dimanche 26 juillet 2015

Vie sportive

Je me suis remise au yoga et j'adore. L'effort, l'endurance qui se développe, la cohésion du groupe, les professeurs. tout. Je me trouve pas mal chanceuse d'avoir une si bonne école près de chez nous. Je l'ai faite ma chance, je le savais que je déménageais dans un coin yoga. Plein d'écoles en fait. Un immense choix. Un bassin riche. 

Je suis un peu tannée de l'aquaspinning. Je vais voir si je me réinscris à l'automne. Je suis consciente des nombreux bienfaits que cette discipline apporte mais je regarde constamment l'heure en ayant hâte que ça finisse. L'autre prof, le gars, était très motivant et imaginatif et ça passait plus vite. Là, c'est long longtemps. 

L'aquajogging, ça j'aime. Beaucoup. Varié et motivant. 

Les sports aquatiques, c'est avec ma fille ainée. Important pour elle, l'exercice. Alors, je vais voir ce qu'elle en dira à l'automne et quels seront ses choix et je pense que j'irai avec elle, que ça me tente ou non. Elle préfère cependant l'aquajogging à l'aquaspinning, tout comme moi. Il y a l'aspect nouveauté qui joue aussi. Pour l'instant, je vais aux deux cours, aquajogging le lundi et aquaspinning le vendredi. Vivons ça un jour à la fois! 

La musculation en salle avec l'entraîneur, je ne m'en ennuie pas du tout. J'avais dit à mon entraîneur que je revenais en août mais je vais lui texter que je ne suis pas libre et remettre le retour au gym à septembre. Je verrai rendue là. 

Alors, mon programme actuel, c'est du yoga tous les jours et les sports aquatiques deux fois par semaine. Je marche peu car mon épine de Lenoir est revenue. Je n'en fais pas de cas mais les grandes randonnées qui durent des heures, j'évite à cause de la douleur. 

J'apporte mon maillot quand on va voir ma mère le dimanche et ces temps-ci, on nage presque tous les dimanches dans sa piscine. 

Parlant de nager, j'avais payé un cours privé à mon petit-fils dans la piscine de son aïeule justement. Dimanche passé. Mon fils et la mère du petit ont assisté. Il ne voulait plus continuer. Mon fils l'a remis à l'eau et lui a dit de cesser ses caprices. Il a fait une crise. Mon fils n'a pas cédé. Ma fille (la mère de Petit-fils) ne s'est pas interposée mais est revenue en pleurant de la piscine. Faut dire qu'elle pleure facilement, très facilement. Bon, là, le petit ne veut plus rien savoir de la piscine. Dit qu'il apprendra à nager quand il sera un adulte. Jeudi dernier, son camp de jour allait justement à la piscine. Il a dit qu'il refuserait d'aller dans l'eau. Je lui ai dit qu'on était pas là pour le surveiller et qu'il fasse donc ce qu'il veut. 

samedi 25 juillet 2015

Fin de l'épisode boulimique

Bon, ça va faire! Fini l'apitoiement et le mangeage sans fin et le poids qui se reprend et la fille qui semble complètement sans défense contre les attaques sournoises de la nourriture. 

Eh oh! C'est toi qui est responsable de ce qui entre dans ta bouche, personne d'autre. Tes filles te font c....? Non, elles te font m..... , on le sait! Pas vrai, pas vrai, personne d'autre que toi-même ne te fait manger. Tu es une adulte responsable de tes actes. Assume! 

Bref, après m'être sérieusement parlé comme ça, j'ai décidé de me reprendre en main drette-là, en ce beau magnifique samedi d'été. 

D'abord, constater les dégâts. Ouf! 75.3 kilos ce matin, soit 166 livres. Non, je n'entre plus du tout dans mes pantalons dix ans et mes jupes non plus ne me font plus. J'entre encore dans mes pantalons de yoga, mais c'est serré. Bref, je n'ai plus rien, ou si peu, à me mettre. 

Avec du myfitnesspal suivi à la lettre et une super alimentation santé et délicieuse, tout va rentrer dans l'ordre. Faut prendre un peu de temps quand même. Les livres s'accumulent beaucoup plus rapidement qu'elles ne se perdent, mais je suis sur la bonne voie. 

La crise est finie. 

Je me sens déjà beaucoup mieux. Apaisée. J'irai au yoga cet après-midi. Tout va bien. 

vendredi 24 juillet 2015

Manger

On pourrait croire qu'à mon âge et ayant eu un problème alimentaire depuis une trentaine d'années, je saurais quoi faire. Je sais quoi faire en effet. Mettez-moi n'importe qui ayant besoin de maigrir entre les mains et je saurai absolument quoi conseiller. Et si mes conseils sont suivis, ça marche!

Mes propres conseils pour moi-même marchent aussi, si je les suis. Là, je ne suis rien du tout. Je ne cuisine pas mais je mange! Je n'écris rien non plus et ce matin, je ne suis même pas allée à mon aquaspinning. J'avais de bonnes raisons, avec l'estomac totalement  à l'envers. 

Pourquoi je me maltraite comme ça? Pas totalement clair. Bon, il y a eu le Costco le lendemain de ma visite d'accompagnement à l'hôpital psychiatrique. je me suis retrouvée avec des quantités ingérables de nourriture. Ça me fait paniquer un frigo plein. Je suis incapable de jeter, je ne sais pas à qui donner, du yogourt, du kéfir et du fromage, ça se congèle mal. J'ai une tonne d'avocats achetés ailleurs, dans une grosse vente et à un prix dérisoire et mon frigo était déjà plein de fruits. Bref, un frigo plein, ça me fait manger. Trop. 

Il y a aussi ma Vingt et un an qui s'est pointée ici (euh... elle y habite!) et qui elle, mange et réclame à manger. Je me sens incapable de cuisiner. Pourquoi donc? Pas clair. Parce que je suis en débandade probablement. Hier on est allés tous les trois, avec Petit-fils au Frite alors, hamburger, bière, poutine. Rien de trop beau. Tout le monde était bien content. Ouache! Je m'enfonce

Il y a Petit-fils aussi qui est super difficile. Mais il y a surtout moi. 

Alors, je ne calcule rien, je ne fais plus d'exercice, je mange tout ce qui me tombe sous la main y compris du chocolat et des brioches que je suis allée acheter et évidemment, je ne me pèse pas. 

L'histoire d'achat de voiture de ma Vingt-quatre ans, j'ai vécu ça de trop près. Son fils était ici et elle me textait ou m'appelait en pleurant. Dès le début, je lui ai dit qu'elle pouvait utiliser pour la voiture un cinq mille dollars que je voulais lui donner pour son futur condo. Et ensuite, elle s'est abonnée à Protégez-vous mais c'est moi qui faisais les lectures et les recommandations. Ouf! Son stress, je l'ai pris sur moi beaucoup. Pas sa faute à elle, je suis bonne là-dedans, m'énerver pour les autres et des fois à leur place. 

Petit-fils ne sera pas avec moi la semaine prochaine, ni au camp de jour. Sa mère a décidé à la dernière minute (lire à la fermeture du camp de jour cet après-midi) de changer la semaine prochaine de camp pour la semaine suivante. Je m'en suis occupé pour elle et ça a été possible. Elle aura donc la possibilité de passer sa semaine de vacances avec lui. 

Il est avec son père actuellement Petit-fils. Je suis allée le lui mener en autobus, on s'était donné rendez-vous sur un coin de rue. Ils étaient bien contents de se voir. 

mercredi 22 juillet 2015

Je ne dors plus

On parlait du sommeil de ma fille avec sa psychiatre hier matin. L'insomnie étant dans son cas le premier signe de psychose. Et voilà que c'est moi qui ne dors plus.Trop de choses dans la tête, trop de responsabilité, trop de poids sur mon corps aussi. C'est fou ce que ça me déprime ce poids en trop. Déjà, en réglant ça, je règlerais bien des affaires. Je m'allègerais considérablement. J'y travaille un jour ou deux et je bousille mes efforts le jour d'après. Karma. Pattern. Changer ça? Il n'y a que moi qui peux le faire. 

mardi 21 juillet 2015

Une petite bière

Je n'en bois jamais. Même que je n'aime pas ça. Et pourtant, j'en bois une ce soir, une "L'assoiffé", brune belge. J'ai arrêté de boire de la bière quand j'ai su que c'était terrible pour la glycémie (j'étais alors intolérante au glucose) et parce que je préférais de beaucoup le vin. Ce qui me fait penser que je n'ai pas ouvert de vin depuis longtemps et que ça ne me manque pas tant que ça. Depuis que je veux maigrir en fait et retrouver mon fameux poids santé dont le chiffre le plus élevé à chuté en même temps que mes vertèbres s'affaissaient. J'en suis donc plus éloignée que je ne l'ai déjà été. 

J'ai toujours faim. Je sais il faut contrôler. J'y arrive fort bien certains jours et d'autres non. Aujourd'hui, c'était non. 

La mère de Petit-fils, ma fille du milieu qui a 24 ans, veut s'acheter une nouvelle voiture. Celle que je lui ai donnée a treize ans, ce n'est plus une jeunesse. Ses pneus d'été sont finis et ceux d'hiver aussi. Elle ne veut plus mettre d'argent là-dessus. C'est un grand stress l'achat d'une nouvelle voiture, elle est donc stressée et larmoyante. Me texte des trucs comme "Il pleut mes pneus sont finis. Si jamais je glisse et me tue en venant chercher W (son fils), dis-lui que je l'aime." Bon, chers amis, non, je ne me mets pas à pleurer quand je reçois ce genre de message. 

Elle arrive tard, très tard pour venir chercher son fils le soir. Elle ambitionne, comme on dit. Je suis bonne poire mais là, un peu tannée. Surtout quand je manque le yoga comme ce soir .Alors, je me suis ouvert cette bière et elle est bonne, je dois dire. Surtout avec des cachous. Est-ce que j'ai tout écrit sur my fitnesspal? Oui, je l'avais fait, mais rendue à la bière et aux cachous, j'ai arrêté. 

Ça m'a épuisée d'aller chez la psychiatre avec ma plus vieille. Vidée. 

La plus jeune est passée faire un tour. Oui, elle vit toujours ici officiellement, non, elle n'y est jamais. Vient se changer et retourne chez ses amies. Sa demande à l'IVAC a été acceptée, maintenant, il faut qu'elle communique avec eux pour demander des services. Compliqué ça. Jamais là et pas intéressée. Et c'est très difficile de s'expliquer et même de comprendre au téléphone quand on est dysphasique. 

Petit-fils et moi, on s'aime beaucoup mais on commence à se tomber sur les nerfs. On se voit trop. 

Je suis fatiguée, je l'ai dit? Je suis fatiguée. 

Pas vraiment déprimée, mais fatiguée, oui. Je fais toujours du sport, hier aquajogging le matin et yin yoga le soir. Aujourd'hui, j'aurais bien voulu retourner au yin yoga qui me fait tant de bien. Ma fille est arrivée trop tard. Il y avait deux autres classes de yoga plus tard, du flow, mais ça ne me convenait pas. Pas envie de me pousser dessus. 

Cinéma? Bon soir pour ça avec les billets à demi-prix le mardi. Mais je suis trop fatiguée pour ça aussi. Pour me rendre. J'ai deux salles de cinéma de répertoire à distance de marche mais rien ne m'y tente. Je cherche du défoulement et de la relaxation. Alors pas de film trop songé. Un film drôle pas trop niaiseux mais même niaiseux un peu conviendrait. Il n'y en a pas dans les cinémas de répertoire. 

Moi maintenant

Je rencontre la psychiatre de ma fille ce matin. La nouvelle dans le nouvel hôpital. Plus si nouvelle que ça, doit faire près d'un an qu'elle suit ma fille mais quand même, c'est nouveau ce qui se passe, l'ancienne psy, je n'avais jamais été invitée à la rencontrer. Cette fois, la demande vient de ma fille elle-même. Il y a du changement, donc. Elle fume toujours du pot, cette chère fille de 26 ans schizophrène. C'est vraiment pas bon pour sa tête. Devrais-je en parler à sa psy? Devant elle évidemment. Tout se fera devant ma fille, la psy ne sait même pas que je viens. Me semble que c'est important de savoir ça quand tu prescris une tonne d'antipsychotique. Je ne critique pas du tout en disant ça, importants les médicaments, super importants, effets secondaires ou pas. Ma fille va relativement très bien pour une personne avec une si grosse maladie chronique. Évidemment, c'est du un jour à la fois, mais toute la vie est du un jour à la fois. 

Elle arrive bientôt, ma fille, après sa run de journaux. En même temps que mon petit-fils. On jouera au monopoly tous les trois, et puis on ira conduire le petit au camp de jour et ensuite, direction hôpital! 

dimanche 19 juillet 2015

Un blogue que j'aime en partie

Les deux puces

Ses articles sur l'allaitement sont juste super. Celui du 25 février 2015 en particulier. Une femme très informée sur le sujet et qui n'a pas peur de semer la fameuse "culpabilité" que toute affirmation de soi en ce domaine entraînerait semble-t-il. 

Les gadgets cependant, non, pas trop mon trip. Minimaliste ma vision de la maternité. Besoin de rien. Le sein, les bras, bon, des couches peut-être. Rien d'autre. Un petit pyjama parmi tous ceux que la parenté va vous avoir donné. On est parti en business. Pas cher, pas cher. 

Mais cette jeune femme en tire un revenu de ses publicités pour des objets de bébé. On est pas obligé d'acheter pour la lire, alors tout le monde y trouve son compte.

Parler menstruations

Vie de femme. J'aimais ça être menstruée, moi. Je ne sais pas trop s'il y en a d'autres comme moi. Mes trois filles s'en passeraient allégrement. Même que la plus vieille souffrait tellement qu'elle devait prendre des médicaments et des fois manquer l'école. J'ai aimé et j'aime toujours tout ce qui concerne la féminité et la sexualité. Même la ménopause, tant redoutée par tant de femmes, j'ai aimé ça! 

samedi 18 juillet 2015

Parler accouchement

Un autre de mes sujets favoris. 

Je vous invite à lire le blogue de Maman Professionnelle. Dans son avant-dernier billet, elle raconte son accouchement il y a trois ans. C'est juste magnifique. Elle sait quoi faire et le fait naturellement. Vous me direz que c'est son troisième et qu'elle a l'expérience et vous aurez bien raison. 

Mais ma fille qui a accouché pour la première fois à dix-huit ans savait pas mal quoi faire aussi, ce qui lui convenait à elle, soit de passer son temps seule dans une salle de bain et de crier à pleins poumons pendant ses contractions. Elle n'avait pas planifié ça,  elle l'a fait parce que c'est ce qu'elle devait faire, c'est ce qui lui convenait. On peut lire son accouchement dans un billet dans le coin du 30 mai 2009 dans mon blogue. 

Maman Professionnelle fait preuve de sang-froid et de calme et l'enfant naît dans sa poche des eaux intacte! Il glisse comme un poisson, écrira-t-elle! 

Quand je parle d'un bel allaitement, je sais de quoi je parle. Mais mon accouchement, le seul que j'ai vécu, mes trois filles ayant été adoptées, a été affreux! Alors quand je vois (celui de ma fille!) ou lis de beaux accouchements, je suis émerveillée à chaque fois. 

jeudi 16 juillet 2015

Parler allaitement

On le fait toujours à ses risques et périls et encore plus si on veut en faire l'éloge et proclamer que c'est naturel et facile. Les roches ne sont alors jamais bien loin. Même dire qu'on a réussi son allaitement est un terme à proscrire, pour ne pas faire croire à celles qui n'ont pas réussi à allaiter qu'elles ont vécu un échec. La vie est pourtant faite de succès et d'échecs, on va de l'un à l'autre et ça nous forge.

J'ai 62 ans, je ne suis plus une poulette du printemps, des roches, je peux en prendre un peu pour dire ce que je pense. Et puis, je me suis demandé pourquoi c'est si important de le dire? Pas trop clair en fait. Autant Juste moi, qui a pourtant allaité, se demande ce qui la heurte tant dans mon billet précédent, autant je me demande pourquoi je tiens tant à me sentir libre d'exprimer sans détour ce que j'ai ressenti  dans la seule maternité non-adoptive que j'ai vécue et à quel point, malgré les circonstances difficiles (une séparation à la naissance et un retour obligé au travail à temps plein alors que le bébé avait deux mois et demi) cette maternité m'a remplie de bonheur.

Évidemment, les temps ont changé. Ce que je raconte remonte à 1980 et la vie était différente,  mais il y a encore des mères qui vivent une maternité naturelle aujourd'hui.

Je le sais bien qu'il y a deux jeunes femmes enceintes et qui vont accoucher bientôt qui me lisent. Si je ne les savais pas équilibrées, particulièrement informées et très capables de me remettre à ma place, possible qu'alors je n'aie pas osé écrire mon billet tel quel. Même Un autre prof pense que je manque de nuances. Des nuances, il y en eu pas mal dans ma réalité si on considère que je suis retournée travailler quand le bébé avait deux mois et demi sinon je perdais ma job. Je n'étais pas permanente, les longs congés de maternité payés sont arrivés bien plus tard, je n'étais pas en couple alors fallait aller gagner la vie de la nouvelle famille. Alors, non, je ne l'ai pas eu dans les bras pendant neuf mois. Mais il allait à la garderie de mon cofi, je l'allaitais le matin en arrivant, dans mes pauses et je passais mon heure de dîner avec lui. J'allaitais avant de rentrer à la maison et il dormait dans mon lit. La fin de semaine et les congés, on était tout le temps ensemble. On a donc pu conserver un allaitement exclusif jusqu'à six mois et on a évidemment continué ensuite jusqu'au sevrage naturel. 

Pour ce qui est du rôle du papa, vous en savez plus que moi là-dessus, les mamans en couple et Pierre aussi. Je pense cependant que si la nature avait voulu que le père comme la mère nourrisse le nouveau-né, elle aurait pourvu les hommes aussi d'une paire de seins. Bon, je sais, je ne suis pas nuancée, on me l'a déjà dit! ;o) 

Un père peut prendre son bébé, le caresser, le bercer, le changer, lui chanter des chansons, il peut presque tout faire et créer des liens très forts sans pour autant allaiter. L'allaitement, c'est une partie de la parentalité, ce n'est pas tout le parentage. Évidemment, c'est une grosse partie, qui répond (quand ça va bien) à presque tous les besoins, nourriture, réconfort, chaleur et sécurité. 

Il y a une partie de mon texte précédent que je changerais. Il est tout à fait possible qu'un bébé allaité à la demande, avec des parents heureux et relax soit braillard quand même! Gen fait bien de le rappeler. 

La maternité, l'allaitement, tout ça, j'aime beaucoup le terme employé par Quatre fois maman dans son blogue, c'est un privilège. Un grand privilège et on est chanceuses d'avoir accès à ça. 

Porter un enfant, accoucher, allaiter sont probablement les expériences les plus marquantes d'une vie. Et j'ai envie d'enlever le probablement. Après avoir eu un enfant, rien n'est plus pareil. 

L'allaitement

J'ai allaité avec une grande facilité. Voici ma vision.

Le bébé a été neuf mois dans le ventre de sa mère. Les neuf mois suivants, il sera dans ses bras, comme un prolongement. On peut tout faire avec un jeune bébé. Tout. Vraiment. Sans se sentir brimée. Sans vouloir respecter d'horaire. Surtout pas respecter d'horaire. Enfin la liberté. Il dort, on dort. On a envie de sortir, on sort. On veut aller au cinéma, on y va, le bébé scotché à soi. On dort avec (bon, je sais, les nouvelles recommandations disent que non, alors, il dort dans un berceau tout collé au lit parental), on mange avec, on prend son bain avec, on se promène avec, on va voir des spectacles avec (acheter un casque pour protéger ses oreilles du bruit, il s'en fait de très beaux). 

Le bébé étant un prolongement de sa mère, pas de poussette non plus, du corps contre corps, porte-bébé ou foulard. Un bébé allaité à volonté, jour et nuit, sans regarder l'heure, en étant heureuse et détendue, en faisant ce qu'on aime, en lui parlant constamment parce que ça vient tout seul, ne pleure jamais. On peut donc l'emmener partout. Surtout ne pas s'isoler chez soi. 

C'est un temps idéal pour faire des voyages. Rien à traîner sauf des couches (en voyage, on peut faire exception et acheter des couches jetables!), même pas d'eau, le lait maternel pourvoit à tous les besoins. 

La mère qui a son bébé contre soi et qui fait tout ce qu'elle veut est libre. Les endorphines sécrétées lors de l'allaitement  la rendent heureuse. C'est une période de grand bonheur. 

Le père? Il est là, il est présent. Il fait l'amour à sa femme qui n'est pas qu'une mère. Il aura toute la vie pour s'occuper de son bébé. 

Idéalement, un bébé ne devrait jamais connaître le biberon. C'est artificiel et inutile. Passer du sein au verre. J'ai fait ça facilement avec mon fils. Plein de monde dans l'univers le font. 

On m'a parlé du grand maître Iyengar qui avait une élève qui était venue lui parler après un cours, une fana du yoga. Elle venait d'accoucher et lui disait sa peine de ne plus faire de yoga. Il a regardé le bébé et lui a dit "Mais tu en fais du yoga. Il est là, ton yoga, dans tes bras et c'est le plus beau yoga du monde, le plus utile, le plus complet, le plus important."

mardi 14 juillet 2015

Bilan mes filles

Mon gars, je n'en parle pas. Pas beaucoup de nouvelles. Tout va bien. Heureux en couple et bonne job.

Fille numéro un, la plus vieille. Oh! My God. Son chum vient de me téléphoner et on a parlé longtemps. Parce que j'avais finalement pensé emmener les filles et le petit-fils en vacances. Rien de très gros. Jouvence trois jours ou bien Toronto ou Boston deux jours. J'en ai parlé avec Vingt-six ans. Elle a dit oui mais pas trop longtemps à cause de la run de journaux. Cette fille qui est schizophrène a finalement une rente de personne inapte au travail. Je dis finalement parce que son ancien psychiatre n'a jamais voulu la lui donner, prétendant que malgré ses voix et ses yeux qui révulsent sans avertissement, ma fille était apte au travail! Elle a changé d'hôpital et la nouvelle psy lui a donné immédiatement la cote d'inapte au travail. Ça veut dire 300$ de plus par mois. Mais elle déclare qu'elle vit seule sinon on lui couperait le bien-être et son chum deviendrait responsable de pourvoir à ses besoins. Dans la vraie vie, ils vivent ensemble et il est camelot de nuit. Elle travaille avec lui car ils ont une très grosse run de jounaux. Et c'est de leur run de journaux dont il voulait me parler. Il n'y arrivera pas tout seul. Si elle part, il est mal pris. Lui ne prend jamais de vacances depuis des années. Elle est déjà venue une semaine à Cuba avec nous et il avait réussi à livrer ses journaux à temps mais là, ils en ont bien plus. C'est pour ça qu'ils arrivent financièrement, parce qu'ils travaillent beaucoup, du début à la fin de la nuit à deux.

On parle de la santé de ma fille. Je lui demande la liste des médicaments qu'elle prend. Il me dit qu'il ne s'en occupe plus car elle semble bien aller. Il ne connaît pas le nom de la psychiatre non plus. Je lui demande de regarder sur les flacons, le nom du doc y est avec celui des médicaments. Il m'épelle le tout, je prends en note. J'apprends qu'elle dort mal depuis cinq jours, qu'elle a beaucoup de voix. L'insomnie, c'est comme ça que ses psychoses commencent. Elle a perdu beaucoup de poids aussi, son maillot est grand et pourtant, les médicaments qu'elle prend font prendre du poids. Bref, plus il m'en dit, plus je m'inquiéte. Je finis par lui dire que si elle veut tellement partir deux ou trois jours avec nous, c'est peut-être qu'elle est fatiguée de la run de journaux, fatiguée de la routine, fatiguée tout court. Il ne nie pas mais pense que c'est le manque de sommeil qui la rend fatiguée. Et toi? Des vacances, tu n'y penses pas? Tu dois être fatigué aussi, que je lui dis. Oui, des fois, il l'est mais pour une fois qu'ils ne sont pas dans la misère et en train de quêter à leur famille, il ne veut pas arrêter. Après les Fêtes, il va prendre moins de journaux et là, ça deviendra possible de prendre trois jours de vacances. Ensemble, ma fille et toi? Possiblement, qu'il me répond. 

Bon, alors faut lui en parler de ce projet à ma fille. Elle est comme tout le monde, elle a besoin de projets, de rêver un peu, pas juste de travailler toute la nuit et d'aller à l'aquajogging ou bien promener des chiens ou rien faire et de se coucher à seize heures pour se relever à minuit pour travailler. La dernière phrase, je ne l'ai pas dite au chum mais je l'ai pensée par exemple. 

Je lui offre l'argent que j'aurais mis sur le petit voyage et un peu plus pour qu'ils s'en organisent un voyage ensemble après les Fêtes. Il est d'accord et content. Ils vont en parler ma fille et lui. 

Ensuite, j'ai la mauvaise, très mauvaise idée de regarder dans l'internet les médicaments que ma fille prend. Plein d'horribles effets secondaires, certains permanents. Fait peur. J'aurais pas dû regarder. La déprime me prend. L'horreur et la tristesse aussi. Malade, elle travaille sans arrêt (sept nuits par semaine!!!) et pas capable d'avoir deux jours de vacances. Wow! C'est comme.... trop! Et je ne vais certainement pas partir avec les autres sans l'emmener elle, alors qu'elle en a envie en plus et que le chum me dit qu'elle ne cesse de lui en parler et c'est même pour ça qu'il m'appelle. 

Bref, je suis profondément affectée et déprimée et j'ai envie de pleurer. Vraiment.  

Les autres filles? Celle du milieu est en vacances dans deux semaines pour une semaine.. Elle n'a rien planifié sauf un spectacle d'adultes au centre Bell. Pour son fils? Rien. Je sais, je sais, vous m'avez déjà dit que c'était pas grave et c'est probablement pas grave non plus. Elle ne m'a rien demandé non plus. Mais c'est dans cette semaine-là que j'aurais voulu partir un peu avec la gang. Sans la plus vieille, pas question. 

La petite? Elle s'est rasé la tête. Son moral est fluctuant. Elle est chez une amie aujourd'hui, depuis hier en fait. Attend qu'on l'appelle pour du travail agricole. Sa psy est en vacances. 

lundi 13 juillet 2015

Up and down

C'est moi ça! Très très up ce matin! Plein de parties de serpents et échelles avec Petit-fils qui est une personne vraiment super intéressante. Un plaisir de le découvrir et d'avoir le privilège d'entendre ses confidences. Que je ne dirai à personne, promis, juré. Mais j'ai bien le goût d'en parler à sa mère. Je ne le ferai pas, je tiens mes promesses. Évidemment, si c'était vraiment grave, alors je lui dirais que je dois en parler mais là, non, pas encore. 

Je suis myfitnesspal à la lettre et je sais que ça va marcher. Troisième journée. 73.9 kilos ce matin, soit 162.9 livres. Une semaine de crème glacée, ça ne s'efface pas en deux jours! Pas découragée du tout, encouragée au contraire. Tout va bien aller, c'est déjà le cas. On a retrouvé la boîte à lunch qu'on avait oubliée au camp de jour vendredi et puis, je m'en vais à l'aquajogging que j'adore. Ma fille et plein d'amies m'y attendent. Semaine très chargée en spectacles divers qui tous, me font déjà plaisir. Il y aura même la Roulotte, Fifi Brindacier. J'adore le théâtre pour enfants, on se collera sur une couverture Petit-fils et moi. On y va chaque année. 

dimanche 12 juillet 2015

Lise Dion

Elle était au festival Juste pour rire. Moi aussi. Pour la voir. Assise dans l'herbe avec mon amie voisine.

Un fou qui chante et crie sur sa bicyclette devant ma porte. Sa voix porte, il est déjà loin et je l'entends encore. 

La piscine. Chez ma mère. Faire des abdominaux. Me sentir comme une prof d'aérobie aquatique avec ma fille qui suit mes enseignements. Ma plus vieille. Que j'aime tant. 


Mon poids fluctuant. Semaine orgiaque de crème glacée. Tout le monde, tout le monde étant ma fille la plus jeune et mon petit-fils, étant tellement heureux quand je rentre avec de la crème glacée, des cornets sucrés pour la mettre dedans et du dulce de leche pour compléter dans le cornet. Cochon et décadent. Toute cette crème s'est logée sur mes hanches. Il n'en reste plus. La diète a été reprise hier. 

L'été, la chaleur, le bonheur. Ne pas en profiter assez. Passe trop vite. Non, on ne peut pas arrêter le temps. On ne peut pas tout voir ni tout faire non plus. 

Alors, je ne fais rien. Des fois. 

Mon épine de Lenoir est revenue. Douleur. Va passer comme le reste.

Le gars de la semaine passée? Je l'ai invité avec son fils et ma fille était là. Alors, j'ai tout mis en mode famille et c'était bien. On a mangé végétarien et il a apprécié ma cuisine. Belle soirée au festival de jazz bien qu'on ait cherché le jazz. C'est un peu devenu le festival de n'importe quoi. 

Je dis à ma Vingt-six ans dans la piscine "Quand je suis déprimée, je suis portée à trop manger."

"Hein, toi, tu es déprimée des fois?" avec un air de surprise total. 

Faut croire que je le cache bien. J'en parle ici mais rarement ailleurs. Surtout pas à ma fille qui souffre de schizophrénie en tout cas. Gênant un peu de se plaindre quand je suis en parfaite santé. Et puis, je ne sais pas trop de quoi je me plains. De solitude probablement. Mais j'ai toujours trouvé les gens qui se plaignent de ça lâches. Si on aide assez les autres, on ne peut pas être seuls. Ça vaut pour moi évidemment. Totalement. 

J'en ai des amies et je les appelle. Et en fait, j'en ai vu deux cette semaine. Une pour aller au musée et l'autre pour Lise Dion. J'en ai mais ce soir je suis seule encore. J'ai plein de choses à faire. Trop. Alors, je ne ferai rien. Au moins, je ne mange pas pour compenser, déjà ça de pris. 

Demain Petit-fils arrive à sept heures, on va jouer et j'irai le conduire au camp de jour pour neuf heures trente et ensuite, il y aura l'aquajogging. Action. 

samedi 11 juillet 2015

À mes amies lectrices

Je ne suis pas morte. Merci pour vos trop gentils messages qui m'ont fait bien rire. Le rire c'est la santé! Je reviens bientôt!

dimanche 5 juillet 2015

Fausses plaintes

J'ai l'air de me plaindre dans le bilan précédent qui est un bilan vide. C'est pas tout à fait ça, plus complexe un peu. 

Je dis qu'il n'y en a pas d'hommes et c'est plutôt vrai mais juste comme j'écris ça, il y en a un et cette fois, il est intéressé à moi, pas comme l'homme du voyage que j'avais imaginé intéressé à moi parce que moi j'étais intéressée à lui. 

Non, cette fois, il est intéressé, l'a manifesté et m'a même invitée pour aujourd'hui, en spécifiant qu'il ne faisait pas de pression et qu'il était habitué au rejet.

Et je vais lui répondre qu'aujourd'hui est une journée familiale et que je vais voir ma mère! 

Parce que c'est vrai évidemment mais également parce que je me suis demandé si j'aurais plus de plaisir à être avec lui, et à manquer mon yoga de fin d'après-midi ou bien à aller à mon yoga. Le yoga a gagné. Facilement à part ça.

Je vais peut-être l'inviter au spectacle de clôture du festival de jazz? Bonne idée, je vais faire ça. Je pense. Pas répondu encore. 

C'est certain que je voudrais bien une vie sexuelle. Clair. Mais alors que j'imaginais les plus folles fantaisies avec le Gars du voyage, je n'ai aucune envie de même embrasser cet autre homme, ni de le prendre dans mes bras. Il est pourtant très bien physiquement. Le corps ne réfléchit pas, il ne compare pas, il ressent et sait. C'est pour ça que moi je n'ai jamais condamné les hommes qui sont attirés par des femmes plus jeunes. Ou plus belles! Je les comprends tout à fait.  C'est un appel des sens et le corps mène bien avant la tête. 

C'est qui, va se demander Nanou la Terre? (je la connais la coquine!). C'est un homme de soixante-dix ans avec qui j'ai eu une aventure amoureuse quand j'avais dix-sept ans! On est toujours restés plus ou moins en contact, avec des années sans trop de contact non plus. C'est lui qui maintenait le contact plus que moi. Il aime écrire. Maintenant, il me téléphone de Toronto où il habite. Deux de ses 4 enfants (il les a eus très tard) étudient ici et il songe à déménager lui aussi à Montréal. 

Un lettré très intelligent, intellectuel, avec un bon sens de l'humour. Mince, sportif et végétarien. La santé, c'est important pour lui. Il était à mon souper vendredi chez notre amie commune. Il y avait emmené le plus jeune de ses fils. J'avais bu et fumé et possible que j'aie été particulièrement familière. J'aurais pas dû car je sais qu'il veut coucher avec moi. Comme avec beaucoup de femmes, on s'entend. 

Mes souvenirs sont qu'il était un mauvais amant. 

Pas envie de vérifier si ça a changé. L'attirance n'y est pas. Alors, je vais arrêter de dire qu'il n'y en a pas d'hommes. Il y en a un juste là, qui retournera à Toronto mardi, il est disponible et intéressé. Je suis disponible mais pas intéressée. 

Les relations humaines sont complexes. Tellement. 

samedi 4 juillet 2015

vendredi 3 juillet 2015

Bilan poids

Je n'ai pas maigri. Je n'ai pas fait de réels efforts pour non plus. Commencé myfitnesspal certains matins pour l'oublier volontairement en cours de journée. Mes vêtements 10 ans sont serrés mais je rentre encore dedans. Pas le choix, j'en ai pas d'autres comme je le racontais à Judith (dans mes blogues favoris à droite).

Il n'y a pas eu de réelle débandade non plus. Juste une absence de privation. Voulue. Or, sans me priver, je maintiens mon poids mais je ne maigris pas. Pas normal pour un corps de maigrir, faut le brusquer un peu et l'obliger à le faire. 

Et c'est correct pour l'instant. C'est ce que j'ai choisi de faire. Tout n'est pas perdu et non, je ne m'en vais pas vers les 190 livres. J'ai repris un peu mais je suis encore plus mince que je ne l'étais l'année passée à la même date. 

Mon poids:

Il y a 20 ans: j'ai déjà atteint 190 livres, pas longtemps mais quand même!

Ensuite, mon poids d'équilibre était de 180 livres. Je suis une grosse maman sur les photos, mes nombreux enfants dans les bras. 

En 2009, je fais un régime et mon poids descend à 167 livres. Il remonte cependant! 

Alors le 3 juillet 2010, je suis à 178 livres.

Le trois juillet 2011, 178.8 livres! 

3 juillet 2012, 178.6. Stable. 

3 juillet 2013, j'ai maigri, mon poids descend à 166.8 livres

3 juillet 2014, j'ai maintenu et en suis à 165.7 livres, soit 75.2 kilos

Mon poids baisse ensuite jusqu'à atteindre mon poids santé, ce qui est une grande victoire! 

Aujourd'hui, je n'y suis plus dans mon poids santé mais je ne pèse pas autant qu'à la même date l'année passée, ce matin, j'en suis à 73.3 kilos, soit 161.5 livres. Ce n'est pas dramatique. Et ce poids, je peux le conserver sans excès mirobolants mais en ne me privant pas vraiment non plus. Je mets même du sirop d'érable dans mon gruau! Et ce soir, je vais souper chez une amie et je sais déjà qu'elle fait des pâtes aux palourdes et je vais en manger sans culpabilité. 

Je veux cependant retrouver le haut de mon poids santé, que j'ai réévalué à 155 livres, étant donné que j'ai perdu un peu de hauteur. Je vais y travailler à ma manière et ça va marcher quand je serai décidée. Je me sens en contrôle et quand je regarde le portrait global, la situation n'est pas si tant pire!  ;o))

jeudi 2 juillet 2015

Bilan exercices

Sports:

Lundi:
aquajogging. J'adorrrre ça! La prof est fantastique, on s'entraide beaucoup, on rigole et on travaille fort, que demander de plus? Bonheur total!  Lundi passé, je suis même allée au yoga en plus en soirée.

Mardi:
yoga, le yoga de vieux s'est terminé hier alors j'irai dans un cours de flow. Je suis capable.

Mercredi:
yoga, lequel? Pas décidé encore, je peux en faire toute la journée, pas le choix qui manque. Hier, j'en ai pas fait, le centre de yoga était fermé pour la fête du Canada mais le reste du mois, j'y serai le mercredi pour sûr. Monter la montagne? À rajouter s'il ne pleut pas (bon, je ne suis pas une martyre quand même)

Jeudi:
C'est aujourd'hui, ça, je voulais aller au yoga à midi (il n'y a pas de cours à mon niveau avant) mais voilà que je vais finalement voir "Mad Max" avec mes amis. Alors, pour ce soir du moins, ce sera le yin yoga, pas très ardu mais qui fait tant de bien!

Vendredi:
Aquaspinning. Je ne sais pas qui sera le prof d'été, on verra ça demain. Ma chère fille vient avec moi, tout comme elle m'accompagne aussi à l'aquajogging. J'aime sa persévérance. Une fille courageuse qui combat sa maladie.

Samedi:
Yoga

Dimanche:
Yoga

Ce sera donc un été occupé. Yoga, yoga, yoga. Je suis abonnée, je peux y aller tant que je veux et je vais y aller beaucoup! C'est motivant et énergisant. Mes sports aquatiques aussi me font plaisir.

J'ai annulé l'entraîneur pour juillet. Je fais un défi push ups et dips chez moi le matin, un jour sur deux. Je devrais voir la force de mes bras s'améliorer. Pas long à faire donc ça vaut la peine.

mercredi 1 juillet 2015

Défis

Premier juillet, je commence un défi pushups et un défi dips aussi. Bref! Je vais me fortifier les bras! C'est fou comme je pars de loin pour les push ups, les vrais là, pas ceux sur les genoux. Et pourtant, c'est super important d'avoir des bras forts et solides. Tout à fait possible avec de l'entraînement, peu importe l'âge. Alors, c'est commencé et ça va se poursuivre. Ça vient du site onehundredpushups, eux, ils disent trois fois par semaine, mais j'en ferai un peu plus, soit tous les deux jours. C'est court, je fais ça en me levant avant même le café. Je me suis fait des fiches. Bon pour le corps et bon pour le moral. 

Fille est là et levée déjà! Wow! Plus ou moins vrai, effouérée dans le salon avec son ordi plutôt. Je n'ai pas trop à parler, je ne suis pas encore habillée moi non plus et moi aussi je suis à l'ordi, hon! Déjeuner santé calculé avec Myfitnesspal. Tout va bien. Tout va bien. Parce que je le veux. 

lundi 29 juin 2015

Nouvelle semaine

Repartie avec énergie celle-là. Baignade dans la piscine de ma mère hier suivie d'un cours vraiment ardu et extra de yoga avec la prof un peu flyée qui se prend pour une gourou (des fois, j'ai envie de rire pendant ses discours) mais qui enseigne super bien. Elle m'incite certainement à me dépasser physiquement et c'est pour ça que je suis ses cours. 

Hier, j'ai pas mangé grand chose me semble-t-il mais j'avais rien perdu ce matin. On persiste, on persiste. Premier cours d'aquajogging aujourd'hui.  Et tout probablement un petit cours de yin yoga en soirée. 

Le goût de l'exercice m'est revenu comme vous pouvez le constater! Yé!

samedi 27 juin 2015

Faire quoi?

Perdre la mémoire un peu. Aller à la Grande bibliothèque un peu. Se perdre en chemin dans le festival de Jazz qui est le festival des poussettes en après-midi. Ne pas laisser trop son amour des bébés paraître lors du festival des Poussettes. Se rappeler à la suite de nos lectures de blogues de mères que celles-ci considèrent toute femme de plus de trente ans qui s'approche de leur bébé comme intrusive, ma tante et pleine de jugements. Bref! Se tenir loin. 

Lire à la bibliothèque. Des bestsellers. Yé! Dans un bon fauteuil. Avec un jeune Noir esthétique qui rigole dans le fauteuil d'à-côté. S'en fouter de pourquoi il peut bien rigoler de si bon coeur. Juste espérer que les gardiens zélés de la grande Bibliothèque ne vont pas l'avertir. Pas le cas ouf! Il finit par s'endormir ce qui est aussi interdit mais (il doit y avoir des coupures de personnel comme il y en a partout) on le laissse dormir tranquille. S'envoler chez soi avec des livre du fameux Ottolenghi (wow! et rewow! deux dont son tout dernier! Impression d'avoir fait un vol à main armée tellement je suis fière du butin et pourtant la seule arme était ma carte de bibliothèque!). 

Faire un souper extraordinaire au tofu avec le livre d'une autre auteure bien-aimée, soit Gwyneth Paltrow, un plat absolument délicieux,. pour quatre personne., je vais congeler et puis à force d'en reprendre et de me resservir du vin pour aller avec, réaliser que j'ai tout mangé! Bon, pas sujourd'hui que mon poids va baisser. 

Je m'en fous. Mais je me fous un peu moins de ne pas ètre en état d'aller au spectacle de flamenco qui me tentait à la cinquième salle de la place des arts. Pas de billets achetés alors pas si grave. 

Cinéma? Pas si en forme pour ça non plus. Trop de vin. 

Mais le moral est bon. C'est l'important. 

Chiffres

73.4 kilos soit 162.4 livres

Le haut de mon poids santé est de 158 livres soit 71.6 kilos pour une grandeur de 5pi sept pouces soit 1.70 mètre. 

Sauf que le doc a trouvé que j'avais rapetissé un peu lorsqu'il m'a mesurée la dernière fois. Ostéoporose, ai-je demandé? Pas du tout, vous n'en souffrez pas, tassement normal des vertèbres dû à l'âge et de me dire que lui aussi il avait perdu un peu de hauteur.

Je n'ai pas perdu un pouce quand même, mais je ne fais plus tout à fait 5pi7 et le haut de mon poids santé devrait être ajusté d'autant. Mettons-le à 155 livres pour plus de sécurité. 

162.4-155= 7.4 livres. 

J'ai donc 7.4 livres à perdre pour retrouver le poids santé. 

Je ne fais plus du tout d'exercice. Juste plus capable. Écoeurée net. J'accepte ça. 

De toutes façons, je reprends les sports aquatiques lundi. En fin de semaine, je ne fais que ce qui me plaît, en mangeant bien cependant. Et si ce qui me plaît veut dire cinéma et bibliothèque et rien d'autre, ce sera ça. Ma fille n'est pas là, partie dans un camping avec des amies. Je suis seule, je suis libre. Et je suis déprimée. Mais c'est une autre histoire. 

Il fait magnifiquement beau. 

Un musée peut-être? Un beau, bien éclairé pour ne rien manquer de la lumière? Tout est possible. Trop de choix. 

Je suis dans une phase d'apitoiement sur soi. Me fait du bien de m'apitoyer alors je persiste. Un peu. 

Je n'ai pas de projets, ça n'aide pas. Je ne peux pas (je peux mais je ne veux pas, rectifions!) partir alors que ma fille va commencer des cours difficiles fin août et qu'elle aura besoin de support et d'encouragements. Son cours, si elle réussit à le suivre, va se terminer en février 2016. Je ne peux pas partir en juillet car Petit-fils vient passer le mois plus ou moins ici car je m'occupe de son camp de jour. Je ne me plains pas de ça, j'en suis contente et je l'ai demandé! 

Bon, commençons par commencer la journée. Je suis encore en pyjama. Un jour à la fois. 

vendredi 26 juin 2015

Motivation

J'ai repris du poids. Je ne sais plus combien. Je refuse de me peser. Ma maison est à l'envers. Hier, ma fille m'avait texté qu'elle ne rentrait pas. Je n'ai pas été si heureuse quand elle est rentrée malgré son message d'absence. Fallait lui faire à souper. Elle ne demande rien mais moi, je veux la nourrir. Aucune envie de cuisiner, zéro envie. Mes bons repas santé congelés végétariens, elle n'aime pas. Je lui ai dit d'aller acheter quelque chose, que je paierais. A dit que non, pas nécessaire, elle ne voulait ni sortir ni manger. L'air déprimée. Son chum chez qui elle devait dormir, était sorti, c'est pour ça qu'elle était revenue. Elle s'accroche à ses chums ma fille. 

J'ai voulu lui acheter des sushis. Il n'en restait plus et je n'allais pas me déplacer plus loin pour en trouver. Je suis allée au magasin d'alimentation Métro et me suis dirigée dans la section des aliments préparés. "Tu veux de la tourtière ou du pâté au poulet?" que je lui téléphone. Elle choisit le pâté au poulet. J'en prends un gros, il n'y en avait pas de petit. Frais du jour. Et ... des pâtisseries au Nutella comme dessert! C'est nouveau, les pâtisseries et biscuits au Nutella du Métro. 

Ma fille était bien contente. Et j'ai mangé du pâté au poulet et la moitié des pâtisseries pour l'accompagner. Pour l'accompagner? Ben voyons donc! J'ai fait ça parce que j'étais en débandade. Pas motivée pour une cenne à recommencer à me priver. Sans but. Sans rien. Vaguement déprimée. Et je refuse de m'en sentir coupable. C'est nouveau ça. Avant, je me serais fessé dessus pour ma lâcheté. Là, je le sais que ma lâcheté est temporaire. Je le sais que je me reprends toujours en main. 

Et c'est aujourd'hui que ça se passe. 

mercredi 24 juin 2015

Le grand dérangement

J'écris entourée de corps morts dans des sacs de couchage. Ma fille m'avait bien dit que des amis avaient choisi notre appartement comme lieu de réunion duquel partir pour aller fêter la St-Jean. Avait pas dit qu'ils seraient treize et qu'ils ne seraient pas encore partis à minuit. Ce fût fait à une heure du matin. Elle en a bien laissé un dans son lit (le nouveau chum qui a une entorse douloureuse). Revenus au petit matin. On a un petit quatre et demi ici. Impossible de caser tout ce monde dans sa chambre. Alors, il y en a ici dans mon salon/salle à dîner. J'ai allumé ma lumière de cuisine, fait mon déjeuner et me voilà ici, parmi eux. Personne n'a bronché. J'ai l'entraîneur ce matin. 

Elle ne m'avait pas dit que la gang fêtait et couchait ici, ma fille! En tout cas, elle semble aller mieux. 

mardi 23 juin 2015

Ordinaire

Ma vie? C'est du yoga! J'en fais tous les jours à mon école de yoga. L'aquaspinning ne reprend que la semaine prochaine et j'ai ajouté un cours d'aquajogging pour varier. Je n'ai pas perdu mes livres en trop. Pas encore. Faut dire que je me permets pas mal de trucs, comme des frites au restaurant et la moitié d'un litre de vin pour accompagner le repas. Vous demanderez à Nanou la Terre. Depuis lors, je fais attention, mais je n'ai pas recommencé à tout écrire sur myfitnesspal. Ça viendra. 

Je ne suis pas trop inquiète et puis ça ne donne pas grand chose sauf des ulcères de s'inquiéter! Non, j'ai jamais eu ça des ulcères et je n'en veux pas non plus. 

Je vais au cinéma aussi. En plein après-midi. Luxe de la retraite. Toute seule. Je vais à peu près tout le temps toute seule au cinéma. Vu "Iris" hier au cinéma du Parc. Excellent film. Quelle personnalité cette femme! À voir! 

Alors, le titre du billet? C'est ma vie. Ordinaire. 

C'est l'été et je me lève tôt. Pour ne rien manquer. Et me semble que je manque quelque chose quand même. 

Je ne vais pas si bien que ça. Pas si mal non plus. Ordinaire. Trop ordinaire à mon goût. 

C'est à moi à changer ça. Je ne le fais pas. 

Pas de gros drames. Tranquille. 

samedi 20 juin 2015

Préjugés

Ma fille s'est remise en couple. Je parle de la plus jeune. Non, pas avec le violent, avec un garçon pas violent et gentil. Elle le connaissait déjà et est déjà sortie avec avant. Je l'avais donc rencontré. Il était d'ailleurs là à sa matinée des finissants. 

Je trouve que c'est trop tôt mais ce n'est pas de mes affaires. Des fois, j'aimerais bien ça savoir ce qui se passe avec sa psychologue, mais je n'ai pas le droit. Faut accepter. Faut donc en accepter beaucoup des affaires. Payer et accepter de ne rien savoir. Aucune nouvelle de la demande d'indemnisation à l'IVAC. C'est comme ça. 

Elle est toujours chez lui ou presque. C'est d'ailleurs surprenant car il est en famille d'accueil. Il a une déficience intellectuelle et il a une travailleuse sociale qui s'occupe de lui et une famille d'accueil qui fait ses repas et le loge. 

Ça me dérange qu'il ait une déficience intellectuelle. C'est de là que vient le titre de mon billet. J'ai très honte de ces préjugés. En fait, pas si honte que ça. Ma fille qui a des troubles d'apprentissage graves avec un gars qui lui-même a des problèmes d'autonomie dans la vie, ça fait un mix d'aide perpétuelle. 

Ma fille n'a pas de contraception. Ne veut plus que je lui en parle. Me boycotte. Elle a 21 ans. 

Le gars en question a déjà un enfant de dix mois. Qu'il ne voit pas parce que la mère de l'enfant refuse. Il va aller en cour pour demander d'avoir accès à son enfant. Il veut s'en occuper, c'est tout à son honneur. 

Alors là, j'imagine Fille et ce garçon parents. Pierre me dirait de me calmer le pompom et il aurait encore une fois raison. 

Ça ne me sert à rien d'imaginer des choses qui ne sont pas encore là. Je me rends malheureuse. C'est assez. 

Cet après-midi, je vais aux Zapatos rouges au parc Jeanne-Mance, en honneur des femmes et filles disparues. On a une amie qui a perdu sa fille, violée et assassinée. Le meurtrier n'a jamais été retrouvé. Aucun indice. Il y a des malheurs qui n'ont pas de nom. Alors, voilà mon programme de l'après-midi. 

Ce soir? Un souper avec Nanou la Terre et ensuite un concert... aux bougies!!! Elle a plein d'idées Nanou la Terre, je pense que c'est elle qui est un ange! 

jeudi 18 juin 2015

Sans titre

Faiblesse. Inquiétude. Insatisfaction. Tourner en rond. Fille qui a une fête de finissants ce matin alors qu'elle n'a rien fini du tout et qui a emprunté une robe longue de bal extravagante. Le matin! Je dois y être. Invitée. Je préférerais tellement pédaler à l'aquaspinning. 

Et l'autre qui semble en rechute. Absente lundi de notre exercice commun. N'allait pas bien. M'appelle cette semaine de son bénévolat à la SPCA, totalement apeurée par les chiens. Oupelaye! Elle est invitée à la fête de finissants. Ne répond pas à son cel. Viendra-t-elle? Et je crains qu'elle n'y arrive trop sexy, si jamais elle y arrive. 

La troisième fille, la mère de Petit-fils? Bof! Pas fort là non plus. N'a plus de suivi au Clsc et ses problèmes perpétuels avec le père continuent. 

Mon fils? Pas de nouvelles, donc tout va bien et j'en suis bien heureuse. 

Ma mère? Ne se rappelait plus comment faire un chèque la dernière fois que je l'ai vue et a demandé mon aide. 

Moi? Insatisfaite de moi. Voudrait ne pas être affectée. Et heureuse aussi. Voudrait être heureuse. C'est mon affaire à moi. Personne ne va me donner le bonheur sur un plateau d'argent. 

Bon, commençons avec cette fête de finissants. Je me sentirai mieux quand elle sera finie. Vivre le moment présent? Je vais essayer. 

mardi 16 juin 2015

Coaching

Hier, c'est le couple avec qui j'avais voyagé et la soeur du mari qui étaient là pour souper chez moi. Ils connaissent donc Le Gars du voyage, celui qui ne me donne pas de nouvelles. Les deux femmes disaient de lui écrire quelque chose sur son courriel de bureau et le mari, lui, me disait d'y aller directement sans attendre et de lui téléphoner en soirée. La soeur du mari disait qu'un appel pouvait être intrusif et tomber au mauvais moment, le mari trouvait qu'il fallait en avoir le coeur net, que si je dérangeais, Le Gars n'avait qu'à le dire. Fini le niaisage, ça fait assez longtemps que ça traîne, tu appelles demain. 

J'aime être prise en charge et j'ai donc décidé que le mari de mon amie devenait mon coach amoureux. Et j'ai téléphoné ce soir à dix-neuf heures, il a paru plutôt content mais il était dans l'autobus. Je lui ai donc demandé de me rappeler plus tard. Il l'a fait. Très occupé ces temps-ci avant les vacances. Heures supplémentaires. Projet à remettre. Alors notre rencontre est remise à quand il aura le temps. La balle est dans son camp. 

Je m'en sens plutôt bien. J'ai fait ce que j'avais à faire. 

Troubles alimentaires

Très le fun notre soirée d'hier. Petit souper chez moi bien relax et puis sortie au festival Fringe. Une pièce de théâtre sur les troubles alimentaires. Ouain! Ce sont les femmes surtout qui en sont atteintes. C'est plate et handicapant. J'ai été touchée par certains propos. La notion de contrôle entre autres. Le vrai idéal, c'est certain qu'il consiste à écouter ses signaux de satiété, de manger de tout avec plaisir et de ne pas trop manger naturellement. Entre cet idéal et l'anorexie, la boulimie et l'obésité, il y a plein de situations moins idéales. Je fais partie des personnes qui sont dans une situation pas idéale mais pas dans la maladie mentale extrême non plus. Car les troubles alimentaires sérieux font partie des maladies mentales, aucun doute là-dessus et on peut en mourir si rien n'est fait pour guérir. On peut mourir d'anorexie et on peut mourir d'obésité morbide aussi, mort qui peut être rapide dans le premier cas poussé à l'extrême et plus lente dans le second cas. 

La pièce est un peu didactique (écrite par une étudiante au doctorat en sociologie), hyperréaliste, basée sur des entrevues avec du vrai monde qui souffre du trouble et ça paraît. Bref, c'est bon et je recommande, c'est encore à l'affiche. "T.A L'économie du désir" au festival Fringe. 

lundi 15 juin 2015

Mijoteuse

Je reçois ce soir et j'ai décidé ça à 23 heures hier soir! J'aime tellement ça vivre aux centre-ville avec les épiceries ouvertes jusqu'à minuit et une ouverte 24 heures! 

On va au spectacle près de chez nous, trois amis et moi et ma best me demande de regarder pour un restaurant. Ça aussi, ça ne manque pas dans le quartier! Vous ai-je dit que j'ai recommencé à chercher un  condo neuf? Quand je compare avec les avantages de vivre au centre-ville, je ne suis plus certaine du tout que je veuille changer de quartier! Bon, alors revenons à nos moutons, le repas du soir en l'occurence! Ça se fera ici, je l'ai courriélé à mon amie qui n'est pas levée encore car je n'ai pas de réponse. 

Je vais faire un repas marocain. Recette prise dans un des nombreux sites ou blogues de cuisine du web, merveilleux sites que je visite avec un grand plaisir chaque jour ou presque! Regarder des recettes, ça ne fait pas grossir! 

Une recette mijoteuse végétarienne. Me vient du blogue "Full vedge, cuisine végétarienne et gourmande", rendons à César, César étant Végérebelle, ce qui lui appartient. La recette s'appelle "Tagine végétarien aux pruneaux et aux abricots séchés", juste le titre fait saliver. 

Aquaspinning ce matin. Bonne journée chères lectrices et lecteur (c'est Pierre eheh!). 

samedi 13 juin 2015

Mon poids

Quand je suis revenue de voyage, je pesais 150 livres. Tout mon linge était grand et mon ventre archi-plat. J'étais extatique et je me regardais tout le temps dans le miroir. J'avais perdu six livres en trois semaines en voyage en étant malade la plupart du temps. Ce n'est pas tant que ça mais si on considère que je n'avais jamais réussi en aucun temps et malgré tous mes efforts à aller plus bas que 154.5 livres, c'était un exploit. 

Or, je n'en étais pas si responsable. Une sale bactérie m'empêchait de manger. Donc, perte de poids sans effort conscient. 

Aujourd'hui, 28 jours après mon retour, je pèse 160 livres et je ne suis plus dans mon poids santé qui est de 158 livres dans son plus haut. Comment peut-on prendre tant de poids si vite? Ceux qui n'ont pas de problème de poids ne vont rien y comprendre mais celles qui en ont, oui. Premièrement, les six livres perdues en voyage étaient accidentelles et sont donc revenues au galop dès qu'une alimentation plus "normale" a été mise en place.

Le quatre livres de plus? Débandade mais pas si grande débandade que ça non plus. Un laisser aller et une tarte aux pacanes. Le problème avec le sucre dans mon cas à moi, ce n'est pas le sucre en tant que tel, c'est tout ce qu'il entraîne. S'agit que j'en mange une fois et le goût me reprend et je remets à demain et ça n'a plus de limites ce truc si je ne m'arrête sciemment et fermement. Je pourrais rapidement me rendre à deux cent livres, je le sais. Ça ne m'est jamais arrivé, mais j'ai déjà pesé 190 livres au début de la quarantaine, pour d'habitude revenir à 180. Oui, mesdames et messieurs, 180 livres a déjà été mon poids d'équilibre. 180 livres pour 5pi7po (1 mètre 70, Mijo!), j'étais visiblement grosse sur les photos. 

Je vais donc revenir à la discipline alimentaire et refaire des billets sur le poids car il n'est plus question que je reste en surpoids pour le reste de ma vie. Je me le suis promis. Être dans mon poids santé à tout le moins. 

Donc, je pèse 72.7 kilos ce matin=160.2 livres et ça ne restera pas comme ça. Je ne vais pas revenir à 150 livres en quelques jours, faut que je l'admette. Mais à mon poids santé en quelques jours, ça oui, je vous le garantis. Sur le métier remettons notre ouvrage. Paris ne s'est pas bâti en un jour. À chaque jour suffit sa peine. Calculons ce qui entre dans notre bouche. 

Je le peux, je le veux et j'ai du pouvoir là-dessus. 

vendredi 12 juin 2015

Mes vacances à moi

Ce sont mes vacances à moi. Pense à toi! Profites-en! Gâte-toi! 

J'ai horreur de ça mais la vérité c'est que je ne sais pas quoi en faire de mes vacances à moi. Je suis totalement déstabilisée. Je n'ai aucun fun. Et je me sens seule. Et je le suis. Voilà. C'est dit. 

Je me plains tout le temps de la dépendance de mes filles à mon égard. Mais je me rends compte que c'est moi qui suis dépendante. 

Comme tu vois, Un autre prof, je continue de jouer à faire ma propre psychologue!  ;o)

Attaque boulimique

Je croyais que c'était définitivement fini. Nope. Je me voyais faire et je savais ce que je faisais et je n'ai pourtant pas arrêté. Je savais également que je me sentirais affreusement mal après. C'est le cas. 

mercredi 10 juin 2015

Une femme libre et les hommes

J'ai déjà écrit un blogue sur mes rencontres réseau-contact et mes relations amoureuses principalement. Bon, sur mes enfants aussi. Ils étaient là et y sont toujours mais ma vie tournait beaucoup autour de ces hommes que je découvrais et j'étais libre de le faire. Une femme libre, c'est moi.  (c'était?)

Et voilà que je n'ai pas fait l'amour depuis six ans. J'ai bien rencontré brièvement le maniaque aux jouets mais c'était une sexualité très marginale notre affaire et plus son affaire à lui que la mienne. 

Or, je ne suis pas en souffrance et pas si en manque que ça non plus. Je ne veux pas devenir une vieille frustrée et on me dit souvent que j'ai l'air épanouie. Ouais, ouais, c'est possible d'être heureuse et épanouie sans homme. Je n'y aurais pas cru avant mais là, je le vis. Parce que je le veux, entendons-nous, je refuse fièrement de m'apitoyer sur mon sort et je fais énormément de sport. Remplacer les hommes par le sport? Oui, ça se peut. 

Bon, le sport ne peut pas donner des bras chaleureux et une écoute attentive, je sais. Mais des bras chaleureux et une écoute attentive, j'en ai eu peu de la part des hommes. Pas vrai. Dans ma vie de jeunesse, avec mon amoureux pendant dix-sept ans, oui. On ne vivait pas ensemble mais on passait nos vacances, nos fins de semaine et des fois un soir de semaine ensemble. C'était bien. Je me sentais aimée et à l'aise. 

Dans mes rencontres réseau-contact, c'était pas ça. Autre chose. Correct tout de même et de quoi écrire un blogue! 

Alors là, le gars du voyage qui m'attire, je suis réaliste. Moi, je suis attirée, lui, on ne sait pas du tout. On a échangé nos numéros de téléphone, il n'a pas appelé encore, alors je vais le faire. Mais on s'est proposé (pas on, moi) un café. Si un gars me propose un café, ça ne veut pas dire que je vais coucher avec. Même chose pour lui. Déjà que ça lui a pris trois semaines à accepter ma proposition de café et qu'il n'a pas rappelé en plus, alors hein, Mijo et Pur Bonheur, faut un peu de réalisme dans la vie. Mais je vais l'appeler, oui, je n'ai rien à perdre. Et je vous en redonne des nouvelles. 

Des papillons, me demande Mijo? Non, même pas. 

mardi 9 juin 2015

Se sentir mieux

C'est bien d'avoir des lectrices-commentatrices pour me faire réaliser que je ne suis responsable ni des vacances de mes filles adultes ni de celles de mon Petit-fils. Hier, à la piscine, j'ai dit à 26 ans que non, on n'irait pas à Jouvence. J'avais testé avant pour savoir si son chum viendrait et, si oui, ça m'aurait fait réviser mes plans. On ne le voit jamais et elle aimerait tant qu'il soit là. Mais comme ce n'est pas le cas, rien de prévu. Elle n'a pas eu l'air dévastée. Je m'en faisais pour rien. On va se réinscrire aux cours d'aquaspinning cet été avec aussi un cours d'aquajogging en eau profonde. J'en ai déjà fait et j'aimais beaucoup. C'est le fun d'avoir ma fille pour faire de l'exercice avec moi et si elle ne travaille pas (ça n'a pas l'air parti pour ça), j'inviterai ma plus jeune aussi. 

Tout de même, vu que je me centre sur moi, il y a une base de plein air qui aurait pu me tenter. Ma voisine qui a adopté y va avec toute une gang de parents adoptants. J'y étais avec Petit-fils l'année passée. J'ai appelé et la semaine où ils seront là est complète. Pas grave. J'ai donné mon nom au cas où il y aurait des annulations. 

Je suis très centrée sur le sport ces temps-ci. Hier, aquaspinning le matin et yin yoga le soir. Je peux le faire, je suis chanceuse je le sais. Ce matin, yoga encore. Ai-je maigri? Mais non, l'exercice ne fait pas maigrir, je vous l'ai dit et redit. Je me donne encore une petite chance et puis, je vais recompter les calories. Je suis cependant toujours dans mon poids santé et j'y reste, c'est juste que j'aimerais retrouver le 68 kilos du voyage dans lequel je me sentais si bien et légère. 

Le gars du voyage m'a écrit dimanche. Je lui ai répondu mais comme ça lui a pris trois semaines pour répondre à mon premier courriel, je suis patiente cette fois et je respecte son rythme. Lent. Mais peu importe, juste qu'il m'ait écrit me fait bien plaisir. 

Ma fille est revenue de New-York dans la nuit lundi, elle est partie à l'école et je ne l'ai plus vue. Elle couche chez un garçon que je connais, il a une déficience intellectuelle et vit dans une maison de groupe avec des éducateurs. Il a sa propre chambre et a le droit de recevoir. Il a un bébé de dix mois que la mère ne veut pas qu'il voit et il ira en cour pour avoir le droit de le connaître. Une travailleuse sociale s'occupe de lui. Il est adopté lui aussi. 

Alors, du lâcher-prise, de la bonne alimentation, de l'exercice et de la méditation. Non, je ne médite pas encore officiellement mais ce serait une maudite de bonne idée de le faire. 

dimanche 7 juin 2015

Tirer les vers du nez

Je trouve l'image de cette expression absolument dégueux!

J'essayais donc de tirer les vers du nez à Vingt-quatre ans, ma fille et la mère de Six ans, mon petit-fils chéri qui grandit en beauté. Tu as prévu quoi cet été? Vaseuse. Comme si elle attendait que moi je propose. Alors, je lui demande ce qu'elle ferait si je ne proposais rien parce que plus ça va, moins je pense proposer. Silence. Et puis, je lui dis ce que je pense vraiment, parce que le jeu du silence ne se joue pas toujours à deux, parce que la clarté éclaire, parce que la pénombre et le non-dit et marcher sur des oeufs, j'en ai marre. Je lui dis donc qu'un enfant sans vacances, c'est triste. Je trouve ça triste. 

Bon, j'en sais alors un peu plus. Mais avec quelques questions précises cependant. Ça vient au compte-goutte. Si je n'existais pas, ce qu'elle ferait? Elle a demandé une semaine de vacances en juillet et ne se rappelle pas laquelle. Une autre pour son anniversaire en novembre et celle de son anniversaire est importante et on ne la bouge pas. C'est l'autre en juillet qu'elle demanderait à modifier si moi j'offrais quelque chose, Jouvence par exemple ou bien une semaine dans le Sud. Semaine dans le Sud, pas question, que je réponds. C'est moins cher que Jouvence mais je ne suis pas remise de ma semaine à La Havane. Non. 

Mais on disait que je n'existe pas. Tu ferais quoi? 

Je prendrais ma semaine de vacances en juillet. D'accord, mais ton fils est au camp de jour tout le mois de juillet. "J'irais le conduire et le chercher et on partirait peut-être une fin de semaine. C'est ça que je ferais."

Bon, j'en sais un peu plus long. Il va bien Petit-fils. De quoi je me mêle? 

samedi 6 juin 2015

Écrire

Me semble que je n'ai rien à dire. C'est vrai mais écrire pour écrire me fait du bien. Et c'est mon blogue ici, une espèce de journal personnel, de plus en plus personnel en fait. J'ai encore des lectrices fidèles que j'aime et qui sont importantes pour moi, mais c'est certain qu'avec la privatisation, il y en a moins. Bien que c'est relatif la privatisation et il y a moyen d'accéder au blogue quand même par des chemins détournés. Mais bref, peu importe. Je n'écris que la vérité, la plate vérité. Et je tourne en rond. Est-ce ça une vie, tourner en rond? Se relire dans des vieux billets qui datent de quelques années et constater qu'on parle encore et toujours des mêmes choses. 

Bon, ce qui a tout de même changé, c'est mon histoire de poids. J'ai réussi à en perdre après avoir parlé d'en perdre pendant dix ans! C'est quand même une grande victoire et je n'en suis pas peu fière. Je travaille à revenir à 68 kilos, le poids que j'avais obtenu lors de mon retour de voyage il y a trois semaines. Et je devrais y arriver. Je ne devrais pas, je vais y arriver, soyons positive et proactive et confiante. Soixante-dix kilos ce matin. Mon corps, c'est moi qui décide ce que j'en fais et ce que je mets dedans. C'est important. J'ai tous les pouvoirs dessus. J'ai la chance d'être en santé, c'est beaucoup, c'est énorme.

 Je vais de plus en plus dans tous les cours de yoga, sans trop regarder le niveau de difficulté et je suis. Je suis mais je m'écoute et je prends soin de moi. Faut laisser l'égo à la porte de la salle de yoga. Savoir s'arrêter quand c'est le temps. Comme ce matin, j'y vais et c'est du yoga flow. D'habitude, il y a des jeunes dans ces cours-là, pas de femmes de mon âge. Je m'en fous, j'y vais pareil. J'ai payé un abonnement et j'ai droit à tous les cours et je vais à tous les cours. Pas le vinyasa quand même, faut pas exagérer. 

Alors, mon été? Ça mijote. 

Et ça ne me fait pas tant de bien que ça d'écrire finalement.  Je plonge dans l'action. C'est le mieux. 

jeudi 4 juin 2015

Il y a

... moi à l'ordi qui avais oublié mes souliers de natation à la piscine après l'aquaspinning et qui s'en est rendu compte seulement en défaisant mon sac et qui est repartie illico à ladite piscine, ouf! mes beaux souliers que j'aime tant et que j'ai eu tant de misère à dénicher en plein hiver alors qu'il n'y en avait plus nulle part, étaient toujours là en dessous du banc du vestiaire. Je les ai repris, je lisais le 24h dans le métro et j'ai manqué mon arrêt, faut le faire...  Descendue plus loin que prévu, j'étais affamée, un Second Cup se dressait devant moi et n'écoutant que mon appétit dévorant, je m'y suis précipitée et j'ai pris un café dans lequel j'ai mis un succédané du sucre, alors que je sais fort bien que ce truc-là est poison et j'ai aussi commandé un gâteau aux carottes, alors que c'est mauvais pour moi et alors que je me disais justement ce matin que j'allais reperdre ce fameux six livres que j'avais perdu en voyage pour le reprendre aussitôt. J'avais justement ma jupe de voyage sur le dos, elle me faisait parfaitement mais  je me rappelais le délicieux sentiment de la perdre parce que trop grande. Ce six livres, je l'avais perdu à la taille, comme ça, sans le vouloir, à force de maladie digestive. Il aurait fallu que je continue à jeuner de temps en temps comme en voyage pour réussir à maintenir ce merveilleux 68 kilos qui m'allait si bien. En tout cas, ce n'est certainement pas avec des gâteaux aux carottes du Second Cup que je vais arriver à le reperdre. Ne pas se taper sur la tête, je sais, je sais. Un peu quand même. Doucement. Mais pas trop non plus. 

...ma fille qui est dans la douche depuis une heure. Stressée au max parce qu'elle s'en va à New-York toute seule avec trois amis de son âge, qui connaissent ses difficultés mais qui ne sont ni son père ni sa mère. Elle aura 425 beaux dollars américains avec elle et je lui demande de les compter et elle en est incapable et ne veut pas d'aide non plus. Mais elle se douche depuis une heure et je sais toute son inquiétude, je la sens et je ne peux pas l'apaiser. 

...ce film qui se tourne sur ma rue depuis deux semaines, une grande production, The history of love. J'aime ça vivre avec les équipes de cinéma. Très convoitée ma rue pour le cinéma. 

...mon moral qui est fluctuant. 

...ma maison qui est en désordre

...plein de beaux légumes à cuisiner. J'ai reçu mardi soir et j'en avais trop acheté. Alors, tiens, c'est ce que je vais faire, trouver des recettes et cuisiner. 

...ma vie qui m'appartient. Je vois les bienfaits de la psychologue pour ma fille. Bon, là, avec sa panique actuelle et son ennui exacerbé de Joblo, je ne vois pas tellement mais d'autres jours, je vois. Elle s'affirme plus. Alors, je me dis qu'une psychologue pour moi aussi, ça ferait du bien et m'aiderait à faire du ménage et à prendre des décisions. Un petit coup de pouce. On attend la décision de Ivac pour savoir si sa psychologue sera remboursée. Si c'est le cas, alors, hein, une psychologue pour moi, ça fait longtemps que j'en parle et que je pense que je peux être ma propre psychologue, mais l'autonomie a ses limites et un oeil extérieur compétent et bienveillant pourrrait aider, je suppose. 

Mère et fille

Ma mère à moi et ma plus jeune fille. Au centre de mon univers actuellement. Le chum de ma mère est malade et ma mère s'ennuie alors je vais la voir. Ma plus jeune déprime et s'ennuie très ostentatoirement de Joblo alors je la sors.

Non, je ne m'oublie pas totalement. J'ai toujours mon sport quotidien. Aquaspinning aujourd'hui. Mais. 

Car il y a un mais que j'ai peine à décrire.

Je voudrais que tous aillent bien et me sacrent patience. 

Eheheh! Ouais. Et pourtant. 

Je les aime. 

lundi 1 juin 2015

Organiser mon été

Je commence toujours mes billets en écrivant le titre. Et j'avais écrit "Organiser l'été", comme si j'organisais l'été de tout le monde et c'est pas mal ça que je voulais faire en plus! ;o) 

Je voudrais tant que toute ma famille soit heureuse et en profite de cet été qui part si vite et revient si lentement. 

Mais je n'ai de pouvoir que sur ma vie à moi. Bon, c'est plus ou moins vrai. Si je les invitais en vacances, mes enfants en profiteraient probablement. Probablement est important ici. C'est moi qui aurais décidé et organisé et on apprécie moins ce qui vient d'une autre personne. Peut-être bien que je coupe les cheveux en quatre aussi. À force de trop s'interroger, on ne fait rien et on le regrette. J'aurais donc dû profiter de ce bel été qui s'achève, non, non, je ne veux jamais dire ça! Alors organisons l'été, mon été à moi. 

Je veux quoi, j'aimerais quoi, qu'est-ce qui me ferait plaisir à moi? Si je me ramène à moi seulement, je suis déboussolée et en déséquilibre. Je suis automatiquement portée à penser à travers les besoins de mes enfants et de ma mère aussi. 

Me semble que c'est pas sain. Mais je ne suis pas certaine. Pas le diable mieux d'être centrée sur son nombril et ça ne rend pas plus heureuse non plus. 

Comme je suis fort mélangée ce matin et que je n'ai pas de réponse immédiate qui me vient, je vais m'activer. Ça marche toujours. Alors, aquaspinning ce matin. Go!

samedi 30 mai 2015

La cour

Je n'y étais jamais allée. Bon, pas à celle des adultes en tout cas, car je connaissais déjà la cour de la Jeunesse, à cause de ma plus vieille qui avait fait certains délits quand elle était ado. Mais c'est pas pareil du tout. 

Alors donc, on est stressées. J'aide pas vraiment ma fille car je suis aussi et même plus stressée qu'elle. Elle me dit alors que son amie d'école va venir aussi. Ouf! Une plus calme que nous, ça va faire du bien. Sauf qu'elle n'arrive pas, ne veut pas manquer l'école justement, mais faut pas être en retard. Mon idée était d'arriver d'avance et de manger tranquillement dans le coin. Et l'autre raison pour arriver en avance est d'éviter de croiser Joblo. On a rendez-vous à treize heures trente et lui à quatorze heures trente mais il est bien libre d'arriver avant et alors là, hein, il verrait ma fille. C'est ce qui la stresse le plus, cette possibilité de le rencontrer. Et moi aussi, pour dire vrai. 

Et puis, cette amie est charmante, mais s'habille de shorts ou de leggings. Pas trop approprié pour la cour. C'est même écrit sur le subpoena "Toute personne comparaissant devant le tribunal doit être convenablement vêtue." 

Alors, je dis à ma fille de demander à l'amie qui est en classe de s'en venir de suite. On pourra rectifier son habillement et arriver d'avance comme prévu. C'est fait. Elle arrive. On lui prête une veste et hop! en route. Ne pas prendre le métro, nous dit ma fille, car Joblo le prend aussi. D'accord. On marche et on passe devant la porte. Ouf! Je relaxe un peu, ma fille moins. On va manger dans un restaurant pas loin. Elle n'avale pas grand chose et puis on entre au Palais de Justice à treize heures et quart, on demande où est la salle de Coté Cour (pour les victimes) et on s'y dirige résolument. On entre dans une petite salle d'attente où une dame attend déjà, on se prend une revue et .... on attend! 

Treize heures quarante, arrive une autre victime. Treize heures cinquante, une autre encore, jeune et enceinte jusqu'aux yeux avec un charmant bébé de treize ou quatorze mois dans les bras! Il y en a des pires que ma fille, bazouelle! On commence à trouver le temps long. 

Finalement, à quatorze heures, on vient prendre les noms et à quatorze heures et quart, ma fille est appelée dans le bureau de la travailleuse sociale et on ne peut pas l'accompagner.  Quinze heures et quart, on peut entrer. Ma fille a décidé de reporter le tout. Si elle laisse tomber les accusations aujourd'hui, il pourrait avoir des conditions comme ne pas la contacter mais tout le reste tombe. Il est déclaré innocent et le dossier est effacé s'il respecte ses conditions. Aucune trace. Ma fille ne veut pas ça. Mais comme elle ne veut pas témoigner non plus et subir un vrai procès devant le juge où c'est sa parole à elle contre sa parole à lui, on va lui donner plus de temps pour réfléchir. Tout est remis au 17 août. Là, il faut voir la procureure. Retour à la salle d'attente. 

C'est long. La procureure vient finalement nous chercher. Une très jolie jeune femme blonde qui aurait pu être mannequin! On sort de la salle d'attente et elle nous informe que Monsieur ne s'est pas présenté. Grands sourires de notre part! jusqu'à ce que Vingt et un an s'exclame "Mais il est là!" Très loin, à l'entrée du Palais de justice, il y a une silhouette que moi je ne reconnais pas du tout mais elle, elle l'a senti! La procureure nous précipite dans une salle à l'abri et va voir le monsieur en question qui est bel et bien Joblo, arrivé une heure et quart en retard à son procès! 

Là, ma fille commence à se sentir mal, nerveuse, elle se met à pleurer. La procureure revient. Nous donne des papiers. Dit que monsieur doit commencer une thérapie de gestion de la colère au début août, une semaine avant la date de la nouvelle rencontre à la cour. On verra s'il y va et ce qu'en diront les intervenants. Ça pourrait aider ma fille à prendre une décision de savoir que monsieur suit une thérapie et admet qu'il en a un problème de violence, dit la procureure. Pour l'instant, il nie tout. 

Comme il est toujours présent, la procureure nous fait sortir par l'arrière. 

Ma fille veut de la crème glacée. On y va. Retour à la maison à pied. Elle demande à son amie à quelle heure ils vont au club. Mais c'est pas aujourd'hui cette sortie, tu es mélangée, lui répond l'amie. Je dis que c'est normal qu'elle soit mélangée avec tout ce qu'elle vient de vivre. Finalement, elles partent pour aller s'entraîner. J'apprends que ma fille s'est fait un nouveau chum, un ancien qui est réactivé. Me désespère! Impossible de rester seule. Je pensais que la psychologue allait travailler ça. 

Je cours pour le vernissage d'une amie qui va prendre fin. Ensuite, je suis invitée au restaurant mais je n'en ai pas envie. Je m'assois à la montagne pour regarder les cyclistes du Tour de l'île de nuit se préparer. Belle atmosphère joyeuse. 

jeudi 28 mai 2015

Un café dans un café

Depuis que je me réveille dans la nuit pour ne plus me rendormir, j'ai pris l'habitude de m'habiller et de sortir prendre un café et des fois un bagel/fromage à la crème! (comme ce matin) au café du coin ouvert 24 heures. La musique est toujours bonne et il y a toute sorte de monde, des paumés évidemment, mais aussi du monde insomniaque comme moi. Je lis ma Presse tranquillement et ça part bien ma journée d'avoir vu du monde, d'avoir vu le monde qui s'éveille, le jour qui pointe. Plaisant. J'ai toujours aimé avoir des horaires atypiques au travail et tant que je l'ai pu, j'en ai eu. J'ai même déjà demandé et obtenu une année sabbatique que j'ai passée incognito, en partant tous les matins reconduire ma marmaille au service de garde ou à l'école et en leur laissant croire que je me rendais moi aussi au travail. 

Ma fille est rentrée à deux heures du matin et elle dort. Je ne fais aucune pression. Demain est la grande journée en cour. Je comprends fort bien qu'elle ait besoin de repos et de réconfort. C'est mon matin d'aquaspinning. Va faire du bien. 

Mon entraîneur a dû sentir hier que j'étais démotivée pour la musculation (trop cher pour mes moyens actuels je trouve, avec la psy à 95$ de ma fille à payer chaque semaine) car il m'a tellement fait travailler que j'ai mal partout ce matin. J'aime ce genre de douleur qui prouve que j'ai vraiment travaillé. Si c'était toujours comme ça, je remettrais moins en jeu les services de cet entraîneur que j'aime tant comme personne. Je lui ai déjà dit que je gardais mon petit-fils en juillet et que je n'irais pas au gym. Deux cents dollars dans ma poche. C'est comme ça que je vois ça ces temps-ci. Mais j'ai tort. La musculation est vraiment essentielle quand on vieillit. 

Moi qui sortais tellement au cinéma ou au spectacle avant, je ne suis allée qu'au yoga en soirée depuis mon retour. C'est ce dont j'ai envie. 

J'ai réparé ma télévision. Tant mieux! Ma fille me faisait beaucoup de pression pour en acheter une autre et vraiment, je ne l'en aurais pas privé. Une dépense de moins. 

Elle ne m'achale plus du tout pour acheter de la viande. On s'en va vers la bonne entente tranquillement, en se respectant.

mercredi 27 mai 2015

Voyage

J'ai été malade en voyage. Beaucoup. En fait, j'ai failli m'évanouir en passant la frontière de la Chine en provenance du Vietnam. J'ai manqué plein de visites et d'activités. Et pourtant, j'avais un grand sourire étampé dans la face la majorité des jours. Mes compagnons de voyage étaient surpris de ma réaction plutôt réjouie à ce voyage "gâché" (selon eux). Mais moi, juste de me savoir loin de mon quotidien et de mes problèmes, sans responsabilité aucune, me soulageait et me faisait plaisir. Et puis, oui, l'Asie, j'adore, même malade, j'adore encore.

Vendredi, ma fille passe en cour et je l'accompagne et je suis stressée moi aussi.

Elle n'est toujours pas là ma fille. Pas vue depuis deux jours. M'a texté qu'elle allait au cinéma avec des amis hier. Elle va bien finir par revenir. Allez! Ouste, la mère, c'est l'heure de l'entraîneur.

mardi 26 mai 2015

Poids

Une semaine après mon retour de voyage, j'ai repris le poids que j'y avais perdu. Pas contente je suis. Pas contente du tout. Analysons. 

Je pèse 70.1 kilos ce matin soit 154.5 livres. Je pesais 68 kilos (149.9 livres) samedi de la semaine dernière, il y a 9 jours. Et j'ai conservé ce poids trois ou quatre jours. 

Comment ai-je perdu ce poids en voyage? En étant malade et donc en sautant des repas, parfois les trois repas de la journée. Le reste du temps, je mangeais tout ce que je voulais. Bon, pas d'alcool tout de même. Mais depuis mon retour non plus, pas d'alcool, je n'ai pas acheté une seule bouteille de vin. Et je mange raisonnablement. Me semble-t-il. Car vu que je ne calcule pas, difficile de vraiment savoir. D'habitude quand on prend ou reprend du poids, c'est qu'on mange trop. Alors, je mange trop sans m'en rendre compte. 

Quand je fais de l'exercice intensif, comme l'aquaspinning, je deviens affamée. C'est probablement là que je mange trop sans même le réaliser. 

Chose certaine, je ne veux pas rester comme ça. J'étais juste trop heureuse de peser 68 kilos et en plus, c'est mon ventre qui s'était aplati. Très plaisant. Je veux retrouver ce bien-être et je suis prête à faire des sacrifices pour. Faut pas que ça traîne non plus, sinon je vais me démotiver. 

Aujourd'hui et demain, ça devrait aller. Jeudi, jour d'aquaspinning est la journée la plus dangereuse. Je vais préparer mes repas d'avance, calculés, et m'y tenir. Quand je cuisine les jours d'aquaspinning, je suis portée à me faire de trop grosses portions. Soyons prévoyante!