acheté mes pneus chez eux. Je voulais profiter de leurs services parce qu'ils gonflent les pneus à l'azote et c'est pratique, parce qu'on n'y touche plus et comme c'est ce que je fais de toutes façons, ne pas regonfler mes pneus avant six mois, tout en sachant qu'il faut le faire une fois par mois, le gonflage à l'azote me semblait fait sur mesure pour moi.

Cours de yoga de la jeune prof compétente ce midi. Vieilles élèves antipathiques. On s'en fout. On a chaud, on travaille fort et tout est trop vite dans ce cours mais ça aussi, je m'en fous. Et puis, je veux du cardio, j'en ai! Mais elle explique bien, est prudente quand il faut défaire les postures assez acrobatiques dans lesquelles elle nous entraîne habilement. Des fois je remets mes lunettes (je les enlève en yoga) pour voir dans le miroir si c'est bien moi qui ai le corps torturé dans des poses étranges. J'aime souffrir en yoga parce que cette souffrance a une fin et qu'on se sent tellement bien après. Pas comme la souffrance de ma maudite épine de Lenoir qui s'aggrave au lieu de s'améliorer. Je pense que d'ignorer le mal et de marcher dessus comme s'il n'était pas là a empiré l'inflammation et je me vois obligée de passer à une autre stratégie: laisser reposer ce pied et travailler le corps autrement. C'est ce que je tentais de faire au début et que j'avais laissé tomber. L'idée étant de nager et pédaler au lieu de marcher mais j'ai peu longtemps nagé et pédalé. Faut reprendre.

Entraîneur de demain remis à jeudi car j'accompagne ma mère chez l'orl. Depuis que j'ai la voiture, elle me demande plus souvent. Excellent. Je suis ravie de lui rendre service.

vendredi 25 octobre 2013

Le pied sur le frein

Mon titre reste dans le thème des chars. Pas fini avec ma voiture, là, faut s'occuper des pneus d'hiver. J'étais bien contente de reprendre mon bolide à ma fille mais s'ajoutent plein d'inconvénients à ce retour de la voiture dans mon stationnement! Elle va venir voir ma mère dimanche avec son fils ce qui implique que je pars tôt le dimanche pour aller chercher le fils qui réside chez le père la fin de semaine et ensuite la fille et hop! chez ma mère! Et même chose au retour. Et puis, je prendrai son lavage en passant et elle ne sera pas là pour le faire. Une tâche de plus. Avant, elle venait me chercher le dimanche, montait ses sacs et mettait elle-même la laveuse en marche. Des détails, des détails, je sais mais chacune de nos décisions a des implications. C'est la vie. On décide et on assume. Ou bien, on ne décide rien et on attend que la vie décide pour nous. Pas bon en général. Faut s'assumer.

Le lien avec le pied sur le frein? Et bien, j'ai des projets de diverses natures qui mijotent mais je pense toujours que je les mettrai en branle quand mon condo sera en ordre, repaint et décoré. C'est fou hein? Le plus fou, c'est que je ne peinture pas, que je ne décore pas et que je ne suis jamais là et que quand j'y suis, je suis à l'ordi. Alors, je ne vois pas très bien comment ce condo va se peindre et se décorer tout seul! Mais on dirait que c'est seulement maintenant, ce matin, que je le réalise.

Je me freine donc moi-même dans mes projets.

Réalisation.

Action?

Laquelle?

Laisser le condo tel quel et réaliser mes projets?

Me botter le derrière et aller acheter de la peinture?

Il n'en dépend que de moi. En attendant, je prends mon super char vérifié jusqu'au moindre boulon et je vais fouiner au Costco. J'aime ça fouiner au Costco.

jeudi 24 octobre 2013

Blablabla

Vu l'entraîneur ce matin. Je suis arrivée là en boitant (mon épine de Lenoir!) et avec un début de mal de dos. J'en suis sortie en boitant encore (ben quoi, il ne fait pas de miracle, l'entraîneur!) mais avec le dos solidifié et une bonne fatigue physique accompagnée d'énergie morale. Pas si mal! J'ai déjà mon auto et je viens de manger le repas prescrit dans mon nouveau régime qui s'appelle "Shred revolutionary diet. 6 weeks 4 inches 2 sizes" et j'interdis à mes lecteurs/trices de rire de moi!

J'aime ça les diètes et les nouvelles diètes et les programmes qui te disent quoi manger et combien et quand. J'ai un petit sourire en coin cependant et comme ce n'est pas ma première fois, je suis modérée. Je pesais 171.4 livres ce matin. Si ça va en descendant et même tranquillement en descendant et si je pèse moins de 166 livres lors de mon rendez-vous médical de début janvier, je serai heureuse et satisfaite. Et si c'est encore moins, je sauterai de joie évidemment.

Mon but ultime serait de peser 150 livres. Un jour.

Le programme Shred écrit par un doc, prescrit plein de petits repas et collations par jour. On ne reste jamais plus de trois heures sans manger. Et malgré ça , je réussis à avoir faim quand même! Et puis, du cardio six jours sur sept. Pas vraiment commencé ça encore, le cardio. C'est dans mes plans. Demain.

mercredi 23 octobre 2013

Histoire de char

J'ai été arrêtée par la police lundi après-midi. Je venais d'aller conduire 22 ans chez elle, on était allées manger des crêpes chez ma mère faites par les habiles mains de son chum. Des crêpes, du sirop d'érable pur et du café... instantané! C'est ça qu'ils boivent, ma mère et son chum, du café instantané.

On a beaucoup parlé. Il y a de la chicane dans la famille. Intéressant. Ben oui, il y a quelque chose d'intéressant dans le fait que six soeurs qui ont entre quatre-vingts et quatre-vingt-onze ans se chicanent. Tant qu'il y a de la vie, il y a ... de la chicane? 

Je rentrais donc au volant de mon jeune bolide de onze ans quand la police m'interpelle. Vos feux de freinage sont brûlés, madame. Je ne le savais évidemment pas, je ne vérifie pas ça des feux de freinage. Il voit bien que je suis l'innocence en personne et me donne un 48 heures. Mais sur le papier en question, il est écrit "vérification mécanique". Je dois faire réparer ce qu'il y a à réparer et ensuite me rendre à un garage mandataire de la SAAQ pour faire vérifier que tout va bien. D'accord. Simple.

Je me rends donc chez mon garagiste de quartier. L'ancien quartier, je suis fidèle, moi. Il me dit qu'il va tout bien regarder et de ne pas m'inquiéter. Je le paie...  888.88$! Oui, ce sont les vrais chiffres. Il a changé les freins avant et arrière et d'autres affaires en plus de la mise au point d'hiver que j'ai fait faire tant qu'à être là. Il me dit que tout est beau.

Ce matin, j'avais rendez-vous dans le garage mandataire. Ce que je n'avais pas bien compris, c'est que le garage mandataire vérifie tout jusqu'à la moindre virgule. Chaque boulon est vérifié, chaque tube, chaque ...  ben tout, quoi, je ne m'y connais pas assez en mécanique pour vous décrire toutes les petites gugusses qui n'étaient pas parfaites ou conformes à cette inspection plus que minutieuse. Il m'en nomme tellement que, désespérée, je finis par lui dire que si ça dépasse mille dollars, je lui laisse l'auto, je l'abandonne lâchement et je me sauve.

Quelle naïve et innocente je peux bien être! Évidemment, le garagiste mandataire s'est arrangé pour que les réparations soient un petit peu en bas de mille dollars. Pas fou, pas fou!

Ils gardent ma bagnole deux jours et se chargent d'envoyer les papiers à la police et à la SAAQ. J'aurai même une vignette obligatoire et que je dois payer aussi prouvant que la voiture a bien subi une inspection complète.

Quand je dis que je leur laissais mon auto, si je ne faisais par réparer, je n'avais pas d'autre choix de toutes façons car sinon ce garage mandataire ne me délivrait pas le certificat de conformité.

Le char sera prêt demain soir.

dimanche 20 octobre 2013

Enfants et forme

Je lis le blogue "Les imparfaites" que j'aime beaucoup. Elles ont l'art de semer la controverse en disant simplement sans détours ce qu'elles pensent. Dans leur dernier billet (vous le lirez), il y a cette jeune maman ravissante, avec des abdos musclés et une taille fine, qui pose avec ses trois enfants de moins de trois ans et dit "Quelle est votre excuse?"

Et elle a raison! Les enfants sont l'excuse par excellence pour un peu tout: se laisser aller, ne plus sortir, se plaindre, mal manger. Je le sais, je les ai utilisés moi aussi. Quatre enfants et les gens sont impressionnés et ils te laissent tranquille. Ça marche même avec un seul!

Je n'en ai plus d'enfants à la maison (ou si peu!) et c'est tout aussi difficile de faire de l'exercice et de bien manger! Pour ce qui est de manger, non, c'est plus facile de bien manger et de manger moins parce que je n'ai pas la pression constante des trois repas par jour et du frigo plein. Je n'ai plus l'impression de passer ma vie dans les épiceries, Ça aide. Je suis d'ailleurs plus mince (ou moins grosse!) que lorsque mes enfants étaient petits.

Une chose que je ferais différemment avec ce que je sais. Je ne servirais plus de desserts. Je pense que j'en faisais supposément pour mes enfants mais en réalité c'était pour le plaisir que moi je retirais à en manger. Les enfants mangent ce qui est là. Des fruits pour dessert, c'est très bien et on n'a pas besoin d'autre chose.

Ceci dit, j'en engendré des minces. La plus jeune vient de perdre dix livres, ce qui est beaucoup quand on ne mesure que cinq pieds deux (c'est la plus petite en âge et en grandeur!) et elle entre maintenant dans la catégorie minceur, comme les autres. Elle a perdu ce poids sans efforts, tout simplement en vivant de plus en plus chez son chum. Gênée de se prendre une deuxième ou troisième assiette comme elle faisait chez moi, je suppose.

La maman de petit-fils, elle, a une taille mannequin. Longue. Une très jolie fille. Sa technique? Ne déjeune pas, ne dîne pas souvent et mange quand elle a vraiment vraiment faim. Quelques bouchées. Pas certaine qu'elle mange santé mais qu'en sais-je vraiment? Je ne la suis pas. Elle boit pas mal d'alcool quand elle sort, le digère mal et vomit souvent. Bref, un longiligne mannequin plus ou moins en santé. Mais c'est ma perception et elle est peut-être bien plus en santé que bien du monde. Elle cuisine pour petit-fils et est même une excellente cuisinière.

Ma grande qui a des problèmes de santé mentale et prend plein de médicaments dont une injection mensuelle, n'a pas grossi. Elle avait l'air anorexique avant, plus maintenant, mais elle n'est pas grosse du tout. C'est surprenant parce que l'effet secondaire le plus répandu des antipsychotiques de nouvelle génération est la prise de poids spectaculaire. Elle a été épargnée. Tant mieux.

Parlant de maladie mentale, je suis allée voir Tryptique de Robert Lepage hier et c'est le sujet principal du film. Gris et remarquablement bien joué, je ne recommande pourtant pas le film. J'en ai un peu beaucoup assez des films tristes et désespérés avec des lueurs d'espoir. Je veux plus que des lueurs, je veux me divertir. Je cherche des films drôles. J'ai trop pleuré et soupiré au cinéma. Je veux rire et m'éclater. Je cherche donc des films éclatants et lumineux et c'est très rare.

Mon fils est mince et il l'a toujours été. Un enfant qui adorait les épinards, j'ai plein de photos de lui bébé qui en mange à pleines mains! Sa femme aussi est grande et mince. Une autre qui mange peu et du bout des lèvres comme Maman de Petit-fils. Elles s'entendent d'ailleurs très bien.

jeudi 17 octobre 2013

Défi terminé

C'était mon trentième jour sans alcool hier. Je peux donc boire du vin au souper ce soir. Même pas certaine que je le fasse. Une bouteille ouverte, c'est beaucoup pour moi toute seule. Pas gaspilleuse, une fois ouverte, je vais boire tous les jours pour la finir. Solution, simple: les demi-bouteille. Ou bien congeler une portion de la grande bouteille. Le vin se congèle très bien sans en être altéré. En attendant de voir ce que je ferai, je ne boirai probablement pas aujourd'hui!

Je m'en vais faire une grosse épicerie au Costco avec ma grande fille. Je fais ça une fois par mois. Ça me dérange qu'elle soit pauvre. En fait, la pauvreté de mes filles (mon fils se débrouille très bien) est un frein à mes voyages. Un voyage, c'est la moitié de leurs revenus de l'année et des fois plus de la moitié. Gênant.

mardi 15 octobre 2013

Yoga et cinéma et ménage

C'est ma vie ces jours-ci. Mon frigo est vraiment vide. J'adore ça. Je ressens alors un grand sentiment de liberté. Je vais tout acheter à mesure. Pas d'excès donc. Ma fille de dix-neuf ans n'est à peu près plus ici et quand elle y sera j'achèterai à mesure pour elle aussi. Yoga ce midi avec la jeune prof qui nous fait suer, dans le bon sens du terme! Très cardio son cours. J'ai essayé la semaine passée et j'ai trouvé ça dur mais je retourne. C'est bien la difficulté, se pousser et être fière de soi. Ça implique avoir hâte que le cours finisse quelques minutes après qu'il soit commencé! Mais j'assume ça aussi. J'observe et je laisse passer, comme dirait mon autre prof de yoga, celle qui est zen et spirituelle. Je vais voir "Chez Lise" ce soir, film documentaire sur des gens qui souffrent de maladie mentale et Lise qui les héberge. Je vais bien.

lundi 14 octobre 2013

Une femme libre et les hommes

Comme je sais faire deux choses en même temps, hier, j'ai visualisé de multiples profils d'hommes et de femmes également de mon âge sur Réseau contact tout en regardant Tout le monde en parle. Mes constatations: il y a énormément de femmes et il y a peu d'hommes. Plusieurs femmes de soixante ans en ont l'air de quarante, c'est hallucinant. Et minces et allant au gym cinq fois par semaine en plus. Chose certaine, la vieillesse ne rejoint pas encore les femmes de cet âge. Alors, elles ont des profils époustouflants, de ravissantes coupes de cheveux, on les voit en croisière, en haut d'une montagne, à la plage, en habit-tailleur car elles ont également des carrières épanouissantes. Et toutes, elles voudraient bien un homme et un homme bien pour les accompagner au concert et en voyage.

Les hommes? Ils sont rares et cherchent souvent une femme plus jeune. Il y a bien des hommes de soixante-dix ans que j'ai trouvé intéressants, peu, mais il y en a. Non, je ne les ai pas contactés.  Pas assez motivée, je crois.

Alors, je me retire de nouveau de la course dans laquelle j'étais entrée un peu à reculons. Si je ne pognais pas déjà à 55 ans, les choses ne se sont pas améliorées cinq ans plus tard.

Je m'étais inscrite au départ pour encourager mon amie de 65 ans qui elle, en veut un chum et le dit et le désire et soupire et est prête à faire des efforts pour. Depuis trois mois qu'elle est là, avec photo et en ayant payé en plus, elle a eu un seul rendez-vous et le gars ne s'est pas présenté! On parle ici d'une jolie femme, mince et en santé, retraitée de la ville de Montréal qui fait de la rénovation immobiliaire de ses mains dans des maisons qu'elle achète. Pas n'importe qui!

Suis-je amère, aigrie, frustrée et mal baisée? Mal baisée, oui, pas baisée du tout plutôt! Mais le reste des qualificatifs ne s'applique pas. Est malheureuse celle qui le veut et moi, je me veux heureuse. Je m'adapte depuis longtemps (cinq ans) à la situation, j'ai baisé énormément dans ma vie antérieure, alors j'en ai fait provision.

Je ne ferme aucune porte mais je ne vais certainement pas vivre dans l'espoir de rencontrer quelqu'un pour faire des projets. Mes projets, je me les fais maintenant. Avec des amies, avec mes filles, avec moi! On y reviendra.

J'étais allée au yoga ce matin. Prof absent. Et cet après-midi, festival du Nouveau Cinéma. La vie est belle, je suis belle et fantastique et moi je m'aime et c'est très bien comme ça.

dimanche 13 octobre 2013

Éblouie

par la lumière vive de l'automne. Heureuse de vivre en santé. Hier, j'ai monté la montagne malgré ma fichue épine de Lenoir. J'ai décidé de faire comme si la douleur n'existait pas. Je vais faire la même chose en yoga, ne plus éviter les positions sur un pied. Marcher comme avant. Si ça m'empire vraiment, j'ajusterai.

Brunch dominical avec ma mère. Aucun enfant ne s'est manifesté. C'est correct. Je suis dans un sprint d'exercice. Fait du bien au corps et au moral. J'essaie de nouveaux cours. Poids: 172 livres ce matin. C'est certain que ça descend bien plus lentement que ça ne monte! Mais ça descend et on va continuer comme ça. Et puis, je pesais 175.8 livres le 5 octobre. Une perte de 3.8 livres en huit jours, ce n'est pas rien.

Festival du Nouveau cinéma, encore là, ça me rend heureuse. Mais je n'irai pas avant le soir, je ne veux manquer aucun instant extérieur de cette journée magique d'automne.

jeudi 10 octobre 2013

Handicapée

Dix-neuf ans ne se débrouille pas si bien que ça. Elle fait des erreurs de jugement, ne sait pas compter, se fie aveuglément à ceux qui gagnent sa confiance et sa confiance se gagne facilement. Comme là, elle est dans la religion par-dessus la tête, me parle du diable et de l'enfer, bref, elle a été convertie par son nouvel ami. Nouvel ami qu'elle voit de moins en moins, elle est donc pas mal tout le temps ici, ne fait rien, dort, fait des achats compulsifs, ne mange pas ma nourriture santé, d'ailleurs je ne cuisine plus pour elle, j'en ai assez de cuisiner de toutes façons. Non, je ne maigris pas du tout, au contraire. Je m'en fous un peu, juste un peu. Me semble que j'ai des problèmes plus grands.

J'ai peur d'être prise pour la vie avec Dix-neuf ans et d'en parler encore quand elle deviendra Vingt-neuf ans et Trente-neuf ans ...   En fait, je crains de partir en voyage sans elle parce que j'ai peu confiance en ses capacités de débrouillardise et de simple bon sens. Je suis devenue négative et ses belles qualités, je les vois moins. J'ai l'impression que je dois rester pour la protéger.

 Vingt-deux ans qui appelle hier soir, son fils a vomi, elle n'a plus de couvertures. Les couvertures ont l'air bien plus importantes que l'enfant. Elle rappelle encore et encore. Tellement que je décide d'envoyer Dix-neuf ans lui porter des sacs de couchage en autobus. Je ne peux pas conduire le soir. Une heure d'autobus pour se rendre là, minimum, avec des gros bagages. Dix-neuf ans, qui a tout de même bon coeur, accepte. Mais une fois cette solution trouvée, Vingt-deux ans la rejette. Va se débrouiller autrement et me raccroche la ligne au nez. Elle voulait quoi au juste? La voiture probablement. Pas clair. Ce matin, elle me dit qu'elle doit aller acheter un lit chez Ikea pour Petit-fils et ça semble urgent. Et puis, ses draps pleins de vomi, elle fait quoi avec. Pas de laveuse chez Vingt-deux ans, elle fait son lavage ici. Rince-les et je vais aller les chercher, que je lui dis. Mais je n'offre pas de lui laisser la voiture. Je la conduirai au magasin si elle veut acheter un lit au petit. Sevrage.

mercredi 9 octobre 2013

Déprimée à mon tour

Pas une journée très rigolotte. Je devais aller au salon de l'emploi avec 22 ans, elle a annulé et curieusement, je suis déçue. Je pense que je manque de stimulation et que ma vie est plate. Je déteste la vie de maison et tout ce qui s'y rapporte. Même cuisiner est une grande corvée. Quand je dis et pense ça, la seule solution que je vois est de retourner travailler pour faire quelque chose d'utile. Or, je pense à ça aussi depuis dix ans, comme le désir d'atteindre mon poids santé, sans jamais m'y mettre. Quand j'ai quitté l'enseignement, c'était pour faire autre chose. Et plus le temps passe et plus je deviens une vieille travailleuse et moins je pense pouvoir et vouloir travailler de toutes façons. Alors j'écris là-dessus pour rien du tout vu que je ne mettrai jamais ce projet en branle. Je tourne en rond.

Je n'ose pas utiliser ma lampe anti-déprime parce que j'ai lu que c'était néfaste en cas de glaucome. Et comme je suis sur le bord du glaucome en plus de tous mes autres petits problèmes aux yeux.

24 ans et 19 ans sont parties ensemble aujourd'hui. La grande était là depuis au moins quinze minutes quand elle dit  à la plus jeune "Faudrait te dépêcher un peu, j'ai pas le droit d'être stationnée où je suis." Évidemment, elle avait déjà une contravention. Dans la pauvreté avec une contravention de 50$ à payer. Pas énervée du tout la fille, faut dire que ses médicaments la gardent plutôt calme, mais quand même, je me suis demandé un instant si elle n'était pas retournée à sa job payante. Je le lui ai demandé. Elle a nié. Mais si c'était le cas, elle nierait de toutes facons, elle ne va plus à l'école le soir, je le sais par son chum, mais avec moi, elle fait toujours semblant d'y aller.  

On est responsable de sa vie et si ça ne tourne pas rond, c'est notre faute, je sais tout ça. C'est de moi et de ma vie à moi dont je parle.

Et puis, je me sens seule et  ça aussi j'en suis évidemment responsable. On se grouille, la fille. on se grouille. Demain.

Je m'étais inscrite sur réseau contact pour y accompagner une amie au départ. Ça ne pognait pas fort pour elle, pour moi non plus évidemment vu que j'avais mis le minimum de texte requis et pas de photo. Mais voilà que j'ai étoffé mon profil et mis une photo récente. Je ne pogne plus du tout, rien, niet, nada. Je m'en doutais mais la confirmation est faite.

J'ai mal partout. Ce nouveau cours de yoga d'hier était très énormément musculaire. Portée par l'action qui m'entourait, j'ai voulu suivre et j'ai suivi. Des chaturangas (push-up yoguiques), j'en ai fait énormément. Aujourd' hui, j'étais déjà douloureuse pour mon entraînement avec mon super entraîneur. Il ne m'a pas ménagée et là, j'ai de la misère à marcher et à bouger les bras. Je suis épuisée et j'ai le goùt de rien. Sauf de prendre un verre, ce que je ne ferai pas. Et de manger, ce que je ferai certainement et la privation n'est pas au menu ce soir. Mais si je ne fais pas attention, je ne vais pas maigrir car l'exercice ne fait pas maigrir, je le sais trop bien. Dilemne.

mardi 8 octobre 2013

Déprimée

Non, non, ce n'est pas moi qui suis déprimée. Je vais même très bien. C'est Dix-neuf ans. Elle s'est couchée à dix-sept heures hier alors que je préparais le souper. Ne s'est jamais relevée. Finalement, elle est dans la douche. J'ai essayé de lui parler avec douceur. Rien. Je ne peux pas l'aider si je ne sais rien et si je ne sais pas de quel genre d'aide elle a besoin. Mutisme.

J'en sais un peu plus. Elle a une amie, une grande amie originaire des Philippines. Elle l'a connue à son école pour enfants en trouble grave d'apprentissage. Famille tricotée serrée et très religieuse. Je suis amie avec eux, j'étais, plutôt, quand les filles étaient jeunes. À force d'acharnement, leur fille a fini par terminer son secondaire et entrer au cegep. Par acharnement, j'entends des écoles privées non subventionnées à dix mille dollars par année, des tuteurs, des cours le samedi et tout l'été, aucun loisir sauf des cours de piano. Elle pouvait venir voir ma fille, mais pas en métro, ses parents la conduisaient chez moi et venaient la reprendre après, même à vingt ans.

Mais voilà qu'au cegep, la liberté est plus grande et il devient impossible de vérifier chacune de ses allées et venues. Elle s'est fait un chum. Inquiétude majeure chez les parents. Et elle s'est mise à mentir. J'ai participé un peu à ça, par omission. C'est arrivé qu'elle vienne ici et qu'elle sorte et que je la couvre un peu. En tout cas, je n'ai jamais parlé du chum et pourtant, il était là dans les sorties. Je me serais sentie délatrice et en même temps, j'aime beaucoup les parents de la jeune fille. Je les aime mais je ne suis pas de leur bord pour ce qui est de la virginité attendue jusqu'au mariage. Trop c'est trop.

Entendons-nous. Cette jeune fille est profondément aimée et gâtée aussi. Rien de trop beau. Des anniversaires fêtés dans des restaurants de qualité avec tous les frais payés pour les nombreux convives. Je le sais, j'étais invitée avec ma fille!

Et voilà qu'il y a quelques jours, la mère appelle et demande à parler à sa fille. Pas là sa fille et je le lui dis. Oupelaye! Inquiétude dans la voix de la mère. Elle lui avait dit qu'elle était chez nous et elle  ne répond pas à son cel. "Si j'ai des nouvelles, je vous rappelle aussitôt. Ma fille n'est pas ici pour le moment." que je lui dis en anglais (ils n'ont jamais vraiment appris le français).

Et le lendemain, Dix-neuf ans reçoit un téléphone de cette amie préférée qui lui dit être à l'hôpital et d'appeler sa mère pour plus de détails. On lui a enlevé son cel et elle n'a droit qu'aux visites de sa mère. Ma fille m'a demandé de téléphoner parce qu'elle n'est pas assez à l'aise en anglais au téléphone. Le numéro ne marche plus. La famille est déménagée cet été. Je pense que c'était pour éloigner leur fille du chum en la changeant de cegep (interprétation possiblement fausse). J'ai laissé un message sur le cel du père et il n'a pas rappelé. Le cel de la jeune n'est plus en service. On fait quoi? Ma fille est une amie fidèle. Elle est inquiète et catastrophée.

lundi 7 octobre 2013

Défi sans alcool

J'en suis à la vingtième journée. Facile mais ce soir, j'aimerais beaucoup ouvrir une bouteille de vin avec le super souper santé que j'ai prévu. Salade verte, kale revenu dans l'huile d'olive avec de l'ail (une recette de Pierre si je ne m'abuse), patate sucrée et filet de truite. Un peu de rouge serait délicieux avec ça. Mais non, je tiens. De l'eau minérale citronnée ce sera. Le défi se termine le 17 octobre et je commence vraiment à avoir hâte.

Exercice tous les jours mais exercice que j'aime. J'ai décidé de ne pas me précipiter dans un peu n'importe quoi et surtout pas n'importe quoi que je suis certaine de détester. Les recherches se contredisent. J'en ai lu une récente qui dit que pour faire baisser le cholestérol, rien ne vaut la musculation! Dans Passeport santé. Coudons. Ce que je retiens, c'est que faire ce qu'on aime paie à long terme car il y en a justement du long terme si on aime ça.

Voilà mon programme prévu de la semaine:

Lundi, yoga avec professeure 90 minutes (fait!)

Mardi, même chose, 60 minutes (nouveau prof que je vais essayer)

Mercredi, musculation avec entraîneur. Il a augmenté le niveau et je sors de là à moitié morte, ce qui est très bien. Je le paie pour me pousser. Merci entraîneur tortionnaire.

Jeudi, piscine.

Vendredi, yoga en salle avec professeur, 90 minutes (un autre nouveau professeur!)

Samedi, yoga en salle avec professeure, 75 minutes

Dimanche, musculation par moi-même au gym si j'ai le courage ou bien repos ou bien monter la montagne.

Il y a beaucoup de yoga? Oui! et j'aime ça comme ça! Le gym a ajouté de nouveaux cours de yoga et j'ai bien l'intention de les essayer.

Succès parental

Les parents de Petit-fils ne portent plus à terre. C'est qu'il est encensé à l'école. Bon comportement, enthousiasme, respect des règles, leadership, intérêt pour les activités, plein d'amis, sens de l'effort, attention développée, autonomie. En veux-tu, en vlà, il croule sous les compliments oraux et écrits (il a reçu une première communication, un genre de bulletin) tant de la part de la professeure que des éducateurs du service de garde.

La famille élargie y fait pour beaucoup et particulièrement l'autre grand-mère chez qui il vit toujours avec son papa. Mais les premiers responsables de cet enfant, ce sont bien ses jeunes parents et ils ont raison d'être fiers. Je le suis aussi. Et ça a été une excellente décision de leur part de l'envoyer à l'école à quatre ans au lieu de le laisser à la garderie. Il était prêt, c'est évident.

Je suis heureuse et rassurée. Moi, je m'occupe plus du côté culturel, parce que j'aime ça. On va voir des spectacles ensemble et on fréquente la bibliothèque. Il est curieux et attentif et c'est un grand plaisir de partager sa compagnie.

Ma fille a gagné son point. Elle s'en occupe la semaine et le père le prend toutes les fins de semaine. Ça va quand même très bien parce que je vais souvent le chercher la fin de semaine pour nos spectacles. Il a l'air heureux quand je vais le chercher et quand je le ramène aussi.

Et puis il y a de la souplesse dans l'arrangement de garde des parents. Ils se chicanent nettement moins, tout heureux qu'ils sont de leur succès parental!

samedi 5 octobre 2013

Tel que promis

... à moi-même, voilà mon poids du jour: 175.8 livres. J'hésitais à l'afficher mais la meilleure attitude et  me semble que c'est Rosabelle Mélanie qui a écrit ça, c'est d'affronter la réalité en face, pas de se la cacher et de faire comme si tout allait bien.

L'important, c'est de se reprendre en main, ici, maintenant et dans la joie. Voilà. Je reviens du yoga, ça aide beaucoup pour la joie et la concentration.

Je ne suis pas découragée. Cent fois sur le métier remets ton ouvrage. Rome ne s'est pas bâtie en un jour. Petit train ira loin. Un jour à la fois. Des maximes, en veux-tu, en vlà!

Puisque la nourriture me console tant que ça, trouvons une autre consolation!

Je ne sais pas trop laquelle.

Pas l'alcool! Je fais un défi trente jours sans alcool et puis, c'est se créer un autre problème.

L'exercice intensif produit des endorphines qui sont des hormones du bonheur et coupent même l'appétit. Ça pourrait être ça.

Il fait beau, il faut emmagasiner ce soleil. Alors, ça se passera dehors aujourd'hui.

vendredi 4 octobre 2013

Affronter

J'ai repris du poids et n'ai pas encore commencé quoi que ce soit pour le perdre. Je pense même que je continue à en prendre. Je ne le sais pas clairement vu que je ne me pèse plus ce qui est mauvais signe dans mon cas.

Bon, bon, bon, je vais continuer à me punir combien de temps encore? C'est vrai que ça ne marche pas depuis dix ans, c'est vrai que j'ai l'impression d'avoir Échec écrit en gros dans le front, c'est vrai que je mange n'importe quoi, n'importe quand et n'importe comment. Mais...

faut que ça arrête à un moment donné. Et ce moment sera demain matin. Voilà. Décidé.

Demain matin, je me pèse et j'affiche et j'affronte mon poids. La honte, la culpabilité, les cachettes, ça ne me mènera nulle part. Fini.

Il y a comme une petite voix défaitiste dans mon subconscient qui me dit : mais pourquoi tous ces efforts vu que ce que tu perds à coup de grands efforts, tu le reprends à chaque fois?

Je réponds que même si je reprenais ce que je perds, ce qui n'est pas totalement impossible, faut être réaliste, même si...  cette perte et reprise fait tout de même que je ne pèse pas 300 livres. Parce que si je laissais aller tout le temps, c'est ça ou plus que je pèserais. Alors, même avec mon yoyo, je suis en surpoids mais bien moins en surpoids que si toutes les valves étaient ouvertes tout le temps.  Pas certaine que mon raisonnement soit clair pour mes lecteurs(trices) mais moi, je le comprends! (heureusement!)

Je me sens moche, grosse, vieille et redondante. Mauvaise soirée. Et l'ami de Dix-neuf ans va venir coucher ici en plus. Et puis, je rencontre mon maire à dix-sept heures au coin de la rue! Bon, allez un peu de ménage. Tout ira mieux demain.

Sprint de médecins de famille

C'est l'abondance! Vingt-deux ans en a trouvé un, Dix-neuf ans aussi et mes amis qui venaient de voir le leur partir à la retraite, également! Et le tout très rapidement ( 2 à trois semaines) et avec un doc tout près de chez eux. Inscription par internet. La vie est belle.

jeudi 3 octobre 2013

Maison, crêpes, voiture et infirmière

Je n'aime pas la maison. Me rend malheureuse la maison. Sortir me fait du bien. Alors, je suis tout le temps partie. Néglige l'essentiel comme le paiement de mes comptes. La plupart se paient tout seuls mais pas celui du Costco. Je vais remédier à la chose. 27$ de pénalité, je me trouve ridicule, moi qui suis si économe en général. Moi qui ferais bien la leçon à mes filles pauvres qui mènent des vies de riches. C'est au conditionnel parce que non, je ne fais la leçon à personne. J'ai appris à me taire. Vu ma mère aujourd'hui, elle m'a invitée pour des crêpes et j'ai dit oui! C'est parce que j'ai enfin ma voiture. Je l'apprécie énormément. Faut bien que quelque chose nous manque pour réaliser le plaisir qu'un objet pour me déplacer peut apporter. Alors des crêpes chez maman chérie, c'est son chum qui les faisait. Ma mère ne fait plus rien et en semble ravie! J'étais allée voir l'infirmière le matin. Pas la doc mais on m'a demandé ma carte d'assurance-maladie. J'ai protesté. C'est rare que les gens questionnent, je l'ai bien vu à l'air ahuri de la secrétaire." Euh... c'est au cas où la docteure aurait besoin de vous voir."

 -Vous entrez ma carte au cas où la docteure me verrait?

-C'est ça.

Foutaise, elle n'était même pas là la doc. J'avais vu sa porte fermée et aucun dossier dans le présentoir de la porte. Mais il y avait de pauvres patients qui attendaient derrière moi et qui deviendraient impatients si je persistais dans mes questions fatigantes. On ne questionne pas, on subit, on est malades. Je ne suis pas malade justement, bien que... on en reparlera quand j'aurai les résultats des tests.

Il y a mon taux de cholestérol qui est toujours et même encore plus élevé. C'est l'infirmière qui me parlait de ça. Manger moins de produit animal. Ben, coudons, je suis végétarienne, je vois mal comment je pourrais manger moins de produits animaux que pas du tout! Le poisson, c'est correct, même bon pour le cholestérol. L'exercice et le poids, que je lui demande. Le poids, non, il y a des gens minces qui font du cholestérol (mes lectures ne disent pas ça, mais coudons, tant de contradictions sur ce sujet). Exercice, oui, cardio pas musculation.

Elle a tout faux. Musculation c'est bon aussi pour faire baisser le cholestérol et maigrir aussi. Mais elle est calme, jolie et gentille . Contente de vous avoir rencontrée que je lui dis, et c'était vrai.

Suis rentrée motivée à faire plein d'exercice. J'avais été coincée dans le trafic de fin de journée. Pas grave, je suis zen et j'écoutais la radio. Et il est presque dix-neuf heures et j'en ai pas fait d'exercice encore. Avec la voiture, c'est pire que pire, je ne marche même pas.

Et je me dis que j'irai tôt à la piscine demain matin, dès son ouverture. Normalement, c'est le jeudi la piscine. Là, ce sera le vendredi. Je ne bouge plus. Home, sweet home. Je fais une croustade et l'odeur embaume la maison.

Le défi sans alcool? Très facile. Seizième jour. Je n'y pense même plus. Intégré. Et mon verre de vin ne me manque pas.

mercredi 2 octobre 2013

Le truc de ma fille

On est allées manger ensemble ma Vingt-deux ans et moi lundi et elle m'a rappelé que son fiston faisait déjà ses nuits à trois mois. J'étais impressionnée pas à peu près. "Ça s'est fait tout seul?"

-Pas du tout, j'ai suivi la technique de ma sage-femme qui venait nous voir à la maison.

(Ma fille a eu la chance et le bonheur d'avoir Isabelle Brabant comme sage-femme! Tout à fait gratuitement, dans le cadre de la Maison Bleue.)

-Et c'était quoi la technique?

-Elle nous a expliqué qu'à trois mois, on doit toujours donner le sein à la demande mais que là, c'est le temps d'apprendre au bébé à s'endormir tout seul. Avant, il est trop tôt, après, il va résister davantage. Trois mois, c'est l'âge parfait.

-Et tu fais ça comment?

-Le soir, j'allaite le bébé mais je l'empêche de s'endormir au sein. Je joue avec après la tétée, ou bien je lui donne son bain. Oui, c'est ça, on lui donnait son bain! Et là, on le couche, on lui chante des chansons, on lui dit bonne nuit et on sort de la chambre.

-Et il pleurait?

-Des fois un peu, oui, mais ça ne durait jamais bien longtemps. Et après quelques jours, il ne pleurait plus du tout. C'est une méthode tellement facile et douce que je ne comprends pas de quoi les autres parents parlent quand ils disent que leur bébé ne fait pas ses nuits.

-Mais quand même, il devait se réveiller la nuit. C'est bien jeune trois mois.

-Il faisait six heures en ligne et se réveillait et là, j'allais le chercher et je l'allaitais couché avec nous et il pouvait filer une heure ou deux de plus encore.

mardi 1 octobre 2013

Mes enfants

Je lâche prise de plus en plus. Je dis ça alors que je me suis levée de bonne heure pour chercher un centre d'éducation pour adultes qui aurait encore de la place pour Dix-neuf ans. De plus en plus ne veut pas dire complètement, eheh! C'est qu'elle n'est pas là, Dix-neuf ans, encore chez son ami qui n'est pas son amoureux mais que de toute évidence, elle aime. Et hier, c'était lundi et sa conseillère au centre d'emploi pour les jeunes lui avait donné le nom d'une école où elle devait appeler de bonne heure pour avoir une place. Elle ne l'a pas fait. Dormait. Était chez son ami masculin. Misère! J'avais eu envie la veille (dimanche) de le lui rappeler et de lui dire que j'allais l'appeler le lendemain pour la réveiller et qu'elle réponde donc! Je me suis retenue. C'est une adulte. Elle en parlait depuis un mois de ce fameux appel qu'elle devait faire le 30 septembre au matin, cet appel qui lui assurerait une place. Jamais je n'ai pensé qu'elle ne se lèverait même pas pour le faire! Il n'y en a plus de place à cette école. Si vous croyez que c'est simple de retourner aux études, euh.. non!

Bon, on décroche. Déception.

Et l'autre là, la grande et svelte 22 ans qui a l'air d'un mannequin, ne travaille pas cette semaine. C'est que c'est une agence qui l'a placée là où elle est.  Le vrai employeur, c'est l'agence et la compagnie où elle est paie l'agence 23.95$ de l'heure pour ses services mais elle, elle n'en touche que 15$. Et la compagnie la fait travailler le moins possible, dès que ses services ne sont pas requis, on la retourne à la maison. Elle finit toujours tôt, des fois on l'appelle le matin pour qu'elle ne rentre pas et vendredi dernier, on lui a dit qu'on n'avait pas besoin des ses services du tout la semaine suivante. Mauvais choix au départ que de travailler pour une agence, aucuns avantages sociaux et de mauvaises conditions précaires. Je ne le savais pas qu'elle travaillait pour une agence. On est allées dîner ensemble au restaurant hier, jasé un peu, pas tant que ça. Elle dit qu'elle a sept ans pour organiser sa vie, le temps que son fils entre au secondaire. Je n'ai pas fait de suggestions. Je me sens dépassée.

L'autre fille, la grande 24 ans qui est petite en grandeur et toute mince avec de gros seins, je ne l'ai pas vue. Elle devait venir aux pommes avec nous samedi mais a annulé parce que ses yeux révulsaient, a-t-elle dit. Vingt-deux ans s'est offerte pour aller lui porter les pommes que j'avais cueillies pour elle. Bon moyen de garder encore un peu ma voiture que je lui avais réclamée étant donné qu'elle ne travaillait pas. Habile cette 22 ans! M'a dit que 24 ans semblait bien aller à première vue.

Mon fils? Rien à dire. Heureux. Fiou!

Petit-fils? Extraordinaire enfant! Sa mère (ma 22 ans) était sortie (le petit se faisait garder chez nous) et avait trop bu la veille de la journée aux pommes qu'elle avait elle-même organisée. Elle se cachait entre les pommiers pour vomir. Lui semblait habitué à ce que ce genre de chose arrive et n'en faisait pas trop de cas. Il a une bonne nature heureuse et rigole facilement.  Il était tout fier de grimper dans l'échelle pour cueillir ses pommes. Il adore la maternelle 4 ans mais revient brûlé à la maison. Ses parents n'ont pas de misère pour le coucher tôt, c'est lui qui le demande!

lundi 30 septembre 2013

Yoyo ou l'art d'afficher ses échecs

janvier 2013      174.8  livres

février 2013       170.4

mars 2013          165.6

avril 2013           164.2

mai 2013             165

juin 2013             164.8

juillet 2013          168.2

aoùt 2013             171.4

septembre 2013    169

30 septembre        174.4

Faut voir la réalité en face. Mon histoire de perte et de prise de poids est un éternel recommencement depuis dix ans.

Ceci dit, ce n'est pas parce que ça n'a pas marché pendant dix ans que ça ne pourra pas marcher à un moment donné. Faut que je trouve la bonne formule.

J'en connais plusieurs.

Chose certaine, mon orgueil en prend un coup. J'ai annulé mon rendez-vous avec le spécialiste du Chum qui m'avait tant félicitée pour ma perte de poids il y a six mois. Remis en janvier le rendez-vous. Je pesais 166.6 livres quand je l'ai vu il y a six mois et je ne vais certainement pas le revoir avec une once de plus.

Je continue le défi sans alcool. Je trouve que c'est une excellente idée.

Pour le poids, je sais quoi faire. Il y a plusieurs formules et elles se valent toutes. Écouter mon appétit ne fait pas partie des solutions retenues, je viens encore de le constater. Je l'ai bousillé mon appétit avec tous les régimes que je me suis imposés dans ma vie  et j'ai à la base une relation malsaine avec la nourriture. Alors, évidemment que je dis à toutes celles qui ont un poids correct et acceptable de ne pas faire de régime.

Ce qui me sauve de l'obésité morbide, c'est tout de même que je réagis toujours quand je dérape et je me ramène sur le droit chemin. Atteindre mon poids santé ne fait plus vraiment partie de mes objectifs. Trop ambitieux pour moi. Revenir à 166.6 livres (ou plus bas évidemment!), ça serait bien correct.

vendredi 27 septembre 2013

Dixième jour sans alcool

Fafa bébé.

Stabilité

Ma fille qui a une maladie mentale (ou plusieurs) entraînant des psychoses va relativement bien. J'ajoute relativement à la phrase parce que, à chaque fois que j'ai dit ou pensé qu'elle allait vraiment bien, elle rechutait. Je suis donc prudente. Elle est très médicamentée, une injection mensuelle d'antipsychotique, une autre pilule le matin et une autre le soir plus une autre pilule pour contrer les effets d'une des pilules, soit les yeux qui révulsent. Mais avec tout ça, elle a retrouvé sa tête et sa logique. Elle est cependant très fatiguée et dort beaucoup. Pas trop de vie sociale non plus. Elle étudiait le soir pour finir le secondaire mais a abandonné et ne veut pas que je le sache. L'information me vient de son chum. Elle livre les journaux avec lui la nuit mais il me dit que des fois, elle s'endort dans la voiture. Elle fume comme une cheminée ce qui est le cas de 90% des personnes sujettes aux psychoses. Le fait que son chum fume aussi et ne parle pas d'arrêter n'est pas aidant. Je leur fais une grosse épicerie par mois. Sinon, je n'en entends pas beaucoup parler.  Demain, on ira la chercher pour aller aux pommes. Son chum ne vient pas. En quatre ans, je l'ai vu une seule fois son chum.