vendredi 22 juillet 2016

Ce que je veux

Moi. Sans les autres. Pas simple pour moi de répondre à ça. Je me sens souvent énergisée et heureuse quand je me sens compétente. J'aimais travailler mais surtout hors de la routine. C'est souvent à moi qu'on avait recours pour de nouveaux projets, de nouvelles clientèles, de nouvelles approches, de nouvelles classes, de nouveaux horaires. Les autres chiâlaient, se sentaient bousculés par la nouveauté, moi je sautais joyeusement dessus, dedans. Je m'investissais corps et âme. Une parfaite victime du burn-out, moi, consentante en plus.  Je travaillais donc beaucoup, je rentrais, je m'occupais de la marmaille. Je me souviens très bien de ressentir de l'épuisement rendue là. C'était mon époque souper au McDonald. Les enfants adoraient et ça me permettait de souffler un peu et surtout de n'avoir ni souper à préparer, ni vaisselle à laver. J'étais grosse et pas en forme mais heureuse et souriante. J'avais un chum qui m'aimait et que j'aimais aussi. On se voyait les weeks-ends de cafés croissant avec nos marmots (il avait deux enfants) devant les petits bonhommes. On lisait la Presse qui était encore en papier et lourde en plus. 

Tiens, c'est drôle, quand je pense à me demander ce que je veux moi maintenant dans la vie sans penser aux autres, je parle de mon passé. Pierre, viens m'expliquer pourquoi? ;o) 

Alors, c'est à suivre ce truc, oui, à suivre donc.....  la suite au prochain numéro. 

lundi 18 juillet 2016

Espoir, forme, soleil, été

Ma plus jeune est revenue. Je lui répète qu'elle est chez moi et d'autres ont dû lui dire aussi, parce qu'elle ne m'astine plus là-dessus. Et c'est clairement dit que sans recherche d'emploi, elle doit habiter ailleurs. Je n'ai pas mis d'ultimatum et de date précise là-dessus et je ne veux pas en mettre pour l'instant. 

Une de ses amies de la résidence Soleil qui travaillait avec elle avant qu'elle soit mise à la porte était là hier et on a discuté. Il y en a du travail et elle est soufflée que ma fille ne veuille plus chercher. Autant que moi. En fait, elle était totalement de mon bord et ma fille avait peu d'arguments à nous opposer. 

Mon autre fille va venir faire de l'aquajogging ce matin. Je ne paie plus pour elle. Déjà que je paie tout le voyage à Québec et que ça va coûter cher, l'opéra, l'hôtel, le transport, les musées et surtout les restaurants. Je l'ai offert, j'assume. Et je vais en profiter évidemment. Parce que je le veux.

Elle ne se sépare plus pour le moment. Je n'ai pas demandé de détails et je n'en veux pas non plus. J'en ai marre de leur vie de couple merdique et de leurs chicanes continuelles.  Je n'aime plus son chum (bon, ça dépend des jours, là, je suis comme fâchée contre lui) et je pense que ce serait une excellente idée qu'ils ne soient plus ensemble et qu'elle soit dans un appartement plus ou moins supervisé à prix modique comme celui proposé par  Pur Bonheur. Elle ne livrerait pas de journaux la nuit, aurait une vie diurne  et pourrait sortir le soir, elle qui aime tant la culture. Vais-je lui dire tout ça? Si on me le demande seulement. Les belle-mères doivent se mêler de leurs affaires. Les mères aussi. 

J'ai un nouveau jumelage de jumeaux (jumelage de jumeaux, héhé, ça sonne drôle!). Des garçons encore, grands prématurés de sept semaines. Le papa est retourné au travail et c'est évidemment dur de se retrouver seule avec deux petits prématurés demandants. En tout cas, ça hurlait quand j'ai pris contact au téléphone! Je les vois jeudi. 

Je vais mieux. Beaucoup mieux et ça va rester comme ça ou mieux encore. 

Non, Zoreilles, je n'ai pas oublié l'exercice de ton coach. J'ai commencé à y penser. 

Hier, j'ai passé la journée avec ma mère. Son chum ne venait pas la voir. On a pris l'autobus et le métro pour aller en ville. Toute une aventure avec une personne de 90 ans. On a magasiné aussi. Pour elle. Elle a toujours aimé magasiner ma mère. J'étais contente de lui faire plaisir. Le soir, mon frère venait la chercher pour souper chez lui au bord de sa piscine. Elle est en forme ma mère. Bien des jeunesses qui auraient de la misère avec une journée si chargée.  

samedi 16 juillet 2016

Poids

172.4 livres ce matin. Je grossis. Ça se fait insidieusement ces choses-là. En dents de scie. Je m'étais pourtant sérieusement promis de ne jamais dépasser 170 livres. Et puis, c'est arrivé, un peu, et j'ai rapidement rectifié le tir. Ouf! Sauve. Et c'est arrivé encore. Et puis ça s'est fixé, 172 ou 173, c'est mon nouveau poids. Constant. Stable. 

C'est mon journal ici, de vie et de poids aussi. Alors, il faut que j'écrive où j'en suis. 

L'exercice ne fait pas maigrir. J'en suis la preuve vivante, moi qui en fais énormément. Aquajogging intense trois fois par semaine, la montagne une fois ou deux et énormément de marche. Des heures et des heures. Je vais partout à pied. 

Je n'ai pas vraiment commencé quoi que ce soit pour le perdre ce poids. Pour le moment, j'y songe sans m'accabler.

Je ne me sens pas si mal à cause de tout l'exercice justement. La forme est encore là. Quand je me regarde dans le miroir, c'est autre chose cependant. Bien que je me sois acheté de nouveaux vêtements qui me vont bien. Quand je me regarde dans le miroir, je vois une grosse femme bien habillée. 

C'est une femme mince bien habillée que je veux voir. Je sais que c'est possible. Tout est possible si on y met les efforts. Et c'est en soi valorisant de maigrir, de changer, de contrôler son poids, même de se restreindre! C'est dur mais valorisant. On n'a rien pour rien dans la vie. 

Aquajogging ce matin. 


jeudi 14 juillet 2016

Hahaha!

J'ai passé une excellente nuit et je me suis réveillée dispose et de bien meilleure humeur qu'hier. J'allais l'écrire ici, surtout pour mes deux bonnes amies qui m'avaient offert de me rencontrer vu que je me plaignais de solitude!Ça m'a touchée. 

Mais... car il y a un gros mais et c'est de là que vient mon titre, vaut mieux en rire, oui, vaut mieux en rire! 

Le chum de la plus vieille m'appelle pour me dire qu'ils se séparent, qu'elle fait ses bagages et qu'il va venir la conduire... chez moi!!!

J'ai alors pensé à Nanou la Terre et à la façon dont elle avait traité "l'urgence" de son fils il y a deux jours. J'avais bien aimé sa façon de réagir. 

J'ai calmement dit au chum que je ne pouvais pas garder ma fille ici et que j'allais évidemment l'aider à trouver un hébergement. Pouvait-il attendre un peu? Un jour ou deux a été sa réponse. 

Alors, c'est ça. Ma fille doit m'appeler, elle était dans la douche et ne voulait pas qu'il me téléphone. 

Je n'ai plus le temps d'être déprimée. L'urgence, je connais. Mais là, je vais apprendre à me calmer et à prendre les choses une à la fois. 

mercredi 13 juillet 2016

Bof!

C'est comme ça que ça va. Je pense que je devrais me trouver un autre psychologue. Faire des changements, oui. Mais je ne sais pas lesquels ni par où commencer. Ma plus jeune n'est toujours pas là, je devrais être contente. Il fait beau, je devrais être contente aussi. Je fais de l'exercice. Je mange bien. Pas tous les jours. Bon, aujourd'hui, oui. Je lave les planchers des balcons à la brosse dure. Faut vraiment avoir une vie plate et vide pour laver les planchers des balcons, un travail ardu qui ne paraît même pas. J'avais eu un appel de mon organisme de bénévolat-bébés pendant l'aquajogging et j'étais tout énervée. J'ai rappelé mais n'ai pas eu de nouvelles. Je voulais voir mon petit-fils vendredi, ça a l'air de déranger ma fille. Il est chez son père et elle ne le prend pas en fin de semaine. A dit qu'elle appellerait le père mais ne l'a pas fait. Je laisse tomber. 

Mes amies sont en vacances ou partent en vacances.Et je me demande ce que je fais là. Apitoiement. Je me sens totalement inutile et sans valeur. Psychologue? Oui, je sais. Je vais chercher demain, faire des appels. Faut que je fasse ça même si ça ne me tente pas du tout. 

Je regarde aussi pour faire du bénévolat. Ou me trouver un job? 

Quand je me psychologise moi-même (j'ai déjà été bonne pour faire ça), il apparaît quand même assez clairement que je me plains beaucoup de mes enfants à m'occuper et je semble fermement vouloir m'en débarrasser, mais comme m'occuper des autres est tout ce que je connais, quand je n'ai plus ça, je n'ai plus rien et je ne suis plus rien. Bon, c'est comme ça que je me sens, je le sais bien que dans la réalité, je suis quelqu'un de bien et de valable, mais là, je me sens seule et plate.

Je ne suis pas une femme de maison. J'ai envie de voir du monde. Le monde est parti. Et j'ai tellement épuré mes amitiés qu'il ne reste plus grand monde non plus de toutes façons. 

Évidemment, il y a des solutions, il y a toujours des solutions. Et quand j'aurai fini de me plaindre et de ruminer, je vais en trouver.

Je pourrais être ailleurs. Mais je suis ici. C'est ce que j'avais choisi. Je reste en ville l'été. Parce qu'il fait beau et chaud et qu'il y a plein d'activités. Mais cette année, je n'en profite pas. Il y a peu de belles journées dans l'année et je les regarde passer en étant malheureuse et je m'en veux pour ça! Auraient suivi de gros jurons mais je ne sacre pas, je ne l'ai jamais fait et ça ne me vient pas naturellement. Mais la pensée et l'énergie du sacrage est là, bien présente. Colère donc. Peine, désabusement et colère. C'est contre moi que je suis fâchée, uniquement contre moi. Comment je fais pour m'organiser si mal?

jeudi 7 juillet 2016

Liberté

Ma fille est en sécurité chez une amie. Offre de la mère de l'amie de l'héberger pendant qu'elle partait en voyage, soit neuf jours. Il y a deux jours de partis, il en reste donc sept. Je me sens en vacances. Littéralement.

Et ça, même si j'ai été tenue réveillée il y a deux nuits par le chum de ma plus vieille qui était persuadé qu'elle était partie se suicider. J'ai parlé à la police, le chum me rappelait régulièrement et puis, je n'étais plus trop capable de dormir de toutes façons. Elle est revenue d'elle-même au matin. Elle avait marché de Ville Mont-Royal (s'est sauvée pendant leur livraison de journaux) à Verdun pour euh... se baigner dans le fleuve! Tout habillée. Elle a ensuite remarché jusque chez elle, mouillée. Ben coudons. Son chum a appelé sa psy. Elle a rendez-vous aujourd'hui.

On dirait que je n'y crois pas, moi, au suicide de ma fille. Je vais tomber de haut si ça arrive.

Alors, c'est l'été, je me lève super tôt et j'aime ça. Je suis enfin  seule chez moi et j'en apprécie chaque seconde.

Ma fille-la-plus-jeune fera quoi? Bien franchement, je m'en fous. Moi, j'ai comme fini de me creuser la tête. Elle fera bien ce qu'elle voudra. C'est certain que je dis ça parce que je la sais en sécurité. Pour une semaine, je n'y penserai pas. Me fait déjà un bien immense! 

Beaucoup d'exercice, ce qui en soit me fait du bien, mais le poids non seulement ne diminue pas mais augmente. Va vraiment falloir que je me remette à écrire tout ce que je mange. 

Je vais à des activités "scientifiques" avec l'université du Québec. Hier, c'était sur les arbres en ville. Très intéressant. Se passait sur le bord de l'eau, près du métro Henri-Bourassa. Très joli coin, avec ... des outardes!! Oui, oui, une vingtaine d'outardes en pleine ville. Plutôt apprivoisées et qui se laissent approcher. Fascinant! 

Mon bénévolat-bébés s'est terminé hier. Émouvant. Je les ai connus à cinq semaines et ils ont maintenant dix mois. La maman m'a donné un cadeau, de jolies boucles d'oreilles, et elle a mis des boîtes de conserve qu'ils ne voulaient pas dans mon sac à dos. Rentrée à la maison, j'ai vu que c'était des cannes de Moisson Montréal eheh! Ben, je vais les manger! Merci pour tout. On va rester en contact, c'est ce qu'on s'est dit. Si on n'alimente pas, ça ne se fera pas, je le sais. J'écris à l'agenda. Sinon, le temps passe et on se perd de vue. 

lundi 4 juillet 2016

Dispute

On parle travail. Je parle travail. Elle? Elle ne veut rien savoir. Me dit fermement qu'il n'est plus du tout question qu'elle travaille avec les personnes âgées. La cuisine? Tu le sais que ça ne m'a jamais intéressée. Le ménage? Non plus. Tu vas faire quoi? 

-Retourner aux études. 

-Ben voyons! T'apprends rien (j'ai fini de mettre des gants blancs), t'as pas arrêté de dire que c'était plate, que tu te couchais sur ton bureau et que tu attendais que la journée finisse. Pendant dix-huit mois. 

-Oui, mais j'avais des problèmes avec Joblo, tu le sais. C'est peut-être pour ça. 

-Bon. Soit. Et si tu retournes aux études, c'est dans quel but? Pour accéder à quel travail? 

-Je ne le sais pas. Je ne l'ai jamais su ce que je voulais faire. 

Et là je m'essaie encore à lui parler de sa job de préposée, qu'elle était bonne et fine et aimée et  compétente et capable. Faut pas tout lâcher parce qu'elle a été mise à la porte une fois. 

Ça ne marche pas. Je pogne les nerfs. L'école, elle n'y est même pas inscrite, ça peut prendre des mois avant qu'elle ne le soit. Elle ne va pas passer tout son temps à ne rien faire. Pas chez moi. 

Elle me ressort encore qu'ici, c'est aussi chez elle. La psy m'avait coaché là-dessus. Je lui rappelle son âge. Elle me répond que ce n'est qu'un chiffre. Bon, mais quand même. je n'ai plus d'obligation légale après ses dix-huit ans. Elle est une adulte. 

Me dit qu'elle s'en ira quand elle voudra, que c'est elle qui décide.

-Wow! Je pourrais appeler la police et leur demander de m'aider à te mettre dehors et ils le feraient. 

Pas démontée du tout, elle me répond: "Appelle-les, ça ne me dérange pas."

C'est moi qui suis décontenancée. Je ne m'attendais tellement pas à ce genre de réponse de la part de ma douce fille. 

Elle en rajoute "Je peux les appeler pour toi si tu veux"

Elle a gagné. Je me retire. 

Va falloir changer d'attitude. La confrontation ne mène à rien.

Addendum: Elle a été adoptée et donc abandonnée. Se faire mettre à la porte par sa mère adoptive, ça ne doit pas être trop sécurisant. Elle a 22 ans mais l'apparence et la maturité d'une fille de 14 ans. Faut que je me calme, que je prenne sur moi. Je pensais qu'une psychologue m'aiderait à faire ça. Prendre son temps, respirer. 

Article à éviter pour celles qui sont tannées que je parle de poids

Les chiffres ne mentent pas. 

4 juillet 2015: 161.8 livres soit 73.4 kilos

4 juillet 2016: 170.6 livres soit 77.3 kilos

Est-ce que ce dix livres de plus paraît? Tellement! Je me sens grosse, il y a du gras visible en trop, c'est laid, plus difficile de monter la montagne. Dans l'eau, ça va, alors l'eau ce sera!

Je suis officiellement inscrite à trois cours d'aquajogging par semaine et je compte me rajouter un cours d'aquaspinning à la carte si jamais il pleut et que je ne peux pas monter la montagne. Parce que ça non plus, je ne vais pas lâcher. C'est toujours aussi dur par contre, probablement le poids en trop qui me handicape. 

Bon, l'exercice, c'est réglé. J'aime ça et c'est bon pour le moral.

Le poids maintenant. Je m'y attaque? Non, je choisis de ne pas le faire. Ne pas dépasser 170 livres, j'y vois. Me priver et tenir un registre serré de ce que je mange, non. Pas pour le moment. Ça viendra, mais pas là. 

Je suis trop déprimée pour faire un régime. Je me suis même acheté de nouveaux vêtements à ma nouvelle taille. C'est ça qui est ça. 

dimanche 3 juillet 2016

Le désir

Gilles. Soixante-dix ans à peu près. En couple avec Suzanne, plus ou moins son âge. On était dix-sept  voyageurs et tous les repas étaient fournis. On avait donc amplement l'occasion de manger ensemble. Nous, on mangeait le plus souvent avec Gilles et Suzanne. Et puis, le couple était assis devant nous dans l'autobus.  On les entendait se parler. On en apprend beaucoup sur les gens comme ça. Plus qu'on ne voudrait en savoir. 

Gilles me désirait et je le désirais aussi. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Des années, même. 

Alors, ce voyage, Michèle, je l'associe au désir de Gilles pour moi et à mon désir pour lui. 

Ah! Ce n'est pas ce que tu voulais savoir? 

Désolée! ;o)

Il m'a envoyé une photo de moi, Gilles. Que je ne savais pas qu'il avait prise. Et il n'a mis aucun texte. Rien. Ça m'a plu. Remarque qu'il aurait mis un texte et que ça m'aurait plu aussi. Il me plaît, Gilles. 

Je lui ai envoyé les photos que moi j'avais de lui. Dans le quartier chinois de San Francisco. Il avait mis un petit chapeau chinois rigolo. J'ai mis un petit texte neutre, au cas où Suzanne lirait ses courriels, ce qui ne me surprendrait pas du tout. 

Râler

Je n'écris pas parce que râler ce n'est pas sympathique, ce n'est pas esthétique non plus et puis ça ne donne pas grand chose. Et puis, et puis, je m'en fous. Ça fait quand même du bien sur le coup, c'est comme la tarte au sucre. Que je n'ai ni achetée ni mangée, non, J'ai plutôt fait une orgie de fraises de chez nous, avec du kéfir et quelques noix, sans sucre. M'a fait du bien. 

La psy? Abandonnée sans regrets après trois rencontres. Je connais tous ses problèmes de location de bureau "loué à un juif". J'ai failli m'étouffer. Le racisme, je ne peux pas endurer. Pas du tout. Allergique avec des majuscules. 

Quand je lui ai dit que le cas de violence conjugale de ma fille était quand même grave (elle minimisait tout le temps) étant donné que sa psychologue de l'IVAC avait réussi à prolonger la thérapie gratuite depuis un an et demi, ce qui est archi-rare, elle a dit "Vous savez, des psychologues qui écrivent des rapports pour ne pas perdre de clientèle, ça existe!" Quelqu'un qui n'a pas de respect pour sa propre profession ne va certainement pas me servir de conseillère. Finie la psy. 

Ceci dit, elle ne l'avait pas tout faux et j'endosse son diagnostic: je suis une sauveuse. 

J'entretiens en quelque sorte aussi la dépendance de ma fille. Ouin. Si on veut. Pas si évident de mettre une personne aussi démunie à la rue, mettons. Je réfléchis à la question. Encore. 

Vais-je me trouver un ou une autre psy. Possible. Oui. 

Là, je vais bruncher avec ma mère et deux de mes filles. 

Un jour à la fois. 

samedi 25 juin 2016

Solitude deuxième partie

Il n'y a pas grand chose qui m'énerve plus que quelqu'un qui se plaint de souffrir de la solitude. Ça ne m'énerve pas moins parce que c'est moi qui le fais. Je pense alors: mais comment peut-on être seul alors qu'il y a tant de besoins dans la société? Fais du bénévolat et tu ne seras plus seule!

Grouille-toi et lâche tes biscuits qui te font grossir. C'est ce que je me dis. Car si je fais de l'exercice religieusement tous les jours, je mange aussi trop et mal. Pas toujours mal mais souvent trop. En tout cas, là, je suis allée m'acheter des biscuits pour me consoler. Ridicule, je sais. Mal et ridicule, les deux. 

Solitude

Il fait beau. J'ai plein d'idées. Je suis seule. Vraiment, je ne sais pas qui je pourrais appeler. Mes amis les plus proches, le couple qui a voyagé avec moi, je les ai vus hier et avant-hier aussi! Mes autres amies sont en couple ou occupées. Il y aurait évidemment ma fille la plus vieille qui est toujours partante pour m'accompagner partout si c'est le jour. Je l'ai vue jeudi et hier son chum m'a appelée en panique pour me demander de la garder à coucher. Chicane. Je lui ai dit de régler la chicane et de me rappeler après. Il me racontait tout et j'entendais ma fille protester en arrière. Je n'ai pas à être mêlée à ça.

C'est bien de réaliser que je suis seule. Je vois une psychologue pour changer des trucs qui ne marchent pas ou mal dans ma vie. 

Ma fille qui habite avec moi et qui devrait habiter ailleurs est un problème identifié. Que je vais probablement mettre sur la glace pour l'été comme suggéré. En tout cas, c'est sur la glace pour aujourd'hui, elle n'est pas là. Et mon petit-fils arrive demain pour une semaine. 

La solitude en est un autre (problème!). Ce n'est vraiment pas un problème pour tout le monde, je le sais. Aujourd'hui, j'aimerais faire des activités avec quelqu'un. Je vais les faire quand même seule les activités, entendons-nous. Je suis habituée à l'autonomie. Et je vais passer une agréable journée, parce que je le veux. J'ai lu ma Presse+ sur mon joli balcon vert et je m'en vais grimper la montagne. Oui, je la monte vraiment tous les jours et ça commence à devenir plus facile. 

Ensuite, Musée d'art contemporain? Je suis abonnée et il y a de nouvelles expositions. Ou bien promenade dans Griffintown? Dans les marchés? 

Les choix sont nombreux et alléchants. Mais aujourd'hui, vraiment, je voudrais, j'aimerais choisir ce que je vais faire avec quelqu'un. Et comme je ne suis pas une victime et que c'est moi qui décide de ma vie, je vais régler ce problème. Seule quand on le veut, c'est très bien. Quand on ne le veut plus, il faut agir. 

jeudi 23 juin 2016

Agressivité

Elle m'avait prévenue en me disant que les sauveuses qui se découvrent exploitées peuvent devenir agressives et mordre. "Mais vous, vraiment, je ne pense pas que ce soit votre cas."

Cette nuit à quatre heures du matin, quand je me suis réveillée pour constater que ma fille était au salon, toutes lumières allumées, tranquillement en train de passer encore sa nuit à lire sa bible et à écrire, comme elle l'avait fait la nuit précédente, j'ai éclaté. Je lui ai ordonné d'aller se coucher immédiatement, que chez moi, on ne vivait pas de nuit, que chez moi, on se levait le jour pour aller chercher du travail, que chez moi, c'était comme ça. Le tout d'un ton extrêmement agressif. 

Elle a calmement répondu "Chez toi, c'est chez moi aussi."

Et j'ai rétorqué: "Plus maintenant. Tu vas aller vivre ailleurs et je vais y voir."

Ça barde dans la demeure. 

Je ne vais pas respecter le conseil de la psy de profiter de l'été sans chercher de job pour ma fille. Pas capable. 

lundi 20 juin 2016

Psychologue

J'avais l'impression que ça tournait en rond aujourd'hui, ma rencontre avec la psychologue. On a parlé de ma plus jeune tout le temps. La psy cherchait ce qu'elle pourrait bien faire comme travail, je lui expliquais ses incapacités. Elle ne comprend rien de rien aux problèmes d'apprentissage, cette psy. Bref, ça tournait en rond, oui. La rencontre d'aujourd'hui m'a semblé cent dollars jetés à l'eau. 

Je fais quoi? J'annule les prochains rendez-vous et je me cherche un autre psy? 

Elle m'a conseillé de ne pas chercher de travail pour ma fille cet été (quand elle a fini par comprendre que c'était moi qui cherchais et pas ma fille) et de profiter de la vie moi aussi!

C'est peut-être bien un conseil que je vais suivre! 

vendredi 17 juin 2016

La montagne

Trois jours en ligne. Je souffle, je sue mais je monte. Et je ne lâcherai pas, je le sais, quand j'ai ce genre d'énergie excessive, je ne lâche jamais. La nourriture? Je mange bien et épicé (j'ai une boîte de sauces super qui me viennent de la nouvelle entreprise de mon gendre et de ma fille, j'en reparlerai!) mais je ne contrôle pas les quantités. Et je bois du vin aussi, raisonnablement. Ce qui fait que je ne maigris pas. Pas de miracle là-dedans. Maigrir implique des efforts. Mes efforts actuels sont consacrés à monter le Mont-Royal tous les jours. C'est correct. Je me sens bien. Un jour à la fois. 170 livres aux dernières nouvelles. On s'est mis comme défi de perdre une livre par semaine, une amie qui en a beaucoup à perdre et moi. La pesée est jeudi prochain. J'ai beaucoup énormément de temps. No stress. Mais quand même, je ne serai pas le lièvre de la fable! 😸

La maman des jumeaux m'a demandé la semaine passée de garder les jumeaux aujourd'hui, toute la journée. J'ai refusé. Trop pour moi, lui ai-je dit. Je suis fière et contente de savoir mettre mes limites. J'ai cependant offert de les garder en après- midi. Elle s'est organisée pour le matin, alors j'y vais maintenant!

jeudi 16 juin 2016

De la difficulté de changer

Terrasse d'un café, ma fille et moi. Cappuccino glacé pour elle, expresso allongé pour moi. Elle sirote en silence.

Moi: Et alors, quels sont tes projets pour l'été?

Elle: Profiter de la vie pendant que c'est le temps.

Silence. 

Moi, après un bon cinq minutes: Profiter de la vie, oui, mais comment?

Elle: En voyant mes amies. 

C'est là que j'aurais dû me taire ou continuer à questionner en gardant une attitude détachée. C'était pourtant mon intention de départ. L'écouter sans intervenir. 

Moi: Elles vont travailler tes amies, elles ne vont pas être toujours disponibles. 

Silence.

Moi encore: Combien de temps tu as l'intention de profiter de la vie? Tu vas faire quoi cet été et cet automne? 

Elle: Retourner aux études? 

Moi: Vraiment? C'est dans tes projets? Tu disais que tu n'apprenais rien? Dans quel but?

Elle, hésitante: Euh... finir mon primaire en français? 

Moi: C'est un beau but mais ça va te donner quoi de plus. Tu en as un diplôme de préposée et il y a plein de job d'affichées.

S'ensuivit un dialogue de sourds. 

Elle ne peut pas travailler, elle ne va pas assez vite. Mais oui, tu peux il faut essayer encore. Non. Oui, Des menaces de ma part aussi. Je ne serai pas toujours là. Elle se referme. De retour à la maison, je lui montre les offres d'emploi que j'ai trouvées pour elle. Elle refuse de les regarder. Pleure un peu mais vraiment ça ne me touche pas. 

Vient de me dire: Mais qu'est-ce que je fais ici? 

Moi: Ici chez moi? 

Elle: Non, ici sur la terre. Je n'ai jamais demandé à venir au monde, moi.

Moi: Moi non plus. 

Alors, j'intitule ce billet "de la difficulté de changer" parce que mon intention était bonne et nouvelle aussi: écouter sans intervenir. J'en ai été incapable et je suis très rapidement retournée dans mes vieux patterns. Je ne me tape pas sur la tête. Je constate. 

Un jour à la fois. Je m'en vais monter ma montagne. Tous les jours, je le ferai. J'ai commencé hier. 

samedi 11 juin 2016

Nouvelles

Décevant Gainsbourg symphonique.

J'ai trouvé une psychologue et je la vois lundi. 

Je fais beaucoup d'exercice et je me sens vraiment en forme. Je mange très bien et santé mais comme je ne calcule pas les quantités, je ne maigris pas. 170 livres. Vais-je faire un régime? Éventuellement, oui, mais pas tout de suite. 

Me suis chicanée avec ma plus vieille. S'habille en pute et ça me fait honte. C'est celle qui a d'énormes seins refaits. Je le lui ai dit et elle est partie fâchée. Je n'ai pas l'intention de m'excuser, je pense ce que j'ai dit. 

La plus jeune ne veut plus travailler dans les résidences de personnes âgées. Et moi, je ne veux plus pousser et tenter de lui trouver une job de force. 

Va me faire du bien de voir une psy, vraiment. 

samedi 4 juin 2016

De retour

Depuis une semaine. Poids stable. Moral stable aussi. Beaucoup d'exercice. Rhume carabiné que je combats avec beaucoup d'exercice (pourquoi pas?). Nouvelles plantes dont des plants de tomates. Pas pu résister. Des plants bios. Si bon les tomates de jardin et même de jardin de balcon. Pendant mon voyage, la police est venue fouiller chez nous. Tous mes voisins sont au courant. Ben coudons. That's life ou bedon that's my life à moi. Personne et rien du tout ne va m'empêcher d'être heureuse parce que moi je l'ai décidé. Je vais voir Gainsbourg symphonique samedi prochain. 112.75$ et je suis en arrière. M'en fous. Je suis contente. Sera le concert de l'année et j'y serai. 

samedi 14 mai 2016

Changer sa vie

C'est maintenant le départ en Californie. Je suis prête. Presque. Ma fille? Elle n'est pas là. Elle fera sa valise au dernier moment et c'est très bien comme ça. 

Je suis contente de me sauver. 

Et je ne devrais pas avoir à me sauver pour respirer un peu. Je vais changer ça. Je ne sais pas encore comment mais je vais changer ça. Il le faut. Je le veux. Je le dois. Je me le dois. 

Parce que ma vie, personne ne va la vivre à ma place et personne ne va prendre soin de moi si je ne le fais pas. 

Je ne veux pas faire partie des "J'aurais donc dû". Je veux vivre ici maintenant, être utile, oui, mais pas indispensable. 

mercredi 11 mai 2016

Courir

Une femme en santé écrit peu parce qu'elle "est toujours à la course". Dans son cas, c'est littéral, elle s'entraîne depuis longtemps à courir. Moi, je ne cours pas, bien que des fois, je fais un petit sprint de ville d'un coin de rue à l'autre. C'est nouveau, tout comme mon empressement à faire des pas plus grands et plus rapides. J'ai lu qu'un des signes du vieillissement est la vitesse de marche qui ralentit. Je lutte contre ça. 

J'ai un abcès dentaire. Malchance et chance à la fois. Ça aurait pu arriver en voyage. Là, j'ai vu mon dentiste tout de suite et je prends des antibiotiques. J'ai un autre rendez-vous à mon retour de voyage. Tout va bien aller.

Je me suis dit que j'allais écrire un billet sans parler de ma famille. Cette limitation rétrécit dramatiquement ce dont je peux parler.

Moi,moi,moi? Euh...

Poids stable. Une façon de dire que je n'ai pas maigri. Je me suis acheté une paire de pantalons à ma nouvelle grandeur. 168 livres ce matin.

jeudi 5 mai 2016

Sans titre

Spontanéité.  Lâcher prise. Et redondance. Je parle toujours des même sujets et je me tanne moi-même.Tannée de soi, faut le faire.  Surtout que j'ai la chance (immense, je sais, je sais) d'avoir une bonne estime de moi. On peut se la bâtir soi-même je sais je sais aussi, mais moi, j'ai eu la chance immense que ça me vienne de mes parents, ce qui serait rare à mon époque pré-docteur Spock et anti-allaitement.  Ma mère était une fana des bébés et des enfants en général, ça lui venait de sa mère à elle et ça m'a été transmis à moi, qui trippe toujours autant avec mon bénévolat-jumeaux, j'adore ces enfants de déjà huit mois et leur famille et les visiter et tripper à jouer et chanter avec eux est certainement la plus belle méditation du moment présent qui puisse m'arriver.  

Un autre prof m'empêche maintenant de lire son blog. Ou pas. Ne pas sauter aux conclusions hâtives. Ça m'est déjà arrivé aussi de peser sur le mauvais bouton et d'exclure quelqu'un par mégarde. Je suppose que c'est ce qui est arrivé. Alors, je t'informe ici maintenant que je ne peux plus te lire Un autre prof.  

Ma plus jeune a été en cour hier pour l'histoire de violence conjugale. J'étais là avec plein d'autre monde pour la soutenir. Je n'ai pas envie d'en parler. 

samedi 30 avril 2016

Le possible et l'impossible

Si je parle tant de poids, c'est que ça me préoccupe, bien sûr, mais c'est aussi et surtout parce que c'est quelque chose sur lequel j'ai prise si je veux, quelque chose que je peux changer. Avec mon poids, j'ai une relation de pouvoir. Je peux décider de devenir mince, de peser 130 livres, ce qui serait quarante livres de moins que mon poids actuel et ce serait possible d'y arriver. Il y aurait des efforts énormes à mettre, du temps, de l'énergie folle, des changements majeurs et spectaculaires, oui, il y aurait tout ça, mais ce n'est pas à priori quelque chose d'impossible ou de totalement inatteignable. 

Tandis que guérir la schizophrénie de ma fille ou faire disparaître les problèmes d'apprentissage de mon autre fille, ce l'est, impossible. Elles vont passer toute leur vie avec ça. Elles en souffrent et j'en souffre avec elles.

mercredi 27 avril 2016

Arnaque!

Bon, dans le livre (écrit par une diététiste, oui,oui,oui), elle insiste beaucoup sur le fait qu'il faut se peser le matin du début du régime- pudding de quatre jours et ensuite le matin de la cinquième journée, pas avant. J'ai tenu religieusement pour les puddings, mais pour  la pesée, non. Et voilà-t-il pas la frétillante grosse dame excitée devant son pèse-personne, toute réjouie d'avance des vertus miracle des petits poudings santé pas si petits que ça. Mais comme vous avez lu le titre de l'article, vous savez déjà que ça n'a pas marché ce régime. Jusqu'ici, jusqu'ici! Car je n'ai pas perdu tout espoir tout de même et peut-être que la patience paie et que les effets miraculeux de la mixture ne se font sentir que le tout entièrement ingurgité? Je n'en suis qu'à la moitié du parcours mais quand même, l'absence totale de résultats me mystifie royalement ou canichement. Je me sens un peu comme un caniche,oui, royal peut-être mais un peu ridicule. C'est même la première fois de ma vie que je m'identifie à un chien. Image.

Chose certaine, je continue malgré tout. De toutes façons, je suis économe, vous le savez, ma fille ne veut pas y goûter à mes puddings, pas question que je jette de la nourriture et c'est quand même pratique d'avoir des repas tout prêts pour encore deux jours.   

Poids lundi le 25 avril: 168 livres
Poids le mercredi 27 avril: 168 livres

mardi 26 avril 2016

Pudding

Pour quatre puddings:

2 tasses de lait de coco (celui en boîte de carton, pas les cannes) ou bien de soya, d'amandes ou même du lait de vache 0% si on veut!

  8c. à table de graines de chia ( pas les moulues, les graines entières) -attention! c'est rendu cher ce truc!)

2 tasses de mangue ou/et banane ou/et betterave, et en fait pas mal n'importe quel fruit qui traîne dans votre frigo peut faire là job


1 tasse de haricots cuits (j'ai mis des blancs, vous mettez ce que vous voulez y compris les lentilles)


2c à thé de cannelle


2c.à thé d'extrait de vanille


C'est fini!


On met tout ça au mélangeur et on distribue ensuite bien également dans quatre bols. On recommence trois fois la recette ce qui fait qu'on se retrouve avec 12 contenants de pudding maison. On en mange trois par jour matin, midi et soir et on ne mange rien d'autre. On boit eau, thé, café, tisane. 


Tout ceci ne dure que quatre jours,ce qui est très bien parce que c'est pas mal le maximum qu'on peut toffer et puis c'est pas assez de calories pour faire le régime plus longtemps. J'en suis au cinquième pudding de mangé seulement et si je les trouvais bien bons hier, je les aime déjà moins aujourd'hui. Pourquoi je fais ça? Parce que ça marche, parce que c'est simple, parce que, en me tenant loin de la cuisine, je suis aussi loin des tentations.

vendredi 15 avril 2016

Motivation

Évidemment, j'ai retrouvé la motivation et la joie de vivre. Le brocoli, les salades et le poisson sont revenus au menu. Franchement, je m'en sens mieux! Ma plus jeune qui ne travaille plus est toujours avec moi. Elle est vraiment de bonne humeur, le stress est tombé. On s'entend généralement bien et j'apprécie sa présence. Un jour à la fois.

mardi 12 avril 2016

Poids

J'ai pas de motivation pantoute pour perdre mon poids en trop. On dirait que je ne le vois pas, que je ne le réalise pas, qu'il s'agit d'une illusion, d'une vue de l'esprit, d'un fantasme. J'ai bien de la misère avec ça. Je suis plutôt déprimée, entendons-nous et il y a certainement un lien entre ceci et cela. Mais au moment où j'écris, j'ai surtout envie d'aller m'acheter du sucré et pas envie du tout de brocoli, poisson et salade. Je me sens seule et désespérée. Je ne suis pourtant pas si seule que ça, ma fille va revenir plus tard coucher ici avec une amie. Elles auront déjà mangé au restaurant alors je ne suis responsable que de ma nourriture à moi. Je ne suis pas vraiment désespérée non plus mais quand même, cet éternel problème de poids qui perdure et dont je ne me sors pas me désespère. Un peu.

Ce n'est pas que je ne sache pas quoi faire. Je sais. Mais je ne le fais pas. Et je ne m'aime pas trop évidemment quand je suis lâche et branleuse comme ça. Je ne me comprends pas. Je tourne en rond. Perd et reprend et on recommence. Je pourrais pourtant guider, conseiller et coacher avec compétence quiconque me demanderait conseil pour maigrir. J'ai tellement lu sur le sujet et je continue! Ça et l'éducation des enfants, ce sont mes deux grosses passions et mes champs d'expertise! 

Or, si je sais comment maigrir, je sais encore mieux comment rengraisser! 😁 Vaut mieux en rire. Mettons que cet écueil me rend humble, bien humble.😳J'ai le caquet bas.Plus je grossis et plus je me sens toute petite.

lundi 11 avril 2016

Décision

Jeudi dernier, je fais le trajet pour me rendre à l'agence de voyage en métro. C'est loin. Je descends de la rame et me dirige vers la sortie et là je m'arrête avant de passer le guichet. Angoissée. Mal. Indécise. Je recule et appuie mon dos au mur dans un petit coin. Je les écoute maintenant mes pressentiments. Je réfléchis pleine vitesse. C'est beaucoup d'argent. Je songe à toute l'aide que je pourrais apporter à mes enfants avec ça. À ma plus vieille malade sur l'aide sociale.

Est-ce la chose à faire que de partir encore avec la plus jeune? Elle a déjà voyagé plein de fois avec moi. Je décide de rentrer à la maison.

Je décanterai tout ça tranquillement.

Je retourne le lendemain, certaine cette fois que c'est la bonne décision. Ma fille n'a pas fait exprès de perdre sa job. On partirait une semaine après sa comparution en cour, ça lui permettra de se remettre et de s'éloigner de l'agresseur aussi. On voyage bien ensemble, elle et moi. On a l'expérience. Elle aime voyager autant que moi. On est libres toutes les deux. Les autres enfants ne viendraient pas même si je les invitais. Ma plus grande angoisse après trois jours maximum loin de son chum et de son environnement. Alors, go, Femme libre, go! C'est bien de réfléchir mais il faut agir. En sortant de l'agence, je me sens forte et assurée. Énergique aussi. En rentrant, je m'inscris à plein de cours de IPad, ce que je remets depuis que je l'ai acheté, il y a un mois. C'est fou tout ce qu'on peut faire avec ce bidule, une fois qu'on sait comment! J'ai même un cours sur l'art avec un IPad: dessin, esquisses et peinture. Tous  les cours sont gratuits.

Je fais aussi un super ménage, ce qui était dû depuis longtemps et que je ne trouvais pas la motivation à entreprendre!

Les projets entraînent les projets.

Il reste le poids, dont je ne m'occupais pas non plus. 171 livres ce matin. Je ne peux pas partir grosse comme ça en Californie, à moins de refaire ma garde-robe au complet. J'ai un mois pour maigrir avant le départ.

Ce matin, aquajogging et bénévolat bébés ensuite.

dimanche 10 avril 2016

Découverte

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, il y a "La vie secrète des bébés" de l'émission Découverte qui est passé il y a deux semaines et qu'on peut voir ou revoir par internet. C'est juste passionnant! 

mercredi 6 avril 2016

Suite

alors les deux filles sont assises devant leur assiette et un parent assis sur la troisième chaise supervise que les enfants mangent "bien". Les parents mangent ensemble (quand le père camionneur est là) le soir quand les enfants sont couchés. J'ai moi-même des problèmes alimentaires, vous le savez! Oui, ça vient de mon enfance. C'est complexe parce que l'alimentation est reliée à l'affectivité. Cette mère a eu une enfance très difficile en Éthiopie. On en parle souvent devant un café quand j'arrive pour mon bénévolat et que les bébés dorment. Elle prépare de bons repas frais pour ses enfants, est contre la congélation et perdre de la nourriture est inacceptable. Elle a connu la faim. Alors, ce qu'elle a cuisiné, il faut que les enfants le mangent! C'est vraiment trop émotif pour que je m'en mêle de quelque façon que ce soit. 

Autocentrisme et maternité

J'accuse Un autreprof d'égocentrisme (en fait il s'agit plus d'autocentrisme) et elle m'accuse de porter des jugements.

Dans les deux cas, nous sommes normales! Le couple maman bébé est souvent un monde clos, complet, prenant et envahissant. Même le père de l'enfant peine à y faire sa place! C'est un phénomène encore plus marqué quand la mère avait une vie professionnelle prenante et valorisante et qu'elle se retrouve abruptement avec une seule source de valorisation: son bébé! Du coup, tout conseil ou façon de faire différente de la sienne lui apparaissent comme une agression ou "un jugement".

C'est quoi "un jugement"? Ça a beaucoup à voir avec la loi mais dans ce cas-ci, ça correspondrait surtout à la définition 4 du Petit Larousse "action de se faire une opinion, appréciation portée sur quelqu'un ou quelque chose, opinion ou sentiment" . Selon la définition du dictionnaire, toute personne pensante porte des jugements, devant une œuvre d'art, des actions politiques, des  choix écologiques ou pas etc et pourquoi pas sur l'éducation des enfants. Si je dis qu'une voiture électrique est meilleure qu'une voiture à essence pour l'environnement, aucun propriétaire de voiture à essence ne va s'en formaliser! Mais si j'écris que l'allaitement est meilleur que le biberon pour la santé et le développement du bébé, il y aura un tollé immédiat et féroce. Celles qui auraient bien voulu, qui n'ont pas pu, vont se sentir directement et personnellement attaquées, flouées, vilipendées. Vont m'accuser de vouloir leur faire de la peine. Et puis, elles n'ont pas été allaitées, elles et sont pleines d'intelligence ce qui prouverait par leur cas d'espèce que la théorie sur la supériorité de l'allaitement n'est peut-être pas si vraie que ça. Et on assistera à un débat "émotif" et personnalisé sans fin. C'est pour ça que bien des mères qui ont un allaitement facile n'osent même plus en parler!

C'est tout à fait vrai que je trouve inadéquat de nourrir un bébé à la seringue tout comme de le laisser attaché dans un appareil qui freine son exploration et ses mouvements. Mais c'est le portrait global qu'il faut regarder. Y a-t-il de l'attachement? Les enfants ont-ils l'air raisonnablement heureux? Sont-ils en sécurité?

Gen se demande pourquoi je suis intervenue à propos de la chaise et pas à propos du gavage, qui lui semble un problème plus grave qui va suivre le bébé pour toute sa vie? C'est clair que la relation fuckée à la nourriture est plus grave. Ces bébés ont déjà leur place en CPE pour le mois d'août et ils rattraperont bien leur retard moteur à ce moment- là si retard il y a. 

C'est pas gênant de dire tout bonnement que le transat c'est pas bon pour le dos. La mère ne s'est pas sentie attaquée. Mais tout ce qui touche l'alimentation est hautement émotif. Ce serait une critique directe de son maternage. Je l'ai vue punir et récompenser pour "faire manger" les deux filles plus vieilles. Ils ont seulement trois places à table (table minuscule dans cuisine minuscule)

mardi 5 avril 2016

Les bébés

Je fais du bénévolat, pas du service social ni de l'enseignement. Faut que ça me convienne et que ça convienne à la famille. Et ça nous convient! Tout n'est pas parfait mais en gros, ça va bien.

Est-ce que la mère persiste à nourrir le plus petit des jumeaux à la seringue? Je n'en ai aucune idée et je ne veux pas le savoir. Ce bébé est le plus souriant, curieux, développé, il n'a vraiment aucunement l'air d'un enfant traumatisé! C'est plus l'autre qui semble en difficulté et même là, "difficulté" est grandement exagéré. Considérant qu'il a sept mois et qu'il passait sa vie attaché dans un transat, il est tout à fait normal qu'il n'ait pu développer sa motricité.

Je mets ça à l'imparfait parce qu'à mon arrivée hier, il n'était pas dans son transat, non,non, il était ... dans un Jolly Jumper! Misère! Encore pire. Les parents étaient tout fiers de me montrer la nouvelle acquisition accrochée au cadre de porte. J'ai rien dit, j'ai juste demandé si je pouvais le sortir de là pour aller jouer avec.

Les deux parents étaient présents avec une amie. L'atmosphère était à la fête. Ce sont des gens qui rient beaucoup, j'aime ça. Ils m'attendaient pour aller au Costco. Je me suis amusée avec les bébés pendant leur absence, au sol. À leur retour, j'avais assis le plus petit face à moi et je lui faisais rouler un verre en plastique couché (à défaut de balle) et il me le roulait à son tour. On s'amusait drôlement! L'autre bébé était sur le ventre à mes côtés. La mère a pris le gros bébé dans ses bras et a dit en parlant de l'autre "Attention! Il peut tomber, il n'est pas solide assis." Et bang! Le bébé est tombé par en arrière avant que je ne puisse l'attraper! Il a évidemment pleuré. J'étais mal un peu. J'ai essayé de le consoler sans résultat et puis je suis allée le porter à sa mère en disant "C'est un cas de maman". Je l'ai échangé pour l'autre jumeau et il a instantanément arrêté de pleurer dès que sa mère l'a pris. Bon attachement. C'est la base l'attachement. Bonnes bases.

lundi 4 avril 2016

Congédiée

Ma fille a été mise à la porte. Je sais que j'ai dit que je ne pleurerais pas mais j'ai très envie de pleurer.  C'est triste. C'est à cause de son erreur dans la distribution de médicaments. En fait, j'étais surprise qu'ils la gardent. Ce n'était qu'en attendant. Une nouvelle préposée a été engagée. Ma fille part.

samedi 2 avril 2016

Ce qui va bien (la suite)

On en demande beaucoup aux parents. Ils n'en font jamais assez, ils ne sont jamais assez parfaits. On parle de plus en plus de burnout parental, de parents surinformés qui capotent. Je lisais justement un article du Époque Times à ce sujet "Être un super-parent, une contrainte qui menace la santé mentale" . Les psys interviewés conseillent de lâcher un peu les guides, les sites et les conseils divers pour en faire moins et se faire confiance.

Alors, quand je vois les parents des jumeaux aller, rire, avoir du fun et ne pas se casser la tête, j'ai envie d'applaudir. La mère est intelligente, elle ne fait pas toujours la bonne affaire ( qui, qui fait toujours la bonne affaire? Dites-moi!) mais elle a confiance en ses capacités parentales et fait ce qui lui semble bien pour régler les problèmes.

La pire chose que je pourrais faire serait de la faire douter d'elle-même. Alors, mon tofu et mes méthodes, je suis mieux de me les garder, de suivre les directives (je vais cependant refuser d'utiliser la seringue si elle me le demande, mais elle ne me le demandera pas), et de continuer à faire ce que je fais le mieux et qui est apprécié de toute la famille: jouer avec les bébés!

Et me voilà partie pour mon gardiennage du jour! 😃

Ce qui va bien

Mon premier titre était "Chiâlage" et, dans un élan de positivisme, je viens de le changer! Car si j'ai de la matière à chiâlage assez évidente, il y a également des trucs qui vont bien!

Comme... le printemps, tiens. Fait cliché un peu mais quand même plaisant qu'il soit revenu. On a monté le Mont-Royal hier, avec ma 26 ans et ma 21 ans, et c'est un grand plaisir de partager ce genre d'activité avec elles. Je souffle pas mal cependant. Je pensais pourtant être en grande forme avec mes activités aquatiques. Ça a pas l'air de ça quand je constate la difficulté que j'aie eue à me rendre en haut. À moins que ce ne soit le dix livres de plus qui m'alourdisse? Ouais, je pense que c'est probablement ça plus le fait que je n'ai plus l'habitude de ce genre d'exercice. Pour rester dans le positif, il y a des solutions évidentes: perdre le dix livres et me remettre à la monter, cette montagne! Surtout que ma grande viendrait avec moi. Motivant!

Ensuite... faut que je cherche un peu pour trouver d'autre positif, alors que le chiâlage me viendrait très facilement. Ensuite donc... euh... les bébés, tiens, je les garde aujourd'hui et ça me fait bien plaisir. Mais. Car il y a un mais. Il me faut vraiment faire attention au surinvestissement. C'est un piège. J'avais envie d'apporter du tofu pour le leur faire goûter, et de les laisser manger seuls aussi et se salir et découvrir le plaisir de manger. Quoi? Ils ne l'ont pas encore découvert? Nenni. Cette maman, qui a de nombreuses qualités, je l'ai déjà dit et je le pense, est en train de créer un trouble de l'alimentation chez ses petits. Pour les deux plus grandes de six et deux ans, c'est déjà fait.

Tout allait bien avant que l'alimentation solide ne soit commencée pour les jumeaux. Sein et biberon en respectant leurs besoins. Mais depuis les purées, tout s'est gâté. La maman prépare de belles purées, bien. Elle remplit deux bols, pas mal gros les bols, également. Et la session de gavage commence. Chacun leur tour car il n'y a qu'une seule chaise haute, elle assoit les bébés et les attache. Le plus tonique pleure déjà à la seule vue de la chaise. Le plus gros et docile, résigné, se laisse enfourner la purée sans rouspéter, sans sourire, il finit son bol jusqu'à la dernière bouchée. Sa mère le félicite, tout heureuse. Pour le deuxième bébé, ça se passe mal. Il se débat, proteste. Sa mère sort alors...une seringue! Elle la remplit de purée et il est nourri de force malgré les pleurs. Je suis dans le salon avec bébé joufflu pendant que ça se passe. Et puis je n'entends plus rien. Je jette un coup d'œil, sa mère l'a mis au sein pour le consoler. Le gros bol est vide.

Vous trouvez que ça n'a pas de bon sens? Moi non plus.

Je dois cependant faire bien attention. Intervenir avec de gros sabots me vaudrait l'exclusion de cette famille. Ou bien la méfiance. Elle doit savoir que le gavage à la seringue n'est pas l'idée du siècle parce qu'elle avait de la visite jeudi quand je suis allée et elle n'a pas utilisé cette technique devant cette amie. Elle a nourri le bébé docile comme d'habitude et essayé un peu la cuillère avec l'autre sans résultat pour conclure qu'il n'avait pas faim et me le redonner.

Bon? Je devais parler de ce qui va bien, moi? Je suis mal partie!!

vendredi 1 avril 2016

Les jumeaux

Ils ont maintenant six mois et trois quart et je les visite depuis qu'ils ont cinq semaines. Ce dont je suis la plus fière c'est d'avoir su me la fermer. Je n'ai donné aucun conseil non sollicité, ce qui m'aurait été non seulement difficile mais carrément impossible plus jeune! Ça doit être ça la sagesse qui vient avec l'âge, apprendre à se taire!

Le résultat de cette patience, de cette constance et de cette non-intrusion dans les habitudes familiales est qu'on me fait maintenant confiance! La maman hyper protectrice me laisse garder les petiots sans inquiétude et même qu'elle m'a demandé d'y aller samedi. Elle est toujours seule avec les 4 enfants la fin de semaine, le mari fait du camionnage en Ontario et voilà que la plus vieille qui vient d'avoir six ans a son spectacle de danse samedi après-midi, est-ce que je peux aller garder les jumeaux? Je pouvais!

Ce sont des bébés très différents, un tonique, rebelle, expressif et souriant, l'autre, docile et plus passif. L'un commence à s'assoir, l'autre pas du tout. L'un mange docilement tout ce qu'on lui donne, l'autre refuse la cuillère. Moi? Je ne m'en mêle pas. Si on me demande conseil, j'en donnerai.

Mon rôle, surtout maintenant qu'ils vieillissent, est de les stimuler. Je les mets au sol et on joue! On est dans le plaisir et le moment présent, je n'ai rien d'autre à faire que de m'en occuper et j'en profite! Je ne m'occupe ni des couches ni de la nourriture (bon, un biberon de temps en temps, ça arrive), moi,  je joue, je raconte des histoires (devant l'absence de livres, j'apporte les miens de la bibliothèque), on monte des tours avec des blocs en bois ( ça vient de chez nous), on joue à coucou et à la petite bibitte qui monte, on chante des chansons. Je les bouge, petit cheval sur les genoux, l'avion qui monte au ciel. Des fois, j'arrive à obtenir un sourire de mon bébé sérieux, surtout dans les jeux vraiment physiques, ça arrive d'ailleurs de plus en plus souvent. L'autre, le plus léger bébé tonique, sourit facilement. Mais aucun des deux ne rit et ça me surprend. Ils ne babillent pas beaucoup non plus. Rarement. Peut-être qu'ils le font quand je ne suis pas là? C'est possible. Quand j'y suis, je les stimule tout le temps.

jeudi 31 mars 2016

Pourquoi je ne pleurerai pas si ma fille est congédiée

Dans son travail actuel, ma fille est seule quand elle a l'horaire de soir ou de nuit avec toutes les responsabilités que ça implique. Les résidents ont une cloche dans leur chambre ou appartement. On leur vend ça comme le gage d'une sécurité absolue. Sonnez en cas de problème et quelqu'un viendra à votre secours. Le quelqu'un c'est ma fille et je trouve cette responsabilité bien trop grosse pour elle. Elle n'est pas infirmière, elle n'a fait qu'un petit cours de préposée de six mois. C'est trop peu selon moi pour décider si un cas est une urgence ou pas. Pendant sa dernière nuit de travail, ça sonne. Elle se rend illico à la chambre. Une dame se plaint de se sentir mal. Pouvez-vous prendre ma pression? Ma fille sait faire ça mais elle ne se rappelle plus quels chiffres indiquent une pression anormale. Heureusement, le préposé qui l'accompagne (vous vous rappelez qu'on lui donne d'autre formation? Fiou!) a l'air de le savoir, lui. Il rassure la dame qui se sent déjà mieux Problème résolu! Ma fille aurait fait quoi toute seule?

C'est trop pour elle. 

Si on la met à la porte, je m'en fous.

Poids

La pile de mon pèse-personne est finie et je ne me suis pas précipitée pour en acheter une autre. Je suis donc déstabilisée, ce qui est excellent pour le cerveau. Aux dernières nouvelles, lundi dernier, je pesais 168.6 livres. Je ne pèse pas plus, mes vêtements me l'indiquent. Certains jours, je fais My fitnesspal, d'autres, non. J'ai vu mon super doc la semaine passée et tous mes résultats santé sont excellents, malgré le dix livres de plus que l'année passée. Ce qui joue favorablement, c'est certainement l'exercice. J'ai l'intention de maigrir,oui, et de retrouver mon poids santé, mais il y a moins urgence.

J'ai failli me booker un voyage avec une amie. Son idée à elle. C'est l'amie qui se magasine un VR mais il s'agissait d'une croisière en Europe du Nord. Quand j'ai finalement dit que je n'y allais pas, je n'ai ressenti que du soulagement.

Dans un mois, c'est le procès de l'ex de ma fille. S'il se retrouve libre comme l'air et sans la condition actuelle de ne pas rôder dans les parages, je veux être là pour la sécurité de ma fille. Je serais trop inquiète de partir pour le moment. En fait, j'aimerais faire un voyage avec elle éventuellement. À l'automne, ça serait bien.

vendredi 25 mars 2016

Le pire

Le pire quand on est préposée aux bénéficiaires, c'est de se tromper dans les médicaments! La dose est fatale, le pauvre bénéficiaire meurt dans des souffrances atroces, l'affaire fait la une des journaux, on passe en cour et on est condamnée à un minimum de dix ans derrière les barreaux.

Alors. quand on se trompe et qu'on donne non seulement sa dose mais également celle d'une autre personne à un pauvre monsieur innocent mais qu'il n'en semble ni troublé ni dérangé malgré une observation intense de son état pendant douze heures, ce n'est plus le pire, c'est un accident de parcours.

Elle n'a pas été mise à la porte. On lui enlève temporairement l'horaire du soir, le plus exigeant pour elle car elle est seule pour tout faire et prendre toutes les décisions à partir de 18h30. On va lui redonner une autre formation mercredi prochain pour cet horaire. En attendant, elle travaille de jour.

lundi 14 mars 2016

Analyse

J'étais super déprimée hier. Et pourtant tant de choses vont bien, tant de choses vont mieux. Preuve que la santé mentale et le moral ont bien plus à voir avec notre façon de vivre les évènements qu'avec les évènements en tant que tel!

Si j'analyse et c'est ce que je tente de faire, je me sentais mal pour des sentiments associés à l'enfance. Confus mais souffrant. Mes frères, un surtout. Celui qui m'avait dit quand il avait sept ans et moi dix "Ça, c'est ta vie à toi, pas la mienne, moi, je vais toujours faire ce que je veux." Cette phrase qui m' a de toutes évidences marquée, était en réponse au fameux "On ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie" que notre mère nous disait souvent et que je venais de lui lancer moi aussi du haut de mon statut de grande sœur alors qu'il refusait de.... faire ses devoirs, aller prendre son bain? franchement, cette partie-là, je ne m'en rappelle plus.

On fête ma mère pour ses 90 ans la semaine prochaine. Ça se fera encore chez lui, dans sa grande maison. Tout sera bien organisé. Moi, on m'a mise en charge de la salade pour 30 personnes. Je me sens inadéquate. Ils (les organisateurs dont je ne fais pas partie) ont décidé que chaque famille allait composer un hommage à maman et qu'on allait en faire un montage. J'ai écrit un petit quelque chose que j'ai lu à mes enfants et que j'ai envoyé signé par toute ma gang. Là, ce n'est plus assez, mon frère me courrielle qu'il veut un mot de chacun de mes enfants. Je lui réponds qu'ils étaient bien contents que je m'en occupe, mes enfants et que comme on est à la dernière minute, ça va rester comme ça.

Mon frère me téléphone pour que je comprenne que ses enfants à lui et ceux de mon autre frère écriront tous un hommage et qu'il n'y aura donc que les miens qui ne l'auront pas fait.

J'appelle mes enfants qui sont prêts à assumer leur différence.

Je devrais rire de tout ça et ça ne devrait aucunement m'affecter. Des niaiseries, je le sais avec ma tête. Mais mes émotions sont là.

Allons à la piscine. Fait toujours du bien!

mercredi 9 mars 2016

Sortie

Ma fille est sortie de l'hôpital hier. Retournée chez son chum. J'ai décidé de ne pas m'inquiéter.

Mon IPad marchait plus. Je suis allée chez Apple.

Ce soir, je vais chercher mon petit-fils à l'école pour faire les devoirs avec lui chez lui. Ce sera mon nouveau bénévolat du mercredi. Les bébés? Je les vois toujours.

Depuis lundi, je suis rigoureusement Myfitnesspal. C'est bien.

dimanche 6 mars 2016

Poids

Je ne sais plus combien je pèse. Je sais d'une façon certaine que c'est en haut de 170 livres. Je le sais parce que mes vêtements ne me font plus. Je suis grosse dans les miroirs. Je ne peux pas dire que je ne me reconnais plus car ayant pesé ce poids pendant de multiples années, c'est du connu. Du connu qui vieillit. Le poids en trop ne m'avantage pas, c'est clair.

Alors comme je ne veux pas rester comme ça, je me remets au comptage de calories. Sans analyser, sans me taper sur la tête. Je me remets au travail, c'est tout!

vendredi 4 mars 2016

Nouvelles de ma fille

Je n'écris plus beaucoup, moi qui aime tant écrire, parce que mon ordi de neuf ans et trois mois ne fonctionne plus tout en n'étant pas totalement mort et je me trouve pas mal écologique de l'avoir fait durer si longtemps à force de remises à neuf et d'entourloupettes! Je me suis donc acheté un joli IPad au Costco et je déteste écrire là-dessus!

Ma fille et la job? Elle était en formation vendredi, samedi et dimanche et ensuite, sur appel. On l'a appelée le lundi à 14 heures pour rentrer à 16 heures! Elle a paniqué et a dit qu'elle ne se sentait pas capable de faire le travail toute seule. Pas de problème, elle sera donc accompagnée. Ce fût donc le cas lundi et jeudi aussi ( elle a eu congé mardi et mercredi) et même aujourd'hui, elle sera encore supervisée! Ce qui lui fera six jours de formation, le double de ce qui était prévu.

Ils veulent vraiment l'avoir dans leur équipe, ça a l'air!

Elle se sent comment? Une montagne d'émotions, je dirais. Le vrai test, c'est quand elle ne sera plus accompagnée. Un jour à la fois.

samedi 27 février 2016

Soir

Je voudrais dire à Mademoiselle K, celle qui n'est pas une tarte que la directrice des soins dans les résidences Soleil est une infirmière auxiliaire. Elle a donc beaucoup de responsabilités et c'est à elle que les préposés se réfèrent. Alors, dépendant de ton lieu de travail, cet emploi peut être intéressant et la formation est rapide!

Ma fille est revenue presque enthousiasmée aujourd'hui. Elle a eu la bonne idée de prendre des notes pour se rappeler des choses à faire et surtout surtout, elle s'est fait une amie au travail qu'elle s'est empressée de rajouter à son Facebook. Pas certaine que ce soit l'idée du siècle pour le Facebook et je le lui ai dit. Risqué de mélanger vie privée et travail. Elle y retourne demain!

Trop pour elle

Je ne pense pas qu'elle va pouvoir garder l'emploi. Elle ne le pense pas non plus. Hier, elle suivait une préposée, aujourd'hui, elle va faire la job en étant supervisée par la même préposée. Beaucoup d'informations à retenir. Un stress incommensurable. Pas le stress normal d'une nouvelle employée normale. Celui de celle qui pense ne pas pouvoir faire la job. Celui qui rend une jeune fille noire, grise. Celui qui lui donne mal au ventre. En boule dans son lit tordue de douleurs ce matin alors qu'il faut qu'elle se prépare. Elle y est pourtant allée. C'est une courageuse, ma fille. 

Je suis d'autant plus contente de lui avoir dit et redit que ce n'était pas grave si ça ne marchait pas. Des résidences, il y en a, du monde qui a besoin de soins au privé également. J'ai d'ailleurs senti qu'elle s'ennuyait de sa dame à huit dollars l'heure! Dommage qu'elle soit si loin, trois heures de transport pour des soins qui durent quatre heures, ça n'a pas grand bon sens. 

vendredi 26 février 2016

Réalisme

Michèle me demande si elle était prête! Et comment! Elle n'avait pas dormi de la nuit et est partie un peu en avance sans même que j'aie à m'en mêler.

On a parlé plus de la possibilité de renvoi que de celle qu'ils la gardent. Du négativisme? Nenni. Tellement pas. Du réalisme tout simplement. Et de la protection de soi. Son ego a déjà été bien assez égratigné. Elle a mûri, elle est capable de voir ses handicaps et de savoir également quand il faut les cacher.

Elle n'a pas dit qu'elle avait des problèmes d'apprentissage. On ne l'aurait pas engagée. Quand on lui a demandé ses qualités et ses défauts, elle a dit qu'elle était trop sensible comme défaut et elle a nommé plein de qualités. Bravo Fille! Une championne pour te faire engager.

Une fois l'embauche faite, on entre dans la réalité et la réalité c'est que le monde du travail normal est très difficile d'accès pour une personne qui a des problèmes d'apprentissage. Elle a eu la job, bien, la garder sera une tout autre affaire. Alors, on en parle.

On lui a dit qu'après un jour ou deux, elle devrait travailler seule et ça l'angoisse. 

Tu fais un jour, ou deux ou trois et on te met à la porte? Tu peux être fière de toi. Ces un, deux ou trois jours vont t'avoir appris quelque chose qui te servira dans ton prochain emploi. C'est bon, c'est bien et c'est ton rythme à toi.

Et puis, je peux toujours faire mon travail en privé avec une seule personne, me dit-elle. Elle a déjà des portes de sortie, c'est bien et c'est bon.

En tout cas, je suis très fière de ma fille mais aussi de moi. J'ai choisi de ne pas faire de voyage et de me plier au rythme et besoins de ma fille et ça a réussi! Ce cours, au départ, elle ne voulait pas vraiment le faire, disait que jamais elle ne changerait de couches. Et pourtant, dès qu'elle a eu à le faire pour vrai, ça n'a jamais posé problème et elle ne s'en est jamais plaint. Elle a appris beaucoup et il y a ce merveilleux diplôme, que nous allons faire encadrer. Son premier succès académique. 

jeudi 25 février 2016

Résidence Soleil

Vous vous rappelez certainement que la recherche d'emploi avec ma fille, ce n'est pas de la tarte. Premier cv porté dans petite résidence idéale à Outremont, appel de la directrice et rejet. Et le fameux cv et lettre et liste de ses cours aussi dans une grande enveloppe avec une lettre personnalisée à la résidence Soleil près de chez nous finalement porté par Fille après l'avoir achallée toute une journée. Tenez-vous bien braves gens, clairons et trompettes! Ma fille n'a donc fait que deux seules et uniques demandes d'emploi  et elle commence à l'essai demain matin huit heures à la Résidence Soleil qui est à dix minutes de marche de chez nous. 

On l'a appelée ce matin pour lui donner rendez-vous à treize heures trente, on lui a parlé un peu, on a vérifié ses papiers et elle commence demain. 

Ouf! Hourra! Youppi! Quand je lui disais qu'il y en avait du travail en masse dans ce domaine-là. 

Je mets cependant un bémol et un gros. Je me rappelle très bien également quand elle avait obtenu un poste de caissière chez Jean Coutu. Je me rappelle sa joie et sa fierté. Trois jours plus tard, elle était à la porte ma fille. Et sa dévastation à la suite de son renvoi a sérieusement atteint son estime de soi. 

Cette fois, je l'ai mise en garde. Avoir obtenu de pouvoir essayer la job est un immense succès. Maintenant, la garder est une autre histoire. Si jamais elle était mise à la porte, personne ne le saura, elle sera payée pour les heures faites et elle aura sûrement appris quelque chose qui lui servira dans le prochain emploi. 

Ma jeune coiffeuse que j'ai vue hier est la personne idéale pour comprendre ma fille. Elle a aussi des problèmes d'apprentissage et a d'ailleurs fréquenté la même école qu'elle. Dans son cas, une fois son diplôme de coiffeuse en poche, elle en trouvait facilement des emplois. Belle présentation, beau discours. Mais elle se faisait toujours renvoyer. Ne comprenait pas les consignes, ne pouvait supporter la pression ou autre problème. Maintenant, elle a le même emploi depuis presque trois ans mais avant ça, elle a bien fait une quinzaine de salons de coiffure. 

Ne jamais lâcher. 

mardi 23 février 2016

Énergie

Le matin, je vais généralement bien. Depuis que je fais de l'aquajogging et de l'aquaforme trois fois par semaine, encore plus! C'est fou ce que l'exercice influe sur le moral, sur mon moral en tout cas! Un remède global et efficace. 

J'ai donc bien envie de laisser aller les choses et de partir en voyage avec ma plus jeune au mois de mai, moi! Au lieu de pousser et rager, je préfère: se calmer et respirer. Penser à moi. 

Autre visite à ma fille à l'hôpital après le bénévolat-jumeaux d'hier. Elle m'avait appelée trois fois et m'avait laissé le message d'une bonne nouvelle à m'apprendre. Je ne prends pas mes appels quand je m'occupe des bébés. Alors, intriguée, je n'ai fait ni une ni deux et je suis partie la voir en personne. La bonne nouvelle? Elle a été acceptée dans un programme d'art/artisanat thérapeutique auquel on (je suis l'initiatrice!) l'avait inscrite au début de l'automne. Une journée par semaine. Super bonne nouvelle en effet! Elle commence vendredi, quittera l'hôpital le matin, viendra dîner ici vu que c'est tout près, fera son après-midi et retournera à l'hôpital ensuite. Elle n'a pas son premier choix (les bijoux) mais travaillera les tissus, ce qui était son troisième choix. L'important, c'est qu'elle soit là, occupée de ses mains et pouvant exercer sa créativité, avec des gens qui savent qu'elle a une maladie mentale ou qui en ont une. Des gens qui vont la comprendre. Je suis très heureuse de ça et elle aussi. 

La mère de Petit-fils m'a demandé de faire les devoirs avec lui une fois par semaine. Je le lui avais déjà offert et elle avait refusé. J'ai évidemment accepté. Ça va commencer après la relâche. Je vais aller le chercher à l'école, elle va me donner une clé et on va faire les devoirs chez elle en attendant qu'elle arrive. Bon plan. Bien sûr que c'est un bon plan! C'est moi qui le lui avait proposé tel quel! ;o) 

Mon énergie revient et l'espoir que tout aille bien aussi, globalement. La perfection, je ne recherche plus ça depuis longtemps. On apprend un peu avec le temps, c'est bien. Et au moment où j'écris, tout va bien. Il fait soleil, j'ai une belle journée devant moi et la liberté d'en faire ce que je veux. Et ça ne sera pas chercher un job de force avec ma fille. Pas aujourd'hui. Congé!