Je suis dans une période de grande émotivité. Comme si le fait d'avoir pris rendez-vous avec la psychologue avait ouvert les valves. Je ne suis plus seule. Et je dis à mes amies et à ma famille que je les aime et j'ai la larme à l'oeil. J'essaie du nouveau aussi. Finie ma période de télé en soirée. Je fais du yoga maintenant. Je suis abonnée à tous les cours de cette école si je veux, alors je vais en profiter. Hier, yin yoga, dans la pénombre avec des bougies. On tient longuement, très longuement, des asanas au sol. Le prof a une voix longue, lente, ronde, apaisante, douce. Une heure et demie comme ça. Mais pourquoi je me suis privée de ça?
Je dors mal, je rêve beaucoup. Ça ne m'inquiète pas. Je fais tout ce qu'il faut pour aller bien. Je suis importante. Accepter ce que je ne peux pas changer et ne plus y penser, bazouelle!
Aquaspinning avec grande fille ce matin. C'est quand même extraordinaire qu'elle y vienne avec moi et que ça soit son idée à elle! Super quand même.
Plein de choses vont bien dans ma vie. Focuser là-dessus. Je suis toujours à 70 kilos et de plus en plus ferme et en forme.
Je prévois même maigrir un peu encore. Aujourd'hui, je vois mon doc. Il me proposera encore des statines, je refuserai encore. Tension en vue. Les docs n'aiment pas qu'on conteste leur opinion. Mais je peux vivre avec ça.
Je suis quelqu'un de bien, qui cherche toujours à s'améliorer et qui ne lâche pas. Je peux être fière de moi.
jeudi 19 mars 2015
mercredi 18 mars 2015
Psychologue et déclarations d'amour
Finalement, j'ai contacté mon ancienne psychologue et je la vois mardi. Vieilles pantoufles? Je ne sais pas. En tout cas, elle connaît mon histoire et s'en rappelait parfaitement. Je ne pars pas de zéro. Je lui ai dit que je voulais une thérapie brève. C'est moi qui décide. Je suis à l'aise (très) avec elle. J'ai l'intention de la voir jusqu'à mon voyage dans un peu plus d'un mois. Quatre rencontres, donc.
Mais tout peut évoluer et changer. Un jour à la fois.
Contente de faire quelque chose pour m'aider.
C'est ce que j'ai décidé et choisi, alors c'est ce qui est bon pour moi. Empowerment. Courage. Détermination. Je dirige ma vie. Yé! Bravo Femme Libre, tu prends soin de toi, c'est bien, c'est bon, c'est noble. J'ai même appelé mon fils pour lui dire que j'allais le laisser tranquille, que la psy prenait la relève. Je l'aime mon fils. Je ne le dis pas souvent, j'en parle rarement, mais je l'aime mon fils. Tiens, je vais le lui écrire. À lui, je ne le lui dis jamais. Ma mère non plus ne me le dit pas et pourtant, je le sais qu'elle m'aime!
Mais tout peut évoluer et changer. Un jour à la fois.
Contente de faire quelque chose pour m'aider.
C'est ce que j'ai décidé et choisi, alors c'est ce qui est bon pour moi. Empowerment. Courage. Détermination. Je dirige ma vie. Yé! Bravo Femme Libre, tu prends soin de toi, c'est bien, c'est bon, c'est noble. J'ai même appelé mon fils pour lui dire que j'allais le laisser tranquille, que la psy prenait la relève. Je l'aime mon fils. Je ne le dis pas souvent, j'en parle rarement, mais je l'aime mon fils. Tiens, je vais le lui écrire. À lui, je ne le lui dis jamais. Ma mère non plus ne me le dit pas et pourtant, je le sais qu'elle m'aime!
mardi 17 mars 2015
Comment on fait?
J'ai déjà consulté une psychologue il y a treize ans, quand ma fille ainée avait de graves problèmes de comportement. Elle n'a jamais vu ma fille mais m'a énormément aidée, moi. Je l'ai vue on et off pendant quelques années, au besoin. Comment je l'avais trouvée? Ça devait bien être la seule psychologue de Montréal vraiment spécialisée en troubles de l'attachement chez les enfants adoptés. Elle avait elle-même adopté en plus. Bref, elle a été facile à trouver, elle était la seule à pouvoir répondre à mes besoins.
Mais là, il y en a juste trop de psychologues. Je veux quelqu'un près de chez moi. Je cherche sur le site de l'Ordre des psychologues, je mets mon code postal et il me sort une très longue liste de psychologues de tout acabit. Aucune idée qui choisir là-dedans. Tiens, il y en avait une qui avait retenu mon attention parce qu'elle avait un site privé où elle disait avoir changé son approche parce qu'elle avait surtout une clientèle masculine: les hommes n'aiment pas s'assoir et parler sans raison, ils veulent des résultats, alors les thérapies de la dame étaient brèves, concrètes et axées sur des résultats! Bingo, je dois être un homme sans le savoir parce que c'est en plein le genre de thérapie que je recherche. Je téléphone et là, sur son répondeur, elle dit qu'elle ne prend plus de nouveaux clients. Faut croire que son approche en a attiré plus d'un!
Sinon, je ne sais pas vers qui aller, plusieurs n'ont pas de site, alors un nom, une adresse, c'est bien peu pour choisir. Vaste et épeurant. Des fois, ils indiquent leurs honoraires, autour de 90$ en général pour cinquante minutes, des fois non, faut appeler pour savoir.
Je me suis découragée. Pour aujourd'hui en tout cas. Et ma motivation est faible, c'est cher et je suis moins malheureuse et inquiète que je ne l'étais avant-hier. Je ne nage plus dans l'angoisse la plus totale comme lorsqu'il était impossible d'avoir des nouvelles de ma fille.
Mais quand même, en parler un peu à quelqu'un, ce serait une bonne idée. Je me remettrai à ma recherche demain, après l'entraîneur.
Mais là, il y en a juste trop de psychologues. Je veux quelqu'un près de chez moi. Je cherche sur le site de l'Ordre des psychologues, je mets mon code postal et il me sort une très longue liste de psychologues de tout acabit. Aucune idée qui choisir là-dedans. Tiens, il y en avait une qui avait retenu mon attention parce qu'elle avait un site privé où elle disait avoir changé son approche parce qu'elle avait surtout une clientèle masculine: les hommes n'aiment pas s'assoir et parler sans raison, ils veulent des résultats, alors les thérapies de la dame étaient brèves, concrètes et axées sur des résultats! Bingo, je dois être un homme sans le savoir parce que c'est en plein le genre de thérapie que je recherche. Je téléphone et là, sur son répondeur, elle dit qu'elle ne prend plus de nouveaux clients. Faut croire que son approche en a attiré plus d'un!
Sinon, je ne sais pas vers qui aller, plusieurs n'ont pas de site, alors un nom, une adresse, c'est bien peu pour choisir. Vaste et épeurant. Des fois, ils indiquent leurs honoraires, autour de 90$ en général pour cinquante minutes, des fois non, faut appeler pour savoir.
Je me suis découragée. Pour aujourd'hui en tout cas. Et ma motivation est faible, c'est cher et je suis moins malheureuse et inquiète que je ne l'étais avant-hier. Je ne nage plus dans l'angoisse la plus totale comme lorsqu'il était impossible d'avoir des nouvelles de ma fille.
Mais quand même, en parler un peu à quelqu'un, ce serait une bonne idée. Je me remettrai à ma recherche demain, après l'entraîneur.
Prendre soin de soi
Moi. Je suis importante. J'ai le droit au bonheur. Le droit, c'est un bien grand mot. J'ai la possibilité de travailler à mon bonheur. Certainement. Et je vais le faire. Et je le fais.
J'ai appris ça avec ma fille qui a un problème de santé mentale. Je voyais un psy dans ce temps-là. Ça m'avait énormément aidée. À me détacher. À me donner le droit d'aller bien quand elle allait mal. Sans culpabilité.
Cette fois-ci, je n'en éprouve pas de culpabilité. J'ai vraiment fait tout ce qui était en mon pouvoir pour Vingt ans. Me semble en tout cas.
Il est temps de lâcher prise, de laisser aller, de chasser les pensées noires même si elles ne sont absolument pas le fruit de mon imagination mais d'une réalité triste et d'une triste réalité (hum... me semble que c'est pas exactement la même chose... ;o)
J'ai besoin de rire, d'avoir du plaisir. Je veux rire et avoir du plaisir.
Légèreté. J'ai décidé. Je suis la maîtresse de ma vie. Et ma vie est belle. Il n'en dépend que de moi. Tout est possible.
J'ai appris ça avec ma fille qui a un problème de santé mentale. Je voyais un psy dans ce temps-là. Ça m'avait énormément aidée. À me détacher. À me donner le droit d'aller bien quand elle allait mal. Sans culpabilité.
Cette fois-ci, je n'en éprouve pas de culpabilité. J'ai vraiment fait tout ce qui était en mon pouvoir pour Vingt ans. Me semble en tout cas.
Il est temps de lâcher prise, de laisser aller, de chasser les pensées noires même si elles ne sont absolument pas le fruit de mon imagination mais d'une réalité triste et d'une triste réalité (hum... me semble que c'est pas exactement la même chose... ;o)
J'ai besoin de rire, d'avoir du plaisir. Je veux rire et avoir du plaisir.
Légèreté. J'ai décidé. Je suis la maîtresse de ma vie. Et ma vie est belle. Il n'en dépend que de moi. Tout est possible.
lundi 16 mars 2015
La suite
Après m'être inquiétée et avoir travaillé très fort pour ne pas m'inquiéter, après m'être tenue occupée à la planche pour ne pas me laisser le temps de penser, après avoir fait des rêves horribles toutes les nuits, après avoir imaginé sans vouloir imaginer, ma petite fille chérie prisonnière, maltraitée, coupée de tout contact avec l'extérieur, j'ai eu des nouvelles aujourd'hui.
J'avais appelé ma belle-fille à neuf heures et quart pour l'informer que ma fille qui commence l'école à huit heures et vingt-cinq n'était pas en classe. Elle était au travail ma belle-fille et moi je partais pour mon aquaspinning comme d'habitude. On allait procéder au plan d'urgence en après-midi. Bye! On se rappelle. Mais voilà que dix minutes plus tard notre informatrice me texte que ma fille vient d'arriver à l'école. J'appelle ma bru et on annule tout et ça l'arrange, parce que mon fils, finalement, aura jusqu'au lendemain pour terminer son concours d'embauche. Très bien alors.
Je sors de la piscine et j'ai un message du téléphone de l'amie de Vingt ans (ma fille n'a toujours pas récupéré son cellulaire qui trône au milieu de la table). Je rappelle. Elle veut savoir quand je suis disponible pour les rencontrer Joblo et elle. Je ne veux rien savoir de son contrôlant de Joblo, est ma réponse. Je suis en colère (tiens, moi qui parlais justement de colère avec Un autre prof, mausus que je suis donc en colère, j'ai pas dormi pendant des jours et des jours, je l'ai cru séquestrée et maltraitée et elle est là au bout du fil à exiger -quand il n'est pas là, sa voix est plus affirmée- une rencontre), je veux la voir elle, je ne veux pas le voir lui, jamais, il te fait du tort, ce gars-là, je ne veux pas le connaître, je ne veux pas entrer en relation avec lui, quand tu le quitteras, je serai là pour toi, moi et plein de ressources, on sera là, mais traiter cette relation malsaine comme si tout était normal, no way, je n'embarque pas là-dedans.
Et puis, je me radoucis "Mais ton frère, lui, aimerait beaucoup rencontrer Joblo." Fermeture immédiate et ton catastrophé "Non, pas lui, c'est à toi que Joblo veut parler." "Moi,. je suis fermée, Beauté. je ne veux rien savoir de ton chum tortionnaire, mais ton frère, lui, est ouvert. Pourquoi ne pas le rencontrer?" "Il ne le connaît pas, toi, il a déjà une relation avec toi."
"Tu viens chercher ton téléphone après l'école?" "Je sais pas"
-Ouais, j'oubliais, tu dois demander la permission à ton cher Joblo qui contrôle tout.
Alors, je ne sais pas si le cel va continuer à se décharger sur ma table.
Moi, je me fais aider pour décrocher. Il est temps.
J'avais appelé ma belle-fille à neuf heures et quart pour l'informer que ma fille qui commence l'école à huit heures et vingt-cinq n'était pas en classe. Elle était au travail ma belle-fille et moi je partais pour mon aquaspinning comme d'habitude. On allait procéder au plan d'urgence en après-midi. Bye! On se rappelle. Mais voilà que dix minutes plus tard notre informatrice me texte que ma fille vient d'arriver à l'école. J'appelle ma bru et on annule tout et ça l'arrange, parce que mon fils, finalement, aura jusqu'au lendemain pour terminer son concours d'embauche. Très bien alors.
Je sors de la piscine et j'ai un message du téléphone de l'amie de Vingt ans (ma fille n'a toujours pas récupéré son cellulaire qui trône au milieu de la table). Je rappelle. Elle veut savoir quand je suis disponible pour les rencontrer Joblo et elle. Je ne veux rien savoir de son contrôlant de Joblo, est ma réponse. Je suis en colère (tiens, moi qui parlais justement de colère avec Un autre prof, mausus que je suis donc en colère, j'ai pas dormi pendant des jours et des jours, je l'ai cru séquestrée et maltraitée et elle est là au bout du fil à exiger -quand il n'est pas là, sa voix est plus affirmée- une rencontre), je veux la voir elle, je ne veux pas le voir lui, jamais, il te fait du tort, ce gars-là, je ne veux pas le connaître, je ne veux pas entrer en relation avec lui, quand tu le quitteras, je serai là pour toi, moi et plein de ressources, on sera là, mais traiter cette relation malsaine comme si tout était normal, no way, je n'embarque pas là-dedans.
Et puis, je me radoucis "Mais ton frère, lui, aimerait beaucoup rencontrer Joblo." Fermeture immédiate et ton catastrophé "Non, pas lui, c'est à toi que Joblo veut parler." "Moi,. je suis fermée, Beauté. je ne veux rien savoir de ton chum tortionnaire, mais ton frère, lui, est ouvert. Pourquoi ne pas le rencontrer?" "Il ne le connaît pas, toi, il a déjà une relation avec toi."
"Tu viens chercher ton téléphone après l'école?" "Je sais pas"
-Ouais, j'oubliais, tu dois demander la permission à ton cher Joblo qui contrôle tout.
Alors, je ne sais pas si le cel va continuer à se décharger sur ma table.
Moi, je me fais aider pour décrocher. Il est temps.
samedi 14 mars 2015
Plan d'action
J'ai dormi jusqu'à neuf trente ce matin. Très très rare. Je suis très perturbée et j'ai manqué le yoga en me levant si tard. Je ne vais certainement pas me rendre malade. Je suis la personne responsable de moi et je suis ma priorité. Alors, donc, pour ce qui est de moi, je vais monter la montagne et j'irai à un cours de yoga plus tard dans la journée. J'ai le choix, je suis abonnée et il y a des cours toute la journée. Ils sont difficiles la fin de semaine cependant.
Pour ma fille, les choses ne s'arrangent pas. J'ai bien son téléphone ici et il fonctionne, on est allées au Fido pour y insérer la carte mémoire, ce qu'on arrivait pas à faire Vingt-cinq ans et moi. J'avais écrit un message sur le cel de Joblo. Vingt ans a appelé plus tard (Joblo étant contrôlant ne répond jamais immédiatement aux appels ni aux messages) pour dire qu'ils (oui, ils, pas elle, il ne la quitte pas d'une semelle) ne viendraient pas chercher le cel aujourd'hui, qu'ils avaient trop de choses à faire. Ok. Ensuite, rappel en soirée pour dire qu'ils viendraient peut-être "tous les deux" a-t-elle précisé. J'ai dit oui, mais le "tous les deux" m'a fait paniquer. Ce gars-là est si malsain que je veux éviter sa présence et surtout ses discours machiavéliques. J'ai téléphoné chez mon fils. Parlé à sa femme que j'adore. J'ai ainsi appris que mon cher fils travaille fort parce qu'il passe un concours pour un emploi lundi. Quand je l'appelle, je suis si paniquée que je ne demande pas de ses nouvelles. Honte à moi! Elle me dit qu'ils ont réellement l'intention d'aller visiter Vingt ans chez Joblo quand le concours de mon fils sera terminé.
Un gars comme ça ne l'énerve pas du tout, me dit-elle. Elle en a connu d'autres dans sa vie. Se sent très à l'aise d'aller frapper à la porte et d'entrer. Ben coudons, elle est encore plus extraordinaire que je ne le croyais, cette merveilleuse fille que j'ai toujours aimée.
Le plan de match: laisser passer la fin de semaine. Son nouveau cellulaire est sur la table. S'ils viennent le chercher, c'est bien, s'ils ne viennent pas, pas grave. Lundi, vérifier si elle est à l'école. Si elle n'y était pas, alors visite le soir ou le lendemain chez Joblo. Visite de mon fils et de ma bru et peut-être de moi, je vais demander à ma bru ce qui est le mieux.
En attendant, prendre soin de moi. J'ai décidé d'attendre à lundi pour passer à l'action, alors ne pas mijoter dans l'inquiétude en attendant. Bon, il y en a de l'inquiétude, mais essayer de couper les scénarios catastrophiques le plus possible.
Du sport, de la culture, de la bonne nourriture. Voir quelqu'un? J'ai plus de misère avec ça, je me mets automatiquement à parler de ma fille et tout repart dans ma tête. Je ne me sens pas intéressante non plus car oui, j'ai tendance à être envahie par ce qui lui arrive. C'est là-dessus que je travaille.
Aller au clsc? Peut-être bien.
Le psychologue pour moi? J'ai la liste. Je m'en occupe.
Pour ma fille, les choses ne s'arrangent pas. J'ai bien son téléphone ici et il fonctionne, on est allées au Fido pour y insérer la carte mémoire, ce qu'on arrivait pas à faire Vingt-cinq ans et moi. J'avais écrit un message sur le cel de Joblo. Vingt ans a appelé plus tard (Joblo étant contrôlant ne répond jamais immédiatement aux appels ni aux messages) pour dire qu'ils (oui, ils, pas elle, il ne la quitte pas d'une semelle) ne viendraient pas chercher le cel aujourd'hui, qu'ils avaient trop de choses à faire. Ok. Ensuite, rappel en soirée pour dire qu'ils viendraient peut-être "tous les deux" a-t-elle précisé. J'ai dit oui, mais le "tous les deux" m'a fait paniquer. Ce gars-là est si malsain que je veux éviter sa présence et surtout ses discours machiavéliques. J'ai téléphoné chez mon fils. Parlé à sa femme que j'adore. J'ai ainsi appris que mon cher fils travaille fort parce qu'il passe un concours pour un emploi lundi. Quand je l'appelle, je suis si paniquée que je ne demande pas de ses nouvelles. Honte à moi! Elle me dit qu'ils ont réellement l'intention d'aller visiter Vingt ans chez Joblo quand le concours de mon fils sera terminé.
Un gars comme ça ne l'énerve pas du tout, me dit-elle. Elle en a connu d'autres dans sa vie. Se sent très à l'aise d'aller frapper à la porte et d'entrer. Ben coudons, elle est encore plus extraordinaire que je ne le croyais, cette merveilleuse fille que j'ai toujours aimée.
Le plan de match: laisser passer la fin de semaine. Son nouveau cellulaire est sur la table. S'ils viennent le chercher, c'est bien, s'ils ne viennent pas, pas grave. Lundi, vérifier si elle est à l'école. Si elle n'y était pas, alors visite le soir ou le lendemain chez Joblo. Visite de mon fils et de ma bru et peut-être de moi, je vais demander à ma bru ce qui est le mieux.
En attendant, prendre soin de moi. J'ai décidé d'attendre à lundi pour passer à l'action, alors ne pas mijoter dans l'inquiétude en attendant. Bon, il y en a de l'inquiétude, mais essayer de couper les scénarios catastrophiques le plus possible.
Du sport, de la culture, de la bonne nourriture. Voir quelqu'un? J'ai plus de misère avec ça, je me mets automatiquement à parler de ma fille et tout repart dans ma tête. Je ne me sens pas intéressante non plus car oui, j'ai tendance à être envahie par ce qui lui arrive. C'est là-dessus que je travaille.
Aller au clsc? Peut-être bien.
Le psychologue pour moi? J'ai la liste. Je m'en occupe.
vendredi 13 mars 2015
Parler d'autre chose
C'était mon intention en commençant ce billet. Mais je n'y arrive pas vraiment. En me forçant, je pourrais parler de yoga, aquaspinning où ma plus grande vient encore avec moi, de l'entraîneur que je voulais flusher mais qui est si gentil que je ne peux pas et je ne veux plus non plus, de mon poids qui se maintient à 70 kilos, de mes abdos qui sont forts et fermes et que je me complais à admirer. Je pourrais parler de tout ça mais ça ne me tente pas trop. Je vais me chercher de l'aide psychologique. L'histoire de ma fille, c'est trop gros pour moi.
Je passe la journée ici, j'attends son téléphone qu'on doit livrer aujourd'hui. La fille qui m'informe d'habitude pour savoir si elle est à l'école ne répond pas. Bon, je ne suis plus en train de parler d'autre chose là... stop!
Je passe la journée ici, j'attends son téléphone qu'on doit livrer aujourd'hui. La fille qui m'informe d'habitude pour savoir si elle est à l'école ne répond pas. Bon, je ne suis plus en train de parler d'autre chose là... stop!
jeudi 12 mars 2015
La force
J'ai parlé à mon fils. À son travail. Fallait vraiment que j'aie besoin d'aide. Et la meilleure aide, c'est lui qui me l'a donnée. J'étais paniquée parce que j'ai appelé Joblo sur son cel privé. Il m'a fait parler à ma fille et il lui soufflait quoi dire et elle avait une toute petite voix. Ensuite, il a rappelé lui-même. Dit que ma fille n'était pas un ange, qu'il y a plein de choses que je ne savais pas. Il parlait beaucoup, prenait le contrôle. J'ai mis fin à l'appel. Il a fait rappeler ma fille, "c'est moi, maman, c'est ma faute, j'ai menti à Joblo, fallait que je reste ici pour qu'on s'explique." J'ai dit que je l'aimais et que je la voulais heureuse et le lui ai souhaité une bonne journée. Et voilà que Joblo rapplique. Ils vont venir me voir tous les deux, m'expliquer ce qui se passe, ils en ont assez des calomnies. Je refuse, trop occupée aujourd'hui que je lui dis. Et j'appelle mon fils. Qui m'écoute et me dit qu'il a l'intention d'aller faire un tour chez Joblo. Pas ce soir et il ne sait pas trop quand, mais oui, il va y aller. Il me rappelle qu'on a déjà sorti Vingt ans de là et qu'elle est retournée de son plein gré. Il va falloir qu'elle aille creux, que la vie avec Joblo devienne un enfer, il va falloir la laisser aller jusque là pour qu'elle veuille en sortir et quand elle voudra, on sera là pour elle.
Comme je ne peux rien faire pour l'instant, je sors. C'était prévu. Je prendrais bien une brosse, tiens, mais je ne ferai pas ça, je vais voir un spectacle de danse ce soir, alors, calmons-nous. Une amie s'en vient, on va souper ensemble. Voilà. C'est comme ça. C'est bien que j'aie un si bon fils. Ça me rend heureuse.
Comme je ne peux rien faire pour l'instant, je sors. C'était prévu. Je prendrais bien une brosse, tiens, mais je ne ferai pas ça, je vais voir un spectacle de danse ce soir, alors, calmons-nous. Une amie s'en vient, on va souper ensemble. Voilà. C'est comme ça. C'est bien que j'aie un si bon fils. Ça me rend heureuse.
mercredi 11 mars 2015
Le téléphone brisé
Vingt ans m'a contactée hier. M'a dit qu'elle avait brisé son téléphone en le lançant dans un accès de colère. C'est arrivé dimanche et elle a attendu deux jours pour me le dire, pour ne pas que je me fâche. C'est moi qui paie son téléphone et j'ai pris une assurance au cas où un événement malheureux l'endommagerait.
Par événement malheureux, je pensais à Joblo qui lui a déjà brisé plein de téléphones avant.
C'est certain que ce n'est pas elle qui l'a brisé, son téléphone. Je lui ai dit que j'avais de la misère à croire ça mais quand j'ai vu qu'elle insistait vraiment, je me suis tue. Pas nécessaire que je l'enfonce dans ses mensonges, mensonges qui ont pour but de protéger Joblo. Elle voudrait tellement que je l'aime.
Elle est donc venue hier, après avoir demandé la permission à Joblo évidemment. J'ai fait avec elle la demande de remplacement. C'est compliqué et ça coûte 80$. Elle est retournée chez lui après, sans avoir soupé. On attend des nouvelles.
Elle habite donc toujours chez lui et cette fois, plus moyen de la rejoindre. Je vais rappeler SOS violence conjugale encore. J'ai besoin de parler.
Par événement malheureux, je pensais à Joblo qui lui a déjà brisé plein de téléphones avant.
C'est certain que ce n'est pas elle qui l'a brisé, son téléphone. Je lui ai dit que j'avais de la misère à croire ça mais quand j'ai vu qu'elle insistait vraiment, je me suis tue. Pas nécessaire que je l'enfonce dans ses mensonges, mensonges qui ont pour but de protéger Joblo. Elle voudrait tellement que je l'aime.
Elle est donc venue hier, après avoir demandé la permission à Joblo évidemment. J'ai fait avec elle la demande de remplacement. C'est compliqué et ça coûte 80$. Elle est retournée chez lui après, sans avoir soupé. On attend des nouvelles.
Elle habite donc toujours chez lui et cette fois, plus moyen de la rejoindre. Je vais rappeler SOS violence conjugale encore. J'ai besoin de parler.
mardi 10 mars 2015
Les camps de vacances
Quand je travaillais, j'avais très peu de vacances l'été, alors mes chers enfants fréquentaient les camps de jour et les camps de vacances. Ils adoraient ça et moi aussi heureusement! Cette période-ci où on chercher les camps me passionne. Je le fais pour Petit-fils. Mais il faut faire attention. C'est pas moi la mère. Faut me le rappeler. Je vais l'aider un peu à payer mais pas trop non plus. Tout à mon excitation de trouver des camps merveilleux et enrichissants, j'aurais tendance à donner beaucoup. Et pourquoi pas? Bon, je continue ma lecture des camps d'art, de musique, de sport, de langues, de théâtre....
Tellement magnifique d'avoir cinq ans et demi, la vie devant soi et toutes les opportunités du monde. J'en ai le souffle coupé. Chaque nouvelle expérience offerte au bon moment peut forger son futur. Important.
Tellement magnifique d'avoir cinq ans et demi, la vie devant soi et toutes les opportunités du monde. J'en ai le souffle coupé. Chaque nouvelle expérience offerte au bon moment peut forger son futur. Important.
lundi 9 mars 2015
Le frigo vide
Je me plais à ouvrir mon réfrigérateur pour admirer les tablettes vides, les tiroirs vides, le vide. Ça me fait un énorme plaisir. Celui de vivre seule et de décider de ce qui entre chez moi, celui de ne plus avoir à cuisiner pour une famille. J'aimais ça cuisiner pourtant, beaucoup même, mais là, je suis à une autre étape de ma vie. J'étais grosse quand je nourrissais quatre enfants et leurs amis et des enfants d'accueil. Entourée de nourriture. Maintenant, je suis dans mon poids santé et j'aime le vide. Il y a bien du miso, des condiments, un demi-chou bio, une carotte, un demi-avocat, du kéfir. C'est tout. Des légumes, j'en mange énormément mais ils sont congelés. Les petits fruits congelés aussi. Il y a ail et oignons sur le comptoir. Aucune perte.
Je vais maigrir un peu encore. Je le veux. J'aurai vécu une vie d'adulte grosse, je vieillirai mince. Ça me fait énormément plaisir. Mince et en forme.
Ce matin, aquaspinning avec ma Vingt-cinq ans. Contente.
Je vais maigrir un peu encore. Je le veux. J'aurai vécu une vie d'adulte grosse, je vieillirai mince. Ça me fait énormément plaisir. Mince et en forme.
Ce matin, aquaspinning avec ma Vingt-cinq ans. Contente.
dimanche 8 mars 2015
Sport et argent
Je dépense énormément pour la forme. Et là, ma grande fille, celle qui souffre de schizophrénie, vient avec moi à l'aquaspinning. Moi, j'ai le tarif âge d'or, elle non. Et en plus comme elle n'est pas abonnée, ça coûte douze dollars à chaque fois, plus son inscription, donc 24$ par semaine, donc 24 fois 4 égale 96 dollars et multiplié par les douze mois de l'année, ça fait un grand total de 1152 dollars!!! Bon, ça va faire moins car elle ne semble pas vouloir aller aux cours si je ne suis pas là et comme je voyage, faut enlever ce temps-là du total. En plus, je paie mes propres cours à moi, moins cher mais pas gratuits. Je suis abonnée à une super extraordinaire école de yoga trop difficile pour moi, mais je vais m'adapter, à 700$ pour l'année, ce qui est un excellent prix, j'ai magasiné et négocié. Je paie mon entraîneur que je vois une fois par semaine 45$, là encore, c'est un prix considéré raisonnable mais je dois y ajouter cinq ou dix dollars pour entrer au gym car je n'y suis plus inscrite. Non, mais, je dépense une vraie fortune pour ma forme physique et pour celle de ma fille!
Il y aurait certainement moyen de s'organiser autrement. Monter la montagne, c'est gratuit. Aller nager dans la piscine de ma mère, gratuit aussi. Courir, marcher, gratuit.
Mais ma fille manifeste pour la première fois un réel intérêt pour une activité physique et ça, ça n'a pas de prix. Et je m'en réjouis et je vais payer pour. Ça ne peut qu'améliorer sa santé. Argent bien investi donc.
Pour moi aussi, c'est de l'argent bien investi. Je n'ai jamais eu autant de forme et de souffle et d'énergie que depuis que je fais de l'aquaspinning deux fois par semaine. Je ne remets donc pas cet investissement en question. Je suis chanceuse de pouvoir me payer ça, je le sais, mais je fais aussi des choix, comme celui de ne pas faire réparer mon chauffage, hehe! et je n'en suis pas morte et le printemps est arrivé (bon, presque!).
Alors, toutes ces dépenses m'étourdissent mais elles sont pour mon bien et celui de ma fille. Pour la session de printemps, peut-être qu'on pourrait aller une seule fois à l'aquaspinning et monter la montagne en courant l'autre fois, pour couper les frais en deux? Je vais lui en parler et si elle est d'accord, on fera ça. Mais si elle refuse, je garde nos deux sessions d'aquaspinning sans chiâler. Ça vaut la peine.
Il y aurait certainement moyen de s'organiser autrement. Monter la montagne, c'est gratuit. Aller nager dans la piscine de ma mère, gratuit aussi. Courir, marcher, gratuit.
Mais ma fille manifeste pour la première fois un réel intérêt pour une activité physique et ça, ça n'a pas de prix. Et je m'en réjouis et je vais payer pour. Ça ne peut qu'améliorer sa santé. Argent bien investi donc.
Pour moi aussi, c'est de l'argent bien investi. Je n'ai jamais eu autant de forme et de souffle et d'énergie que depuis que je fais de l'aquaspinning deux fois par semaine. Je ne remets donc pas cet investissement en question. Je suis chanceuse de pouvoir me payer ça, je le sais, mais je fais aussi des choix, comme celui de ne pas faire réparer mon chauffage, hehe! et je n'en suis pas morte et le printemps est arrivé (bon, presque!).
Alors, toutes ces dépenses m'étourdissent mais elles sont pour mon bien et celui de ma fille. Pour la session de printemps, peut-être qu'on pourrait aller une seule fois à l'aquaspinning et monter la montagne en courant l'autre fois, pour couper les frais en deux? Je vais lui en parler et si elle est d'accord, on fera ça. Mais si elle refuse, je garde nos deux sessions d'aquaspinning sans chiâler. Ça vaut la peine.
samedi 7 mars 2015
Famille
C'est délicat la famille. Je les aime à la folie mais il y a des tensions, comme dans toutes les familles, j'imagine. Hier, j'ai vu "Ennemi public" au théâtre d'aujourd'hui et ça parlait de ça, entre autres, les tensions familiales, les bobos qu'on enterre en accusant la société tout entière. Fait du bien d'avoir un ennemi public, Guy Turcotte, ou bien les politiciens, ou bien le responsable de la tragédie de Lac-Mégantic.
Mes frères ont bien réussi dans la vie, ce sont des hommes d'affaires prospères. D'habitude, ils organisent la fête d'anniversaire de maman et moi je suis. Cette année, j'ai pris ça en charge. Maman aimerait voir la nouvelle (plus si nouvelle!) Maison Symphonique. J'ai proposé que nous allions y voir un concert en famille, ma mère, mes frères et moi. Accepté. J'ai payé les billets de tout le monde, ce sera ma contribution. Un de mes frères nous reçoit tout le temps somptueusement dans le temps des Fêtes avec tous mes enfants (ceux qui veulent venir) et moi je ne les reçois jamais. Alors, j'ai acheté les billets, un autre de mes frères a proposé de payer le restaurant et l'autre ira chercher maman.
J'ai évidemment invité le chum de ma mère. Il ne viendra pas, ne sort plus voir des spectacles depuis des années pour des raisons de santé.
Je sors énormément ces jours-ci. Un peu de tout. Danse, théâtre, musique, cinéma. Je suis inscrite pour gagner des films gratuits et ça marche! Le dernier "Les nouveaux sauvages" est tout à fait excellent. Un film argentin où on ne s'ennuie pas une minute. Je recommande chaudement.
Je maintiens mon poids de 70 kilos avec difficulté mais je maintiens. Tranquille au niveau exercice cette semaine. Deux sessions d'aquaspinning et c'est tout. Vingt-cinq ans est venue les deux fois. Bien contente de ça.
Il faut me forcer beaucoup pour aller aux cours de yoga. Ils sont très difficiles et exigeants sauf celui du mardi. Je dois me pousser beaucoup. Mais comme j'ai payé pour un an, je ne veux pas faire partie des statistiques qui paient un bel abonnement pour finalement ne jamais y aller. Alors, j'y vais ce matin. À reculons, mais j'y vais.
Mes frères ont bien réussi dans la vie, ce sont des hommes d'affaires prospères. D'habitude, ils organisent la fête d'anniversaire de maman et moi je suis. Cette année, j'ai pris ça en charge. Maman aimerait voir la nouvelle (plus si nouvelle!) Maison Symphonique. J'ai proposé que nous allions y voir un concert en famille, ma mère, mes frères et moi. Accepté. J'ai payé les billets de tout le monde, ce sera ma contribution. Un de mes frères nous reçoit tout le temps somptueusement dans le temps des Fêtes avec tous mes enfants (ceux qui veulent venir) et moi je ne les reçois jamais. Alors, j'ai acheté les billets, un autre de mes frères a proposé de payer le restaurant et l'autre ira chercher maman.
J'ai évidemment invité le chum de ma mère. Il ne viendra pas, ne sort plus voir des spectacles depuis des années pour des raisons de santé.
Je sors énormément ces jours-ci. Un peu de tout. Danse, théâtre, musique, cinéma. Je suis inscrite pour gagner des films gratuits et ça marche! Le dernier "Les nouveaux sauvages" est tout à fait excellent. Un film argentin où on ne s'ennuie pas une minute. Je recommande chaudement.
Je maintiens mon poids de 70 kilos avec difficulté mais je maintiens. Tranquille au niveau exercice cette semaine. Deux sessions d'aquaspinning et c'est tout. Vingt-cinq ans est venue les deux fois. Bien contente de ça.
Il faut me forcer beaucoup pour aller aux cours de yoga. Ils sont très difficiles et exigeants sauf celui du mardi. Je dois me pousser beaucoup. Mais comme j'ai payé pour un an, je ne veux pas faire partie des statistiques qui paient un bel abonnement pour finalement ne jamais y aller. Alors, j'y vais ce matin. À reculons, mais j'y vais.
vendredi 6 mars 2015
Cuba encore
Hier, je suis tombée tout à fait par hasard sur un documentaire américain qui traitait des femmes étrangères qui épousent des Cubains. Le documentaire parlait aussi des femmes qui vont à Cuba pour du plaisir sexuel gratuit, accessible et sans lendemain. Il y a une assez grande clientèle pour ça. Si elles sont jeunes et bien foutues, elles ne paient pas. C'est comme un extra de leur tout-inclus, inclus dans le tout-inclus, quoi! Alors, plage, soleil, drinks à volonté et beau gars dans son lit le soir, la totale!
Le documentaire suit trois femmes qui marient des Cubains. Claire, une Québécoise dans la quarantaine, assez jolie, qui tombe amoureuse d'un homme de son âge dans un tout-inclus. Il travaille dans le tourisme depuis de nombreuses années. Elle aime tout de lui, sa retenue, son respect, sa discrétion. Bref, elle retourne le voir, lui ne peut évidemment pas sortir du pays. Très rapidement, elle le demande en mariage et il accepte. Commence alors l'attente pour le faire entrer au pays. Ça peut être très long, genre dix-huit mois ou deux ans. Mais dans leur cas, ça n'a pris qu'un an. On la voit en visite dans sa famille à Cuba, un peu avant qu'il arrive et elle tente de lui expliquer les réalités québécoises. Il ne démontre aucun intérêt, dit qu'il s'y fera quand il sera là.
Ensuite, c'est la grande journée. Claire ne se peut plus, on la sent nerveuse, fébrile. Elle dit qu'elle n'est pas riche, qu'elle habite un appartement modeste, a peur qu'il ne soit déçu. Elle l'accueille à l'aéroport, il est en chemisette et c'est l'hiver. Ils se serrent longuement dans les bras.
Un mois plus tard, il était parti. Elle a trouvé une petite note sur la table. "Je suis parti. Merci pour tout." C'est la première fois qu'il me dit merci, dira-t-elle.
Le documentaire précise que si jamais le mari de Claire demande du bien-être social, il n'y aura pas droit car c'est elle qui s'est engagée à le faire vivre pendant deux ans (ou trois? je ne me rappelle plus) et elle devra automatiquement lui verser une pension et cela même s'ils divorcent.
Le deuxième cas est une jeune femme de l'Ouest canadien qui rencontre un jeune Cubain tout frisé et elle dit être tombée d'abord amoureuse de ses cheveux! avant de tomber enceinte de lui. Elle habite dans une ferme, ils s'épousent et il arrive un peu avant la naissance de l'enfant. La famille de la jeune femme est grande, tout le monde travaille fort. Le jeune Cubain est donc bien entouré. Tout n'a pas l'air parfait mais les deux parents semblent adorer leur bébé. Il y a des tensions parce qu'il parle tout le temps de Cuba, dit qu'il est Cubain, pas Canadien. Essaie toujours de retrouver son Cuba, plante même du ... tabac! Sa femme est un peu tannée de son peu d'empressement à s'adapter.
La troisième femme a soixante-trois ans, une Américaine mince et délurée que j'ai trouvée sympathique. Franche, directe et honnête. Grand coeur. Elle est amoureuse d'un très beau gars de ... 23 ans! La différence d'âge l'inquiète et elle en parle dans le reportage. Ce jeune est très sympathique lui aussi et c'est le seul des trois gars qui marient des étrangères a être interviewé. Il dit qu'il s'en fout de l'âge de Dorothy, que ça n'a pas d'importance, qu'ils sont bien ensemble. On les voit danser, Dorothy est pleine d'énergie et ils dansent d'une façon endiablée.
Ils se marient, elle rencontre sa famille, est tellement touchée de voir leur dénuement qu'elle décide de payer pour faire rénover leur cabane. Elle y mettra dix mille dollars. La mère du jeune (qui est évidemment plus jeune que Dorothy elle aussi) se met à l'aimer beaucoup tout d'un coup. Et voilà le jeune à Los Angeles avec Dorothy, il enseigne la danse, prend des cours de théâtre. Ils semblent heureux, voyagent beaucoup. Fin du documentaire!
Le documentaire suit trois femmes qui marient des Cubains. Claire, une Québécoise dans la quarantaine, assez jolie, qui tombe amoureuse d'un homme de son âge dans un tout-inclus. Il travaille dans le tourisme depuis de nombreuses années. Elle aime tout de lui, sa retenue, son respect, sa discrétion. Bref, elle retourne le voir, lui ne peut évidemment pas sortir du pays. Très rapidement, elle le demande en mariage et il accepte. Commence alors l'attente pour le faire entrer au pays. Ça peut être très long, genre dix-huit mois ou deux ans. Mais dans leur cas, ça n'a pris qu'un an. On la voit en visite dans sa famille à Cuba, un peu avant qu'il arrive et elle tente de lui expliquer les réalités québécoises. Il ne démontre aucun intérêt, dit qu'il s'y fera quand il sera là.
Ensuite, c'est la grande journée. Claire ne se peut plus, on la sent nerveuse, fébrile. Elle dit qu'elle n'est pas riche, qu'elle habite un appartement modeste, a peur qu'il ne soit déçu. Elle l'accueille à l'aéroport, il est en chemisette et c'est l'hiver. Ils se serrent longuement dans les bras.
Un mois plus tard, il était parti. Elle a trouvé une petite note sur la table. "Je suis parti. Merci pour tout." C'est la première fois qu'il me dit merci, dira-t-elle.
Le documentaire précise que si jamais le mari de Claire demande du bien-être social, il n'y aura pas droit car c'est elle qui s'est engagée à le faire vivre pendant deux ans (ou trois? je ne me rappelle plus) et elle devra automatiquement lui verser une pension et cela même s'ils divorcent.
Le deuxième cas est une jeune femme de l'Ouest canadien qui rencontre un jeune Cubain tout frisé et elle dit être tombée d'abord amoureuse de ses cheveux! avant de tomber enceinte de lui. Elle habite dans une ferme, ils s'épousent et il arrive un peu avant la naissance de l'enfant. La famille de la jeune femme est grande, tout le monde travaille fort. Le jeune Cubain est donc bien entouré. Tout n'a pas l'air parfait mais les deux parents semblent adorer leur bébé. Il y a des tensions parce qu'il parle tout le temps de Cuba, dit qu'il est Cubain, pas Canadien. Essaie toujours de retrouver son Cuba, plante même du ... tabac! Sa femme est un peu tannée de son peu d'empressement à s'adapter.
La troisième femme a soixante-trois ans, une Américaine mince et délurée que j'ai trouvée sympathique. Franche, directe et honnête. Grand coeur. Elle est amoureuse d'un très beau gars de ... 23 ans! La différence d'âge l'inquiète et elle en parle dans le reportage. Ce jeune est très sympathique lui aussi et c'est le seul des trois gars qui marient des étrangères a être interviewé. Il dit qu'il s'en fout de l'âge de Dorothy, que ça n'a pas d'importance, qu'ils sont bien ensemble. On les voit danser, Dorothy est pleine d'énergie et ils dansent d'une façon endiablée.
Ils se marient, elle rencontre sa famille, est tellement touchée de voir leur dénuement qu'elle décide de payer pour faire rénover leur cabane. Elle y mettra dix mille dollars. La mère du jeune (qui est évidemment plus jeune que Dorothy elle aussi) se met à l'aimer beaucoup tout d'un coup. Et voilà le jeune à Los Angeles avec Dorothy, il enseigne la danse, prend des cours de théâtre. Ils semblent heureux, voyagent beaucoup. Fin du documentaire!
mardi 3 mars 2015
Petit-fils
Il est ici avec moi pour la journée. Il est arrivé hier soir, a dormi et pissé dans mon lit. On a tout changé et nettoyé au milieu de la nuit et ça ne m'a pas du tout dérangée. Je l'adore cet enfant si allumé. Là, il regarde la télévision ( je me suis assouplie), a fait son déjeuner lui-même avec comme consigne " Tu manges ce que tu fais" et ça marche. On va sortir. Lui, il resterait bien à la maison toute la journée, mais moi, non.
Je suis très contente qu'il soit là. Très.
Je suis très contente qu'il soit là. Très.
lundi 2 mars 2015
Nuit Blanche
Je suis toujours toute seule pour y aller et cette fois-ci, j'ai choisi de m'apitoyer sur mon sort. Mauvaise idée, vous en conviendrez avec moi. Mes amies trouvent bizarre que j'aille me perdre dans la foule et mes enfants ne veulent plus m'avoir dans les pattes, ce qui est normal. Je voulais aller au Musée d'art contemporain, c'était full de monde et j'aurais passé la soirée en file sans même être certaine d'entrer. J'ai donc choisi l'art souterrain qui m'a déçue amèrement. Le thème de cette année est la sécurité, alors on a eu droit à des exhibits de clôture Frost, ou bien de poussière d'hôpital (ben quoi, c'est pas sécuritaire la poussière dans un hôpital). Il y a un gars qui, lui, a écrit tout ce qu'il entendait sur la rue à partir de son appartement, mis les paroles éparses par écrit et voilà, une autre oeuvre d'art. Je suis ouverte d'esprit, mais cette exposition ne m'a pas intéressée. Je suis revenue vers la Place Desjardins. Je pensais aller voir les cordes de Sahée, son deuxième set, après avoir écouté un peu de musique. Rien ne me branchait et j'ai fini par rentrer à la maison. J'étais fatiguée aussi. Tellement rare que je sois fatiguée. Mais avoir su que Sahée aurait aimé que je sois là, bien sûr que je serais allée voir le show de cordes. C'était probablement ce qu'il y avait de plus intéressant dans le secteur.
dimanche 1 mars 2015
Exhortations et encouragements
Bien de la misère à maintenir mon 70 kilos. Je pèse 70.8 ce matin. Faut de la vigilance, de la grande. J'en ferai preuve. Je suis capable. Je le peux. Je le veux. Je suis faite pour être mince. Je me sens mieux. Énergique. Ça vaut la peine. Je vaux la peine. Mon linge me fait mieux. Je monte plus légèrement les escaliers, en sautillant. Mon ventre est plat. Je peux faire des asanas de yogas plus compliqués, me plier plus loin. Ma souplesse est meilleure. Mon cardio aussi. Quand je monte la côte de Jeanne-Mance au niveau de Sherbrooke, je n'ai même plus le coeur qui bat la chamade et je le fais en courant. Tout est facile, agréable, aéré. Je vais renoncer à ça pour manger plus? Jamais de la vie!
samedi 28 février 2015
Homme et musée
Le beau septuagénaire afghan de ma jeunesse est en visite à Montréal. On s'en va au musée des Beaux-arts. On aura deux heures en tout et pour tout! J'ai décidé de l'inviter. Je suis fière de moi. Et qu'il soit occupé pour souper ailleurs est juste parfait. Idéal même. Bien contente de mon coup.
Dire non
Ça s'apprend. Ma fille m'appelle hier pour m'informer que c'est la relâche scolaire et me demander si je peux garder son fils. Je le sais depuis longtemps que c'est la relâche scolaire et les autres années, je préparais tout plein d'activités à faire avec petit-fils. J'en parlais d'avance à ma fille qui ne manifestait aucun intérêt. Cette année, j'ai laissé aller. Je ne suis pas le parent. J'attends.
Or, me contacter le jour même où la relâche commence, ça ne marche pas. J'ai des cours d'aquaspinning les lundi et jeudi, le mercredi, je vois l'entraîneur, les mardis, jeudis et vendredis, cours de yoga. Je lui ai offert de garder le petit le mardi. Je peux me reprendre le soir pour le yoga ou passer une journée. Elle a accepté. Je pourrais aussi le vendredi mais je dois passer des tests de sang le matin. J'irai le chercher après chez le père si elle veut? Elle va voir.
Elle n'est pas si mal prise. L'autre famille s'en occupe du petit et c'est là qu'il préfère être. Il adore sa mamy, la mère de son père et c'est surtout elle qui prend soin de lui. Ma fille travaille sept jours sur sept ces temps-ci. Fait du remplacement les fins de semaine en plus de son travail régulier de semaine. C'est une vaillante et une travaillante ma fille. Son auto a fait des siennes et ça lui a occasionné des dépenses. Et aussi, elle veut en mettre plein la vue pour que sa négociation de salaire, qui est dûe en juin, porte fruit. Je l'admire pour son énergie. Elle voit toujours sa t.s. du clsc le jeudi soir.
Comme elle s'est chicanée avec Joblo, le chum de ma petite Vingt ans, ça devient compliqué pour Vingt ans d'aller garder chez elle. Elle s'est chicanée... par texto! Oui, oui, elle l'a traité de con sur le téléphone de Vingt ans, a dit qu'elle savait que c'était lui qui écrivait à la place de sa soeur (facile, de longs messages sans fautes, on sait bien que ça ne peut pas venir de Vingt ans), a écrit que Vingt ans ne devrait pas le laisser contrôler sa vie comme ça. Alors, il veut des excuses. Elle n'en fera évidemment pas. Mais ça bousille les séjours de gardiennage et de vérification de son état des mardis soirs qui étaient possible quand Vingt ans gardait et couchait là, dans le même lit que sa soeur. Le clsc n'a pas encore réglé les problèmes de colère et d'impulsivité de ma Vingt-quatre ans!
La petite était ici hier parce que Joblo ne lui répondait pas. Elle ne savait pas où il était et attendait de ses nouvelles. Quand je me suis couchée à minuit, elle attendait encore. Au matin, elle était partie chez lui et m'avait écrit un texto pour m'en informer. C'est son anniversaire à lui aujourd'hui, 29 ans. Il se trouve vieux, me dit Vingt ans. Elle a beaucoup, énormément insisté pour que je l'appelle pour lui souhaiter un bon anniversaire. J'en suis incapable. Je vais lui envoyer un texto.
Cette Vingt ans a écrit une lettre à ma tante de 92 ans qui vit dans une institution et que c'est bien compliqué d'aller voir depuis que je n'ai plus de voiture. Ma vieille tante l'a lue et relue et ça lui a fait énormément plaisir. Ma petite a un grand coeur. Elle veut sauver le monde. Si seulement elle employait cette énergie salvatrice sur d'autres que sur un gars qui a tant énormément de problèmes et qui la traite si mal. Bon, il ne la traite pas tout le temps mal, je suppose.
Yoga ce matin. Yoga ou aquaspinning ou musculation tous les jours cette semaine. Je suis fière de moi et en super forme.
Or, me contacter le jour même où la relâche commence, ça ne marche pas. J'ai des cours d'aquaspinning les lundi et jeudi, le mercredi, je vois l'entraîneur, les mardis, jeudis et vendredis, cours de yoga. Je lui ai offert de garder le petit le mardi. Je peux me reprendre le soir pour le yoga ou passer une journée. Elle a accepté. Je pourrais aussi le vendredi mais je dois passer des tests de sang le matin. J'irai le chercher après chez le père si elle veut? Elle va voir.
Elle n'est pas si mal prise. L'autre famille s'en occupe du petit et c'est là qu'il préfère être. Il adore sa mamy, la mère de son père et c'est surtout elle qui prend soin de lui. Ma fille travaille sept jours sur sept ces temps-ci. Fait du remplacement les fins de semaine en plus de son travail régulier de semaine. C'est une vaillante et une travaillante ma fille. Son auto a fait des siennes et ça lui a occasionné des dépenses. Et aussi, elle veut en mettre plein la vue pour que sa négociation de salaire, qui est dûe en juin, porte fruit. Je l'admire pour son énergie. Elle voit toujours sa t.s. du clsc le jeudi soir.
Comme elle s'est chicanée avec Joblo, le chum de ma petite Vingt ans, ça devient compliqué pour Vingt ans d'aller garder chez elle. Elle s'est chicanée... par texto! Oui, oui, elle l'a traité de con sur le téléphone de Vingt ans, a dit qu'elle savait que c'était lui qui écrivait à la place de sa soeur (facile, de longs messages sans fautes, on sait bien que ça ne peut pas venir de Vingt ans), a écrit que Vingt ans ne devrait pas le laisser contrôler sa vie comme ça. Alors, il veut des excuses. Elle n'en fera évidemment pas. Mais ça bousille les séjours de gardiennage et de vérification de son état des mardis soirs qui étaient possible quand Vingt ans gardait et couchait là, dans le même lit que sa soeur. Le clsc n'a pas encore réglé les problèmes de colère et d'impulsivité de ma Vingt-quatre ans!
La petite était ici hier parce que Joblo ne lui répondait pas. Elle ne savait pas où il était et attendait de ses nouvelles. Quand je me suis couchée à minuit, elle attendait encore. Au matin, elle était partie chez lui et m'avait écrit un texto pour m'en informer. C'est son anniversaire à lui aujourd'hui, 29 ans. Il se trouve vieux, me dit Vingt ans. Elle a beaucoup, énormément insisté pour que je l'appelle pour lui souhaiter un bon anniversaire. J'en suis incapable. Je vais lui envoyer un texto.
Cette Vingt ans a écrit une lettre à ma tante de 92 ans qui vit dans une institution et que c'est bien compliqué d'aller voir depuis que je n'ai plus de voiture. Ma vieille tante l'a lue et relue et ça lui a fait énormément plaisir. Ma petite a un grand coeur. Elle veut sauver le monde. Si seulement elle employait cette énergie salvatrice sur d'autres que sur un gars qui a tant énormément de problèmes et qui la traite si mal. Bon, il ne la traite pas tout le temps mal, je suppose.
Yoga ce matin. Yoga ou aquaspinning ou musculation tous les jours cette semaine. Je suis fière de moi et en super forme.
vendredi 27 février 2015
Ma grande Beauté
Elle a 25 ans et voulait venir avec moi à l'aquaspinning hier! Je lui avais dit de se trouver un maillot couvrant. Elle a les seins refaits, voyez-vous, du temps où elle faisait des massages érotiques. Cette immense poitrine attire l'attention et la piscine sportive n'a rien à voir avec un lieu érotique. Mais je n'ai pas pu voir le nouveau maillot à 175$, c'est son chum qui m'avait dit le prix au téléphone! faut qu'elle aime ça l'aquaspinning pour rentabiliser l'achat du maillot, a-t-il ajouté. Pas vu le maillot parce qu'on a refusé de la laisser entrer. Fallait des papiers d'identité pour s'inscrire à la piscine et sans inscription, pas de cours .Non négociable (et j'ai essayé tant et plus, vous me connaissez!). C'était ma faute en plus, je ne savais pas qu'il fallait les foutus papiers et je lui avais dit de prendre le minimum avec elle, que les cadenas pouvaient être brisés et que le centre sportif affichait partout ne pas être responsable des objets volés. Ma Beauté est donc repartie comme elle était venue. On se reprend lundi prochain.
Mais on se reprend dès aujoud'hui pour se voir. On se rencontre au Costco. Je vais lui faire une épicerie et m'en faire une en même temps.
Plus tard, j'irai au yoga.
Fait soleil et mon chauffage est reparti dans le salon en plus. Bien des choses positives. Je garde le moral. Et je pesais 70.1 kilos ce matin. Tout va bien, tout va bien! .... presque.... !
Mais on se reprend dès aujoud'hui pour se voir. On se rencontre au Costco. Je vais lui faire une épicerie et m'en faire une en même temps.
Plus tard, j'irai au yoga.
Fait soleil et mon chauffage est reparti dans le salon en plus. Bien des choses positives. Je garde le moral. Et je pesais 70.1 kilos ce matin. Tout va bien, tout va bien! .... presque.... !
jeudi 26 février 2015
Défi
Le défi, ça va être de le conserver, mon 70 kilos. C'est déjà légèrement remonté. En voyage, c'était facile. Toujours occupée, je ne pensais pas à manger et j'ai probablement mangé très peu, en bas de 1200 calories. Je ne peux pas toujours faire ça, c'est trop peu. La ligne est mince, le corps veut retrouver le poids qu'il connaît. Alors, faire attention veut dire faire très attention, pour l'instant du moins. Hier, je suis allée au restaurant pour le souper, j'ai pris le plat le moins calorique sur le menu, du saumon, sans riz s'il-vous-plaît mais avec plus de légumes. Rien de si terrible, non? Un kilo de plus sur le pèse-personne ce matin. Les portions de restaurant sont trop grosses, tout simplement. Du moins, c'est ce que je suppose. Pour le moment, pas de panique. Je resserre l'ingestion alimentaire, contrôle minutieusement ce qui entre dans ma bouche, me tient occupée pour ne pas penser à manger. Il faut surmonter ces premiers moments où le corps proteste et le laisser doucement s'accoutumer au nouveau poids. Je vais gagner, je le veux et c'est super important pour moi.
Vu ma fille hier, ma petite. On est allées au théâtre. Semblait en forme et a même couché ici. Au matin, encore du retard et de la procrastination. C'est une vraie maladie ses retards chroniques. J'ai décidé de ne plus me laisser affecter par ça. Aller parler de son cas au clsc peut-être. Je le conseille à tout le monde, faudrait bien que moi aussi je me grouille pour y aller! J'ai cependant appelé SOS violence conjugale hier et rejoint l'intervenante qui connaît si bien notre dossier. On a parlé longtemps. Ça m'a fait tellement de bien! Elle a trouvé très positif que ma fille se réfugie ici quand elle avait peur de son conjoint. Tant qu'elle n'est pas enceinte, il y a plein d'espoir. Ne pas se décourager. La laisser aller tout en lui laissant savoir qu'on est là. C'est exactement ce qu'on fait. J'en ai parlé à ma fille que j'avais appelé Nicole de SOS, elle la connaît, elle lui a déjà parlé Je lui ai dit aussi que je pensais qu'elle finirait par quitter son conjoint et qu'on serait là pour l'aider, qu'elle pourrait même aller passer quelques temps dans une maison spéciale avec Nicole peut-être, celle-ci l'a offert, pour avoir encore plus de support. Ma fille n'a rien dit. Rien du tout.
Vu ma fille hier, ma petite. On est allées au théâtre. Semblait en forme et a même couché ici. Au matin, encore du retard et de la procrastination. C'est une vraie maladie ses retards chroniques. J'ai décidé de ne plus me laisser affecter par ça. Aller parler de son cas au clsc peut-être. Je le conseille à tout le monde, faudrait bien que moi aussi je me grouille pour y aller! J'ai cependant appelé SOS violence conjugale hier et rejoint l'intervenante qui connaît si bien notre dossier. On a parlé longtemps. Ça m'a fait tellement de bien! Elle a trouvé très positif que ma fille se réfugie ici quand elle avait peur de son conjoint. Tant qu'elle n'est pas enceinte, il y a plein d'espoir. Ne pas se décourager. La laisser aller tout en lui laissant savoir qu'on est là. C'est exactement ce qu'on fait. J'en ai parlé à ma fille que j'avais appelé Nicole de SOS, elle la connaît, elle lui a déjà parlé Je lui ai dit aussi que je pensais qu'elle finirait par quitter son conjoint et qu'on serait là pour l'aider, qu'elle pourrait même aller passer quelques temps dans une maison spéciale avec Nicole peut-être, celle-ci l'a offert, pour avoir encore plus de support. Ma fille n'a rien dit. Rien du tout.
mercredi 25 février 2015
Geler
Il fait froid chez moi. Je sais que je dois appeler quelqu'un pour réparer ou changer mon chauffage. Je le sais et je ne le fais pas. J'aime mieux endurer le froid et m'habiller comme un ours plutôt que de gérer cette histoire de chauffage. Si j'habitais encore avec un ou des enfants, tout serait déjà fait depuis longtemps. Mais là, non. Pas envie. J'ai vendu ma grande maison pour ne plus avoir de troubles de maison. J'aurais dû vendre mon condo l'année passée, alors que tout fonctionnait encore. Les "j'aurais donc dû" ne font pas avancer dans la vie, je sais, je sais.
mardi 24 février 2015
70 kilos
J'y suis arrivée. C'est fait. Je l'ai atteint. C'est fou comme ce poids sur le pèse-personne peut me procurer de la joie, de la satisfaction, une énorme fierté. Parce qu'il n'est pas l'effet du hasard, mais bien du travail et disons-le, également d'une certaine privation. Pas vrai qu'on maigrit sans efforts et sans faim. Pas moi en tout cas.
Alors, j'y suis arrivée comment? Quand je suis partie pour New-York, je pesais 71.2 kilos, cinq jours plus tard, j'en pesais 69.8! Victoire! Il n'y a pas de recette universelle et l'histoire de chaque amaigrissement est une histoire personnelle. L'important, c'est que ça marche et que le but soit atteint. En tout cas, le fait de perdre trois livres en cinq jours alors que je mangeais tout le temps au restaurant prouve que les bons choix peuvent permettre de maigrir en toutes circonstances, si on le veut vraiment, et également que ce n'est pas l'exercice qui fait maigrir. J'ai passé la majorité de mon séjour à New-York assise dans des salles de spectacles!
Mais je mangeais deux repas par jour, pas trois, et c'était bien assez et puis je choisissais systématiquement le plat végétarien le moins calorique sur le menu. Si je prenais des oeufs le matin, je ne mangeais pas les patates d'accompagnement et seulement une tranche de pain. Je faisais de bons choix le midi ou le soir aussi (si je dinais, je ne soupais pas). Et ça a marché!
Alors, j'y suis arrivée comment? Quand je suis partie pour New-York, je pesais 71.2 kilos, cinq jours plus tard, j'en pesais 69.8! Victoire! Il n'y a pas de recette universelle et l'histoire de chaque amaigrissement est une histoire personnelle. L'important, c'est que ça marche et que le but soit atteint. En tout cas, le fait de perdre trois livres en cinq jours alors que je mangeais tout le temps au restaurant prouve que les bons choix peuvent permettre de maigrir en toutes circonstances, si on le veut vraiment, et également que ce n'est pas l'exercice qui fait maigrir. J'ai passé la majorité de mon séjour à New-York assise dans des salles de spectacles!
Mais je mangeais deux repas par jour, pas trois, et c'était bien assez et puis je choisissais systématiquement le plat végétarien le moins calorique sur le menu. Si je prenais des oeufs le matin, je ne mangeais pas les patates d'accompagnement et seulement une tranche de pain. Je faisais de bons choix le midi ou le soir aussi (si je dinais, je ne soupais pas). Et ça a marché!
samedi 14 février 2015
Yoga
Je suis très fière de moi ces temps-ci. Je fais de l'exercice tous les jours. Je profite enfin de mon forfait yoga illimité. Je n'allais que dans le cours 50ans et plus ou dans les cours de débutants mais hier, je voulais faire du yoga le matin et il n'y avait que du yoga flow. Et bien, j'y suis allée, comme je le pensais, il n'y avait que des jeunesses mais je n'ai pas trouvé ça si difficile. Je m'étais dit que c'était le yoga qui devait s'adapter à moi et non le contraire et j'avais donc prévu de me mettre dans la position de l'enfant dès que je sentais que c'était trop. Je n'ai pas eu à le faire. Il y a 11 ans que je fais du yoga, ça commence à compter! Bref, je suis sortie de là tonifiée, étirée et fière de moi.
J'y retourne ce matin, avec une autre prof. Je vais faire le tour, j'ai payé pour, j'ai le temps, quand on veut, on peut et je veux. C'est certain que les jours d'aquaspinning, je ne ferai pas du yoga en plus, c'est déjà bien assez et je sors vidée de la piscine. Le jour d'entraîneur non plus. Mais il reste quatre jours dans la semaine que je peux consacrer au yoga et j'ai l'intention de le faire.
C'est beaucoup l'exercice qui me maintient le moral. Les amies? Curieusement, je n'ai envie de voir personne et je me respecte là-dedans. Je vais au cinéma, je fais du sport, je mange bien et .... je regarde la télé le soir! Oui, oui, moi, je regarde la télé. Nouveau. J'arrive difficilement à sortir le soir, je n'en ai juste pas envie. Le froid me paralyse. Bien que pour dire vrai, il fait pas mal froid chez moi aussi. Un autre problème à régler quand je reviendrai de New-York. J'ai une longue liste. Un jour à la fois.
J'y retourne ce matin, avec une autre prof. Je vais faire le tour, j'ai payé pour, j'ai le temps, quand on veut, on peut et je veux. C'est certain que les jours d'aquaspinning, je ne ferai pas du yoga en plus, c'est déjà bien assez et je sors vidée de la piscine. Le jour d'entraîneur non plus. Mais il reste quatre jours dans la semaine que je peux consacrer au yoga et j'ai l'intention de le faire.
C'est beaucoup l'exercice qui me maintient le moral. Les amies? Curieusement, je n'ai envie de voir personne et je me respecte là-dedans. Je vais au cinéma, je fais du sport, je mange bien et .... je regarde la télé le soir! Oui, oui, moi, je regarde la télé. Nouveau. J'arrive difficilement à sortir le soir, je n'en ai juste pas envie. Le froid me paralyse. Bien que pour dire vrai, il fait pas mal froid chez moi aussi. Un autre problème à régler quand je reviendrai de New-York. J'ai une longue liste. Un jour à la fois.
vendredi 13 février 2015
Faits violence conjugale
Bon, c'est mon journal ici, c'est l'endroit où je prends des notes pour me remémorer les événements. Dans ce cas-ci, c'est bon que le cas de Joblo et de ma fille soit documenté. Quand on porte plainte à la police, ou même seulement quand on va se faire aider au clsc, c'est bien d'avoir des faits précis, pas seulement des souvenirs ou impressions vagues.
Voilà les faits. Mercredi matin le 11 février, j'ai le plaisir de croiser Vingt ans qui s'en vient chez moi. Je suis en route pour le gym. Je l'embrasse. On se verra après.
Elle est bien là à mon retour. La veille, elle est allée garder Petit-fils chez sa soeur et elle a couché là. Le mercredi, elle commence l'école à treize heures. Pourquoi n'a-t-elle pas mis d'argent dans son cel (encore!)? Ça nous inquiète toute la famille quand elle fait ça et qu'on n'a plus moyen de la rejoindre. La dernière fois, j'étais allée en personne vérifier sa sécurité. Bon, cette fois, c'est parce qu'elle n'a plus d'argent. Plus d'argent? Déjà? Elle avait eu 1500$ à Noël et sa soeur la paie pour faire son ménage et garder. Elle répond qu'elle aide Joblo vu qu'elle vit là, que ce n'est que normal, elle partage l'essence et la nourriture. J'offre d'aller lui payer son téléphone et qu'on aille manger ensuite avant son école. Accepté.
Une fois au magasin, le monsieur nous dit que Public Mobile maintenant avec Telus, c'est pas bon. Elle n'a pas de service, s'il y a un problème, personne pour l'aider. Et puis son téléphone est vieux. Il a un forfait au même prix avec Rogers et un téléphone de qualité est compris. On regarde ça. Vingt ans aimerait bien. Je lui dis que c'est correct, que je vais payer. Il faut cependant qu'elle change de numéro. Pas grave, dit-elle. Comme il lui faut deux preuves d'identité et qu'elle n'a que sa carte d'assurance-maladie et ne connaît pas son numéro d'assurance-sociale par coeur, je passe à la maison et je téléphonerai pour le donner.
Quand tout est fini, ça a pris plus de temps que prévu. On n'a plus le temps de manger. Je lui achète un sandwich et elle part à l'école.
Vers quatre heures, la voilà de retour à ma grande surprise. Pas du tout en forme cette fois. Elle n'est pas rentrée chez Joblo parce qu'elle a peur de lui. Il lui a fait une crise terrible à cause du téléphone. Ce n'était pas à moi à m'en occuper, c'est lui qui prend soin d'elle. Et puis, comment ça qu'elle est allée chez sa mère sans lui demander la permission. Ce sont bien les termes employés, "il est fâché contre moi parce que je suis allée chez toi sans lui demander la permission." Elle aurait dû rentrer directement chez lui après avoir conduit Petit-fils à l'école le matin,.
Elle me dit alors qu'elle a bien de la misère à s'exprimer avec lui, qu'il ne la laisse pas parler et lui coupe la parole quand il l'accuse de quelque chose et qu'elle veut protester. En tout cas, il a une bonne voix, je l'entends de ma chambre crier dans le téléphone et le cel de ma fille n'est pas sur speaker.
Elle élève un peu la voix elle aussi. Je suis surprise. Lui demande de l'écouter. Lui explique qu'elle n'est pas venue ici pour que je l'aide à changer de téléphone, que ça s'est passé comme ça quand on est allées pour payer, que c'est le monsieur qui a suggéré un autre forfait. Non, elle ne pouvait pas lui dire qu'elle venait chez sa mère, son cel ne marchait pas ce matin, pas d'argent dedans.
Finalement, je ferme ma porte de chambre et je m'occupe bruyamment à réaménager mes tiroirs. Je ne veux plus entendre ce qui se passe de l'autre côté. Faut que je me protège moi aussi là-dedans,.
Elle soupe avec moi, mange peu. Mais se reprend après le souper en se faisant des beurrées de fromage! N'a pas l'air si pire. Regarde la télé collée collée sur moi. Et puis les textos reprennent. Et elle pleure et pleure encore. Elle va se vider à force de pleurer. Il a besoin d'elle. Oui, elle en a peur des fois. Elle ne sait plus quoi faire. "Je ne sais pas quoi faire" et elle pleure et pleure encore. Lui aussi pleure, me dit-elle. " Il a besoin de moi, je ne peux pas l'abandonner. J'ai peur de ne plus jamais pouvoir vous voir."
Quand elle me voit, ça insécurise beaucoup Joblo. Il a toujours peur qu'elle ne revienne pas. Il est anxieux. Je lui dis qu'elle aussi est anxieuse. Elle dit que oui. Il en a des problèmes et il le sait, dit-elle. Elle pense qu'il est bipolaire. Non, il le veut pas d'aide, il ne veut pas de clsc ni de psychologue. Il veut parler de ses problèmes mais seulement avec Vingt ans. "C'est lourd, c'est trop lourd pour moi." et elle pleure et pleure et pleure encore.
Je lui dis qu'elle est totalement libre, que tout ce que je veux c'est son bonheur. C'est à elle de choisir, elle est une adulte. Elle a peur qu'il se suicide. Elle n'est pas responsable de son suicide ni de sa vie à lui.
Finalement, passé vingt-trois heures, elle s'habille et quitte pour chez lui. Je lui rappelle que ça peut être dangereux, qu'il l'a déjà punie en l'arrosant et en la mettant dehors pendant des heures pas habillée sur le balcon en hiver. Il est imprévisible et peut être dangereux.
Elle dit qu'il lui a promis que ça ne se passerait plus. Oui, elle a peur de lui des fois et ne peut pas s'exprimer librement comme elle le fait avec nous, mais il peut être attentionné aussi. Il l'aime tellement et ne peut pas se passer d'elle.
Quand elle a quitté, je ressens le besoin de lui écrire de ne pas tomber enceinte. Elle ne met plus de patch contraceptive,. Je lui écris de "svp ne pas mêler un enfant innocent à cette histoire". Pas de réponse,. Je m'inquiète. Le nouveau cel marche-t-il? Elle vient pourtant d'avoir plein de conversations dessus avec Joblo.
Le matin, je lui texte de nouveau. Tu vas bien? Pas de réponse. Je panique un peu. J'appelle sa grande soeur, celle qui est la plus proche d'elle. On jase. Merci d'être là. J'ai besoin de parler à quelqu'un.
Finalement, elle répond. Je lui demande de me téléphoner. Elle le fait à sa pause. Elle est à l'école. Elle a une toute petite voix "S'il-te-plait, maman, oublie tout ce que je t'ai dit hier."
Voilà les faits. Mercredi matin le 11 février, j'ai le plaisir de croiser Vingt ans qui s'en vient chez moi. Je suis en route pour le gym. Je l'embrasse. On se verra après.
Elle est bien là à mon retour. La veille, elle est allée garder Petit-fils chez sa soeur et elle a couché là. Le mercredi, elle commence l'école à treize heures. Pourquoi n'a-t-elle pas mis d'argent dans son cel (encore!)? Ça nous inquiète toute la famille quand elle fait ça et qu'on n'a plus moyen de la rejoindre. La dernière fois, j'étais allée en personne vérifier sa sécurité. Bon, cette fois, c'est parce qu'elle n'a plus d'argent. Plus d'argent? Déjà? Elle avait eu 1500$ à Noël et sa soeur la paie pour faire son ménage et garder. Elle répond qu'elle aide Joblo vu qu'elle vit là, que ce n'est que normal, elle partage l'essence et la nourriture. J'offre d'aller lui payer son téléphone et qu'on aille manger ensuite avant son école. Accepté.
Une fois au magasin, le monsieur nous dit que Public Mobile maintenant avec Telus, c'est pas bon. Elle n'a pas de service, s'il y a un problème, personne pour l'aider. Et puis son téléphone est vieux. Il a un forfait au même prix avec Rogers et un téléphone de qualité est compris. On regarde ça. Vingt ans aimerait bien. Je lui dis que c'est correct, que je vais payer. Il faut cependant qu'elle change de numéro. Pas grave, dit-elle. Comme il lui faut deux preuves d'identité et qu'elle n'a que sa carte d'assurance-maladie et ne connaît pas son numéro d'assurance-sociale par coeur, je passe à la maison et je téléphonerai pour le donner.
Quand tout est fini, ça a pris plus de temps que prévu. On n'a plus le temps de manger. Je lui achète un sandwich et elle part à l'école.
Vers quatre heures, la voilà de retour à ma grande surprise. Pas du tout en forme cette fois. Elle n'est pas rentrée chez Joblo parce qu'elle a peur de lui. Il lui a fait une crise terrible à cause du téléphone. Ce n'était pas à moi à m'en occuper, c'est lui qui prend soin d'elle. Et puis, comment ça qu'elle est allée chez sa mère sans lui demander la permission. Ce sont bien les termes employés, "il est fâché contre moi parce que je suis allée chez toi sans lui demander la permission." Elle aurait dû rentrer directement chez lui après avoir conduit Petit-fils à l'école le matin,.
Elle me dit alors qu'elle a bien de la misère à s'exprimer avec lui, qu'il ne la laisse pas parler et lui coupe la parole quand il l'accuse de quelque chose et qu'elle veut protester. En tout cas, il a une bonne voix, je l'entends de ma chambre crier dans le téléphone et le cel de ma fille n'est pas sur speaker.
Elle élève un peu la voix elle aussi. Je suis surprise. Lui demande de l'écouter. Lui explique qu'elle n'est pas venue ici pour que je l'aide à changer de téléphone, que ça s'est passé comme ça quand on est allées pour payer, que c'est le monsieur qui a suggéré un autre forfait. Non, elle ne pouvait pas lui dire qu'elle venait chez sa mère, son cel ne marchait pas ce matin, pas d'argent dedans.
Finalement, je ferme ma porte de chambre et je m'occupe bruyamment à réaménager mes tiroirs. Je ne veux plus entendre ce qui se passe de l'autre côté. Faut que je me protège moi aussi là-dedans,.
Elle soupe avec moi, mange peu. Mais se reprend après le souper en se faisant des beurrées de fromage! N'a pas l'air si pire. Regarde la télé collée collée sur moi. Et puis les textos reprennent. Et elle pleure et pleure encore. Elle va se vider à force de pleurer. Il a besoin d'elle. Oui, elle en a peur des fois. Elle ne sait plus quoi faire. "Je ne sais pas quoi faire" et elle pleure et pleure encore. Lui aussi pleure, me dit-elle. " Il a besoin de moi, je ne peux pas l'abandonner. J'ai peur de ne plus jamais pouvoir vous voir."
Quand elle me voit, ça insécurise beaucoup Joblo. Il a toujours peur qu'elle ne revienne pas. Il est anxieux. Je lui dis qu'elle aussi est anxieuse. Elle dit que oui. Il en a des problèmes et il le sait, dit-elle. Elle pense qu'il est bipolaire. Non, il le veut pas d'aide, il ne veut pas de clsc ni de psychologue. Il veut parler de ses problèmes mais seulement avec Vingt ans. "C'est lourd, c'est trop lourd pour moi." et elle pleure et pleure et pleure encore.
Je lui dis qu'elle est totalement libre, que tout ce que je veux c'est son bonheur. C'est à elle de choisir, elle est une adulte. Elle a peur qu'il se suicide. Elle n'est pas responsable de son suicide ni de sa vie à lui.
Finalement, passé vingt-trois heures, elle s'habille et quitte pour chez lui. Je lui rappelle que ça peut être dangereux, qu'il l'a déjà punie en l'arrosant et en la mettant dehors pendant des heures pas habillée sur le balcon en hiver. Il est imprévisible et peut être dangereux.
Elle dit qu'il lui a promis que ça ne se passerait plus. Oui, elle a peur de lui des fois et ne peut pas s'exprimer librement comme elle le fait avec nous, mais il peut être attentionné aussi. Il l'aime tellement et ne peut pas se passer d'elle.
Quand elle a quitté, je ressens le besoin de lui écrire de ne pas tomber enceinte. Elle ne met plus de patch contraceptive,. Je lui écris de "svp ne pas mêler un enfant innocent à cette histoire". Pas de réponse,. Je m'inquiète. Le nouveau cel marche-t-il? Elle vient pourtant d'avoir plein de conversations dessus avec Joblo.
Le matin, je lui texte de nouveau. Tu vas bien? Pas de réponse. Je panique un peu. J'appelle sa grande soeur, celle qui est la plus proche d'elle. On jase. Merci d'être là. J'ai besoin de parler à quelqu'un.
Finalement, elle répond. Je lui demande de me téléphoner. Elle le fait à sa pause. Elle est à l'école. Elle a une toute petite voix "S'il-te-plait, maman, oublie tout ce que je t'ai dit hier."
jeudi 12 février 2015
Vingt ans
Ça barde pour Vingt ans. Elle est venue se réfugier ici hier. Pour retourner chez Joblo son contrôlant tortionnaire passé 23 heures hier soir. Je ne peux rien faire. Ce matin, elle me dit: "Oublie tout ce que je t'ai dit hier."
Je mentirais si je disais que ça ne m'affecte pas. J'en ai parlé à une de mes filles et à mon fils. Il faut que je me confie à quelqu'un. J'ai appelé SOS violence conjugale mais l'intervenante qui connaît notre dossier est en vacances cette semaine. Je n'avais pas envie de tout raconter de nouveau à une nouvelle. Même ici, je n'ai pas envie d'écrire davantage à ce triste sujet.
Mon fils dit qu'elle va finir par le quitter, qu'elle n'est pas prête actuellement, mais que ça viendra. Je me raccroche à ça.
Je mentirais si je disais que ça ne m'affecte pas. J'en ai parlé à une de mes filles et à mon fils. Il faut que je me confie à quelqu'un. J'ai appelé SOS violence conjugale mais l'intervenante qui connaît notre dossier est en vacances cette semaine. Je n'avais pas envie de tout raconter de nouveau à une nouvelle. Même ici, je n'ai pas envie d'écrire davantage à ce triste sujet.
Mon fils dit qu'elle va finir par le quitter, qu'elle n'est pas prête actuellement, mais que ça viendra. Je me raccroche à ça.
mercredi 11 février 2015
New-York, entraîneur
Hier, c'était la rencontre pour mon voyage opéras à New-York. Je suis enthousiaste. C'est une excellente idée de rassembler comme ça des amateurs d'opéra pour qu'ils partagent ensemble leur passion. Je suis privilégiée de faire partie de ce voyage. Du coup, je me sens bien. Entraîneur ce matin. Je veux travailler fort et je vais le lui dire. Me semble qu'il ne me fait plus progresser. Depuis que je fais de l'aquaspinning deux fois par semaine, mon endurance est bien meilleure. C'est le plus cher dans mon budget exercice, cet entraîneur. Je l'aime, oui, mais faut que ça marche aussi. Lever des poids, c'est cependant essentiel et je ne le ferais pas moi-même, alors ça vaut la peine de payer. Il faudrait seulement varier davantage ou monter le niveau. Je ne sais pas trop, mais j'aime de moins en moins y aller, c'est un signe.
mardi 10 février 2015
Journée plate
Je n'ai pas totalement récupéré de mon intoxication alimentaire de voyage. Je demeure fragile. Un petit excès et je passe la nuit à avoir mal au ventre. Fatiguée aussi. Normal que je sois fatiguée cependant, je n'ai pas dormi, je m'attendais à quoi? Comme je suis anti-sieste, je reste debout, pas trop debout, plus assise à l'ordi en fait. Je ne suis pas allée au yoga, mes désordres intestinaux ne m'inspiraient pas confiance sur un tapis. Alors, je végète. Ce soir, rencontre d'information sur les opéras que je verrai à New-York. Sinon, je ne sors pas. Inquiétude pour Vingt ans qui ne donne pas de nouvelles. Je gère assez bien. Contente de ça. Je reste calme. Mais en gros, ça ne va pas si bien. Demain sera un autre jour.
samedi 7 février 2015
Rien de simple
Je me terre chez moi. Cachée. Je panse mes plaies. Et je mange aussi. Bon, je suis tannée de me priver. C'est une façon de fonctionner. C'est la mienne. Encore dans mon poids santé tout en haut. Coudons, c'est mieux d'y être que de ne pas y être. C'est un cercle, je me prive, je me tanne, je mange, je me prive encore et finalement je maigris à la fin. Alors pas si pire. Mais je voudrais plus évidemment, on veut toujours plus. Jamais contente. En voulant plus, je veux dire que je veux moins, celles qui maigrissent ont compris sans explication. Je veux donc peser moins pour avoir du jeu, pour pouvoir manger sans inquiétude. C'est fou quand on y pense. Maigrir pour pouvoir manger. Rien de simple.
Mon amie du voyage, celle du Québec, pas la Française dont on n'a plus de nouvelles, mon amie du voyage et moi donc on est en pleine réconciliation. La dame de l'agence de voyage est une bitch, mon amie m'envoie les courriels et les poils des bras me hérissent. Alors, je fais front commun. On se défend en gang et du coup, on s'aime et se comprend. Simples les relations humaines? Tellement mais tellement pas.
J'ai une passe au yoga. Illimité le yoga, je peux y aller tout le temps et je n'y vais pas. Je voulais y aller aujourd'hui. Les cours du matin étaient trop difficiles, j'ai opté pour celui de dix-sept heures quinze. Mais j'avais pas mangé et je mourais de faim. Et comme je viens de me faire un beau repas santé agrémenté d'un (deux!) verres de vin, je ne peux plus y aller. On ne va pas au yoga le ventre plein. Je me sens pas si bien à cause de ça mais d'un autre côté, ça ne donne rien non plus de culpabiliser. Faut pas.
Alors, je vais aller voir le populaire "Félix et Meira", le film sur la relation entre un paumé du Mile End (pas loin de chez nous le Mile end) et une jeune femme hassidique.
Cette semaine, vu "Still Alice" que je recommande. Très bon film.
Mon amie du voyage, celle du Québec, pas la Française dont on n'a plus de nouvelles, mon amie du voyage et moi donc on est en pleine réconciliation. La dame de l'agence de voyage est une bitch, mon amie m'envoie les courriels et les poils des bras me hérissent. Alors, je fais front commun. On se défend en gang et du coup, on s'aime et se comprend. Simples les relations humaines? Tellement mais tellement pas.
J'ai une passe au yoga. Illimité le yoga, je peux y aller tout le temps et je n'y vais pas. Je voulais y aller aujourd'hui. Les cours du matin étaient trop difficiles, j'ai opté pour celui de dix-sept heures quinze. Mais j'avais pas mangé et je mourais de faim. Et comme je viens de me faire un beau repas santé agrémenté d'un (deux!) verres de vin, je ne peux plus y aller. On ne va pas au yoga le ventre plein. Je me sens pas si bien à cause de ça mais d'un autre côté, ça ne donne rien non plus de culpabiliser. Faut pas.
Alors, je vais aller voir le populaire "Félix et Meira", le film sur la relation entre un paumé du Mile End (pas loin de chez nous le Mile end) et une jeune femme hassidique.
Cette semaine, vu "Still Alice" que je recommande. Très bon film.
Pour mes amies enceintes
Quand un grand spécialiste du vin vante sans ambages un vin sans alcool en écrivant que c'est "le meilleur vin désalcoolisé qu'il ait dégusté à ce jour", ça vaut la peine de prendre le nom de ce produit vedette en note! Alors, le sommelier est le réputé Philippe Lapeyrie et le vin en question est un blanc de la maison Torres originaire d'Espagne, il s'agit du Natureo et ce qui ne gâte rien, il se vend 9.25$ la bouteille. Philippe conseille de le servir avec un gros bol de fruits frais: melon de miel, pommes, poires, clémentines, mangues etc. Santé, santé, santé!
mercredi 4 février 2015
Parlons poids et forme
Voilà quelque chose sur lequel j'ai du pouvoir. Je suis revenue en lion(ne?) de mon voyage. Défigurée mais déterminée. J'avais évidemment maigri, repris en mangeant normalement, reperdu en voulant reperdre. Je suis donc dans mon poids santé et fais du sport tous les jours. Aquaspinning, musculation avec entraîneur et yoga à la nouvelle école de yoga dont je suis maintenant membre. Me fait du bien, beaucoup de bien. Je lisais que Rosabelle Mélanie voulait perdre quelques livres encore pour avoir un peu de jeu dans son poids santé. Même chose pour moi. Bouger est bon pour moi, ça fait longtemps que je le dis et que je le sais. Pas de changement là-dessus. Toujours aussi efficace.
mardi 3 février 2015
Me sauver de ma vie
C'est ce que je tente de faire. Ce voyage raté me l'a révélé. Je partirais n'importe où avec n'importe qui pour fuir ma vie quotidienne.
Vous voulez des exemples?
Ce matin, le téléphone, sept heures. C'est Vingt-quatre ans. "Maman, mon auto part pas."
Hier, ma Vingt ans, tout heureuse de me dire qu'elle a arrêté sa patch contraceptive pour faire un enfant avec son chum qui ne travaille pas, est sur le b.s., l'a déjà violentée et en a déjà un enfant. Tout ça après s'être plainte qu'elle n'a droit qu'à un tiroir là-bas et donc qu'à un seul change de vêtements. Ils habitent un sous-sol sans aucun garde-robe. J'ai fait une colère, j'ai crié, j'ai gueulé. Lui ai lancé tous les arguments que vous pouvez imaginer. Et pourtant, c'est totalement inutile de réagir comme ça.
En soirée, elle me demande par texto quand je pars pour New-York. Je lui dis à la fin du mois. Elle me répond, le 30 ou le 31 février? Faire un enfant alors qu'on n'a même pas les connaissances de base de la deuxième année primaire, ça me déprime totalement. Mettre un petit être innocent au monde dans ces conditions, c'est immoral.
Évidemment, ce n'est pas ma fille, qui m'appelle pour ses problèmes de voiture et pour le moindre problème de sa vie, qui est coupable. C'est moi qui l'ai toujours laissé faire et qui ai toujours été là, disponible, prête à aider et à prendre ses problèmes en charge.
La petite, elle, quand j'y pense, je n'ai envie que de pleurer. Et je pleure.
Vous voulez des exemples?
Ce matin, le téléphone, sept heures. C'est Vingt-quatre ans. "Maman, mon auto part pas."
Hier, ma Vingt ans, tout heureuse de me dire qu'elle a arrêté sa patch contraceptive pour faire un enfant avec son chum qui ne travaille pas, est sur le b.s., l'a déjà violentée et en a déjà un enfant. Tout ça après s'être plainte qu'elle n'a droit qu'à un tiroir là-bas et donc qu'à un seul change de vêtements. Ils habitent un sous-sol sans aucun garde-robe. J'ai fait une colère, j'ai crié, j'ai gueulé. Lui ai lancé tous les arguments que vous pouvez imaginer. Et pourtant, c'est totalement inutile de réagir comme ça.
En soirée, elle me demande par texto quand je pars pour New-York. Je lui dis à la fin du mois. Elle me répond, le 30 ou le 31 février? Faire un enfant alors qu'on n'a même pas les connaissances de base de la deuxième année primaire, ça me déprime totalement. Mettre un petit être innocent au monde dans ces conditions, c'est immoral.
Évidemment, ce n'est pas ma fille, qui m'appelle pour ses problèmes de voiture et pour le moindre problème de sa vie, qui est coupable. C'est moi qui l'ai toujours laissé faire et qui ai toujours été là, disponible, prête à aider et à prendre ses problèmes en charge.
La petite, elle, quand j'y pense, je n'ai envie que de pleurer. Et je pleure.
lundi 2 février 2015
Le bon et le moins bon
Le voyage est un révélateur des personnalités. C'est en voyage que j'ai su que Monsieur Relation ne m'aimait pas alors qu'avant, il m'était facile de ne pas le voir.
Bon, alors, inutile de se crucifier mutuellement, on ne s'est pas trop bien entendues. Pas si mal non plus, la plupart du temps, on réussissait à demeurer civilisées. L'une de ces femmes, je la voyais pour la première fois. L'autre qui a plein de qualités, je la savais extrêmement contrôlante sous des dehors doucereux, faut que tout marche exactement comme elle veut, je le savais, pas une surprise et c'est parce que je le savais que je lui ai laissé toute l'organisation de ce voyage. J'organise l'autre, celui à New-York.
Je n'avais cependant pas prévu que notre vision du voyage serait si différente.
Des trucs que j'ai aimés, Zoreilles? Les musées de La Havane, marcher dans les rues. Une nuit au théâtre à la Havane encore, parmi les gens de la place. La pièce était excellente. Mes compagnes n'ont pas voulu venir mais elles sont venues gentiment me cueillir à la sortie. Merci pour ça.
Mercredi soir, je mange du poisson. On est à Trinidad et le menu de la casa particular, c'est du porc, du poulet ou du poisson. Toujours du poisson pour moi. On m'apporte un beau poisson entier, je suis contente. Dès la nuit commencée, j'ai des maux d'estomac. Je ne fermerai pas l'oeil. Le matin, j'avertis mes compagnes que je n'irai pas déjeuner mais que je serai bien là avec ma valise pour neuf heures. On part pour Santa Clara. Longue route. Mes boyaux se tordent. Je finis par demander à me coucher à l'arrière de la voiture et je resterai là toute la journée, ne sortant que pour aller aux toilettes.
Après la visite de Santa Clara, on arrive à Varadero. Mon amie avait organisé une journée tout-inclus pour finir le séjour. Arrivée dans ma chambre, je suis extrêmement faible. Je leur dis de souper sans moi, je ne sors plus, on se verra le lendemain. Je suis malade et malade et encore malade. Je finis par perdre connaissance et me réveille je ne sais pas combien de temps plus tard, pitoyable. Je porte la main à ma tête, du sang. Mon visage et mon corps sont pleins d'ecchymoses. Pas jolie jolie la fille. Je me nettoie lentement, péniblement et je nettoie du mieux que je peux la salle de bain. Lit.
J'y passerai toute la journée du lendemain. Je prends des antibiotiques, bien heureuse d'avoir pensé à en apporter. Je vais un peu mieux après ça. Assez pour prendre l'avion samedi.
Voilà pour l'aventure médicale. Comme je suis chanceuse dans mes malheurs, je fais peur pour l'instant, mais tout ça va finir par disparaître sans séquelles.
Bon, alors, inutile de se crucifier mutuellement, on ne s'est pas trop bien entendues. Pas si mal non plus, la plupart du temps, on réussissait à demeurer civilisées. L'une de ces femmes, je la voyais pour la première fois. L'autre qui a plein de qualités, je la savais extrêmement contrôlante sous des dehors doucereux, faut que tout marche exactement comme elle veut, je le savais, pas une surprise et c'est parce que je le savais que je lui ai laissé toute l'organisation de ce voyage. J'organise l'autre, celui à New-York.
Je n'avais cependant pas prévu que notre vision du voyage serait si différente.
Des trucs que j'ai aimés, Zoreilles? Les musées de La Havane, marcher dans les rues. Une nuit au théâtre à la Havane encore, parmi les gens de la place. La pièce était excellente. Mes compagnes n'ont pas voulu venir mais elles sont venues gentiment me cueillir à la sortie. Merci pour ça.
Mercredi soir, je mange du poisson. On est à Trinidad et le menu de la casa particular, c'est du porc, du poulet ou du poisson. Toujours du poisson pour moi. On m'apporte un beau poisson entier, je suis contente. Dès la nuit commencée, j'ai des maux d'estomac. Je ne fermerai pas l'oeil. Le matin, j'avertis mes compagnes que je n'irai pas déjeuner mais que je serai bien là avec ma valise pour neuf heures. On part pour Santa Clara. Longue route. Mes boyaux se tordent. Je finis par demander à me coucher à l'arrière de la voiture et je resterai là toute la journée, ne sortant que pour aller aux toilettes.
Après la visite de Santa Clara, on arrive à Varadero. Mon amie avait organisé une journée tout-inclus pour finir le séjour. Arrivée dans ma chambre, je suis extrêmement faible. Je leur dis de souper sans moi, je ne sors plus, on se verra le lendemain. Je suis malade et malade et encore malade. Je finis par perdre connaissance et me réveille je ne sais pas combien de temps plus tard, pitoyable. Je porte la main à ma tête, du sang. Mon visage et mon corps sont pleins d'ecchymoses. Pas jolie jolie la fille. Je me nettoie lentement, péniblement et je nettoie du mieux que je peux la salle de bain. Lit.
J'y passerai toute la journée du lendemain. Je prends des antibiotiques, bien heureuse d'avoir pensé à en apporter. Je vais un peu mieux après ça. Assez pour prendre l'avion samedi.
Voilà pour l'aventure médicale. Comme je suis chanceuse dans mes malheurs, je fais peur pour l'instant, mais tout ça va finir par disparaître sans séquelles.
dimanche 1 février 2015
Cuba
D'abord, pour mon amie Michèle qui s'en va à Cienfuegos avec una amiga dans une casa particular. Il te faut et absolument et sans aucun doute, le guide Ulysse "Comprendre Cuba" de Hector Lemieux. Loin des clichés touristiques habituels, il explique la vraie situation cubaine, leur misère extrême que le gouvernement essaie de camoufler dans les tout-inclus, leur éducation (excellente et gratuite par ailleurs et universitaire pour tous ceux qui le veulent et le peuvent) -à Cuba, la femme de chambre est souvent plus cultivée que ses chambreurs- qui leur enseigne dès la maternelle la méfiance envers l'"étranger", leur instinct de survie si fort qui les rend débrouillards à l'extrême. Le touriste, c'est la manne et malgré la chaleur parfois facile de l'accueil, il y a toujours le mépris du pauvre éduqué envers le riche qui s'affiche.
Mes amies avaient refusé de lire ce guide que je leur prêtais gracieusement. En fait, elles m'ont dit qu'elles l'avaient lu mais il est évident que non, car elles auraient agi autrement. Parler sans cesse de sa grande maison de Saint-Lambert en la comparant favorablement à celles des quartiers riches de la Havane que nous avons visités en vieille voiture était de mauvais goût (selon moi) devant la petite guide qui vivait toujours avec sa mère et grand-mère à 27 ans (et probablement dans une seule pièce) faute d'avoir les moyens de se procurer un logement indépendant.
Et pourtant, les gens qui travaillent dans le tourisme, sont, avec la police et l'armée, les privilégiés de ce régime.Ils sont gras dur comparés à ceux qui vivent de leur "libreta", le petit carnet de réclamations alimentaires, où on vous octroie une cuisse de poulet... par mois! Les Cubains ne meurent pas de faim mais les Cubains ont faim. Et les plus pauvres des pauvres sont les personnes âgées. On grossit en vieillissant? Pas à Cuba mes amis, pas à Cuba! Vous y verrez des personnes âgées si frêles que vous avez l'impression qu'elles vont tomber en poussière. Elles restent assises à l'ombre des maisons, un petit chat ou un lapin à la main pour intéresser les touristes, souvent sans rien demander mais pleines d'espoir. D'autres vendent des journaux. J'en ai donc acheté des journaux à Cuba! Il n'y a que les journaux du gouvernement, que la télévision du gouvernement (éducative, les Cubains sont très cultivés même s'il y a pénurie de livres (pas de papier) comme il y a pénurie de tout).
Des gens tristes, de la tristesse de ceux qui sont privés de liberté et d'espoir.
Toute velléité de soulèvement est réprimée de façon féroce à Cuba. Ne jamais parler politique là-bas, Michèle. Sujet tabou et dangereux.
Au magnifique Musée des Beaux-Arts de La Havane, le style des oeuvres change selon qu'elles aient été créées avant ou après 1959. Avant, elles sont libres et exubérantes, après, sombres ou bien avec des photos de Castro insérées dans les toiles!
Des micros partout. Les gens ne parlent plus ou moins librement qu'à l'air libre et en vérifiant que personne ne les entend, car toute personne peut être un informateur. La police de Cuba peut, à sa discrétion, emmener une personne en garde à vue pendant.... un an!
Je reprends plus tard. Là, retour à la normale. Je vais voir ma mère. Elle aura tout un choc car je suis défigurée, black and blue comme ils disent. Je vous raconterai pourquoi au retour!
Mes amies avaient refusé de lire ce guide que je leur prêtais gracieusement. En fait, elles m'ont dit qu'elles l'avaient lu mais il est évident que non, car elles auraient agi autrement. Parler sans cesse de sa grande maison de Saint-Lambert en la comparant favorablement à celles des quartiers riches de la Havane que nous avons visités en vieille voiture était de mauvais goût (selon moi) devant la petite guide qui vivait toujours avec sa mère et grand-mère à 27 ans (et probablement dans une seule pièce) faute d'avoir les moyens de se procurer un logement indépendant.
Et pourtant, les gens qui travaillent dans le tourisme, sont, avec la police et l'armée, les privilégiés de ce régime.Ils sont gras dur comparés à ceux qui vivent de leur "libreta", le petit carnet de réclamations alimentaires, où on vous octroie une cuisse de poulet... par mois! Les Cubains ne meurent pas de faim mais les Cubains ont faim. Et les plus pauvres des pauvres sont les personnes âgées. On grossit en vieillissant? Pas à Cuba mes amis, pas à Cuba! Vous y verrez des personnes âgées si frêles que vous avez l'impression qu'elles vont tomber en poussière. Elles restent assises à l'ombre des maisons, un petit chat ou un lapin à la main pour intéresser les touristes, souvent sans rien demander mais pleines d'espoir. D'autres vendent des journaux. J'en ai donc acheté des journaux à Cuba! Il n'y a que les journaux du gouvernement, que la télévision du gouvernement (éducative, les Cubains sont très cultivés même s'il y a pénurie de livres (pas de papier) comme il y a pénurie de tout).
Des gens tristes, de la tristesse de ceux qui sont privés de liberté et d'espoir.
Toute velléité de soulèvement est réprimée de façon féroce à Cuba. Ne jamais parler politique là-bas, Michèle. Sujet tabou et dangereux.
Au magnifique Musée des Beaux-Arts de La Havane, le style des oeuvres change selon qu'elles aient été créées avant ou après 1959. Avant, elles sont libres et exubérantes, après, sombres ou bien avec des photos de Castro insérées dans les toiles!
Des micros partout. Les gens ne parlent plus ou moins librement qu'à l'air libre et en vérifiant que personne ne les entend, car toute personne peut être un informateur. La police de Cuba peut, à sa discrétion, emmener une personne en garde à vue pendant.... un an!
Je reprends plus tard. Là, retour à la normale. Je vais voir ma mère. Elle aura tout un choc car je suis défigurée, black and blue comme ils disent. Je vous raconterai pourquoi au retour!
samedi 31 janvier 2015
Nul à chier
Ce voyage.
Et je suis une femme positive. Nul à chier. Contente d'être revenue. Je cherche des éléments pas trop pire. Pas trouvés encore.
Normal, je rentre à l'instant. Demain sera un autre jour. Pas cambriolée et personne de mort. La vie continue quand je ne suis pas là. Mais je ne serais pas partie et ce serait bien, très bien même. Ne rien regretter mais là, c'est dur.
Et je suis une femme positive. Nul à chier. Contente d'être revenue. Je cherche des éléments pas trop pire. Pas trouvés encore.
Normal, je rentre à l'instant. Demain sera un autre jour. Pas cambriolée et personne de mort. La vie continue quand je ne suis pas là. Mais je ne serais pas partie et ce serait bien, très bien même. Ne rien regretter mais là, c'est dur.
mardi 20 janvier 2015
Régler les problèmes
Faut changer dans la vie. Se regarder, s'analyser, se voir telle que l'on est, c'est bien, c'est un premier pas. Mais se voir avec des angoisses,dire allo aux angoisses et continuer à en avoir en souhaitant qu'elles disparaissent toutes seules, c'est utopique. La vie est belle mais la vie est dure et on n'a rien sans efforts, voilà!
Alors des efforts je vais en faire et de l'aide je vais aller en chercher si je ne m'en tire pas toute seule. Ce voyage m'a permis de constater dans quel état d'inquiétude je peux facilement me mettre. Toujours à cause de mes enfants. Ma mère s'est rajoutée à l'inquiétude. Elle vieillit, son chum est moins présent et quand il est présent, je ne le trouve pas toujours si fin avec elle. Elle ne se plaint pas, c'est moi qui ...
Oui, c'est moi qui prends tout sur mon dos. Pas tout, j'ai fait des progrès quand même. Je suis absolument plus zen qu'avant et même capable de rayer de mon esprit les troubles et inquiétudes. Pas tout le temps mais pendant certaines périodes, oui. Constatons les progrès, il y en a et j'en suis fière. Oui, je suis fière de moi parce que j'évolue tout le temps. Je suis loin de stagner, je bouge à plusieurs niveaux.
Alors, donc, hier ma fille du milieu, celle qui a un enfant, mon cher Petit-fils que j'ai vu dimanche au brunch et qui semblait heureux de me voir et de voir toute la famille, c'est un enfant de famille ce petit-là, affectueux et souriant, la mère de Petit-fils donc, celle que j'ai accompagnée au clsc la semaine passée, m'invite la veille de mon départ avec son frère et ses soeurs, chez elle, pour un souper. En pleine semaine. On n'oublie pas que cette petite,Vingt-quatre ans à peine, travaille à temps plein, finit à cinq heures, a du trajet à faire et un fils à aller chercher au service de garde de l'école et elle décide d'inviter comme ça quatre personnes à la dernière minute. Chapeau fillette! Quand je vous dis qu'elle a de l'énergie, c'est vrai. Je l'admire ma fille.
Premier réflexe, je refuse! Je prends un taxi à trois heures du matin pour l'aéroport, l'avion part à six heures. je vais être stressée au max, je le suis déjà deux jours avant le départ. Un souper? Je vais être vraiment pas le fun, exécrable. Non, merci, invite ta fratrie, bonne idée de vous réunir. Merci, bonsoir.
Et voilà que j'y repense pendant la nuit. Voyons donc! C'est quoi ça? Si j'ai des problèmes psychologiques à ce point-là, faut que je me fasse soigner. Je vais y aller. Ma valise sera prête avant (je la fais toujours à la dernière minute, pour être bien certaine d'être anxieuse et paniquée au max? Je sais pas trop, je ne me comprends pas moi-même! faut que ça change et ça va changer), je vais boire un verre de vin et relaxer avec mes enfants. Oui, oui, relaxer. Je le veux et je le peux.
Alors, je lui texte ce matin que si elle reçoit toujours, je serai là. Il est possible cependant qu'elle ait tout annulé. Pas grave ça non plus.
Changer, évoluer, régler les problèmes, un à la fois et ne pas me mettre sur le dos des problèmes qui ne m'appartiennent pas. Yoga aujourd'hui et liste à cocher et valise. Je vais essayer ça faire la valise une journée d'avance. Tout va bien aller. Tout va déjà bien.
Alors des efforts je vais en faire et de l'aide je vais aller en chercher si je ne m'en tire pas toute seule. Ce voyage m'a permis de constater dans quel état d'inquiétude je peux facilement me mettre. Toujours à cause de mes enfants. Ma mère s'est rajoutée à l'inquiétude. Elle vieillit, son chum est moins présent et quand il est présent, je ne le trouve pas toujours si fin avec elle. Elle ne se plaint pas, c'est moi qui ...
Oui, c'est moi qui prends tout sur mon dos. Pas tout, j'ai fait des progrès quand même. Je suis absolument plus zen qu'avant et même capable de rayer de mon esprit les troubles et inquiétudes. Pas tout le temps mais pendant certaines périodes, oui. Constatons les progrès, il y en a et j'en suis fière. Oui, je suis fière de moi parce que j'évolue tout le temps. Je suis loin de stagner, je bouge à plusieurs niveaux.
Alors, donc, hier ma fille du milieu, celle qui a un enfant, mon cher Petit-fils que j'ai vu dimanche au brunch et qui semblait heureux de me voir et de voir toute la famille, c'est un enfant de famille ce petit-là, affectueux et souriant, la mère de Petit-fils donc, celle que j'ai accompagnée au clsc la semaine passée, m'invite la veille de mon départ avec son frère et ses soeurs, chez elle, pour un souper. En pleine semaine. On n'oublie pas que cette petite,Vingt-quatre ans à peine, travaille à temps plein, finit à cinq heures, a du trajet à faire et un fils à aller chercher au service de garde de l'école et elle décide d'inviter comme ça quatre personnes à la dernière minute. Chapeau fillette! Quand je vous dis qu'elle a de l'énergie, c'est vrai. Je l'admire ma fille.
Premier réflexe, je refuse! Je prends un taxi à trois heures du matin pour l'aéroport, l'avion part à six heures. je vais être stressée au max, je le suis déjà deux jours avant le départ. Un souper? Je vais être vraiment pas le fun, exécrable. Non, merci, invite ta fratrie, bonne idée de vous réunir. Merci, bonsoir.
Et voilà que j'y repense pendant la nuit. Voyons donc! C'est quoi ça? Si j'ai des problèmes psychologiques à ce point-là, faut que je me fasse soigner. Je vais y aller. Ma valise sera prête avant (je la fais toujours à la dernière minute, pour être bien certaine d'être anxieuse et paniquée au max? Je sais pas trop, je ne me comprends pas moi-même! faut que ça change et ça va changer), je vais boire un verre de vin et relaxer avec mes enfants. Oui, oui, relaxer. Je le veux et je le peux.
Alors, je lui texte ce matin que si elle reçoit toujours, je serai là. Il est possible cependant qu'elle ait tout annulé. Pas grave ça non plus.
Changer, évoluer, régler les problèmes, un à la fois et ne pas me mettre sur le dos des problèmes qui ne m'appartiennent pas. Yoga aujourd'hui et liste à cocher et valise. Je vais essayer ça faire la valise une journée d'avance. Tout va bien aller. Tout va déjà bien.
dimanche 18 janvier 2015
Un jour à la fois
C'est comme ça que je vis ma vie. Le plus possible. Tellement facile de s'en faire pour ce qui s'en vient. Ce qui s'en vient, c'est un voyage et ceux et celles qui me lisent depuis longtemps savent que les départs m'angoissent. Pas le fun pour moi. Je ne dors plus, je crois que ma mère va mourir, ma fille se faire battre, mon autre fille, une psychose? ma troisième fille, celle du milieu et mon fils ne m'inquiètent pas vraiment. De toutes façons, ces peurs sont totalement irraisonnées et je le sais. Je pense aussi que je vais me faire cambrioler pendant mon absence mais c'est moins pire que mes craintes pour ma famille.
Alors, suis-je en bonne santé mentale? Lisez-vous une espèce de folle angoissée pour rien? Bof, un peu! ;o)
Qui peut se vanter d'avoir une santé mentale parfaite?
Tiens, d'autres peurs en vrac. Je les écris toutes pour les exorciser. Je pars avec une amie avec laquelle je n'ai jamais voyagé et l'amie de cette amie que je ne connais pas. On ne va pas s'entendre. On va se chicaner. Je vais avoir hâte de revenir. Pour dire vrai, tout ce qui est dans ce paragraphe ne m'angoisse pas tant que ça. Même pas du tout en fait. Bon, plein de peurs qui s'envolent d'un seul coup. J'ai bien fait de les écrire, hehe!
Ah oui! Être malade en voyage. J'ai failli perdre un oeil lors de mon voyage au Cambodge. En fait, ça ne m'angoisse pas trop ça non plus. Je fais bien d'écrire, plus j'écris, plus je me calme.
Ma famille se débrouillera sans moi. Si mon condo est cambriolé, j'appellerai les assurances et la police.
J'ai peur aussi que ma plus jeune fasse un gros party avec plein de bruit en mon absence. Elle me demande tout le temps quand je pars. Ben coudons, l'administrateur qui me déteste déjà me détestera plus encore. Exorcisé!
Je vais mieux. Merci blogue!
Et je m'en vais bruncher avec ma mère. Ma mère qui se plaint de ne plus marcher. Or, on sait que l'exercice fait des miracles pour conserver la jeunesse (voir la vidéo "Sport et vieillissement" de l'émission "Une pilule une petite granule"). Alors, on va marcher jusqu'au restaurant aujourd'hui. Je n'ai plus de voiture, c'est parfait. La semaine passée, j'ai brunché chez elle, mais là, non, on sort!
Tout va bien. Je suis contente.
Alors, suis-je en bonne santé mentale? Lisez-vous une espèce de folle angoissée pour rien? Bof, un peu! ;o)
Qui peut se vanter d'avoir une santé mentale parfaite?
Tiens, d'autres peurs en vrac. Je les écris toutes pour les exorciser. Je pars avec une amie avec laquelle je n'ai jamais voyagé et l'amie de cette amie que je ne connais pas. On ne va pas s'entendre. On va se chicaner. Je vais avoir hâte de revenir. Pour dire vrai, tout ce qui est dans ce paragraphe ne m'angoisse pas tant que ça. Même pas du tout en fait. Bon, plein de peurs qui s'envolent d'un seul coup. J'ai bien fait de les écrire, hehe!
Ah oui! Être malade en voyage. J'ai failli perdre un oeil lors de mon voyage au Cambodge. En fait, ça ne m'angoisse pas trop ça non plus. Je fais bien d'écrire, plus j'écris, plus je me calme.
Ma famille se débrouillera sans moi. Si mon condo est cambriolé, j'appellerai les assurances et la police.
J'ai peur aussi que ma plus jeune fasse un gros party avec plein de bruit en mon absence. Elle me demande tout le temps quand je pars. Ben coudons, l'administrateur qui me déteste déjà me détestera plus encore. Exorcisé!
Je vais mieux. Merci blogue!
Et je m'en vais bruncher avec ma mère. Ma mère qui se plaint de ne plus marcher. Or, on sait que l'exercice fait des miracles pour conserver la jeunesse (voir la vidéo "Sport et vieillissement" de l'émission "Une pilule une petite granule"). Alors, on va marcher jusqu'au restaurant aujourd'hui. Je n'ai plus de voiture, c'est parfait. La semaine passée, j'ai brunché chez elle, mais là, non, on sort!
Tout va bien. Je suis contente.
vendredi 16 janvier 2015
L'exercice me fait grossir
Mon titre est erroné, je le sais bien. Ce qui me fait grossir, c'est de trop manger. Reste que je n'ai jamais fait autant d'exercice et que j'ai cinq livres au-dessus de mon poids santé. Or, je l'avais finalement atteint mon mausus de poids santé. Jamais rien d'acquis. Lutter et persévérer.
Ce qui arrive, c'est que du cardio intensif comme l'aquaspinning avec entraîneur qui nous pousse au max, j'en ai jamais fait. Et ça me rend vorace. Vraiment. Je dévorerais tout et n'importe quoi. Hier, j'ai décidé de ne pas écrire dans Myfitnespal et de suivre tranquillement ma faim en me faisant de vrais repas nutritifs. C'était bien mais je mange trop. En suivant ma faim, je mange trop, voilà. Et me priver, c'est difficile.
Mais la vie est difficile, Une femme libre! Qu'est-ce que tu pensais?
S'y remettre, il n'y a pas d'autre solution. Je m'y remets. Je vais dîner avec une amie mais comme elle est toujours au régime, ça ne sera pas dangereux.
Vous n'êtes pas à la veille de ne plus lire de billets sur le contrôle du poids dans mon blogue. C'est pour la vie. Et c'est correct. Je l'accepte.
Je suis quand même fière de faire au moins une heure d'exercice par jour. Je serai encore plus fière quand je ferai une heure d'exercice par jour tout en étant dans mon poids santé. Me sens mal avec ce cinq livres de trop. M'énerve.
Ce qui arrive, c'est que du cardio intensif comme l'aquaspinning avec entraîneur qui nous pousse au max, j'en ai jamais fait. Et ça me rend vorace. Vraiment. Je dévorerais tout et n'importe quoi. Hier, j'ai décidé de ne pas écrire dans Myfitnespal et de suivre tranquillement ma faim en me faisant de vrais repas nutritifs. C'était bien mais je mange trop. En suivant ma faim, je mange trop, voilà. Et me priver, c'est difficile.
Mais la vie est difficile, Une femme libre! Qu'est-ce que tu pensais?
S'y remettre, il n'y a pas d'autre solution. Je m'y remets. Je vais dîner avec une amie mais comme elle est toujours au régime, ça ne sera pas dangereux.
Vous n'êtes pas à la veille de ne plus lire de billets sur le contrôle du poids dans mon blogue. C'est pour la vie. Et c'est correct. Je l'accepte.
Je suis quand même fière de faire au moins une heure d'exercice par jour. Je serai encore plus fière quand je ferai une heure d'exercice par jour tout en étant dans mon poids santé. Me sens mal avec ce cinq livres de trop. M'énerve.
jeudi 15 janvier 2015
CLSC
Finalement ma fille va y aller. Avec moi. Elle me l'a demandé. C'est ma nouvelle philosophie, j'écoute, je ne conseille pas ou si peu et j'attends qu'on me demande mon aide avant de l'offrir. C'est fait. Je la rencontre là après son travail. Elle pense que le père du petit souffre d'une maladie mentale comme sa mère (l'autre grand-mère est bipolaire). Il a recommencé à la harceler. Elle s'inquiète pour la santé mentale de Petit-fils car il y a une part d'hérédité en maladie mentale. De toutes façons, consulter est une bonne idée. Allons voir. Je suis là comme soutien moral pas comme participante. C'est à ce clsc-là qu'on était allées quand elle était enceinte à dix-sept ans. On l'avait bien épaulée et c'est à cause d'eux qu'elle avait accouché dans une Maison des naisssances avec la réputée Isabelle Brabant.
La fatigue
Ce n'est pas normal d'être fatigué(e). Qu'on se le dise. Fatigué quand on va se coucher le soir, ça c'est normal. Fatigué(e) tout le temps ou souvent en plein jour? Pas normal du tout. Si c'est votre cas, allez voir un doc. Quand j'avais trente-cinq ans, j'étais dans un piteux état. Fatigue chronique. J'avais un fils de sept ans, en garde partagée une semaine chez l'un une semaine chez l'autre. La semaine quand je ne l'avais pas, je rentrais à seize heures et demi de mon travail et ... je me couchais, totalement épuisée! Je dormais jusqu'au lendemain matin et quand mon réveil sonnait, c'était pénible de me lever. Je vais voir mon doc, lui décrit les symptômes, lui dit que si on me donnait le choix entre un voyage autour du monde et pouvoir dormir, je choisirais sans hésitation de dormir! Dépression, dit-elle. Elle me donne le nom d'une psychologue, m'envoie passer des tests de sang et urine et veut me donner une ordonnance d'antidépresseurs. Je suis très réfractaire à l'ordonnance, ne prenant aucun médicament. Elle me dit donc de voir la psy et qu'on reparlera des antidépresseurs au prochain rendez-vous. Me demande si je veux un congé? Bien sûr que non, je ne veux pas de congé, je la fais ma job et je l'aime. Je veux seulement aller mieux et arrêter d'être si fatiguée tout le temps.
Je vois donc la psychologue prescrite. L'enfer!
Heureusement, j'ai un téléphone de la doc dès qu'elle reçoit le résultat des prises de sang. Pas de dépression, madame, lâchez la psychologue (ouf!), hypothyroïdie d'Hashimoto. votre glande thyroïde ne fonctionne presque plus, je me demande comment vous avez pu continuer à travailler, des médicaments et tout va se replacer.
C'était vrai. On a commencé avec une dose minime pour que le coeur s'habitue et à mesure qu'on montait la dose, je me sentais revivre.
Alors, si vous êtes tout le temps fatiguée, comme j'entends si souvent autour de moi, allez consulter, bazouelle! Ça peut être une maladie bénigne et traitable, (comme l'anémie, tiens!) qui vous épuise.
Je vois donc la psychologue prescrite. L'enfer!
Heureusement, j'ai un téléphone de la doc dès qu'elle reçoit le résultat des prises de sang. Pas de dépression, madame, lâchez la psychologue (ouf!), hypothyroïdie d'Hashimoto. votre glande thyroïde ne fonctionne presque plus, je me demande comment vous avez pu continuer à travailler, des médicaments et tout va se replacer.
C'était vrai. On a commencé avec une dose minime pour que le coeur s'habitue et à mesure qu'on montait la dose, je me sentais revivre.
Alors, si vous êtes tout le temps fatiguée, comme j'entends si souvent autour de moi, allez consulter, bazouelle! Ça peut être une maladie bénigne et traitable, (comme l'anémie, tiens!) qui vous épuise.
Entremetteuse
Je pense que mes lectrices Un autre prof et Tiffany (Le journal d'une expatriée) devraient entrer en contact. Elles sont toutes les deux au début d'une première grossesse dans un nouveau couple très amoureux, elles sont dans la trentaine et ce sont deux filles tout à fait charmantes. Bien des points communs, non?
mercredi 14 janvier 2015
La forme et le poids
Je disais à Sahée que la forme et le poids (et mes enfants!) étaient le sujet principal de mon blogue et que je trouvais ça passionnant!
Mais pourquoi donc? Parce que la forme et le poids sont des éléments sur lesquels on peut facilement agir et dont on est entièrement responsable. On peut passer de couch potato à championne de course, si on le veut vraiment beaucoup. On peut passer d'obèse morbide à jeune poulette mince si on le veut vraiment beaucoup beaucoup. On peut changer sa vie de bord en bord avec l'exercice et la minceur. *
Dans quel autre domaine avons-nous autant de pouvoir?
Pas besoin d'être riche, pas besoin de dépendre des autres, pas besoin d'horaire particulier, tout est possible et tout nous appartient. Si on le veut, on le peut!
Passionnant? Tellement!
*Et là, je sais qu'il va y en avoir pour me dire que maigrir et être en forme ne change pas vraiment la vie. Ben voyons donc! Passer de grosse à mince, d'inactive à sportive, c'est devenir une autre personne. Vous allez me faire croire que devenir une personne nouvelle ne va pas changer une vie? Tous les gros devenus minces que j'ai connus ont changé dans leur tête aussi, dans leurs agissements. Tout a changé. C'est majeur. Et ça vaut la peine.
Mais pourquoi donc? Parce que la forme et le poids sont des éléments sur lesquels on peut facilement agir et dont on est entièrement responsable. On peut passer de couch potato à championne de course, si on le veut vraiment beaucoup. On peut passer d'obèse morbide à jeune poulette mince si on le veut vraiment beaucoup beaucoup. On peut changer sa vie de bord en bord avec l'exercice et la minceur. *
Dans quel autre domaine avons-nous autant de pouvoir?
Pas besoin d'être riche, pas besoin de dépendre des autres, pas besoin d'horaire particulier, tout est possible et tout nous appartient. Si on le veut, on le peut!
Passionnant? Tellement!
*Et là, je sais qu'il va y en avoir pour me dire que maigrir et être en forme ne change pas vraiment la vie. Ben voyons donc! Passer de grosse à mince, d'inactive à sportive, c'est devenir une autre personne. Vous allez me faire croire que devenir une personne nouvelle ne va pas changer une vie? Tous les gros devenus minces que j'ai connus ont changé dans leur tête aussi, dans leurs agissements. Tout a changé. C'est majeur. Et ça vaut la peine.
mardi 13 janvier 2015
S'adapter
J'ai téléphoné au centre de yoga. Le spécial était fini. Demandé si c'était vraiment une décision finale, dit que si le spécial s'appliquait encore, je m'inscrirais immédiatement. La jeune téléphoniste a pris mes coordonnées et fait le message à qui de droit. Une responsable vient de me rappeler. Est prête à faire une exception/prolongation juste pour moi. Hum hum.... bien! Je vérifie ses chiffres. Ils différent des miens. 25% de ce qui est écrit dans l'internet est bien plus que le rabais que vous me faites là. Oh! Mais on a oublié de changer nos chiffres dans notre site web. Depuis trois ans en fait. Ces chiffres ne sont plus valables."Désolée, madame, mais c'est sur la base des chiffres de votre site et du 25% annoncé sur ce prix que je désirais m'inscrire. Au revoir!" "Non, non, attendez, c'est notre erreur. Je vais vous faire le spécial sur le prix inscrit."
C'est pas parce que c'est du yoga qu'il ne faut plus savoir compter, eheh! Je suis donc membre de cette école pour un an. Contente. Je vais cesser d'hiverner ou bien aller hiverner chez eux. Parce que moi quand je paie, je rentabilise mes dépenses, alors ils vont me voir souvent. J'y vais d'ailleurs à quatre heures trente cet après-midi. Hatha yoga classique. Ce que je préfère. Une excellente heure pour pratiquer le yoga. Juste avant le souper.
Je m'occupe de moi. Avec encore et toujours un certain relent de culpabilité. Que je vais laisser sur mon tapis de yoga, je l'espère bien.
Vient avec ça une reprise réelle de discipline alimentaire. Ce que j'aime aussi de Myfitnespal, en plus que ça me fasse maigrir (quand je le suis!), ce sont les indications sur les protéines, calcium et vitamines. Le calcium entre autres est très important pour une femme de mon âge. Alors quand je vois que je n'atteins pas la quantité requise dans une journée, je prends un supplément. Je ne supplémente donc pas pour rien. Pour les femmes plus jeunes et encore ménopausées, c'est le fer qui risque de manquer. La moitié des femmes en âge de procréer serait anémique, d'où cette fatigue si fréquente dont elles se plaignent. Elles peuvent voir si elles ont atteint ou pas leur quota de fer pour la journée. Utile.
C'est pas parce que c'est du yoga qu'il ne faut plus savoir compter, eheh! Je suis donc membre de cette école pour un an. Contente. Je vais cesser d'hiverner ou bien aller hiverner chez eux. Parce que moi quand je paie, je rentabilise mes dépenses, alors ils vont me voir souvent. J'y vais d'ailleurs à quatre heures trente cet après-midi. Hatha yoga classique. Ce que je préfère. Une excellente heure pour pratiquer le yoga. Juste avant le souper.
Je m'occupe de moi. Avec encore et toujours un certain relent de culpabilité. Que je vais laisser sur mon tapis de yoga, je l'espère bien.
Vient avec ça une reprise réelle de discipline alimentaire. Ce que j'aime aussi de Myfitnespal, en plus que ça me fasse maigrir (quand je le suis!), ce sont les indications sur les protéines, calcium et vitamines. Le calcium entre autres est très important pour une femme de mon âge. Alors quand je vois que je n'atteins pas la quantité requise dans une journée, je prends un supplément. Je ne supplémente donc pas pour rien. Pour les femmes plus jeunes et encore ménopausées, c'est le fer qui risque de manquer. La moitié des femmes en âge de procréer serait anémique, d'où cette fatigue si fréquente dont elles se plaignent. Elles peuvent voir si elles ont atteint ou pas leur quota de fer pour la journée. Utile.
lundi 12 janvier 2015
Hiverner
Heureusement que j'ai des cours d'aquaspinning déjà payés et un entraîneur qui m'attend tous les mercredis. Heureusement. Car il m'a pogné une espèce de léthargie hivernale qui fait que j'ai de la misère à sortir. Je sors, je sors mais ça me demande des efforts. Je n'ai pourtant jamais été une femme de maison et je ne le suis pas devenue non plus.
Je ne me suis pas inscrite au yoga. C'était 738$ pour un an au lieu de 985$ pour du yoga illimité dans une très bonne école que je connais tout près de chez moi. J'ai failli. J'ai hésité. Je pars à la Havane dans dix jours. Bon, j'aurais bien pu quand même. Pas fait. Et le rabais est terminé. On ne regrette rien. Inutiles les regrets. On passe à autre chose.
Hier, bagels pour mon oncle un peu plus mourant chaque jour. Cirrhose du foie. Passée chez ma mère déjeuner avant. Son chum a plein de qualités mais mausus que je le trouve dur à vivre. Mon père était dur à vivre aussi. Ma mère est habituée avec ce genre d'homme. Moi pas.
Je regarde le site sur le bénévolat. Pas le choix qui manque.
Je fais plus ou moins attention à mon alimentation. Des jours oui, méthodiquement, d'autres non. Alors je ne suis évidemment pas revenue à mon poids santé. Maigrir, ça demande des efforts soutenus.
Il y a plein de trucs qui ne marchent plus dans mon condo. Il vieillit lui aussi. Je ne pensais pas le garder si longtemps. Je pensais le vendre et m'en aller dans du neuf. Mais le neuf est trop cher à moins de me prendre une seule chambre à coucher et je n'en suis pas encore là. Je veux que Vingt ans ait une place facilement accessible si ça ne va plus avec Joblo.
Conclusion de ce billet: ça ne va pas fort mais ça ne dépend que de moi pour aller mieux. On commence par l'aquaspinning ce matin. Va me remettre les idées en place.
Je ne me suis pas inscrite au yoga. C'était 738$ pour un an au lieu de 985$ pour du yoga illimité dans une très bonne école que je connais tout près de chez moi. J'ai failli. J'ai hésité. Je pars à la Havane dans dix jours. Bon, j'aurais bien pu quand même. Pas fait. Et le rabais est terminé. On ne regrette rien. Inutiles les regrets. On passe à autre chose.
Hier, bagels pour mon oncle un peu plus mourant chaque jour. Cirrhose du foie. Passée chez ma mère déjeuner avant. Son chum a plein de qualités mais mausus que je le trouve dur à vivre. Mon père était dur à vivre aussi. Ma mère est habituée avec ce genre d'homme. Moi pas.
Je regarde le site sur le bénévolat. Pas le choix qui manque.
Je fais plus ou moins attention à mon alimentation. Des jours oui, méthodiquement, d'autres non. Alors je ne suis évidemment pas revenue à mon poids santé. Maigrir, ça demande des efforts soutenus.
Il y a plein de trucs qui ne marchent plus dans mon condo. Il vieillit lui aussi. Je ne pensais pas le garder si longtemps. Je pensais le vendre et m'en aller dans du neuf. Mais le neuf est trop cher à moins de me prendre une seule chambre à coucher et je n'en suis pas encore là. Je veux que Vingt ans ait une place facilement accessible si ça ne va plus avec Joblo.
Conclusion de ce billet: ça ne va pas fort mais ça ne dépend que de moi pour aller mieux. On commence par l'aquaspinning ce matin. Va me remettre les idées en place.
samedi 10 janvier 2015
Fausse alerte
Ce que j'avais compris hier, c'est que ma fille allait chercher son fils chez le papa harceleur. C'est moi qui avais négocié la chose à la demande de ma fille qui ne veut plus parler directement au père de son fils. Bon, alors elle va chercher son fils et samedi (aujourd'hui), elle me l'emmène pour que je le garde pendant qu'elle se rend au clsc.
J'ai attendu jusqu'à dix heures pour lui texter "Tu m'emmènes Petit-fils?" Et j'ai eu comme réponse "Non".
Alors, je fais autre chose. Pas grand chose. M'inscrire à une école de yoga qui offre un rabais de 25% sur l'abonnement annuel aujourd'hui seulement? J'ai déjà l'entraîneur une fois par semaine et l'aquaspinning deux fois. Est-ce que du yoga en plus ça serait trop? Une fois le yoga, très bien. Mais pour que ce soit rentable d'avoir un abonnement, faudrait que j'y aille plus. Si je vais au yoga trois fois par semaine plus mon entraînement trois fois par semaine, c'est beaucoup. En fait, c'est beaucoup mais c'est très bien aussi. Complémentaire tout ça. Et je serais pas mal athlète (pas de haut niveau, on s'entend) avec autant d'exercice. En forme en tout cas. Grande forme même.
Je réfléchis tout haut mais faut que je me décide avant la fin de l'après-midi.
Ce soir, souper pour l'anniversaire de Voisin. Bien hâte de le voir. Fait longtemps. Il est toujours avec sa super blonde qui est devenue mon amie. On sort même ensemble elle et moi pour voir des spectacles!
J'ai attendu jusqu'à dix heures pour lui texter "Tu m'emmènes Petit-fils?" Et j'ai eu comme réponse "Non".
Alors, je fais autre chose. Pas grand chose. M'inscrire à une école de yoga qui offre un rabais de 25% sur l'abonnement annuel aujourd'hui seulement? J'ai déjà l'entraîneur une fois par semaine et l'aquaspinning deux fois. Est-ce que du yoga en plus ça serait trop? Une fois le yoga, très bien. Mais pour que ce soit rentable d'avoir un abonnement, faudrait que j'y aille plus. Si je vais au yoga trois fois par semaine plus mon entraînement trois fois par semaine, c'est beaucoup. En fait, c'est beaucoup mais c'est très bien aussi. Complémentaire tout ça. Et je serais pas mal athlète (pas de haut niveau, on s'entend) avec autant d'exercice. En forme en tout cas. Grande forme même.
Je réfléchis tout haut mais faut que je me décide avant la fin de l'après-midi.
Ce soir, souper pour l'anniversaire de Voisin. Bien hâte de le voir. Fait longtemps. Il est toujours avec sa super blonde qui est devenue mon amie. On sort même ensemble elle et moi pour voir des spectacles!
vendredi 9 janvier 2015
Inquiétudes
Mon mental m'appartient. C'est à moi à le diriger vers des pensées positives. Ne pas me laisser submerger. Bon, ça marche plus ou moins parce que je viens juste de répondre au téléphone et le son paniqué de ma voix a fait que l'amie qui m'appelait a demandé "Mais qu'est-ce que t'as?" juste en entendant mon Allo!
Ce qu'il y a c'est ma fille du milieu, celle qui a 24 ans, un enfant de cinq ans et demi et une nouvelle job, celle qui ne m'inquiète pas d'habitude, celle dont je dis qu'elle va se débrouiller dans la vie et qu'elle se débrouille déjà, qui... m'inquiète!
Ça a commencé quand j'étais au restaurant mercredi avec ma gang de chums avant d'aller voir la pièce plate que je ne vous recommande pas "Les chroniques de St-Léonard." On est donc là à manger nos mets chinois, on rit, on parle, on a du fun, tout est relaxe et voilà que mon cel jappe (c'est le son que j'ai mis, un jappement de chien). Des larmes au bout de la ligne. Je m'excuse et m'enferme dans la toilette du restaurant. Je comprends pas trop, elle pleure trop. Elle allait au clsc. Ah! oui, c'est vrai, elle m'avait déjà contactée dans l'après-midi en disant qu'elle allait super mal et avait besoin d'une psychologue. Je m'étais informée et l'avais référée au clsc de son quartier qui était ouvert jusqu'à 20 heures. Et voilà qu'elle était prise dans un banc de neige, je ne sais pas où et elle pleurait. Appelle un garage, je vais te le payer, que je lui dis. Elle ne répond pas et pleure plus fort. Tu es où? Pas de réponse, que des pleurs. Elle le sait que je vais au théâtre ce soir-là. Je lui dis que je vais la rappeler.
Je retourne à la table, met mes amis au courant. Je ne peux rien faire, je ne sais même pas où elle est. Si vraiment elle est dans un coin perdu, qu'elle appelle le 9-1-1. Ils vont l'aider, ne serait-ce que pour lui envoyer un garage, vu qu'elle semble trop paniquée pour s'occuper de quoi que ce soit. Je lui texte ça. Mon repas est gâché. Je pense même que j'ai un peu gâché celui des autres convives. Misère! J'en avais pas de cel avant, j'étais plus tranquille.
Quand je rappelle, elle s'est sortie de son trou et s'en va à la maison. Pas de clsc. Elle est épuisée. Me demande d'appeler son ex, le père de Petit-fils qui est la cause de sa détresse. Il ne cesserait de la harceler, la fait suivre. Elle n'en peut plus. Je le fais. Lui demande calmement de ne pas téléphoner ni texter ma fille pour la soirée, de me le promettre. Il le fait.
Ils sont séparés depuis quatre ans mais ce gars espère toujours revenir avec ma fille. Et le contact n'est jamais coupé vu qu'ils ont un enfant ensemble.
Elle dit qu'il la fait suivre, la harcèle, qu'elle veut mourir à cause de ça.
Aujourd'hui, à l'heure du midi, encore des pleurs. Elle est dans la salle de bains à son travail. Me demande de communiquer encore avec le mec pour lui dire qu'elle a bien reçu son message et qu'elle va aller chercher son fils après son travail. Chez lui car le petit a manqué l'école encore. Quand il est chez son père, ça n'a pas beaucoup changé, il est soudainement "malade" et manque l'école. Ma fille est persuadée (et moi aussi) que c'est pour s'éviter le trouble d'aller le conduire et chercher à l'école, surtout quand il fait froid.
Elle dit en pleurant qu'il continue de la harceler, qu'elle va aller à la police. Impossible de la calmer. J'appelle le clsc, dans leur horaire internet, l'horaire stoppe au 2 janvier et la réceptionniste ne sait pas jusqu'à quelle heure il y aura quelqu'un. Elle me transfère au service psychosocial qui lui, me promet sur son répondeur, de me rappeler dans .... les 48 heures. En cas d'urgence, je reviens à la réceptionniste, qui elle, ne sait rien. Non, mais, difficile de trouver une situation plus ridicule!
Alors, je parle au père, lui demande de cesser de texter et d'appeler ma fille, de passer par moi pour quelque temps pour les messages à propos de leur enfant commun. Lui dit qu'elle va aller à la police sinon. Je reste calme.
Mais je ne suis pas si calme que je le pense car quand mon amie à téléphoné, ne sachant de qui venait l'appel, (non, je n'ai pas de répondeur sur mon téléphone de la maison) mon coeur débattait et l'inquiétude était bel et bien dans ma voix
Yoga? Respirations? Méditation? Non, ménage! Je m'en vais faire plein de ménage. Va me faire du bien et va faire du bien à ma maison.
Ce qu'il y a c'est ma fille du milieu, celle qui a 24 ans, un enfant de cinq ans et demi et une nouvelle job, celle qui ne m'inquiète pas d'habitude, celle dont je dis qu'elle va se débrouiller dans la vie et qu'elle se débrouille déjà, qui... m'inquiète!
Ça a commencé quand j'étais au restaurant mercredi avec ma gang de chums avant d'aller voir la pièce plate que je ne vous recommande pas "Les chroniques de St-Léonard." On est donc là à manger nos mets chinois, on rit, on parle, on a du fun, tout est relaxe et voilà que mon cel jappe (c'est le son que j'ai mis, un jappement de chien). Des larmes au bout de la ligne. Je m'excuse et m'enferme dans la toilette du restaurant. Je comprends pas trop, elle pleure trop. Elle allait au clsc. Ah! oui, c'est vrai, elle m'avait déjà contactée dans l'après-midi en disant qu'elle allait super mal et avait besoin d'une psychologue. Je m'étais informée et l'avais référée au clsc de son quartier qui était ouvert jusqu'à 20 heures. Et voilà qu'elle était prise dans un banc de neige, je ne sais pas où et elle pleurait. Appelle un garage, je vais te le payer, que je lui dis. Elle ne répond pas et pleure plus fort. Tu es où? Pas de réponse, que des pleurs. Elle le sait que je vais au théâtre ce soir-là. Je lui dis que je vais la rappeler.
Je retourne à la table, met mes amis au courant. Je ne peux rien faire, je ne sais même pas où elle est. Si vraiment elle est dans un coin perdu, qu'elle appelle le 9-1-1. Ils vont l'aider, ne serait-ce que pour lui envoyer un garage, vu qu'elle semble trop paniquée pour s'occuper de quoi que ce soit. Je lui texte ça. Mon repas est gâché. Je pense même que j'ai un peu gâché celui des autres convives. Misère! J'en avais pas de cel avant, j'étais plus tranquille.
Quand je rappelle, elle s'est sortie de son trou et s'en va à la maison. Pas de clsc. Elle est épuisée. Me demande d'appeler son ex, le père de Petit-fils qui est la cause de sa détresse. Il ne cesserait de la harceler, la fait suivre. Elle n'en peut plus. Je le fais. Lui demande calmement de ne pas téléphoner ni texter ma fille pour la soirée, de me le promettre. Il le fait.
Ils sont séparés depuis quatre ans mais ce gars espère toujours revenir avec ma fille. Et le contact n'est jamais coupé vu qu'ils ont un enfant ensemble.
Elle dit qu'il la fait suivre, la harcèle, qu'elle veut mourir à cause de ça.
Aujourd'hui, à l'heure du midi, encore des pleurs. Elle est dans la salle de bains à son travail. Me demande de communiquer encore avec le mec pour lui dire qu'elle a bien reçu son message et qu'elle va aller chercher son fils après son travail. Chez lui car le petit a manqué l'école encore. Quand il est chez son père, ça n'a pas beaucoup changé, il est soudainement "malade" et manque l'école. Ma fille est persuadée (et moi aussi) que c'est pour s'éviter le trouble d'aller le conduire et chercher à l'école, surtout quand il fait froid.
Elle dit en pleurant qu'il continue de la harceler, qu'elle va aller à la police. Impossible de la calmer. J'appelle le clsc, dans leur horaire internet, l'horaire stoppe au 2 janvier et la réceptionniste ne sait pas jusqu'à quelle heure il y aura quelqu'un. Elle me transfère au service psychosocial qui lui, me promet sur son répondeur, de me rappeler dans .... les 48 heures. En cas d'urgence, je reviens à la réceptionniste, qui elle, ne sait rien. Non, mais, difficile de trouver une situation plus ridicule!
Alors, je parle au père, lui demande de cesser de texter et d'appeler ma fille, de passer par moi pour quelque temps pour les messages à propos de leur enfant commun. Lui dit qu'elle va aller à la police sinon. Je reste calme.
Mais je ne suis pas si calme que je le pense car quand mon amie à téléphoné, ne sachant de qui venait l'appel, (non, je n'ai pas de répondeur sur mon téléphone de la maison) mon coeur débattait et l'inquiétude était bel et bien dans ma voix
Yoga? Respirations? Méditation? Non, ménage! Je m'en vais faire plein de ménage. Va me faire du bien et va faire du bien à ma maison.
jeudi 8 janvier 2015
Morts
Mettons que mes petits problèmes deviennent encore plus dérisoires alors que des hommes sont carrément tués ou fouettés parce qu'ils croient à la liberté d'expression. Il n'y a plus de lieux et de pays sûrs.
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